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Le complexe hypothalamo-hypophysaire est un ensemble constitué par :
 Hypothalamus.
 Tige pituitaire.
 Hypophyse.
L’hypothalamus : Cellules neurosécrétrices qui assurent une fonction relais ente
le système endocrinien et le système nerveux ( impulsions électriques et
molécules informatives).
L’hypophyse : 2 lobes, l'un formé de tissu nerveux et l'autre de tissu glandulaire.
 Lobe antérieur ou adénohypophyse : cellules endocriniennes qui
produisent et libèrent plusieurs hormones indispensables à la
croissance, reproduction, homéostasie,…
 Lobe postérieur ou neurohypophyse : essentiellement axones et
cellules gliales. Il libère des neurohormones qu'il reçoit préfabriqués de
l'hypothalamus. Il est bien plus un site de stockage qu'une glande
endocrine.
De manière générale, la plupart des hormones hypophysaires réglées par
l’hypothalamus stimulent au niveau périphérique une autre glande et l’amène
à sécréter une troisième hormone dans le sang.
 Constitué de nombreux noyaux
 Hypothalamus antérieur
Noyaux para-ventriculaire,
supraoptique,
pré-optique
suprachiasmatique
 Hypothalamus médian
Noyau arqué
Noyau tubéro-latéral
Hypothalamus : relais qui intègre un nombre considérable de signaux transmis à partir du SNC au
moyen de neurotransmetteurs.
 Existence de 2 mécanismes de régulation:
- Système de rétrocontrôle (effet feedback): généralement (-)
- Sécrétion selon un rythme particulier à chaque hormone (périodicité différente).
Exples: Circadien ou nycthéméral pour ACTH et TSH.
28 jours pour les hormones du cycle menstruel.
 Hypothalamus hypophysiotrope : transmission par voie sanguine.
*Hormones hypophysiotropes d’activation ou releasing factors (RF).
* Hormones hypophysiotropes d’inhibition ou inhibing factors (IF).
 Hypothalamus post-hypophysaire: transmission par voie axonique ou nerveuse.
Hypothalamus (HT):
 Neurones de synthèse d'ocytocine et vasopressine (AVP) ou hormone antidiurétique (ADH).
Ces neurohormones sont transportées le long des axones jusqu'à la neurohypophyse où elles
sont emmagasinées. Elle seront déversées dans les capillaires sanguin.
 L‘HT possède d’autres neurones dotés d'axones très courts qui déversent des facteurs
d'inhibition et de libération dans les capillaires du système porte hypothalamohypophysaire qui
rejoint l'adénohypophyse.
 Ces facteurs ou libérines, sont:
 La somatolibérine (GHRH);
 La corticolibérine (CRH);
 La gonadolibérine (GnRH);
 La thyréolibérine (TRH);
 La dopamine (PIF=Prolactin Inhibiting Factor);
 La somatostatine (SRIH=Somatotropine Release Inhibiting Hormone) : inhibe la
libération de l'hormone de croissance (GH), de la coticotrophine (ACTH) et de
l'hormone thyréotrope (TSH).
 Hormone antidiurétique (ADH) ou Vasopressine
 Ocytocine
Nature chimique des hormones
hypothalamo-hypophysaires
Hormones adénohypophysaires
glandotropes et non glandotropes
1.1. L’ocytocine
Sur l'utérus
Elle entraîne la contraction du muscle utérin, en particulier lors de l'expulsion . La
sensibilité de l'utérus croît au cours de la gestation pour atteindre son maximum à
l'accouchement.
Elle est donc fonction de l'imprégnation en progestérone et œstrogènes (thérapeutique
lorsque les contractions utérines sont insuffisantes).
Sur la glande mammaire:
Contraction des cellules myoépithéliales des acini et des fibres musculaires des canaux
excréteurs, ce qui provoque l'expulsion du lait.
En l'absence de succion, le lait est retenu dans la glande mammaire par des éléments
sphinctériens du mamelon.
Ocytocine : Effets et régulation
Remarque (régulation) :
Pour l'utérus, on a un rétrocontrôle positif puisque la distension provoque une sécrétion
d'ocytocine et que cela entraîne en retour un accroissement de la distension, cela
jusqu'à l'expulsion.
1.2. L’hormone antidiurétique « ADH »
 Favorise la réabsorption de l'eau (tube distal et canal collecteur).
 L'action de l'ADH s'effectue sur 2 types de récepteurs:
 Les récepteurs V1 dépendants du phosphatidylinositol, du Ca++ et de
la calmoduline
 Les récepteurs V2 ont un mécanisme AMP cyclique dépendant.
 Régulation de la sécrétion de l'ADH
- L'osmolarité plasmatique
- Le volume des liquides extracellulaires
- Le système rénine-angiotensine
1. Défaut de production d’ADH
⇒ Diabète insipide (D.I) ou diabète cranial.
Clinique : Syndrome pp sans glucosurie (5-20 litres).
Diag. Diff: Diabète sucré, diabète insipide néphrogénique, potomanie.
Exploration et diag. Biologique:
 D. Urinaire sur diurèse des 24 h (VN= 1010-1015) Si D.I : D.urinaire basse.
 Dosage statique de l’ADH plasmatique.
Exploration dynamique : Test de restriction hydrique (stimulation de l’ADH):
 Mesure de la diurèse + D.urinaire.
 Sujet normal : diurèse  , D.urinaire 
 Sujet malade : diurèse , D.urinaire 
 En fin d’épreuve : administration d’ADH en iv pour différencier les 2 types de DI.
 Si DIV : la diurèse se corrige 15-30 min. après.
 Si DIN : la diurèse ne se corrige pas.
Étiologies : déficit génétique en ADH, lésion cellulaire hh (traumatique, infect,
tumorale. Anomalie génétique ou structurale des récepteurs rénaux à
l’ADH.
Trt :  ADH par voie nasale (gouttes ou spray) si DIV.
 Transplantation si DIN.
2. Excès de production ou sécrétion inadaptée d’ADH
Clinique: Oligurie, prise de poids, symptomatologie. Neuromusculaire.
Biologie:  Hémodilution par hypervolémie : Troubles électrolytiques , hypoglycémie,
hypoprotidémie, hyponatrémie (affectant cellules excitables).
 Osmolarité U , Osmolarité plasm. 
Exploration :
1. Tests statiques : - Dosage de l’ADH : 40ng / l voir +++.
- Diurèse .
- D et Osm. urinaires .
2. Tests dynamiques : Test de surcharge hydrique ( épreuve de freinage).
⇒ On donne à boire 25 ml / kg de poids en 30 min.
⇒ Mesurer ensuite : Diurèse, D.urinaire, Osm. Plasma ( Natrémie)
 Sujet normal : • 90 % de l’eau éliminé dans les 4 h.
• D.urinaire  en fin de l’épreuve• Natrémie normale.
 Sujet malade : • 40-60 % d’eau seulement éliminée
• Hyponatrémie.
Étiologies : Tumeurs ectopiques au niveau des branches. Tumeurs hypothalamiques
hypersécrétantes en ADH.
Trt : Chirurgie.
L’antéhypophyse ou l’adénohypophyse est un organe hétérogène
composé de 06 types de cellules différentes.
 Cellules somatotropes (GH) : 50%.
 Cellules mammotropes (Prl) :  pendant la grossesse.
 Cellules mélanocorticotropes (ACTH, MSH…).
 Cellules thyréotropes (TSH).
 Cellules gonadotropes (LH, FSH).
 Cellules non sécrétoires.
4 sont des stimulines : régissent le fonctionnement hormonal d’autres glandes
endocrines: TSH , LH , FSH , ACTH.
2 agissent directement sur des cibles non endocriniennes: PRL , GH.
1- La proopiomélanocortine (POMC)
Axe Corticotrope
 C’est un exemple montrant que dans certains cas différents sont codés
simultanément par un même gêne.
 Précurseur = 267 Aa.
 Séquences nucléotidiques correspondant aux:
- ACTH.
- α, β, γ mélanotropine (MSH) (action de synthèse de mélanine et de dispersion de
grains de mélanine dans la peau).
- β, γ lipotropine (LPH) (action lipolytique).
- β endorphine (action analgésique puissante).
Produits dérivés de la maturation protéolytique de la POMC
Les différentes fonctions des peptides dérivés de la POMC
ACTH
 Rôle principal s’exerce sur le cortex surrénalien:
- Stimulation de la synthèse et de la libération des hormones corticosurrénaliennes et
plus particulièrement du cortisol.
- Augmentation de la synthèse protéique dans le cortex surrénalien ( effet trophique ).
 CRF : Polypep. 41 aa = principal régulateur de la synthèse de la POMC et donc de l’ACTH.
 Le stress et l’horloge biologique ont une action par l’intermédiaire d’autres
sécrétagogues : AVP, Ocytocine, Na, GABA...
 Action synergique de tous ces éléments pour moduler la sécrétion des cellules
corticotropes lors d’une situation de stress.
 Rétrocontrôle (-) exercé par les glucocorticoïdes (cortisol) sur les sécrétions d’ACTH et du
CRF.
 L’ACTH suit un rythme circadien avec une augmentation 1 à 2 h avant l’éveil avec des
concentrations indétectables la nuit.
 Le rythme du CRF est nycthéméral (responsable de celui de l’ACTH).
2- Hormone de croissance
Axe somatotrope
Les effets de la GH portent sur :
 La stimulation de la croissance squelettique et tissulaire (effet le plus spectaculaire).
C’est un effet indirect ou médié par les IGF ou somatomédines.
IGF I = Somatomédines A
IGF II = Somatomédines C
 Action sur les métabolismes : effet direct ( non médié).
Régulation de la production de la GHRégulation de la production de la GH
 La sécrétion de la GH est pulsatile et épisodique:
 Pics nocturnes pendant la phase du sommeil
 Pics diurnes reliés à l’alimentation, l’exercice et l’émotion.
 Entre les pics, la GH est indétectable. (un dosage isolé de la GH est dénué de
signification)
 2 facteurs hypothalamiques régulent sa sécrétion .
 La somatolibérine ou GHRH stimule la sécrétion de GH.
 la somatostatine ou SIRH (SS) l'inhibe.
 IGF-I exercent le rétrocontrôle.
 La GHRH est stimulée par l'hypoglycémie (AGL, quelques Aa), le sommeil
profond,
le stress et l'exercice.
 La sécrétion pulsatile de GH est due à l'alternance de sécrétion de GHRH et SIRH.
Il
1- Déficit en GH: retard de croissance.
 Nanisme harmonieux : Baisse proportionnelle de l’allongement de tous les os,
taille des viscères réduite.
 Déficit en IGF1: Absence ou anomalie.
 Pathologie du récepteur de la GH : type LARON (pygmées).
Tests statiques:
• Dosage de la GH : effondrée
• Hypoglycémie.
Tests dynamiques : Test à la GHRH (permet de situer l’étage)
⇒ Injection de GHRH + dosage de la GH 30 mn après.
• Si pic de GH (10 μg/L) : atteinte hypothalamique.
• Si absence de pic : atteinte hypophysaire.
Remarque :
inutile de pratiquer ce test dans un retard de croissance avec une GH normale.
Trt: Administration de GHRH dans l’atteinte HT et GH dans l’atteinte HP.
2- Excès de production de la GH:
En fonction de l’age, on distingue:
Gigantisme chez l’enfant: augment. proportionnelle de la taille de tous les organes.
Acromégalie chez l’adulte : croissance osseuse anormale même après soudure des cartilages
de conjugaison : dysmorphies notamment du volume des tissus mous (peau, langue, viscères,
etc…), une reprise de la croissance des os courts (maxillaire inférieure, phalanges)
Clinique : en plus des dysmorphies, possibilité de diabète sucré.
Biologie: Dosage de la GH sans stimulation : 10 – 25 μg/L.
Étiologies : Tumeurs HT hypersécrétantes en GHRH, tumeurs ectopiques hyperproductives en
GHRH d’origine pancréatique
Trt : Chirurgie – Radiothérapie.
3- Prolactine
Axe lactotrope
 Le rythme de sécrétion est circadien avec plusieurs pics au cours du nycthémère ,
pulsatile (toutes les 20 mn).
 Les taux augmentent progressivement au cours de la grossesse.
 Les taux de base atteignant un max. juste avant l'accouchement.
 En post-partum, la succion du mamelon entraîne en quelques minutes une
montée à des taux très élevés.
Rôles principaux
 L'action sur la glande mammaire est la plus évidente est l’initiation et maintien de
la lactation : stimulation de la production de lait par les cellules alvéolaires du sein
(notamment au cours de l'allaitement).
 Développement et croissance des glandes mammaires (notamment au cours de la
grossesse).
 Effet sur la croissance :  de la synthèse protéique, rétention azotée…sans pour
autant avoir les mêmes performances que la GH.
Autres actions de la Prl
 Réduction de la sécrétion de la LHRH par l'hypothalamus, et , par ce biais, une
diminution des taux circulants de LH et FSH, hormones essentielles au
développement folliculaire, à la synthèse des hormones sexuelles, et à l'ovulation.
Ce qui explique les troubles de fertilité induits par l'hyperprolactinémie.
 Elle pourrait également diminuer la synthèse des hormones sexuelles mâles, chez
l'homme, et être responsable d'une hypofertilité masculine.
La sécrétion de prolactine présente des variations journalières physiologiques. Un pic de
sécrétion étant observé au cours du sommeil profond.
 Une diminution de la synthèse de Prl peut être induite par:
Dopamine : en réponse à l'augmentation du taux de prolactine circulant, l‘HT
augmente sa sécrétion de dopamine qui agit en réduisant sa synthèse.
Toute drogue neuroleptique réduisant la synthèse ou l'action de la dopamine aura
donc pour effet d'augmenter le taux circulant de la prl.
Facteurs influençant la sécrétion
Autres facteurs
 Une augmentation de la synthèse de la prolactine peut être induite par:
1. La succion du sein, ce qui explique le maintien de la lactogénèse.
2. L'augmentation des œstrogènes augmente également le taux circulant de la Prl, qui
participe ainsi à la croissance et à la multiplication des glandes mammaires tout au
long de la grossesse. Mais, un taux élevé d'œstrogène a également pour effet
d'inhiber l'action lactotrope de la prolactine au niveau du sein. L'allaitement sera donc
plus difficile au cours de la grossesse, et ce n'est qu'après la chute brutale des
œstrogènes, observée après l'accouchement, qu’a lieu la production normale de lait .
3. Les morphiniques semblent augmenter la synthèse de la Prl, ce qui expliquerait
l'aménorrhée observée chez certaines femmes toxicomanes.
4. Le stress augmenterait également la sécrétion de prolactine.
1. Physiologique: une hyperprolactinémie s'observe normalement au cours de la
grossesse et lors de l'allaitement.
2. Iatrogène :
 Oestroprogestatifs: les femmes sous contraception hormonale présentent
généralement une augmentation modérée du taux circulant de prolactine, ce qui
explique l'augmentation de la taille des seins observée sous pilule.
 Drogues neuroleptiques diminuent l'action et la synthèse de la dopamine.
 Les opiacés (dérivés de la morphine).
3. Pathologies sous-jacente: une hyperprolactinémie peut s'observer en cas de:
- hypothyroïdie.
- puberté précoce.
- hyperandrogénie .
- insuffisance rénale chronique.
- anorexie mentale.
- stress psychologiques répétés.
4. Tumeurs hypophysaires bénignes (prolactinomes).
5. Tumeurs ectopiques.
Causes d'une hyperprolactinémie
 Une galactorrhée (sécrétion de lait par les glandes mammaires) s'observe dans 30%
des cas. Elle peut être spontanée et évidente ou peut être provoquée par la pression
des mamelons.
 Une hypofertilité dépendant du taux de prolactine circulant: cela va de l'hypofertilité
modérée avec phases lutéales courtes (hyperprolactinémie légère), en passant par des
cycles anovulatoires avec menstruations irrégulières, jusqu'à l'aménorrhée (absence
de règles) avec disparition totale de toute ovulation (en cas d'hyperprolactinémie
sévère).
Remarque : L'incidence des troubles du cycle menstruel est de 60 à 90 % des femmes
présentant une hyperprolactinémie.
 Chez l'homme, l'hyperprolactinémie peut être responsable de troubles de la libido,
d'une impuissance, d'une gynécomastie (croissance des seins) et d'une oligospermie.
 En cas de tumeur de l'hypophyse : céphalées, troubles visuels (diminution de l'acuité
visuelle, vision double ou disparition d'une partie du champ de vision).
Les symptômes
 Le dosage sanguin de la prolactine, le matin, à jeun permet de faire le diagnostic
d'hyperprolactinémie en cas de suspicion.
 Comme le taux de prolactine est dépendant du stress, le dosage se fait sur 2
prélèvements, réalisés à environ 15 minutes d'intervalle. Entre les deux, on reste
généralement allongé au calme dans le laboratoire.
 Ce dosage fera également partie des dosages de bilan de stérilité.
On parle d'hyperprolactinémie pour un taux supérieur à 30 µg/L.
 Il faudra rechercher une grossesse chez toute femme présentant une
hyperprolactinémie avec aménorrhée.
 Le bilan comprend la recherche de pathologies associées ou de causes iatrogènes
(stress, médicaments).
 Le test à la TRH: permet de diagnostiquer l'adénome hypophysaire. Son diagnostic est
quasi certain lorsque le taux de prolactine est supérieur à 150 µg/L.
Méthodes de diagnostic
Le traitement comprend:
 L'arrêt de l'administration de tout traitement augmentant le taux de prolactine.
 L'administration de Bromocriptine (Parlodel®) progressivement jusqu'à:
. la constatation d'une ovulation sur la courbe de température
. l'apparition des règles
. la disparition de la galactorrhée
. ou la survenue d'une grossesse
Parlodel: est un stimulateur des récepteurs D2 de dopamine central et périphérique (un dérivé d’alcaloïde d'ergot). Il
inhibe la sécrétion de prolactine, supprime la lactation physiologique, favorise la normalisation des périodes. Parlodel
est utilisé pour traiter la stérilité chez certaines femmes, l’arrêt anormal ou l'absence de flux lors des périodes, la
surproduction d'hormone de croissance conduisant à l'acromégalie, la maladie de Parkinson, les tumeurs de
l'hypophyse.
 Dans les adénomes hypophysaires, 2 traitements peuvent être proposés en fonction
de la localisation et la taille de l'adénome:
. la chirurgie (par voie nasale)
. l'administration de bromocriptine.
Les thérapeutiques
4- Gonadotrophines: LH et FSH
Axe gonadotrope
FSH
Glycoprotéine constituée de 2 chaînes peptidiques inhibée par :
 Les œstrogènes chez la femme .
 La testostérone et l’inhibine chez l’homme.
Effets biologiques :
 Chez la femme :
- Stimule la maturation du follicule ovarien (sélection du follicule dominant avec notion de
seuil à la FSH bioactive).
- Au niveau cellulaire, la FSH intervient directement et exclusivement sur les cellules de la
granulosa :
 en activant l’aromatase qui convertit les androgènes (d’origine thécale) en œstrogènes
(œstradiol).
 en synthétisant l'activine (inhibiteur de la synthèse des androgènes).
 production de l’inhibine (rétrocontrôle sur la FSH et GnRH)
 La sécrétion d’œstrogènes.
 la formation de ses propres récepteurs.
 Chez l’homme :
- Intervient sur l’activité des tubes séminifères (spermatogenèse).
- Action sur les cellules de Sertoli en :
 Synthétisant l’inhibine (rétrocontrôle – sur FSH et GnRH) et de certains facteurs
paracrines qui participent à la croissance et la différenciation des cellules germinales
(IGF-I, activine…)
 Synthétisant l’ABP (transport de la testostérone intratesticulaire).
 Aromatisation de la testostérone en Œstradiol.
LH : Hormone lutéinisante
Glycoprotéine constituée de 2 chaînes peptidiques α et β, inhibée par :
 Les œstrogènes et la progestérone chez la femme .
 La testostérone chez l’homme.
Effets biologiques :
 Chez la femme
- Déclenche l’ovulation et stimule la production ovarienne d’œstrogènes et de progestérone.
 la LH active en permanence les cellules de la thèque (effet similaire aux cellules de Leydig)
en augmentant la synthèse d’androgènes (androstènedione) qui seront convertis en
œstrogènes (principalement l’œstradiol) par les cellules de la granulosa.
 En phase lutéale, la LH participe au maintien du corps jaune. Elle contrôle : la synthèse de
progestérone par les cellules dérivées de la granulosa, la synthèse d'œstrogènes par les
cellules dérivées de la thèque.
 La régulation parait ne dépendre que de l’œstradiol avec 3 phases (- puis + puis -)
 Chez l’homme :
- Stimule la stéroidogenèse ( testostérone essentiellement ) par les cellules de Leydig
(stimulation de la synthèse des enzymes de la stéroidogenèse) DHT  VIRILISATION.
- Lors de la vie fœtale et la puberté, la LH joue un rôle dans la différenciation et la
multiplication des cellules de Leydig.
- La testostérone déprime la sécrétion de LH.
 A J1 du cycle  de GnRH stimule la sécrétion de FSH et de LH par l'hypophyse.
 La FSH et la LH stimulent la croissance du follicule . les cellules de la thèque,
commencent à fabriquer des œstrogènes (œstradiol) .
 En dessous d'un certain seuil de concentration, les œstrogènes ont une action
inhibitrice sur la libération de la FSH et de la LH. L'hypophyse continue de les
synthétiser mais ne les libèrent pas dans la circulation.
 Au-delà d'un certain seuil de concentration , les œstrogènes ont une action activatrice
sur l'hypophyse qui libère brutalement de grande quantité de LH et dans une moindre
mesure de FSH.
 La bouffée de LH ainsi produite (ou pic de LH) a deux conséquences :
 Elle déclenche la rupture de la paroi ovarienne et l'éclatement du follicule de de Graff
qui libère l'ovocyte, c'est l'ovulation.
 Elle provoque la reprise de la méiose dans l'ovocyte de premier ordre qui termine sa
première division et entame la deuxième division jusqu'à la métaphase II devenant
ainsi un ovocyte de deuxième ordre, couramment appelé ovule.
 La LH favorise également la transformation du reste du follicule en corps jaune puis les
taux de FSH et LH diminuent rapidement.
 Le corps jaune fabrique de grandes quantité de progestérone et un peu d'œstrogènes.
Ces 2 hormones exercent une puissante action inhibitrice sur la fabrication et la
libération de FSH et de LH par l'hypophyse empêchant ainsi le développement de
nouveaux follicules.
 Avec la diminution du taux de LH disparaît l'activation du corps jaune qui régresse et
se résorbe progressivement.
 En même temps que le corps jaune régresse, la production de progestérone diminue, et
l'inhibition qu'elle exerçait sur l'hypophyse disparaît, elle aussi, progressivement.
 La diminution du taux des hormones ovariennes à la fin du cycle (26ème à 28ème jours)
met fin à l'inhibition de la sécrétion de FSH et de LH par l'hypophyse et un nouveau
cycle recommence.
Si un embryon s'implante dans la muqueuse utérine, l'activité du corps jaune est maintenue
par une hormone ayant la même action que la LH mais produite par l'unité foeto
placentaire , l'HCG ou gonadotrophine chorionique humaine. La production de
progestérone par le corps jaune d'abord puis par le placenta ensuite empêche alors le
développement de nouveaux follicules pendant toute la durée de la grossesse.
La phase menstruelle
Elle dure de 3 à 5 jours, l'épaisse couche fonctionnelle de l'endomètre se détache de la
paroi utérine en provoquant des saignements. Le sang et les tissus qui se détachent
s'écoulent dans le vagin et constituent les règles.
La phase proliférative
Elle dure du 6ème au 14ème jour. Sous l'effet des œstrogènes l'endomètre se reforme, la
couche fonctionnelle s'épaissie et se creuse de glandes, une nouvelle vascularisation se met
en place et des récepteurs à la progestérone se forment dans les cellules endométriales.
La phase sécrétoire
Elle correspond à la phase lutéale, allant de l'ovulation jusqu'à la fin du cycle. Pendant
cette phase l'épaisseur de la muqueuse continue de s'accroître. Sous l'effet de la
progestérone, les glandes secrètent du glycogène dans la cavité utérine. Ce nutriment est
destiné à nourrir un éventuel embryon.
 Glycoprotéine composée de 2 chaînes α et β. La chaîne α est identique pour FSH et LH.
 Contrôle le développement et l’activité sécrétrice de la thyroïde via l’augmentation de
l’AMPc.
 Augmente le volume et la vascularisation de la thyroïde
Régulation
 Stimulée par :
- la TRH.
- le froid.
- indirectement par la grossesse ( rétrocontrôle par la Prl ).
 Inhibée par:
- SRIH
- T3 etT4.

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  • 1.
  • 2. Le complexe hypothalamo-hypophysaire est un ensemble constitué par :  Hypothalamus.  Tige pituitaire.  Hypophyse. L’hypothalamus : Cellules neurosécrétrices qui assurent une fonction relais ente le système endocrinien et le système nerveux ( impulsions électriques et molécules informatives). L’hypophyse : 2 lobes, l'un formé de tissu nerveux et l'autre de tissu glandulaire.  Lobe antérieur ou adénohypophyse : cellules endocriniennes qui produisent et libèrent plusieurs hormones indispensables à la croissance, reproduction, homéostasie,…  Lobe postérieur ou neurohypophyse : essentiellement axones et cellules gliales. Il libère des neurohormones qu'il reçoit préfabriqués de l'hypothalamus. Il est bien plus un site de stockage qu'une glande endocrine. De manière générale, la plupart des hormones hypophysaires réglées par l’hypothalamus stimulent au niveau périphérique une autre glande et l’amène à sécréter une troisième hormone dans le sang.
  • 3.  Constitué de nombreux noyaux  Hypothalamus antérieur Noyaux para-ventriculaire, supraoptique, pré-optique suprachiasmatique  Hypothalamus médian Noyau arqué Noyau tubéro-latéral
  • 4.
  • 5.
  • 6.
  • 7.
  • 8. Hypothalamus : relais qui intègre un nombre considérable de signaux transmis à partir du SNC au moyen de neurotransmetteurs.  Existence de 2 mécanismes de régulation: - Système de rétrocontrôle (effet feedback): généralement (-) - Sécrétion selon un rythme particulier à chaque hormone (périodicité différente). Exples: Circadien ou nycthéméral pour ACTH et TSH. 28 jours pour les hormones du cycle menstruel.  Hypothalamus hypophysiotrope : transmission par voie sanguine. *Hormones hypophysiotropes d’activation ou releasing factors (RF). * Hormones hypophysiotropes d’inhibition ou inhibing factors (IF).  Hypothalamus post-hypophysaire: transmission par voie axonique ou nerveuse.
  • 9. Hypothalamus (HT):  Neurones de synthèse d'ocytocine et vasopressine (AVP) ou hormone antidiurétique (ADH). Ces neurohormones sont transportées le long des axones jusqu'à la neurohypophyse où elles sont emmagasinées. Elle seront déversées dans les capillaires sanguin.  L‘HT possède d’autres neurones dotés d'axones très courts qui déversent des facteurs d'inhibition et de libération dans les capillaires du système porte hypothalamohypophysaire qui rejoint l'adénohypophyse.  Ces facteurs ou libérines, sont:  La somatolibérine (GHRH);  La corticolibérine (CRH);  La gonadolibérine (GnRH);  La thyréolibérine (TRH);  La dopamine (PIF=Prolactin Inhibiting Factor);  La somatostatine (SRIH=Somatotropine Release Inhibiting Hormone) : inhibe la libération de l'hormone de croissance (GH), de la coticotrophine (ACTH) et de l'hormone thyréotrope (TSH).
  • 10.
  • 11.
  • 12.  Hormone antidiurétique (ADH) ou Vasopressine  Ocytocine
  • 13. Nature chimique des hormones hypothalamo-hypophysaires
  • 14.
  • 16.
  • 18. Sur l'utérus Elle entraîne la contraction du muscle utérin, en particulier lors de l'expulsion . La sensibilité de l'utérus croît au cours de la gestation pour atteindre son maximum à l'accouchement. Elle est donc fonction de l'imprégnation en progestérone et œstrogènes (thérapeutique lorsque les contractions utérines sont insuffisantes). Sur la glande mammaire: Contraction des cellules myoépithéliales des acini et des fibres musculaires des canaux excréteurs, ce qui provoque l'expulsion du lait. En l'absence de succion, le lait est retenu dans la glande mammaire par des éléments sphinctériens du mamelon. Ocytocine : Effets et régulation
  • 19.
  • 20. Remarque (régulation) : Pour l'utérus, on a un rétrocontrôle positif puisque la distension provoque une sécrétion d'ocytocine et que cela entraîne en retour un accroissement de la distension, cela jusqu'à l'expulsion.
  • 22.  Favorise la réabsorption de l'eau (tube distal et canal collecteur).  L'action de l'ADH s'effectue sur 2 types de récepteurs:  Les récepteurs V1 dépendants du phosphatidylinositol, du Ca++ et de la calmoduline  Les récepteurs V2 ont un mécanisme AMP cyclique dépendant.  Régulation de la sécrétion de l'ADH - L'osmolarité plasmatique - Le volume des liquides extracellulaires - Le système rénine-angiotensine
  • 23.
  • 24.
  • 25.
  • 26.
  • 27. 1. Défaut de production d’ADH ⇒ Diabète insipide (D.I) ou diabète cranial. Clinique : Syndrome pp sans glucosurie (5-20 litres). Diag. Diff: Diabète sucré, diabète insipide néphrogénique, potomanie. Exploration et diag. Biologique:  D. Urinaire sur diurèse des 24 h (VN= 1010-1015) Si D.I : D.urinaire basse.  Dosage statique de l’ADH plasmatique. Exploration dynamique : Test de restriction hydrique (stimulation de l’ADH):  Mesure de la diurèse + D.urinaire.  Sujet normal : diurèse  , D.urinaire   Sujet malade : diurèse , D.urinaire   En fin d’épreuve : administration d’ADH en iv pour différencier les 2 types de DI.  Si DIV : la diurèse se corrige 15-30 min. après.  Si DIN : la diurèse ne se corrige pas. Étiologies : déficit génétique en ADH, lésion cellulaire hh (traumatique, infect, tumorale. Anomalie génétique ou structurale des récepteurs rénaux à l’ADH. Trt :  ADH par voie nasale (gouttes ou spray) si DIV.  Transplantation si DIN.
  • 28. 2. Excès de production ou sécrétion inadaptée d’ADH Clinique: Oligurie, prise de poids, symptomatologie. Neuromusculaire. Biologie:  Hémodilution par hypervolémie : Troubles électrolytiques , hypoglycémie, hypoprotidémie, hyponatrémie (affectant cellules excitables).  Osmolarité U , Osmolarité plasm.  Exploration : 1. Tests statiques : - Dosage de l’ADH : 40ng / l voir +++. - Diurèse . - D et Osm. urinaires . 2. Tests dynamiques : Test de surcharge hydrique ( épreuve de freinage). ⇒ On donne à boire 25 ml / kg de poids en 30 min. ⇒ Mesurer ensuite : Diurèse, D.urinaire, Osm. Plasma ( Natrémie)  Sujet normal : • 90 % de l’eau éliminé dans les 4 h. • D.urinaire  en fin de l’épreuve• Natrémie normale.  Sujet malade : • 40-60 % d’eau seulement éliminée • Hyponatrémie. Étiologies : Tumeurs ectopiques au niveau des branches. Tumeurs hypothalamiques hypersécrétantes en ADH. Trt : Chirurgie.
  • 29.
  • 30. L’antéhypophyse ou l’adénohypophyse est un organe hétérogène composé de 06 types de cellules différentes.  Cellules somatotropes (GH) : 50%.  Cellules mammotropes (Prl) :  pendant la grossesse.  Cellules mélanocorticotropes (ACTH, MSH…).  Cellules thyréotropes (TSH).  Cellules gonadotropes (LH, FSH).  Cellules non sécrétoires.
  • 31. 4 sont des stimulines : régissent le fonctionnement hormonal d’autres glandes endocrines: TSH , LH , FSH , ACTH. 2 agissent directement sur des cibles non endocriniennes: PRL , GH.
  • 32. 1- La proopiomélanocortine (POMC) Axe Corticotrope
  • 33.  C’est un exemple montrant que dans certains cas différents sont codés simultanément par un même gêne.  Précurseur = 267 Aa.  Séquences nucléotidiques correspondant aux: - ACTH. - α, β, γ mélanotropine (MSH) (action de synthèse de mélanine et de dispersion de grains de mélanine dans la peau). - β, γ lipotropine (LPH) (action lipolytique). - β endorphine (action analgésique puissante).
  • 34. Produits dérivés de la maturation protéolytique de la POMC
  • 35. Les différentes fonctions des peptides dérivés de la POMC
  • 36.
  • 37. ACTH  Rôle principal s’exerce sur le cortex surrénalien: - Stimulation de la synthèse et de la libération des hormones corticosurrénaliennes et plus particulièrement du cortisol. - Augmentation de la synthèse protéique dans le cortex surrénalien ( effet trophique ).  CRF : Polypep. 41 aa = principal régulateur de la synthèse de la POMC et donc de l’ACTH.  Le stress et l’horloge biologique ont une action par l’intermédiaire d’autres sécrétagogues : AVP, Ocytocine, Na, GABA...  Action synergique de tous ces éléments pour moduler la sécrétion des cellules corticotropes lors d’une situation de stress.  Rétrocontrôle (-) exercé par les glucocorticoïdes (cortisol) sur les sécrétions d’ACTH et du CRF.  L’ACTH suit un rythme circadien avec une augmentation 1 à 2 h avant l’éveil avec des concentrations indétectables la nuit.  Le rythme du CRF est nycthéméral (responsable de celui de l’ACTH).
  • 38. 2- Hormone de croissance Axe somatotrope
  • 39. Les effets de la GH portent sur :  La stimulation de la croissance squelettique et tissulaire (effet le plus spectaculaire). C’est un effet indirect ou médié par les IGF ou somatomédines. IGF I = Somatomédines A IGF II = Somatomédines C  Action sur les métabolismes : effet direct ( non médié).
  • 40.
  • 41.
  • 42.
  • 43. Régulation de la production de la GHRégulation de la production de la GH  La sécrétion de la GH est pulsatile et épisodique:  Pics nocturnes pendant la phase du sommeil  Pics diurnes reliés à l’alimentation, l’exercice et l’émotion.  Entre les pics, la GH est indétectable. (un dosage isolé de la GH est dénué de signification)  2 facteurs hypothalamiques régulent sa sécrétion .  La somatolibérine ou GHRH stimule la sécrétion de GH.  la somatostatine ou SIRH (SS) l'inhibe.  IGF-I exercent le rétrocontrôle.  La GHRH est stimulée par l'hypoglycémie (AGL, quelques Aa), le sommeil profond, le stress et l'exercice.  La sécrétion pulsatile de GH est due à l'alternance de sécrétion de GHRH et SIRH. Il
  • 44. 1- Déficit en GH: retard de croissance.  Nanisme harmonieux : Baisse proportionnelle de l’allongement de tous les os, taille des viscères réduite.  Déficit en IGF1: Absence ou anomalie.  Pathologie du récepteur de la GH : type LARON (pygmées). Tests statiques: • Dosage de la GH : effondrée • Hypoglycémie. Tests dynamiques : Test à la GHRH (permet de situer l’étage) ⇒ Injection de GHRH + dosage de la GH 30 mn après. • Si pic de GH (10 μg/L) : atteinte hypothalamique. • Si absence de pic : atteinte hypophysaire. Remarque : inutile de pratiquer ce test dans un retard de croissance avec une GH normale. Trt: Administration de GHRH dans l’atteinte HT et GH dans l’atteinte HP.
  • 45. 2- Excès de production de la GH: En fonction de l’age, on distingue: Gigantisme chez l’enfant: augment. proportionnelle de la taille de tous les organes. Acromégalie chez l’adulte : croissance osseuse anormale même après soudure des cartilages de conjugaison : dysmorphies notamment du volume des tissus mous (peau, langue, viscères, etc…), une reprise de la croissance des os courts (maxillaire inférieure, phalanges) Clinique : en plus des dysmorphies, possibilité de diabète sucré. Biologie: Dosage de la GH sans stimulation : 10 – 25 μg/L. Étiologies : Tumeurs HT hypersécrétantes en GHRH, tumeurs ectopiques hyperproductives en GHRH d’origine pancréatique Trt : Chirurgie – Radiothérapie.
  • 47.  Le rythme de sécrétion est circadien avec plusieurs pics au cours du nycthémère , pulsatile (toutes les 20 mn).  Les taux augmentent progressivement au cours de la grossesse.  Les taux de base atteignant un max. juste avant l'accouchement.  En post-partum, la succion du mamelon entraîne en quelques minutes une montée à des taux très élevés.
  • 48.
  • 49. Rôles principaux  L'action sur la glande mammaire est la plus évidente est l’initiation et maintien de la lactation : stimulation de la production de lait par les cellules alvéolaires du sein (notamment au cours de l'allaitement).  Développement et croissance des glandes mammaires (notamment au cours de la grossesse).  Effet sur la croissance :  de la synthèse protéique, rétention azotée…sans pour autant avoir les mêmes performances que la GH. Autres actions de la Prl  Réduction de la sécrétion de la LHRH par l'hypothalamus, et , par ce biais, une diminution des taux circulants de LH et FSH, hormones essentielles au développement folliculaire, à la synthèse des hormones sexuelles, et à l'ovulation. Ce qui explique les troubles de fertilité induits par l'hyperprolactinémie.  Elle pourrait également diminuer la synthèse des hormones sexuelles mâles, chez l'homme, et être responsable d'une hypofertilité masculine.
  • 50.
  • 51. La sécrétion de prolactine présente des variations journalières physiologiques. Un pic de sécrétion étant observé au cours du sommeil profond.  Une diminution de la synthèse de Prl peut être induite par: Dopamine : en réponse à l'augmentation du taux de prolactine circulant, l‘HT augmente sa sécrétion de dopamine qui agit en réduisant sa synthèse. Toute drogue neuroleptique réduisant la synthèse ou l'action de la dopamine aura donc pour effet d'augmenter le taux circulant de la prl. Facteurs influençant la sécrétion Autres facteurs
  • 52.  Une augmentation de la synthèse de la prolactine peut être induite par: 1. La succion du sein, ce qui explique le maintien de la lactogénèse. 2. L'augmentation des œstrogènes augmente également le taux circulant de la Prl, qui participe ainsi à la croissance et à la multiplication des glandes mammaires tout au long de la grossesse. Mais, un taux élevé d'œstrogène a également pour effet d'inhiber l'action lactotrope de la prolactine au niveau du sein. L'allaitement sera donc plus difficile au cours de la grossesse, et ce n'est qu'après la chute brutale des œstrogènes, observée après l'accouchement, qu’a lieu la production normale de lait . 3. Les morphiniques semblent augmenter la synthèse de la Prl, ce qui expliquerait l'aménorrhée observée chez certaines femmes toxicomanes. 4. Le stress augmenterait également la sécrétion de prolactine.
  • 53. 1. Physiologique: une hyperprolactinémie s'observe normalement au cours de la grossesse et lors de l'allaitement. 2. Iatrogène :  Oestroprogestatifs: les femmes sous contraception hormonale présentent généralement une augmentation modérée du taux circulant de prolactine, ce qui explique l'augmentation de la taille des seins observée sous pilule.  Drogues neuroleptiques diminuent l'action et la synthèse de la dopamine.  Les opiacés (dérivés de la morphine). 3. Pathologies sous-jacente: une hyperprolactinémie peut s'observer en cas de: - hypothyroïdie. - puberté précoce. - hyperandrogénie . - insuffisance rénale chronique. - anorexie mentale. - stress psychologiques répétés. 4. Tumeurs hypophysaires bénignes (prolactinomes). 5. Tumeurs ectopiques. Causes d'une hyperprolactinémie
  • 54.  Une galactorrhée (sécrétion de lait par les glandes mammaires) s'observe dans 30% des cas. Elle peut être spontanée et évidente ou peut être provoquée par la pression des mamelons.  Une hypofertilité dépendant du taux de prolactine circulant: cela va de l'hypofertilité modérée avec phases lutéales courtes (hyperprolactinémie légère), en passant par des cycles anovulatoires avec menstruations irrégulières, jusqu'à l'aménorrhée (absence de règles) avec disparition totale de toute ovulation (en cas d'hyperprolactinémie sévère). Remarque : L'incidence des troubles du cycle menstruel est de 60 à 90 % des femmes présentant une hyperprolactinémie.  Chez l'homme, l'hyperprolactinémie peut être responsable de troubles de la libido, d'une impuissance, d'une gynécomastie (croissance des seins) et d'une oligospermie.  En cas de tumeur de l'hypophyse : céphalées, troubles visuels (diminution de l'acuité visuelle, vision double ou disparition d'une partie du champ de vision). Les symptômes
  • 55.  Le dosage sanguin de la prolactine, le matin, à jeun permet de faire le diagnostic d'hyperprolactinémie en cas de suspicion.  Comme le taux de prolactine est dépendant du stress, le dosage se fait sur 2 prélèvements, réalisés à environ 15 minutes d'intervalle. Entre les deux, on reste généralement allongé au calme dans le laboratoire.  Ce dosage fera également partie des dosages de bilan de stérilité. On parle d'hyperprolactinémie pour un taux supérieur à 30 µg/L.  Il faudra rechercher une grossesse chez toute femme présentant une hyperprolactinémie avec aménorrhée.  Le bilan comprend la recherche de pathologies associées ou de causes iatrogènes (stress, médicaments).  Le test à la TRH: permet de diagnostiquer l'adénome hypophysaire. Son diagnostic est quasi certain lorsque le taux de prolactine est supérieur à 150 µg/L. Méthodes de diagnostic
  • 56. Le traitement comprend:  L'arrêt de l'administration de tout traitement augmentant le taux de prolactine.  L'administration de Bromocriptine (Parlodel®) progressivement jusqu'à: . la constatation d'une ovulation sur la courbe de température . l'apparition des règles . la disparition de la galactorrhée . ou la survenue d'une grossesse Parlodel: est un stimulateur des récepteurs D2 de dopamine central et périphérique (un dérivé d’alcaloïde d'ergot). Il inhibe la sécrétion de prolactine, supprime la lactation physiologique, favorise la normalisation des périodes. Parlodel est utilisé pour traiter la stérilité chez certaines femmes, l’arrêt anormal ou l'absence de flux lors des périodes, la surproduction d'hormone de croissance conduisant à l'acromégalie, la maladie de Parkinson, les tumeurs de l'hypophyse.  Dans les adénomes hypophysaires, 2 traitements peuvent être proposés en fonction de la localisation et la taille de l'adénome: . la chirurgie (par voie nasale) . l'administration de bromocriptine. Les thérapeutiques
  • 57. 4- Gonadotrophines: LH et FSH Axe gonadotrope
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  • 59. FSH Glycoprotéine constituée de 2 chaînes peptidiques inhibée par :  Les œstrogènes chez la femme .  La testostérone et l’inhibine chez l’homme. Effets biologiques :  Chez la femme : - Stimule la maturation du follicule ovarien (sélection du follicule dominant avec notion de seuil à la FSH bioactive). - Au niveau cellulaire, la FSH intervient directement et exclusivement sur les cellules de la granulosa :  en activant l’aromatase qui convertit les androgènes (d’origine thécale) en œstrogènes (œstradiol).  en synthétisant l'activine (inhibiteur de la synthèse des androgènes).  production de l’inhibine (rétrocontrôle sur la FSH et GnRH)  La sécrétion d’œstrogènes.  la formation de ses propres récepteurs.  Chez l’homme : - Intervient sur l’activité des tubes séminifères (spermatogenèse). - Action sur les cellules de Sertoli en :  Synthétisant l’inhibine (rétrocontrôle – sur FSH et GnRH) et de certains facteurs paracrines qui participent à la croissance et la différenciation des cellules germinales (IGF-I, activine…)  Synthétisant l’ABP (transport de la testostérone intratesticulaire).  Aromatisation de la testostérone en Œstradiol.
  • 60. LH : Hormone lutéinisante Glycoprotéine constituée de 2 chaînes peptidiques α et β, inhibée par :  Les œstrogènes et la progestérone chez la femme .  La testostérone chez l’homme. Effets biologiques :  Chez la femme - Déclenche l’ovulation et stimule la production ovarienne d’œstrogènes et de progestérone.  la LH active en permanence les cellules de la thèque (effet similaire aux cellules de Leydig) en augmentant la synthèse d’androgènes (androstènedione) qui seront convertis en œstrogènes (principalement l’œstradiol) par les cellules de la granulosa.  En phase lutéale, la LH participe au maintien du corps jaune. Elle contrôle : la synthèse de progestérone par les cellules dérivées de la granulosa, la synthèse d'œstrogènes par les cellules dérivées de la thèque.  La régulation parait ne dépendre que de l’œstradiol avec 3 phases (- puis + puis -)  Chez l’homme : - Stimule la stéroidogenèse ( testostérone essentiellement ) par les cellules de Leydig (stimulation de la synthèse des enzymes de la stéroidogenèse) DHT  VIRILISATION. - Lors de la vie fœtale et la puberté, la LH joue un rôle dans la différenciation et la multiplication des cellules de Leydig. - La testostérone déprime la sécrétion de LH.
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  • 63.  A J1 du cycle  de GnRH stimule la sécrétion de FSH et de LH par l'hypophyse.  La FSH et la LH stimulent la croissance du follicule . les cellules de la thèque, commencent à fabriquer des œstrogènes (œstradiol) .  En dessous d'un certain seuil de concentration, les œstrogènes ont une action inhibitrice sur la libération de la FSH et de la LH. L'hypophyse continue de les synthétiser mais ne les libèrent pas dans la circulation.  Au-delà d'un certain seuil de concentration , les œstrogènes ont une action activatrice sur l'hypophyse qui libère brutalement de grande quantité de LH et dans une moindre mesure de FSH.
  • 64.  La bouffée de LH ainsi produite (ou pic de LH) a deux conséquences :  Elle déclenche la rupture de la paroi ovarienne et l'éclatement du follicule de de Graff qui libère l'ovocyte, c'est l'ovulation.  Elle provoque la reprise de la méiose dans l'ovocyte de premier ordre qui termine sa première division et entame la deuxième division jusqu'à la métaphase II devenant ainsi un ovocyte de deuxième ordre, couramment appelé ovule.  La LH favorise également la transformation du reste du follicule en corps jaune puis les taux de FSH et LH diminuent rapidement.  Le corps jaune fabrique de grandes quantité de progestérone et un peu d'œstrogènes. Ces 2 hormones exercent une puissante action inhibitrice sur la fabrication et la libération de FSH et de LH par l'hypophyse empêchant ainsi le développement de nouveaux follicules.
  • 65.  Avec la diminution du taux de LH disparaît l'activation du corps jaune qui régresse et se résorbe progressivement.  En même temps que le corps jaune régresse, la production de progestérone diminue, et l'inhibition qu'elle exerçait sur l'hypophyse disparaît, elle aussi, progressivement.  La diminution du taux des hormones ovariennes à la fin du cycle (26ème à 28ème jours) met fin à l'inhibition de la sécrétion de FSH et de LH par l'hypophyse et un nouveau cycle recommence. Si un embryon s'implante dans la muqueuse utérine, l'activité du corps jaune est maintenue par une hormone ayant la même action que la LH mais produite par l'unité foeto placentaire , l'HCG ou gonadotrophine chorionique humaine. La production de progestérone par le corps jaune d'abord puis par le placenta ensuite empêche alors le développement de nouveaux follicules pendant toute la durée de la grossesse.
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  • 67. La phase menstruelle Elle dure de 3 à 5 jours, l'épaisse couche fonctionnelle de l'endomètre se détache de la paroi utérine en provoquant des saignements. Le sang et les tissus qui se détachent s'écoulent dans le vagin et constituent les règles. La phase proliférative Elle dure du 6ème au 14ème jour. Sous l'effet des œstrogènes l'endomètre se reforme, la couche fonctionnelle s'épaissie et se creuse de glandes, une nouvelle vascularisation se met en place et des récepteurs à la progestérone se forment dans les cellules endométriales. La phase sécrétoire Elle correspond à la phase lutéale, allant de l'ovulation jusqu'à la fin du cycle. Pendant cette phase l'épaisseur de la muqueuse continue de s'accroître. Sous l'effet de la progestérone, les glandes secrètent du glycogène dans la cavité utérine. Ce nutriment est destiné à nourrir un éventuel embryon.
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  • 70.
  • 71.  Glycoprotéine composée de 2 chaînes α et β. La chaîne α est identique pour FSH et LH.  Contrôle le développement et l’activité sécrétrice de la thyroïde via l’augmentation de l’AMPc.  Augmente le volume et la vascularisation de la thyroïde Régulation  Stimulée par : - la TRH. - le froid. - indirectement par la grossesse ( rétrocontrôle par la Prl ).  Inhibée par: - SRIH - T3 etT4.