RAMADHAN ET LES MALADIES avis juridique et médical   21/08/10 Dr Saïd DJEZRI  Ramadhan 2010 بسم الله الرحمان الرحيم
Ramadhan et les maladies Plan : Avis juridique : non abstinence  du jeûne du mois ramadan. Avis médical : les maladies incompatibles avec le jeûne du mois de ramadan 21/08/10 Dr Saïd DJEZRI  Ramadhan 2010
L’avis des savants   : la non observance du jeûne en cas de maladie est permise pour : Maladie qui aggraverait le jeûne,  Maladie dont le jeûne retarderait la guérison ,  Maladie  qui rendrait difficile de supporter le jeûne, même si le jeûne n’aggrave pas et ne retarde pas  la guérison de cette maladie…  Les autres  personnes non concernées par le jeûne du mois de ramadan. La femme enceinte qui craint pour sa santé ou pour le fœtus La femme qui allaite et supporte péniblement le jeûne de ramadan  La femme, en période de menstrues (règles)  La femme, en période de lochies (suites de couches) l’âgée avancé ( > 85 ans)  Etre impubère  Le malade mental Voyage  Soif intense Un travail très pénible. 21/08/10 Dr Saïd DJEZRI  Ramadhan 2010 Allah  a dit: « Celui qui est malade ou qui voyage jeûnera ensuite un nombre de jours équivalent. Dieu veut la facilité pour vous, Il ne veut pas vous mettre dans la difficulté ».  ( Sourate 1, verset 184)
Avis juridique  21/08/10 Dr Saïd DJEZRI  Ramadhan 2010 En rapport avec l’alimentation : Tout aliment qui passe par la gorge et atteint l’estomac Boire ou manger pendant la journée, que ce soit par  oubli ou de manière volontaire ou même par contrainte. Vomissement volontaire Régurgitation ou vomissement qui  passe au delà de la gorge est arrive à l’estomac Les autres cas :  Rapport sexuel  volontaire ou sous contrainte l'émission de sperme provoquée par le regard continu, l'imagination, ou le toucher. l'intention de rompre son jeûne, même sans manger ni boire  le fait de renier sa foi Actes annulant le jeûne  d’après l’opinion des grands juristes
Adaptation de l’organisme en période de jeûne Le jeûne comporte 2 phases  : Une phase d’adaptation  :   (10 jours).  L’organisme passe d’un régime classique à un régime de rigueur      Asthénie  (fatigue),  céphalées (maux de tête) , fringale (sensation de faim) Une phase d’équilibre   Disparition des difficultés ressenties lors de la 1 ère  phase Souvent, perte de poids modeste (sauf si excès) 21/08/10 Dr Saïd DJEZRI  Ramadhan 2010
Adaptation de l’organisme en période de jeûne Adaptations physiologiques de l’organisme. En dehors du jeûne l’hormone digestive la plus secrétée :  Insuline l’entrée du glucose dans les cellules pour être consommé et transformé en énergie la mise en réserve du surplus d’énergie.  Au cours du jeûne  :  l’insuline   laisse sa place au  glucagon   (hormone hyperglycémiante) transforme les réserves  de graisses en glucose atténuant les manifestations d’hypoglycémie 21/08/10 Dr Saïd DJEZRI  Ramadhan 2010
Mécanismes physiologiques  homéostasie glycémique 21/08/10 Dr Saïd DJEZRI  Ramadhan 2010 Insuline   En période de repas En  période du jeûne
Ramadhan et diabète  2 types de diabète Diabète de type I  :  DID  Mécanisme auto – immun       destruction  cellules béta du pancréas  qui sécrètent l’ insuline . Sujet jeune.  Pas de production d’insuline par le pancréas. L’apport de l’insuline  dépend des Injections .  Traitement       insuline Diabète type II  :  DNID Déficience ou résistance à l’insuline,  Glucagon  est prépondérant, > 50 aine ,  diabète gras. 21/08/10 Dr Saïd DJEZRI  Ramadhan 2010
Ramadhan et diabète  Les risques du jeûne chez le sujet diabétique  Hypoglycémies. Déshydratation. Effets de la rupture du jeune.  Hyperglycémie et acido – cétose        coma. Variation du poids Déséquilibre des pathologies associées  (polypathologie). Attention aux hypo – hyperglycémies 21/08/10 Dr Saïd DJEZRI  Ramadhan 2010
Ramadhan et diabète :  avis médical  Quels sont les diabétique qui peuvent jeûner ? Les diabétiques indemnes  De complications dégénératives  (ophtalmiques, artérielles, neurologiques, et rénales ) De toute affection intercurrente ( infection, insuf cardiaque, chirurgie …etc.) Chez les diabétiques de type 2 stables avec un traitement oral n’exposant pas aux hypoglycémies  (sulfamides hypoglycémiants :  Diamicron®,  Glucidoral ®…) Chez les diabétiques de type I bien équilibré et avec un schéma de traitement simple ( 1  injection) 21/08/10 Dr Saïd DJEZRI  Ramadhan 2010
Quels sont les diabétiques qui ne peuvent pas jeûner ?  Diabétiques de type 1 difficiles à équilibrer avec un schéma de plusieurs injections d’insuline par jour Diabète compliqué (rétinopathie, artériopathie, neuropathie périphérique,  et néphropathie) Affection intercurrente  (  infection, déshydratation, insuffisance cardiaque …) Diabète gestationnel  Allah,  a dit : « Ne vous tuez pas ». (Sourate 4 : verset 29). Le Prophète  a dit : « Certes, Allah  aime à ce que l’on emploie Ses  dispenses  comme Il désapprouve qu’on Lui désobéisse ».  Ramadhan et diabète :  avis médical  21/08/10 Dr Saïd DJEZRI  Ramadhan 2010
Ramadhan et diabète  RECOMMANDATIONS  D'après les résultats de l'étude Epidiar (Epidemiology of Diabetes  and Ramadan), menée auprès de 12.243 patients de 13 pays musulmans Consulter son médecin 2 mois avant le mois de ramadan : éducation et adaptation du traitement selon le risque de complications surveiller fréquemment la glycémie (surtout en cas d'insulinothérapie) et de se nourrir de façon équilibrée, en évitant les nourritures grasses et sucrées. Prendre au  repas du  Shour  des sucres complexes ou lents( pâtes, riz, PDT, pain) au repas  du  Iftar  des sucres simples ou rapides.   Boire suffisamment avant et  après le jeûne. Faire de l'exercice physique dans  la journée mais surtout sans excès , la  marche , les prières  des  Tarawihs  sont très conseillées. Rompre immédiatement le jeûne ,  si la glycémie  est  < 0,7 g/l (4 mmol/l)  dans les premières heures du jeûne ou  si la glycémie est > 3 g/l (16.5 mmol/l). Diabète de type II , éviter les ADO à durée d’action longue avec risque d’hypoglycémie élevé. Préférer les biguanides (Glucophage®) aux sulfamides (Diamicron®, Glucidoral ® ). Les nouvelles molécules : Glinides (Novonorm®) ½ vie 1 heure, durée d’action 4 – 6 heures. Enfin, pour les femmes enceintes diabétiques ou atteintes d'un diabète gestationnel, les auteurs soulignent que le jeûne présente un haut risque pour la mère et l'enfant.  (Diabetes Care, septembre 2005, vol. 28, n° 9, p. 2.305-2.311)  21/08/10 Dr Saïd DJEZRI  Ramadhan 2010
les maladies  incompatibles avec le jeûne les maladies chroniques  ou de longue durée  (ALD30) (incurables) Les maladies psychiatriques   (psychoses chroniques graves : trouble grave de la personnalité, schizophrénie, arriération mentale, PHC, PMD)  Maladies métaboliques  :  diabète  type I et II; maladies métaboliques héréditaires nécessitant un traitement prolongé spécialisé. Maladies neurologiques  :  AVC  invalidant, épilepsie grave, affections neurologiques et musculaires graves, maladie de Parkinson évoluée, sclérose en plaques.  Maladies cardio – vasculaires  :  insuffisance cardiaque congestive, troubles du rythme  importants, cardiopathies valvulaires  évoluées;   cardiopathies congénitales ; artériopathies chroniques avec manifestations ischémiques; hypertension artérielle sévère; maladie coronaire.  Maladies respiratoires  :  insuffisance respiratoire chronique O2 dépendante, mucoviscidose. Maladies infectieuses  :  tuberculose active; lèpre; bilharziose compliquée; infection par le virus du SIDA. Maladies cancéreuses  :  les cancers évolués et métastasés, affection maligne du tissu lymphatique ou hématopoïétique. Maladies hématologiques et auto – immunes  :  hémophilies et affections constitutionnelles de l'hémostase graves ; hémoglobinopathies, hémolyses, chroniques constitutionnelles et acquises sévères ; insuffisances médullaires et autres cytopénies chroniques ; déficit immunitaire primitif grave nécessitant un traitement prolongé, périartérite noueuse, lupus érythémateux aigu disséminé, sclérodermie généralisée évolutive ;  Maladies rhumatologiques  : polyarthrite rhumatoïde évolutive; spondylarthrite ankylosante grave  Maladies rénales  :  néphropathies chroniques  à un stade avancé, syndrome néphrotique primitif ; Maladies digestives  :  rectocolite hémorragique et maladie de Crohn évolutives ; maladies chroniques actives du foie et cirrhoses . 21/08/10 Dr Saïd DJEZRI  Ramadhan 2010
les médicaments et examens médicaux compatibles avec le jeûne Les comprimés a diffusion sublinguale (orodispersible), les collyres, les gouttes nasales,  les suppositoires, les sprays, les aérosols (l’asthme), l’oxygène médical, Les injections  IM, et IV (non nutritives), et la PL, Le limage, l’extraction d’une dent, le nettoyage des dents, l’usage de cure-dents  ou de brosse à dent, à condition de ne rien avaler.  Le rinçage de la bouche, le gargarisme, l’usage d’un pulvérisateur pour  soigner une affection buccale localisée, à condition de ne rien avaler. Les substances absorbées  par la peau (les crèmes, les pommades et les médicaments en patch), Les gaz anesthésiants Le toucher : rectal, vaginal,  Les sondes : vésicales et rectales. L’échographie avec ou sans introduction d’une sonde dans le rectum ou le vagin Endoscopie : gastrique, bronchique, vésicale, célioscopie  s/  AL. Biopsie s/ AL.    Sauf cas d’urgence, il est conseillé de différer les examens après le jeûne. L’ Académie Islamique de Jurisprudence, p. 213.     21/08/10 Dr Saïd DJEZRI  Ramadhan 2010
Ramadhan et les maladies  En conclusion. Conseils au jeûneur musulman atteint de maladie de longue durée  Consulter son médecin généraliste ou spécialiste 2 mois avant le mois du ramadan, Le jeûne du mois de ramadan  doit soumis à la double autorisation du faqih et du médecin, Interrompre le jeûne au moindre souci urgent de santé, Il est conseillé de différer les examens  non urgents après le mois du ramadan  21/08/10 Dr Saïd DJEZRI  Ramadhan 2010
Ramadhan et les maladies  En conclusion. www.mosqueedevigneux.fr   21/08/10 Dr Saïd DJEZRI  Ramadhan 2010

Ramadhan et les maladies

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    RAMADHAN ET LESMALADIES avis juridique et médical 21/08/10 Dr Saïd DJEZRI Ramadhan 2010 بسم الله الرحمان الرحيم
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    Ramadhan et lesmaladies Plan : Avis juridique : non abstinence du jeûne du mois ramadan. Avis médical : les maladies incompatibles avec le jeûne du mois de ramadan 21/08/10 Dr Saïd DJEZRI Ramadhan 2010
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    L’avis des savants : la non observance du jeûne en cas de maladie est permise pour : Maladie qui aggraverait le jeûne, Maladie dont le jeûne retarderait la guérison , Maladie qui rendrait difficile de supporter le jeûne, même si le jeûne n’aggrave pas et ne retarde pas la guérison de cette maladie… Les autres personnes non concernées par le jeûne du mois de ramadan. La femme enceinte qui craint pour sa santé ou pour le fœtus La femme qui allaite et supporte péniblement le jeûne de ramadan La femme, en période de menstrues (règles) La femme, en période de lochies (suites de couches) l’âgée avancé ( > 85 ans) Etre impubère Le malade mental Voyage Soif intense Un travail très pénible. 21/08/10 Dr Saïd DJEZRI Ramadhan 2010 Allah a dit: « Celui qui est malade ou qui voyage jeûnera ensuite un nombre de jours équivalent. Dieu veut la facilité pour vous, Il ne veut pas vous mettre dans la difficulté ». ( Sourate 1, verset 184)
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    Avis juridique 21/08/10 Dr Saïd DJEZRI Ramadhan 2010 En rapport avec l’alimentation : Tout aliment qui passe par la gorge et atteint l’estomac Boire ou manger pendant la journée, que ce soit par oubli ou de manière volontaire ou même par contrainte. Vomissement volontaire Régurgitation ou vomissement qui passe au delà de la gorge est arrive à l’estomac Les autres cas : Rapport sexuel volontaire ou sous contrainte l'émission de sperme provoquée par le regard continu, l'imagination, ou le toucher. l'intention de rompre son jeûne, même sans manger ni boire le fait de renier sa foi Actes annulant le jeûne d’après l’opinion des grands juristes
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    Adaptation de l’organismeen période de jeûne Le jeûne comporte 2 phases : Une phase d’adaptation : (10 jours). L’organisme passe d’un régime classique à un régime de rigueur   Asthénie (fatigue), céphalées (maux de tête) , fringale (sensation de faim) Une phase d’équilibre Disparition des difficultés ressenties lors de la 1 ère phase Souvent, perte de poids modeste (sauf si excès) 21/08/10 Dr Saïd DJEZRI Ramadhan 2010
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    Adaptation de l’organismeen période de jeûne Adaptations physiologiques de l’organisme. En dehors du jeûne l’hormone digestive la plus secrétée : Insuline l’entrée du glucose dans les cellules pour être consommé et transformé en énergie la mise en réserve du surplus d’énergie. Au cours du jeûne : l’insuline laisse sa place au glucagon (hormone hyperglycémiante) transforme les réserves de graisses en glucose atténuant les manifestations d’hypoglycémie 21/08/10 Dr Saïd DJEZRI Ramadhan 2010
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    Mécanismes physiologiques homéostasie glycémique 21/08/10 Dr Saïd DJEZRI Ramadhan 2010 Insuline En période de repas En période du jeûne
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    Ramadhan et diabète 2 types de diabète Diabète de type I : DID Mécanisme auto – immun   destruction cellules béta du pancréas qui sécrètent l’ insuline . Sujet jeune. Pas de production d’insuline par le pancréas. L’apport de l’insuline dépend des Injections . Traitement   insuline Diabète type II : DNID Déficience ou résistance à l’insuline, Glucagon est prépondérant, > 50 aine , diabète gras. 21/08/10 Dr Saïd DJEZRI Ramadhan 2010
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    Ramadhan et diabète Les risques du jeûne chez le sujet diabétique Hypoglycémies. Déshydratation. Effets de la rupture du jeune. Hyperglycémie et acido – cétose   coma. Variation du poids Déséquilibre des pathologies associées (polypathologie). Attention aux hypo – hyperglycémies 21/08/10 Dr Saïd DJEZRI Ramadhan 2010
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    Ramadhan et diabète: avis médical Quels sont les diabétique qui peuvent jeûner ? Les diabétiques indemnes De complications dégénératives (ophtalmiques, artérielles, neurologiques, et rénales ) De toute affection intercurrente ( infection, insuf cardiaque, chirurgie …etc.) Chez les diabétiques de type 2 stables avec un traitement oral n’exposant pas aux hypoglycémies (sulfamides hypoglycémiants : Diamicron®, Glucidoral ®…) Chez les diabétiques de type I bien équilibré et avec un schéma de traitement simple ( 1 injection) 21/08/10 Dr Saïd DJEZRI Ramadhan 2010
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    Quels sont lesdiabétiques qui ne peuvent pas jeûner ? Diabétiques de type 1 difficiles à équilibrer avec un schéma de plusieurs injections d’insuline par jour Diabète compliqué (rétinopathie, artériopathie, neuropathie périphérique, et néphropathie) Affection intercurrente ( infection, déshydratation, insuffisance cardiaque …) Diabète gestationnel Allah, a dit : « Ne vous tuez pas ». (Sourate 4 : verset 29). Le Prophète a dit : « Certes, Allah aime à ce que l’on emploie Ses dispenses comme Il désapprouve qu’on Lui désobéisse ». Ramadhan et diabète : avis médical 21/08/10 Dr Saïd DJEZRI Ramadhan 2010
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    Ramadhan et diabète RECOMMANDATIONS D'après les résultats de l'étude Epidiar (Epidemiology of Diabetes and Ramadan), menée auprès de 12.243 patients de 13 pays musulmans Consulter son médecin 2 mois avant le mois de ramadan : éducation et adaptation du traitement selon le risque de complications surveiller fréquemment la glycémie (surtout en cas d'insulinothérapie) et de se nourrir de façon équilibrée, en évitant les nourritures grasses et sucrées. Prendre au repas du Shour des sucres complexes ou lents( pâtes, riz, PDT, pain) au repas du Iftar des sucres simples ou rapides. Boire suffisamment avant et après le jeûne. Faire de l'exercice physique dans la journée mais surtout sans excès , la marche , les prières des Tarawihs sont très conseillées. Rompre immédiatement le jeûne , si la glycémie est < 0,7 g/l (4 mmol/l) dans les premières heures du jeûne ou si la glycémie est > 3 g/l (16.5 mmol/l). Diabète de type II , éviter les ADO à durée d’action longue avec risque d’hypoglycémie élevé. Préférer les biguanides (Glucophage®) aux sulfamides (Diamicron®, Glucidoral ® ). Les nouvelles molécules : Glinides (Novonorm®) ½ vie 1 heure, durée d’action 4 – 6 heures. Enfin, pour les femmes enceintes diabétiques ou atteintes d'un diabète gestationnel, les auteurs soulignent que le jeûne présente un haut risque pour la mère et l'enfant. (Diabetes Care, septembre 2005, vol. 28, n° 9, p. 2.305-2.311) 21/08/10 Dr Saïd DJEZRI Ramadhan 2010
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    les maladies incompatibles avec le jeûne les maladies chroniques ou de longue durée (ALD30) (incurables) Les maladies psychiatriques (psychoses chroniques graves : trouble grave de la personnalité, schizophrénie, arriération mentale, PHC, PMD) Maladies métaboliques : diabète type I et II; maladies métaboliques héréditaires nécessitant un traitement prolongé spécialisé. Maladies neurologiques : AVC invalidant, épilepsie grave, affections neurologiques et musculaires graves, maladie de Parkinson évoluée, sclérose en plaques. Maladies cardio – vasculaires : insuffisance cardiaque congestive, troubles du rythme importants, cardiopathies valvulaires évoluées;   cardiopathies congénitales ; artériopathies chroniques avec manifestations ischémiques; hypertension artérielle sévère; maladie coronaire. Maladies respiratoires : insuffisance respiratoire chronique O2 dépendante, mucoviscidose. Maladies infectieuses : tuberculose active; lèpre; bilharziose compliquée; infection par le virus du SIDA. Maladies cancéreuses : les cancers évolués et métastasés, affection maligne du tissu lymphatique ou hématopoïétique. Maladies hématologiques et auto – immunes : hémophilies et affections constitutionnelles de l'hémostase graves ; hémoglobinopathies, hémolyses, chroniques constitutionnelles et acquises sévères ; insuffisances médullaires et autres cytopénies chroniques ; déficit immunitaire primitif grave nécessitant un traitement prolongé, périartérite noueuse, lupus érythémateux aigu disséminé, sclérodermie généralisée évolutive ; Maladies rhumatologiques : polyarthrite rhumatoïde évolutive; spondylarthrite ankylosante grave Maladies rénales : néphropathies chroniques à un stade avancé, syndrome néphrotique primitif ; Maladies digestives : rectocolite hémorragique et maladie de Crohn évolutives ; maladies chroniques actives du foie et cirrhoses . 21/08/10 Dr Saïd DJEZRI Ramadhan 2010
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    les médicaments etexamens médicaux compatibles avec le jeûne Les comprimés a diffusion sublinguale (orodispersible), les collyres, les gouttes nasales, les suppositoires, les sprays, les aérosols (l’asthme), l’oxygène médical, Les injections IM, et IV (non nutritives), et la PL, Le limage, l’extraction d’une dent, le nettoyage des dents, l’usage de cure-dents ou de brosse à dent, à condition de ne rien avaler. Le rinçage de la bouche, le gargarisme, l’usage d’un pulvérisateur pour soigner une affection buccale localisée, à condition de ne rien avaler. Les substances absorbées par la peau (les crèmes, les pommades et les médicaments en patch), Les gaz anesthésiants Le toucher : rectal, vaginal, Les sondes : vésicales et rectales. L’échographie avec ou sans introduction d’une sonde dans le rectum ou le vagin Endoscopie : gastrique, bronchique, vésicale, célioscopie s/ AL. Biopsie s/ AL.   Sauf cas d’urgence, il est conseillé de différer les examens après le jeûne. L’ Académie Islamique de Jurisprudence, p. 213.     21/08/10 Dr Saïd DJEZRI Ramadhan 2010
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    Ramadhan et lesmaladies En conclusion. Conseils au jeûneur musulman atteint de maladie de longue durée Consulter son médecin généraliste ou spécialiste 2 mois avant le mois du ramadan, Le jeûne du mois de ramadan doit soumis à la double autorisation du faqih et du médecin, Interrompre le jeûne au moindre souci urgent de santé, Il est conseillé de différer les examens non urgents après le mois du ramadan 21/08/10 Dr Saïd DJEZRI Ramadhan 2010
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Notes de l'éditeur

  • #8 La régulation de la glycémie est un processus physiologique un peu compliqué, qui fait intervenir pour l’essentiel deux organes : le foie et le pancréas, et dans le pancréas, deux hormones : l’insuline bien sûr, mais aussi le glucagon. (1) La régulation de ces hormones pancréatiques est elle-même complexe, mais c’est à ce niveau qu’interviennent les incrétines. Ces hormones interviennent en amont du pancréas puisque ce sont des hormones digestives (2, 7) , qui vont venir réguler la sécrétion d’insuline et de glucagon.   Homéostasie glycémique. Rôle physiologique de l’insuline et du glucagon     Lors d’un repas, la glycémie s’élève ; le «signal glucose» entraîne la sécrétion d’insuline par les cellules bêta du pancréas. L’insuline stimule la capture du glucose par les tissus périphériques et diminue la production de glucose par le foie. (1) La glycémie est ainsi ramenée à la normale. À l’inverse, en période de jeûne, la glycémie baisse, l’insuline n’est plus sécrétée. C’est le glucagon qui est alors libéré par les cellules alpha du pancréas. Le glucagon stimule la production de glucose par le foie et la glycémie remonte à un niveau normal. Cette homéostasie glucidique est profondément déréglée dans le diabète de type 2. Le diabète de type 2, est caractérisé par une résistance à l’insuline associée à un déficit de la sécrétion d’insuline ; mais il est lié aussi, même si c’est moins connu, à une hyperproduction de glucagon. (1)