Apprendre à communiquer

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Cours sur les bases de la communication orale en public

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Apprendre à communiquer

  1. 1. Apprendre à communiquer Des bases indispensables pour progresser dans le milieu professionnel et dans les autres milieux… Jean-Eric PELET© - KMCMS
  2. 2. Agenda <ul><li>La respiration </li></ul><ul><li>La voix </li></ul><ul><li>Le regard </li></ul><ul><li>Les gestes </li></ul><ul><li>Structurer son intervention </li></ul><ul><li>Se préparer à intervenir, physiquement et émotionnellement </li></ul><ul><li>Les cinq premières minutes </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  3. 3. La respiration <ul><li>La respiration qu'on considère comme naturelle, ne l'est pas du tout </li></ul><ul><li>C'est une respiration apprise, généralement à l'école pendant les cours de gymnastique </li></ul><ul><li>Elle a son utilité </li></ul><ul><li>Elle nous permet de développer notre capacité thoracique </li></ul><ul><li>Elle améliore l'oxygénation de notre organisme </li></ul><ul><li>Elle le nettoie, le tonifie </li></ul><ul><li>Cette respiration - que nous appelons thoracique, puisque l'air vient remplir le thorax - n'est pas celle qu'il nous faut pour parler </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  4. 4. La respiration
  5. 5. La respiration abdominale Jean-Eric PELET© - KMCMS
  6. 6. La respiration <ul><li>La respiration la plus naturelle : celle que nous avons en naissant, que nous retrouvons en dormant </li></ul><ul><li>A n'importe quel moment de la journée, pensez à détendre votre ceinture abdominale et à faire descendre votre respiration </li></ul><ul><li>Vous serez vite plus détendu </li></ul><ul><li>Vous laisserez à la respiration thoracique son seul rôle hygiénique et tonifiant </li></ul><ul><li>Ainsi, vous n'aurez pas besoin d'efforts particuliers pour utiliser votre respiration abdominale quand vous parlerez en public </li></ul><ul><li>Un automatisme sera déjà en place </li></ul>
  7. 7. La respiration <ul><li>La respiration la plus naturelle : celle que nous avons en naissant, que nous retrouvons en dormant </li></ul><ul><li>A n'importe quel moment de la journée, pensez à détendre votre ceinture abdominale et à faire descendre votre respiration </li></ul><ul><li>Vous serez vite plus détendu </li></ul><ul><li>Vous laisserez à la respiration thoracique son seul rôle hygiénique et tonifiant </li></ul><ul><li>Ainsi, vous n'aurez pas besoin d'efforts particuliers pour utiliser votre respiration abdominale quand vous parlerez en public </li></ul><ul><li>Un automatisme sera déjà en place </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  8. 8. Respirer pour se détendre <ul><li>L'effet décontractant de la respiration abdominale vient en grande partie de son action sur un réseau de nerfs situé au niveau de l'estomac : le plexus solaire </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  9. 9. Quand doit-on respirer ? <ul><li>Quand vous parlez devant un public, il peut vous arriver de devoir reprendre votre respiration au milieu d'une phrase parce que vous êtes à bout de souffle </li></ul><ul><li>Il ne faut pas attendre d'être à la limite de l'asphyxie pour respirer </li></ul><ul><li>Sinon, vous finirez par perdre le fil de votre discours </li></ul><ul><li>Il faut respirer en fonction du sens </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  10. 10. Quand doit-on respirer ? <ul><li>Vous ne devez pas pour autant penser à respirer à chaque nouvelle idée </li></ul><ul><li>Sinon, bien respirer deviendra une obsession </li></ul><ul><li>Vous ne serez plus concentré sur ce que vous dites mais sur vos respirations </li></ul><ul><li>L'essentiel est que vous ayez déjà votre idée en tête au moment où vous respirez </li></ul><ul><li>Que le sens appelle le souffle </li></ul><ul><li>Ainsi vous ne risquerez pas de bloquer votre respiration en attendant de savoir ce que vous allez dire </li></ul><ul><li>Surtout, vous prendrez exactement la respiration qui vous sera nécessaire </li></ul>
  11. 11. La voix <ul><li>Votre voix change selon les circonstances </li></ul><ul><li>Elle peut être détendue, claire </li></ul><ul><li>Il peut aussi lui arriver d'être crispée, retenue </li></ul><ul><li>Elle reflète l'état d'esprit dans lequel vous vous trouvez </li></ul><ul><li>Si vous êtes à l'aise, elle sera plus sonore, plus affirmée </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  12. 12. La voix <ul><li>Si vous êtes stressé, elle en portera la marque comme votre visage ou votre corps </li></ul><ul><li>Chanter entraîne une bonne oxygénation de l'organisme </li></ul><ul><li>Ceux qui travaillent le chant en retirent un bien-être indéniable, une grande détente et même parfois une certaine euphorie </li></ul><ul><li>Pouvoir utiliser leur voix comme ils le désirent contribue à leur donner confiance en eux </li></ul>
  13. 13. La voix <ul><li>Pour mieux utiliser votre voix parlée, il faudra commencer par développer votre oreille </li></ul><ul><li>Si vous formez votre oreille, votre voix se transformera automatiquement </li></ul><ul><li>Car, pour la majorité d'entre nous, si notre voix n'est pas placée, pas toujours harmonieuse, c'est parce que nous la connaissons mal et que nous la maltraitons </li></ul>
  14. 14. Exercez votre écoute <ul><li>Soyez plus attentif à ce que vous entendez </li></ul><ul><li>Développez votre goût pour les belles voix </li></ul><ul><li>Vous pouvez vous enregistrer pour mieux vous entendre </li></ul><ul><li>Notre voix enregistrée nous parvient telle que les autres l'entendent : uniquement par le biais de l'oreille externe </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  15. 15. Exercez votre écoute <ul><li>Cette voix que nous ne reconnaissons pas peut facilement nous déplaire </li></ul><ul><li>Si c'est le cas, enregistrez-vous plusieurs fois pour vous habituer à votre voix </li></ul><ul><li>Apprenez à l'aimer </li></ul><ul><li>Trouvez ce qu'elle a de particulier, d'intéressant </li></ul><ul><li>On traite beaucoup mieux une voix qu'on a appris à écouter </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  16. 16. Exercez votre écoute <ul><li>De temps en temps, parler au téléphone les yeux fermés </li></ul><ul><li>Cela vous aidera à développer votre sensibilité aux voix, la vôtre et celle des autres </li></ul><ul><li>Vous vous habituerez ainsi à écouter les voix tout en restant attentif au fond du discours </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  17. 17. La tessiture <ul><li>Pour poser votre voix, il vous faudra connaître votre tessiture </li></ul><ul><li>La tessiture, c'est l'étendue d'une voix </li></ul><ul><li>L'ensemble des sons que nous pouvons produire en parlant ou en chantant, de la note la plus grave à la note la plus aiguë </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  18. 18. La tessiture <ul><li>Cette étendue est divisée en trois registres différents, le grave (vos notes les plus graves), le médium (vos notes &quot;moyennes&quot;) et l'aigu (vos notes les plus aiguës) </li></ul><ul><li>Une voix bien placée utilise le médium, les &quot;notes du milieu&quot; plus fréquemment que les autres notes </li></ul><ul><li>Vous pouvez donc mieux placer votre voix en découvrant où se situent ces &quot;notes moyennes&quot; </li></ul><ul><li>Mais il ne faut surtout pas vous limiter à ces notes </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  19. 19. La tessiture <ul><li>Vos graves et vos aigus représentent une des richesses de votre voix </li></ul><ul><li>Elles ajoutent de la vie, de la couleur et du naturel à votre discours </li></ul><ul><li>N'essayez pas de les éliminer </li></ul><ul><li>Laissez au contraire votre voix prendre toutes les couleurs de votre émotion, de votre désir de convaincre </li></ul><ul><li>D'ailleurs, si vous vous forciez à n'utiliser que les notes de votre médium, vous obtiendriez un résultat inverse à celui escompté </li></ul><ul><li>Votre voix se fatiguerait davantage </li></ul>
  20. 20. La tessiture <ul><li>Prêtez attention à la voix que vous avez quand vous discutez avec des amis ou quand vous parlez d'un sujet qui vous passionne </li></ul><ul><li>La gamme de sons que vous employez alors est beaucoup plus large que lorsque vous intervenez en public </li></ul><ul><li>Défaites-vous de l'idée que </li></ul><ul><li>ces sons ne feraient pas </li></ul><ul><li>&quot;sérieux&quot; lors d'un exposé </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  21. 21. La tessiture <ul><li>Ils rendraient seulement votre discours plus vivant </li></ul><ul><li>Faites des phrases courtes </li></ul><ul><li>Soyez convaincu </li></ul><ul><li>Votre voix aura naturellement plus de c o u l e u r </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  22. 22. Trouver son médium <ul><li>Cherchez la note la plus grave puis la plus aiguë que vous pouvez émettre (sans avoir l'impression de forcer ni de vous faire mal à la gorge) </li></ul><ul><li>Si vous jouiez ces deux notes sur un piano, vous trouveriez votre médium à mi-chemin entre les deux </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  23. 23. Bien placer sa voix <ul><li>Ne placez pas votre voix trop haut ou trop bas </li></ul><ul><li>Le trac la fait facilement déplacer, et en général les hommes placent leur voix trop bas, et vont même jusqu'à l'étouffer un peu, tandis que les femmes utilisent un registre trop haut perché </li></ul><ul><li>Si vous connaissez votre médium, il vous suffira de ralentir, de respirer, de vous détendre </li></ul><ul><li>Votre voix retrouvera, seule, ses notes les plus confortables </li></ul><ul><li>Encore faut-il que vous soyez assez attentif pour sentir que vous êtes &quot;à côté&quot; de votre voix ! </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  24. 24. Bien placer sa voix <ul><li>Veillez aussi à ne pas placer votre voix dans le nez </li></ul><ul><li>Si c'est le cas, vous vous en rendrez compte en posant la main sur votre nez : vous sentirez des vibrations pour chaque note que vous émettrez </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  25. 25. Bien placer sa voix <ul><li>Pour vous débarrasser de ce défaut, commencez par bâiller plusieurs fois pour bien soulever le voile de votre palais </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  26. 26. Bien placer sa voix <ul><li>Puis lisez un texte en vous entraînant à faire sortir les sons </li></ul><ul><li>A les projeter hors de votre bouche, hors du masque de votre visage </li></ul><ul><li>Contrôlez la différence en sentant que votre nez ne vibre plus comme il le faisait </li></ul><ul><li>Quand une voix est placée normalement, seules les nasales (m, n, gn, un, ein) résonnent dans le nez </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  27. 27. Le timbre <ul><li>Le timbre est la qualité spécifique des sons produits par un instrument, indépendamment de leur hauteur, de leur intensité et de leur durée </li></ul><ul><li>On dit d'une voix qu'elle est timbrée quand sa sonorité est pleine </li></ul><ul><li>Si au contraire, le son de la voix est faible, qu'il y a du &quot;souffle&quot; dedans, on dit que la voix est &quot;blanche&quot; </li></ul><ul><li>Il est important de s'entraîner pour avoir une voix timbrée </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  28. 28. Le timbre Jean-Eric PELET© - KMCMS
  29. 29. Le timbre <ul><li>La timidité, l'angoisse peuvent nous &quot;serrer la gorge&quot;. </li></ul><ul><li>Elles nous font parler en partie sur le souffle. </li></ul><ul><li>Or, une voix qui n'est pas timbrée porte beaucoup moins loin. </li></ul><ul><li>Pour lutter contre ce défaut ? Parler plus fort. </li></ul><ul><li>L'effort que nous faisons en augmentant le volume de notre voix a généralement pour conséquence de l'aider à trouver son timbre. </li></ul><ul><li>Il nous permet également de dépasser une forme de timidité, de pudeur, qui empêche notre voix de s'affirmer. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  30. 30. Le timbre <ul><li>Imaginez, par exemple, que quelqu'un doit vous entendre dehors, de l'autre côté du mur du fond de la salle. </li></ul><ul><li>Ou que ceux qui vous écoutent sont un peu sourds. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  31. 31. Le timbre <ul><li>Dans un deuxième temps, quand vous aurez senti la différence entre les moments où votre voix est retenue, difficilement audible, et les moments où elle est timbrée et sonore, vous pourrez parler un peu moins fort. </li></ul><ul><li>Il vous suffira de &quot;timbrer&quot;, de supprimer le souffle pour qu'on vous entende. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  32. 32. Le timbre <ul><li>Contrairement aux idées reçues, n'hésitez pas à parler un peu plus fort même devant un micro. </li></ul><ul><li>L'ingénieur du son fera les réglages nécessaires pour diminuer le volume de votre voix. </li></ul><ul><li>Mais elle sera pleine, vivante, tonique. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  33. 33. Le timbre <ul><li>Evitez de vous fatiguer la voix la veille d'une intervention importante. </li></ul><ul><li>Ne parlez pas toute la soirée, surtout dans une atmosphère enfumée. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  34. 34. L'intensité du volume <ul><li>Devant un public, il faudrait parler un peu plus fort. </li></ul><ul><li>Pour matérialiser plus facilement l'effort que vous avez à faire, dites-vous que le trac crée une vitre invisible entre vous et votre auditoire. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  35. 35. L'intensité du volume <ul><li>Pour la briser, il faudra parler un peu plus fort… </li></ul>fuck you Jean-Eric PELET© - KMCMS
  36. 36. Le timbre <ul><li>Prenez également comme repère les personnes qui sont au fond de la salle. </li></ul><ul><li>Parler pour qu'elles entendent sans avoir à faire d'effort. Essayez de les convaincre. </li></ul><ul><li>Si votre intention est non seulement que les gens du dernier rang entendent, mais qu'ils reçoivent suffisamment d'énergie de votre part pour être intéressés -voire convaincus-, vous donnerez le volume nécessaire. </li></ul><ul><li>Mettre plus d'intensité dans sa voix permet de prendre des temps. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  37. 37. Le timbre <ul><li>Le même temps de silence paraît tout à fait naturel quand vous êtes énergique, que vous parlez suffisamment fort. </li></ul><ul><li>Alors qu'il peut suffire à faire décrocher une partie de votre auditoire quand vous êtes à peine audible. </li></ul><ul><li>Les silences sont importants pour se faire écouter ! </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  38. 38. Le rythme <ul><li>De la même façon que nous ne parlons pas assez fort, nous parlons souvent trop vite. </li></ul><ul><li>Le trac nous fait accélérer parce que nous avons hâte d'en finir. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  39. 39. Le timbre <ul><li>Mieux vaut adopter un rythme plus calme et plus régulier. </li></ul><ul><li>Le premier repère pour savoir si votre rythme est juste, c'est votre propre compréhension. </li></ul><ul><li>N'adoptez pas pour autant un rythme uniforme. </li></ul><ul><li>Votre public a besoin de stimulations pour rester en éveil. </li></ul><ul><li>Les ruptures lui permettent de demeurer attentif. </li></ul><ul><li>Employer des phrases courtes vous aidera à avoir un rythme plus tonique. </li></ul><ul><li>Pour créer des ruptures, vous pouvez alterner des phrases très courtes et d'autres un peu plus longues. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  40. 40. Le timbre <ul><li>Finissez vos phrases. </li></ul><ul><li>Affirmez-les au lieu de les laisser en suspens. </li></ul><ul><li>Ceux qui vous écoutent ne doivent pas avoir l'impression d'entendre une seule longue phrase qui n'en finit jamais. </li></ul><ul><li>Votre ponctuation, les temps de silence que vous pendrez créeront, eux aussi, des ruptures qui vous conserveront l'attention du public. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  41. 41. Le timbre <ul><li>Apprenez à devenir maître de votre rythme. </li></ul><ul><li>Vous pouvez ralentir, accentuer un mot, une phrase. </li></ul><ul><li>Prendre un temps avant un point important pour accrocher la curiosité de votre auditoire. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  42. 42. Le timbre <ul><li>Si vous allez trop vite et si vous laissez vos phrases en suspens, vous ne redescendrez pas dans vos notes graves en fin de phrase, comme il serait naturel de le faire. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  43. 43. La diction <ul><li>Une diction parfaite, c'est une diction à laquelle on ne pense pas. </li></ul><ul><li>On ne doit pas sentir que vous vous appliquez pendant que vous parlez. </li></ul><ul><li>Le travail doit avoir été fait en amont, être assimilé et ... oublié. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  44. 44. L'importance du silence <ul><li>Nous essayons souvent de caser le maximum d'informations en un minimum de temps. </li></ul><ul><li>Pour aller plus vite, nous sacrifions les silences. </li></ul><ul><li>Un public cessera d'écouter quelqu'un qui parle trop, ou trop vite. </li></ul><ul><li>Pas quelqu'un qui marque un temps. </li></ul><ul><li>Les temps de silence ne sont ni vides ni inutiles. </li></ul><ul><li>Ils permettent à celui qui vous écoute d'assimiler ce que vous dites. </li></ul><ul><li>Le temps nécessaire à la mémorisation est en effet très différent du temps nécessaire à l'écoute ou même à la compréhension. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  45. 45. L'importance du silence <ul><li>Le silence permet de récupérer entre deux phrases ou deux points de votre exposé. </li></ul><ul><li>N'ayez pas peur des silences. </li></ul><ul><li>Vos propos seront plus aérés, plus agréables à écouter. </li></ul><ul><li>Vos silences jouent toutes sortes de rôles. </li></ul><ul><li>Ils servent de ponctuation et remplacent les espaces, les points, les virgules qu'on utilise à l'écrit. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  46. 46. L'importance du silence <ul><li>Les silences peuvent aider à mettre en valeur un point important que vous venez d'évoquer. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  47. 47. L'importance du silence <ul><li>Entre les différentes parties d'un exposé, les silences permettent au public de comprendre l'articulation de la pensée de l'orateur. </li></ul><ul><li>D'enregistrer le plan. </li></ul><ul><li>Et donc de structurer ce qu'il apprend, au fur et à mesure. </li></ul><ul><li>Les silences peuvent également laisser le temps de partager une émotion. </li></ul><ul><li>De vivre ensemble un moment fort. </li></ul><ul><li>Si vous vous laissez emporter, vous pouvez vous servir d'un silence pour retrouver votre objectif et tendre à nouveau vers lui. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  48. 48. L'importance du silence <ul><li>Au lieu de redouter les silences, habituez-vous à aérer la mise en page de vos notes pour être sûr d'en prendre davantage. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  49. 49. Réfléchir en silence <ul><li>Quand nous nous exprimons devant un public, il nous arrive souvent de dire &quot;euh&quot;, ou de répéter un mot, comme &quot;bon&quot;, &quot;alors&quot;... </li></ul><ul><li>Nous signalons ainsi à notre public que nous réfléchissons. </li></ul><ul><li>Que nous faisons le point avant d'attaquer une autre phrase, qu'il ne doit pas s'impatienter. </li></ul><ul><li>Débarrassez-vous de ces temps de réflexion habillés d'une onomatopée ! </li></ul><ul><li>Acceptez de ne rein dire pendant que vous réfléchissez. </li></ul><ul><li>Remplacez peu à peu vos &quot;euh&quot; par des silences, des respirations. </li></ul><ul><li>Vous réaliserez à quel point ces silences </li></ul><ul><li>donnent du relief à vos paroles. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  50. 50. Le cas particulier des accents <ul><li>Si vous avez un accent assez marqué, il faut pouvoir l'atténuer. </li></ul><ul><li>D'abord pour qu'il n'attire pas l'attention sur lui. </li></ul><ul><li>Ensuite, pour que votre auditoire ne soit pas obligé de faire un effort pour vous comprendre. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  51. 51. Le regard <ul><li>Votre regard est le point de contact entre vous et ceux à qui vous vous adressez. </li></ul><ul><li>Il peut appuyer votre discours, le rendre plus convaincant. </li></ul><ul><li>Il vous permet aussi d'enregistrer les réactions de ceux qui vous écoutent et de savoir comment ce que vous dites est perçu. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  52. 52. Le regard <ul><li>Au tout début de votre intervention, le regard joue un rôle essentiel. </li></ul><ul><li>Ayez un contact visuel avec votre public dès que vous commencez à lui parler. </li></ul><ul><li>Un groupe, comme un individu, a besoin qu'on lui signifie qu'on a pris connaissance de son existence. </li></ul><ul><li>Que c'est bien pour lui qu'on va parler et non pour une assemblée quelconque. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  53. 53. Le regard <ul><li>Aussi intéressant que soit son propos, l'orateur qui par timidité se mettrait à parler les yeux baissés sans regarder personne ne capterait pas l'attention de son public. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  54. 54. Regarder vraiment <ul><li>Regarder sans voir ne suffit pas. </li></ul><ul><li>Il faut, au lieu de laisser planer son regard sur les visages des spectateurs, s'habituer à les regarder dans les yeux. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  55. 55. Le regard <ul><li>Dès que vous aurez le sentiment d'avoir établi un contact et d'avoir reçu un intérêt en échange, recommencez avec une autre personne, à un autre endroit de la salle. </li></ul><ul><li>Si vous procédez ainsi, même ceux que vous ne regardez pas se sentiront plus intéressés par ce que vous dites. </li></ul><ul><li>Parler à une personne en la regardant vraiment, c'est parler à chacun. </li></ul><ul><li>Parler à tous en regardant n'importe où, c'est ne parler à personne. </li></ul>
  56. 56. Le regard <ul><li>Quelle que soit sa taille, considérez votre public comme un groupe qu'il faut animer et non comme une masse inerte ou hostile &quot;devant&quot; laquelle il faut parler. </li></ul><ul><li>Si vous êtes dans une grande salle et que l'éclairage vous empêche de voir les yeux de ceux à qui vous parlez, servez-vous de votre imagination. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  57. 57. Le regard <ul><li>Adressez-vous aux personnes dont vous devinez la présence comme si vous pouviez les voir. </li></ul><ul><li>Ce n'est pas parce qu'on le voit mal qu'il faut prêter moins d'attention au public. </li></ul>
  58. 58. Le regard <ul><li>Vous tomberez forcément, au passage, sur quelqu'un qui bâille ou qui regarde sa montre. </li></ul><ul><li>Sur un aparté entre deux personnes. </li></ul><ul><li>Que cela ne vous déconcentre pas ! </li></ul><ul><li>Cela ne voudra pas dire que vous êtes ennuyeux. </li></ul><ul><li>Vous pouvez aussi voir quelqu'un qui fronce les sourcils. </li></ul><ul><li>Ne vous troublez pas. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  59. 59. Le regard <ul><li>Assurez-vous que ce n'est pas simplement sa façon d'écouter. </li></ul><ul><li>En règle générale, tant que les réactions d'ennui ou d'impatience sont isolées, n'en tenez pas compte. </li></ul><ul><li>C'est la loi du nombre. </li></ul><ul><li>Il y a toujours, à un moment donné, un certain nombre de personnes distraites ou fatiguées. </li></ul>
  60. 60. Le regard <ul><li>Considérer autant - sinon plus - les personnes qui ont l'air distraites que celles qui sont attentives. </li></ul><ul><li>Souvent, cela suffit à éveiller à nouveau leur attention ; </li></ul><ul><li>Regarder votre public chaque fois que vous voudrez mettre en valeur un point précis, attirer son attention sur quelque chose ; </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  61. 61. Le regard <ul><li>Ne pas oublier ceux qui sont au fond ou sur les côtés </li></ul><ul><li>Votre regard est comme un projecteur : chacun a envie d'être dans la lumière à son tour </li></ul><ul><li>Vous concentrer à nouveau dès que vous sentez que votre regard devient imprécis, que vous commencez à balayer la salle sans vous arrêter </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  62. 62. Le regard <ul><li>Corriger vos problèmes de vue </li></ul><ul><li>Portez vos lentilles ou vos lunettes </li></ul><ul><li>Mal voir conduit à s'isoler, à parler au public &quot;en général&quot;, sans s'adresser à quelqu'un en particulier </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  63. 63. Le regard <ul><li>Quelle durée doivent avoir ces regards ? </li></ul><ul><ul><li>De l'ordre d'une dizaine de secondes </li></ul></ul><ul><ul><li>Ils doivent durer assez longtemps pour que vous ayez le temps de capter l'attention de celui ou celle à qui vous parlez </li></ul></ul><ul><ul><li>Ils peuvent même vous laisser le temps de recevoir un signe d'assentiment de sa part </li></ul></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  64. 64. Les gestes <ul><li>Nos gestes sont autant de signes, de reflets de notre état intérieur </li></ul><ul><li>Volontaires ou non, ils renseignent celui qui nous regarde sur ce que nous essayons de lui dire ou parfois de lui cacher - notre gêne, notre nervosité </li></ul><ul><li>Un geste peut attirer l'attention du public sur un mot ou une phrase </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  65. 65. Les gestes <ul><li>On en joue comme on joue du silence, pour rythmer son discours </li></ul><ul><li>Nous avons tout un vocabulaire gestuel que nous utilisons chaque jour sans même y prêter attention. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  66. 66. Les gestes parasites <ul><li>Essayer de voir s'ils ne reviennent pas seulement à certains moments précis, en réponse à quelque chose qui est ressenti comme une agression : </li></ul><ul><ul><li>question inattendue d'un participant, </li></ul></ul><ul><ul><li>conversation entre deux personnes du public, </li></ul></ul><ul><ul><li>bruit extérieur...  </li></ul></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  67. 67. Les gestes parasites <ul><li>Un tic est avant tout la traduction d'un malaise </li></ul><ul><li>Ne vous énervez pas s'il revient encore un peu, même quand vous l'avez repéré </li></ul><ul><li>Si vous faites des efforts surhumains pour l'éliminer, vous serez tellement contracté qu'un autre tic apparaîtra aussitôt pour remplacer celui que vous vous efforcez de contenir </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  68. 68. Les gestes parasites <ul><li>Au lieu de vous crisper, ralentissez un peu ou marquez un temps de pause </li></ul><ul><li>Respirez, décontractez-vous </li></ul><ul><li>Ce n'est qu'en vous impliquant de plus en plus dans votre discours que vous vous en débarrasserez complètement </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  69. 69. Les gestes parasites <ul><li>Les orateurs débutants - ou trop perfectionnistes - ont une grimace d'insatisfaction dès qu'ils veulent signaler au public qu'ils ne sont pas contents de ce qu'ils viennent de faire </li></ul><ul><li>Cela devient très vite une </li></ul><ul><li>ponctuation automatique </li></ul><ul><li>et inconsciente de leurs </li></ul><ul><li>prestations </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  70. 70. Les gestes parasites <ul><li>Leur mimique semble dire : &quot;Vous n'aimez pas ce que je viens de faire. Rassurez-vous, moi non plus. » </li></ul><ul><li>Si vous avez fait une erreur, si vous souhaitez rectifier un point précis, rien ne vous empêche, mais ne vous désolidarisez pas de votre discours à cause d'une formule maladroite ou d'une inflexion de voix dont vous n'êtes pas satisfait </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  71. 71. Les gestes parasites <ul><li>Ne signalez pas au public une maladresse qu'il n'avait, dans la plupart des cas, même pas remarquée ! </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  72. 72. RECPECTER SON TEMPERAMENT <ul><li>Une personne qui a besoin de faire des gestes pour s'exprimer et qui se force à ne pas en faire compensera en ayant des tics nerveux </li></ul><ul><li>Ils lui permettront de canaliser une énergie qui a besoin de s'extérioriser </li></ul><ul><li>Dans ce cas, il vaut mieux faire un peu plus de gestes et ne pas avoir de tics </li></ul><ul><li>N'essayez pas d'entrer dans un moule </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  73. 73. RECPECTER SON TEMPERAMENT <ul><li>Travaillez en fonction de votre tempérament. S'il vous paraît trop expansif, essayez de le modérer, pas de le museler. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  74. 74. Les gestes qui rythment le discours <ul><li>Un geste implique le corps tout entier. Une mauvaise posture, une mauvaise assise peuvent empêcher vos mouvements d'être naturels et de s'accorder à votre discours </li></ul><ul><li>Evitez de vous bloquer à cause d'une attitude maladroite </li></ul><ul><li>Ne croisez pas vos bras ou vos mains, par exemple </li></ul><ul><li>C'est une position fermée, donc moins conviviale </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  75. 75. Les gestes qui rythment le discours <ul><li>Quand vous êtes assis à une table, évitez de peser de tout votre poids sur vos avant-bras </li></ul><ul><li>C'est ce que nous faisons souvent quand nous n'avons pas un bon appui au sol </li></ul><ul><li>Evitez également de bloquer votre respiration en vous coinçant contre la table </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  76. 76. Les gestes qui rythment le discours <ul><li>Ne vous obligez pas à faire un geste quand vous n'en ressentez pas le besoin </li></ul><ul><li>Il ne serait pas naturel </li></ul><ul><li>Quand vous êtes debout, évitez de mettre vos mains dans vos poches </li></ul><ul><li>Si vos bras sont crispés, employez-vous à détendre les muscles de vos épaules, de votre dos </li></ul><ul><li>Sentez vos mains, lourdes, au bout de vos bras </li></ul><ul><li>Détendez-les  </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  77. 77. Les gestes qui rythment le discours <ul><li>Si, en vous sentant le point de mire des regards, vous pensez sans cesse à vos mains au point d'avoir envie de les couper pour vous en débarrasser, utilisez un vieux procédé : imaginez que vous les avez réellement coupées </li></ul><ul><li>Qu'il n'y a plus rien au dessous de vos coudes </li></ul><ul><li>Vous perdrez du même coup la culpabilité de ne pas assez les utiliser </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  78. 78. Les gestes qui rythment le discours <ul><li>Votre attention se portera sur autre chose </li></ul><ul><li>Vos mains, vos bras se détendront </li></ul><ul><li>Vous aurez bientôt la surprise de les voir manifester leur présence naturellement, simplement parce que vous aurez recentré votre attention sur le fond de votre discours </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  79. 79. Structurer son intervention <ul><li>Se poser des questions sur son auditoire pour mieux le cerner </li></ul><ul><li>Faire le tour des informations qu'on veut faire passer et ne garder que celles qui concernent réellement le public qu'on vient de définir </li></ul><ul><li>Résumer le message principal de l'intervention en une ou deux phrases </li></ul><ul><li>Partir de ce message essentiel et le décliner en une seule histoire </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  80. 80. Structurer son intervention <ul><li>Ce qui revient à définir un seul angle pour donner une dynamique et une cohérence à son propos </li></ul><ul><li>Si le propos est complexe, déterminer plusieurs angles qu'on abordera successivement, seul ou à plusieurs </li></ul><ul><li>Eliminer les informations hors sujet (les garder pour les questions qui suivront </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  81. 81. Structurer son intervention <ul><li>Si elles sont trop essentielles pour être éliminées, revoir le message principal et l'angle, c'est peut-être eux qui ont été mal choisis) </li></ul><ul><li>Définir l'objectif de son intervention en une phrase (informer, convaincre, distraire...) pour savoir dans quel état d'esprit on devra être </li></ul><ul><li>Organiser et illustrer son propos en se souvenant que &quot;parlez-moi de moi, il n'y a que ça qui m'intéresse&quot; </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  82. 82. Structurer son intervention <ul><li>Prévoir, donc, de faire remonter le plus tôt possible les informations qui concernent directement l'auditoire </li></ul><ul><li>Préparer ses exemples en fonction du vécu de celui-ci </li></ul><ul><li>Trouver son plan, en respectant le principe ci-dessus (hiérarchiser les informations selon son public) mais aussi en suivant sa propre façon de raconter une histoire </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  83. 83. Structurer son intervention <ul><li>Choisir un plan dans lequel on se reconnaît </li></ul><ul><li>Si possible, l'apprendre par cœur </li></ul><ul><li>Préparer ses notes sous forme de mots-clés, en suivant le plan choisi, en caractères suffisamment clairs et gros </li></ul><ul><li>Noter les noms propres et les chiffres, numéroter les pages </li></ul><ul><li>si nécessaire, prévoir une accroche </li></ul><ul><li>Avoir une conclusion </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  84. 84. Structurer son intervention <ul><li>Eliminer les aides visuelles en trop (toutes celles dont vous pouvez vous passer) </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  85. 85. Se préparer à intervenir, physiquement et émotionnellement <ul><li>De temps en temps </li></ul><ul><li>Lire des textes à haute voix pour s'habituer au son, au rythme, aux modulations de sa voix...faire quelques exercices de dictions </li></ul><ul><li>Faire des exercices de décontraction </li></ul><ul><li>Bien repérer la sensation de décontraction pour apprendre à repérer plus facilement les moments où on est contracté </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  86. 86. Se préparer à intervenir, physiquement et émotionnellement <ul><li>Etre attentif à sa voix détendue dans des situations de la vie courante (avec ses amis, quand on veut convaincre, quand on se passionne pour un sujet...) </li></ul><ul><li>Se familiariser avec les modulations, les différentes notes, les accélérations, tout le registre musical qu'on emploie alors </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  87. 87. Se préparer à intervenir, physiquement et émotionnellement <ul><li>S'entraîner à communiquer ses émotions sans paroles, à l'aide de regards, par exemple </li></ul><ul><li>S'habituer à faire confiance à sa communication non verbale </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  88. 88. Se préparer à intervenir, physiquement et émotionnellement <ul><li>Avant </li></ul><ul><li>Faire des essais pour trouver une position assise stable, qui permet de bien respirer </li></ul><ul><li>Chercher de la même façon une stabilité et un confort en étant debout </li></ul><ul><li>Répéter une fois ou deux </li></ul><ul><li>Toutes les répétitions ne sont pas obligatoirement les mêmes </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  89. 89. Se préparer à intervenir, physiquement et émotionnellement <ul><li>On peut répéter une fois la totalité de l'intervention à haute voix, ou préférer se repasser mentalement les différents points du plan et ne répéter qu'une partie de l'intervention à haute voix </li></ul><ul><li>Identifier de quel type de répétition on a besoin pour se sentir serein et reproduire cette préparation pour chaque intervention ;préciser son attaque et sa conclusion </li></ul><ul><li>Eventuellement, les répéter à voix haute. </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  90. 90. Se préparer à intervenir, physiquement et émotionnellement <ul><li>Juste avant </li></ul><ul><li>Si on n'a pas encore beaucoup parlé ce jour-là, parler un peu pour se chauffer la voix, se mettre en train </li></ul><ul><li>Faire quelques mouvements pour détendre les muscles contractés (nuque, cou, épaules, bras...) </li></ul><ul><li>Faire une ou deux grimaces pour détendre le visage et la bouche </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  91. 91. Se préparer à intervenir, physiquement et émotionnellement <ul><li>Expirer pour bien placer la respiration, vider l'air du haut des poumons, inspirer en repoussant une main qu'on a posée sur le ventre </li></ul><ul><li>Avoir un moment de calme, &quot;un sas de décompression&quot; avant d'intervenir </li></ul><ul><li>Vérifier que la position du corps ne gêne pas la respiration </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  92. 92. Les cinq premières minutes <ul><li>Avant </li></ul><ul><li>Diviser les premières minutes de l'intervention en petits objectifs : </li></ul><ul><ul><li>dire un vrai bonjour </li></ul></ul><ul><ul><li>parler en regardant une première personne suffisamment longtemps pour établir un contact, puis passer à une autre </li></ul></ul><ul><ul><li>donner le message essentiel clairement...) </li></ul></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  93. 93. Les cinq premières minutes <ul><li>On peut mettre ses minis objectifs par écrit pour mieux les choisir, mieux les identifier </li></ul><ul><li>(cf. chapitre &quot;La concentration&quot; dans Améliorer sa communication) </li></ul><ul><li>Au début, apprendre à être satisfait de sa prestation si au moins un des petits objectifs qu'on s'était fixés a été atteint </li></ul><ul><li>Petit à petit, les atteindre tous, l'un après l'autres </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  94. 94. Les cinq premières minutes <ul><li>Garder le même ordre dans ces objectifs à atteindre </li></ul><ul><li>Cela permet de créer un rituel, une habitude concrète, rassurante, qui nous donne à agir immédiatement  </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS
  95. 95. Références bibliographiques <ul><li>Sorzana C (2004), La prise de parole en public, deuxième édition </li></ul><ul><li>Carnegie D. & Carnegie D.(1992), Comment parler en public, Ed. Le Livre de Poche </li></ul><ul><li>Blein B. (2009), Prendre la parole en public, Ed. Larousse </li></ul>Jean-Eric PELET© - KMCMS

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