MENINGIOME A CELLULES CLAIRES :  A PROPOS D’UN CAS ET REVUE DE LA LITTERATURE Dr Manzo *, Dr Memia Zolo*, Pr. Smadja**, Pr.  Warter *** Service de Neurochirurgie * Service de Neurologie ** Service d’Anatomopathologie ***   CHU. FORT de FRANCE   CONGRÈS DE LA SNCLF -  CLUB DE NEURO-ONCOLOGIE   PARIS, 2  Novembre 2009
INTRODUCTION Première description en 1990 Variété histologique rare: 0.2 %  Classé avec les méningiomes atypiques Traitement parfois difficile devant les récidives ou nouvelles localisations: -  Surveillance ? -  Reprise chirurgicale ? -  Radio-chirurgie ?
CAS CLINIQUE 12 ans: douleur lombaire nocturne, insomniante Examen clinique: raideur rachidienne, pas de déficit IRM : tumeur intra durale , extra-médullaire en L1-L2.
IRM LOMBAIRE T1
IRM LOMBAIRE T2
RESULTATS  ANATOMO-PATHOLOGIQUES Cellules de taille moyenne à grande, à noyau rond, régulier, pauvre en chromatine et d’aspect effilé Cytoplasmes clairs et optiquement vides. Population cellulaire  positive à l’anti-NSE (Neurone Spécifique Enolase) mais chromogranine  négative.
RESULTATS ANATOMOPATHOLOGIQUES Diagnostic évoqué : CHÉMODECTOME OU  PARAGANGLIOME
11 ans plus tard Douleur neuropathique de la face postérieure de la cuisse gauche Examen neurologique:  pas de déficit neurologique
IRM LOMBAIRE T1
IRM LOMBAIRE T1 AXIALE
 
 
 
RESULTATS ANATOMOPATHOLOGIQUES Cellules claires regroupées en îlots. Noyau de taille moyenne + petit nucléole.  Activité mitotique faible.
RESULTATS  ANATOMO-PATHOLOGIQUES  Présence de glycogène (caractéristique) Diagnostic :  MÉNINGIOME À CELLULES CLAIRES
4 mois après la reprise :  NOUVELLE LOCALISATION
IRM DORSO LOMBAIRE
DISCUSSION Le méningiome à cellules claires est rare: 0.2 % 50 cas sont cités dans la littérature à ce jour ; 51 avec le nôtre. Enfants et adolescents sont le plus souvent concernés La récidive: 40 - 80 %  Délai moyen de récidive: 18 mois 4 cas de récidive (dont le nôtre) au-delà de 10 ans
DISCUSSION   Quelle attitude thérapeutique devant les récidives ou nouvelles localisations  ? - Surveillance  - Reprise chirurgicale - Radiochirurgie
ABSTRACT Variété histologique rare par sa fréquence, le méningiome à cellules claires peut s’observer dans toutes les tranches d’âge, mais semble plus fréquent chez les enfants et les adultes jeunes.  Bien qu’histologiquement bénin, il a un comportement très agressif que l’état des connaissances actuelles de son histologie et de sa biochimie moléculaire n’arrivent pas à élucider parfaitement. Au niveau spinal, il est souvent sans attache durale et malgré l’impression d’une exérèse macroscopiquement complète, il présenterait le long des gaines nerveuses une extension microscopique qui pourrait rendre compte de ses récidives et extensions locorégionales.  Il semble qu’un modèle  prenant en compte des paramètres histologiques et biochimiques à déterminer avec précision serait plus à même d’expliquer son comportement.  Sa surveillance post-chirurgicale nécessite une grande vigilance d’autant que les récidives ou nouvelles localisations  peuvent s’observer au bout de quelques mois. Si certains auteurs préconisent alors la radio chirurgie, le caractère limité du volume cible est incapable de contrôler l’extension de la maladie. Aussi comme d’autres, nous nous posons la question de l’intérêt d’une radiothérapie prophylactique locorégionale.

Meningiome a cellules claires

  • 1.
    MENINGIOME A CELLULESCLAIRES : A PROPOS D’UN CAS ET REVUE DE LA LITTERATURE Dr Manzo *, Dr Memia Zolo*, Pr. Smadja**, Pr. Warter *** Service de Neurochirurgie * Service de Neurologie ** Service d’Anatomopathologie *** CHU. FORT de FRANCE CONGRÈS DE LA SNCLF - CLUB DE NEURO-ONCOLOGIE PARIS, 2 Novembre 2009
  • 2.
    INTRODUCTION Première descriptionen 1990 Variété histologique rare: 0.2 % Classé avec les méningiomes atypiques Traitement parfois difficile devant les récidives ou nouvelles localisations: - Surveillance ? - Reprise chirurgicale ? - Radio-chirurgie ?
  • 3.
    CAS CLINIQUE 12ans: douleur lombaire nocturne, insomniante Examen clinique: raideur rachidienne, pas de déficit IRM : tumeur intra durale , extra-médullaire en L1-L2.
  • 4.
  • 5.
  • 6.
    RESULTATS ANATOMO-PATHOLOGIQUESCellules de taille moyenne à grande, à noyau rond, régulier, pauvre en chromatine et d’aspect effilé Cytoplasmes clairs et optiquement vides. Population cellulaire positive à l’anti-NSE (Neurone Spécifique Enolase) mais chromogranine négative.
  • 7.
    RESULTATS ANATOMOPATHOLOGIQUES Diagnosticévoqué : CHÉMODECTOME OU PARAGANGLIOME
  • 8.
    11 ans plustard Douleur neuropathique de la face postérieure de la cuisse gauche Examen neurologique: pas de déficit neurologique
  • 9.
  • 10.
  • 11.
  • 12.
  • 13.
  • 14.
    RESULTATS ANATOMOPATHOLOGIQUES Cellulesclaires regroupées en îlots. Noyau de taille moyenne + petit nucléole. Activité mitotique faible.
  • 15.
    RESULTATS ANATOMO-PATHOLOGIQUES Présence de glycogène (caractéristique) Diagnostic : MÉNINGIOME À CELLULES CLAIRES
  • 16.
    4 mois aprèsla reprise : NOUVELLE LOCALISATION
  • 17.
  • 18.
    DISCUSSION Le méningiomeà cellules claires est rare: 0.2 % 50 cas sont cités dans la littérature à ce jour ; 51 avec le nôtre. Enfants et adolescents sont le plus souvent concernés La récidive: 40 - 80 % Délai moyen de récidive: 18 mois 4 cas de récidive (dont le nôtre) au-delà de 10 ans
  • 19.
    DISCUSSION Quelle attitude thérapeutique devant les récidives ou nouvelles localisations ? - Surveillance - Reprise chirurgicale - Radiochirurgie
  • 20.
    ABSTRACT Variété histologiquerare par sa fréquence, le méningiome à cellules claires peut s’observer dans toutes les tranches d’âge, mais semble plus fréquent chez les enfants et les adultes jeunes. Bien qu’histologiquement bénin, il a un comportement très agressif que l’état des connaissances actuelles de son histologie et de sa biochimie moléculaire n’arrivent pas à élucider parfaitement. Au niveau spinal, il est souvent sans attache durale et malgré l’impression d’une exérèse macroscopiquement complète, il présenterait le long des gaines nerveuses une extension microscopique qui pourrait rendre compte de ses récidives et extensions locorégionales.  Il semble qu’un modèle  prenant en compte des paramètres histologiques et biochimiques à déterminer avec précision serait plus à même d’expliquer son comportement.  Sa surveillance post-chirurgicale nécessite une grande vigilance d’autant que les récidives ou nouvelles localisations  peuvent s’observer au bout de quelques mois. Si certains auteurs préconisent alors la radio chirurgie, le caractère limité du volume cible est incapable de contrôler l’extension de la maladie. Aussi comme d’autres, nous nous posons la question de l’intérêt d’une radiothérapie prophylactique locorégionale.

Notes de l'éditeur

  • #3 Classé en grade II de l’OMS avec les méningiomes chordoïde et atypiques malgré une histologie bénigne en raison de son comportement agressif Son évolution est difficile à prévoir ce qui rend sa prise en charge parfois difficile
  • #19 O,2 représente sa fréquence par rapport à l’ensemble des méningiomes Enfants et adolescents sont le plus souvent concernés La récidive est le plus souvent précoce. Délai moyen=18 mois. 4 cas de récidive au-delà de 10 ans sont décrits.