PROCÉDÉS ET TECHNOLOGIE
PAR ISLEM YEZZA
Directeur technique et développement des Affaires, Cascades
islem_yezza@cascades.com | Twitter : @IslemYezza

Innover ou périr ?
Promouvoir une culture d’innovation
Au cours des dernières décennies, l’innovation est devenue une priorité stratégique pour les entreprises évoluant
dans un environnement incertain aux contours mouvants et aux caractéristiques volatiles. Pourtant, peu d’entre
elles y parviennent.

O

L’innovation ne se décrète pas, elle se pense,
se planifie, se gère et se mesure. Elle requiert
la mise en place de procédures qui favorisent
la communication et l'échange d'idées.

Innovation et créativité
La multiplicité des définitions données au
concept d’innovation traduit à la fois le
flou et la polysémie qui caractérisent ce
terme. Dans une économie qui se transforme rapidement, l’innovation classique,

Pénétrer des marchés adjacents,
servir des clients adjacents

INNOVATION DE TRANSFORMATION

Faire des percées
et innover pour
des marchés qui
n’existent pas
encore

INNOVATION ADJACENTE
Partir d’un
produit ou d’un
service existant
pour créer un
nouveau produit
ou service

INNOVATION DE BASE
Optimiser des
produits existants
pour des clients
existants

Servir des marchés
et des clients existants

OÙ AGIR

« L’innovation ne se
décrète pas, elle se pense,
se planifie, se gère et
se mesure. »

Créer de nouveaux marchés,
cibler de nouveaux besoins

n confond souvent innovation et
développement de produits. Les entreprises n’innovent plus uniquement
par le développement de nouveaux produits.
Elles le font également en élaborant de nouvelles méthodes de gestion, de nouvelles
approches de production, de nouveaux modèles de commercialisation et des façons
originales d’aborder la création de valeur.
Nous sommes passés d’une innovation largement tirée en avant par la technologie, à
des modèles d’affaires sophistiqués tenant
mieux compte des besoins et des attentes
des consommateurs actuels et potentiels,
ainsi que de leur polyvalence.

Utiliser des ressources
et des attributs existants

Ajouter des attributs et des
produits progressivement

Élaborer de nouveaux
produits et attributs

COMMENT AGIR
La Matrice des ambitions d’innovation. Les entreprises qui excellent dans la gestion globale des innovations investissent simultanément
sur trois plans en s’assurant de maintenir l’équilibre entre eux. (Source : Magazine Premium, 2013).

incrémentielle, a cessé d'être une protection
suffisante contre l’obsolescence des produits
ou la concurrence de nouveaux acteurs du
marché qui veulent monter en gamme. Pour
survivre, les entreprises doivent adopter un
comportement révolutionnaire : l’innovation
de rupture.
Bien que les deux concepts soient étroitement liés, il ne faut pas confondre innovation
et créativité. Si la créativité consiste à

p
­ roposer de bonnes idées, l’innovation, elle,
réside dans l’exécution de cette idée et devra
amener à un succès commercial.

Réussir l’innovation
L’innovation au sein d’une entreprise n’est
possible que dans la mesure où il y a un
fit entre la structure de l’organisation, ses
besoins et les objectifs qu’elle poursuit. L’innovation est fragile et exige un climat, un
contexte et un environnement qui lui sont  

V10N5

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recherche ET développement

favorables. Son succès repose sur une stratégie clairement définie, compréhensible
et constamment communiquée à tous les
niveaux de l’organisation.
L’innovation réussie est d’abord une aventure
humaine et collective. Ouverture, curiosité,
créativité, confiance, écoute, audace font
plus pour la capacité d’une entreprise à
innover que la compétence technique. L’esprit d’innovation, insufflé par le dirigeant,
générera des opportunités improbables ; la
collaboration avec des partenaires compétents réduira les coûts de développement 
;
l’écoute du client favorisera la commercialisation du produit, et l’innovation sera un
succès et non plus une charge qui plombe
le bilan de l’entreprise.

L’innovation passe par l’échec
« Je n’ai pas échoué. J’ai simplement trouvé
10 
000 solutions qui ne fonctionnent pas 
»,
disait Thomas Edison, l’inventeur de l’ampoule électrique. Pour que l’innovation fasse
partie de la culture de votre entreprise, elle
doit impérativement intégrer le « savoir accepter l’échec ». En d’autres termes, si vous
n’échouez jamais, c’est que, probablement,
vous n’avez jamais essayé quelque chose

de très innovant. Le plus important est d’apprendre de ses erreurs et de les surmonter.
L’idéal serait d’échouer plus souvent, plus
rapidement, et à faible coût.

« L’innovation est
fragile et exige un
climat, un contexte et
un environnement qui lui
sont favorables. »
L’innovation se mesure
Même si cela s’avère difficile, les entreprises
doivent mesurer leurs performances d’innovation. Toutes les parties concernées doivent
comprendre en quoi l’innovation est importante et ce qu’elle est censée accomplir. Il est
difficile de savoir si les efforts d’innovation
sont efficaces et si les ressources sont judicieusement appliquées sans savoir d’abord
à quoi ressemble la réussite. La mesure de
l’innovation doit s’opérer à trois niveaux : la
culture qui engendre les idées, le processus
par lequel passent les idées et les résultats.

L’innovation :
une affaire de collaboration
Pensez-y  Pour rester hautement concur!
rentiel, on doit être le premier à mettre de
l’avant de nouvelles technologies et de nouveaux produits à valeur ajoutée. On doit aussi
anticiper les tendances et les innovations
ambiantes, et montrer la voie à l’industrie. Impossible d’y arriver seul dans son coin. Source
d’idées et de solutions novatrices, l’expertise
des fournisseurs, des consommateurs et des
partenaires gagne à être mise à contribution.
L’innovation ouverte part de l’idée qu’une
foule de gens brillants et différents font des
découvertes brillantes à l’extérieur de l’entreprise. En tirant parti de leur potentiel, on
augmente l’efficacité des efforts investis en
innovation. Son succès réside dans la collaboration multidimensionnelle. Plusieurs
types de collaboration se font en simultané :
en aval avec les fournisseurs et les consommateurs, en amont avec les commerçants,
sur un plan horizontal avec le personnel de
l’entreprise et globalement avec les autres
partenaires de l’écosystème et les groupes
externes qui partagent les mêmes intérêts, y
compris avec les experts indépendants et le
milieu de la recherche universitaire.

Promouvoir une culture d’innovation
1.	

Se focaliser sur les besoins clients : ancrer l’innovation sur leurs besoins ! C’est plus rapide, moins coûteux et plus fiable.

2.	

Remettre en question les paradigmes usuels : nous n’acceptons jamais le statu quo, la pensée conventionnelle, le bon sens commun.

3.	

Combattre l’arrogance (« Nous sommes le N°1 ! »), la complaisance (« Pourquoi s’en faire ? Faisons comme d’habitude ! ») et la cupidité (« Récoltons maintenant ! Exploitons
notre avance ! »).

4.	

Récompenser l’équipe (plutôt que les individus) : une culture où l’on célèbre l’innovation et récompense les innovateurs.

5.	

Créer un esprit d’équipe, être ouvert et partager son savoir : nous avons appris que partager son savoir est le meilleur moyen d’avoir accès à de nouvelles connaissances. Pas
d’inhibition à emprunter une technologie développée dans un domaine pour l’appliquer dans un autre.

6.	

S’allier pour exploiter des technologies et opportunités : ce n’est pas simplement important, c’est essentiel !

7.	

Tolérer le désordre inhérent à l’innovation : l’innovation peut être un processus désordonné, mais qui doit être dirigé de façon méthodique. Le vrai bon leader trouvera le moyen
de diriger avec discipline un programme d’apparence désordonnée, sans affecter l’efficacité issue d’un désordre créatif.

8.	

Avoir une attitude positive face aux risques : l’organisation est capable de vivre dans un certain chaos relié aux risques. Les connaissances et le savoir-faire découlant des
échecs sont valorisés.

9.	

S’assurer d’une bonne synergie interne et externe : des équipes multifonctionnelles ont été formées à tous les niveaux de l’organisation, autant tactiques que stratégiques.
Une intimité a été créée avec certains clients, et les sous-traitants et fournisseurs sont traités comme des partenaires qui pensent contribuer à la capacité d’innovation.

10.	 Susciter le désir et le plaisir d’innover : les employés des différents services de l’entreprise innovent sans qu’on le leur demande explicitement ; ils passent à l’action même si
ce n’est pas dans leur description de poste. La haute direction accepte les défis sur de nombreux sujets.
11.	 S’ouvrir sur l’extérieur : les nouvelles tendances technologiques et du marché sont suivies de près, et des activités spéciales sont tenues régulièrement afin de déterminer et
d’analyser des occasions.
12.	 Mettre en place une structure qui appuie l’innovation : le programme d’embauche vise à recruter des employés complémentaires aux ressources en place. Le système de
reconnaissance des employés est axé sur l’innovation et les nouveaux produits. La haute direction s’engage et, lors de ses réunions, les projets d’innovation figurent toujours
à l’ordre du jour. Les ressources ont des outils pour mettre en œuvre la stratégie.

Adapté de Michel Zins, 2005, et de Jean-Philippe Deschamps, 2011

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|

V10N5
recherche ET développement

L’innovation est un processus continu
d’anticipation, d’amélioration et de développement. Son secret réside dans le fait
de penser grand, d’agir à petite échelle, de
prendre des risques et d’apprendre rapidement de ses erreurs. Quant au succès de
l’innovation, il dépend énormément de la
culture de l’entreprise. Finalement, l’innovation dépend beaucoup plus des gens que
des moyens. Vos employés, partenaires et
clients représentent vos meilleures sources
d’innovation.

SERVICES
INTERNES DÉDIÉS
(R&D ET/OU
MARKETING)
CLIENTS ET
CONSOMMATEURS

EMPLOYÉS
D’AUTRES
SERVICES/
DIVISIONS

LES SOURCES
DE L’INNOVATION
OUVERTE

FOURNISSEURS ET
SOUS-TRAITANTS

CONSULTANTS
ET EXPERTS
INDÉPENDANTS

GRAND
PUBLIC

POUVOIRS
PUBLICS
UNIVERSITÉS ET
LABORATOIRES DE
RECHERCHE

Les sources de l’innovation ouverte

à atffeq de s’être mis en
Fiers Un s’associer à lapartenaire Argent de s’êtrequatre
de grand mercicinquième édition du concours qui reconnaît
«Merci à nos
pliés
pour les Prix Gaïa 2013
l’excellence succès du alimentaire
en quatre pour le en emballageconcours 2013 ! »

CeCi n’est pas
un ConCours d’origami

LES PRIX

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13

w w w. l e s p r i x g a i a . c a

Innover ou périr? Promouvoir une culture d’innovation

  • 1.
    PROCÉDÉS ET TECHNOLOGIE PARISLEM YEZZA Directeur technique et développement des Affaires, Cascades islem_yezza@cascades.com | Twitter : @IslemYezza Innover ou périr ? Promouvoir une culture d’innovation Au cours des dernières décennies, l’innovation est devenue une priorité stratégique pour les entreprises évoluant dans un environnement incertain aux contours mouvants et aux caractéristiques volatiles. Pourtant, peu d’entre elles y parviennent. O L’innovation ne se décrète pas, elle se pense, se planifie, se gère et se mesure. Elle requiert la mise en place de procédures qui favorisent la communication et l'échange d'idées. Innovation et créativité La multiplicité des définitions données au concept d’innovation traduit à la fois le flou et la polysémie qui caractérisent ce terme. Dans une économie qui se transforme rapidement, l’innovation classique, Pénétrer des marchés adjacents, servir des clients adjacents INNOVATION DE TRANSFORMATION Faire des percées et innover pour des marchés qui n’existent pas encore INNOVATION ADJACENTE Partir d’un produit ou d’un service existant pour créer un nouveau produit ou service INNOVATION DE BASE Optimiser des produits existants pour des clients existants Servir des marchés et des clients existants OÙ AGIR « L’innovation ne se décrète pas, elle se pense, se planifie, se gère et se mesure. » Créer de nouveaux marchés, cibler de nouveaux besoins n confond souvent innovation et développement de produits. Les entreprises n’innovent plus uniquement par le développement de nouveaux produits. Elles le font également en élaborant de nouvelles méthodes de gestion, de nouvelles approches de production, de nouveaux modèles de commercialisation et des façons originales d’aborder la création de valeur. Nous sommes passés d’une innovation largement tirée en avant par la technologie, à des modèles d’affaires sophistiqués tenant mieux compte des besoins et des attentes des consommateurs actuels et potentiels, ainsi que de leur polyvalence. Utiliser des ressources et des attributs existants Ajouter des attributs et des produits progressivement Élaborer de nouveaux produits et attributs COMMENT AGIR La Matrice des ambitions d’innovation. Les entreprises qui excellent dans la gestion globale des innovations investissent simultanément sur trois plans en s’assurant de maintenir l’équilibre entre eux. (Source : Magazine Premium, 2013). incrémentielle, a cessé d'être une protection suffisante contre l’obsolescence des produits ou la concurrence de nouveaux acteurs du marché qui veulent monter en gamme. Pour survivre, les entreprises doivent adopter un comportement révolutionnaire : l’innovation de rupture. Bien que les deux concepts soient étroitement liés, il ne faut pas confondre innovation et créativité. Si la créativité consiste à p ­ roposer de bonnes idées, l’innovation, elle, réside dans l’exécution de cette idée et devra amener à un succès commercial. Réussir l’innovation L’innovation au sein d’une entreprise n’est possible que dans la mesure où il y a un fit entre la structure de l’organisation, ses besoins et les objectifs qu’elle poursuit. L’innovation est fragile et exige un climat, un contexte et un environnement qui lui sont   V10N5 | | 39
  • 2.
    recherche ET développement favorables.Son succès repose sur une stratégie clairement définie, compréhensible et constamment communiquée à tous les niveaux de l’organisation. L’innovation réussie est d’abord une aventure humaine et collective. Ouverture, curiosité, créativité, confiance, écoute, audace font plus pour la capacité d’une entreprise à innover que la compétence technique. L’esprit d’innovation, insufflé par le dirigeant, générera des opportunités improbables ; la collaboration avec des partenaires compétents réduira les coûts de développement  ; l’écoute du client favorisera la commercialisation du produit, et l’innovation sera un succès et non plus une charge qui plombe le bilan de l’entreprise. L’innovation passe par l’échec « Je n’ai pas échoué. J’ai simplement trouvé 10  000 solutions qui ne fonctionnent pas  », disait Thomas Edison, l’inventeur de l’ampoule électrique. Pour que l’innovation fasse partie de la culture de votre entreprise, elle doit impérativement intégrer le « savoir accepter l’échec ». En d’autres termes, si vous n’échouez jamais, c’est que, probablement, vous n’avez jamais essayé quelque chose de très innovant. Le plus important est d’apprendre de ses erreurs et de les surmonter. L’idéal serait d’échouer plus souvent, plus rapidement, et à faible coût. « L’innovation est fragile et exige un climat, un contexte et un environnement qui lui sont favorables. » L’innovation se mesure Même si cela s’avère difficile, les entreprises doivent mesurer leurs performances d’innovation. Toutes les parties concernées doivent comprendre en quoi l’innovation est importante et ce qu’elle est censée accomplir. Il est difficile de savoir si les efforts d’innovation sont efficaces et si les ressources sont judicieusement appliquées sans savoir d’abord à quoi ressemble la réussite. La mesure de l’innovation doit s’opérer à trois niveaux : la culture qui engendre les idées, le processus par lequel passent les idées et les résultats. L’innovation : une affaire de collaboration Pensez-y  Pour rester hautement concur! rentiel, on doit être le premier à mettre de l’avant de nouvelles technologies et de nouveaux produits à valeur ajoutée. On doit aussi anticiper les tendances et les innovations ambiantes, et montrer la voie à l’industrie. Impossible d’y arriver seul dans son coin. Source d’idées et de solutions novatrices, l’expertise des fournisseurs, des consommateurs et des partenaires gagne à être mise à contribution. L’innovation ouverte part de l’idée qu’une foule de gens brillants et différents font des découvertes brillantes à l’extérieur de l’entreprise. En tirant parti de leur potentiel, on augmente l’efficacité des efforts investis en innovation. Son succès réside dans la collaboration multidimensionnelle. Plusieurs types de collaboration se font en simultané : en aval avec les fournisseurs et les consommateurs, en amont avec les commerçants, sur un plan horizontal avec le personnel de l’entreprise et globalement avec les autres partenaires de l’écosystème et les groupes externes qui partagent les mêmes intérêts, y compris avec les experts indépendants et le milieu de la recherche universitaire. Promouvoir une culture d’innovation 1. Se focaliser sur les besoins clients : ancrer l’innovation sur leurs besoins ! C’est plus rapide, moins coûteux et plus fiable. 2. Remettre en question les paradigmes usuels : nous n’acceptons jamais le statu quo, la pensée conventionnelle, le bon sens commun. 3. Combattre l’arrogance (« Nous sommes le N°1 ! »), la complaisance (« Pourquoi s’en faire ? Faisons comme d’habitude ! ») et la cupidité (« Récoltons maintenant ! Exploitons notre avance ! »). 4. Récompenser l’équipe (plutôt que les individus) : une culture où l’on célèbre l’innovation et récompense les innovateurs. 5. Créer un esprit d’équipe, être ouvert et partager son savoir : nous avons appris que partager son savoir est le meilleur moyen d’avoir accès à de nouvelles connaissances. Pas d’inhibition à emprunter une technologie développée dans un domaine pour l’appliquer dans un autre. 6. S’allier pour exploiter des technologies et opportunités : ce n’est pas simplement important, c’est essentiel ! 7. Tolérer le désordre inhérent à l’innovation : l’innovation peut être un processus désordonné, mais qui doit être dirigé de façon méthodique. Le vrai bon leader trouvera le moyen de diriger avec discipline un programme d’apparence désordonnée, sans affecter l’efficacité issue d’un désordre créatif. 8. Avoir une attitude positive face aux risques : l’organisation est capable de vivre dans un certain chaos relié aux risques. Les connaissances et le savoir-faire découlant des échecs sont valorisés. 9. S’assurer d’une bonne synergie interne et externe : des équipes multifonctionnelles ont été formées à tous les niveaux de l’organisation, autant tactiques que stratégiques. Une intimité a été créée avec certains clients, et les sous-traitants et fournisseurs sont traités comme des partenaires qui pensent contribuer à la capacité d’innovation. 10. Susciter le désir et le plaisir d’innover : les employés des différents services de l’entreprise innovent sans qu’on le leur demande explicitement ; ils passent à l’action même si ce n’est pas dans leur description de poste. La haute direction accepte les défis sur de nombreux sujets. 11. S’ouvrir sur l’extérieur : les nouvelles tendances technologiques et du marché sont suivies de près, et des activités spéciales sont tenues régulièrement afin de déterminer et d’analyser des occasions. 12. Mettre en place une structure qui appuie l’innovation : le programme d’embauche vise à recruter des employés complémentaires aux ressources en place. Le système de reconnaissance des employés est axé sur l’innovation et les nouveaux produits. La haute direction s’engage et, lors de ses réunions, les projets d’innovation figurent toujours à l’ordre du jour. Les ressources ont des outils pour mettre en œuvre la stratégie. Adapté de Michel Zins, 2005, et de Jean-Philippe Deschamps, 2011 40 | | V10N5
  • 3.
    recherche ET développement L’innovationest un processus continu d’anticipation, d’amélioration et de développement. Son secret réside dans le fait de penser grand, d’agir à petite échelle, de prendre des risques et d’apprendre rapidement de ses erreurs. Quant au succès de l’innovation, il dépend énormément de la culture de l’entreprise. Finalement, l’innovation dépend beaucoup plus des gens que des moyens. Vos employés, partenaires et clients représentent vos meilleures sources d’innovation. SERVICES INTERNES DÉDIÉS (R&D ET/OU MARKETING) CLIENTS ET CONSOMMATEURS EMPLOYÉS D’AUTRES SERVICES/ DIVISIONS LES SOURCES DE L’INNOVATION OUVERTE FOURNISSEURS ET SOUS-TRAITANTS CONSULTANTS ET EXPERTS INDÉPENDANTS GRAND PUBLIC POUVOIRS PUBLICS UNIVERSITÉS ET LABORATOIRES DE RECHERCHE Les sources de l’innovation ouverte à atffeq de s’être mis en Fiers Un s’associer à lapartenaire Argent de s’êtrequatre de grand mercicinquième édition du concours qui reconnaît «Merci à nos pliés pour les Prix Gaïa 2013 l’excellence succès du alimentaire en quatre pour le en emballageconcours 2013 ! » CeCi n’est pas un ConCours d’origami LES PRIX 20 13 w w w. l e s p r i x g a i a . c a