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7 leishmanies tripanozomess

  1. 1. COURS DE PARASITOLOGIE DUT ABB 7 – Leishmanies et trypanosomesAuteur : Bruno Flamand, IUT de Dijon
  2. 2. LEISHMANIA – Les Leishmanioses – Règne des Protistes, Embranchement des Sarcomastigophora, Classe des Zoomastigophorasida, Ordre des Trypanosomatida, Genre LeishmaniaMorphologie:2 formesformes amastigotes: Ovoïdes, 2 à 3 µm, 1 noyau + 1 kinétoplasteMultiplication par scissiparité, Immobiles, obligatoirementendocellulaires, présentes chez lHD vertébréformes promastigotes: allongées, flagellées, longues de 8-24 µm, trèsmobiles, se déplaçant flagelle en avant, le flagelle mesure de 10 à 15 µm.Multiplication par scissiparité, trouvées dans le tube digestif des HI eten culture in vitro Amastigotes Promastigotes
  3. 3. Cycle évolutif: Cycle indirect, parasite hétéroxèneHD: homme et animaux: chien, chat, renard, rongeurs sauvagesformes amastigotes localisées dans les cellules du SRE, multiplicationpar scissiparité et extension de proche en proche.HI: insecte du groupe des phlébotomes (genresPhlebotomus en Europe, Afrique, Asie, et Lutzomyiaen Amérique), femelle hématophage, activiténocturne et crépusculaire, vol silencieux. Trouvésdans trous, crevasses, terriers en bordure des bois.Taille de lordre de 2 mm. Lété dans les zonestempérées (de Mai à Octobre) et toute lannéedans les régions tropicales.Absorption du parasite lors dune piqûre, transformation formesamastigotes en promastigotes dans le tube digestif de linsecte multiplication et migration (en 8 à 20 jours) vers lextrémitéantérieure du tube digestif des formes promastigotes infectieuses Lors dune piqûre ultérieure, linsecte régurgite et injecte lesformes promastigotes dans la plaie, la transformation en formesamastigotes endocellulaires est réalisée en quelques minutes chezl’HD.
  4. 4. Epidémiologie: Zoo-anthroponoses en général, et anthroponoses danscertains foyers.Maladie de rongeurs sauvages, ou du chien, selon le cas, transmisesaccidentellement à lhomme.Endémo-épidémiques ou sporadiques. Rurales ou urbaines.Les particularités de lépidémiologie, de la clinique, du diagnostic et dela thérapeutique seront exposées pour chacune des pathologies : -leishmanioses viscérales, -leishmanioses tégumentaires : cutanées et cutanéo-muqueuses
  5. 5. LEISHMANIOSES : maladies endémiques dans 88 pays dont 72 pays en voie de développement ESTIMATIONS: - 350 Millions de personnes exposées au risque - 12 Millions d’individus infectés - 3 Millions pour lesquels la maladie est déclarée - 1,5 à 2 Millions de nouveaux cas par an pour Leishmanioses cutanées -500 000 nouveaux cas par an pour Leishmaniose viscéraleCette situation alarmante résulte de l’augmentation de la transmissionvectorielle et pour la leishmaniose viscérale de l’augmentation duréservoir humain lié à l’infection à VIH/ SIDA.- la co-infection leishmaniose-infection à VIH/SIDA, essentiellementleishmaniose viscérale, maladie émergente, en particulier en Europeméridionale (Espagne, France, Italie, Portugal), mais aussi en Afriqueorientale (Ethiopie).- la recrudescence inquiétante du nombre de cas de leishmaniosecutanée , mais aussi viscérale chez l’adulte et l’apparition de nouveauxfoyers d’infection dans des pays où la co-infection leishmaniose/ VIHest rare.
  6. 6. LEISHMANIOSES humaines déclarées en France en 1999 109 CAS- 25 cas de L. viscérale: dont 22 cas de contamination autochtone(Alpes maritimes, Bouches du Rhône, Corse, Gard, Hérault, Pyrénées orientales, Var) 32% sont des cas VIH+-81 cas de L. cutanée: cas d’importation à 99% de Guyane Française: 61 militaires ayant séjournés le reste: Algérie, Maroc, Tunisie, Israël, Arabie Saoudite, Turquie, Mali, Bolivie, Brésil-3 cas de L. muqueuse: contamination douteuse Bouches du Rhône, Espagne ?
  7. 7. LEISHMANIOSE VISCERALEEpidémiologie:L. donovani : => kala azar (Inde, Népal, Chine de lOuest, MoyenOrient, Soudan, Ethiopie, Kenya), (R de P = humain)L. infantum : => leishmaniose viscérale infantile: pourtourméditerranéen (R de P = chien), Centre Asie (R de P = canidéssauvages), Chine (R de P = canidés domestiques), Afrique de lEst (Rde P = rongeurs)L. chagasi : => Amérique du Sud (R de P = canidés domestiques etsauvages)
  8. 8. Pathogénie:A partir du point dinoculation, le parasite gagne les ganglionslymphatiques, puis on le trouve dans les macrophages de la moelleosseuse, la rate, le foie, le système lymphoïdeLe passage placentaire est possible.Clinique:incubation silencieuse longue (semaines, mois)phase détat: fièvre irrégulière prolongée pendant1 à 2 mois, splénomégalie indolore, anémie, souventhépatomégalie+ mauvais état général, fatigabilité, adénopathies, amaigrissement des membres,éventuellement: troubles digestifs, complicationsrénales, pulmonaires ou cardiaques,sans traitement: cachexie, mort en 1 à 2 ans
  9. 9. Foyer indien: surtout des adultes, hémorragies, lésions cutanées,pigmentation peau (kala-azar)Foyer méditerranéen: classiquement enfants mais récemmentadultes immunodéprimés VIH+ (50% des cas) ==> affectionopportuniste, tableau clinique souvent incompletTraitement: chimiothérapie antiparasitaire=> risque de rechutes si le traitement insuffisant ou chez lesimmunodéprimés (persistance du parasite qui explique létatdimmunité observé vis à vis de la souche)Après traitement du Kala-azar, peuvent apparaître des lésionscutanées parfois, qui sont infectantes pour phlébotomes,preuves que les parasites non pas disparus complètement
  10. 10. Diagnostic:Diagnostic clinique et dorientation: anémie, VS accélérée,hypergammaglobulinémieDiagnostic direct:- recherche du parasite sur ponction de moelle osseuse (ou rate,foie, ganglions), le sang est généralement négatifcoloration de frottis au MGG ==> formes amastigotesendocellulaires- culture sur milieu NNN (25°C, 8-15 jours) ==> formespromastigotes- inoculation au hamster en IP (2 mois)- recherche dantigènes circulants par immunotransfert- PCRDiagnostic indirect:-recherche danticorps sériques: ELISA, IFIinconvénients: réactions croisées avec trypanosomes et réponseinconstante chez les immunodéprimés
  11. 11. LEISHMANIOSES TEGUMENTAIRESEpidémiologie:•Leishmanioses cutanées de l’Ancien Monde: L. tropica: Asie Centrale, Moyen Orient,Maghreb => forme sèche urbaine (R de Phumain et canin) L. major: Asie Centrale, Proche et Moyen Orient, Maghreb => forme humide rurale (R de P = rongeurs)•Leishmanioses cutanées du Nouveau Monde: L. mexicana, L. braziliensis : Amérique Centrale, bassinamazonien => forme humide (R de P = rongeurs) L. guyanensis : Guyanes => forme humide (R de P = rongeurs)•Leishmanioses cutanéo-muqueuses: L. aethiopica : Afrique de lEst => forme humide et diffuse (R de P = rongeurs et chiens) L. braziliensis, L. panamensis: Amérique Centrale, bassinamazonien => forme humide et diffuse (R de P = rongeurs)
  12. 12. Clinique:incubation 1 à 3 mois•phase détat: papule indurée indolore => lésion arrondie (max.10 cm)forme humide: ulcération recouverte dune croûte, bordureenflammée riche en parasites (bouton dOrient, clou de Biskra,clou dAlep, pian bois, Uta...)forme sèche: lésion squameuse, => sérosité riche en parasiteforme pseudo-tuberculoïde: confluence en plaquesforme nodulaire (immunodéprimés)ulcère des chicleros: atteint le cartilage de loreilleforme mutilante espundia: délabrement des muqueuses nasales,larynxguérison en plusieurs mois (moyenne 3 mois, variation suivantlespèce) avec cicatrice indélébile souvent hyperpigmentée
  13. 13. Leishmaniose cutanée, formes sèche et humide
  14. 14. Leishmaniose cutanée, forme diffuse Nouveau Monde Leishmaniose cutanéo-muqueuse mutilante Nouveau Monde
  15. 15. Diagnostic:Diagnostic direct:Prélèvement dermatologique au niveau de la bordureinflammatoire de la lésion (grattage au vaccinostyle ou à lacurette ou biopsie)- recherche des formes amastigotes endocellulaires sur unfrottis coloré au Giemsa ou au MGG.succès de la recherche dans 50 % des cas.Diagnostic indirect:- test dhypersensibilité retardé (réaction de Monténégro), en 48heures ==> zone indurée dun diamètre supérieur à 5 mm en casde positivité.Remarque: le résultat du test nest pas significatif si le sujet asubi une vaccination par la BCG (possibilité de réactions croisées)
  16. 16. Prophylaxie des LeishmaniosesProphylaxie générale:-lutte contre les phlébotomes: mesures de lutte contre les insectesanalogues à celles utilisées dans le cas du paludismeLes principales modalités sont un labourage profond et installation duneceinture de champs cultivés autour des habitations, complétés par un canaldirrigation périphérique large de 5 à 7 m, en forêt déboisement autour deshabitations humaines- lutte contre le réservoir de parasites: Sil sagit de lhomme, nécessité dediagnostic et traitement des cas humains, Sil sagit du chien, abattage deschiens errants en zone dendémie ou diagnostic (clinique ou sérologique) deschiens parasités et traitement, Sil sagit danimaux sauvages, il estpratiquement impossible déliminer ces animaux, il conviendra de les éloignerde lhommeProphylaxie individuelle: Éviter les piqûres de phlébotomes, ne pas sepromener à la tombée du jour en bordure de bois et de fourrésutilisation dinsecticides et de moustiquaires à mailles finesPas de Vaccins (« vaccins empirique »), pas de chimioprophylaxie
  17. 17. TRYPANOSOMA BRUCEI (Trypanosomose-Maladie du sommeil) Règne des Protistes, Embranchement des Sarcomastigophora, Classe des Zoomastigophorasida, Ordre des Trypanosomatida 2 espèces indifférenciables morphogiquement: Trypanosoma brucei gambiense, et Trypanosoma brucei rhodensienseMorphologie:-formes Trypomastigotes chez lhôte définitif, exocellulaire-formes Amastigotes chez l’hôte définitif, parfois endocellulaire, LCR-formes Epimastigotes chez l’hôte intermédiaire, et en cultureForme Trypomastigote: formeallongée, 15 à 20 µm, noyau central,kinétoplaste postérieur, membraneondulante longeant le corps surtoute sa longueur et flagelle libre àpartir de lextrémité antérieureMobile dans le sang du vertébré,division binaire
  18. 18. Forme TrypomastigoteForme Epimastigote
  19. 19. Cycle évolutif: cycle indirect, parasite hétéroxèneHD : homme pour T. (b) gambiense, HD: Homme et grands mammifèrespour T. (b) rhodesienseHI: Diptère Glossina palpalis et G. morsitans « Mouche Tsé-Tsé » (22espèces) mâle et femelle sont hématophagesFormes trypomastigotes dans le sang et les tissus de l’HD Capturepar Glossine lors d’une piqûre Transformation trypomastigotes ==>épimastigotes dans lestomac, multiplication, et transfert vers lesglandes salivaires  transformation en forme trypomastigotesmétacycliques infectieuses piqûre de lHD sain ==> injection destrypomastigotes avec la salive multiplication exocellulaire localependant 1 à 2 semaines  migration par voie sanguine vers SystèmeRéticulo-Endothélial, et ganglions.
  20. 20. Après quelques mois, fragilisation de la barrière méningée et passage destrypomastigotes dans le système nerveux central et persistancefluctuante des formes trypomastigotes sanguines.Clinique: phase dincubation 8 à 10 jours, puis Lésion initiale: trypanomeau point dinoculation («furoncle» qui ne mûrit pas)phase détat: quelques semaines après la contamination1 - phase lymphatico-sanguine: présence du parasite dans le sang, lesganglions, fièvre irrégulière par poussées, adénopathies cervicales,splénomégalie souvent discrète, trypanides (éruption varicelliforme)souvent précoces, palpitations, syncopes, début de manifestationsneurologiques (hyperesthésie, céphalées)2 - phase méningo-encéphalitique: traversée de la barrière méningée parle parasite ==> anomalies du LCR, hyperesthésie (signe de la clé), crampes,névralgies, tremblements, convulsions, démarche ébrieuse, incoordination,irritabilité, dépression, apathie, inversion du nycthémère (doù le nom demaladie du sommeil), impuissance, frigidité, troubles de la régulationthermique, sans traitement: risque de coma et mort en 2 ansRq: évolution généralement accélérée si T (b) rhodesiense, risque dedécès en 6 mois avant apparition des signes neurologiques
  21. 21. TrypanomesAdénopathies cervicales
  22. 22. Epidémiologie: les glossines sont des mouches strictement africaines(entre 15° latitude Nord et 30° latitude Sud), exigent chaleur (25 - 30°C) humidité et ombre (arbres et fourrés) ==> maladie du sommeilstrictement trouvée en Afrique intertropicaledans la zone Afrique de l’Ouest etCentrale: glossines du groupe G.palpalis, vivent en forêt, sont surtoutanthropophiles, transmettent T. (b)gambiense, R de P: hommedans la zone Afrique de l’Est: glossinesdu groupe G. morsitans, vivent ensavane (arbustes et hautes herbes,gibier abondant), sont surtoutzoophiles, transmettent T. (b)rhodesiense, R de P: homme etanimaux sauvages et domestiques Rq: Trypanosomose du bétail due à T. (b) brucei,Rq: transmission congénitale humaine dans les mêmes zones ==>possible mais rare, transmissions mort de 3 millions detransfusionnelle ou par allaitement bovins annuellement. Groségalement possibles pb vétérinaire !!!
  23. 23. Diagnostic:Diagnostic dorientation: clinique polymorphe (adénopathiescervicales), modifications du caractère, modifications ECG et EEGDiagnostic biologique: anémie, VS augmentée, hypergammaglobulinémie,LCR: clair, lymphocytes > 4 / mm3, présence dIgM, protéinorachieaugmentéeDiagnostic direct:-sang: frottis mince, goutte épaisse et/ou concentration ==> recherchedes formes trypomastigotes (leur nombre diminue au cours de lamaladie)Possibilité de mise en culture ==> forme épimastigote ou d’inoculation àla souris ==> formes amastigotes sanguines sans signes cliniques-suc ganglionnaire: formes amastigotes pendant la phase lymphatico-sanguine-LCR: pendant la phase nerveuse de la maladie, recherche des formesamastigotes après centrifugation, PCRDiagnostic indirect: Ac sériques par agglutination (CATT- Card
  24. 24. Thérapeutique: chimiothérapie antiparasitaire, contrôlesparasitologiques pendant 2 ans car risque de rechutesProphylaxie:prophylaxie générale:dépistage sur le terrain et traitement des humains, pas detraitement de masse possibleimpossibilité daction sur le R de P animallutte contre les glossines: utilisation dinsecticides,débroussaillage autour des habitations, piégeage préconisé(attractif visuel bleu + attractif odorant + deltaméthrine)prophylaxie individuelle:port de vêtements clairs pour éloigner les glossinespas de chimioprophylaxie à lheure actuellepas de vaccination (antigènes variables des trypanosomes)
  25. 25. TRYPANOSOMA CRUZI– Maladie de Chagas –
  26. 26. TRYPANOSOMA CRUZI – Maladie de Chagas –Règne des Protistes, Embranchement des Sarcomastigophora, Classe desZoomastigophorasida, Ordre des TrypanosomatidaMorphologie:-formes trypomastigote (exocellulaire) et forme amastigote(endocellulaire) chez HD vertébréForme Trypomastigote: forme allongée 15 à 20 µm souvent aspect dunC, noyau central, kinétoplaste postérieur très volumineux, membraneondulante longeant le corps sur toute sa longueur et flagelle libre àpartir de lextrémité antérieure, mobile dans le sang du vertébré, pasde divisionForme Amastigote: cellule arrondie, kinétoplaste large, flagellevestigial, immobile , 3 à 4 µm, endocellulaire localisées et se multipliantdans les cellules du SRE et cellules musculaires du vertébré-formes épimastigote chez HI insecte et en culture: forme allongée 15 à20 µm, noyau central, kinétoplaste proche du noyau, membraneondulante longeant le corps à partir du noyau et flagelle libre à partir delextrémité antérieure
  27. 27. Trypomastigotes sanguins Epimastigotes chez insecte Amastigotes dans muscle cardiaqueAmastigotes dans macrophages
  28. 28. Cycle évolutif: cycle indirect, parasite hétéroxèneHD : homme, et nombreuses espèces animales sauvages (opossum,tatou,chauves souris….) et domestiques (porc, bétail, chien, chat), hébergeantles formes trypomastigotes sanguinesHI: insecte hémiptère, famille des Reduviidae, sous famille desTriatominae (genres Triatoma, Rhodnius, Panstrongylus), grosse punaisede 2 à 3 cm, tête allongée, colorations rouge ou orangée des élytres,incapables de voler, se nourrissent sur un hôte au repos Réduves
  29. 29. repas sanguin sur HD=> transformation forme trypomastigote => formes épimastigotes, multiplication intestinale => forme trypomastigote métacyclique infectieuse attachée à la cuticule du rectum => piqûre dun HD sain, et dépôt des déjections contenant le parasite sur la peau => pénétration active des formes trypomastigotes infectieuses mobiles par une blessure ou une muqueuse (ou par lésion de grattage) => pénétration dans les cellules cibles (macropahge, cellule musculaire), transformation en amastigote, cycle de reproduction endocellulaire qui recharge périodiquement le compartiment sanguin Epidémiologie:zoonose R de P: animaux sauvages, 150 espèces animales (Au Brésil, Tatous parasités à 100%)Oppossum Tatou
  30. 30. Les réduves vivent dans les terriers des animaux sauvages, lelogement des animaux domestiques et dans les habitations humaines(fentes des murs et des meubles, faux plafond), elles restent à labride la lumière et ne sortent que pour se nourrir, elles supportentlaltitudeLeur piqûre est longue (15 minutes) et indoloreRemarque: possibilité de transmission transplacentaire ettransfusionnelleMaladie de Chagas strictement trouvée en Amérique Centrale et duSudDans les zones de forte endémie, la prévalence de la maladie de Chagas estimée par les testssérologiques atteint 20 à 30 % (70 % dans le"Chaco paraguayen"), les zones de plus forteendémie sont situées au Mexique, Venezuela, Brésil et ParaguayEndémie rurale ou péri-urbaine (conditions socio-économiques)Estimation: 10 à 20 millions dindividus parasités
  31. 31. Clinique:phase dincubation 3 à 30 joursphase aiguë initiale: durée 8 à 10 semainestouche les sujets neufs, surtout les enfants en zone dendémie- signes locaux correspondant à la porte dentrée: oedème auniveau des muqueuses (signe de Ramana), chagome (aspectfuronculoïde et adénopathies satellites)- signes généraux: asthénie, anorexie, fièvre (1 à 2 mois), oedèmegénéralisé, adénopathies, hépato-splénomégalie, diarrhée etc...- signes localisés: signes cardiaques (tachycardie, anomalies ECG)ou neurologiques (convulsions surtout chez les très jeunesenfants)guérison clinique en 2 moisphase silencieuse ou indéterminée: le sujet reste porteur duparasite, asymptomatique, dure 10 à 20 ans, évolue dans 30 % descas vers la phase chronique
  32. 32. phase chronique: persistance du parasite endocellulaire (dans 30 % descas), les signes cliniques signent les localisations préférentielles duparasiteformes cardiaques: troubles du rythme, cardiomégalie, risque de mortsubiteformes digestives: méga-organes (oesophage et colon)neuropathies avec troubles moteurs et sensitifsrisque de réactivation chez les immunodéprimés => méningo-encéphaliteet cardiopathie aiguëmaladie congénitale => avortement spontané (10 % des casdavortement spontané au Chili et au Brésil) ou troubles graves à lanaissance souvent mortels
  33. 33. Signe de RamanaMéga côlon Cardiomégalie et aneurisme apical
  34. 34. DiagnosticDiagnostic direct:- mise en évidence du parasitephase aiguë: formes trypomastigotes dans le sang (frottismince, goutte épaisse, concentration)faible parasitémie => inoculation à lanimal, hémoculture surmilieu NNN, Xénodiagnostic de BRUMPT (nécessitelentretien de réduves au laboratoire, à manipuler avecprécautions car risque de contaminations)phase chronique: peu ou pas de parasite dans le sang ;Xénodiagnostic positif dans 50 % des cas-PCR et recherche dantigène circulantDiagnostic indirect: recherche danticorps IFI,agglutination,hémagglutination, ELISA, immunodiffusion, réactionsdimmunotransfertmais réactions croisées avec Leishmanies
  35. 35. Thérapeutique: chimiothérapie antiparasitaire, chirurgienombreuses molécules actives in vitro, mais difficultédatteindre les formes amastigotes endocellulaires ==>traitement long, guérison possibleProphylaxie:prophylaxie générale : R de P sauvage inaccessiblelutte contre les réduves: amélioration de lhabitat,utilisation dinsecticideséducation sanitairesurveillance des banques du sangprophylaxie individuelleen région rurale de transmission: ne pas coucher sur desbas flancs, utiliser une moustiquaire bien ferméese méfier des transfusions de sang completpas de chimioprophylaxie

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