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Trombinoscope "Chercheurs d’humanité"
Chercheurs de sens
(art, religion, philosophie, spiritualité)
21 - de 1960 à 1969
É. G. .18.02.2024
Jean-Guilhem Xerri
Né en 19??, biologiste, ancien interne des ‘Hôpitaux de Paris’
diplômé de ‘l’Institut Pasteur’ et de ‘l’École supérieure de commerce de
Paris’, aujourd’hui psychanalyste, coach et essayiste. A intégré dans sa
pratique la méditation.
Depuis longtemps engagé dans le milieu associatif : en 1995, rejoint
l’association ‘Aux captifs la libération’, fondée par le Père Patrick Giros, qui
rencontre et accompagne les personnes de la rue, et en assure la
présidence jusqu’en 2011. Ex-membre du ‘Conseil national des politiques
de lutte contre la pauvreté et l‘exclusion Sociale’.
« "Guérir parfois, soulager souvent, écouter toujours" : la devise de
Louis Pasteur, mon maître en biologie, pourrait être la mienne. »
« Mal-être, souffrances psychiques, sexualité en berne, dépen-
dance aux écrans, rapport démesuré au travail, perte de sens, solitude…
Ces manifestations pointent toutes vers la souffrance de notre âme. Or si
les psychothérapies et la pharmacologie sont précieuses, elles ne per-
mettent pas de la "guérir". Et pour cause, tous ces troubles ont leur origine
au plus profond de nous, au-delà de notre biologie et de notre mental. Ils
renvoient à des tensions intérieures que les plus grandes traditions spiri-
tuelles de l’humanité ont identifiées, explorées et accompagnées. Leur
soin relève non pas tant d’un traitement que d’une sagesse de vie. »
Swami Muktananda (de Rishikesh)
Né en 1960, moine hindouiste (swami) d’origine québécoise
francophone. Élevé dans une famille catholique fervente, se sent très tôt
attiré par la vie monastique. Rencontre brièvement Swâmi Chidânanda à
l'âge de 9 ans, mais commence réellement son cheminement avec lui à
l’âge de 20 ans. Après avoir étudié l'ingénierie et l'agroéconomie et dirigé
son entreprise pendant plusieurs années à Montréal, devient swami en
1999 et s'installe l'année suivante à l'ashram de Rishikesh, sur les bords du
Gange et au pied de l’Himalaya.
Swami Chidânanda l'encourage en 2002 à voyager en Occident
pour y transmettre son enseignement. Devient le représentant en Occident
de la Divine Life Society, fondée par Swami Sivananda en 1936, dont la
mission est la transformation de l'être humain pour l'amener à manifester
pleinement sa véritable nature, qui est divine. Transmet le message de la
connaissance de la non-dualité (upanishads, yoga, védanta) qui se situe au
point de rencontre universel de toutes les religions, au delà des différences.
« Swami Chidananda c’était un saint François d’Assise en chair et en
os, mais hindou. »
« Faire de sa vie l’espace pour la Vie, se connecter à sa vie
intérieure. Progresser dans l’attention à la nature, aux plantes, aux
animaux, aux autres, aimer son prochain comme soi-même. L’écologie de
l’intériorité fait grandir en soi la sagesse, la bonté, la patience. »
Jean-François Zygel
Né en 1960, musicien français. Deux arrière-grands-pères juifs polo-
nais étaient chanteurs de synagogue et improvisaient sur les textes religieux.
Premier prix du Concours international d'improvisation au piano de la Ville de
Lyon, pianiste à ‘l'Orchestre Philharmonique de Radio France’ entre 1985 et
1988. Pianiste improvisateur, critique musical, accompagnateur de musique
de films muets, compositeur et professeur d'improvisation au piano au ‘Con-
servatoire national supérieur de musique et de danse de Paris’.
Désireux d’"allumer un feu", comme disait Montaigne, mène un travail
d'initiation à la musique classique dans les médias radiophoniques et télévi-
suels, permet à ses auditeurs de se familiariser avec la musique classique
grâce à un humour et une légèreté captivante.
« Beethoven, Schubert et Mozart m'accompagnent dans la vie depuis
longtemps. Avec eux, on vit mieux : ils nous transmettent de la passion, de
l'intensité. »
« Vous savez, je suis juif, et il est très fréquent qu’un rabbin com-
mence une dracha (commentaire biblique) par une blague juive. L’amour des
mots, la musique, l’humour : ce sont trois éléments fondamentaux dans le
judaïsme. »
« Si je composais un opéra, ce serait certainement quelque chose sur
un drame personnel plutôt que sur un événement historique ou d’actualité.
Quelque chose qui montre la difficulté, voire l’impossibilité, du bonheur. Mais
s’il est impossible d’atteindre le bonheur, il nous reste cependant la possibi-
lité de nombreux moments d’extase, de plaisir, de découverte, d’élévation. »
Jean-Côme et Sophie Renaudin
J.-C. R., né en 1960. Au milieu de ses études d’ingénieur agricole,
prend une année sabbatique pour partir en Inde, vit alors le « premier grand
décentrage par rapport à [son] éducation, aussi bien sur le plan culturel que
religieux et spirituel. » En 1982, reçoit un appel fort vers la mystique juive.
Part à pied à Jérusalem, en 1985 : 11 mois de marche, sans argent, puis 3
mois à Jérusalem et dans ses environs. De 2008 à 2019, dirige le ‘Forum
104’, rue de Vaugirard à Paris.
Depuis 2000, fait un tour de France pour rencontrer des lieux et
personnes intéressés par les mutations sociétales, la quête interconviction-
nelle et le sens spirituel de cette mutation unique que vivent l’humanité et la
création.
Avec son épouse Sophie, s’investit parallèlement à ‘La Picotière’,
lieu d’accueil et de rencontres ouvert en 1996 à Villetrun, près de Vendôme
(Loir-et-Cher) : stages, conférences, ateliers, etc. Fait partie du réseau des
acteurs de la ‘Diversité spirituelle’.
« Toute la création, incluant les mondes minéral, végétal, animal et humain, est
une. Au-delà de cette unité horizontale, se vit une unité verticale : celle de l’unité entre
le monde visible et le monde invisible. Seule cette conscience de cette unité intrinsèque
peut permettre aujourd’hui le passage auquel nous sommes appelés. Le temps est
venu de vivre toute réalité, qu’elle soit politique, économique, écologique, religieuse,
sociale… dans cette perspective et cette conscience que tout est relié, comme un seul
corps. »
Denis Marquet
Né en 1964, philosophe, thérapeute et romancier français.
‘École normale supérieure’, agrégé de philosophie. Enseigne à l’univer-
sité de Paris XII et à Sciences Po Paris, tout en expérimentant la psych-
analyse et diverses écoles de psychothérapie. Auteur de 10 livres,
romans et essais de philosophie et de spiritualité.
En 1997, crée le premier cabinet de philosophe-thérapeute.
Cette pratique d’accompagnement philosophique à visée thérapeutique,
repose sur l’idée que les souffrances psychiques ont souvent pour
origine le fait que le sens de la vie n’est pas vécu, ni interrogé. Anime
des conférences sur les thèmes de la spiritualité et du développement
personnel au sein de l'association ‘Nouvelle Acropole’, au salon Zen ou
pour divers congrès. Il anime également des séminaires philosophiques
et des pèlerinages.
« Agir selon la nécessité intérieure de l’être que l’on est en vérité
renouvelle l’énergie, génère la force de l’enthousiasme et crée des
effets positifs dans le monde. (…) Le Christ enseigne l’acte spontané
juste. Et celui-ci n’est pas produit par ma volonté, mais par ma vérité. »
« Lorsque ma conscience est ouverte à mon prochain, à ce qu’il
ressent et à ses besoins, et simultanément ouverte à la source de tout
amour, alors l’amour me met en mouvement : il me prend aux entrailles
et me fait agir. Et cela constitue le seul acte véritablement libre. Dieu ne
peut demeurer en moi que s’il se donne à travers moi. »
Patrice Gourrier
Né en 1960, prêtre catholique français, psychologue clinicien, ex-
éditeur, écrivain, chroniqueur durant 11 ans dans l’émission de RMC
Les grandes gueules. Études de droit des affaires puis de psychologie,
ex-employé de banque à la Société Générale.
Suite à un grave accident opératoire, crée avec Jérôme
Desbouchages, infirmier en psychiatrie, le mouvement spirituel Talitha
Koum qui a pour objet la recherche de la paix intérieure à partir de la
tradition des pères du désert. Membre de l’ "Association pour le
développement de la Mindfulness" (pleine conscience), crée un site
Internet dédié à "la progression humaine et spirituelle par la méditation"
avec la nonne bouddhiste Gelongma Davina, autrefois connue pour ses
cours d'aérobic à la télévision. Coécrit un livre avec l’ex-star du porno
Brigitte Lahaie.
Après avoir pris la défense du trader Jérôme Kerviel, fonde à
Poitiers l’"Association Saint-Basile" qui prend en charge des jeunes
adultes victimes de burn-out, de dépression ou de vide existentiel.
« J'ai été ordonné pour le service de Dieu et des hommes ; il
n'était pas précisé pour le service de 4 % de catholiques pratiquants. »
../..
Patrice Gourrier, Mohammed Chirani,
Avraham Weill, Matthieu Ricard
Avec Mohammed Chirani (né en 1977, photo du haut), musulman,
consultant en politiques publiques, représentant de la nouvelle
génération désireuse de conjuguer islam et laïcité, spiritualité et action,
et avec le soutien de l’hebdomadaire La Vie, lance un appel interreligieux
au jeûne, à la prière et au partage contre la division et la violence. Ils
sont rejoints par le rabbin Avraham Weill (né en 1983, Grand rabbin de
Strasbourg, photo du milieu) et par le moine bouddhiste Matthieu Ricard (né
en 1946, photo du bas, voir fiche spécifique).
« Nous croyons qu’il y a un indispensable combat spirituel à mener
contre toutes les divisions, qu’elles soient collectives, comme le
terrorisme et le radicalisme, ou individuelles, au cœur même de notre
être. Les religions, dans le cadre de l’espace laïc, peuvent apporter ces
réponses particulières que sont le jeûne, la prière, le partage. Et ce, tous
ensemble, ceux qui croient au ciel (chrétiens, musulmans, juifs,
bouddhistes…), et ceux qui n’y croient pas.
Nous avons choisi le jeûne, la prière et le partage non seulement
parce que ce sont des pratiques communes aux religions, mais aussi
parce qu’elles peuvent unir tous les individus de bonne volonté. »
Antoine Guggenheim
Né en 1960, théologien et prêtre catholique. Ingénieur civil des
Mines, docteur en théologie. Directeur du Pôle de Recherche du
‘Collège des Bernardins’ depuis 2007. Directeur du troisième cycle de
la Faculté Notre-Dame, en charge du développement international et
des partenariats, conférencier. Année sabbatique en 2015 à Rome puis
à Shanghaï.
Avec Diane d’Audiffrey, engagée dans l’’Association des bran-
cardiers et infirmières de l’Île-de-France’, cofondateur de l‘association
non confessionnelle United Persons for Humanness (ou Up for
Humanness : Debout pour l’humanité !) dont le but d’« éclairer
l’humanité devant les questions que soulève la modernité ».
3 axes d’action : Chercher, pour prendre la mesure de la
complexité des enjeux : cultures et développement, génétique et
humanité, pluralité religieuse et société. Méditer, pour prendre du recul
et apprendre à rencontrer. Servir pour ancrer créativité et action dans
le réel. « Si on veut que nos politiques et nos pratiques aient du sens, il
est indispensable qu’elles prennent en compte tout l’humain, corps,
âme et esprit. »
Père Martin
Jean-Philippe Laplaud, né en 1960, moine au monastère (et
écosite sacré) de Saint-Michel du Var à Flaysoc depuis 1993,
conférencier. Ordonné prêtre en 1996, sacré en 2004 évêque de
l’Église Orthodoxe Française - ÉOF. L’ÉOF, une des résurgences de
l’orthodoxie dans son expression occidentale, sans reconnaissance
canonique, a été créée en 1975 pour témoigner d’une foi chrétienne
plus proche des origines, participer au dialogue interreligieux et à la
sauvegarde de la création.
« Feuille de route : Faire un bon usage de ses facultés.
Acquérir un autre mode de connaissance. Opérer une transformation
intérieure. Retrouver les qualités du féminin de l’être. Vivre une ascèse
écologique. »
« L’humanité est entrée dans une période cruciale. Un appel au
changement, même s’il est encore minoritaire, se fait clairement
entendre, appel à une "insurrection des consciences" selon le paysan-
philosophe Pierre Rabhi. (…) L’Église doit offrir une parole audible non
seulement "dans ses murs", mais surtout "hors ses murs", au cœur du
monde, pour accompagner, donner du sens et finalement tempérer les
grandes contractions qui empoignent toutes les matières créées. »
David Hertz
Né en 19??, Suisse, économiste de l’Université de Genève et
Master coach, consultant, accompagnateur professionnel et formateur.
S’intéresse au chamanisme, “une voie universelle d’évolution, de
conscience, d’équilibre et de guérison, un art de vivre en harmonie avec
les mondes qui nous entourent ”.
S’est spécialisé dans l’usage de l’intuition au service de
l’efficience, se consacre au développement de l’esprit et à l’éveil de
conscience. Directeur du cabinet de conseil et de formation Wakan -
Spirit in business
« L'intuition se manifeste quand “je sais” sans pouvoir expliquer
rationnellement ce que je sais. Je n'ai pas de preuve, pas d'explication, je
sais, c'est tout. Chacun de nous a vécu, vit et vivra cette expérience, car
ce savoir inconscient est dans l'être et non dans le faire. Ce sont des
connaissances enfouies au plus profond de nous. Nous n'en connais-
sons pas vraiment la profondeur et, par ce fait, nous l'ignorons.
L’intuition, notre savoir profond, est l’une de nos capacités insoup-
çonnées. Elle amène clarté dans les décisions, efficience, performance,
gain de temps, équilibre et bien-être. »
Pierre Jovanovic
Né en 1960, journaliste au Matin de Paris puis au Quotidien de
Paris, essayiste, écrivain et conférencier français d'origine serbe.
Depuis 2008, tient un blog consacré en grande partie à l'analyse
de la situation financière internationale.
Lors d’un reportage à San Francisco en janvier 1988, alors qu’il
se trouve dans une voiture, se jette soudain sur la gauche, sans
raison apparente, une fraction de seconde avant qu’une balle ne
pulvérise son pare-brise.
En discutant avec ses confrères, découvre d’autres histoires
étranges similaires.
Après 5 ans d’enquête et 9 mois de rédaction, publie en 1993 le
best-seller Enquête sur l'existence des anges gardiens, très
documenté et plein d’humour.
../..
Pierre Jovanovic
Examine les apparitions d’anges, stigmates, visions, miracles,
bilocations, lévitations et cas d’incorruptibilité chez les grands
mystiques chrétiens* et les compare à celles des near death
experiences.
« Il nous est impossible de nier l’expérience vécues par des
millions de personnes sous prétexte que nous ne pouvons pas
l’expliquer matériellement et scientifiquement (…) »
« Les anges ne sont-ils pas le dénominateur commun des
grandes religions ? On les trouve aussi bien dans l’Ancien Testament
que dans le Nouveau, dans la Torah, dans le Coran et chez les Hindous
qui les appellent "les brillants", les Devas ».
* Ste Cécile, Jeanne d’Arc, Thérèse d’Avila, Catherine de Sienne, Hildegard von
Bingen (photo 1) , Marie-Madeline de Pazzi, Anne-Catherine Emmerich, curé
d’Ars, Georgette Faniel, Gemma Galgani, Thérèse Neumann, Hélène Kowalska,
Padre Pio (photo 2), Marguerite-Marie Alacoque, Angela de Foligno, Gerthrude
d’Hefta, Jacinta Marto, Catherine Labouré, Marie d’Agreda, Hélène Kowalska,
Marthe Robin (photo 3) , Katsuko Sasagawa, etc.
Éric-Emmanuel Schmitt
Né en 1960, Normalien, agrégé de philosophie, dramaturge,
nouvelliste, romancier et réalisateur français, puis belge.
En février 1989, lors d’une expédition au Sahara, connaît une
expérience mystique : le sentiment de l’absolu se révèle à lui.
Les récits de son Cycle de l'Invisible sont Milarepa (bouddhisme),
Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran (soufisme), Oscar et la Dame
rose (christianisme), L'Enfant de Noé (judaïsme), Le Sumo qui ne pouvait
pas grossir (bouddhisme zen), Les Dix Enfants que madame Ming n'a
jamais eus (confucianisme), Madame Pylinska et le secret de Chopin
(musique), Félix et la source invisible (animisme).
Écrit pour des causes humanitaires (Amnesty international, Secours
populaire).
« Les questions les plus intéressantes restent des questions. Elles
enveloppent un mystère. À chaque réponse, on doit joindre un "peut-
être". Il n'y a que les questions sans intérêt qui ont une réponse
définitive ».
« Toute haine est sans doute de l'amour déçu. » ../..
Éric-Emmanuel Schmitt
« J’habitais le mystère de la condition humaine avec angoisse.
Aujourd’hui, je l’habite avec confiance. »
« Notre vie est façonnée par les étonnements. Une vie d’adulte
consiste à structurer les étonnements de l’enfance et à leur donner
une suite (…) L’adolescence est un âge fondateur, car c’est l’âge du
manque ». »
« Face au questionnement sur l’existence de Dieu se présen-
tent trois types d’individus honnêtes : le croyant qui dit “Je ne sais
pas, mais je crois que oui”, l’athée qui dit “Je ne sais pas, mais je
crois que non”, l’indifférent qui dit “Je ne sais pas et je m’en moque”.
L’escroquerie commence chez celui qui clame “Je sais !” (…)
En notre siècle où, comme jadis, on tue au nom de Dieu, il
importe de ne pas amalgamer les croyants et les imposteurs : les
amis de Dieu sont ceux qui Le cherchent, pas ceux qui parlent à Sa
place en prétendant L’avoir trouvé. (…)
Nous devons reconnaître et cultiver notre ignorance.
L’humanisme pacifique coûte ce prix-là. Ce ne sera qu’au nom de
l’ignorance partagée que nous tolérerons les croyances qui nous
séparent. »
Éric-Emmanuel Schmitt
« Une rencontre, c'est quelque chose de décisif, une porte,
une fracture, un instant qui marque le temps et crée un avant et un
après. »
« Un homme est fait de choix et de circonstances. Personne n'a
de pouvoir sur les circonstances, mais chacun en a sur ses choix. »
« Douter et croire sont la même chose. Seule l'indifférence est
athée. »
« Les fanatiques écrasent leurs doutes en sur-affirmant leur
foi. »
« Se méfier de deux assassins : la nostalgie, l’espoir. Ils tuent le
présent. »
« Il en est du bonheur comme du pardon. On le décrète pour la
faire exister. »
« Parce qu’il a vécu, désiré, aimé, joui, pleuré, gagné, échoué,
regretté, espéré, désespéré, le bonheur sait le prix des personnes, la
fragilité de la vie, le privilège luxueux d’exister, l’ivresse d’être là, de
ressentir des émotion, d’épouser le monde et de percevoir sa beauté.
Le vrai bonheur affiche sa maturité; son visage comporte mille
rides et cent cicatrices. Il n’y a d’heureux qu’un ancien malheureux. »
Stéphane Lavignotte
Né en 1960, études de sciences politiques, journaliste (TC,
Réforme), militant politique (Chiche !,Verts, ÉcoRev, Vélorution), puis
études de théologie.
Depuis 2006, pasteur de la ‘Maison Verte’, dans le 18ème
arrondissement de Paris, sous la houlette de la ‘Mission populaire
évangélique’. Y alternent vie spirituelle, vie culturelle, solidarité sociale
(luttes contre le racisme, pour les droits des travailleurs immigrés, les
sans papiers) et écologie. Bénit des unions homosexuelles.
« Être pasteur, c’est être engagé comme croyant dans le monde
pour défendre les minorités, les exploités, les parias. (…)
La vraie radicalité se trouve peut-être dans l’ordre du quotidien,
de la simplicité. (…)
Face aux situations d’urgence que je rencontre dans mon
quotidien, je ne dois pas oublier l’importance du temps long, de la
profondeur. »
Ghaleb Bencheikh
Né en 1960 en Arabie saoudite, docteur en sciences et physicien
franco-algérien.
Également de formation philosophique et théologique, anime
l'émission Islam dans le cadre des émissions religieuses diffusées sur
‘France 2’ le dimanche matin.
Préside la ‘Conférence mondiale des religions pour la paix’, ce
qui l'amène à de nombreuses interventions en France et à l'étranger.
Membre du comité de parrainage de la ‘Coordination française pour
une éducation à la non-violence et à la paix’.
« Aujourd’hui, la réponse à cette guerre ne consiste pas à dire
que l’islam n’est pas cela. Car c’est bien au nom d’une certaine
lecture de l’islam que ces actes sont commis. Non, la réponse
consiste à reconnaître et affirmer l’historicité et l’inapplicabilité d’un
certain nombre de textes que contient la tradition musulmane. Et à en
tirer les conclusions. »
Pétition signée par des intellectuels musulmans dont Fehti Benslama et Ghaleb
Bencheich en janvier 2015
Didier van Cauwelaert
Né en 1960, après un arrêt du cœur à la naissance. Écrivain
français issu d'une famille d'origine belge. Son père, infirme en fauteuil
roulant, décide de ne pas se suicider et de rester (parce que son fils
Didier est publié à l'âge de 8 ans), est sauvé par la chirurgie et
redevient valide. Auteur d'une vingtaine de romans, de plusieurs
pièces de théâtre et de spectacles musicaux. Prix Goncourt en 1994
pour Un aller simple, prix du Théâtre de l'Académie française pour
L'astronome (1983).
Ses ouvrages pour la plupart abordent la construction ou la
reconstruction de gens en difficulté, en souffrance. A participé à de
nombreuses expériences avec des chercheurs renommés sur les
états modifiés de conscience et les pouvoirs de la pensée. Affirme la
possibilité de communication avec les personnes décédées et
l’existence d'une vie après la mort.
« La France est devenue ce pays de matérialisme obtus, qui a
fabriqué l'adjectif "cartésien" alors même que Descartes a écrit sur le
chamanisme, l'interprétation des rêves et les forces invisibles. »
« Ma spiritualité est autant titillée par un livre de botanique
que par un passage de la Bible, de la Bhagavad-Gîtâ, du Livre des
morts tibétain ou des travaux d'Einstein. »
Corine Sombrun
Née en 1961, ethnomusicienne française, musicologue,
compositrice. Rencontre à Londres un chamane péruvien, a ses
premières expériences du voyage chamanique au Pérou où elle apprend
qu’elle a le don de chamane. Pour transcender un deuil amoureux, fait
un reportage sur les traditions chamaniques en Mongolie. Pendant 8
ans, retourne en Mongolie pour suivre l'enseignement d'Enkhetuya (photo),
une chamane tsaatan. En 2005 au Nouveau-Mexique, rencontre Harlyn
Geronimo, medicine man. Capte des informations sur de l’eau.
Collabore depuis 2006 avec Pierre Etevenon, docteur ès-sciences,
directeur de recherches honoraire à l‘’INSERM’, qui a notamment étudié
les effets des états modifiés de conscience (EMC) sur les tracés
d’électroencéphalographie, et avec le français Pierre Flor-Henry,
neuropsychiatre et chercheur à l'Alberta Hospital d'Edmonton (Canada).
Ils étudient le potentiel du cerveau dans le domaine de l’intuition :
l’intelligence perceptive.
« L’être humain du futur se développera aussi dans le perceptuel,
et pas seulement dans l’intellectuel. Nous avons un potentiel que nous
ignorons, nous devons reprendre le contrôle de toutes les capacités de
notre cerveau. »
Élisabeth Parmentier
Française née en 1961, pasteur de l‘’Église luthérienne
d'Alsace-Lorraine’ et professeur de théologie pratique à la ‘Faculté de
théologie protestante’ de l'Université de Strasbourg.
Présente notamment les principaux modèles d'interprétation
biblique : traditionnel (la proclamation ecclésiale), historico-critique ( la
quête de l'auteur et du texte dans son contexte), structuraliste
/sémiotique (le texte tel qu'il se présente) , féministe (le parti pris en
faveur du lecteur), narratif (le processus de communication entre
texte et lecteurs).
« Croire, c’est croire que Quelqu’un dira quelque chose sur ma
vie que je ne peux pas dire moi-même. »
« L’engagement, c’est ce qui est mis sur ma route. »
« La vérité est un diamant, mais un diamant a beaucoup de
facettes… »
../..
Élisabeth Parmentier
« Bien que je sois théologienne et que les résultats de
l'exégèse me passionnent, en tant que croyante je ne me
soucie ni des détails et vraisemblances des témoignages, ni
des traces du Jésus historique et de la distinction entre les
"vraies" paroles de Jésus et les ajouts de la communauté des
croyants !
Pour moi l'essentiel, en ce qui concerne le témoignage des
évangiles sur Jésus-Christ, est ce "jamais vu" qui traverse les
textes et confère une étrange polyphonie au témoignage : en
Jésus, Dieu est passé, presque incognito. »
Frédéric Rognon
Français né en 1961, docteur en ethnologie, ami de l’Arche de
Lanza del Vasto, professeur de philosophie des religions à la
‘Faculté de Théologie protestante’ de l’université de Strasbourg
depuis 2007.
Membre du ‘Centre de Sociologie des Religions et d'Ethique
Sociale’ (CSRES), membre du groupe "Religion and Conflict" du
réseau TRES (Teaching Religion in European Society) des Facultés
de théologie européennes.
Face à la pluralité des religions, présente quatre options possibles :
1 - L’exclusivisme consiste à prétendre posséder seul toute la vérité,
les autres religions étant des erreurs, des idolâtries, voire des
expressions diaboliques.
2 - L’inclusivisme consiste à considérer que ma propre religion inclut
les autres traditions religieuses, c'est-à-dire qu’elle les englobe et les
accomplit.
../..
Frédéric Rognon
3 - Le relativisme consiste à affirmer que toute religion exprime une
part de vérité, mais qu’aucune ne détient la vérité entière et absolue.
5 métaphores : la montagne, les fleuves, l’arc-en-ciel, les planètes,
le langage.
4 - La posture apophatique (du grec "dire non") consiste à admettre
qu’on ne peut rien dire sur Dieu et sur la Vérité. Il ne s’agit pas
d’agnosticisme, mais d’une approche qui reconnaît que le mystère
divin dépasse toujours le langage humain.
« Nous sommes donc maintenant invités à effectuer une
révolution copernicienne : passer d’une perception religieuse
centrée sur elle-même, où le point fixe est donné par notre propre
tradition, à une vision dont le centre échappe à toutes les traditions
pour ne se trouver qu’en Dieu, équivalent du soleil dans le système
de Copernic et de Galilée. La révolution consiste à passer du
christianocentrisme à un théocentrisme. »
Marc Vella
Né en 1961, pianiste et compositeur français. 1er prix de composition
à Rome en 1999 (Torneo Internazionale di Musica). Parcourt depuis plus
de 15 ans notre planète à la rencontre des hommes et des musiques du
monde. En avril 2002, traverse le Sahara occidental en autobus, avec son
piano à queue.
Concepteur de ‘la Caravane amoureuse’, emmène avec lui, en avril
2004, 30 personnes dans 3 bus pour partager, sourire et chanter le désir
du monde, mettre à l’honneur, par le film documentaire, les femmes et les
hommes qui s’engagent pour que notre monde aille vers plus de paix, de
solidarité et de conscience.
« Seules la compassion et la bienveillance permettent le miracle de la
transformation. Mettre de la tendresse sur nos blessures, c’est bâtir
l’amour. »
« La grande aventure de la vie, c'est de rendre belles les fausses
notes ».
« Qui n’a pas été maladroit, défaillant ? N’a pas été blessé, offensé ?
Qui, parfois, n’a pas manqué de discernement ? Et si toutes ces fausses
notes de la vie étaient une chance ? Et si elles étaient notre plus grande
aventure donnant un sens à notre existence ? La perfection, c'est de
l'imperfection qui s'aime et se donne, qui s'aime et qui sème ».
Samuel Rouvillois
Né en 1961, philosophe et théologien français. Docteur en
philosophie, rejoint à 21ans la ‘Communauté de Saint Jean’. Expert
auprès du ‘Centre des Jeunes Dirigeants’ (CJD), de ‘l’Association pour
le Progrès du Management’ (APM), et de grandes entreprises.
Accompagne le ‘Club E-Reflexion’ dans sa réflexion sur le thème
d’une "Économie à Finalité Humaine". Cofondateur de l’association
‘Handihope’ pour une intégration humaine de la personne handicapée
dans l’entreprise. Ex-délégué épiscopal à la culture du diocèse
d’Avignon, est à l’initiative du ‘Parvis d’Avignon’, un lieu de dialogue
entre l’Église et le monde de la culture.
« Nous avons tellement bien optimisé l’efficacité que nous n’avons
plus l’objectif de faire autre chose. Nous sommes pris dans un
gigantesque système de moyens matériels qui n’est plus au service des
fins profondes de l’homme. L’optimisation des moyens s’est mise à
manger l’essentiel des énergies personnelles et collectives. Nous
n’avons plus le temps de réfléchir à la finalité, ni d’asservir nos moyens à
une finalité.
Ce système ne peut pas être renversé par une révolution à la mode
de 1989 ou 1917, mais il peut être contré par une logique de résistance,
comme en pays occupé, des réseaux humains qui se servent d’ailleurs
des outils actuels. » ../..
Samuel Rouvillois
« Ou bien nous apprenons à être humains ensemble, ou alors
nous ne survivrons pas. L’homme est un mélange de lumière et
d’ombre, il est à la fois généreux et mesquin. La démarche spirituelle,
c’est l’apprentissage permanent de l’humanité. Arrêtons de nous
battre pour une société idéale (les deux abominations du nazisme et
du communisme - dont le matérialisme chinois est une variante -
reposaient sur cette base), et demandons-nous simplement quelle est
la part de nous mêmes que nous voulons cultiver. »
« L’hyperviolence, c’est d’être manipulé en permanence pour
des besoins ou désirs qui ne sont pas au service de la personne
humaine et de ne pas être en mesure d’identifier cette manipulation.
S’en défaire réclame des combats psychiques, spirituels et politiques
qui sont aujourd’hui une autre forme de la survie. »
« Pour faire face, nous avons besoin à la fois de souplesse
(l’adaptabilité humaine) et de colonne vertébrale (l’identité et l’inté-
riorité). C’est un niveau d’exigence très élevé. »
« Sur la base de la perfection et de la force, la machine est plus
performante que l’homme. Notre atout essentiel, c’est la fragilité.
Notre vocation, c’est l’invention et la créativité à l’intérieur de la
fragilité, une démarche qui est toujours en déséquilibre parce qu’elle
suppose l’altérité. »
Olivier Clerc
Né en 1961, écrivain, formateur et conférencier franco-suisse.
Travaille et publie sur des thèmes touchant à la spiritualité et au développe-
ment personnel et collectif : sur les rêves, l’éducation, la violence, la
médecine, et sur le pardon après sa rencontre avec Don Miguel Ruiz.
Créateur avec sa femme Annabelle des ‘Journées du pardon’.
En 2015, crée l‘’Association Pardon International’ pour favoriser l'étude et la
pratique du pardon, et en particulier le développement des ‘Cercles de
Pardon’.
Anime des formations, conférences et webinaires sur le pardon en
anglais et en français, en France et à l'international.
Initiateur de la journée internationale du pardon (18 septembre).
« Le grand chantier du XXIème siècle, c’est de faire les mêmes progrès
pour la guérison du cœur que pour la guérison du corps. »
« On croit souvent que c'est la personne qui nous a blessé qui a le
pouvoir de nous guérir, alors que c'est nous qui avons ce pouvoir ! (…) Le
pardon est un chemin de guérison, mais il n’empêche pas la justice, la
fermeté, le bon sens, le discernement. » ../..
Olivier Clerc
« Considérez le diable comme votre projection la plus
négative, et Dieu comme la plus positive. Nous faisons tous des
projections, même les plus "conscients" ou les plus "éveillés"
d’entre nous : la seule différence est que certains sont justement
plus "conscients" que ce sont des projections. (…)
Même si vous ne croyez pas au diable et à Dieu – et, sous
les représentations simplistes qu’en véhicule la religion, c’est aussi
mon cas –, vous considérez probablement que certaines formes
extérieures majeures vous influencent (voire que vous en êtes la
victime), que celles-ci soient positives ou négatives. On leur donne
de nombreux noms différents : la chance ou la malchance, les
destin, le hasard, "les autres", la vie, la nature, les circonstances,
l’hérédité, les gênes… ou, pourquoi pas, le gouvernement, le
système, les multinationales, etc., que certains n’hésitent pas à
diaboliser. (…) Prenez donc le temps d’identifier les forces
impersonnelles ou transpersonnelles auxquelles vous donnez un
certain pouvoir, celles-là même que vous incriminez ensuite quand
les choses vous échappent ou ne se déroulent pas comme prévu. »
André Tarassi
Français né en 1961. Étudié le journalisme et la télévision aux
États-Unis. Chercheur indépendant, étudie les nouvelles spiritualités
depuis 25 ans.
Fondateur du ‘Centre d'Information et de Conseil des Nouvelles
Spiritualités’ (CICNS). Le CICNS agit en direction des pouvoirs publics,
des médias et de la société civile, afin de restaurer un débat équilibré sur
la place des minorités spirituelles persécutées par une politique de lutte
contre les dérives sectaires menée parfois sans objectivité en France
depuis une trentaine d’années.
Lors de ‟dérapages”, l’UNADFI, la MIVILUDES ou Jean-Pierre Van
Geirt ont ainsi accusé de sectarisme l’Arche de Lanza del Vasto, les
écoles Steiner, Terre du Ciel, Kokopelli, les salons bio, etc.
Photo du bas : Jeanine Tavernier, Présidente de l’UNADFI (Union nationale des
associations de défense de la famille et de l’individu victimes de sectes) de 1993 à
2001. En a démissionné car elle refusait que la lutte contre les sectes tourne en
chasse aux sorcières et devienne elle-même un vecteur de sectarisme.
Jacques Arnould
Né en 1961, ingénieur agronome, docteur en histoire des
sciences et en théologie, ex-dominicain, philosophe.
Chargé de mission sur la dimension éthique, sociale et culturelle
des activités spatiales au ‘Centre National d’Études Spatiales’ (CNES).
Homme de laboratoire, se situe dans la ligne de Pierre Teilhard de
Chardin.
S’intéresse aux relations entre sciences, cultures et religions, avec
un intérêt particulier pour deux thèmes : celui du vivant et de son
évolution, celui de l'espace et de sa conquête.
« L’éthique, c’est donner aux gens l’occasion de réfléchir à ce
qu’il font. Moi, je n’ai pas la solution, je suis là pour susciter les
questions. »
« Non pas Dieu ou Darwin, mais Dieu et Darwin. »
« La science comme la foi sont en chemin. Le Dieu créateur est
un mystère, mais la part de mystère, il faut la garder. »
Frédéric Boyer
Anne Dufourmantelle
F. B., écrivain français né en 1961. ‘École normale supérieure’,
docteur en littérature comparée. Coordonne le chantier La Bible Nouvelle
Traduction avec de nombreux écrivains contemporains (Bayard, 2001).
Auteur de romans, essais, poèmes et traductions.
Sa compagne Anne Dufourmantelle (1964-2017), philosophe,
psychanalyste et écrivaine, se noie sur la Côte d’Azur en essayant de
porter secours à des enfants qui étaient allés se baigner alors qu’il y
avait un très fort vent et des vagues.
« L’espoir vise une réalité déterminée. Seule l’espérance affronte
l’expérience du vide, du rien, de la précarité absolue, celle qu’incarne
dans le texte biblique le personnage de Job. Ce que la figure de Job
vient rappeler, c’est la signification radicale de toute souffrance, de
chaque injustice. Non pas précisément sa justification mais bien sa
révélation. (…)
L’espérance n’est pas non plus une fuite. C’est plutôt une
manière d’avancer, d’assumer la douleur. Il n’est pas question d’oublier,
mais plutôt d’apprendre à vivre avec la cicatrice de la perte. L’espérance,
c’est cette question posée à l’abandon et à la détresse. F. B.
« Risquer sa vie est l’une des plus belles expressions de la
langue française.» A. D.
Aïda Abida
Née en 1961 ? en Algérie, émigre enfant en France suite à un
regroupement familial. Baccalauréat en France, retourne en Algérie
poursuivre des études universitaires. Victime et témoin de violences
familiales et du terrorisme algérien des années 1990, y est professeure
de français et journaliste à Algérie Actualité et el Watan. Quitte Alger en
1994, chargée de projet et formatrice en Belgique et en France. Suit une
formation en sciences islamiques à l’université de Louvain-la-Neuve en
Belgique et poursuit à ce jour des études en arabe coranique.
Suite aux attentats de 2015 en France et en Belgique, se décide à
témoigner, dans La non-violence dans l’Islam, de sa foi de musulmane
souillée par les tenants des crimes au nom d’Allah. En réaction à ces
atrocités, met en lumière, par ses choix de vie et ses recherches dans
les sciences islamiques, le creuset d’une authentique tradition islamique
de la non-violence. Présente trois acteurs méconnus de cette non-
violence islamique en Turquie, au Pakistan, en Syrie.
« Les valeurs de paix et de fraternité sont dans les fondements de
l’islam, comme la justice, la solidarité et le respect de la vie humaine et
du vivant en général. »
* Seule ombre au tableau : ce livre généreux (publié pour la première fois en 2016 aux
éditions Kouna) a été réédité par un éditeur marseillais, Salim Laibi, directeur des Éditions Fiat
Lux, qui édite des auteurs complotistes et négationnistes.
Bernard Werber
Né en 1961, écrivain, romancier, réalisateur, peintre et journaliste
français. Sa célèbre trilogie Les fourmis s’étale de 1991 à 1994. Son
œuvre, traduite dans une trentaine de langues, fait se rencontrer
spiritualité, science-fiction, polar, biologie, mythologie, etc. Qualifie
parfois son style de « philosophie-fiction ».
À la suite de la publication de L'Arbre des possibles, lance le site
web du même nom, un « projet pour rechercher ou imaginer les futurs
possibles de l’humanité ». Membre d'honneur de ‘l'Institut de recherche
sur les expériences extraordinaires’ (INREES), association ayant pour
vocation la sensibilisation des professionnels en santé mentale, des
médecins et des soignants en général, aux expériences extraordinaires
ou inhabituelles.
« Il est temps de sortir des clivages bipolaires habituels avec un
monde officiel et un monde irrationnel. Il y a des faits, il y a des événe-
ments et il importe d’en parler normalement sans passion, ni exclusion
systématique. Le monde n’est pas dans une simple dichotomie "J’y crois
- J’y crois pas". Il y a la place pour une troisième voie qu’on pourrait
résumer à une phrase : "Je ne peux pas encore l’expliquer mais ça ne
m’empêche d’y réfléchir et de voir si cela ne pourrait pas avoir une
utilité". »
Olivier Chambon
Né en 1962, médecin psychiatre et psychothérapeute français.
Dès 1993, participe à la création, à l’’université Claude Bernard’ à Lyon,
du premier diplôme universitaire de psychothérapie intégrative.
S’intéresse à l’EMDR (eye movement desensitization and
reprocessing ou "mouvement des yeux, désensibilisation et retraite-
ment de l’information"), à l’hypnose, à la psychologie transpersonnelle.
Découvre, via les travaux du psychiatre tchèque Stanislav Grof (né en
1931), les états modifiés de conscience. Se passionne alors pour la
médecine psychédélique – interdite en France – qui utilise des
psychotropes pour leurs propriétés hallucinogènes*, rencontre des
chamans, experts des états modifiés de conscience. S’intéresse à la
physique quantique.
Affirme que le psilocibe et l’amanite-tue-mouche, présents dans
les rites chamaniques, semblent avoir joué un rôle très important dans
l’apparition des religions.
* Distingue les drogues (cocaïne, héroïne, alcool, nicotine, amphétamines) qui créent un
rapport de dépendance corporelle compulsive, et les psychédéliques (LSD, MDMA ou Ecstasy,
Psilocibine, Ayahusca, Ibogaïne, etc.), ni toxiques, ni sources d’addiction, aussi appelées
enthéogènes (libérant ou exprimant un sentiment divin - au sens de réalité spirituelle - à
l’intérieur de soi) parce qu’ils ouvrent à des états modifiés de conscience ou expériences
spirituelles. Les recherches menées depuis le début du 20ème siècle ne permettent pas, dit-il, de
les distinguer fondamentalement des expériences mystiques.
Nassim Haramein
Né en 1962 en Suisse, chercheur et physicien. Installé aux États-
Unis.
N'a que 9 ans quand il commence à asseoir les fondements d'une
théorie de la matière et de l'énergie unifiée et hyperdimensionnelle. Plus
tard, baptise sa théorie la "théorie de l'univers holofractographique".
Rejeté du parcours officiel des investigations cosmologiques il y a
25 ans, parce qu'il a émis l'hypothèse qu'il y a un trou noir au centre de
chaque galaxie, et au centre de chaque étoile. Présenté par ses adeptes
comme un génie ignoré par la communauté scientifique,
S'intéresse à la nature de la réalité et au fonctionnement de
l'univers. Mène des recherches sur la géométrie fondamentale de
l'hyperespace, ce qui l’amène à étudier des domaines aussi variés que la
physique théorique, la cosmologie, la mécanique quantique, la biologie,
la chimie, l'anthropologie et les civilisations anciennes.
Sa théorie du champ unifié vient bouleverser notre compréhen-
sion de la physique et de la conscience.
../..
Nassim Haramein
En 2004, fonde la ’Fondation Projet Résonance’. Dirige des
équipes de physiciens, mathématiciens et ingénieurs, et explore les
principes d'unification et leurs implications dans notre monde et pour les
générations futures.
Dans son livre La gravité quantique et la masse holographique,
donne le rayon de charge du proton avec une précision bien plus grande
que toutes celles issues d’autres théories.
La matière noire n’existe pas (rejoint dans cette idée Jean-Pierre
Petit qui l’avait également annoncé dans le cadre de sa théorie sur les
univers gémellaires) : c’est une commodité inventée par la communauté
scientifique par déficience d’explication. Les 95% de matière manquante
de l’Univers s’expliquent par l’incomplétude des équations d’Einstein, qui
ne prennent pas en compte la torsion de l’espace-temps.
« La matière n'est constituée quasiment que de vide, mais cette
structure du vide est en réalité pleine d'énergie, et relie toutes les
particules de l'univers entre elles. Cette structure du vide était connue de
nombreuses anciennes civilisations, elle pourrait permettre de
développer de nombreuses technologies d'évolution et d'ascension à
l'avenir. »
Frédéric Lenoir
Né en 1962, philosophe français, sociologue et historien des
religions, écrivain, romancier, auteur d’une quarantaine de livres.
Pendant 3 ans frère de la Communauté Saint-Jean.
Docteur de l’’École des Hautes Études en Sciences Sociales'
(EHESS), ex-directeur du magazine Le Monde des religions, anima-
teur sur ‘France Culture’ de l’émission ‘Les racines du ciel’. Engagé
dans la cause écologique.
Sa Fondation SEVE (‘Savoir Être et Vivre Ensemble’) a pour
mission de former des animateurs et des formateurs d’ateliers de
philosophie et de méditation dans les écoles, mais aussi soutenir,
faire connaitre et accompagner les projets qui préparent les enfants
et les jeunes à devenir des humains et des citoyens confiants, actifs,
responsables et respectueux du vivant.
« Je suis un peu au carrefour de la philosophie, de la psychologie et
de la spiritualité. Mes références, ce sont Jung, Freud, mais aussi
Socrate, Spinoza, et Jésus et Bouddha ! »
../..
Frédéric Lenoir
« Je fais une synthèse de tous les grands penseurs et sages de
l'humanité, qui se posent la question de comment vivre bien (…) La
spiritualité engage la personne pour s’améliorer et débouche sur une
meilleure relation avec les autres »
« Qui sont ces maîtres de vie, ces sages, ces mystiques qui ont
façonné l’aventure spirituelle de l’humanité ? Quels sont les grands
textes qu’ils ont écrits ou suscités, quelles sont les sources de leur
inspiration ? Du Bouddha à Thérèse d’Avila, de Sénèque à Gandhi,
d’Ibn’Arabi à Simone Weil, des sages égyptiens aux lamas tibétains
contemporains, des maîtres du hassidisme aux gurus de l’Inde
moderne. »
« Comment les Chrétiens des premiers siècles ont-ils progres-
sivement été amenés à affirmer la divinité de Jésus alors que lui-même
ne s’est jamais identifié à Dieu ? Comment, à l’issue de débats
passionnés, furent élaborés les dogmes de la Sainte Trinité et de
l’Incarnation ? Quels autres regards ont été rejetés comme ‟hérétiques”
lors de ces virulentes joutes théologiques qui ont couté la vie à
certains ? Quel a été le rôle du pouvoir politique dans l’élaboration du
credo chrétien à partir du 4ème siècle et de la conversion de l’empe-
reur Constantin ? »
Frédéric Lenoir
Anime des ateliers philo auprès de centaines d’enfants à travers le
monde francophone. Fait précéder les ateliers d’une courte méditation, ou
pratique de l’attention, qui permet à chacun de retrouver sa réceptivité
sensorielle et d’être présent dans l’instant.
« Pourquoi attendre la classe de terminale pour aborder le question-
nement des thèmes existentiels : l’amour, le respect, le bonheur, le sens de
la vie, les émotions, etc. ? Ces ateliers philosophiques montrent une
étonnante capacité des enfants de 6 à 10 ans à penser. Au-delà des
concepts, ils y apprennent les règles du débat d’idées et développent leur
discernement et une réflexion personnelle. »
Règles des ateliers :
1- Aménager un espace qui favorise la discussion entre les enfants. 2 - Demander
l’opinion des enfants sur la philosophie. 3 - Dire clairement aux enfants les règles. 4-
Choisir une entrée en matière qui favorise le débat. 5 - Donner le moins possible son
propre point de vue personnel mais apporter un éclairage notionnel. 6 - S’appuyer sur
les réponses des enfants pour lancer ou relancer le débat. 7- Recadrer le débat si
nécessaire. 8 - Donner la parole aux enfants qui ne parlent pas. 9.-Synthétiser les
réponses et reformuler. 10 - Garder une trace écrite des ateliers
Constantin Sigov
Né en 1962, philosophe et éditeur ukrainien, francophone. Fonde
en 1992 le laboratoire franco-ukrainien et le Centre Européen de
l’Université Mohyla à Kiev. Contribue au Vocabulaire européen des
philosophies (2004) et fonde à Kiev la maison d’édition Duh i litera
(‘L’Esprit et la lettre’), qui a publié des traductions ukrainiennes de
grands penseurs comme Montaigne, Descartes, Pascal, Paul Ricoeur,
Emmanuel Levinas et François Furet. Ami de Paul Ricoeur et de
Charles Taylor, les accueille à l’Université de Kiev.
En 2014, soutient la Révolution du Maïdan, dont il est une grande
voix. Son œuvre personnelle de penseur, qui occupe une place majeure
dans le monde slave, rencontre un vif écho international.
« Notre peuple résiste au projet de reconstitution de l’Union
soviétique. (…) Deux considérations anthropologiques fondamentales
ont motivé notre construction après 1991 : pouvoir ne plus avoir peur de
la violence et avoir le droit de dire la vérité. (…) Poutine mène une
guerre non seulement contre l’Ukraine, mais aussi contre la culture
européenne et contre la démocratie. Il cherche à détruire l’ethos
européen qui concurrence sa vision du monde. »
« C’est à travers chacun de nous que la vie s’oppose à l’inhu-
main. La seule manière de lutter contre la barbarie, c’est d’être encore
plus humains. »
José Gabriel Funes
Né en 1963, prêtre jésuite argentin et astronome. Master en
astronomie de l’université de Córdoba (Argentine), études de théologie à
l’université grégorienne de Rome. Doctorat en astronomie à l’université
de Padoue (Italie) en l’an 2000. Directeur de l’observatoire astronomique
du Vatican (Specola vaticana à Castelgandolfo*) de 2006 à 2015. Spé-
cialisé dans l'astronomie extragalactique, étudie les corrélations entre les
masses super-massives de trous noirs et les propriétés globales des
galaxies à disques. Travaille à la compréhension de la formation des
galaxies.
Dans le journal du Vatican L’Osservatore Romano en 2008, son
article intitulé « L'extraterrestre est mon frère », envisage la possibilité
d’une vie extraterrestre quelque part dans l'univers.
De même, Le professeur Chris Impey, astronome de l'Université d'Arizona,
s'est dit certain que « dans quelques années - 5, 10, en tout cas sur la durée d'une
vie humaine - on trouvera des formes de vie ailleurs dans l'univers, que ce soit dans
le système solaire ou en dehors ».
* Le Vatican gère également un autre observatoire aux États-Unis, le Vatican Advanced
Technology Telescope, en service depuis 1993. Une trentaine de cratères sur la lune portent le
nom d’anciens astronomes jésuites. Un astéroïde du système solaire porte le nom du P. George
Coyne (1933-2020). Le père Daniel O’Connell (1896-1982) a travaillé à la détection du « rayon
vert », le frère Guy Consolmagno (né en 1952) au déclassement de Pluton et le P. Christopher
Corbally (né en 1946) à la découverte d’astéroïdes résultant de la formation de systèmes binaires
d’étoiles.
Marie Keyrouz
Née en 1963, cantatrice et religieuse libanaise. Membre de la
Congrégation des ‘Sœurs Basiliennes Chouérites’ qui pratique le rite
melkite. Doctorat en musicologie et anthropologie religieuse à la
Sorbonne, DEA de sciences religieuses à l'Université Saint-Joseph de
Beyrouth. Spécialisée dans le chant religieux, essentiellement de
tradition moyen-orientale.
Son groupe ‘L’ensemble de la paix’ rassemble des musiciens de
tous les pays et toutes les religions du Proche et Moyen-Orient.
Convaincue que l’ignorance et la misère sont à la base des
fractures sociales et des guerres, affirme que la culture constitue un
élément primordial dans les rapports d'amitié comme dans ceux des
intérêts communs entre les nations. Au ‘Festival des musiques sacrées’
à Fès, interprète les Psaumes pour le Troisième millénaire.
Son association ‘Enfance pour la Paix’ consacre les bénéfices
de ses disques et concerts au soutien des enfants défavorisés :
bourses d’études, scolarisation, aide médicale et financement des
projets éducatifs.
«J’ai vécu la guerre au Liban, j’ai vu les morts, j’ai vécu l’atrocité
de la guerre et les gens réclamaient le chant. (…) À défaut de vaincre
le Mal avec le Bien, nous avons choisi de le vaincre avec le Beau ».
Roger Mac Gowen
Né en 1963, États-unien noir. À l’âge de 22 ans, pour protéger
son frère aîné, se laisse accuser d’un meurtre qu’il n’a pas commis.
Son procès est entaché d’erreurs juridiques graves.
Condamné à mort en 1987, peine suspendue suite à des
recours. Depuis 23 ans dans le couloir de la mort au Texas, dans la
prison de Livingston.
Tient le coup dans des conditions matérielles et psychologi-
ques très dures grâce à une détermination sans faille, une
spiritualité intense et une foi profonde. Bénit ses géoliers, remercie
la providence. Son appel au pardon et à la gratitude bouleverse des
milliers de personnes à travers le monde.
« L’isolement, les sévices, les cris sans fin la nuit durant, un
système d’Etat chargé d’assurer jour après jour la déchéance et la
mortification des prisonniers. Et voilà que dans cet enfer jaillit ce qui
ne se laisse ni penser, ni imaginer, ni rêver. Une conscience. Une
fragile antenne de vérité. La fine pointe de la tendresse humaine ».
Christiane Singer
Pierre-Paul Renders
Né en 1963, réalisateur belge. Agrégé en philologie classique
(Université Catholique de Louvain), et diplômé en réalisation cinéma-
télévision à ‘l’Institut des Arts de Diffusion’ (IAD, Louvain-la-Neuve.
Réalisateur, scénariste, pédagogue, facilitateur en intelligence collective.
Réalisateur de la série Des arbres qui marchent pour le ‘Mouve-
ment pour un Monde Meilleur’ (MMM), groupe international de spiritualité
ignacienne, fondé par un jésuite, Riccardo Lombardi (1908-1979) après la
guerre de 1939-45. La vocation du groupe est de « créer mouvement » :
lancer des dynamiques pour favoriser des prises de conscience opérées
par le concret de l’action plus que par la diffusion d’idées. Ces dynamiques
visent une transformation et même un renouvellement de la société.
Des Arbres qui marchent est une série vidéo en 8 épisodes*
(d’environ 35 minutes chacun) qui propose un parcours de sens en 8
étapes pour changer de regard, mobiliser des ressources intérieures et
avancer dans un monde qui bascule. ../..
* 1 - Ce qui arrive; 2 - Remonter aux sources; 3 - Ce qui pousse dans les cicatrices; 4 - La
guérison de l’aveugle; 5 - Où es-tu ?; 6 - L’amour au temps des catastrophes; 7 - Les deux moitiés
de l’humanité; 8 - Inspirations - expirations.
Pierre-Paul Renders
et le Mouvement pour un Monde Meilleur
Les voix des 30 personnes interviewées* se font écho autour de
la question des ressources de la psychologie et de la spiritualité, dans le
cadre du changement de regard qui s’avère nécessaire pour éviter-
atténuer-traverser les effondrements-basculements en cours et à venir.
Les intervenants évoquent et illustrent les concepts, assez récents,
d’écopsychologie, d’écospiritualité et d’écoféminisme**.
La série commence avec le diagnostic d’un système à bout de
souffle. Au fil des épisodes, se pose la question de la responsabilité des
chrétiens dans l’état de la planète. Par ailleurs, la série aborde les
problématiques de la colère, de la culpabilité et des chemins pour en
sortir, avec le souhait de nourrir l’intelligence collective du débat de
société autour de notre survie.
Pour permettre une diffusion large et rapide, les 8 épisodes sont
disponibles gratuitement sur le site www.desarbresquimarchent.com.
« Le temps presse. Les arbres veulent marcher vers leur public. »
* dont Dominique Bourg, Olivier de Schutter, Gaël Giraud, Cécile Renouard, Pablo Servigne, etc.
** L’écopsychologie étudie les relations de notre psychisme avec le reste du vivant.
L’écospiritualité réexplore la dimension du sacré dans nos rapports avec la nature.
L’éco-féminisme cherche à apporter des solutions aux problèmes écologiques en y incluant une
perspective féministe.
Jean-Philippe Pierron
Né en 1964, philosophe français. Agrégé et docteur en
philosophie. Professeur à l'Université de Bourgogne et membre de son
comité régional d‘éthique, centre ses recherches sur l'éthique dans les
domaines de la santé, de la famille et de l'environnement. Co-fondateur
de la chaire ‘Valeur(s) du soin’, auteur d’une quinzaine d’ouvrages
portant sur la santé, l'écologie, le soin, ses valeurs et relations.
Ressentir dans notre individualité humaine le monde qui nous
entoure est pour lui une des clés de résilience et de réconciliation avec
la nature : a forgé le concept d’écobiographie.
« L’écologie commence par l’expérience de la nature vécue à la
première personne. C’est parler de la pluie et du beau temps, taquiner
une sangsue dans un abreuvoir, caresser l’écorce d’un hêtre, se
souvenir de l’odeur d’un figuier ou d’un chant d’oiseau. »
« L’écologie ne doit pas être présentée en termes techniques,
sinon la solution ne sera que technique. L’écologie profonde concerne
nos attitudes originaires, personnelles ou collectives, qui nous font
considérer la nature non pas comme un bien à exploiter mais comme un
partenaire avec lequel se relier. Elle doit être une conversion : c’est le
sens et la place que nous donnons à l’être humain sur la Terre.»
Olivier Rey
Né en 1964, romancier, essayiste et philosophe français. Diplômé
de ’l'École polytechnique’. Après avoir enseigné les mathématiques à
l'École polytechnique, il enseigne aujourd'hui la philosophie dans le
master de philosophie de l'université Paris 1 et au sein de l'École de droit
de la Sorbonne. avant d'entrer au CNRS, dans la section mathématiques.
Parallèlement à ses travaux sur les équations aux dérivées partielles non
linéaires, développe une réflexion critique sur la place de la science dans
la société contemporaine. Membre de ‘l'Institut d'histoire et de philosophie
des sciences et des techniques’ (IHPST).
Dans Itinéraire de l'égarement : du rôle de la science dans l'absur-
dité contemporaine, explore par quels chemins, et moyennant quels
malentendus, la science et la technique modernes en sont venues à
capter l'essentiel des forces spirituelles et matérielles de la culture
occidentale.
Dans Leurre et malheur du transhumanisme, explicite le program-
me, le discours et, finalement, le mensonge transhumanistes.
« Si le salut en ce monde passait par un abandon total à l’artifi-
ciel, resterait que le premier devoir d’un homme n’est pas de gagner,
mais de mener une vie humaine ».
Thierry Murcia
Né en 1964, historien et écrivain français. Docteur en histoire (scien-
ces historiques de l’Antiquité), Professeur de lettres et d’histoire dans le
secondaire, membre associé du Centre Paul-Albert Février, laboratoire de
recherche dépendant de l'Université de Provence, spécialisé dans l'étude du
christianisme des origines et du judaïsme ancien et talmudique.
Utilise la documentation biblique, apocryphe et patristique qu'il con-
fronte aux diverses sources juives, en particulier talmudiques.
En croisant divers regards, des méthodes, des sources, en tentant
d’observer les récits et de les photographier à travers une série de filtres
pluridisciplinaires, arrive à la conclusion que l’activité de Jésus était de
nature médicale.
« À la lecture des Évangiles, il apparaît que la plupart des miracles
attribués à Jésus sont de type thérapeutique : Jésus guérit ou soulage des
malades. (…) On apprend dans l'Évangile que Jésus guérit des "aveugles",
des "paralytiques", ressuscite les "morts", mais se pose ici un problème de
traduction. Par exemple le terme grec paralytikos qu'on trouve dans l'Évan-
gile et qui a donné "paralytique", pouvait alors désigner une simple luxation.
Quant à la distinction entre la mort réelle et définitive et le coma elle n'est
pas encore toujours clairement établie aujourd'hui et l'on connaît de
nombreux cas de personnes déclarées mortes par les médecins, expédiées
à la morgue, puis revenues à la vie. » ../..
Thierry Murcia
« En grec Jésus est appelé tektôn (Marc VI, 3) comme son père
(Matthieu XIII, 55). Dans la Bible (version des Septante) le mot tektôn
signifie tout au plus "artisan". mais le mot grec tektôn, que l'on trouve
dans l'Evangile, n'est déjà plus lui-même que la traduction d'un mot
araméen qui était alors la langue parlée par Jésus. Ce mot, oumân, en
araméen comme en hébreu, avait justement deux significations :
"artisan" et "chirurgien", "médecin". En rendant oumân par tektôn, les
traducteurs grecs des Évangiles, dès la fin du Ier siècle de notre ère, ont
donc opéré un choix qui conditionne encore aujourd'hui notre compré-
hension des récits de guérisons accomplies par Jésus. Il est bien évident
qu'on ne lira pas ces textes de la même façon selon que le thérapeute
sera présenté comme étant médecin ou comme étant charpentier. »
Contre toute attente Jésus soigne les jours de sabbat.(…) En
violant le sabbat, Jésus délivre donc un message : l'amour du prochain
prime sur les prescriptions religieuses.(…)
En grec précisément, "Sauveur" (Sôter) a aussi le sens de
"médecin". »
« Le toucher de Jésus peut être un véritable acte médical. »
« L’action hydratante de la salive vient soulager l’œil de l’aveugle
de Bethsaïde et le défendre contre les infections bactériennes. »
Jean-François Bensahel
Né en 1964, ingénieur et dirigeant d’entreprise français. ‘École
normale supérieure’, agrégé de mathématiques, diplômé de ‘l'Institut
d'Études Politiques de Paris’ et ingénieur du ‘Corps des Mines’. Président
de la synagogue de la rue Copernic à Paris, et de l'Union libérale israélite
de France’ depuis 2011, coprésident de ‘Judaïsme en mouvement’, enga-
gé dans le dialogue judéo-chrétien. Dépeint Spinoza comme le premier
penseur et croyant laïc.
« Quand Baruch Spinoza s’éteint à seulement 44 ans, en 1677, à
La Haye, il laisse dernière lui une œuvre philosophique révolutionnaire
mais aussi des énigmes. Qui est cette mystérieuse personne qui lui a
rendu visite le jour de sa mort ? Et pourquoi des lettres et des manuscrits
inédits ont-ils disparu de son secrétaire ? À qui donc profite le crime de
cette mort étrange ? Catholiques, protestants, monarchistes, juifs, adver-
saires théoriques, Français, Hollandais… de son vivant, le philosophe ne
manquait pas d’ennemis. (…) Dieu n’est pas une personne mais la
Nature. Il n’y a ni providence, ni miracles, ni paradis, ni enfer, ni immor-
talité de l’âme. Autant de propositions qui défient l’ordre social et céleste.
Du sommet de l’État au presbytère en passant par la Synagogue et les
cercles de pensée concurrents, tout conspire, en secret, pour faire taire ce
génie séditieux.»
Juliette Binoche
Née en 1964, actrice française de cinéma et de théâtre. A
reçu des prix d’interprétation des festival de Cannes, Venise et
Berlin. A une réflexion politique, engagée dans le soutien à des
causes humanitaires
A refusé de tourner avec les plus grands cinéastes pour
privilégier les films d’auteurs peu connus, ne s’est pas prise au jeu
grisant du star system.
« Ma seule ambition est d’être vraie à chaque instant que je
vis ».
« Amour et vérité sont les deux phares de la vie. S’il n’y a que
la vérité sans amour, ça peut devenir de l’intégrisme. S’il n’y a que
l’amour sans vérité, on est sans colonne vertébrale. »
« Le sacré, c’est faire les choses avec conscience, c’est faire
un geste avec vérité et amour. La foi est un curieux mélange de
conviction et de doute. Ce sont deux respirations, l’inspir et l’expir,
qui font qu’on est toujours dans le suspens. Cela permet de garder
le regard émerveillé de l’enfant. »
« On ne peut rêver que si on a les pieds sur terre. Plus les
racines sont profondes, plus les branches sont porteuses. »
Christine Kristof-Lardet
Née en 1964, journaliste française, cofondatrice du ‘Réseau des
écosites sacrés’. Rédactrice de la revue Présence, éditée par le ‘Forum
104’.*
Ce réseau regroupe plusieurs communautés de traditions
spirituelles diverses (bouddhistes, catholiques, hindouistes, orthodoxes),
engagées dans une triple démarche “Écologie - Spiritualité - Vivre
ensemble”.
Elles veulent devenir des espaces de témoignage, mutualiser leurs
compétences et leurs savoirs, mener ensemble des projets concrets.
“Les causes profondes de la crise écologique et sociale prennent
naissance dans l’esprit humain et dans la vision du monde qu’il élabore.
Le déséquilibre trouvant ses racines dans l’esprit des hommes, c’est
d’une transformation intérieure humaine et spirituelle que pourra naître
la mutation indispensable pour une juste relation avec la nature, les
autres et soi-même.”
* Le ‘Forum 104’ (104, rue de Vaugirard à Paris) une association qui anime un espace culturel et
interspirituel au cœur de Paris. Il gère un espace « maison des associations » où celles-ci
peuvent disposer de salles pour leurs activités propres. Il propose comme « Centre culturel et
interspirituel » un programme indépendant de celui des associations qu’il accueille.
Dominique Potier
Né en 1964, agriculteur, militant et homme politique français,
issu d’une famille d’agriculteurs catholiques. Études de géographie. Élu
député (‘Parti Socialiste’) en 2012. Encore davantage critiqué pour avoir
défendu le principe du repos dominical que quand il s’est abstenu lors
du vote sur le "mariage" homosexuel.
Chef de file à l’Assemblée nationale dans la lutte contre les
paradis fiscaux. En 2013, fonde ‘Esprit civique’, laboratoire d’idées qui
réunit des hommes politiques, des personnes engagées dans le
mouvement social et dans le monde de l’entreprise.
« L’évacuation de la question du sens est la principale raison de
la servilité au dogme marchand et de l’idôlatrie de l’argent ou du
pouvoir. (…)
Pour prendre une métaphore aquatique, la politique doit
échapper à deux dangers : l’obsession du débit et le marécage. Je veux
pour ma part faire l’éloge des eaux souterraines qui relient secrètement
des gens de toutes convictions. La spiritualité, c’est les eaux souterrai-
nes de la politique, qui permettent une capacité de jaillissement. C’est à
la fois un gouvernail et une étoile pour qui veut rester "le capitaine de
son âme". (…) »
Philippe Di Folco
Né en 1964, études en sciences économiques puis en sciences du
langage. Enseignant et scénariste français. Auteur de plusieurs romans,
de nombreux essais, a dirigé la conception de deux dictionnaires
encyclopédiques de sciences humaines.
Coordinateur du Dictionnaire de la mort (205 contributeurs), où,
d’Abattoir à Zombi, plus de 1000 entrées dressent un tableau insolite et
approfondi de la mort, à partir de la biologie, des espaces géographi-
ques, des arts, de la philosophie et de la religion.
« Le corps mort est un déchet. Mais parce qu'on ne veut pas le
considérer comme un déchet, on a pris soin du corps mort, au contraire
des autres animaux. Et finalement, à partir des années 1950, on a
développé l'idée que l'humanité résidait justement dans ce soin porté aux
morts. »
« Tous les territoires urbains, sont marqués par une sémiotique de
mort : les noms de rue, les plaques commémoratives, les monuments, le
Panthéon, ce "Fumer tue" sur les paquets de cigarettes… Mais par
contre, je vous assure que travailler sur la mort donne vraiment envie de
vivre ! »
Jean-Marie de Bourqueney
Né en 1964, pasteur, théologien et écrivain du courant chrétien
protestant libéral*. Formation à la faculté de théologie protestante de
Paris puis à celle de Montpellier où il fait la découverte du protestantisme
libéral avec des figures comme André Gounelle et Laurent Gagnebin.
Pasteur au Havre, à Marseille, à Bruxelles puis à Paris. Ex-rédacteur en
chef de la revue Évangile et Liberté, mensuel de référence du protestan-
tisme libéral, directeur depuis 2022 de l'hebdomadaire national Réforme.
Inspiré par la ‘théologie du process’, née aux États-Unis dans les
années 1960, notamment avec le théologien John B. Cobb, qui ouvre une
fenêtre originale et inédite sur la recherche de Dieu comme énergie et
puissance de vie. Cherche à développer cette pensée autour du concept
de "théologie de la jubilescence".
Coauteur du Manifeste pour un christianisme d’avenir (2020).
* Branche du protestantisme réformé qui, depuis ses origines, par souci de
vérité et de fidélité au message évangélique, affirme, en refusant tout système
autoritaire, la primauté de la foi sur les doctrines, la vocation de l’homme à la liberté,
la constante nécessité d’une critique réformatrice, la valeur relative des institutions
ecclésiastiques, le désir de réaliser une active fraternité entre les hommes qui sont
tous, sans distinction, enfants de Dieu.
Philippe Filliot
Né en 1964, enseignant et essayiste français. Professeur agrégé
d’arts plastiques à l’université de Reims et docteur en sciences de
l’éducation, chargé de cours sur la spiritualité contemporaine à
l’université de Paris VIII. Membre de Theorias, réseau international de
chercheurs sur la théorisation de la spiritualité, et du CIRET, ‘Centre
international de recherches et d'études transdisciplinaires’. Conjoin-
tement, pratique et enseigne l'art du yoga comme une expérience à la
fois sensible et spirituelle. Ses travaux de recherche portent sur la
spiritualité contemporaine, selon une approche transversale.
Dans son lexique Les 50 mots essentiels de la spiritualité*,
pense et présente la spiritualité comme expérience fondamentale de
l'humanité. Par-delà la diversité des pratiques et des traditions,
religieuses ou non, tente de définir des constantes de la vie spirituelle
dans lesquelles tout être humain, croyant ou non, peut se reconnaître
et s'épanouir
* d'Abandon à Vivant en passant par Attention, Corps, Exercice, Joie, Laïcité,
Présence, Souffle ou encore Transparence. Ce livre est comme une ‘boîte à outils’ pour les
personnes déjà impliquées dans diverses pratiques, et qui désirent approfondir le vocabulaire
de leur expérience intérieure. Quant aux autres, qui préfèrent se tenir à distance des écoles et
des dogmes, il les réconcilie avec la dimension de mystère qui habite l’homme, en leur
montrant qu’il est possible d’en parler en toute intelligence.
Denis Marquet
Né en 1964, philosophe, thérapeute et romancier français.
‘École normale supérieure’, agrégé de philosophie. Enseigne à l’univer-
sité de Paris XII et à Sciences Po Paris, tout en expérimentant la psych-
analyse et diverses écoles de psychothérapie. Auteur de 10 livres,
romans et essais de philosophie et de spiritualité.
En 1997, crée le premier cabinet de philosophe-thérapeute.
Cette pratique d’accompagnement philosophique à visée thérapeutique,
repose sur l’idée que les souffrances psychiques ont souvent pour
origine le fait que le sens de la vie n’est pas vécu, ni interrogé. Anime
des conférences sur les thèmes de la spiritualité et du développement
personnel au sein de l'association ‘Nouvelle Acropole’, au salon Zen ou
pour divers congrès. Il anime également des séminaires philosophiques
et des pèlerinages.
« Agir selon la nécessité intérieure de l’être que l’on est en vérité
renouvelle l’énergie, génère la force de l’enthousiasme et crée des
effets positifs dans le monde. (…) Le Christ enseigne l’acte spontané
juste. Et celui-ci n’est pas produit par ma volonté, mais par ma vérité. »
« Lorsque ma conscience est ouverte à mon prochain, à ce qu’il
ressent et à ses besoins, et simultanément ouverte à la source de tout
amour, alors l’amour me met en mouvement : il me prend aux entrailles
et me fait agir. Et cela constitue le seul acte véritablement libre. Dieu ne
peut demeurer en moi que s’il se donne à travers moi. »
Laurence Baranski
Née en 1964, formatrice, consultante et accompagnatrice française,
spécialiste des processus de changement individuel et collectif. À 36 ans,
vit une expérience de sortie hors du corps. Son regard et son analyse
s’appuient sur 30 ans d’expérience dans l’univers des entreprises, sur sa
connaissance de la société civile au sein de laquelle elle est engagée
depuis 20 ans, et sur sa quête personnelle de sens.
Dans son livre J'ai fait trois fois le tour de la Terre. Réveiller les feux
sacrés de la connaissance (2017), affirme que la science est en train de
rencontrer la spiritualité, comme ce fut parfois le cas par le passé.
Dans La mort n’est pas la fin. Aux frontières de la science et de la
spiritualité (2019), se dit convaincue qu’une nouvelle approche de la vie et
de la mort est indispensable à l’évolution de nos sociétés et même de notre
civilisation.
Oser l’invisible (2020) est un guide en quatre étapes, sur le thème de
la reliance, afin de gagner confiance en soi, de développer son potentiel
créateur et de jouer un rôle actif dans les mutations qui touchent notre
monde.
Dans Bienvenue au Grand Conseil Intergalactique. Le livre des
gardiens et des gardiennes de la Connaissance (2021), présente 33 lois
spirituelles (Élévation, Transmutation, Ascension) pour se repérer sur le
chemin de l’éveil.
Mirjana Dragićević
Née en 1965, mariée, 2 enfants. Une des 6 voyants croates du
village de Medjugorje (Bosnie-Herzégovine) avec Marija Pavlović, Ivanka
et Vicka Ivanković, Jakov Čolo (né en 1971, marié, 3 enfants, photo du bas),
à qui Marie de Nazareth (la Gospa) apparaît régulièrement depuis juin
1981.
Les apparitions initiales ont eu lieu à proximité d'un endroit où au
cours de la Seconde Guerre mondiale plusieurs centaines personnes
furent massacrées par les Oustachis, Croates pronazis, et 10 ans avant
le début de la guerre civile dans l’ex-Yougoslavie.
Au-delà des messages traditionnels de l’Église catholique (prière,
lecture de la Bible, jeûne, confession, communion), celui de la paix, de la
réconciliation et de l’amour des ennemis est fort à Medjugorje.
10 secrets ont été révélés aux voyants. Aucun des voyants n'a
choisi un état de vie religieux.
Les apparitions de Mejugorje sont reconnues par beaucoup, comme René
Laurentin, contestées par d’autres, comme Joachim Bouflet, consultant et
postulateur pour diverses causes de canonisation. Le Vatican ne s’est pas prononcé.
Hartmut Rosa
Né en 1965, sociologue et philosophe allemand. Études de
sciences politiques et de philosophie à l'université de Fribourg-en-
Brisgau, doctorat en sciences sociales de l‘’université Humboldt’ de
Berlin. Enseigne à la Friedrich Schiller Universität d'Iéna. Fait partie
d'une nouvelle génération de penseurs travaillant dans le sillage de la
théorie critique (‘École de Francfort’).
Étudie l'accélération sociale, avec trois dimensions :
- accélération technique : déplacements et communications plus rapides
(« rétrécissement de l'espace ») ;
- accélération des changements sociaux : changements plus rapides
des habitudes et des modes (« rétrécissement du présent ») ;
- accélération du rythme de nos vies : impression de manque de temps
permanent.
Ose se lancer dans une définition du bonheur et de la vie bonne,
renouant ainsi avec les préoccupations de la philosophie antique.
../..
Hartmut Rosa
Tout être humain doit se comprendre comme étant essentiel-
lement en relation avec le monde. L’aliénation consiste dans un
rapport entre le sujet et le monde qui relève soit de l’indifférence soit
de l’hostilité : le rapport aux autres, à son travail, à son lieu de vie, aux
politiciens censés assurer une représentation démocratique, est vécu
essentiellement comme une non-relation. Par opposition, la résonance
est définie comme relation au monde impliquant une transformation
mutuelle du sujet et du monde.
Définit les trois "axes de résonance" dont l’homme doit se
soucier pour réussir sa vie :
- les axes horizontaux, dans les rapports à autrui, au sein de la
famille, dans l’amitié, ou encore dans l’échange politique;
- les axes diagonaux, dans le travail;
- les axes verticaux, avec une entité transcendante : Dieu, la nature,
l’art ou encore l’histoire.
« Tout, dans la vie, dépend de la qualité de notre relation au
monde, c’est-à-dire de la manière dont les sujets que nous sommes
font expérience du monde et prennent position par rapport à lui, bref
de la qualité de notre appropriation du monde.»
Philippe Foussier
Né en 1965, journaliste indépendant français. Ex-rédacteur en chef
de Communes de France, périodique destiné aux élus locaux. Ex-Grand
Maître du ‘Grand Orient de France’, la plus grande association maçon-
nique française avec près de 50.000 membres.
Ex-président du ‘Comité Laïcité République’ qui intervient régulière-
ment dans les médias afin de contribuer au débat public et d’alerter sur
ce qu'il considère être des manquements au respect de la loi de sépara-
tion des Églises et de l’État de 1905 ou à sa conception de la laïcité.
« Nous sommes dans un monde bousculé par les extrémismes
politiques et des fanatismes religieux et notre rôle, c'est de porter une
autre parole de fraternité et de rassemblement. »
« Comment s'étonner aujourd'hui qu'un nombre significatif d'élèves
assure désormais que la Terre est plate ? À force de laisser le relativisme
prospérer, il devient une norme. Laisser régner une confusion entre
croyance et connaissances, entre opinion et démonstration scientifique,
constitue selon moi plus qu'une erreur, c’est une faute dont nous n'avons
pas fini de payer les conséquences. »
« "Les savoirs unissent, les croyances séparent", affirmait Jean Zay.
Les croyances, les opinions sont respectables, du moment qu'elles
s'inscrivent dans le cadre d'un respect mutuel bien sûr, mais ce n'est pas
dans l'enceinte scolaire l'endroit ni le moment de les afficher. »
Frédéric Amsler
Né en 1965 ?, docteur en théologie de l’université de Genève,
passe une année académique à l'Institut suisse de Rome. Professeur
ordinaire d’histoire du christianisme à la ‘Faculté de théologie et de
science des religions’ de l'Université de Lausanne (Suisse).
Dirige l’’Institut romand des sciences bibliques’ (IRSB). Membre de
l‘’Association pour l'étude de la littérature apocryphe chrétienne’
(AELAC), de l'International Q Project, président de la ‘Société
internationale d’études sur Alfred Loisy’, et du ‘Groupe suisse d’études
patristiques’ (GSEP). Dirige la revue Apocrypha, ‘Revue internationale
des Littératures Apocryphes’.
Fait état d’un travail de 10 ans mené par des exégètes nord-
américains et allemands, et présente un des textes primitifs, la Source
(en allemand Quelle ou Q), un recueil de paroles de Jésus (des logia)
dont se sont inspirés les auteurs des évangiles de Luc et de Matthieu
Montre la fragilité des sources écrites rapportant la vision de Constantin
avant la bataille du pont Milvius, à travers l’analyse de l’œuvre de Lactance,
démythifie la figure de Constantin, replaçant notamment sa ‟conversion”” dans le
contexte politique et religieux de l’époque.
Didier Meïr Long
Né en 1965, diplômé en théologie de ‘l’Institut catholique de Paris’,
moine bénédictin de la Pierre-Qui-Vire (1985-1995), amoureux, fonde
une famille. Historien du judéo-christianisme (5 livres), bibliste,
théologien, essayiste. Dirigeant d’un cabinet de conseil en stratégie
Internet, peintre et sculpteur.
Bon connaisseur du soufisme musulman, rejoint le judaïsme
sépharade (disciple du Rabbin Haïm Harboun) et se découvre descen-
dant de marranes de Corse ayant fui l’Espagne durant l’Inquisition.
Montre que Jésus était un rabbi galiléen complètement intégré à la
mouvance pharisienne, de la tendance hassid (piétiste) qui croyait
notamment à la résurrection de la chair, et que le christianisme n’est pas
une nouvelle religion, mais l’un des courants du judaïsme de l’époque.
Jésus enseignait la Torah aux femmes, ce qui était totalement dissident à
l’époque. Sans ces femmes, dont Marie-Madeleine, la plus proche de lui,
son message aurait tout simplement disparu, enfoui sous la poussière de
l'histoire.
« Il est absolument clair que les disciples de Jésus ont cru après
sa mort que leur maître était encore vivant. Ce qui est une croyance
banale du judaïsme : Élie, Moïse, David sont proclamés "vivants", tous
les morts en réalité ». ../..
Didier Meïr Long
« Au cours du Ier siècle, Paul et les apôtres vont transmettre
l’enseignement reçu de Jésus dans les synagogues de la diaspora de
langue araméenne – Palestine, Syrie, Mésopotamie, Babylonie…–, et
dans la diaspora juive hellénisée – Asie Mineure, Égypte, Rome…– au
coeur de laquelle « s’inventera » le christianisme. À partir du IIe siècle,
le judéo-christianisme et le judaïsme rabbinique commenceront à se
séparer. Une rupture qui sera consommée au IVe siècle avec la
conversion de l’empereur Constantin et la tenue des grands conciles
qui fixeront l’orthodoxie chrétienne. »
« Il n’y a pas eu, comme on l’a longtemps cru, une orthodoxie
première et monolithique, puis des hérésies déviantes, mais, dès le
départ, une multitude de mouvements. Ceux-ci sont dus au dévelop-
pement du christianisme dans divers mouvements du judaïsme issus
de différents bassins culturels et aussi aux chocs de l’histoire. Ce qui
deviendra l’orthodoxie chrétienne au IVe siècle n’est que l’opinion,
parmi d’autres, de la communauté romaine. »
« Lorsque l’empereur Constantin se convertit en 312, il impose
de facto une histoire triomphante de cette nouvelle religion qui interdit
toute possibilité de réfléchir sur les prodromes de cette foi et sur son
lien si fort avec la religion mère et concurrente. Paul est présenté
comme le nouvel Ulysse, alors qu’il ne prêchait pratiquement que dans
les synagogues. »
Valentine Zuber
Née en 1965, historienne française. Maîtrise d’histoire, DEA en
anthropologie comparée des religions, agrégée de géographie. Direc-
trice d'études à ‘l'École pratique des hautes études’. Spécialiste de
l'histoire de la liberté religieuse en Europe occidentale et de la laïcité en
France et dans le monde. Directrice de recherche invitée au ‘Collège
des Bernardins’, responsable scientifique du séminaire de recherche
"Dialogue méditerranéen sur le religieux". S'associe régulièrement aux
travaux de la ‘Ligue de l'Enseignement’, de la ‘Libre Pensée’ et de la
‘Ligue des Droits de l'Homme’. Ex-personnalité qualifiée à la ‘Commis-
sion nationale consultative des droits de l'homme’ (CNCDH). Vice-
présidente de la ‘Vigie de la laïcité’.
Ses recherches portent sur l'histoire des droits de l‘homme et
des relations entre les Églises et les États à l'époque moderne et
contemporaine. Autrice de livres et articles sur Michel Servet (2004),
sur Les doctrines de haine, l’antisémitisme, l’antiprotestantisme, l’anti-
cléricalisme (1902), sur la laïcité, la liberté religieuse, les monothé-
ismes (2003), la géopolitique des religions (2019).
« Le ralliement de la doctrine catholique à celle de la liberté
religieuse au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et le rappel
renouvelé de la pensée calviniste au fondement essentiellement divin
de la réalité humaine ont permis un rapprochement confessionnel sur
la base d’un véritable œcuménisme des droits de l’homme. »
Pierre Barnérias
Né en 1965, journaliste français, réalisateur et directeur de la
photographie. Maîtrise de droit privé à l'université Panthéon-Assas et,
après un grave accident, intègre ‘l'École européenne de journalisme’ de
Bruxelles tout en retrouvant la religion catholique. Auteur de 40 docu-
mentaires, dont Thanatos, l’ultime passage, à la rencontre de celles et
de ceux qui disent avoir vécu l’expérience de l’au-delà.
Son documentaire Miracles** (2023) présente trois énigmes non
résolues par la science : 1) le linceul de Turin, 2) l’image de Notre Dame
inexplicablement laissée sur la cape de Juan Diego, un Indien du 16ème
siècle, 3) et les 15.000 pages écrites en 4 ans sur la vie de Jésus, sans
hésitation et sans rature, par l’Italienne Maria Valtorta dans les années
1940.
Le film offre des images fortes ou étonnantes : le péril des armes
nucléaires, le sauvetage du linceul de Turin par le pompier Mario
Trematore lorsque l’église qui l’abrite fut incendiée en 1997, les
questions de Vladimir Poutine au pape François sur les révélations de
Fatima en 1917.
*Selon Wikipédia, affirme, dans un entretien autour du film M et le 3e Secret consacré aux
apparitions de la Vierge Marie et, plus particulièrement, celle de Fatima en 1917, que le Parti
communiste aurait infiltré des séminaires de l'Église catholique à partir des années 1930 ou que
les francs-maçons auraient compris depuis deux siècles l’importance de la contrôler. Toujours
selon Wikipédia, son documentaire Hold-Up (2020) est célèbre pour ses thèses complotistes.
** avec la participation de l’écrivain Didier Van Cauweleart, des chercheurs Barrie Schwortz
et François-Michel Debroise, de l’historien Jean-Christian Petitfils, de l’ancien prêtre François
Brune.
Amélie Nothomb
Fabienne Claire Nothomb, née en 1966, romancière belge d'expres-
sion française. Fille d’ambassadeur, séjours au Japon et en Chine, en
Amérique et au Bangladesh. L’adolescence et l’anorexie lui font approcher
la mort. Agrégée en philologie, partage son temps entre Paris et Bruxelles
Ses romans, traduits en 40 langues, empruntent à des registres
variés : fiction, fables futuristes, célébration joyeuse de la différence, dualité
thématique entre laideur et beauté, amitié, corps, amour, haine de soi, lien
avec autrui.
Dans son 93ème roman, Soif, aux accents philosophiques, présente le
monologue de Jésus avec lui-même dans sa cellule avant son procès et sa
mise à mort. « À aucun moment de mon livre, dit-elle, Jésus n’est médiocre
(...) Je le montre pour ce qu’il est, un homme qui accepte et décide d’aller
au bout de ses possibilités. »
« Pour éprouver la soif, il faut être vivant, j'ai vécu si fort que je suis
mort assoiffé. C'est peut-être cela, la vie éternelle […]. Il suffit d'avoir crevé
de soif un moment pour accéder à ce statut. Et l'instant ineffable où l'as-
soiffé porte à ses lèvres un gobelet d'eau, c'est Dieu. »
« Nous sommes tous des assoiffés, la tribu grandit, je m’en réjouis ! »
« L ’amour qui me consume affirme que chacun est irremplaçable. »
« Si vous aimez vos morts, faites-leur confiance au point d’aimer leur
silence. » ../..
Amélie Nothomb
« Mon tiercé gagnant – l’amour, la soif, la mort – enseigne
aussi trois manières d’être formidablement présent. »
« Dire à l’un des crucifiés "Tu es sauvé" et pas à l’autre, c’eut
été le comble du cynisme et de la mesquinerie. Je précise ces points
parce que ce n’est pas ce qui sera écrit dans les Évangiles. »
« Ceux qui crient haut et fort : "Faites de mon corps ce que
vous voulez, je m’en fiche ! Je serai mort, cela m’est égal" n’ont sans
doute par beaucoup réfléchi. Ont-ils donc si peu de respect pour la
portion de matière qui leur a permis de connaître la vie pendant tant
d’années ? »
« L’amour de Dieu, c’est l’eau qui n’étanche jamais. Plus on
boit, plus on a soif. Enfin une jouissance qui ne diminue pas le désir
! »
« L’amour qui me consume affirme que chacun est irrempla-
çable. (…) Vouloir ne pas compter, c’est de l’humilité mal placée, de la
lâcheté. (…) J’aspire à la contagion. Mort ou vivant, chacun a le
pouvoir de devenir levier. »
Fabrice Midal
Français né en 1967 dans une famille juive ashkénaze, se tourne
très tôt vers le bouddhisme et étudie auprès de nombreux maîtres de la
tradition tibétaine, principalement Chögyam Trungpa.
Docteur en philosophie, enseignant en photographie, auteur d’une
vingtaine d’ouvrages, éditeur.
Fondateur en 2007 de l’’École occidentale de méditation’ à Paris et à
Genève. Y enseigne bénévolement la méditation en s’appuyant sur la
tradition bouddhique, mais dans une perspective laïque et en constant
dialogue avec la pensée occidentale.
«On a beaucoup d’idées fausses sur la méditation. (…) Il s’agit en
réalité de porter attention à ce qui est, tel que c’est, sans le filtre du
jugement ou du commentaire. On est attentif à ce que l’on ressent, à ce qui
se passe, en cultivant ainsi un sens de présence qui, peu à peu, change
profondément notre rapport aux choses. (…)
En méditant, on touche du doigt qu’il y a en soi quelque chose de plus
grand que soi. Loin d’être un enfermement, elle ouvre au contraire un
rapport à l’altérité. » ../..
Fabrice Midal
« Le sens profond du bonheur a été dévoyé, et cela nous fait
beaucoup souffrir. Les philosophes de l'Antiquité nous ont appris que le
bonheur est le fait de se confronter au réel. (…) Contrairement à ce
que l'on croit, mes ennuis ne vont pas contre mon bonheur. Je suis
heureux parce que le réel me pose des questions et que j'apprends à
m'en débrouiller. (…)
La dictature de la sérénité est vaine. C'est une forme
d'agressivité contre nous-mêmes qui contribue à nous rendre
impuissants. Mieux vaut apprendre à se défendre face à nos difficultés,
remonter nos manches et trouver des solutions. Retrouver la force et le
courage de s'engager dans sa propre vie, c'est une question centrale.»
« Réduire le sens de notre existence à se réjouir des petits
moments de la vie, c'est une niaiserie totale, un égocentrisme complè-
tement étriqué ! C'est même la liquidation de la morale, puisque, alors,
tout ce qui fait notre humanité est nié. Ce qui nous rend heureux n'est
pas d'être zen, c'est d'être moral ! On est heureux quand on a réussi à
surmonter des défis, que l'on s'est engagé, que l'on a pu se réaliser,
que l'on a été bénéfique aux autres, que l'on a accompli des choses qui
font grandir le monde et les gens autour de nous. »
Fabrice Midal
« Ces exercices vont vous permettre de cesser de vous torturer,
de vous comparer, de vous blesser - et de vous retrouver enfin. La
méditation est présentée non comme un outil technique pour être
juste plus performant et un peu plus déshumanisé, mais simplement
comme une façon de se ficher la paix, d’être exactement comme
nous sommes, sans chercher à se corriger, à être plus ceci ou moins
cela. Ainsi, ces pratiques nous permettent de retrouver à neuf la vie
en nous et de nous transformer de manière profonde et réelle. »
« Pendant longtemps, j'avais identifié la morale à l'ordre moral,
aux règles, aux grands principes. Mais, en relisant les textes
antiques, et en particulier Aristote, j'ai été ahuri de voir que la morale
était définie comme l'engagement très concret dans le réel. »
« Le mot "courage" vient de "cœur" : être courageux, c'est
accepter d'être touché, d'avoir du coeur, d'être aimant. Je ne suis pas
courageux parce que je suis un super-héros mécanique qui vient
d'une autre planète, mais parce que je suis un héros ordinaire,
comme nous le sommes tous, parce qu'il y a toujours un moment où
nous avons peur et où nous y allons quand même. »
Corine Pelluchon
Née en 1967, philosophe française. Professeure de philosophie à
l'université Paris-Est-Marne-la-Vallée. Membre du ‘Laboratoire interdis-
ciplinaire d'étude du politique Hannah Arendt’. S'intéresse aux questions
d'éthique appliquée, à l'éthique médicale, à la question animale, à
l'écologie politique et à l'éthique de l'environnement.
« L’espérance n’est pas héroïque ni spectaculaire ; elle ne naît
pas de la volonté, mais de l’abandon. (…) L’espérance suppose l’expé-
rience de la perte, et la dissolution de ses illusions, notamment de la
toute-puissance. Elle a besoin de l’humilité pour émerger. Elle naît de la
traversée du négatif, de l’épreuve du mal et même de la souffrance, qui
dissipent les rêves de grandeur.
Elle est la capacité à voir dans le présent chaotique les signes
avant-coureurs de ce qui n’est pas encore totalement là, mais peut être
annoncé, et ouvre l’horizon qui, jusque-là, était bouché. L’espérance,
c’est ce sentiment qu’un progrès est possible, en dépit de toutes les
difficultés et de toutes les forces opposées à son avènement. Elle se
tient au croisement de l’horizontalité et de la verticalité car elle articule
nos vies quotidiennes à ce qui travaille en profondeur une société. (…)
C’est une attente qui suppose disponibilité, ouverture et engagement.»
Jean-Pierre Denis
Né en 1967, journaliste, écrivain et poète français. ‘Science Po’
Paris. Ex-directeur de la rédaction de l’hebdomadaire chrétien La Vie,
rejoint en juin 2020 le ‘groupe Bayard.’ Participe comme chroniqueur ou
comme invité à de nombreuses émissions de radio ou de télévision.
Remontant le cours des siècles, méditant sur l’art comme sur la
littérature, explorant les grands débats éthiques, dessine les contours
d’une nouvelle spiritualité. La ritualité, la gratuité, la fragilité et finale-
ment la possibilité même d’une cohérence du sens. Voit dans la dé-
christianisation une chance pour l’Évangile qui jamais ne s’impose et
qu’il faut sans cesse apprendre à recevoir.
« La contre-culture d’hier est devenue la culture officielle. Elle a
transformé l’art, la mode, la famille, l’école, le droit, la société tout
entière. Mais le triomphe des utopies a été cher payé. L’individu, enfin
libéré, se sent soudain bien seul face à la marchandisation des corps et
des cœurs. Affaibli par ses erreurs, marginalisé, voire donné pour mort,
le christianisme se trouve dans la position paradoxale de pouvoir
sauver ses ennemis d’hier, parmi lesquels les droits de l’homme, avec
leur aspiration à l’universel, ou la science, aujourd’hui dominée par la
technique. »
« Et si le christianisme était l’ultime rébellion ? »
Charles Eisenstein
Né en 1967, auteur et conférencier états-unien. Diplôme en mathé-
matiques et en philosophie de l'Université de Yale. A vécu à Taiwan où il a
travaillé comme traducteur, vit actuellement à Asheville (Caroline du Nord).
Défenseur de "l'économie du cadeau" et auteur de plusieurs
ouvrages, notamment The Ascent of Humanity, Sacred Economics, The
More Beautiful World Our Hearts Know Is Possible et Climate - A New
Story.
Dans son texte Dépasser la pensée de guerre et élaborer un récit
de paix (2019), étudie la manière de penser qui traverse tous nos domai-
nes d’activité : politique, économie, écologie, médecine, éducation,
spiritualité. Appelle à sortir de la pensée binaire, de l’éternelle lutte du bien
contre le mail (inefficace dans tous les domaines), et nous acheminer vers
ce que l’enfant africain Kirikou laissait déjà entrevoir : une transformation,
une guérison en profondeur, un chemin d’unité et de réconciliation, à la
fois avec soi, avec le monde, avec la nature, etc.
« La guerre contre autrui est toujours le miroir d’une guerre contre
soi. Une alternative à la guerre émerge sitôt qu’on voit tous nos ennemis –
les mauvaises herbes, les terroristes, les calories, l’égoïsme, la paresse,
etc. – non plus comme les causes du mal, mais comme les symptômes de
quelque chose de plus profond. »
Andy Letcher
Né en 1968, intellectuel et militant anglais. Docteur en écologie
de l'Université d'Oxford (thèse sur la distribution des mammifères à
travers les continents) et docteur en étude de la religion du King Alfred's
College de Winchester (thèse sur la performance bardique dans les
mouvements contemporains de druiderie et d'écoprotestation).
Musicien, a dirigé pendant dix ans un groupe de psycho-folk, Telling the
Bees.
Enseigne pendant 9 ans au Département de théologie et
d'études religieuses de l'Université d'Oxford Brookes, donne des
conférences lors de festivals en Grande-Bretagne et en Amérique. Dans
les années 90, éco-activiste, protestant contre la construction de
nouvelles routes, notamment au Newbury Bypass.
Auteur de Shroom. Une histoire culturelle du champignon
magique, remet en question l'hypothèse largement répandue selon
laquelle les champignons hallucinogènes sont utilisés depuis la
préhistoire. Publie des articles savants sur les psychédéliques, le
paganisme, le bardisme, la protestation environnementale, les fées,
l'animisme, le chamanisme et l'évolution.
Rejoint le Schumacher College en 2017 en tant que directeur de
programme sur les relations entre écologie et spiritualité.
Cécile Renouard
Née en 1968, religieuse catholique, docteure de l’EHESS en philoso-
phie politique, diplômée de l’ESSEC. Enseignante au ‘Centre Sèvres’ et à
‘l’École des Mines de Paris’, directrice de l’’Institut de la Recherche et de
l'Enseignement sur la Négociation en Europe’ (IRENE) à l’ESSEC. Mène
depuis 2004 un travail pluridisciplinaire auprès de filiales de grands groupes
industriels implantées au Sud.
Ses maîtres à penser et à agir sont Simone Weil (1906-1945),
Dietrich Boenhoeffer (1906-1945) et Etty Hillesum.
Principale cofondatrice en 2018 et Présidente du ‘Campus de la
Transition’, lieu d’enseignement, de recherche et d’expérimentation créé par
un collectif d’enseignants-chercheurs, d’entrepreneurs et d’étudiants réunis
par une volonté commune, « Promouvoir une transition écologique,
économique et humaniste, à l’échelle des enjeux qui bouleversent notre
siècle » :
- laboratoire académique : programmes d’enseignements pluridisciplinaires
articulés aux enjeux écologiques.
- éco-lieu en transition, le Domaine de Forges (près de Montereau - 77)
- offre d’accompagnement des entreprises ou des institutions vers
l’intégration de stratégies régénératives et visionnaires.
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Chercheurs de sens. — 21. De 1960 à 1969

  • 1. Trombinoscope "Chercheurs d’humanité" Chercheurs de sens (art, religion, philosophie, spiritualité) 21 - de 1960 à 1969 É. G. .18.02.2024
  • 2. Jean-Guilhem Xerri Né en 19??, biologiste, ancien interne des ‘Hôpitaux de Paris’ diplômé de ‘l’Institut Pasteur’ et de ‘l’École supérieure de commerce de Paris’, aujourd’hui psychanalyste, coach et essayiste. A intégré dans sa pratique la méditation. Depuis longtemps engagé dans le milieu associatif : en 1995, rejoint l’association ‘Aux captifs la libération’, fondée par le Père Patrick Giros, qui rencontre et accompagne les personnes de la rue, et en assure la présidence jusqu’en 2011. Ex-membre du ‘Conseil national des politiques de lutte contre la pauvreté et l‘exclusion Sociale’. « "Guérir parfois, soulager souvent, écouter toujours" : la devise de Louis Pasteur, mon maître en biologie, pourrait être la mienne. » « Mal-être, souffrances psychiques, sexualité en berne, dépen- dance aux écrans, rapport démesuré au travail, perte de sens, solitude… Ces manifestations pointent toutes vers la souffrance de notre âme. Or si les psychothérapies et la pharmacologie sont précieuses, elles ne per- mettent pas de la "guérir". Et pour cause, tous ces troubles ont leur origine au plus profond de nous, au-delà de notre biologie et de notre mental. Ils renvoient à des tensions intérieures que les plus grandes traditions spiri- tuelles de l’humanité ont identifiées, explorées et accompagnées. Leur soin relève non pas tant d’un traitement que d’une sagesse de vie. »
  • 3. Swami Muktananda (de Rishikesh) Né en 1960, moine hindouiste (swami) d’origine québécoise francophone. Élevé dans une famille catholique fervente, se sent très tôt attiré par la vie monastique. Rencontre brièvement Swâmi Chidânanda à l'âge de 9 ans, mais commence réellement son cheminement avec lui à l’âge de 20 ans. Après avoir étudié l'ingénierie et l'agroéconomie et dirigé son entreprise pendant plusieurs années à Montréal, devient swami en 1999 et s'installe l'année suivante à l'ashram de Rishikesh, sur les bords du Gange et au pied de l’Himalaya. Swami Chidânanda l'encourage en 2002 à voyager en Occident pour y transmettre son enseignement. Devient le représentant en Occident de la Divine Life Society, fondée par Swami Sivananda en 1936, dont la mission est la transformation de l'être humain pour l'amener à manifester pleinement sa véritable nature, qui est divine. Transmet le message de la connaissance de la non-dualité (upanishads, yoga, védanta) qui se situe au point de rencontre universel de toutes les religions, au delà des différences. « Swami Chidananda c’était un saint François d’Assise en chair et en os, mais hindou. » « Faire de sa vie l’espace pour la Vie, se connecter à sa vie intérieure. Progresser dans l’attention à la nature, aux plantes, aux animaux, aux autres, aimer son prochain comme soi-même. L’écologie de l’intériorité fait grandir en soi la sagesse, la bonté, la patience. »
  • 4. Jean-François Zygel Né en 1960, musicien français. Deux arrière-grands-pères juifs polo- nais étaient chanteurs de synagogue et improvisaient sur les textes religieux. Premier prix du Concours international d'improvisation au piano de la Ville de Lyon, pianiste à ‘l'Orchestre Philharmonique de Radio France’ entre 1985 et 1988. Pianiste improvisateur, critique musical, accompagnateur de musique de films muets, compositeur et professeur d'improvisation au piano au ‘Con- servatoire national supérieur de musique et de danse de Paris’. Désireux d’"allumer un feu", comme disait Montaigne, mène un travail d'initiation à la musique classique dans les médias radiophoniques et télévi- suels, permet à ses auditeurs de se familiariser avec la musique classique grâce à un humour et une légèreté captivante. « Beethoven, Schubert et Mozart m'accompagnent dans la vie depuis longtemps. Avec eux, on vit mieux : ils nous transmettent de la passion, de l'intensité. » « Vous savez, je suis juif, et il est très fréquent qu’un rabbin com- mence une dracha (commentaire biblique) par une blague juive. L’amour des mots, la musique, l’humour : ce sont trois éléments fondamentaux dans le judaïsme. » « Si je composais un opéra, ce serait certainement quelque chose sur un drame personnel plutôt que sur un événement historique ou d’actualité. Quelque chose qui montre la difficulté, voire l’impossibilité, du bonheur. Mais s’il est impossible d’atteindre le bonheur, il nous reste cependant la possibi- lité de nombreux moments d’extase, de plaisir, de découverte, d’élévation. »
  • 5. Jean-Côme et Sophie Renaudin J.-C. R., né en 1960. Au milieu de ses études d’ingénieur agricole, prend une année sabbatique pour partir en Inde, vit alors le « premier grand décentrage par rapport à [son] éducation, aussi bien sur le plan culturel que religieux et spirituel. » En 1982, reçoit un appel fort vers la mystique juive. Part à pied à Jérusalem, en 1985 : 11 mois de marche, sans argent, puis 3 mois à Jérusalem et dans ses environs. De 2008 à 2019, dirige le ‘Forum 104’, rue de Vaugirard à Paris. Depuis 2000, fait un tour de France pour rencontrer des lieux et personnes intéressés par les mutations sociétales, la quête interconviction- nelle et le sens spirituel de cette mutation unique que vivent l’humanité et la création. Avec son épouse Sophie, s’investit parallèlement à ‘La Picotière’, lieu d’accueil et de rencontres ouvert en 1996 à Villetrun, près de Vendôme (Loir-et-Cher) : stages, conférences, ateliers, etc. Fait partie du réseau des acteurs de la ‘Diversité spirituelle’. « Toute la création, incluant les mondes minéral, végétal, animal et humain, est une. Au-delà de cette unité horizontale, se vit une unité verticale : celle de l’unité entre le monde visible et le monde invisible. Seule cette conscience de cette unité intrinsèque peut permettre aujourd’hui le passage auquel nous sommes appelés. Le temps est venu de vivre toute réalité, qu’elle soit politique, économique, écologique, religieuse, sociale… dans cette perspective et cette conscience que tout est relié, comme un seul corps. »
  • 6. Denis Marquet Né en 1964, philosophe, thérapeute et romancier français. ‘École normale supérieure’, agrégé de philosophie. Enseigne à l’univer- sité de Paris XII et à Sciences Po Paris, tout en expérimentant la psych- analyse et diverses écoles de psychothérapie. Auteur de 10 livres, romans et essais de philosophie et de spiritualité. En 1997, crée le premier cabinet de philosophe-thérapeute. Cette pratique d’accompagnement philosophique à visée thérapeutique, repose sur l’idée que les souffrances psychiques ont souvent pour origine le fait que le sens de la vie n’est pas vécu, ni interrogé. Anime des conférences sur les thèmes de la spiritualité et du développement personnel au sein de l'association ‘Nouvelle Acropole’, au salon Zen ou pour divers congrès. Il anime également des séminaires philosophiques et des pèlerinages. « Agir selon la nécessité intérieure de l’être que l’on est en vérité renouvelle l’énergie, génère la force de l’enthousiasme et crée des effets positifs dans le monde. (…) Le Christ enseigne l’acte spontané juste. Et celui-ci n’est pas produit par ma volonté, mais par ma vérité. » « Lorsque ma conscience est ouverte à mon prochain, à ce qu’il ressent et à ses besoins, et simultanément ouverte à la source de tout amour, alors l’amour me met en mouvement : il me prend aux entrailles et me fait agir. Et cela constitue le seul acte véritablement libre. Dieu ne peut demeurer en moi que s’il se donne à travers moi. »
  • 7. Patrice Gourrier Né en 1960, prêtre catholique français, psychologue clinicien, ex- éditeur, écrivain, chroniqueur durant 11 ans dans l’émission de RMC Les grandes gueules. Études de droit des affaires puis de psychologie, ex-employé de banque à la Société Générale. Suite à un grave accident opératoire, crée avec Jérôme Desbouchages, infirmier en psychiatrie, le mouvement spirituel Talitha Koum qui a pour objet la recherche de la paix intérieure à partir de la tradition des pères du désert. Membre de l’ "Association pour le développement de la Mindfulness" (pleine conscience), crée un site Internet dédié à "la progression humaine et spirituelle par la méditation" avec la nonne bouddhiste Gelongma Davina, autrefois connue pour ses cours d'aérobic à la télévision. Coécrit un livre avec l’ex-star du porno Brigitte Lahaie. Après avoir pris la défense du trader Jérôme Kerviel, fonde à Poitiers l’"Association Saint-Basile" qui prend en charge des jeunes adultes victimes de burn-out, de dépression ou de vide existentiel. « J'ai été ordonné pour le service de Dieu et des hommes ; il n'était pas précisé pour le service de 4 % de catholiques pratiquants. » ../..
  • 8. Patrice Gourrier, Mohammed Chirani, Avraham Weill, Matthieu Ricard Avec Mohammed Chirani (né en 1977, photo du haut), musulman, consultant en politiques publiques, représentant de la nouvelle génération désireuse de conjuguer islam et laïcité, spiritualité et action, et avec le soutien de l’hebdomadaire La Vie, lance un appel interreligieux au jeûne, à la prière et au partage contre la division et la violence. Ils sont rejoints par le rabbin Avraham Weill (né en 1983, Grand rabbin de Strasbourg, photo du milieu) et par le moine bouddhiste Matthieu Ricard (né en 1946, photo du bas, voir fiche spécifique). « Nous croyons qu’il y a un indispensable combat spirituel à mener contre toutes les divisions, qu’elles soient collectives, comme le terrorisme et le radicalisme, ou individuelles, au cœur même de notre être. Les religions, dans le cadre de l’espace laïc, peuvent apporter ces réponses particulières que sont le jeûne, la prière, le partage. Et ce, tous ensemble, ceux qui croient au ciel (chrétiens, musulmans, juifs, bouddhistes…), et ceux qui n’y croient pas. Nous avons choisi le jeûne, la prière et le partage non seulement parce que ce sont des pratiques communes aux religions, mais aussi parce qu’elles peuvent unir tous les individus de bonne volonté. »
  • 9. Antoine Guggenheim Né en 1960, théologien et prêtre catholique. Ingénieur civil des Mines, docteur en théologie. Directeur du Pôle de Recherche du ‘Collège des Bernardins’ depuis 2007. Directeur du troisième cycle de la Faculté Notre-Dame, en charge du développement international et des partenariats, conférencier. Année sabbatique en 2015 à Rome puis à Shanghaï. Avec Diane d’Audiffrey, engagée dans l’’Association des bran- cardiers et infirmières de l’Île-de-France’, cofondateur de l‘association non confessionnelle United Persons for Humanness (ou Up for Humanness : Debout pour l’humanité !) dont le but d’« éclairer l’humanité devant les questions que soulève la modernité ». 3 axes d’action : Chercher, pour prendre la mesure de la complexité des enjeux : cultures et développement, génétique et humanité, pluralité religieuse et société. Méditer, pour prendre du recul et apprendre à rencontrer. Servir pour ancrer créativité et action dans le réel. « Si on veut que nos politiques et nos pratiques aient du sens, il est indispensable qu’elles prennent en compte tout l’humain, corps, âme et esprit. »
  • 10. Père Martin Jean-Philippe Laplaud, né en 1960, moine au monastère (et écosite sacré) de Saint-Michel du Var à Flaysoc depuis 1993, conférencier. Ordonné prêtre en 1996, sacré en 2004 évêque de l’Église Orthodoxe Française - ÉOF. L’ÉOF, une des résurgences de l’orthodoxie dans son expression occidentale, sans reconnaissance canonique, a été créée en 1975 pour témoigner d’une foi chrétienne plus proche des origines, participer au dialogue interreligieux et à la sauvegarde de la création. « Feuille de route : Faire un bon usage de ses facultés. Acquérir un autre mode de connaissance. Opérer une transformation intérieure. Retrouver les qualités du féminin de l’être. Vivre une ascèse écologique. » « L’humanité est entrée dans une période cruciale. Un appel au changement, même s’il est encore minoritaire, se fait clairement entendre, appel à une "insurrection des consciences" selon le paysan- philosophe Pierre Rabhi. (…) L’Église doit offrir une parole audible non seulement "dans ses murs", mais surtout "hors ses murs", au cœur du monde, pour accompagner, donner du sens et finalement tempérer les grandes contractions qui empoignent toutes les matières créées. »
  • 11. David Hertz Né en 19??, Suisse, économiste de l’Université de Genève et Master coach, consultant, accompagnateur professionnel et formateur. S’intéresse au chamanisme, “une voie universelle d’évolution, de conscience, d’équilibre et de guérison, un art de vivre en harmonie avec les mondes qui nous entourent ”. S’est spécialisé dans l’usage de l’intuition au service de l’efficience, se consacre au développement de l’esprit et à l’éveil de conscience. Directeur du cabinet de conseil et de formation Wakan - Spirit in business « L'intuition se manifeste quand “je sais” sans pouvoir expliquer rationnellement ce que je sais. Je n'ai pas de preuve, pas d'explication, je sais, c'est tout. Chacun de nous a vécu, vit et vivra cette expérience, car ce savoir inconscient est dans l'être et non dans le faire. Ce sont des connaissances enfouies au plus profond de nous. Nous n'en connais- sons pas vraiment la profondeur et, par ce fait, nous l'ignorons. L’intuition, notre savoir profond, est l’une de nos capacités insoup- çonnées. Elle amène clarté dans les décisions, efficience, performance, gain de temps, équilibre et bien-être. »
  • 12. Pierre Jovanovic Né en 1960, journaliste au Matin de Paris puis au Quotidien de Paris, essayiste, écrivain et conférencier français d'origine serbe. Depuis 2008, tient un blog consacré en grande partie à l'analyse de la situation financière internationale. Lors d’un reportage à San Francisco en janvier 1988, alors qu’il se trouve dans une voiture, se jette soudain sur la gauche, sans raison apparente, une fraction de seconde avant qu’une balle ne pulvérise son pare-brise. En discutant avec ses confrères, découvre d’autres histoires étranges similaires. Après 5 ans d’enquête et 9 mois de rédaction, publie en 1993 le best-seller Enquête sur l'existence des anges gardiens, très documenté et plein d’humour. ../..
  • 13. Pierre Jovanovic Examine les apparitions d’anges, stigmates, visions, miracles, bilocations, lévitations et cas d’incorruptibilité chez les grands mystiques chrétiens* et les compare à celles des near death experiences. « Il nous est impossible de nier l’expérience vécues par des millions de personnes sous prétexte que nous ne pouvons pas l’expliquer matériellement et scientifiquement (…) » « Les anges ne sont-ils pas le dénominateur commun des grandes religions ? On les trouve aussi bien dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau, dans la Torah, dans le Coran et chez les Hindous qui les appellent "les brillants", les Devas ». * Ste Cécile, Jeanne d’Arc, Thérèse d’Avila, Catherine de Sienne, Hildegard von Bingen (photo 1) , Marie-Madeline de Pazzi, Anne-Catherine Emmerich, curé d’Ars, Georgette Faniel, Gemma Galgani, Thérèse Neumann, Hélène Kowalska, Padre Pio (photo 2), Marguerite-Marie Alacoque, Angela de Foligno, Gerthrude d’Hefta, Jacinta Marto, Catherine Labouré, Marie d’Agreda, Hélène Kowalska, Marthe Robin (photo 3) , Katsuko Sasagawa, etc.
  • 14. Éric-Emmanuel Schmitt Né en 1960, Normalien, agrégé de philosophie, dramaturge, nouvelliste, romancier et réalisateur français, puis belge. En février 1989, lors d’une expédition au Sahara, connaît une expérience mystique : le sentiment de l’absolu se révèle à lui. Les récits de son Cycle de l'Invisible sont Milarepa (bouddhisme), Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran (soufisme), Oscar et la Dame rose (christianisme), L'Enfant de Noé (judaïsme), Le Sumo qui ne pouvait pas grossir (bouddhisme zen), Les Dix Enfants que madame Ming n'a jamais eus (confucianisme), Madame Pylinska et le secret de Chopin (musique), Félix et la source invisible (animisme). Écrit pour des causes humanitaires (Amnesty international, Secours populaire). « Les questions les plus intéressantes restent des questions. Elles enveloppent un mystère. À chaque réponse, on doit joindre un "peut- être". Il n'y a que les questions sans intérêt qui ont une réponse définitive ». « Toute haine est sans doute de l'amour déçu. » ../..
  • 15. Éric-Emmanuel Schmitt « J’habitais le mystère de la condition humaine avec angoisse. Aujourd’hui, je l’habite avec confiance. » « Notre vie est façonnée par les étonnements. Une vie d’adulte consiste à structurer les étonnements de l’enfance et à leur donner une suite (…) L’adolescence est un âge fondateur, car c’est l’âge du manque ». » « Face au questionnement sur l’existence de Dieu se présen- tent trois types d’individus honnêtes : le croyant qui dit “Je ne sais pas, mais je crois que oui”, l’athée qui dit “Je ne sais pas, mais je crois que non”, l’indifférent qui dit “Je ne sais pas et je m’en moque”. L’escroquerie commence chez celui qui clame “Je sais !” (…) En notre siècle où, comme jadis, on tue au nom de Dieu, il importe de ne pas amalgamer les croyants et les imposteurs : les amis de Dieu sont ceux qui Le cherchent, pas ceux qui parlent à Sa place en prétendant L’avoir trouvé. (…) Nous devons reconnaître et cultiver notre ignorance. L’humanisme pacifique coûte ce prix-là. Ce ne sera qu’au nom de l’ignorance partagée que nous tolérerons les croyances qui nous séparent. »
  • 16. Éric-Emmanuel Schmitt « Une rencontre, c'est quelque chose de décisif, une porte, une fracture, un instant qui marque le temps et crée un avant et un après. » « Un homme est fait de choix et de circonstances. Personne n'a de pouvoir sur les circonstances, mais chacun en a sur ses choix. » « Douter et croire sont la même chose. Seule l'indifférence est athée. » « Les fanatiques écrasent leurs doutes en sur-affirmant leur foi. » « Se méfier de deux assassins : la nostalgie, l’espoir. Ils tuent le présent. » « Il en est du bonheur comme du pardon. On le décrète pour la faire exister. » « Parce qu’il a vécu, désiré, aimé, joui, pleuré, gagné, échoué, regretté, espéré, désespéré, le bonheur sait le prix des personnes, la fragilité de la vie, le privilège luxueux d’exister, l’ivresse d’être là, de ressentir des émotion, d’épouser le monde et de percevoir sa beauté. Le vrai bonheur affiche sa maturité; son visage comporte mille rides et cent cicatrices. Il n’y a d’heureux qu’un ancien malheureux. »
  • 17. Stéphane Lavignotte Né en 1960, études de sciences politiques, journaliste (TC, Réforme), militant politique (Chiche !,Verts, ÉcoRev, Vélorution), puis études de théologie. Depuis 2006, pasteur de la ‘Maison Verte’, dans le 18ème arrondissement de Paris, sous la houlette de la ‘Mission populaire évangélique’. Y alternent vie spirituelle, vie culturelle, solidarité sociale (luttes contre le racisme, pour les droits des travailleurs immigrés, les sans papiers) et écologie. Bénit des unions homosexuelles. « Être pasteur, c’est être engagé comme croyant dans le monde pour défendre les minorités, les exploités, les parias. (…) La vraie radicalité se trouve peut-être dans l’ordre du quotidien, de la simplicité. (…) Face aux situations d’urgence que je rencontre dans mon quotidien, je ne dois pas oublier l’importance du temps long, de la profondeur. »
  • 18. Ghaleb Bencheikh Né en 1960 en Arabie saoudite, docteur en sciences et physicien franco-algérien. Également de formation philosophique et théologique, anime l'émission Islam dans le cadre des émissions religieuses diffusées sur ‘France 2’ le dimanche matin. Préside la ‘Conférence mondiale des religions pour la paix’, ce qui l'amène à de nombreuses interventions en France et à l'étranger. Membre du comité de parrainage de la ‘Coordination française pour une éducation à la non-violence et à la paix’. « Aujourd’hui, la réponse à cette guerre ne consiste pas à dire que l’islam n’est pas cela. Car c’est bien au nom d’une certaine lecture de l’islam que ces actes sont commis. Non, la réponse consiste à reconnaître et affirmer l’historicité et l’inapplicabilité d’un certain nombre de textes que contient la tradition musulmane. Et à en tirer les conclusions. » Pétition signée par des intellectuels musulmans dont Fehti Benslama et Ghaleb Bencheich en janvier 2015
  • 19. Didier van Cauwelaert Né en 1960, après un arrêt du cœur à la naissance. Écrivain français issu d'une famille d'origine belge. Son père, infirme en fauteuil roulant, décide de ne pas se suicider et de rester (parce que son fils Didier est publié à l'âge de 8 ans), est sauvé par la chirurgie et redevient valide. Auteur d'une vingtaine de romans, de plusieurs pièces de théâtre et de spectacles musicaux. Prix Goncourt en 1994 pour Un aller simple, prix du Théâtre de l'Académie française pour L'astronome (1983). Ses ouvrages pour la plupart abordent la construction ou la reconstruction de gens en difficulté, en souffrance. A participé à de nombreuses expériences avec des chercheurs renommés sur les états modifiés de conscience et les pouvoirs de la pensée. Affirme la possibilité de communication avec les personnes décédées et l’existence d'une vie après la mort. « La France est devenue ce pays de matérialisme obtus, qui a fabriqué l'adjectif "cartésien" alors même que Descartes a écrit sur le chamanisme, l'interprétation des rêves et les forces invisibles. » « Ma spiritualité est autant titillée par un livre de botanique que par un passage de la Bible, de la Bhagavad-Gîtâ, du Livre des morts tibétain ou des travaux d'Einstein. »
  • 20. Corine Sombrun Née en 1961, ethnomusicienne française, musicologue, compositrice. Rencontre à Londres un chamane péruvien, a ses premières expériences du voyage chamanique au Pérou où elle apprend qu’elle a le don de chamane. Pour transcender un deuil amoureux, fait un reportage sur les traditions chamaniques en Mongolie. Pendant 8 ans, retourne en Mongolie pour suivre l'enseignement d'Enkhetuya (photo), une chamane tsaatan. En 2005 au Nouveau-Mexique, rencontre Harlyn Geronimo, medicine man. Capte des informations sur de l’eau. Collabore depuis 2006 avec Pierre Etevenon, docteur ès-sciences, directeur de recherches honoraire à l‘’INSERM’, qui a notamment étudié les effets des états modifiés de conscience (EMC) sur les tracés d’électroencéphalographie, et avec le français Pierre Flor-Henry, neuropsychiatre et chercheur à l'Alberta Hospital d'Edmonton (Canada). Ils étudient le potentiel du cerveau dans le domaine de l’intuition : l’intelligence perceptive. « L’être humain du futur se développera aussi dans le perceptuel, et pas seulement dans l’intellectuel. Nous avons un potentiel que nous ignorons, nous devons reprendre le contrôle de toutes les capacités de notre cerveau. »
  • 21. Élisabeth Parmentier Française née en 1961, pasteur de l‘’Église luthérienne d'Alsace-Lorraine’ et professeur de théologie pratique à la ‘Faculté de théologie protestante’ de l'Université de Strasbourg. Présente notamment les principaux modèles d'interprétation biblique : traditionnel (la proclamation ecclésiale), historico-critique ( la quête de l'auteur et du texte dans son contexte), structuraliste /sémiotique (le texte tel qu'il se présente) , féministe (le parti pris en faveur du lecteur), narratif (le processus de communication entre texte et lecteurs). « Croire, c’est croire que Quelqu’un dira quelque chose sur ma vie que je ne peux pas dire moi-même. » « L’engagement, c’est ce qui est mis sur ma route. » « La vérité est un diamant, mais un diamant a beaucoup de facettes… » ../..
  • 22. Élisabeth Parmentier « Bien que je sois théologienne et que les résultats de l'exégèse me passionnent, en tant que croyante je ne me soucie ni des détails et vraisemblances des témoignages, ni des traces du Jésus historique et de la distinction entre les "vraies" paroles de Jésus et les ajouts de la communauté des croyants ! Pour moi l'essentiel, en ce qui concerne le témoignage des évangiles sur Jésus-Christ, est ce "jamais vu" qui traverse les textes et confère une étrange polyphonie au témoignage : en Jésus, Dieu est passé, presque incognito. »
  • 23. Frédéric Rognon Français né en 1961, docteur en ethnologie, ami de l’Arche de Lanza del Vasto, professeur de philosophie des religions à la ‘Faculté de Théologie protestante’ de l’université de Strasbourg depuis 2007. Membre du ‘Centre de Sociologie des Religions et d'Ethique Sociale’ (CSRES), membre du groupe "Religion and Conflict" du réseau TRES (Teaching Religion in European Society) des Facultés de théologie européennes. Face à la pluralité des religions, présente quatre options possibles : 1 - L’exclusivisme consiste à prétendre posséder seul toute la vérité, les autres religions étant des erreurs, des idolâtries, voire des expressions diaboliques. 2 - L’inclusivisme consiste à considérer que ma propre religion inclut les autres traditions religieuses, c'est-à-dire qu’elle les englobe et les accomplit. ../..
  • 24. Frédéric Rognon 3 - Le relativisme consiste à affirmer que toute religion exprime une part de vérité, mais qu’aucune ne détient la vérité entière et absolue. 5 métaphores : la montagne, les fleuves, l’arc-en-ciel, les planètes, le langage. 4 - La posture apophatique (du grec "dire non") consiste à admettre qu’on ne peut rien dire sur Dieu et sur la Vérité. Il ne s’agit pas d’agnosticisme, mais d’une approche qui reconnaît que le mystère divin dépasse toujours le langage humain. « Nous sommes donc maintenant invités à effectuer une révolution copernicienne : passer d’une perception religieuse centrée sur elle-même, où le point fixe est donné par notre propre tradition, à une vision dont le centre échappe à toutes les traditions pour ne se trouver qu’en Dieu, équivalent du soleil dans le système de Copernic et de Galilée. La révolution consiste à passer du christianocentrisme à un théocentrisme. »
  • 25. Marc Vella Né en 1961, pianiste et compositeur français. 1er prix de composition à Rome en 1999 (Torneo Internazionale di Musica). Parcourt depuis plus de 15 ans notre planète à la rencontre des hommes et des musiques du monde. En avril 2002, traverse le Sahara occidental en autobus, avec son piano à queue. Concepteur de ‘la Caravane amoureuse’, emmène avec lui, en avril 2004, 30 personnes dans 3 bus pour partager, sourire et chanter le désir du monde, mettre à l’honneur, par le film documentaire, les femmes et les hommes qui s’engagent pour que notre monde aille vers plus de paix, de solidarité et de conscience. « Seules la compassion et la bienveillance permettent le miracle de la transformation. Mettre de la tendresse sur nos blessures, c’est bâtir l’amour. » « La grande aventure de la vie, c'est de rendre belles les fausses notes ». « Qui n’a pas été maladroit, défaillant ? N’a pas été blessé, offensé ? Qui, parfois, n’a pas manqué de discernement ? Et si toutes ces fausses notes de la vie étaient une chance ? Et si elles étaient notre plus grande aventure donnant un sens à notre existence ? La perfection, c'est de l'imperfection qui s'aime et se donne, qui s'aime et qui sème ».
  • 26. Samuel Rouvillois Né en 1961, philosophe et théologien français. Docteur en philosophie, rejoint à 21ans la ‘Communauté de Saint Jean’. Expert auprès du ‘Centre des Jeunes Dirigeants’ (CJD), de ‘l’Association pour le Progrès du Management’ (APM), et de grandes entreprises. Accompagne le ‘Club E-Reflexion’ dans sa réflexion sur le thème d’une "Économie à Finalité Humaine". Cofondateur de l’association ‘Handihope’ pour une intégration humaine de la personne handicapée dans l’entreprise. Ex-délégué épiscopal à la culture du diocèse d’Avignon, est à l’initiative du ‘Parvis d’Avignon’, un lieu de dialogue entre l’Église et le monde de la culture. « Nous avons tellement bien optimisé l’efficacité que nous n’avons plus l’objectif de faire autre chose. Nous sommes pris dans un gigantesque système de moyens matériels qui n’est plus au service des fins profondes de l’homme. L’optimisation des moyens s’est mise à manger l’essentiel des énergies personnelles et collectives. Nous n’avons plus le temps de réfléchir à la finalité, ni d’asservir nos moyens à une finalité. Ce système ne peut pas être renversé par une révolution à la mode de 1989 ou 1917, mais il peut être contré par une logique de résistance, comme en pays occupé, des réseaux humains qui se servent d’ailleurs des outils actuels. » ../..
  • 27. Samuel Rouvillois « Ou bien nous apprenons à être humains ensemble, ou alors nous ne survivrons pas. L’homme est un mélange de lumière et d’ombre, il est à la fois généreux et mesquin. La démarche spirituelle, c’est l’apprentissage permanent de l’humanité. Arrêtons de nous battre pour une société idéale (les deux abominations du nazisme et du communisme - dont le matérialisme chinois est une variante - reposaient sur cette base), et demandons-nous simplement quelle est la part de nous mêmes que nous voulons cultiver. » « L’hyperviolence, c’est d’être manipulé en permanence pour des besoins ou désirs qui ne sont pas au service de la personne humaine et de ne pas être en mesure d’identifier cette manipulation. S’en défaire réclame des combats psychiques, spirituels et politiques qui sont aujourd’hui une autre forme de la survie. » « Pour faire face, nous avons besoin à la fois de souplesse (l’adaptabilité humaine) et de colonne vertébrale (l’identité et l’inté- riorité). C’est un niveau d’exigence très élevé. » « Sur la base de la perfection et de la force, la machine est plus performante que l’homme. Notre atout essentiel, c’est la fragilité. Notre vocation, c’est l’invention et la créativité à l’intérieur de la fragilité, une démarche qui est toujours en déséquilibre parce qu’elle suppose l’altérité. »
  • 28. Olivier Clerc Né en 1961, écrivain, formateur et conférencier franco-suisse. Travaille et publie sur des thèmes touchant à la spiritualité et au développe- ment personnel et collectif : sur les rêves, l’éducation, la violence, la médecine, et sur le pardon après sa rencontre avec Don Miguel Ruiz. Créateur avec sa femme Annabelle des ‘Journées du pardon’. En 2015, crée l‘’Association Pardon International’ pour favoriser l'étude et la pratique du pardon, et en particulier le développement des ‘Cercles de Pardon’. Anime des formations, conférences et webinaires sur le pardon en anglais et en français, en France et à l'international. Initiateur de la journée internationale du pardon (18 septembre). « Le grand chantier du XXIème siècle, c’est de faire les mêmes progrès pour la guérison du cœur que pour la guérison du corps. » « On croit souvent que c'est la personne qui nous a blessé qui a le pouvoir de nous guérir, alors que c'est nous qui avons ce pouvoir ! (…) Le pardon est un chemin de guérison, mais il n’empêche pas la justice, la fermeté, le bon sens, le discernement. » ../..
  • 29. Olivier Clerc « Considérez le diable comme votre projection la plus négative, et Dieu comme la plus positive. Nous faisons tous des projections, même les plus "conscients" ou les plus "éveillés" d’entre nous : la seule différence est que certains sont justement plus "conscients" que ce sont des projections. (…) Même si vous ne croyez pas au diable et à Dieu – et, sous les représentations simplistes qu’en véhicule la religion, c’est aussi mon cas –, vous considérez probablement que certaines formes extérieures majeures vous influencent (voire que vous en êtes la victime), que celles-ci soient positives ou négatives. On leur donne de nombreux noms différents : la chance ou la malchance, les destin, le hasard, "les autres", la vie, la nature, les circonstances, l’hérédité, les gênes… ou, pourquoi pas, le gouvernement, le système, les multinationales, etc., que certains n’hésitent pas à diaboliser. (…) Prenez donc le temps d’identifier les forces impersonnelles ou transpersonnelles auxquelles vous donnez un certain pouvoir, celles-là même que vous incriminez ensuite quand les choses vous échappent ou ne se déroulent pas comme prévu. »
  • 30. André Tarassi Français né en 1961. Étudié le journalisme et la télévision aux États-Unis. Chercheur indépendant, étudie les nouvelles spiritualités depuis 25 ans. Fondateur du ‘Centre d'Information et de Conseil des Nouvelles Spiritualités’ (CICNS). Le CICNS agit en direction des pouvoirs publics, des médias et de la société civile, afin de restaurer un débat équilibré sur la place des minorités spirituelles persécutées par une politique de lutte contre les dérives sectaires menée parfois sans objectivité en France depuis une trentaine d’années. Lors de ‟dérapages”, l’UNADFI, la MIVILUDES ou Jean-Pierre Van Geirt ont ainsi accusé de sectarisme l’Arche de Lanza del Vasto, les écoles Steiner, Terre du Ciel, Kokopelli, les salons bio, etc. Photo du bas : Jeanine Tavernier, Présidente de l’UNADFI (Union nationale des associations de défense de la famille et de l’individu victimes de sectes) de 1993 à 2001. En a démissionné car elle refusait que la lutte contre les sectes tourne en chasse aux sorcières et devienne elle-même un vecteur de sectarisme.
  • 31. Jacques Arnould Né en 1961, ingénieur agronome, docteur en histoire des sciences et en théologie, ex-dominicain, philosophe. Chargé de mission sur la dimension éthique, sociale et culturelle des activités spatiales au ‘Centre National d’Études Spatiales’ (CNES). Homme de laboratoire, se situe dans la ligne de Pierre Teilhard de Chardin. S’intéresse aux relations entre sciences, cultures et religions, avec un intérêt particulier pour deux thèmes : celui du vivant et de son évolution, celui de l'espace et de sa conquête. « L’éthique, c’est donner aux gens l’occasion de réfléchir à ce qu’il font. Moi, je n’ai pas la solution, je suis là pour susciter les questions. » « Non pas Dieu ou Darwin, mais Dieu et Darwin. » « La science comme la foi sont en chemin. Le Dieu créateur est un mystère, mais la part de mystère, il faut la garder. »
  • 32. Frédéric Boyer Anne Dufourmantelle F. B., écrivain français né en 1961. ‘École normale supérieure’, docteur en littérature comparée. Coordonne le chantier La Bible Nouvelle Traduction avec de nombreux écrivains contemporains (Bayard, 2001). Auteur de romans, essais, poèmes et traductions. Sa compagne Anne Dufourmantelle (1964-2017), philosophe, psychanalyste et écrivaine, se noie sur la Côte d’Azur en essayant de porter secours à des enfants qui étaient allés se baigner alors qu’il y avait un très fort vent et des vagues. « L’espoir vise une réalité déterminée. Seule l’espérance affronte l’expérience du vide, du rien, de la précarité absolue, celle qu’incarne dans le texte biblique le personnage de Job. Ce que la figure de Job vient rappeler, c’est la signification radicale de toute souffrance, de chaque injustice. Non pas précisément sa justification mais bien sa révélation. (…) L’espérance n’est pas non plus une fuite. C’est plutôt une manière d’avancer, d’assumer la douleur. Il n’est pas question d’oublier, mais plutôt d’apprendre à vivre avec la cicatrice de la perte. L’espérance, c’est cette question posée à l’abandon et à la détresse. F. B. « Risquer sa vie est l’une des plus belles expressions de la langue française.» A. D.
  • 33. Aïda Abida Née en 1961 ? en Algérie, émigre enfant en France suite à un regroupement familial. Baccalauréat en France, retourne en Algérie poursuivre des études universitaires. Victime et témoin de violences familiales et du terrorisme algérien des années 1990, y est professeure de français et journaliste à Algérie Actualité et el Watan. Quitte Alger en 1994, chargée de projet et formatrice en Belgique et en France. Suit une formation en sciences islamiques à l’université de Louvain-la-Neuve en Belgique et poursuit à ce jour des études en arabe coranique. Suite aux attentats de 2015 en France et en Belgique, se décide à témoigner, dans La non-violence dans l’Islam, de sa foi de musulmane souillée par les tenants des crimes au nom d’Allah. En réaction à ces atrocités, met en lumière, par ses choix de vie et ses recherches dans les sciences islamiques, le creuset d’une authentique tradition islamique de la non-violence. Présente trois acteurs méconnus de cette non- violence islamique en Turquie, au Pakistan, en Syrie. « Les valeurs de paix et de fraternité sont dans les fondements de l’islam, comme la justice, la solidarité et le respect de la vie humaine et du vivant en général. » * Seule ombre au tableau : ce livre généreux (publié pour la première fois en 2016 aux éditions Kouna) a été réédité par un éditeur marseillais, Salim Laibi, directeur des Éditions Fiat Lux, qui édite des auteurs complotistes et négationnistes.
  • 34. Bernard Werber Né en 1961, écrivain, romancier, réalisateur, peintre et journaliste français. Sa célèbre trilogie Les fourmis s’étale de 1991 à 1994. Son œuvre, traduite dans une trentaine de langues, fait se rencontrer spiritualité, science-fiction, polar, biologie, mythologie, etc. Qualifie parfois son style de « philosophie-fiction ». À la suite de la publication de L'Arbre des possibles, lance le site web du même nom, un « projet pour rechercher ou imaginer les futurs possibles de l’humanité ». Membre d'honneur de ‘l'Institut de recherche sur les expériences extraordinaires’ (INREES), association ayant pour vocation la sensibilisation des professionnels en santé mentale, des médecins et des soignants en général, aux expériences extraordinaires ou inhabituelles. « Il est temps de sortir des clivages bipolaires habituels avec un monde officiel et un monde irrationnel. Il y a des faits, il y a des événe- ments et il importe d’en parler normalement sans passion, ni exclusion systématique. Le monde n’est pas dans une simple dichotomie "J’y crois - J’y crois pas". Il y a la place pour une troisième voie qu’on pourrait résumer à une phrase : "Je ne peux pas encore l’expliquer mais ça ne m’empêche d’y réfléchir et de voir si cela ne pourrait pas avoir une utilité". »
  • 35. Olivier Chambon Né en 1962, médecin psychiatre et psychothérapeute français. Dès 1993, participe à la création, à l’’université Claude Bernard’ à Lyon, du premier diplôme universitaire de psychothérapie intégrative. S’intéresse à l’EMDR (eye movement desensitization and reprocessing ou "mouvement des yeux, désensibilisation et retraite- ment de l’information"), à l’hypnose, à la psychologie transpersonnelle. Découvre, via les travaux du psychiatre tchèque Stanislav Grof (né en 1931), les états modifiés de conscience. Se passionne alors pour la médecine psychédélique – interdite en France – qui utilise des psychotropes pour leurs propriétés hallucinogènes*, rencontre des chamans, experts des états modifiés de conscience. S’intéresse à la physique quantique. Affirme que le psilocibe et l’amanite-tue-mouche, présents dans les rites chamaniques, semblent avoir joué un rôle très important dans l’apparition des religions. * Distingue les drogues (cocaïne, héroïne, alcool, nicotine, amphétamines) qui créent un rapport de dépendance corporelle compulsive, et les psychédéliques (LSD, MDMA ou Ecstasy, Psilocibine, Ayahusca, Ibogaïne, etc.), ni toxiques, ni sources d’addiction, aussi appelées enthéogènes (libérant ou exprimant un sentiment divin - au sens de réalité spirituelle - à l’intérieur de soi) parce qu’ils ouvrent à des états modifiés de conscience ou expériences spirituelles. Les recherches menées depuis le début du 20ème siècle ne permettent pas, dit-il, de les distinguer fondamentalement des expériences mystiques.
  • 36. Nassim Haramein Né en 1962 en Suisse, chercheur et physicien. Installé aux États- Unis. N'a que 9 ans quand il commence à asseoir les fondements d'une théorie de la matière et de l'énergie unifiée et hyperdimensionnelle. Plus tard, baptise sa théorie la "théorie de l'univers holofractographique". Rejeté du parcours officiel des investigations cosmologiques il y a 25 ans, parce qu'il a émis l'hypothèse qu'il y a un trou noir au centre de chaque galaxie, et au centre de chaque étoile. Présenté par ses adeptes comme un génie ignoré par la communauté scientifique, S'intéresse à la nature de la réalité et au fonctionnement de l'univers. Mène des recherches sur la géométrie fondamentale de l'hyperespace, ce qui l’amène à étudier des domaines aussi variés que la physique théorique, la cosmologie, la mécanique quantique, la biologie, la chimie, l'anthropologie et les civilisations anciennes. Sa théorie du champ unifié vient bouleverser notre compréhen- sion de la physique et de la conscience. ../..
  • 37. Nassim Haramein En 2004, fonde la ’Fondation Projet Résonance’. Dirige des équipes de physiciens, mathématiciens et ingénieurs, et explore les principes d'unification et leurs implications dans notre monde et pour les générations futures. Dans son livre La gravité quantique et la masse holographique, donne le rayon de charge du proton avec une précision bien plus grande que toutes celles issues d’autres théories. La matière noire n’existe pas (rejoint dans cette idée Jean-Pierre Petit qui l’avait également annoncé dans le cadre de sa théorie sur les univers gémellaires) : c’est une commodité inventée par la communauté scientifique par déficience d’explication. Les 95% de matière manquante de l’Univers s’expliquent par l’incomplétude des équations d’Einstein, qui ne prennent pas en compte la torsion de l’espace-temps. « La matière n'est constituée quasiment que de vide, mais cette structure du vide est en réalité pleine d'énergie, et relie toutes les particules de l'univers entre elles. Cette structure du vide était connue de nombreuses anciennes civilisations, elle pourrait permettre de développer de nombreuses technologies d'évolution et d'ascension à l'avenir. »
  • 38. Frédéric Lenoir Né en 1962, philosophe français, sociologue et historien des religions, écrivain, romancier, auteur d’une quarantaine de livres. Pendant 3 ans frère de la Communauté Saint-Jean. Docteur de l’’École des Hautes Études en Sciences Sociales' (EHESS), ex-directeur du magazine Le Monde des religions, anima- teur sur ‘France Culture’ de l’émission ‘Les racines du ciel’. Engagé dans la cause écologique. Sa Fondation SEVE (‘Savoir Être et Vivre Ensemble’) a pour mission de former des animateurs et des formateurs d’ateliers de philosophie et de méditation dans les écoles, mais aussi soutenir, faire connaitre et accompagner les projets qui préparent les enfants et les jeunes à devenir des humains et des citoyens confiants, actifs, responsables et respectueux du vivant. « Je suis un peu au carrefour de la philosophie, de la psychologie et de la spiritualité. Mes références, ce sont Jung, Freud, mais aussi Socrate, Spinoza, et Jésus et Bouddha ! » ../..
  • 39. Frédéric Lenoir « Je fais une synthèse de tous les grands penseurs et sages de l'humanité, qui se posent la question de comment vivre bien (…) La spiritualité engage la personne pour s’améliorer et débouche sur une meilleure relation avec les autres » « Qui sont ces maîtres de vie, ces sages, ces mystiques qui ont façonné l’aventure spirituelle de l’humanité ? Quels sont les grands textes qu’ils ont écrits ou suscités, quelles sont les sources de leur inspiration ? Du Bouddha à Thérèse d’Avila, de Sénèque à Gandhi, d’Ibn’Arabi à Simone Weil, des sages égyptiens aux lamas tibétains contemporains, des maîtres du hassidisme aux gurus de l’Inde moderne. » « Comment les Chrétiens des premiers siècles ont-ils progres- sivement été amenés à affirmer la divinité de Jésus alors que lui-même ne s’est jamais identifié à Dieu ? Comment, à l’issue de débats passionnés, furent élaborés les dogmes de la Sainte Trinité et de l’Incarnation ? Quels autres regards ont été rejetés comme ‟hérétiques” lors de ces virulentes joutes théologiques qui ont couté la vie à certains ? Quel a été le rôle du pouvoir politique dans l’élaboration du credo chrétien à partir du 4ème siècle et de la conversion de l’empe- reur Constantin ? »
  • 40. Frédéric Lenoir Anime des ateliers philo auprès de centaines d’enfants à travers le monde francophone. Fait précéder les ateliers d’une courte méditation, ou pratique de l’attention, qui permet à chacun de retrouver sa réceptivité sensorielle et d’être présent dans l’instant. « Pourquoi attendre la classe de terminale pour aborder le question- nement des thèmes existentiels : l’amour, le respect, le bonheur, le sens de la vie, les émotions, etc. ? Ces ateliers philosophiques montrent une étonnante capacité des enfants de 6 à 10 ans à penser. Au-delà des concepts, ils y apprennent les règles du débat d’idées et développent leur discernement et une réflexion personnelle. » Règles des ateliers : 1- Aménager un espace qui favorise la discussion entre les enfants. 2 - Demander l’opinion des enfants sur la philosophie. 3 - Dire clairement aux enfants les règles. 4- Choisir une entrée en matière qui favorise le débat. 5 - Donner le moins possible son propre point de vue personnel mais apporter un éclairage notionnel. 6 - S’appuyer sur les réponses des enfants pour lancer ou relancer le débat. 7- Recadrer le débat si nécessaire. 8 - Donner la parole aux enfants qui ne parlent pas. 9.-Synthétiser les réponses et reformuler. 10 - Garder une trace écrite des ateliers
  • 41. Constantin Sigov Né en 1962, philosophe et éditeur ukrainien, francophone. Fonde en 1992 le laboratoire franco-ukrainien et le Centre Européen de l’Université Mohyla à Kiev. Contribue au Vocabulaire européen des philosophies (2004) et fonde à Kiev la maison d’édition Duh i litera (‘L’Esprit et la lettre’), qui a publié des traductions ukrainiennes de grands penseurs comme Montaigne, Descartes, Pascal, Paul Ricoeur, Emmanuel Levinas et François Furet. Ami de Paul Ricoeur et de Charles Taylor, les accueille à l’Université de Kiev. En 2014, soutient la Révolution du Maïdan, dont il est une grande voix. Son œuvre personnelle de penseur, qui occupe une place majeure dans le monde slave, rencontre un vif écho international. « Notre peuple résiste au projet de reconstitution de l’Union soviétique. (…) Deux considérations anthropologiques fondamentales ont motivé notre construction après 1991 : pouvoir ne plus avoir peur de la violence et avoir le droit de dire la vérité. (…) Poutine mène une guerre non seulement contre l’Ukraine, mais aussi contre la culture européenne et contre la démocratie. Il cherche à détruire l’ethos européen qui concurrence sa vision du monde. » « C’est à travers chacun de nous que la vie s’oppose à l’inhu- main. La seule manière de lutter contre la barbarie, c’est d’être encore plus humains. »
  • 42. José Gabriel Funes Né en 1963, prêtre jésuite argentin et astronome. Master en astronomie de l’université de Córdoba (Argentine), études de théologie à l’université grégorienne de Rome. Doctorat en astronomie à l’université de Padoue (Italie) en l’an 2000. Directeur de l’observatoire astronomique du Vatican (Specola vaticana à Castelgandolfo*) de 2006 à 2015. Spé- cialisé dans l'astronomie extragalactique, étudie les corrélations entre les masses super-massives de trous noirs et les propriétés globales des galaxies à disques. Travaille à la compréhension de la formation des galaxies. Dans le journal du Vatican L’Osservatore Romano en 2008, son article intitulé « L'extraterrestre est mon frère », envisage la possibilité d’une vie extraterrestre quelque part dans l'univers. De même, Le professeur Chris Impey, astronome de l'Université d'Arizona, s'est dit certain que « dans quelques années - 5, 10, en tout cas sur la durée d'une vie humaine - on trouvera des formes de vie ailleurs dans l'univers, que ce soit dans le système solaire ou en dehors ». * Le Vatican gère également un autre observatoire aux États-Unis, le Vatican Advanced Technology Telescope, en service depuis 1993. Une trentaine de cratères sur la lune portent le nom d’anciens astronomes jésuites. Un astéroïde du système solaire porte le nom du P. George Coyne (1933-2020). Le père Daniel O’Connell (1896-1982) a travaillé à la détection du « rayon vert », le frère Guy Consolmagno (né en 1952) au déclassement de Pluton et le P. Christopher Corbally (né en 1946) à la découverte d’astéroïdes résultant de la formation de systèmes binaires d’étoiles.
  • 43. Marie Keyrouz Née en 1963, cantatrice et religieuse libanaise. Membre de la Congrégation des ‘Sœurs Basiliennes Chouérites’ qui pratique le rite melkite. Doctorat en musicologie et anthropologie religieuse à la Sorbonne, DEA de sciences religieuses à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth. Spécialisée dans le chant religieux, essentiellement de tradition moyen-orientale. Son groupe ‘L’ensemble de la paix’ rassemble des musiciens de tous les pays et toutes les religions du Proche et Moyen-Orient. Convaincue que l’ignorance et la misère sont à la base des fractures sociales et des guerres, affirme que la culture constitue un élément primordial dans les rapports d'amitié comme dans ceux des intérêts communs entre les nations. Au ‘Festival des musiques sacrées’ à Fès, interprète les Psaumes pour le Troisième millénaire. Son association ‘Enfance pour la Paix’ consacre les bénéfices de ses disques et concerts au soutien des enfants défavorisés : bourses d’études, scolarisation, aide médicale et financement des projets éducatifs. «J’ai vécu la guerre au Liban, j’ai vu les morts, j’ai vécu l’atrocité de la guerre et les gens réclamaient le chant. (…) À défaut de vaincre le Mal avec le Bien, nous avons choisi de le vaincre avec le Beau ».
  • 44. Roger Mac Gowen Né en 1963, États-unien noir. À l’âge de 22 ans, pour protéger son frère aîné, se laisse accuser d’un meurtre qu’il n’a pas commis. Son procès est entaché d’erreurs juridiques graves. Condamné à mort en 1987, peine suspendue suite à des recours. Depuis 23 ans dans le couloir de la mort au Texas, dans la prison de Livingston. Tient le coup dans des conditions matérielles et psychologi- ques très dures grâce à une détermination sans faille, une spiritualité intense et une foi profonde. Bénit ses géoliers, remercie la providence. Son appel au pardon et à la gratitude bouleverse des milliers de personnes à travers le monde. « L’isolement, les sévices, les cris sans fin la nuit durant, un système d’Etat chargé d’assurer jour après jour la déchéance et la mortification des prisonniers. Et voilà que dans cet enfer jaillit ce qui ne se laisse ni penser, ni imaginer, ni rêver. Une conscience. Une fragile antenne de vérité. La fine pointe de la tendresse humaine ». Christiane Singer
  • 45. Pierre-Paul Renders Né en 1963, réalisateur belge. Agrégé en philologie classique (Université Catholique de Louvain), et diplômé en réalisation cinéma- télévision à ‘l’Institut des Arts de Diffusion’ (IAD, Louvain-la-Neuve. Réalisateur, scénariste, pédagogue, facilitateur en intelligence collective. Réalisateur de la série Des arbres qui marchent pour le ‘Mouve- ment pour un Monde Meilleur’ (MMM), groupe international de spiritualité ignacienne, fondé par un jésuite, Riccardo Lombardi (1908-1979) après la guerre de 1939-45. La vocation du groupe est de « créer mouvement » : lancer des dynamiques pour favoriser des prises de conscience opérées par le concret de l’action plus que par la diffusion d’idées. Ces dynamiques visent une transformation et même un renouvellement de la société. Des Arbres qui marchent est une série vidéo en 8 épisodes* (d’environ 35 minutes chacun) qui propose un parcours de sens en 8 étapes pour changer de regard, mobiliser des ressources intérieures et avancer dans un monde qui bascule. ../.. * 1 - Ce qui arrive; 2 - Remonter aux sources; 3 - Ce qui pousse dans les cicatrices; 4 - La guérison de l’aveugle; 5 - Où es-tu ?; 6 - L’amour au temps des catastrophes; 7 - Les deux moitiés de l’humanité; 8 - Inspirations - expirations.
  • 46. Pierre-Paul Renders et le Mouvement pour un Monde Meilleur Les voix des 30 personnes interviewées* se font écho autour de la question des ressources de la psychologie et de la spiritualité, dans le cadre du changement de regard qui s’avère nécessaire pour éviter- atténuer-traverser les effondrements-basculements en cours et à venir. Les intervenants évoquent et illustrent les concepts, assez récents, d’écopsychologie, d’écospiritualité et d’écoféminisme**. La série commence avec le diagnostic d’un système à bout de souffle. Au fil des épisodes, se pose la question de la responsabilité des chrétiens dans l’état de la planète. Par ailleurs, la série aborde les problématiques de la colère, de la culpabilité et des chemins pour en sortir, avec le souhait de nourrir l’intelligence collective du débat de société autour de notre survie. Pour permettre une diffusion large et rapide, les 8 épisodes sont disponibles gratuitement sur le site www.desarbresquimarchent.com. « Le temps presse. Les arbres veulent marcher vers leur public. » * dont Dominique Bourg, Olivier de Schutter, Gaël Giraud, Cécile Renouard, Pablo Servigne, etc. ** L’écopsychologie étudie les relations de notre psychisme avec le reste du vivant. L’écospiritualité réexplore la dimension du sacré dans nos rapports avec la nature. L’éco-féminisme cherche à apporter des solutions aux problèmes écologiques en y incluant une perspective féministe.
  • 47. Jean-Philippe Pierron Né en 1964, philosophe français. Agrégé et docteur en philosophie. Professeur à l'Université de Bourgogne et membre de son comité régional d‘éthique, centre ses recherches sur l'éthique dans les domaines de la santé, de la famille et de l'environnement. Co-fondateur de la chaire ‘Valeur(s) du soin’, auteur d’une quinzaine d’ouvrages portant sur la santé, l'écologie, le soin, ses valeurs et relations. Ressentir dans notre individualité humaine le monde qui nous entoure est pour lui une des clés de résilience et de réconciliation avec la nature : a forgé le concept d’écobiographie. « L’écologie commence par l’expérience de la nature vécue à la première personne. C’est parler de la pluie et du beau temps, taquiner une sangsue dans un abreuvoir, caresser l’écorce d’un hêtre, se souvenir de l’odeur d’un figuier ou d’un chant d’oiseau. » « L’écologie ne doit pas être présentée en termes techniques, sinon la solution ne sera que technique. L’écologie profonde concerne nos attitudes originaires, personnelles ou collectives, qui nous font considérer la nature non pas comme un bien à exploiter mais comme un partenaire avec lequel se relier. Elle doit être une conversion : c’est le sens et la place que nous donnons à l’être humain sur la Terre.»
  • 48. Olivier Rey Né en 1964, romancier, essayiste et philosophe français. Diplômé de ’l'École polytechnique’. Après avoir enseigné les mathématiques à l'École polytechnique, il enseigne aujourd'hui la philosophie dans le master de philosophie de l'université Paris 1 et au sein de l'École de droit de la Sorbonne. avant d'entrer au CNRS, dans la section mathématiques. Parallèlement à ses travaux sur les équations aux dérivées partielles non linéaires, développe une réflexion critique sur la place de la science dans la société contemporaine. Membre de ‘l'Institut d'histoire et de philosophie des sciences et des techniques’ (IHPST). Dans Itinéraire de l'égarement : du rôle de la science dans l'absur- dité contemporaine, explore par quels chemins, et moyennant quels malentendus, la science et la technique modernes en sont venues à capter l'essentiel des forces spirituelles et matérielles de la culture occidentale. Dans Leurre et malheur du transhumanisme, explicite le program- me, le discours et, finalement, le mensonge transhumanistes. « Si le salut en ce monde passait par un abandon total à l’artifi- ciel, resterait que le premier devoir d’un homme n’est pas de gagner, mais de mener une vie humaine ».
  • 49. Thierry Murcia Né en 1964, historien et écrivain français. Docteur en histoire (scien- ces historiques de l’Antiquité), Professeur de lettres et d’histoire dans le secondaire, membre associé du Centre Paul-Albert Février, laboratoire de recherche dépendant de l'Université de Provence, spécialisé dans l'étude du christianisme des origines et du judaïsme ancien et talmudique. Utilise la documentation biblique, apocryphe et patristique qu'il con- fronte aux diverses sources juives, en particulier talmudiques. En croisant divers regards, des méthodes, des sources, en tentant d’observer les récits et de les photographier à travers une série de filtres pluridisciplinaires, arrive à la conclusion que l’activité de Jésus était de nature médicale. « À la lecture des Évangiles, il apparaît que la plupart des miracles attribués à Jésus sont de type thérapeutique : Jésus guérit ou soulage des malades. (…) On apprend dans l'Évangile que Jésus guérit des "aveugles", des "paralytiques", ressuscite les "morts", mais se pose ici un problème de traduction. Par exemple le terme grec paralytikos qu'on trouve dans l'Évan- gile et qui a donné "paralytique", pouvait alors désigner une simple luxation. Quant à la distinction entre la mort réelle et définitive et le coma elle n'est pas encore toujours clairement établie aujourd'hui et l'on connaît de nombreux cas de personnes déclarées mortes par les médecins, expédiées à la morgue, puis revenues à la vie. » ../..
  • 50. Thierry Murcia « En grec Jésus est appelé tektôn (Marc VI, 3) comme son père (Matthieu XIII, 55). Dans la Bible (version des Septante) le mot tektôn signifie tout au plus "artisan". mais le mot grec tektôn, que l'on trouve dans l'Evangile, n'est déjà plus lui-même que la traduction d'un mot araméen qui était alors la langue parlée par Jésus. Ce mot, oumân, en araméen comme en hébreu, avait justement deux significations : "artisan" et "chirurgien", "médecin". En rendant oumân par tektôn, les traducteurs grecs des Évangiles, dès la fin du Ier siècle de notre ère, ont donc opéré un choix qui conditionne encore aujourd'hui notre compré- hension des récits de guérisons accomplies par Jésus. Il est bien évident qu'on ne lira pas ces textes de la même façon selon que le thérapeute sera présenté comme étant médecin ou comme étant charpentier. » Contre toute attente Jésus soigne les jours de sabbat.(…) En violant le sabbat, Jésus délivre donc un message : l'amour du prochain prime sur les prescriptions religieuses.(…) En grec précisément, "Sauveur" (Sôter) a aussi le sens de "médecin". » « Le toucher de Jésus peut être un véritable acte médical. » « L’action hydratante de la salive vient soulager l’œil de l’aveugle de Bethsaïde et le défendre contre les infections bactériennes. »
  • 51. Jean-François Bensahel Né en 1964, ingénieur et dirigeant d’entreprise français. ‘École normale supérieure’, agrégé de mathématiques, diplômé de ‘l'Institut d'Études Politiques de Paris’ et ingénieur du ‘Corps des Mines’. Président de la synagogue de la rue Copernic à Paris, et de l'Union libérale israélite de France’ depuis 2011, coprésident de ‘Judaïsme en mouvement’, enga- gé dans le dialogue judéo-chrétien. Dépeint Spinoza comme le premier penseur et croyant laïc. « Quand Baruch Spinoza s’éteint à seulement 44 ans, en 1677, à La Haye, il laisse dernière lui une œuvre philosophique révolutionnaire mais aussi des énigmes. Qui est cette mystérieuse personne qui lui a rendu visite le jour de sa mort ? Et pourquoi des lettres et des manuscrits inédits ont-ils disparu de son secrétaire ? À qui donc profite le crime de cette mort étrange ? Catholiques, protestants, monarchistes, juifs, adver- saires théoriques, Français, Hollandais… de son vivant, le philosophe ne manquait pas d’ennemis. (…) Dieu n’est pas une personne mais la Nature. Il n’y a ni providence, ni miracles, ni paradis, ni enfer, ni immor- talité de l’âme. Autant de propositions qui défient l’ordre social et céleste. Du sommet de l’État au presbytère en passant par la Synagogue et les cercles de pensée concurrents, tout conspire, en secret, pour faire taire ce génie séditieux.»
  • 52. Juliette Binoche Née en 1964, actrice française de cinéma et de théâtre. A reçu des prix d’interprétation des festival de Cannes, Venise et Berlin. A une réflexion politique, engagée dans le soutien à des causes humanitaires A refusé de tourner avec les plus grands cinéastes pour privilégier les films d’auteurs peu connus, ne s’est pas prise au jeu grisant du star system. « Ma seule ambition est d’être vraie à chaque instant que je vis ». « Amour et vérité sont les deux phares de la vie. S’il n’y a que la vérité sans amour, ça peut devenir de l’intégrisme. S’il n’y a que l’amour sans vérité, on est sans colonne vertébrale. » « Le sacré, c’est faire les choses avec conscience, c’est faire un geste avec vérité et amour. La foi est un curieux mélange de conviction et de doute. Ce sont deux respirations, l’inspir et l’expir, qui font qu’on est toujours dans le suspens. Cela permet de garder le regard émerveillé de l’enfant. » « On ne peut rêver que si on a les pieds sur terre. Plus les racines sont profondes, plus les branches sont porteuses. »
  • 53. Christine Kristof-Lardet Née en 1964, journaliste française, cofondatrice du ‘Réseau des écosites sacrés’. Rédactrice de la revue Présence, éditée par le ‘Forum 104’.* Ce réseau regroupe plusieurs communautés de traditions spirituelles diverses (bouddhistes, catholiques, hindouistes, orthodoxes), engagées dans une triple démarche “Écologie - Spiritualité - Vivre ensemble”. Elles veulent devenir des espaces de témoignage, mutualiser leurs compétences et leurs savoirs, mener ensemble des projets concrets. “Les causes profondes de la crise écologique et sociale prennent naissance dans l’esprit humain et dans la vision du monde qu’il élabore. Le déséquilibre trouvant ses racines dans l’esprit des hommes, c’est d’une transformation intérieure humaine et spirituelle que pourra naître la mutation indispensable pour une juste relation avec la nature, les autres et soi-même.” * Le ‘Forum 104’ (104, rue de Vaugirard à Paris) une association qui anime un espace culturel et interspirituel au cœur de Paris. Il gère un espace « maison des associations » où celles-ci peuvent disposer de salles pour leurs activités propres. Il propose comme « Centre culturel et interspirituel » un programme indépendant de celui des associations qu’il accueille.
  • 54. Dominique Potier Né en 1964, agriculteur, militant et homme politique français, issu d’une famille d’agriculteurs catholiques. Études de géographie. Élu député (‘Parti Socialiste’) en 2012. Encore davantage critiqué pour avoir défendu le principe du repos dominical que quand il s’est abstenu lors du vote sur le "mariage" homosexuel. Chef de file à l’Assemblée nationale dans la lutte contre les paradis fiscaux. En 2013, fonde ‘Esprit civique’, laboratoire d’idées qui réunit des hommes politiques, des personnes engagées dans le mouvement social et dans le monde de l’entreprise. « L’évacuation de la question du sens est la principale raison de la servilité au dogme marchand et de l’idôlatrie de l’argent ou du pouvoir. (…) Pour prendre une métaphore aquatique, la politique doit échapper à deux dangers : l’obsession du débit et le marécage. Je veux pour ma part faire l’éloge des eaux souterraines qui relient secrètement des gens de toutes convictions. La spiritualité, c’est les eaux souterrai- nes de la politique, qui permettent une capacité de jaillissement. C’est à la fois un gouvernail et une étoile pour qui veut rester "le capitaine de son âme". (…) »
  • 55. Philippe Di Folco Né en 1964, études en sciences économiques puis en sciences du langage. Enseignant et scénariste français. Auteur de plusieurs romans, de nombreux essais, a dirigé la conception de deux dictionnaires encyclopédiques de sciences humaines. Coordinateur du Dictionnaire de la mort (205 contributeurs), où, d’Abattoir à Zombi, plus de 1000 entrées dressent un tableau insolite et approfondi de la mort, à partir de la biologie, des espaces géographi- ques, des arts, de la philosophie et de la religion. « Le corps mort est un déchet. Mais parce qu'on ne veut pas le considérer comme un déchet, on a pris soin du corps mort, au contraire des autres animaux. Et finalement, à partir des années 1950, on a développé l'idée que l'humanité résidait justement dans ce soin porté aux morts. » « Tous les territoires urbains, sont marqués par une sémiotique de mort : les noms de rue, les plaques commémoratives, les monuments, le Panthéon, ce "Fumer tue" sur les paquets de cigarettes… Mais par contre, je vous assure que travailler sur la mort donne vraiment envie de vivre ! »
  • 56. Jean-Marie de Bourqueney Né en 1964, pasteur, théologien et écrivain du courant chrétien protestant libéral*. Formation à la faculté de théologie protestante de Paris puis à celle de Montpellier où il fait la découverte du protestantisme libéral avec des figures comme André Gounelle et Laurent Gagnebin. Pasteur au Havre, à Marseille, à Bruxelles puis à Paris. Ex-rédacteur en chef de la revue Évangile et Liberté, mensuel de référence du protestan- tisme libéral, directeur depuis 2022 de l'hebdomadaire national Réforme. Inspiré par la ‘théologie du process’, née aux États-Unis dans les années 1960, notamment avec le théologien John B. Cobb, qui ouvre une fenêtre originale et inédite sur la recherche de Dieu comme énergie et puissance de vie. Cherche à développer cette pensée autour du concept de "théologie de la jubilescence". Coauteur du Manifeste pour un christianisme d’avenir (2020). * Branche du protestantisme réformé qui, depuis ses origines, par souci de vérité et de fidélité au message évangélique, affirme, en refusant tout système autoritaire, la primauté de la foi sur les doctrines, la vocation de l’homme à la liberté, la constante nécessité d’une critique réformatrice, la valeur relative des institutions ecclésiastiques, le désir de réaliser une active fraternité entre les hommes qui sont tous, sans distinction, enfants de Dieu.
  • 57. Philippe Filliot Né en 1964, enseignant et essayiste français. Professeur agrégé d’arts plastiques à l’université de Reims et docteur en sciences de l’éducation, chargé de cours sur la spiritualité contemporaine à l’université de Paris VIII. Membre de Theorias, réseau international de chercheurs sur la théorisation de la spiritualité, et du CIRET, ‘Centre international de recherches et d'études transdisciplinaires’. Conjoin- tement, pratique et enseigne l'art du yoga comme une expérience à la fois sensible et spirituelle. Ses travaux de recherche portent sur la spiritualité contemporaine, selon une approche transversale. Dans son lexique Les 50 mots essentiels de la spiritualité*, pense et présente la spiritualité comme expérience fondamentale de l'humanité. Par-delà la diversité des pratiques et des traditions, religieuses ou non, tente de définir des constantes de la vie spirituelle dans lesquelles tout être humain, croyant ou non, peut se reconnaître et s'épanouir * d'Abandon à Vivant en passant par Attention, Corps, Exercice, Joie, Laïcité, Présence, Souffle ou encore Transparence. Ce livre est comme une ‘boîte à outils’ pour les personnes déjà impliquées dans diverses pratiques, et qui désirent approfondir le vocabulaire de leur expérience intérieure. Quant aux autres, qui préfèrent se tenir à distance des écoles et des dogmes, il les réconcilie avec la dimension de mystère qui habite l’homme, en leur montrant qu’il est possible d’en parler en toute intelligence.
  • 58. Denis Marquet Né en 1964, philosophe, thérapeute et romancier français. ‘École normale supérieure’, agrégé de philosophie. Enseigne à l’univer- sité de Paris XII et à Sciences Po Paris, tout en expérimentant la psych- analyse et diverses écoles de psychothérapie. Auteur de 10 livres, romans et essais de philosophie et de spiritualité. En 1997, crée le premier cabinet de philosophe-thérapeute. Cette pratique d’accompagnement philosophique à visée thérapeutique, repose sur l’idée que les souffrances psychiques ont souvent pour origine le fait que le sens de la vie n’est pas vécu, ni interrogé. Anime des conférences sur les thèmes de la spiritualité et du développement personnel au sein de l'association ‘Nouvelle Acropole’, au salon Zen ou pour divers congrès. Il anime également des séminaires philosophiques et des pèlerinages. « Agir selon la nécessité intérieure de l’être que l’on est en vérité renouvelle l’énergie, génère la force de l’enthousiasme et crée des effets positifs dans le monde. (…) Le Christ enseigne l’acte spontané juste. Et celui-ci n’est pas produit par ma volonté, mais par ma vérité. » « Lorsque ma conscience est ouverte à mon prochain, à ce qu’il ressent et à ses besoins, et simultanément ouverte à la source de tout amour, alors l’amour me met en mouvement : il me prend aux entrailles et me fait agir. Et cela constitue le seul acte véritablement libre. Dieu ne peut demeurer en moi que s’il se donne à travers moi. »
  • 59. Laurence Baranski Née en 1964, formatrice, consultante et accompagnatrice française, spécialiste des processus de changement individuel et collectif. À 36 ans, vit une expérience de sortie hors du corps. Son regard et son analyse s’appuient sur 30 ans d’expérience dans l’univers des entreprises, sur sa connaissance de la société civile au sein de laquelle elle est engagée depuis 20 ans, et sur sa quête personnelle de sens. Dans son livre J'ai fait trois fois le tour de la Terre. Réveiller les feux sacrés de la connaissance (2017), affirme que la science est en train de rencontrer la spiritualité, comme ce fut parfois le cas par le passé. Dans La mort n’est pas la fin. Aux frontières de la science et de la spiritualité (2019), se dit convaincue qu’une nouvelle approche de la vie et de la mort est indispensable à l’évolution de nos sociétés et même de notre civilisation. Oser l’invisible (2020) est un guide en quatre étapes, sur le thème de la reliance, afin de gagner confiance en soi, de développer son potentiel créateur et de jouer un rôle actif dans les mutations qui touchent notre monde. Dans Bienvenue au Grand Conseil Intergalactique. Le livre des gardiens et des gardiennes de la Connaissance (2021), présente 33 lois spirituelles (Élévation, Transmutation, Ascension) pour se repérer sur le chemin de l’éveil.
  • 60. Mirjana Dragićević Née en 1965, mariée, 2 enfants. Une des 6 voyants croates du village de Medjugorje (Bosnie-Herzégovine) avec Marija Pavlović, Ivanka et Vicka Ivanković, Jakov Čolo (né en 1971, marié, 3 enfants, photo du bas), à qui Marie de Nazareth (la Gospa) apparaît régulièrement depuis juin 1981. Les apparitions initiales ont eu lieu à proximité d'un endroit où au cours de la Seconde Guerre mondiale plusieurs centaines personnes furent massacrées par les Oustachis, Croates pronazis, et 10 ans avant le début de la guerre civile dans l’ex-Yougoslavie. Au-delà des messages traditionnels de l’Église catholique (prière, lecture de la Bible, jeûne, confession, communion), celui de la paix, de la réconciliation et de l’amour des ennemis est fort à Medjugorje. 10 secrets ont été révélés aux voyants. Aucun des voyants n'a choisi un état de vie religieux. Les apparitions de Mejugorje sont reconnues par beaucoup, comme René Laurentin, contestées par d’autres, comme Joachim Bouflet, consultant et postulateur pour diverses causes de canonisation. Le Vatican ne s’est pas prononcé.
  • 61. Hartmut Rosa Né en 1965, sociologue et philosophe allemand. Études de sciences politiques et de philosophie à l'université de Fribourg-en- Brisgau, doctorat en sciences sociales de l‘’université Humboldt’ de Berlin. Enseigne à la Friedrich Schiller Universität d'Iéna. Fait partie d'une nouvelle génération de penseurs travaillant dans le sillage de la théorie critique (‘École de Francfort’). Étudie l'accélération sociale, avec trois dimensions : - accélération technique : déplacements et communications plus rapides (« rétrécissement de l'espace ») ; - accélération des changements sociaux : changements plus rapides des habitudes et des modes (« rétrécissement du présent ») ; - accélération du rythme de nos vies : impression de manque de temps permanent. Ose se lancer dans une définition du bonheur et de la vie bonne, renouant ainsi avec les préoccupations de la philosophie antique. ../..
  • 62. Hartmut Rosa Tout être humain doit se comprendre comme étant essentiel- lement en relation avec le monde. L’aliénation consiste dans un rapport entre le sujet et le monde qui relève soit de l’indifférence soit de l’hostilité : le rapport aux autres, à son travail, à son lieu de vie, aux politiciens censés assurer une représentation démocratique, est vécu essentiellement comme une non-relation. Par opposition, la résonance est définie comme relation au monde impliquant une transformation mutuelle du sujet et du monde. Définit les trois "axes de résonance" dont l’homme doit se soucier pour réussir sa vie : - les axes horizontaux, dans les rapports à autrui, au sein de la famille, dans l’amitié, ou encore dans l’échange politique; - les axes diagonaux, dans le travail; - les axes verticaux, avec une entité transcendante : Dieu, la nature, l’art ou encore l’histoire. « Tout, dans la vie, dépend de la qualité de notre relation au monde, c’est-à-dire de la manière dont les sujets que nous sommes font expérience du monde et prennent position par rapport à lui, bref de la qualité de notre appropriation du monde.»
  • 63. Philippe Foussier Né en 1965, journaliste indépendant français. Ex-rédacteur en chef de Communes de France, périodique destiné aux élus locaux. Ex-Grand Maître du ‘Grand Orient de France’, la plus grande association maçon- nique française avec près de 50.000 membres. Ex-président du ‘Comité Laïcité République’ qui intervient régulière- ment dans les médias afin de contribuer au débat public et d’alerter sur ce qu'il considère être des manquements au respect de la loi de sépara- tion des Églises et de l’État de 1905 ou à sa conception de la laïcité. « Nous sommes dans un monde bousculé par les extrémismes politiques et des fanatismes religieux et notre rôle, c'est de porter une autre parole de fraternité et de rassemblement. » « Comment s'étonner aujourd'hui qu'un nombre significatif d'élèves assure désormais que la Terre est plate ? À force de laisser le relativisme prospérer, il devient une norme. Laisser régner une confusion entre croyance et connaissances, entre opinion et démonstration scientifique, constitue selon moi plus qu'une erreur, c’est une faute dont nous n'avons pas fini de payer les conséquences. » « "Les savoirs unissent, les croyances séparent", affirmait Jean Zay. Les croyances, les opinions sont respectables, du moment qu'elles s'inscrivent dans le cadre d'un respect mutuel bien sûr, mais ce n'est pas dans l'enceinte scolaire l'endroit ni le moment de les afficher. »
  • 64. Frédéric Amsler Né en 1965 ?, docteur en théologie de l’université de Genève, passe une année académique à l'Institut suisse de Rome. Professeur ordinaire d’histoire du christianisme à la ‘Faculté de théologie et de science des religions’ de l'Université de Lausanne (Suisse). Dirige l’’Institut romand des sciences bibliques’ (IRSB). Membre de l‘’Association pour l'étude de la littérature apocryphe chrétienne’ (AELAC), de l'International Q Project, président de la ‘Société internationale d’études sur Alfred Loisy’, et du ‘Groupe suisse d’études patristiques’ (GSEP). Dirige la revue Apocrypha, ‘Revue internationale des Littératures Apocryphes’. Fait état d’un travail de 10 ans mené par des exégètes nord- américains et allemands, et présente un des textes primitifs, la Source (en allemand Quelle ou Q), un recueil de paroles de Jésus (des logia) dont se sont inspirés les auteurs des évangiles de Luc et de Matthieu Montre la fragilité des sources écrites rapportant la vision de Constantin avant la bataille du pont Milvius, à travers l’analyse de l’œuvre de Lactance, démythifie la figure de Constantin, replaçant notamment sa ‟conversion”” dans le contexte politique et religieux de l’époque.
  • 65. Didier Meïr Long Né en 1965, diplômé en théologie de ‘l’Institut catholique de Paris’, moine bénédictin de la Pierre-Qui-Vire (1985-1995), amoureux, fonde une famille. Historien du judéo-christianisme (5 livres), bibliste, théologien, essayiste. Dirigeant d’un cabinet de conseil en stratégie Internet, peintre et sculpteur. Bon connaisseur du soufisme musulman, rejoint le judaïsme sépharade (disciple du Rabbin Haïm Harboun) et se découvre descen- dant de marranes de Corse ayant fui l’Espagne durant l’Inquisition. Montre que Jésus était un rabbi galiléen complètement intégré à la mouvance pharisienne, de la tendance hassid (piétiste) qui croyait notamment à la résurrection de la chair, et que le christianisme n’est pas une nouvelle religion, mais l’un des courants du judaïsme de l’époque. Jésus enseignait la Torah aux femmes, ce qui était totalement dissident à l’époque. Sans ces femmes, dont Marie-Madeleine, la plus proche de lui, son message aurait tout simplement disparu, enfoui sous la poussière de l'histoire. « Il est absolument clair que les disciples de Jésus ont cru après sa mort que leur maître était encore vivant. Ce qui est une croyance banale du judaïsme : Élie, Moïse, David sont proclamés "vivants", tous les morts en réalité ». ../..
  • 66. Didier Meïr Long « Au cours du Ier siècle, Paul et les apôtres vont transmettre l’enseignement reçu de Jésus dans les synagogues de la diaspora de langue araméenne – Palestine, Syrie, Mésopotamie, Babylonie…–, et dans la diaspora juive hellénisée – Asie Mineure, Égypte, Rome…– au coeur de laquelle « s’inventera » le christianisme. À partir du IIe siècle, le judéo-christianisme et le judaïsme rabbinique commenceront à se séparer. Une rupture qui sera consommée au IVe siècle avec la conversion de l’empereur Constantin et la tenue des grands conciles qui fixeront l’orthodoxie chrétienne. » « Il n’y a pas eu, comme on l’a longtemps cru, une orthodoxie première et monolithique, puis des hérésies déviantes, mais, dès le départ, une multitude de mouvements. Ceux-ci sont dus au dévelop- pement du christianisme dans divers mouvements du judaïsme issus de différents bassins culturels et aussi aux chocs de l’histoire. Ce qui deviendra l’orthodoxie chrétienne au IVe siècle n’est que l’opinion, parmi d’autres, de la communauté romaine. » « Lorsque l’empereur Constantin se convertit en 312, il impose de facto une histoire triomphante de cette nouvelle religion qui interdit toute possibilité de réfléchir sur les prodromes de cette foi et sur son lien si fort avec la religion mère et concurrente. Paul est présenté comme le nouvel Ulysse, alors qu’il ne prêchait pratiquement que dans les synagogues. »
  • 67. Valentine Zuber Née en 1965, historienne française. Maîtrise d’histoire, DEA en anthropologie comparée des religions, agrégée de géographie. Direc- trice d'études à ‘l'École pratique des hautes études’. Spécialiste de l'histoire de la liberté religieuse en Europe occidentale et de la laïcité en France et dans le monde. Directrice de recherche invitée au ‘Collège des Bernardins’, responsable scientifique du séminaire de recherche "Dialogue méditerranéen sur le religieux". S'associe régulièrement aux travaux de la ‘Ligue de l'Enseignement’, de la ‘Libre Pensée’ et de la ‘Ligue des Droits de l'Homme’. Ex-personnalité qualifiée à la ‘Commis- sion nationale consultative des droits de l'homme’ (CNCDH). Vice- présidente de la ‘Vigie de la laïcité’. Ses recherches portent sur l'histoire des droits de l‘homme et des relations entre les Églises et les États à l'époque moderne et contemporaine. Autrice de livres et articles sur Michel Servet (2004), sur Les doctrines de haine, l’antisémitisme, l’antiprotestantisme, l’anti- cléricalisme (1902), sur la laïcité, la liberté religieuse, les monothé- ismes (2003), la géopolitique des religions (2019). « Le ralliement de la doctrine catholique à celle de la liberté religieuse au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et le rappel renouvelé de la pensée calviniste au fondement essentiellement divin de la réalité humaine ont permis un rapprochement confessionnel sur la base d’un véritable œcuménisme des droits de l’homme. »
  • 68. Pierre Barnérias Né en 1965, journaliste français, réalisateur et directeur de la photographie. Maîtrise de droit privé à l'université Panthéon-Assas et, après un grave accident, intègre ‘l'École européenne de journalisme’ de Bruxelles tout en retrouvant la religion catholique. Auteur de 40 docu- mentaires, dont Thanatos, l’ultime passage, à la rencontre de celles et de ceux qui disent avoir vécu l’expérience de l’au-delà. Son documentaire Miracles** (2023) présente trois énigmes non résolues par la science : 1) le linceul de Turin, 2) l’image de Notre Dame inexplicablement laissée sur la cape de Juan Diego, un Indien du 16ème siècle, 3) et les 15.000 pages écrites en 4 ans sur la vie de Jésus, sans hésitation et sans rature, par l’Italienne Maria Valtorta dans les années 1940. Le film offre des images fortes ou étonnantes : le péril des armes nucléaires, le sauvetage du linceul de Turin par le pompier Mario Trematore lorsque l’église qui l’abrite fut incendiée en 1997, les questions de Vladimir Poutine au pape François sur les révélations de Fatima en 1917. *Selon Wikipédia, affirme, dans un entretien autour du film M et le 3e Secret consacré aux apparitions de la Vierge Marie et, plus particulièrement, celle de Fatima en 1917, que le Parti communiste aurait infiltré des séminaires de l'Église catholique à partir des années 1930 ou que les francs-maçons auraient compris depuis deux siècles l’importance de la contrôler. Toujours selon Wikipédia, son documentaire Hold-Up (2020) est célèbre pour ses thèses complotistes. ** avec la participation de l’écrivain Didier Van Cauweleart, des chercheurs Barrie Schwortz et François-Michel Debroise, de l’historien Jean-Christian Petitfils, de l’ancien prêtre François Brune.
  • 69. Amélie Nothomb Fabienne Claire Nothomb, née en 1966, romancière belge d'expres- sion française. Fille d’ambassadeur, séjours au Japon et en Chine, en Amérique et au Bangladesh. L’adolescence et l’anorexie lui font approcher la mort. Agrégée en philologie, partage son temps entre Paris et Bruxelles Ses romans, traduits en 40 langues, empruntent à des registres variés : fiction, fables futuristes, célébration joyeuse de la différence, dualité thématique entre laideur et beauté, amitié, corps, amour, haine de soi, lien avec autrui. Dans son 93ème roman, Soif, aux accents philosophiques, présente le monologue de Jésus avec lui-même dans sa cellule avant son procès et sa mise à mort. « À aucun moment de mon livre, dit-elle, Jésus n’est médiocre (...) Je le montre pour ce qu’il est, un homme qui accepte et décide d’aller au bout de ses possibilités. » « Pour éprouver la soif, il faut être vivant, j'ai vécu si fort que je suis mort assoiffé. C'est peut-être cela, la vie éternelle […]. Il suffit d'avoir crevé de soif un moment pour accéder à ce statut. Et l'instant ineffable où l'as- soiffé porte à ses lèvres un gobelet d'eau, c'est Dieu. » « Nous sommes tous des assoiffés, la tribu grandit, je m’en réjouis ! » « L ’amour qui me consume affirme que chacun est irremplaçable. » « Si vous aimez vos morts, faites-leur confiance au point d’aimer leur silence. » ../..
  • 70. Amélie Nothomb « Mon tiercé gagnant – l’amour, la soif, la mort – enseigne aussi trois manières d’être formidablement présent. » « Dire à l’un des crucifiés "Tu es sauvé" et pas à l’autre, c’eut été le comble du cynisme et de la mesquinerie. Je précise ces points parce que ce n’est pas ce qui sera écrit dans les Évangiles. » « Ceux qui crient haut et fort : "Faites de mon corps ce que vous voulez, je m’en fiche ! Je serai mort, cela m’est égal" n’ont sans doute par beaucoup réfléchi. Ont-ils donc si peu de respect pour la portion de matière qui leur a permis de connaître la vie pendant tant d’années ? » « L’amour de Dieu, c’est l’eau qui n’étanche jamais. Plus on boit, plus on a soif. Enfin une jouissance qui ne diminue pas le désir ! » « L’amour qui me consume affirme que chacun est irrempla- çable. (…) Vouloir ne pas compter, c’est de l’humilité mal placée, de la lâcheté. (…) J’aspire à la contagion. Mort ou vivant, chacun a le pouvoir de devenir levier. »
  • 71. Fabrice Midal Français né en 1967 dans une famille juive ashkénaze, se tourne très tôt vers le bouddhisme et étudie auprès de nombreux maîtres de la tradition tibétaine, principalement Chögyam Trungpa. Docteur en philosophie, enseignant en photographie, auteur d’une vingtaine d’ouvrages, éditeur. Fondateur en 2007 de l’’École occidentale de méditation’ à Paris et à Genève. Y enseigne bénévolement la méditation en s’appuyant sur la tradition bouddhique, mais dans une perspective laïque et en constant dialogue avec la pensée occidentale. «On a beaucoup d’idées fausses sur la méditation. (…) Il s’agit en réalité de porter attention à ce qui est, tel que c’est, sans le filtre du jugement ou du commentaire. On est attentif à ce que l’on ressent, à ce qui se passe, en cultivant ainsi un sens de présence qui, peu à peu, change profondément notre rapport aux choses. (…) En méditant, on touche du doigt qu’il y a en soi quelque chose de plus grand que soi. Loin d’être un enfermement, elle ouvre au contraire un rapport à l’altérité. » ../..
  • 72. Fabrice Midal « Le sens profond du bonheur a été dévoyé, et cela nous fait beaucoup souffrir. Les philosophes de l'Antiquité nous ont appris que le bonheur est le fait de se confronter au réel. (…) Contrairement à ce que l'on croit, mes ennuis ne vont pas contre mon bonheur. Je suis heureux parce que le réel me pose des questions et que j'apprends à m'en débrouiller. (…) La dictature de la sérénité est vaine. C'est une forme d'agressivité contre nous-mêmes qui contribue à nous rendre impuissants. Mieux vaut apprendre à se défendre face à nos difficultés, remonter nos manches et trouver des solutions. Retrouver la force et le courage de s'engager dans sa propre vie, c'est une question centrale.» « Réduire le sens de notre existence à se réjouir des petits moments de la vie, c'est une niaiserie totale, un égocentrisme complè- tement étriqué ! C'est même la liquidation de la morale, puisque, alors, tout ce qui fait notre humanité est nié. Ce qui nous rend heureux n'est pas d'être zen, c'est d'être moral ! On est heureux quand on a réussi à surmonter des défis, que l'on s'est engagé, que l'on a pu se réaliser, que l'on a été bénéfique aux autres, que l'on a accompli des choses qui font grandir le monde et les gens autour de nous. »
  • 73. Fabrice Midal « Ces exercices vont vous permettre de cesser de vous torturer, de vous comparer, de vous blesser - et de vous retrouver enfin. La méditation est présentée non comme un outil technique pour être juste plus performant et un peu plus déshumanisé, mais simplement comme une façon de se ficher la paix, d’être exactement comme nous sommes, sans chercher à se corriger, à être plus ceci ou moins cela. Ainsi, ces pratiques nous permettent de retrouver à neuf la vie en nous et de nous transformer de manière profonde et réelle. » « Pendant longtemps, j'avais identifié la morale à l'ordre moral, aux règles, aux grands principes. Mais, en relisant les textes antiques, et en particulier Aristote, j'ai été ahuri de voir que la morale était définie comme l'engagement très concret dans le réel. » « Le mot "courage" vient de "cœur" : être courageux, c'est accepter d'être touché, d'avoir du coeur, d'être aimant. Je ne suis pas courageux parce que je suis un super-héros mécanique qui vient d'une autre planète, mais parce que je suis un héros ordinaire, comme nous le sommes tous, parce qu'il y a toujours un moment où nous avons peur et où nous y allons quand même. »
  • 74. Corine Pelluchon Née en 1967, philosophe française. Professeure de philosophie à l'université Paris-Est-Marne-la-Vallée. Membre du ‘Laboratoire interdis- ciplinaire d'étude du politique Hannah Arendt’. S'intéresse aux questions d'éthique appliquée, à l'éthique médicale, à la question animale, à l'écologie politique et à l'éthique de l'environnement. « L’espérance n’est pas héroïque ni spectaculaire ; elle ne naît pas de la volonté, mais de l’abandon. (…) L’espérance suppose l’expé- rience de la perte, et la dissolution de ses illusions, notamment de la toute-puissance. Elle a besoin de l’humilité pour émerger. Elle naît de la traversée du négatif, de l’épreuve du mal et même de la souffrance, qui dissipent les rêves de grandeur. Elle est la capacité à voir dans le présent chaotique les signes avant-coureurs de ce qui n’est pas encore totalement là, mais peut être annoncé, et ouvre l’horizon qui, jusque-là, était bouché. L’espérance, c’est ce sentiment qu’un progrès est possible, en dépit de toutes les difficultés et de toutes les forces opposées à son avènement. Elle se tient au croisement de l’horizontalité et de la verticalité car elle articule nos vies quotidiennes à ce qui travaille en profondeur une société. (…) C’est une attente qui suppose disponibilité, ouverture et engagement.»
  • 75. Jean-Pierre Denis Né en 1967, journaliste, écrivain et poète français. ‘Science Po’ Paris. Ex-directeur de la rédaction de l’hebdomadaire chrétien La Vie, rejoint en juin 2020 le ‘groupe Bayard.’ Participe comme chroniqueur ou comme invité à de nombreuses émissions de radio ou de télévision. Remontant le cours des siècles, méditant sur l’art comme sur la littérature, explorant les grands débats éthiques, dessine les contours d’une nouvelle spiritualité. La ritualité, la gratuité, la fragilité et finale- ment la possibilité même d’une cohérence du sens. Voit dans la dé- christianisation une chance pour l’Évangile qui jamais ne s’impose et qu’il faut sans cesse apprendre à recevoir. « La contre-culture d’hier est devenue la culture officielle. Elle a transformé l’art, la mode, la famille, l’école, le droit, la société tout entière. Mais le triomphe des utopies a été cher payé. L’individu, enfin libéré, se sent soudain bien seul face à la marchandisation des corps et des cœurs. Affaibli par ses erreurs, marginalisé, voire donné pour mort, le christianisme se trouve dans la position paradoxale de pouvoir sauver ses ennemis d’hier, parmi lesquels les droits de l’homme, avec leur aspiration à l’universel, ou la science, aujourd’hui dominée par la technique. » « Et si le christianisme était l’ultime rébellion ? »
  • 76. Charles Eisenstein Né en 1967, auteur et conférencier états-unien. Diplôme en mathé- matiques et en philosophie de l'Université de Yale. A vécu à Taiwan où il a travaillé comme traducteur, vit actuellement à Asheville (Caroline du Nord). Défenseur de "l'économie du cadeau" et auteur de plusieurs ouvrages, notamment The Ascent of Humanity, Sacred Economics, The More Beautiful World Our Hearts Know Is Possible et Climate - A New Story. Dans son texte Dépasser la pensée de guerre et élaborer un récit de paix (2019), étudie la manière de penser qui traverse tous nos domai- nes d’activité : politique, économie, écologie, médecine, éducation, spiritualité. Appelle à sortir de la pensée binaire, de l’éternelle lutte du bien contre le mail (inefficace dans tous les domaines), et nous acheminer vers ce que l’enfant africain Kirikou laissait déjà entrevoir : une transformation, une guérison en profondeur, un chemin d’unité et de réconciliation, à la fois avec soi, avec le monde, avec la nature, etc. « La guerre contre autrui est toujours le miroir d’une guerre contre soi. Une alternative à la guerre émerge sitôt qu’on voit tous nos ennemis – les mauvaises herbes, les terroristes, les calories, l’égoïsme, la paresse, etc. – non plus comme les causes du mal, mais comme les symptômes de quelque chose de plus profond. »
  • 77. Andy Letcher Né en 1968, intellectuel et militant anglais. Docteur en écologie de l'Université d'Oxford (thèse sur la distribution des mammifères à travers les continents) et docteur en étude de la religion du King Alfred's College de Winchester (thèse sur la performance bardique dans les mouvements contemporains de druiderie et d'écoprotestation). Musicien, a dirigé pendant dix ans un groupe de psycho-folk, Telling the Bees. Enseigne pendant 9 ans au Département de théologie et d'études religieuses de l'Université d'Oxford Brookes, donne des conférences lors de festivals en Grande-Bretagne et en Amérique. Dans les années 90, éco-activiste, protestant contre la construction de nouvelles routes, notamment au Newbury Bypass. Auteur de Shroom. Une histoire culturelle du champignon magique, remet en question l'hypothèse largement répandue selon laquelle les champignons hallucinogènes sont utilisés depuis la préhistoire. Publie des articles savants sur les psychédéliques, le paganisme, le bardisme, la protestation environnementale, les fées, l'animisme, le chamanisme et l'évolution. Rejoint le Schumacher College en 2017 en tant que directeur de programme sur les relations entre écologie et spiritualité.
  • 78. Cécile Renouard Née en 1968, religieuse catholique, docteure de l’EHESS en philoso- phie politique, diplômée de l’ESSEC. Enseignante au ‘Centre Sèvres’ et à ‘l’École des Mines de Paris’, directrice de l’’Institut de la Recherche et de l'Enseignement sur la Négociation en Europe’ (IRENE) à l’ESSEC. Mène depuis 2004 un travail pluridisciplinaire auprès de filiales de grands groupes industriels implantées au Sud. Ses maîtres à penser et à agir sont Simone Weil (1906-1945), Dietrich Boenhoeffer (1906-1945) et Etty Hillesum. Principale cofondatrice en 2018 et Présidente du ‘Campus de la Transition’, lieu d’enseignement, de recherche et d’expérimentation créé par un collectif d’enseignants-chercheurs, d’entrepreneurs et d’étudiants réunis par une volonté commune, « Promouvoir une transition écologique, économique et humaniste, à l’échelle des enjeux qui bouleversent notre siècle » : - laboratoire académique : programmes d’enseignements pluridisciplinaires articulés aux enjeux écologiques. - éco-lieu en transition, le Domaine de Forges (près de Montereau - 77) - offre d’accompagnement des entreprises ou des institutions vers l’intégration de stratégies régénératives et visionnaires.