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Trombinoscope "Chercheurs d’humanité"
Chercheurs de sens
(art, religion, philosophie, spiritualité)
20 - de 1954 à 1959
É. G. .31.01.2023
Pierre Giorgini
Né en 1954, ingénieur (Institut national des télécommunications),
enseigne l'architecture des réseaux de télécommunications et la télémati-
que. Fonde l'Enic (École nouvelle des ingénieurs en communication), DRH
de France Télécom, directeur général du groupe ISEN (Institut supérieur
d’électronique du Nord), Président-recteur de l’Université catholique de Lille
(UCL). Sous son impulsion, l’UCL développe un ensemble d’innovations
pédagogiques, technologiques, sociales au sein de lieux dédiés, les
écosystèmes innovants, espaces apprenants portés par les enseignants-
chercheurs, les étudiants et les entreprises.
Auteur notamment de : La transition fulgurante, vers un bouleverse-
ment systémique du monde » (2014), Au crépuscule des lieux (2016), La
tentation d'Eugénie, L’humain face à son destin (2018), Vers une civilisation
de l’algorythme ? (avec Thierry Magnin, 2021).
Porte un regard passionné sur l’innovation et plus largement sur les
formidables évolutions qu’elle suscite ou accompagne dans nos entreprises
et plus largement aussi dans notre société.
« Les scientifiques appellent à l’aide les éthiciens. (…) Face à la
tentation transhumaniste, il faut faire confiance au bon sens des gens, et
donc les éclairer. »
« Osons l’éloge du futur ! »
Jean-François Bouthors
Né en 1954, journaliste, éditeur et écrivain. Ex-journaliste au
quotidien La Croix. Éditorialiste à Ouest-France.
Met en garde contre un usage abusif de l'expression "parole de
Dieu". Les différentes nominations de l'indicible (Yhvh, Elohïm, Adonaï,
Shaddaï) dans les couches rédactionnelles successives de la Bible disent
l'évolution de la conscience spirituelle d'Israël, marquée au départ par le
polythéisme pour aboutir à l'oxymore d'un pluriel (Elohïm) pour dire l'Un.
« Si "Dieu" était jadis presqu'une évidence, le mot est aujourd'hui à
lui seul un problème, source d'un malentendu qui constitue un vrai risque
spirituel. Que disons-nous lorsque nous prononçons le nom de "Dieu" ?
Le mot dit mal l'imprononçable, l'indicible, déforme et finalement trahit
l'extraordinaire héritage transmis par la tradition biblique.
Rien ne manque, pourtant, pour nous délivrer de ce malentendu
dévastateur qui a remis sur pied l'idole divine que la révolution biblique
avait méticuleusement déconstruite. Les découvertes de l'archéologie, les
approches littéraires des Écritures, les ressources de la tradition juive (qui
jamais ne prononce le nom divin) permettent de comprendre d'une
manière nouvelle ce qu'est la foi, à rebours des idéologies religieuses qui
piègent "Dieu" dans leur langage figé.»
Philippe Mac Leod
(1954-2019), écrivain et poète français. Né au Maroc, grandit à
Versailles et à Nice, est éditeur à Paris. Son expérience de vie contempla-
tive à la Trappe échoue : est essentiellement solitaire, la vie en commu-
nauté ne lui convient pas. Passe 20 ans en ermite dans les Pyrénées.
Travaille à mi-temps à la librairie des sanctuaires de Lourdes pour assurer
sa vie matérielle et partage le reste de son temps entre la lectio divina,
l'animation de sessions, et l’écriture (16 ouvrages). S’installe en 2016 dans
les Côtes d’Armor. Chroniqueur pour l’hebdomadaire La Vie.
Écrit une poésie mystique, inspirée, qui prend sa source dans une
véritable expérience du sens et de la transcendance.
« C'est le temps qui t'appelle. Plus que du silence. Il tient dans sa
main ton souffle et ses chemins. Seule demeure du grand, du vaste et sous
le glacis des vents tout s'efface. L’espace est de retour. »
« La véritable crise que traverse notre époque est celle de la
profondeur. »
« C’est le Ciel qui m’a appris à aimer la Terre. Je peux accueillir
n’importe qui et tout entendre »
Dans sa chambre d’hôpital, peu avant sa mort : « Je me suis
toujours senti dans les mains du Seigneur. Simplement, aujourd’hui, je le
ressens plus fortement. »
Meena Compagnon-Goll
Née en 1954, Française, infirmière psychiatrique formée à la
gestalt-thérapie et à l’analyse jungienne, s’oriente vers la systémie
familiale et la créativité consciente (attraction, résonance, attention).
En mai 1985, perd son mari et ses deux enfants dans l’incendie
de sa maison. Après l’anéantissement, se laisse porter par une
guidance intérieure qui la pousse vers de nombreuses voies thérapeu-
tiques, académiques ou hors des sentiers battus, entrecoupées de
voyages initiatiques : Inde, USA, Mexique, Suisse, Portugal, Égypte…
Sensibilisée par ses voyages à l’état de la planète et de
l’humanité, se consacre désormais à accompagner le changement en
intervenant en tant que coach de vie éthique en individuel ou en
séminaires.
Crée l’association ‘Fées du monde’ qui œuvre dans l'harmonie
du yin et du yang, le féminin et le masculin, ces deux aspects
complémentaires de la nature humaine, pour développer des outils de
guérison des blessures et d’activation de la conscience.
Robert Coudray
Né en 1954, créateur français. "Diplôme des grandes études
buissonnières". Tailleur de pierre, professeur, crêpier, paysan, photographe,
gérant d’une ferme-auberge, d’une coopérative bio, d’une cidrerie artisanale,
apiculteur, cinéaste, récupérateur et recycleur d'objets, "bricoleur poète",
"emberlificoteur d'engrenages" et éveilleur. À 20 ans, réalise le film J‘deman-
de pas la lune, juste quelques étoiles; à 22 ans, rejoint la "famille" du
carnaval de Nantes; à 30 ans réalise Le secret de Mermoz. Le décès acci-
dentel de son fils survient en plein milieu du tournage de sa fiction Heureux
les fêlés. Sa douleur devient un nouveau moteur à ses créations. Crée
l’univers du "poète ferrailleur" à Lizio (Morbihan) où tout est humour, magie
et émotion, et qui accueille des dizaines de milliers de visiteurs.
« Mon bonheur, c’est de créer. Je voulais faire de ma vie quelque
chose de beau, toucher les gens. Des idées farfelues naissent des révo-
lutions. Le monde ne changera que quand chacun sera à sa place. »
« Le plus gros de mon travail, c’est de regarder ! (…) Si tu trouves ta
voie, forcément il y a du bonheur et forcément aussi il y a des difficultés. Et
à chaque fois, dans ton parcours, par période, il y a des petites épreuves et
là c’est essentiel de rentrer dans la création. Ce qui nous empêche d’avan-
cer, c’est notre peur. Notre acte vivant, c’est d’être un funambule : marcher
sur un fil entre la terre et le ciel. Et les premiers pas sont les plus durs. »
Gregg Braden
Né en 1954, États-Unien. Géologue dans l’industrie pétrolière puis
concepteur de logiciels dans l’industrie aérospatiale.
Pour faire le pont entre science et spiritualité, abandonne le
monde de l’entreprise, se consacre, dans la mouvance New Age, à la
recherche de solutions aux grands problèmes actuels, s’attache à relier
les connaissances du passé à la science, à la médecine et à la paix de
demain. Ses travaux s’appuient, en partie, sur des phénomènes d’ondes
électromagnétiques appelés résonances de Schumann.
« Nous savons maintenant que le cœur envoie des signaux
électriques et magnétiques au cerveau. Nos pensées et nos émotions
ont un effet sur le monde antérieur, ce que nous disent des traditions
vieilles de 5 000 ans. »
« Notre nouveau taux vibratoire devrait engendrer de nouvelles
molécules qualifiées pour capter de nouvelles informations qui nous
permettront d’élever notre niveau de conscience, de recouvrer une
liberté de penser ainsi qu’une notion globale de responsabilité envers la
Terre et ses habitants. »
Paolo Dall'Oglio
Né en 1954, jésuite italien, refondateur dans les années 1980 du
monastère catholique syriaque de Mar Mûsa (monastère de Saint
Moïse l'Abyssin), dans le désert au nord de Damas, en Syrie.
En 1992, fonde une communauté religieuse œcuménique mixte,
la Communauté al-Khalil (« l'ami de Dieu » en arabe), nom biblique et
coranique du patriarche Abraham, qui prône le dialogue islamo-
chrétien.
Dénonce les crimes commis par le régime de Bachar el-Assad
dans le contexte de la guerre civile syrienne et propose une transition
pacifique vers la démocratie. Expulsé du pays en juin 2012. En juillet
2013, des hommes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL),
l’enlèvent après avoir tué son accompagnateur. Depuis, son sort est
incertain.
« Nous sommes aussi face à la nécessité de travailler diplomati-
quement à la réconciliation entre les sunnites et les chiites. La Syrie
pourrait être demain un lieu de conversion à la transparence, au
respect de l'autodétermination et à la collaboration méditerranéenne ».
Sylvie Germain
Née en 1954, écrivain français. Études de philosophie auprès
d'Emmanuel Lévinas, thèse de doctorat "Perspectives sur le
visage".
Documentaliste, fonctionnaire au ministère de la Culture,
professeure à Prague.
« Être en vie, c'est être en alarme. Écrire, c'est être en quête
d'un peu de compréhension de ce qui est humain. »
« Et le poète, le croyant, l'artiste, le penseur, je crois, et
l'amoureux, tout cela est très lié finalement, c'est quelqu'un qui, sans
cesse, se relève au fond de lui-même, se relève en pensée et se
met en mouvement et qui repart vers l'inconnu, qui repart vers
l'autre. »
« L’important n‘est pas d'être enfermé dans une croyance,
mais bien plutôt d'être ouvert à tout ce qui suscite une perception
autre que purement rationnelle ».
John Martin Sahajananda
Né en 1955, moine bénédictin indien, successeur de Jules
Monchanin, Henri Le Saux et Bede Griffiths à la communauté de
Shantivanam dont il est directeur spirituel.
Artisan du dialogue interreligieux. Enseigne la "spiritualité
indienne chrétienne", montre les éléments unificateurs entre les
religions et aussi l'unicité de chaque tradition spirituelle, ouvre à une
spiritualité qui va au-delà des frontières religieuses.
Invité en Europe pour donner des conférences, retraites et
séminaires et partager sa vision du christianisme du troisième
millénaire.
« Si nous voulons vraiment devenir des instruments de paix, alors
nous devons renoncer à la mission de convertir. Seulement alors nous
deviendrons de "vrais missionnaires" : les porteurs de la bonne
nouvelle. (…) Les religions sont trop souvent des systèmes de
croyances qui unissent certaines personnes et en divisent d’autres.
Elles ont tendance à maintenir les gens dans un état de dépendance,
alors que la vraie religion devrait nous relier à Dieu. Quand je dis qu’il
faut aller au-delà des religions, j’entends qu’il faut dépasser les
systèmes de croyances pour tendre vers la vérité. »
Thomas Römer
Né en 1955, exégète, philologue et bibliste suisse d'origine
allemande.
Études de théologie et de science des religions aux facultés de
théologie des universités d'Heidelberg et Tübingen. Étudie l'hébreu
biblique, l'ougaritique et d'autres langues sémitiques. Après avoir
enseigné à l'Université de Genève, devient professeur d'Ancien
Testament à l'Université de Lausanne et occupe la chaire ‟Milieux
bibliques” du ‘Collège de France’ à partir de 2007.
Adopte une approche de type académique qui allie critique
historique, analyse littéraire et philologique des textes vétéro-
testamentaires, parfois appuyé par l'archéologie, cherchant à déceler
les circonstances sociales, politiques ou culturelles qui sont le cadre de
la pensée religieuse qu'ils génèrent.
Travaille tout particulièrement la question des emprunts bibliques
aux civilisations environnantes : le Proche-Orient ancien, l'Égypte, la
Mésopotamie, la Syrie, l'Asie mineure.
Ses travaux contribuent à renouveler la compréhension de la
formation et de la datation du Pentateuque ainsi que de la constitution
des traditions juives sur les Pères, Abraham et Moïse en particulier. ../..
Thomas Römer
« Des sources égyptiennes mentionnent des groupes semi-
nomades appelés Shasou, auxquels les textes collent le nom
«Yahua» ou «Yahvé», qui pourrait désigner, à l’origine, une montagne
divinisée. Ce sont les premières traces d’un groupe humain vénérant
un dieu qui porte ce nom. C’est donc à ce moment-là qu’on peut
commencer l’enquête. Les textes bibliques gardent par ailleurs le
souvenir – une trace de mémoire – du fait que Yahvé n’a pas toujours
été le dieu d’Israël. Ils disent aussi que Yahvé vient du Sud, d’un lieu
appelé «Témân» ou «Séïr», qui est précisément l’endroit où l’on
localise les Shasou. »
« On me dit parfois «Vous allez détruire la foi des gens». Ce
n’est d’abord pas du tout mon but, après, c’est une question que
chacun doit se poser pour lui-même : est-ce que, pour lui, les textes
bibliques ou même coraniques sont seulement des textes historiques
qui ont vu le jour à un moment précis et qui ont influencé – qu’on le
veuille ou non – l’histoire et la civilisation occidentale ? Ou alors, est-
ce que ces textes, et leur influence dans les synagogues, églises et
mosquées ont quand même quelque chose à dire qui dépasse le seul
contexte historique ? Ce n’est pas à moi de donner la réponse, c’est
une question personnelle, comme la foi. »
Rachid Kéchidi
Français né en 1955, ingénieur commercial, président pour l’Île-de-France de
l’’Association internationale soufie alâwiyya’ (AISA), fondée par Cheikh Khaled
Bentounès. Né de père musulman et de mère catholique, mais dans un milieu non
religieux, soufi depuis son adolescence. Marqué par René Guénon.
AISA oeuvre au rapprochement des cultures, au respect de tous les êtres humains et de la
nature, témoigne que les valeurs essentielles de l’Islam spirituel contribuent à créer un monde plus
juste et plus humain, participe au dialogue entre les civilisations et les différentes traditions
spirituelles. Par ses actions, l’ONG s’engage pour une éducation à la culture de paix. Elle est à
l’initiative de la ‘Journée mondiale du Vivre ensemble’.
AISA Île-de-France mène des actions dans les quartiers difficiles auprès de la
communauté musulmane et des autres communautés pour prévenir les dérives
islamistes.
« L’umma (assemblée de délibération) rassemblait toutes les composantes de
la société de Médine, y compris les Juifs, et pas seulement la communauté
musulmane. »
« L’homme est le vicaire de Dieu dans la création. (…) Action et contemplation
se répondent au quotidien dans la vie d’un être humain en chemin. (…) Il n’y a pas de
spiritualité, il n’y a que des preuves de spiritualité par les actes. »
Gary Lachman
Né en 1955, musicien et écrivain états-unien. Célèbre au milieu
des années 1970 en tant que bassiste pour le ‘punk rock / new wave
band Blondie’.
S’installe à Londres en 1996. Depuis les années 1990, travaille
à plein temps sur le mysticisme et l'occultisme. Auteur de 21 livres sur
l’occultisme, l’ésotérisme, la conscience, écrit sur Emmanuel
Swedenborg, Helena Blavatsky, Rudolf Steiner, Carl Gustav Jung,
Aleister Croley, etc.
Le Dedalus Book of the Occult : A Dark Muse (2004) retrace
l'influence de l'occulte sur la littérature occidentale depuis les Lumières.
Donne des conférences sur la gnose et l'évolution de la conscience au
21ème siècle.
Collaborateur régulier du Guardian et d’autres journaux anglais
et américains, traduit en de nombreuses langues. Dévoile les maîtres
ésotériques qui ont secrètement impacté le développement intellectuel
de l'Occident, de Pythagore et Zoroastre aux icônes modernes peu
connues Jean Gebser et Schwaller de Lubicz. Examine ce qu’il pense
être des résonances claires entre certaines idées sur la conscience de
philosophes traditionnels comme Bergson et Whitehead et celles de
figures plus radicales.
Gurumayi Chidvilasananda
Née Malti Shetty en 1955, Indienne, responsable actuelle de la
tradition hindoue de méditation Siddha Yoga, fondée par Swami
Muktananda. Cette voie cultive la discipline, la maîtrise de l’esprit et des
sens, éveille l’énergie spirituelle des aspirants, la kundalini, par l’initiation
shaktipat.
Anime des retraites dans les 600 centres de médiation Siddha Yoga à
travers le monde. Enseigne le message des Siddhas, à savoir que l’être
humain peut, de son vivant, faire l’expérience de la conscience divine.
L’association ‘Prasad’ organise des programme de santé, d’éducation
et de développement durable au profit d’enfants, de familles et de commu-
nautés démunies.
L’’Institut Muktabodha’ ("la sagesse de l’homme libéré") de recherches
indiennes s’attache à préserver les Écritures indiennes et les antiques
traditions védiques.
« Nous pouvons transformer notre perception ordinaire de l’univers en
une vision extraordinaire. Vivre sur cette planète et contempler l’univers
d’un point de vue divin, tel est le signe d’un cœur illuminé. Faire de cette
vision le meilleur usage possible, tel est le devoir le plus noble de l’être
humain. »
Gérard Rouzier
Né en 1955, acteur français, metteur en scène, auteur,
compositeur et enseignant en art dramatique. Réalise quelques
tournages pour la télévision, des doublages de films, des narrations
de documentaires.
Met au point les ateliers ‘Bible et Théâtre’, puis ‘Dire la Bible’,
issus de la pratique théâtrale, mais aussi des enseignements de
Karlfried G. Dürckheim, et de Roger Vittoz pour ce qui est de la
présence à l’instant et de la qualité d’écoute.
‘La Compagnie du Sablier’ qu’il anime présente des spectacles
sur Martin Luther, Vincent van Gogh, Charles de Foucauld, le frère
Henri Vergès (1930-1994, assassiné à Alger), etc. Son atelier ‘Dire
les Éveilleurs’ fait lire des textes de St Augustin, Etty Hillesum, Marcel
Légaut, Maurice Zundel, etc.
- Si la prière était une chanson, une musique, laquelle choisiriez-
vous ?
- "Merci beaucoup", de Gilbert Bécaud et Pierre Delanoé. Même si les
arrangements datent un peu.
- Si Dieu était une chanson, une musique, laquelle serait-ce ?
- Je n’y arrive pas. Je ne vois que le silence.
Jean Lavoué
Né en 1955, travailleur social, écrivain et éditeur français. Après
2 années au grand séminaire, fait la connaissance de son épouse.
Travaille dans l’éducation surveillée et dans la sauvegarde de l’enfance
en Bretagne, écrit alors de nombreux articles et ouvrages traitant d’une
approche du social, humaniste et résistante à la technocratie ambiante.
Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, récits, essais, recueils poéti-
ques* touchant notamment à la littérature et à la spiritualité. Crée en
2017 une maison d’édition, ’L’enfance des arbres’. Chemine avec des
petits groupes rassemblant des chercheurs de sens désireux de s’allé-
ger des formes de la religion transmise dans le cadre d’interprétations
étroites.
« L’écriture poétique est une manière de s’acheminer vers cette
spiritualité ouverte sans mots religieux. Ceux-ci sont usés, ont trop servi
et ne parviennent plus à suggérer le mystère qu’ils sont censés viser. »
« Le terme de ‘lisière’ symbolise ce temps que nous vivons
aujourd’hui du passage de la religion avec ses cadres d’appartenance
bien situés et une spiritualité plus ouverte sur la réalité de transformation
du monde à laquelle concourt tout être humain. »
* Les œuvres de Jean Sulivan, René Guy Cadou, Max Jacob, Georges Perros, Eugène
Guillevic, Félicité de Lamennais, Xavier Grall, Michel Le Bris, Armand Robin, Yann-Fañch
Kemener, Anjela Duval, Guillevic, tous Bretons, inspirent plusieurs de ses livres. Les œuvres de
plusieurs femmes nourrissent aussi sa démarche spirituelle : Christiane Singer, Etty Hillesum,
Colette Nys-Mazure, Magda Hollander-Lafon.
Souleymane Bachir Diagne
Né en 1955, philosophe sénégalais. Élève de Louis Althusser et
de Jacques Derrida à ‘l’École normale supérieure.’ Enseigne d’abord
l'histoire de la philosophie dans le monde islamique à ‘l’université
Cheikh Anta Diop’ de Dakar (est alors conseiller du président Abdou
Diouf pour l'éducation et la culture), puis à Evanston (Illinois).
Professeur de français à l'université Columbia (New-York). À la
fois musulman, philosophe, démocrate et rationaliste. Sa démarche se
développe autour de l’histoire de la logique et des mathématiques, de
l’épistémologie, des traditions philosophiques de l’Afrique et du monde
islamique. Elle est imprégnée de culture islamique et sénégalaise
(wolof, sérère, toucouleur, mandingue, diola), d’histoire de la philosophie
occidentale et de littérature et de politique africaine. C’est le mélange,
"la mutualité", qui décrit le mieux sa philosophie.
Le dialogue, écrit et parlé, est pour lui l’une des conditions néces-
saires pour aborder l’universalité des cultures et accéder à une concep-
tion contemporaine de l’universel.
Entend montrer que le Coran porte, en lui-même, un principe de
modernité, propose de reconstruire la pensée religieuse de l’islam en
intégrant une notion de temps vu comme principe créateur et continu.
Mohammad Moezzi
Mohammad Ali Amir-Moezzi, né en 1956 à Téhéran, universitaire,
historien et islamologue français, spécialiste du chiisme. Diplômé de
l’’Institut national des langues et civilisations orientales’ (INALCO) et
docteur d'État en islamologie, occupe, à l‘’École Pratique des Hautes
Études’ (EPHE), le poste de directeur d'étude en islamologie classique.
Co-éditeur avec Guillaume Dye (né en 1974, islamologue et
orientaliste français, professeur à l‘’Université libre de Bruxelles’) de
l’ouvrage Le Coran des historiens. Ce monument savant et accessible
réunit une équipe internationale de trente spécialistes (historiens,
liturgistes, géographes, juristes, exégètes, théologiens, philologues,
épigraphistes, codicologues). Il offre, en 3 000 pages, une synthèse
complète et critique des travaux passés et des recherches présentes sur
les origines du Coran, sa formation et son apparition, sa composition.
« Le contexte de la formation et de l’histoire (du Coran),
demeurent largement méconnus. On sait très peu de choses sur Maho-
met. Si on enlève nos lunettes conformées par les siècles d’exégèse
classique, Mahomet est une figure presque absente du Coran. Les
commentaires ultérieurs lui rapportent divers traits et événements que le
texte à l’état brut n’indique pas explicitement. La biographie de Mahomet
a été fixée à peu près trois siècles après sa mort. ../..
Mohammad Moezzi et Guillaume Dye
Il n’y a en fait que des représentations de Mahomet en
fonction des conflits qui dressent les factions entre elles dès les débuts
de l’islam. Le Mahomet de l’Histoire est enfoui sous elles. »
M. Moezzi
« Ce n’est pas en Arabie – lieu de passage caravanier, sans
tissu urbain – que se trouvaient les bibliothèques et les centres
spirituels juifs et chrétiens où est née la catéchèse judéo-chrétienne
aux Arabes, mais en Syrie. Quand Le Figaro titre son article « Les
conquêtes arabes et les premiers califats ont fait subir au Coran une
reconstruction politico-religieuse », ce n’est que partiellement exact : la
construction du Coran s’est effectuée à partir de l’enseignement des
nazôréens, ces maîtres très tôt rejetés par leurs élèves Arabes. »
Michel Benoît
Philippe Lazare
Né en 1956, dirigeant d’entreprise français. Diplômé de l’’École
supérieure d’architecture’ de Paris. P.-D.G. d’’Ingenico’, groupe interna-
tional leader des solutions de paiement. Participe régulièrement à la
promotion de la culture de l’innovation en entreprise.
Cofondateur (avec Jean Bauberot, Bernard Quelquejeu, etc.) et
Président de l’association ‘Société, Culture et Conviction’ (SOCC) .
La SOCC a pour objet de « contribuer à engendrer et
à organiser des débats de société sur des questions vives se situant à
l’articulation des cultures et des convictions. Ces débats ont pour
vocation spécifique non pas de parvenir à des décisions, qu’elles soient
éventuellement consensuelles ou seulement majoritaires, mais de
susciter de libres échanges entre des personnes physiques ou morales
respectueuses de la diversité des convictions, chacun des participants
ne cherchant pas à imposer les siennes.
Par ce type d’échanges la SOCC inscrit son action dans le
cadre d’une authentique démocratie participative, respectueuse des
responsabilités propres des instances décisionnaires de la société et
cela à tous les niveaux de son organisation territoriale : local, régional,
national, européen ou international.»
Christophe André
Français né en 1956, médecin psychiatre à l’’hôpital Ste Anne’ à
Paris et psychothérapeute.
Un des chefs de file des thérapies comportementales et cognitives,
auteur de nombreux livres de psychologie à destination du grand public.
A introduit la méditation en psychothérapie.
« Il n’y a que deux certitudes : La première, c’est que nous allons
mourir un jour ; La seconde, c’est que nous sommes encore en vie. La
méditation nous aide à contempler la première vérité sans trembler ; et à
ne jamais oublier la seconde. »
« Tolérer l’incertitude : il y a dans nos vies des problèmes inso-
lubles et nous devons les accepter. Tolérer le doute : renoncer à ce que
nos choix soient à coup sûr les bons. Tolérer le mystère : dans le
mystère du malheur, de la souffrance, il n’y a souvent que des questions.
Pourquoi ? Et pas de réponse. (…) Voir ce renoncement à comprendre
et à maîtriser comme une libération et un choix, non comme une défaite
et une obligation »
Xavier Péron
Français né en 1956, anthropologue politique français et expert
des peuples premiers, notamment au sein du GITPA (‘Groupe
International de Travail sur les Peuples Autochtones’), écrivain. Ex-
maître de conférences à ‘La Sorbonne’ et à l’Ile de La Réunion où il
dirigeait un laboratoire de géopolitique.
Entretient depuis l’enfance avec les Maasaï un lien intime et
privilégié. Transmetteur de leur spiritualité auprès des Occidentaux, se
donne pour mission de la faire connaître auprès du grand public afin de
redonner à celui-ci des clés simples, concrètes et utiles de développe-
ment personnel et de respect de la nature et de la biodiversité.
« Originaires de la boucle du Nil, les Maasaï, purs pasteurs
d’Afrique de l’Est (ils sont environ 900.000 de part et d’autre de la
frontière entre le Kenya et la Tanzanie), sont détenteurs de secrets de
vie qui remontent probablement à l’Égypte ancienne du temps
d’Akhenaton. Pour eux, comme dans la spiritualité amérindienne ou le
taoïsme, l’humain est avant tout un être relié. Aux autres, à son
environnement et à une Force Intelligence qui le dépasse et qu’eux-
mêmes nomment Enk’Aï, la "Déesse-Mère", source de toute vie. »
../..
Xavier Péron
« Le terme "Maasaï" provient du mot ilmao ("les jumeaux") qui
exprime la réalité selon laquelle toutes les choses sont reliées à d’autres
pour former des paires d’éléments complémentaires. Comme dans le Tao
et sa figure du yin et du yang, les contraires existent, mais ils ne sont pas
antagonistes. La dualité règne à l’extérieur, comme le jour et la nuit, la
pluie et la sécheresse ; et à l’intérieur de soi, où s’entrechoquent les élans
altruistes et les désirs égoïstes, la peur et le courage, etc. D’où la néces-
saire acceptation de la dualité du monde et des êtres. Un comportement
qui favorise la patience et la bienveillance. (…)
Pour être dans l’équilibre, il convient selon les Masaï d’évoluer au
cœur de quatre cercles concentriques qui mènent à une libération
profonde de l’être :
- le premier familiarise avec le Féminin Sacré, notion primordiale qui
apprend à transformer en force la fragilité et le mouvement de la vie ;
- le second explique comment retrouver la joie et affirme que le pur
bonheur vient de l’intérieur et ce, depuis la vie intra-utérine ;
- le troisième amène à accepter et même à remercier les difficultés de la
vie ;
- le quatrième et dernier cercle du bonheur n’est autre que son objectif de
vie autour duquel mobiliser toute son énergie et ainsi faire l’apprentissage
de sa destinée. »
Jean Mouttapa
Français né en 1956, philosophe et juriste, directeur du départe-
ment "Spiritualités" aux éditions Albin Michel.
Chrétien engagé depuis longtemps dans le dialogue interreligieux,
et acteur des relations entre les cultures.
En 2002, organise la partie française d’un voyage judéo-arabe à
Auschwitz-Birkenau, lancé au Proche-Orient par le père Emile Shoufani,
prêtre de Nazareth.
« Le dialogue entre les différentes religions ne peut plus se
contenter d'être une simple option de la vie spirituelle, mais doit
s'imposer comme une des données centrales de l'expérience
religieuse. »
« Jésus – précisément parce qu’il reste, dans sa marginalité, un
juif pratiquant et sincère – nous enseigne de façon unique une certaine
attitude, à la fois respectueuse et distancée, vis à vis de toutes les
normes religieuses, morales et culturelles. ../..
Jean Mouttapa
Les traditions, nous dit-il en paroles et en actes, deviennent des idoles,
c’est à dire des obstacles entre l’humain et le divin, dès lors qu’elles ne
sont plus au service de la seule cause qui peut les justifier : la justice
et la compassion.
La religion particulière nommée “ christianisme ”, avec sa
logique (aristotélicienne), son vocabulaire (grec), sa morale et ses
croyances (issues du judaïsme hellénisé du premier siècle), cette
religion-là, en tant que phénomène socioculturel historiquement daté
et géographiquement situé, c’est un crime contre l’esprit que de vouloir
la diffuser dans le monde entier et d’en proclamer la supériorité !
Non, s’il y a quelque chose d’universel dans le Nouveau
Testament, si le Christ parle à tout être, c’est précisément parce qu’il
rompt avec une certaine idée du sacré, parce qu’il est le “ Seigneur
des non-religieux ”, pour reprendre l’expression employée dans ses
lettres de prison par le théologien Dietrich Bonhoeffer. »
Michel Cool
Né en 1956, journaliste français de presse écrite, radio et
télévisée, spécialisé dans les affaires religieuses. Rédacteur en chef à
l'hebdomadaire La Vie (2011-2013), éditeur chez Salvator (depuis
2013) et chroniqueur au Jour du Seigneur sur France 2 et sur RCF
(Radios chrétiennes francophones). Vers 50 ans, perd successivement,
son emploi, son père, et sa santé. Visité à son insu en 2007 par une
Présence silencieuse.
Met en garde les Églises contre la tentation du raidissement
idéologique qui s'exprime dans un sursaut de cléricalisme et de
légalisme.
« Le chrétien a vocation à être un déserteur courageux de toute
forme de haine et de violence. Parce qu'il n'y a pas d'autre issue. Parce
que ne pas répondre à la violence par la violence est la seule manière
de sauver Dieu en soi. »
« La peur c'est pas un péché, c'est pas une honte. Ce qui est
grave, lourd, étouffant, c'est de se complaire dans la peur, et d'en venir
à construire un système fondé sur la peur. Le chrétien n'est pas celui
qui n'a pas peur, c'est celui qui se pose la question : "Ai-je foi en sa
présence ?" .»
Marc-Alain Ouaknin
Français né en 1957, rabbin, écrivain. Études rabbiniques,
docteur en philosophie, Associate Professor de l‘’université de Bar-Ilan’
de Tel-Aviv, crée en 1988 le ‘Centre Aleph de recherches et d’études
juives’ à Paris. Animateur de l’émission ‘Talmudiques’ sur ‘France
Culture’.
Commente et approfondit la pensée d'Emmanuel Levinas en la
mettant en dialogue avec les textes de la pensée juive et en particulier
avec les textes de la Kabbale et du hassidisme, ainsi qu'avec la
psychanalyse et la phénoménologie de la religion.
Préfère les interrogations aux réponses dogmatiques, sans
oublier pour autant les vertus de l’humour.
« Beaucoup de religieux sont plus préoccupés par le geste que
par la signification du geste.»
« La plus grande catastrophe qui est arrivée au peuple juif, dit le
maître, ce n’est ni l’esclavage, ni l’exil, ni la destruction du temple, ni la
Shoah, c’est quand la Tora est devenue une religion. »
../..
Marc-Alain Ouaknin
« Ce n'est que dans l'interaction de différentes approches
religieuses que l'on peut s'approcher de l'infini, tendre vers lui. »
« L'essence du judaïsme n'est attachée à aucun lieu. »
« On n’est pas homme sans être "ordonné" à quelque chose,
placé dans un certain ordre ou une certaine hiérarchie par rapport à
la création, à un avant et à un après, aux générations qui précèdent
et à celles qui suivent. En ce sens, je suis "ordonné" à trouver la
juste place qui me permettra d’accéder à ma propre vie, et aussi de
donner la vie à d’autres ».
« Être en rapport avec le divin, c'est aller vers sa propre cons-
truction et non pas se soumettre ou s'enfermer dans le divin. »
« L'enjeu actuel ? : soit on redonne à l'homme la possibilité de
sa maîtrise, soit il disparaît, anéanti par la machine. » ../..
« Attends le Messie, comme ça tu ne seras jamais
au chômage ! »
Marc-Alain Ouaknin
« Un des noms de Dieu dans la Tradition hébraïque est Oulaï,
c’est-à-Dire "peut-être". Le nom de Dieu, YHVH, est imprononçable. On
dit parfois Yahwé ou Jéhovah, mais c’est un abus. Je m’amuse parfois
avec "Yahvé quoi ? Y’avait rien ! ". Le substitut d’Adonaï a une valeur
numérique de 65, c’est-à-dire "Fais silence !" »
« L’homme libre est celui qui se pose des questions. Le nom de
coriandolis, les confettis, a pour origine la manne tombée dans le
désert, à savoir les nombreuses questions que l’on se pose ».
« Tévah, que l’on a traduit par l’Arche, est aussi une boîte ou
un mot. "Construis un mot de 300 coudées de longueur, 50 coudées de
largeur, 30 coudées de hauteur "signifie "Construis un mot qui a les
dimensions d’une langue". Quand le monde est dans la violence, ce
sont le langage et la littérature qui peuvent ramener la raison ».
« Dans la Genèse, il n’y a jamais eu une pomme, mais un fruit.
Adam, c’est l’homme, mais aussi la question. Chaque mot a une
signification sémantique et une valeur numérique. »
Emmanuel Carrère
Né en 1957, diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Paris,
écrivain, critique de cinéma, scénariste et réalisateur français.
Son livre Le Royaume est un dialogue entre les deux "moi" de
l'auteur - celui qui avait la foi et celui qui ne l'a plus.
« Si, comme moi, on ne croit ni à la résurrection du Christ, ni au
fait qu’il soit né des entrailles d’une vierge, on peut en tirer la
conclusion que le christianisme est intéressant culturellement (…),
mais je n’y arrive pas.
Alors que je ne me définirais pas comme un croyant, il y a (…)
quelque chose qui me reste extrêmement précieux et qui n’est pas
purement moral et culturel : il y a cette folie du christianisme dont Paul
parle très bien, qui va à l’encontre de tout ce que l’on croit savoir du
monde, de la manière dont il tourne et fonctionne, et donc de la façon
dont nous devons nous y ajuster. Il me paraît très difficile de me
passer de cette folie-là. »
../..
Emmanuel Carrère
« Il ne se dit ni le Christ, ni le Messie, ni le Fils de Dieu ni celui
d’une vierge. Seulement « le fils de l’homme ». Cette expression qui,
traduite en grec puis dans n’importe quelle autre langue semble
nimbée de mystère, les biblistes nous disent qu’en araméen, elle
signifie l’homme, tout simplement. Celui qui parle dans Q (la Source)
est un homme, rien qu’un homme, qui ne demande jamais de croire
en lui, seulement de mettre en pratique ses paroles. »
« L’essentiel, répétait Paul sans se lasser, c’est de croire à la
résurrection du Christ : le reste est donné par surcroît.
Non, répond Jacques (ou Luc quand il fait parler Jacques) :
l’essentiel, c’est d’être compatissant, de secourir les pauvres, de ne
pas se hausser du col, et quelqu’un qui fait tout cela sans croire à la
résurrection du Christ sera toujours mille fois plus près de lui que
quelqu’un qui y croit et reste les bras croisés en se gargarisant de la
Largeur, de la Hauteur, de la Longueur et de la Profondeur. »
Emmanuel Carrère
« Le plus ancien des quatre évangiles se clôt
sur l’image de trois femmes terrifiées devant un
tombeau vide. Le chapitre présentant Jésus ressuscité
qui dit à ses disciples d’annoncer l’Évangile à toutes les
nations a été ajouté beaucoup plus tard. Il ne figure ni
sur le Codex Vaticanus, ni sur le Codex Sinaiticus qui
sont les deux plus anciens manuscrits conservés du
Nouveau Testament et qui datent du IVème siècle. »
Lucia Dell’Orto
ou Sœur Lucia (1957-2022), religieuse italienne. Entre
dans la Congrégation des ‘Petites Sœurs de l’Evangile’ (de Charles
de Foucauld) en 1984. En mission au Cameroun, auprès des Pyg-
mées Baka, de 1987 à 1990. Après un temps d’études de théologie
en Suisse et de mission en Europe, est envoyée à Madagascar de
1995 à 2001.
En 2002, rejoint la communauté des Petites Sœurs à Port-
au-Prince en Haïti. Surnommée « l’ange des enfants des rues » par la
presse italienne, est le pilier du centre éducatif ‘Kay Chal’, ‘la maison
de Carlo’, un lieu d’accueil pour de nombreux Haïtiens démunis,
notamment les enfants et les jeunes, situé dans une banlieue très
pauvre de Port-au-Prince, Là, ils peuvent faire leur travail scolaire ou
pratiquer de nombreuses activités comme la danse, le capoeira et le
basket.
Enseigne également la philosophie au Grand Séminaire
catholique d’Haïti. Après le terrible tremblement de terre du 12 janvier
2010, décide de rester à Haïti malgré les risques encourus.
Blessée à mort par balle le 25 juin 2022 à Port-au-Prince,
après une tentative de kidnapping.
Photo du haut : bidonville à Port-au-Prince
Serge Couderc
Né en 1957, chercheur de sens français. Exerce
un ministère de prêtre catholique de 1983 à 1987 puis
se marie. Travaille durant 30 années dans le champ de
la lutte contre l'illettrisme, de l'insertion, de la formation d'adultes et de la
formation de formateurs et d'étudiants. Actuellement retraité.
Découvre Marcel Légaut en 2005 grâce au livre de Thérèse de
Scott Marcel Légaut, témoin d’un avenir. Anime régulièrement avec
Bernard Lamy des journées et des semaines spirituelles, notamment
une session « Nos chemins de vie…, un chemin spirituel ! »
Travaille à faire mieux connaître la voie spirituelle de Marcel
Légaut et également le parcours spirituel et les recherches de John
Shelby Spong, mais aussi la pensée de chercheurs tels que Joseph
Moingt, Christoph Theobald, Roger Lenaers, Jean-Paul Gallez, etc.
Auteur avec Robert Ageneau, Robert Dumont et Jacques
Musset du Manifeste pour un christianisme d’avenir. Ce texte dénonce
un dogmatisme éloigné de l’enseignement et de la pratique libératrice
de Jésus, un moralisme étroit basé sur une soi-disant loi naturelle
venant du ciel, et une organisation hiérarchique cléricale totalement
étrangère à l’Évangile. La démarche s’emploie essentiellement à
retrouver le cœur même du christianisme dans le but de vivre une
fidélité vivante à Jésus de Nazareth.
Véronique Margron
Née en 1957, religieuse dominicaine française. Diplômée des
Services extérieurs du Ministère de la Justice, Service de la protection
judiciaire de la jeunesse, travaille avec de jeunes délinquants pendant
6 ans. Études de théologie à ‘l’Institut catholique de Paris’. Théolo-
gienne moraliste, chroniqueuse, enseignante en éthique. Doyenne de
la Faculté de théologie de ‘l'Université catholique de l'Ouest’ à Angers
de 2004 à 2010. Présidente de la ‘Conférence des religieux et
religieuses de France’ (Corref).
Suite aux affaire d’abus sexuels dans l’Église catholique, recom-
mande « douze travaux » : mettre les victimes au centre, désacraliser
la figure du prêtre, déconstruire le « système clérical », promouvoir la
place des femmes, transformer la crise en mutation, changer le style de
l’Église, renforcer le dialogue avec la société, faire la vérité pour
retrouver la confiance, former les prêtres sur les questions affectives,
combattre les phénomènes d’emprise, revoir l’exercice du pouvoir au
sein de l’Église, mettre en actes la « tolérance zéro ».
Après la parution du rapport de la ‘Commission indépendante sur
les abus sexuels dans l’Église’ (CIASE) en octobre 2021, déclare : «Si
l’Église doit trembler, eh bien qu’elle tremble !»
Raphaël Buyse
Né en 1957, prêtre français du diocèse de Lille. Membre de la
‘Fraternité diocésaine des parvis’, une communauté qui rassemble des
hommes et des femmes de tous horizons qui cherchent à vivre dans la
trace spirituelle et missionnaire de Madeleine Delbrêl. Réoriente sa vie
et sa foi après un séjour d’une année au monastère bénédictin de St
André de Clerlande, en Belgique. Animateur de la maison diocésaine
d'accueil de Merville, accompagne la pastorale de la santé.
Pour lui, le secret du bonheur et d'une vie réussie tient dans
l'accueil et l'écoute des gens simples qu'il a côtoyés tout au long de son
ministère. Tente de dessiner les traits du visage insaisissable d'un Dieu
qui ne se laisse pas enfermer par les définitions qu'en donnent les
hommes.
« Qu’importe de savoir ce que son cadavre est devenu. Ce qui
importe, ce n’est pas de savoir comment Jésus est apparu à l’un ou à
l’autre il y a deux mille ans, mais comment il est présent et vivant
aujourd’hui. (…) Je reconnais Jésus comme la plus intime présence de
Dieu dans l’aventure humaine. Infiniment vivant. Étonnement présent.
Humanisant. »
« (Après Constantin) on calque l’Église sur l’empire. On
transforme les évêques en préfets. Ils deviennent la couronne des
puissants, pour ne pas dire leurs jouets. »
Michel Maxime Egger
Né en 1958, sociologue suisse et journaliste de religion
orthodoxe. Master en sociologie de l’université de Neuchâtel.
Lobbyiste pour le développement durable et des relations Nord-Sud
plus équitables, puis animateur d’un ‘laboratoire de transition
intérieure’, sur le thème ‘Militant-méditant’, au sein au sein de l'ONG
suisse ‘Pain pour le prochain’.
Cofonde avec Lytta Basset La Chair et le Souffle, revue
d’anthropologie et de spiritualité. Codirige la collection ‘Fondations
écologiques’ aux éditions ‘Labor et Fides’. A fondé le réseau Trilogies
pour mettre en dialogue traditions spirituelles, quêtes de sens,
écologie, enjeux socio-économiques.
Face à la mutation écologique, appelle à réorienter nos désirs,
vaincre nos peurs, guérir nos blessures.
« On ne résoudra pas les immenses défis actuels sans les
saisir à leur racine, qui est d’ordre spirituel. On ne trouvera de
solution aux problèmes de notre temps que dans une articulation en
profondeur entre transformation personnelle et transformation
structurelle. Ce vers quoi doit tendre l’écospiritualité, c’est une forme
de sagesse pratique, enracinée dans la terre et les cieux, arrimée
dans le corps humain et habitée par l’Esprit . » ../..
Michel Maxime Egger
Dans son livre Écospiritualité, Réenchanter notre relation à
la nature, montre que l’écologie et la spiritualité forment un tout, parce
que sans une nouvelle conscience et un sens du sacré, il ne sera pas
possible de faire la paix avec la Terre. Un chemin pour s’ouvrir à la
conscience d’une dimension de mystère qui échappe à notre
compréhension, qui habite la nature et qui nous unit à la Terre. Une
invitation à transformer notre cosmos intérieur et à développer des
vertus écologiques comme la sobriété, la gratitude, l’espérance.
Propose une nouvelle manière de s’engager : le méditant-militant.
« Des écogestes au quotidien et des conférences internatio-
nales sur l’environnement ou le climat ne suffisent pas pour obtenir
les changements qui s’imposent. La crise écologique touche aussi
notre vie intérieure, elle affecte tout notre être, elle n’est pas
seulement au-dehors, mais aussi au-dedans de nous. Rien ne peut
véritablement changer tant que nous n’opérons pas une
transformation intérieure susceptible de nous faire revisiter nos
modes de vie. »
Philippe Guillemant
Né en 1958, ingénieur physicien français, diplômé de ‘l’École
Centrale de Paris’ et habilité à diriger des recherches. Ingénieur de
Recherche hors classe au CNRS, spécialiste de la vision artificielle.
Jusqu'en 2010, ses brevets, réalisations et publications portent sur des métho-
des de traitement de l’information dérivées de la théorie du chaos, qu’il applique à la
reconnaissance de formes, à l’analyse des mouvements des yeux, à la caractérisation
de l’activité cérébrale EEG (calcul du niveau d’éveil) et à la conception de réseaux de
neurones. Ses travaux débouchent sur la création de deux entreprises innovantes
dans les domaines médical et industriel (‘Synapsys’ et ‘Uratek’)
Son centre d’intérêt en recherche fondamentale est l’étude des
systèmes dynamiques complexes et plus particulièrement chaotiques.
Mène aujourd’hui une recherche fondamentale en physique théorique qui
vise à réviser notre conception de l’espace-temps en lui octroyant une
flexibilité et des dimensions supplémentaires.
Auteur de la théorie de la double causalité (ou de l’espace-temps
flexible), vulgarisée dans ses trois livres La Route du Temps, La Physique
de la Conscience et Le Pic de l’Esprit, randonnée initiatique qui nous
débarrasse joyeusement d'un matérialisme abêtissant, car devenu
complètement irrationnel. Ce modèle invoque une influence du futur pour
aboutir aux théories de double causalité et de synchronicité qui débou-
chent sur un véritable pont entre la science et la spiritualité. ../..
Philippe Guillemant
« La solution correcte à ces problèmes implique un bouleversement
de notre conception du temps. (…) La censure pudique et spécifiquement
française qui entoure la parapsychologie fait soigneusement éviter ce sujet
délicat par les chercheurs.»
« Le temps n’existe pas, il résulte d’une illusion thermodynamique.
L’espace et la matière non plus ! »
« Un scientifique comme Étienne Klein, spécialiste du temps, recon-
nait que mon concept de rétrocausalité permet de concilier la théorie de la
relativité et celle de la mécanique quantique. »
« Il faut introduire 6 dimensions supplémentaires à l’espace-temps
pour pouvoir comprendre 1) Les états modifiés de conscience; 2) les
expériences de mort imminente; 3) les expériences de sortie du corps; 4)
les synchronicités ou coïncidences étranges; 5) les phénomènes aériens
non expliqués; 6 ) les perceptions extra-sensorielles.
« Notre futur est déjà réalisé un peu comme une trajectoire tracée
par un GPS. Nous avons le pouvoir de changer l’itinéraire en gardant le
choix de la destination, si nous nous libérons des conditionnements : celui
de l’égo (l’image de soi), celui du mental (nos croyances), celui de
l’émotionnel (nos jugements). (…) Si nous acceptons de faire émerger
notre rêve, des hasards extraordinaires nous permettront de le réaliser. »
../..
Philippe Guillemant
« Pour s’opposer à la religion, la science a posé des dogmes,
et a refait les mêmes erreurs que la religion. Il faut sortir des
dogmes de la science officielle : le matérialisme, le déterminisme,
la causalité, le hasard.
Il faut remplacer la trilogie espace-temps-matière par la trilogie
vibration, information, énergie (VIE) ».
« La conscience n’est pas un produit du cerveau. Nous ne sommes
pas des machines, car nous ne sommes pas déterminés uniquement par
le passé. »
« Les scientifiques parlent du multivers pour éviter, par peur, de
parler de conscience. Imaginer des univers séparés, c’est du délire, du
grand n’importe quoi produit par le formatage et le communautarisme. La
conscience peut avoir de l’épaisseur : les comportements d’une plante
grimpante filmée en accélérée ressemblent à ceux d’’un animal. Notre
planète respire, elle aussi a des sens. »
« La prison pour l’esprit ressemble pour un randonneur dans la
brume à la perception qu’il ressent en découvrant le sentier au fur et à
mesure qu’il avance. La conscience est comme une lampe de poche qui
éclaire une partie du terrain sur lequel on progresse. »
« L’âme est un système immatériel de coordination atemporelle
du vivant capable de rejeter l’excédent d’entropie et de survivre à la mort
du corps. »
Photo du bas : avec Marguerite Kardos, qui promeut les Dialogues avec l’ange
Jacques Vigne
Né en 1958, médecin psychiatre formé à Paris.
Vit en Inde depuis 15 ans. Disciple de Swami Vijayananda.
Partage son temps entre un ashram sur les bords du Gange et un
ermitage en Himalaya, avec des travaux d'écriture et l'accompagne-
ment de voyages-pèlerinages.
Établit dans ses écrits des ponts entre la psychologie
moderne et la spiritualité, et entre les pratiques de sagesse de l'Inde
et le christianisme.
« Le plus grand service qu'une religion peut rendre à ceux de
ses fidèles qui ont une vocation mystique, c'est de les mener au-delà
d'elle-même. Les religions du Livre ont sans doute plus de mal à
accepter cela, alors que l'hindouisme et le bouddhisme admettent et
reconnaissent plus aisément la suprématie de l'expérience de l'Un
au-delà des formes, des dogmes et des rituels. Je suis convaincu
qu'on peut arriver à l'Absolu par chaque tradition spirituelle, mais
aussi que l'Absolu est au delà d'elles. »
Marianne Putallaz
Née en 1959 dans le Valais, en Suisse. Institutrice dans un contexte
multiculturel. Entrée en résistance par le moyen de l’écriture contre la
fermeture du débat sur les ministères féminins dans l’Église catholique.
Se tourne vers le langage poétique pour traduire le message de
Jésus à nos contemporains. Auteure d’un Credo laïque. *
« Je crois en la vie reçue gratuitement. Je crois en la Source de
cette vie, présence aimante qui nous accompagne depuis notre
naissance jusqu'à notre mort et au-delà encore. (…)
Je crois que notre foi se renouvelle chaque jour : elle puise ses
racines dans les chercheuses et les chercheurs de sens qui nous ont
précédés. (…) Je crois que le doute est nécessaire pour ne jamais nous
sentir arrivés car tout chemin se fait en marchant. (…)
Je crois qu'aucune tradition religieuse ou laïque ne détient la
Vérité pleine et entière. Je crois au contraire que les religions et les
sociétés, de par leur incomplétude, ont à travailler en solidarité pour
défendre une éthique planétaire commune sans laquelle nous courons à
notre anéantissement. »
* en ligne sur theolib.com
Marie Romanens
Née en 19??, docteure en médecine, psychothérapeute et
psychanalyste française d’orientation jungienne, praticienne de taï-chi
et qi-gong. À partir de 2000, conçoit et anime des ateliers psychothé-
rapeutiques qui allient le corps et le verbal, le travail sur les arché-
types ainsi que l’expression créatrice.
S'intéresse aux liens entre le champ psychologique et le champ
social, entre le psychologique et le spirituel, entre l’écologie intérieure
et l’écologie extérieure, entre les polarités masculine et féminine.
Oriente notamment ses recherches vers l’écopsychologie.
« J’ai été étonnée de constater combien les populations
pauvres qui vivent en étroit contact avec leur environnement semblent
tellement plus joyeuses que nous, alors même que nous vivons dans
le confort et l’opulence. »
« Aujourd’hui, nous sommes encore dans une pensée qui
fonctionne sur le mode binaire : bien ou mal, psyché ou Esprit, corps
ou âme, nature ou culture, tradition ou progrès, intérieur ou extérieur,
individu ou société, libéral ou solidaire, etc. L’enjeu est de sortir de
cette tendance à séparer et à cloisonner, afin d’accéder à une pensée
plus « complexe » (Edgar Morin), un état qui puisse tenir ensemble
les opposés (Carl Gustav Jung). Il s’agit de sortir de l’unidimension-
nalité pour envisager la pluralité au cœur de chaque chose. »
Marie-Christine Bernard
Française née en 1959. Études de philosophie et théologie (Paris)
et d’anthropologie (Rennes). Pendant 22 ans religieuse dans une
congrégation ignacienne, puis travaille une dizaine d’années comme
assistante sociale, en particulier dans les zones dites sensibles.
Théologienne, enseignante dans divers instituts d’enseignement
supérieur, coach de dirigeants d’entreprise (axe : cohérence éthique du
management), consultante, formatrice auprès d’adultes, conférencière,
chroniqueuse, auteure. Comédienne dans un one-woman-show qu’elle a
créé : Et si Dieu était laïc ?
« Désapprendre Dieu », « Laisser la quincaillerie ! », « Qu'on arrête
le cinéma et qu'on revienne à l'Évangile ! ».
« Si ça se trouve, "Dieu", quel que soit le nom qu’on lui donne, est
fatigué de la religion… Si ça se trouve, il n’en peut plus de ce qu’on lui fait
dire, porter, prétendre, imposer, interdire. Si ça se trouve, il en a sa
claque divine de ces croyants bardés de certitudes. Allez savoir…
La laïcité, peut-être bien que ça le repose, "Dieu" , ça laisse libre cours à
son Esprit, ça laisse une chance à la vie spirituelle de frayer sa route au
cœur de nous.»
« L'institution brise l'humanité des prêtres. Ils sont pleins de
bonne volonté, mais à côté de leurs pompes. » ../..
Marie-Christine Bernard
« Il est de première urgence de supprimer les séminaires. Le
simple constat de la tournure d’esprit de la majorité des nouveaux
ordonnés devrait suffire à s’en convaincre ».
« L'enjeu est d'être humain, présent à ce qui se passe, présent à
plus grand que nous. »
« Au moins deux éléments (éloignent nos contemporains de la
foi en Dieu) : l’instrumentalisation du terme "Dieu", au service
d’idéologies diverses, y compris religieuses ; et le sentiment erroné que
Dieu et l’humain sont en concurrence. Alors que la foi chrétienne dit :
Dieu échappe à ce que nous prétendons en faire ; il est cette force vive
qui nous permet de nous épanouir comme humain. »
« Tant que les représentants des religions continueront de se
pavaner entre hommes en essayant de nous faire croire qu’ils ont tout
compris sur Dieu et par conséquent sur nous, le monde, le passé, le
présent et l’avenir, sur ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire, ce
qu’il faut refaire et ce qu’il faut défaire, la planète continuera de tourner
de travers. Et la foi sera en souffrance. La vie de la vie empêchée. »
« J’aperçois les gens, je les vois comme des arbres qui
marchent » (Marc, 8, 24, l’aveugle de Bethsaïde)
William Clapier
Né en 1959, écrivain français, théologien, essayiste, conférencier.
Voyage en Inde du Nord (1981-1982) pour approfondir sa démarche
spirituelle, carme, master en théologie à l'Université de Fribourg
(Suisse). Quitte l'état religieux en 2007, devient animateur en
pastorale scolaire puis conseiller principal d'éducation à Nîmes.
Victime d'un accident, long séjour en milieu médical (2016-2019),
communique le fruit de son expérience sur les chemins de l'intériorité
dans l'essai Quelle spiritualité pour le XXIème siècle ? Au fil d'une vie.
Investi dans le dialogue inter-spirituel et inter-religieux, dans les
questionnements sociétaux et civilisationnels.
« La crise socio-écologique planétaire que nous vivons, inédite
dans sa forme et par son ampleur, est aussi une crise spirituelle. Plus
précisément, elle provoque une prise de conscience sur le sens à
donner à nos existences, nous obligeant à revisiter les fondements
mêmes de nos modes de vie et de pensée. (…) Retrouver le lien avec
la nature par une démarche délibérément contemplative est l’action
primordiale apte à procurer toute l’amplitude et la justesse éthique à
nos engagements éco-humanistes. L’avenir de l’humanité ne peut
guère s’envisager sans un grand sursaut intérieur, faisant appel aux
forces spirituelles de chacun. »
Tareq Oubrou
Né au Maroc en 1959, imam, théologien et essayiste français.
Autodidacte en sciences religieuses, souvent présenté comme l'imam
de Bordeaux. Renonce à ses études de biologie et médecine pour se
consacrer à la communauté musulmane de France dans le rôle d'imam,
s'y installer durablement et diriger les prières (salat) et les sermons
(khutba), au sein de la mosquée al Houda, dans le quartier Saint-Michel
à Bordeaux, à forte population d'origine immigrée.
Entame alors une vaste réflexion théologico-canonique sur les
conditions de l'expression et de la pratique musulmanes dans un
espace sécularisé. Prend position en faveur d'un islam libéral, déplore
que le Coran soit mal interprété par les jeunes. Prône également une
visibilité musulmane discrète, qui se concentre sur des pratiques
islamiques invisibles de la vie de tous les jours comme les 5 prières ou
les valeurs morales (générosité, respect, humilité, piété, etc).
Après l'attentat contre Charlie Hebdo, le ministre de l'Intérieur
Bernard Cazeneuve le choisit comme interlocuteur privilégié des
pouvoirs publics dans sa volonté de relancer le dialogue avec les
représentants musulmans. En mai 2016, l'organisation terroriste ‘État
islamique’ lance une fatwa contre lui, appelant à son assassinat.
Daniel Innerarity
Né en 1959, philosophe espagnol. Professeur de
philosophie à l'Université de Saragosse.
Son travail se concentre sur l'articulation de l'éthique, de la politique
et de la société dans le cadre du monde contemporain.
« La tâche principale de la politique démocratique, conforme à
l’espérance, consiste à établir une médiation convaincante entre
l'héritage du passé, les priorités du présent et les défis du futur. »
« La compétence éthique fondamentale consiste à s’ouvrir vers
le tout autre et les autres, à être accessible aux sollicitations du
monde, attentif à ce qui est différent de soi-même. Il y a une certaine
supériorité morale des petites manies sur l’autosuffisance, de l’amour
vulnérable sur le contrôle et la modération, de la générosité de la
passion sur la prudence rationnelle, de l’excès sur la simple
réciprocité. »
François Cassingena-Trévedy
Né en 1959, moine catholique français. Études de Lettres
classiques, École Normale Supérieure. Entre dans la vie monastique en
1980, ordonné prêtre en 1988. À l’abbaye Saint-Martin de Ligugé
(congrégation de Solesmes), maître de chœur grégorien et responsa-
ble de l’atelier d’émaillerie. Enseigne à l’’Institut supérieur de liturgie’
(Institut Catholique de Paris). Dénonce le « consumérisme sacramen-
tel », « l’inflation du rituel qui porte préjudice au spirituel ».
« Il n’y a pas d’exempts de la condition humaine : pour notre
consolation, pour notre entraînement, il n’y a que des hommes et des
femmes fragiles qui tentent de vivre et qui peinent, même les plus
grands, au difficile métier d’aimer. »
« Lieu maximal de notre énergie, puisqu’elle donne la vie, la
sexualité est aussi le lieu maximal de notre fragilité. (…) Le véritable
"péché" de la chair est bien moins d’essence solitaire que d’essence
sociale, dans la mesure où il est un péché de malhonnèteté et de
mensonge. »
« Il s’agit de former ni des distributeurs de sacrements, ni des
managers, mais des compagnons d’éternité et des éveilleurs de sens. »
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Chercheurs de sens. — 20. De 1954 à 1959

  • 1. Trombinoscope "Chercheurs d’humanité" Chercheurs de sens (art, religion, philosophie, spiritualité) 20 - de 1954 à 1959 É. G. .31.01.2023
  • 2. Pierre Giorgini Né en 1954, ingénieur (Institut national des télécommunications), enseigne l'architecture des réseaux de télécommunications et la télémati- que. Fonde l'Enic (École nouvelle des ingénieurs en communication), DRH de France Télécom, directeur général du groupe ISEN (Institut supérieur d’électronique du Nord), Président-recteur de l’Université catholique de Lille (UCL). Sous son impulsion, l’UCL développe un ensemble d’innovations pédagogiques, technologiques, sociales au sein de lieux dédiés, les écosystèmes innovants, espaces apprenants portés par les enseignants- chercheurs, les étudiants et les entreprises. Auteur notamment de : La transition fulgurante, vers un bouleverse- ment systémique du monde » (2014), Au crépuscule des lieux (2016), La tentation d'Eugénie, L’humain face à son destin (2018), Vers une civilisation de l’algorythme ? (avec Thierry Magnin, 2021). Porte un regard passionné sur l’innovation et plus largement sur les formidables évolutions qu’elle suscite ou accompagne dans nos entreprises et plus largement aussi dans notre société. « Les scientifiques appellent à l’aide les éthiciens. (…) Face à la tentation transhumaniste, il faut faire confiance au bon sens des gens, et donc les éclairer. » « Osons l’éloge du futur ! »
  • 3. Jean-François Bouthors Né en 1954, journaliste, éditeur et écrivain. Ex-journaliste au quotidien La Croix. Éditorialiste à Ouest-France. Met en garde contre un usage abusif de l'expression "parole de Dieu". Les différentes nominations de l'indicible (Yhvh, Elohïm, Adonaï, Shaddaï) dans les couches rédactionnelles successives de la Bible disent l'évolution de la conscience spirituelle d'Israël, marquée au départ par le polythéisme pour aboutir à l'oxymore d'un pluriel (Elohïm) pour dire l'Un. « Si "Dieu" était jadis presqu'une évidence, le mot est aujourd'hui à lui seul un problème, source d'un malentendu qui constitue un vrai risque spirituel. Que disons-nous lorsque nous prononçons le nom de "Dieu" ? Le mot dit mal l'imprononçable, l'indicible, déforme et finalement trahit l'extraordinaire héritage transmis par la tradition biblique. Rien ne manque, pourtant, pour nous délivrer de ce malentendu dévastateur qui a remis sur pied l'idole divine que la révolution biblique avait méticuleusement déconstruite. Les découvertes de l'archéologie, les approches littéraires des Écritures, les ressources de la tradition juive (qui jamais ne prononce le nom divin) permettent de comprendre d'une manière nouvelle ce qu'est la foi, à rebours des idéologies religieuses qui piègent "Dieu" dans leur langage figé.»
  • 4. Philippe Mac Leod (1954-2019), écrivain et poète français. Né au Maroc, grandit à Versailles et à Nice, est éditeur à Paris. Son expérience de vie contempla- tive à la Trappe échoue : est essentiellement solitaire, la vie en commu- nauté ne lui convient pas. Passe 20 ans en ermite dans les Pyrénées. Travaille à mi-temps à la librairie des sanctuaires de Lourdes pour assurer sa vie matérielle et partage le reste de son temps entre la lectio divina, l'animation de sessions, et l’écriture (16 ouvrages). S’installe en 2016 dans les Côtes d’Armor. Chroniqueur pour l’hebdomadaire La Vie. Écrit une poésie mystique, inspirée, qui prend sa source dans une véritable expérience du sens et de la transcendance. « C'est le temps qui t'appelle. Plus que du silence. Il tient dans sa main ton souffle et ses chemins. Seule demeure du grand, du vaste et sous le glacis des vents tout s'efface. L’espace est de retour. » « La véritable crise que traverse notre époque est celle de la profondeur. » « C’est le Ciel qui m’a appris à aimer la Terre. Je peux accueillir n’importe qui et tout entendre » Dans sa chambre d’hôpital, peu avant sa mort : « Je me suis toujours senti dans les mains du Seigneur. Simplement, aujourd’hui, je le ressens plus fortement. »
  • 5. Meena Compagnon-Goll Née en 1954, Française, infirmière psychiatrique formée à la gestalt-thérapie et à l’analyse jungienne, s’oriente vers la systémie familiale et la créativité consciente (attraction, résonance, attention). En mai 1985, perd son mari et ses deux enfants dans l’incendie de sa maison. Après l’anéantissement, se laisse porter par une guidance intérieure qui la pousse vers de nombreuses voies thérapeu- tiques, académiques ou hors des sentiers battus, entrecoupées de voyages initiatiques : Inde, USA, Mexique, Suisse, Portugal, Égypte… Sensibilisée par ses voyages à l’état de la planète et de l’humanité, se consacre désormais à accompagner le changement en intervenant en tant que coach de vie éthique en individuel ou en séminaires. Crée l’association ‘Fées du monde’ qui œuvre dans l'harmonie du yin et du yang, le féminin et le masculin, ces deux aspects complémentaires de la nature humaine, pour développer des outils de guérison des blessures et d’activation de la conscience.
  • 6. Robert Coudray Né en 1954, créateur français. "Diplôme des grandes études buissonnières". Tailleur de pierre, professeur, crêpier, paysan, photographe, gérant d’une ferme-auberge, d’une coopérative bio, d’une cidrerie artisanale, apiculteur, cinéaste, récupérateur et recycleur d'objets, "bricoleur poète", "emberlificoteur d'engrenages" et éveilleur. À 20 ans, réalise le film J‘deman- de pas la lune, juste quelques étoiles; à 22 ans, rejoint la "famille" du carnaval de Nantes; à 30 ans réalise Le secret de Mermoz. Le décès acci- dentel de son fils survient en plein milieu du tournage de sa fiction Heureux les fêlés. Sa douleur devient un nouveau moteur à ses créations. Crée l’univers du "poète ferrailleur" à Lizio (Morbihan) où tout est humour, magie et émotion, et qui accueille des dizaines de milliers de visiteurs. « Mon bonheur, c’est de créer. Je voulais faire de ma vie quelque chose de beau, toucher les gens. Des idées farfelues naissent des révo- lutions. Le monde ne changera que quand chacun sera à sa place. » « Le plus gros de mon travail, c’est de regarder ! (…) Si tu trouves ta voie, forcément il y a du bonheur et forcément aussi il y a des difficultés. Et à chaque fois, dans ton parcours, par période, il y a des petites épreuves et là c’est essentiel de rentrer dans la création. Ce qui nous empêche d’avan- cer, c’est notre peur. Notre acte vivant, c’est d’être un funambule : marcher sur un fil entre la terre et le ciel. Et les premiers pas sont les plus durs. »
  • 7. Gregg Braden Né en 1954, États-Unien. Géologue dans l’industrie pétrolière puis concepteur de logiciels dans l’industrie aérospatiale. Pour faire le pont entre science et spiritualité, abandonne le monde de l’entreprise, se consacre, dans la mouvance New Age, à la recherche de solutions aux grands problèmes actuels, s’attache à relier les connaissances du passé à la science, à la médecine et à la paix de demain. Ses travaux s’appuient, en partie, sur des phénomènes d’ondes électromagnétiques appelés résonances de Schumann. « Nous savons maintenant que le cœur envoie des signaux électriques et magnétiques au cerveau. Nos pensées et nos émotions ont un effet sur le monde antérieur, ce que nous disent des traditions vieilles de 5 000 ans. » « Notre nouveau taux vibratoire devrait engendrer de nouvelles molécules qualifiées pour capter de nouvelles informations qui nous permettront d’élever notre niveau de conscience, de recouvrer une liberté de penser ainsi qu’une notion globale de responsabilité envers la Terre et ses habitants. »
  • 8. Paolo Dall'Oglio Né en 1954, jésuite italien, refondateur dans les années 1980 du monastère catholique syriaque de Mar Mûsa (monastère de Saint Moïse l'Abyssin), dans le désert au nord de Damas, en Syrie. En 1992, fonde une communauté religieuse œcuménique mixte, la Communauté al-Khalil (« l'ami de Dieu » en arabe), nom biblique et coranique du patriarche Abraham, qui prône le dialogue islamo- chrétien. Dénonce les crimes commis par le régime de Bachar el-Assad dans le contexte de la guerre civile syrienne et propose une transition pacifique vers la démocratie. Expulsé du pays en juin 2012. En juillet 2013, des hommes de l'État islamique en Irak et au Levant (EIIL), l’enlèvent après avoir tué son accompagnateur. Depuis, son sort est incertain. « Nous sommes aussi face à la nécessité de travailler diplomati- quement à la réconciliation entre les sunnites et les chiites. La Syrie pourrait être demain un lieu de conversion à la transparence, au respect de l'autodétermination et à la collaboration méditerranéenne ».
  • 9. Sylvie Germain Née en 1954, écrivain français. Études de philosophie auprès d'Emmanuel Lévinas, thèse de doctorat "Perspectives sur le visage". Documentaliste, fonctionnaire au ministère de la Culture, professeure à Prague. « Être en vie, c'est être en alarme. Écrire, c'est être en quête d'un peu de compréhension de ce qui est humain. » « Et le poète, le croyant, l'artiste, le penseur, je crois, et l'amoureux, tout cela est très lié finalement, c'est quelqu'un qui, sans cesse, se relève au fond de lui-même, se relève en pensée et se met en mouvement et qui repart vers l'inconnu, qui repart vers l'autre. » « L’important n‘est pas d'être enfermé dans une croyance, mais bien plutôt d'être ouvert à tout ce qui suscite une perception autre que purement rationnelle ».
  • 10. John Martin Sahajananda Né en 1955, moine bénédictin indien, successeur de Jules Monchanin, Henri Le Saux et Bede Griffiths à la communauté de Shantivanam dont il est directeur spirituel. Artisan du dialogue interreligieux. Enseigne la "spiritualité indienne chrétienne", montre les éléments unificateurs entre les religions et aussi l'unicité de chaque tradition spirituelle, ouvre à une spiritualité qui va au-delà des frontières religieuses. Invité en Europe pour donner des conférences, retraites et séminaires et partager sa vision du christianisme du troisième millénaire. « Si nous voulons vraiment devenir des instruments de paix, alors nous devons renoncer à la mission de convertir. Seulement alors nous deviendrons de "vrais missionnaires" : les porteurs de la bonne nouvelle. (…) Les religions sont trop souvent des systèmes de croyances qui unissent certaines personnes et en divisent d’autres. Elles ont tendance à maintenir les gens dans un état de dépendance, alors que la vraie religion devrait nous relier à Dieu. Quand je dis qu’il faut aller au-delà des religions, j’entends qu’il faut dépasser les systèmes de croyances pour tendre vers la vérité. »
  • 11. Thomas Römer Né en 1955, exégète, philologue et bibliste suisse d'origine allemande. Études de théologie et de science des religions aux facultés de théologie des universités d'Heidelberg et Tübingen. Étudie l'hébreu biblique, l'ougaritique et d'autres langues sémitiques. Après avoir enseigné à l'Université de Genève, devient professeur d'Ancien Testament à l'Université de Lausanne et occupe la chaire ‟Milieux bibliques” du ‘Collège de France’ à partir de 2007. Adopte une approche de type académique qui allie critique historique, analyse littéraire et philologique des textes vétéro- testamentaires, parfois appuyé par l'archéologie, cherchant à déceler les circonstances sociales, politiques ou culturelles qui sont le cadre de la pensée religieuse qu'ils génèrent. Travaille tout particulièrement la question des emprunts bibliques aux civilisations environnantes : le Proche-Orient ancien, l'Égypte, la Mésopotamie, la Syrie, l'Asie mineure. Ses travaux contribuent à renouveler la compréhension de la formation et de la datation du Pentateuque ainsi que de la constitution des traditions juives sur les Pères, Abraham et Moïse en particulier. ../..
  • 12. Thomas Römer « Des sources égyptiennes mentionnent des groupes semi- nomades appelés Shasou, auxquels les textes collent le nom «Yahua» ou «Yahvé», qui pourrait désigner, à l’origine, une montagne divinisée. Ce sont les premières traces d’un groupe humain vénérant un dieu qui porte ce nom. C’est donc à ce moment-là qu’on peut commencer l’enquête. Les textes bibliques gardent par ailleurs le souvenir – une trace de mémoire – du fait que Yahvé n’a pas toujours été le dieu d’Israël. Ils disent aussi que Yahvé vient du Sud, d’un lieu appelé «Témân» ou «Séïr», qui est précisément l’endroit où l’on localise les Shasou. » « On me dit parfois «Vous allez détruire la foi des gens». Ce n’est d’abord pas du tout mon but, après, c’est une question que chacun doit se poser pour lui-même : est-ce que, pour lui, les textes bibliques ou même coraniques sont seulement des textes historiques qui ont vu le jour à un moment précis et qui ont influencé – qu’on le veuille ou non – l’histoire et la civilisation occidentale ? Ou alors, est- ce que ces textes, et leur influence dans les synagogues, églises et mosquées ont quand même quelque chose à dire qui dépasse le seul contexte historique ? Ce n’est pas à moi de donner la réponse, c’est une question personnelle, comme la foi. »
  • 13. Rachid Kéchidi Français né en 1955, ingénieur commercial, président pour l’Île-de-France de l’’Association internationale soufie alâwiyya’ (AISA), fondée par Cheikh Khaled Bentounès. Né de père musulman et de mère catholique, mais dans un milieu non religieux, soufi depuis son adolescence. Marqué par René Guénon. AISA oeuvre au rapprochement des cultures, au respect de tous les êtres humains et de la nature, témoigne que les valeurs essentielles de l’Islam spirituel contribuent à créer un monde plus juste et plus humain, participe au dialogue entre les civilisations et les différentes traditions spirituelles. Par ses actions, l’ONG s’engage pour une éducation à la culture de paix. Elle est à l’initiative de la ‘Journée mondiale du Vivre ensemble’. AISA Île-de-France mène des actions dans les quartiers difficiles auprès de la communauté musulmane et des autres communautés pour prévenir les dérives islamistes. « L’umma (assemblée de délibération) rassemblait toutes les composantes de la société de Médine, y compris les Juifs, et pas seulement la communauté musulmane. » « L’homme est le vicaire de Dieu dans la création. (…) Action et contemplation se répondent au quotidien dans la vie d’un être humain en chemin. (…) Il n’y a pas de spiritualité, il n’y a que des preuves de spiritualité par les actes. »
  • 14. Gary Lachman Né en 1955, musicien et écrivain états-unien. Célèbre au milieu des années 1970 en tant que bassiste pour le ‘punk rock / new wave band Blondie’. S’installe à Londres en 1996. Depuis les années 1990, travaille à plein temps sur le mysticisme et l'occultisme. Auteur de 21 livres sur l’occultisme, l’ésotérisme, la conscience, écrit sur Emmanuel Swedenborg, Helena Blavatsky, Rudolf Steiner, Carl Gustav Jung, Aleister Croley, etc. Le Dedalus Book of the Occult : A Dark Muse (2004) retrace l'influence de l'occulte sur la littérature occidentale depuis les Lumières. Donne des conférences sur la gnose et l'évolution de la conscience au 21ème siècle. Collaborateur régulier du Guardian et d’autres journaux anglais et américains, traduit en de nombreuses langues. Dévoile les maîtres ésotériques qui ont secrètement impacté le développement intellectuel de l'Occident, de Pythagore et Zoroastre aux icônes modernes peu connues Jean Gebser et Schwaller de Lubicz. Examine ce qu’il pense être des résonances claires entre certaines idées sur la conscience de philosophes traditionnels comme Bergson et Whitehead et celles de figures plus radicales.
  • 15. Gurumayi Chidvilasananda Née Malti Shetty en 1955, Indienne, responsable actuelle de la tradition hindoue de méditation Siddha Yoga, fondée par Swami Muktananda. Cette voie cultive la discipline, la maîtrise de l’esprit et des sens, éveille l’énergie spirituelle des aspirants, la kundalini, par l’initiation shaktipat. Anime des retraites dans les 600 centres de médiation Siddha Yoga à travers le monde. Enseigne le message des Siddhas, à savoir que l’être humain peut, de son vivant, faire l’expérience de la conscience divine. L’association ‘Prasad’ organise des programme de santé, d’éducation et de développement durable au profit d’enfants, de familles et de commu- nautés démunies. L’’Institut Muktabodha’ ("la sagesse de l’homme libéré") de recherches indiennes s’attache à préserver les Écritures indiennes et les antiques traditions védiques. « Nous pouvons transformer notre perception ordinaire de l’univers en une vision extraordinaire. Vivre sur cette planète et contempler l’univers d’un point de vue divin, tel est le signe d’un cœur illuminé. Faire de cette vision le meilleur usage possible, tel est le devoir le plus noble de l’être humain. »
  • 16. Gérard Rouzier Né en 1955, acteur français, metteur en scène, auteur, compositeur et enseignant en art dramatique. Réalise quelques tournages pour la télévision, des doublages de films, des narrations de documentaires. Met au point les ateliers ‘Bible et Théâtre’, puis ‘Dire la Bible’, issus de la pratique théâtrale, mais aussi des enseignements de Karlfried G. Dürckheim, et de Roger Vittoz pour ce qui est de la présence à l’instant et de la qualité d’écoute. ‘La Compagnie du Sablier’ qu’il anime présente des spectacles sur Martin Luther, Vincent van Gogh, Charles de Foucauld, le frère Henri Vergès (1930-1994, assassiné à Alger), etc. Son atelier ‘Dire les Éveilleurs’ fait lire des textes de St Augustin, Etty Hillesum, Marcel Légaut, Maurice Zundel, etc. - Si la prière était une chanson, une musique, laquelle choisiriez- vous ? - "Merci beaucoup", de Gilbert Bécaud et Pierre Delanoé. Même si les arrangements datent un peu. - Si Dieu était une chanson, une musique, laquelle serait-ce ? - Je n’y arrive pas. Je ne vois que le silence.
  • 17. Jean Lavoué Né en 1955, travailleur social, écrivain et éditeur français. Après 2 années au grand séminaire, fait la connaissance de son épouse. Travaille dans l’éducation surveillée et dans la sauvegarde de l’enfance en Bretagne, écrit alors de nombreux articles et ouvrages traitant d’une approche du social, humaniste et résistante à la technocratie ambiante. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, récits, essais, recueils poéti- ques* touchant notamment à la littérature et à la spiritualité. Crée en 2017 une maison d’édition, ’L’enfance des arbres’. Chemine avec des petits groupes rassemblant des chercheurs de sens désireux de s’allé- ger des formes de la religion transmise dans le cadre d’interprétations étroites. « L’écriture poétique est une manière de s’acheminer vers cette spiritualité ouverte sans mots religieux. Ceux-ci sont usés, ont trop servi et ne parviennent plus à suggérer le mystère qu’ils sont censés viser. » « Le terme de ‘lisière’ symbolise ce temps que nous vivons aujourd’hui du passage de la religion avec ses cadres d’appartenance bien situés et une spiritualité plus ouverte sur la réalité de transformation du monde à laquelle concourt tout être humain. » * Les œuvres de Jean Sulivan, René Guy Cadou, Max Jacob, Georges Perros, Eugène Guillevic, Félicité de Lamennais, Xavier Grall, Michel Le Bris, Armand Robin, Yann-Fañch Kemener, Anjela Duval, Guillevic, tous Bretons, inspirent plusieurs de ses livres. Les œuvres de plusieurs femmes nourrissent aussi sa démarche spirituelle : Christiane Singer, Etty Hillesum, Colette Nys-Mazure, Magda Hollander-Lafon.
  • 18. Souleymane Bachir Diagne Né en 1955, philosophe sénégalais. Élève de Louis Althusser et de Jacques Derrida à ‘l’École normale supérieure.’ Enseigne d’abord l'histoire de la philosophie dans le monde islamique à ‘l’université Cheikh Anta Diop’ de Dakar (est alors conseiller du président Abdou Diouf pour l'éducation et la culture), puis à Evanston (Illinois). Professeur de français à l'université Columbia (New-York). À la fois musulman, philosophe, démocrate et rationaliste. Sa démarche se développe autour de l’histoire de la logique et des mathématiques, de l’épistémologie, des traditions philosophiques de l’Afrique et du monde islamique. Elle est imprégnée de culture islamique et sénégalaise (wolof, sérère, toucouleur, mandingue, diola), d’histoire de la philosophie occidentale et de littérature et de politique africaine. C’est le mélange, "la mutualité", qui décrit le mieux sa philosophie. Le dialogue, écrit et parlé, est pour lui l’une des conditions néces- saires pour aborder l’universalité des cultures et accéder à une concep- tion contemporaine de l’universel. Entend montrer que le Coran porte, en lui-même, un principe de modernité, propose de reconstruire la pensée religieuse de l’islam en intégrant une notion de temps vu comme principe créateur et continu.
  • 19. Mohammad Moezzi Mohammad Ali Amir-Moezzi, né en 1956 à Téhéran, universitaire, historien et islamologue français, spécialiste du chiisme. Diplômé de l’’Institut national des langues et civilisations orientales’ (INALCO) et docteur d'État en islamologie, occupe, à l‘’École Pratique des Hautes Études’ (EPHE), le poste de directeur d'étude en islamologie classique. Co-éditeur avec Guillaume Dye (né en 1974, islamologue et orientaliste français, professeur à l‘’Université libre de Bruxelles’) de l’ouvrage Le Coran des historiens. Ce monument savant et accessible réunit une équipe internationale de trente spécialistes (historiens, liturgistes, géographes, juristes, exégètes, théologiens, philologues, épigraphistes, codicologues). Il offre, en 3 000 pages, une synthèse complète et critique des travaux passés et des recherches présentes sur les origines du Coran, sa formation et son apparition, sa composition. « Le contexte de la formation et de l’histoire (du Coran), demeurent largement méconnus. On sait très peu de choses sur Maho- met. Si on enlève nos lunettes conformées par les siècles d’exégèse classique, Mahomet est une figure presque absente du Coran. Les commentaires ultérieurs lui rapportent divers traits et événements que le texte à l’état brut n’indique pas explicitement. La biographie de Mahomet a été fixée à peu près trois siècles après sa mort. ../..
  • 20. Mohammad Moezzi et Guillaume Dye Il n’y a en fait que des représentations de Mahomet en fonction des conflits qui dressent les factions entre elles dès les débuts de l’islam. Le Mahomet de l’Histoire est enfoui sous elles. » M. Moezzi « Ce n’est pas en Arabie – lieu de passage caravanier, sans tissu urbain – que se trouvaient les bibliothèques et les centres spirituels juifs et chrétiens où est née la catéchèse judéo-chrétienne aux Arabes, mais en Syrie. Quand Le Figaro titre son article « Les conquêtes arabes et les premiers califats ont fait subir au Coran une reconstruction politico-religieuse », ce n’est que partiellement exact : la construction du Coran s’est effectuée à partir de l’enseignement des nazôréens, ces maîtres très tôt rejetés par leurs élèves Arabes. » Michel Benoît
  • 21. Philippe Lazare Né en 1956, dirigeant d’entreprise français. Diplômé de l’’École supérieure d’architecture’ de Paris. P.-D.G. d’’Ingenico’, groupe interna- tional leader des solutions de paiement. Participe régulièrement à la promotion de la culture de l’innovation en entreprise. Cofondateur (avec Jean Bauberot, Bernard Quelquejeu, etc.) et Président de l’association ‘Société, Culture et Conviction’ (SOCC) . La SOCC a pour objet de « contribuer à engendrer et à organiser des débats de société sur des questions vives se situant à l’articulation des cultures et des convictions. Ces débats ont pour vocation spécifique non pas de parvenir à des décisions, qu’elles soient éventuellement consensuelles ou seulement majoritaires, mais de susciter de libres échanges entre des personnes physiques ou morales respectueuses de la diversité des convictions, chacun des participants ne cherchant pas à imposer les siennes. Par ce type d’échanges la SOCC inscrit son action dans le cadre d’une authentique démocratie participative, respectueuse des responsabilités propres des instances décisionnaires de la société et cela à tous les niveaux de son organisation territoriale : local, régional, national, européen ou international.»
  • 22. Christophe André Français né en 1956, médecin psychiatre à l’’hôpital Ste Anne’ à Paris et psychothérapeute. Un des chefs de file des thérapies comportementales et cognitives, auteur de nombreux livres de psychologie à destination du grand public. A introduit la méditation en psychothérapie. « Il n’y a que deux certitudes : La première, c’est que nous allons mourir un jour ; La seconde, c’est que nous sommes encore en vie. La méditation nous aide à contempler la première vérité sans trembler ; et à ne jamais oublier la seconde. » « Tolérer l’incertitude : il y a dans nos vies des problèmes inso- lubles et nous devons les accepter. Tolérer le doute : renoncer à ce que nos choix soient à coup sûr les bons. Tolérer le mystère : dans le mystère du malheur, de la souffrance, il n’y a souvent que des questions. Pourquoi ? Et pas de réponse. (…) Voir ce renoncement à comprendre et à maîtriser comme une libération et un choix, non comme une défaite et une obligation »
  • 23. Xavier Péron Français né en 1956, anthropologue politique français et expert des peuples premiers, notamment au sein du GITPA (‘Groupe International de Travail sur les Peuples Autochtones’), écrivain. Ex- maître de conférences à ‘La Sorbonne’ et à l’Ile de La Réunion où il dirigeait un laboratoire de géopolitique. Entretient depuis l’enfance avec les Maasaï un lien intime et privilégié. Transmetteur de leur spiritualité auprès des Occidentaux, se donne pour mission de la faire connaître auprès du grand public afin de redonner à celui-ci des clés simples, concrètes et utiles de développe- ment personnel et de respect de la nature et de la biodiversité. « Originaires de la boucle du Nil, les Maasaï, purs pasteurs d’Afrique de l’Est (ils sont environ 900.000 de part et d’autre de la frontière entre le Kenya et la Tanzanie), sont détenteurs de secrets de vie qui remontent probablement à l’Égypte ancienne du temps d’Akhenaton. Pour eux, comme dans la spiritualité amérindienne ou le taoïsme, l’humain est avant tout un être relié. Aux autres, à son environnement et à une Force Intelligence qui le dépasse et qu’eux- mêmes nomment Enk’Aï, la "Déesse-Mère", source de toute vie. » ../..
  • 24. Xavier Péron « Le terme "Maasaï" provient du mot ilmao ("les jumeaux") qui exprime la réalité selon laquelle toutes les choses sont reliées à d’autres pour former des paires d’éléments complémentaires. Comme dans le Tao et sa figure du yin et du yang, les contraires existent, mais ils ne sont pas antagonistes. La dualité règne à l’extérieur, comme le jour et la nuit, la pluie et la sécheresse ; et à l’intérieur de soi, où s’entrechoquent les élans altruistes et les désirs égoïstes, la peur et le courage, etc. D’où la néces- saire acceptation de la dualité du monde et des êtres. Un comportement qui favorise la patience et la bienveillance. (…) Pour être dans l’équilibre, il convient selon les Masaï d’évoluer au cœur de quatre cercles concentriques qui mènent à une libération profonde de l’être : - le premier familiarise avec le Féminin Sacré, notion primordiale qui apprend à transformer en force la fragilité et le mouvement de la vie ; - le second explique comment retrouver la joie et affirme que le pur bonheur vient de l’intérieur et ce, depuis la vie intra-utérine ; - le troisième amène à accepter et même à remercier les difficultés de la vie ; - le quatrième et dernier cercle du bonheur n’est autre que son objectif de vie autour duquel mobiliser toute son énergie et ainsi faire l’apprentissage de sa destinée. »
  • 25. Jean Mouttapa Français né en 1956, philosophe et juriste, directeur du départe- ment "Spiritualités" aux éditions Albin Michel. Chrétien engagé depuis longtemps dans le dialogue interreligieux, et acteur des relations entre les cultures. En 2002, organise la partie française d’un voyage judéo-arabe à Auschwitz-Birkenau, lancé au Proche-Orient par le père Emile Shoufani, prêtre de Nazareth. « Le dialogue entre les différentes religions ne peut plus se contenter d'être une simple option de la vie spirituelle, mais doit s'imposer comme une des données centrales de l'expérience religieuse. » « Jésus – précisément parce qu’il reste, dans sa marginalité, un juif pratiquant et sincère – nous enseigne de façon unique une certaine attitude, à la fois respectueuse et distancée, vis à vis de toutes les normes religieuses, morales et culturelles. ../..
  • 26. Jean Mouttapa Les traditions, nous dit-il en paroles et en actes, deviennent des idoles, c’est à dire des obstacles entre l’humain et le divin, dès lors qu’elles ne sont plus au service de la seule cause qui peut les justifier : la justice et la compassion. La religion particulière nommée “ christianisme ”, avec sa logique (aristotélicienne), son vocabulaire (grec), sa morale et ses croyances (issues du judaïsme hellénisé du premier siècle), cette religion-là, en tant que phénomène socioculturel historiquement daté et géographiquement situé, c’est un crime contre l’esprit que de vouloir la diffuser dans le monde entier et d’en proclamer la supériorité ! Non, s’il y a quelque chose d’universel dans le Nouveau Testament, si le Christ parle à tout être, c’est précisément parce qu’il rompt avec une certaine idée du sacré, parce qu’il est le “ Seigneur des non-religieux ”, pour reprendre l’expression employée dans ses lettres de prison par le théologien Dietrich Bonhoeffer. »
  • 27. Michel Cool Né en 1956, journaliste français de presse écrite, radio et télévisée, spécialisé dans les affaires religieuses. Rédacteur en chef à l'hebdomadaire La Vie (2011-2013), éditeur chez Salvator (depuis 2013) et chroniqueur au Jour du Seigneur sur France 2 et sur RCF (Radios chrétiennes francophones). Vers 50 ans, perd successivement, son emploi, son père, et sa santé. Visité à son insu en 2007 par une Présence silencieuse. Met en garde les Églises contre la tentation du raidissement idéologique qui s'exprime dans un sursaut de cléricalisme et de légalisme. « Le chrétien a vocation à être un déserteur courageux de toute forme de haine et de violence. Parce qu'il n'y a pas d'autre issue. Parce que ne pas répondre à la violence par la violence est la seule manière de sauver Dieu en soi. » « La peur c'est pas un péché, c'est pas une honte. Ce qui est grave, lourd, étouffant, c'est de se complaire dans la peur, et d'en venir à construire un système fondé sur la peur. Le chrétien n'est pas celui qui n'a pas peur, c'est celui qui se pose la question : "Ai-je foi en sa présence ?" .»
  • 28. Marc-Alain Ouaknin Français né en 1957, rabbin, écrivain. Études rabbiniques, docteur en philosophie, Associate Professor de l‘’université de Bar-Ilan’ de Tel-Aviv, crée en 1988 le ‘Centre Aleph de recherches et d’études juives’ à Paris. Animateur de l’émission ‘Talmudiques’ sur ‘France Culture’. Commente et approfondit la pensée d'Emmanuel Levinas en la mettant en dialogue avec les textes de la pensée juive et en particulier avec les textes de la Kabbale et du hassidisme, ainsi qu'avec la psychanalyse et la phénoménologie de la religion. Préfère les interrogations aux réponses dogmatiques, sans oublier pour autant les vertus de l’humour. « Beaucoup de religieux sont plus préoccupés par le geste que par la signification du geste.» « La plus grande catastrophe qui est arrivée au peuple juif, dit le maître, ce n’est ni l’esclavage, ni l’exil, ni la destruction du temple, ni la Shoah, c’est quand la Tora est devenue une religion. » ../..
  • 29. Marc-Alain Ouaknin « Ce n'est que dans l'interaction de différentes approches religieuses que l'on peut s'approcher de l'infini, tendre vers lui. » « L'essence du judaïsme n'est attachée à aucun lieu. » « On n’est pas homme sans être "ordonné" à quelque chose, placé dans un certain ordre ou une certaine hiérarchie par rapport à la création, à un avant et à un après, aux générations qui précèdent et à celles qui suivent. En ce sens, je suis "ordonné" à trouver la juste place qui me permettra d’accéder à ma propre vie, et aussi de donner la vie à d’autres ». « Être en rapport avec le divin, c'est aller vers sa propre cons- truction et non pas se soumettre ou s'enfermer dans le divin. » « L'enjeu actuel ? : soit on redonne à l'homme la possibilité de sa maîtrise, soit il disparaît, anéanti par la machine. » ../.. « Attends le Messie, comme ça tu ne seras jamais au chômage ! »
  • 30. Marc-Alain Ouaknin « Un des noms de Dieu dans la Tradition hébraïque est Oulaï, c’est-à-Dire "peut-être". Le nom de Dieu, YHVH, est imprononçable. On dit parfois Yahwé ou Jéhovah, mais c’est un abus. Je m’amuse parfois avec "Yahvé quoi ? Y’avait rien ! ". Le substitut d’Adonaï a une valeur numérique de 65, c’est-à-dire "Fais silence !" » « L’homme libre est celui qui se pose des questions. Le nom de coriandolis, les confettis, a pour origine la manne tombée dans le désert, à savoir les nombreuses questions que l’on se pose ». « Tévah, que l’on a traduit par l’Arche, est aussi une boîte ou un mot. "Construis un mot de 300 coudées de longueur, 50 coudées de largeur, 30 coudées de hauteur "signifie "Construis un mot qui a les dimensions d’une langue". Quand le monde est dans la violence, ce sont le langage et la littérature qui peuvent ramener la raison ». « Dans la Genèse, il n’y a jamais eu une pomme, mais un fruit. Adam, c’est l’homme, mais aussi la question. Chaque mot a une signification sémantique et une valeur numérique. »
  • 31. Emmanuel Carrère Né en 1957, diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Paris, écrivain, critique de cinéma, scénariste et réalisateur français. Son livre Le Royaume est un dialogue entre les deux "moi" de l'auteur - celui qui avait la foi et celui qui ne l'a plus. « Si, comme moi, on ne croit ni à la résurrection du Christ, ni au fait qu’il soit né des entrailles d’une vierge, on peut en tirer la conclusion que le christianisme est intéressant culturellement (…), mais je n’y arrive pas. Alors que je ne me définirais pas comme un croyant, il y a (…) quelque chose qui me reste extrêmement précieux et qui n’est pas purement moral et culturel : il y a cette folie du christianisme dont Paul parle très bien, qui va à l’encontre de tout ce que l’on croit savoir du monde, de la manière dont il tourne et fonctionne, et donc de la façon dont nous devons nous y ajuster. Il me paraît très difficile de me passer de cette folie-là. » ../..
  • 32. Emmanuel Carrère « Il ne se dit ni le Christ, ni le Messie, ni le Fils de Dieu ni celui d’une vierge. Seulement « le fils de l’homme ». Cette expression qui, traduite en grec puis dans n’importe quelle autre langue semble nimbée de mystère, les biblistes nous disent qu’en araméen, elle signifie l’homme, tout simplement. Celui qui parle dans Q (la Source) est un homme, rien qu’un homme, qui ne demande jamais de croire en lui, seulement de mettre en pratique ses paroles. » « L’essentiel, répétait Paul sans se lasser, c’est de croire à la résurrection du Christ : le reste est donné par surcroît. Non, répond Jacques (ou Luc quand il fait parler Jacques) : l’essentiel, c’est d’être compatissant, de secourir les pauvres, de ne pas se hausser du col, et quelqu’un qui fait tout cela sans croire à la résurrection du Christ sera toujours mille fois plus près de lui que quelqu’un qui y croit et reste les bras croisés en se gargarisant de la Largeur, de la Hauteur, de la Longueur et de la Profondeur. »
  • 33. Emmanuel Carrère « Le plus ancien des quatre évangiles se clôt sur l’image de trois femmes terrifiées devant un tombeau vide. Le chapitre présentant Jésus ressuscité qui dit à ses disciples d’annoncer l’Évangile à toutes les nations a été ajouté beaucoup plus tard. Il ne figure ni sur le Codex Vaticanus, ni sur le Codex Sinaiticus qui sont les deux plus anciens manuscrits conservés du Nouveau Testament et qui datent du IVème siècle. »
  • 34. Lucia Dell’Orto ou Sœur Lucia (1957-2022), religieuse italienne. Entre dans la Congrégation des ‘Petites Sœurs de l’Evangile’ (de Charles de Foucauld) en 1984. En mission au Cameroun, auprès des Pyg- mées Baka, de 1987 à 1990. Après un temps d’études de théologie en Suisse et de mission en Europe, est envoyée à Madagascar de 1995 à 2001. En 2002, rejoint la communauté des Petites Sœurs à Port- au-Prince en Haïti. Surnommée « l’ange des enfants des rues » par la presse italienne, est le pilier du centre éducatif ‘Kay Chal’, ‘la maison de Carlo’, un lieu d’accueil pour de nombreux Haïtiens démunis, notamment les enfants et les jeunes, situé dans une banlieue très pauvre de Port-au-Prince, Là, ils peuvent faire leur travail scolaire ou pratiquer de nombreuses activités comme la danse, le capoeira et le basket. Enseigne également la philosophie au Grand Séminaire catholique d’Haïti. Après le terrible tremblement de terre du 12 janvier 2010, décide de rester à Haïti malgré les risques encourus. Blessée à mort par balle le 25 juin 2022 à Port-au-Prince, après une tentative de kidnapping. Photo du haut : bidonville à Port-au-Prince
  • 35. Serge Couderc Né en 1957, chercheur de sens français. Exerce un ministère de prêtre catholique de 1983 à 1987 puis se marie. Travaille durant 30 années dans le champ de la lutte contre l'illettrisme, de l'insertion, de la formation d'adultes et de la formation de formateurs et d'étudiants. Actuellement retraité. Découvre Marcel Légaut en 2005 grâce au livre de Thérèse de Scott Marcel Légaut, témoin d’un avenir. Anime régulièrement avec Bernard Lamy des journées et des semaines spirituelles, notamment une session « Nos chemins de vie…, un chemin spirituel ! » Travaille à faire mieux connaître la voie spirituelle de Marcel Légaut et également le parcours spirituel et les recherches de John Shelby Spong, mais aussi la pensée de chercheurs tels que Joseph Moingt, Christoph Theobald, Roger Lenaers, Jean-Paul Gallez, etc. Auteur avec Robert Ageneau, Robert Dumont et Jacques Musset du Manifeste pour un christianisme d’avenir. Ce texte dénonce un dogmatisme éloigné de l’enseignement et de la pratique libératrice de Jésus, un moralisme étroit basé sur une soi-disant loi naturelle venant du ciel, et une organisation hiérarchique cléricale totalement étrangère à l’Évangile. La démarche s’emploie essentiellement à retrouver le cœur même du christianisme dans le but de vivre une fidélité vivante à Jésus de Nazareth.
  • 36. Véronique Margron Née en 1957, religieuse dominicaine française. Diplômée des Services extérieurs du Ministère de la Justice, Service de la protection judiciaire de la jeunesse, travaille avec de jeunes délinquants pendant 6 ans. Études de théologie à ‘l’Institut catholique de Paris’. Théolo- gienne moraliste, chroniqueuse, enseignante en éthique. Doyenne de la Faculté de théologie de ‘l'Université catholique de l'Ouest’ à Angers de 2004 à 2010. Présidente de la ‘Conférence des religieux et religieuses de France’ (Corref). Suite aux affaire d’abus sexuels dans l’Église catholique, recom- mande « douze travaux » : mettre les victimes au centre, désacraliser la figure du prêtre, déconstruire le « système clérical », promouvoir la place des femmes, transformer la crise en mutation, changer le style de l’Église, renforcer le dialogue avec la société, faire la vérité pour retrouver la confiance, former les prêtres sur les questions affectives, combattre les phénomènes d’emprise, revoir l’exercice du pouvoir au sein de l’Église, mettre en actes la « tolérance zéro ». Après la parution du rapport de la ‘Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église’ (CIASE) en octobre 2021, déclare : «Si l’Église doit trembler, eh bien qu’elle tremble !»
  • 37. Raphaël Buyse Né en 1957, prêtre français du diocèse de Lille. Membre de la ‘Fraternité diocésaine des parvis’, une communauté qui rassemble des hommes et des femmes de tous horizons qui cherchent à vivre dans la trace spirituelle et missionnaire de Madeleine Delbrêl. Réoriente sa vie et sa foi après un séjour d’une année au monastère bénédictin de St André de Clerlande, en Belgique. Animateur de la maison diocésaine d'accueil de Merville, accompagne la pastorale de la santé. Pour lui, le secret du bonheur et d'une vie réussie tient dans l'accueil et l'écoute des gens simples qu'il a côtoyés tout au long de son ministère. Tente de dessiner les traits du visage insaisissable d'un Dieu qui ne se laisse pas enfermer par les définitions qu'en donnent les hommes. « Qu’importe de savoir ce que son cadavre est devenu. Ce qui importe, ce n’est pas de savoir comment Jésus est apparu à l’un ou à l’autre il y a deux mille ans, mais comment il est présent et vivant aujourd’hui. (…) Je reconnais Jésus comme la plus intime présence de Dieu dans l’aventure humaine. Infiniment vivant. Étonnement présent. Humanisant. » « (Après Constantin) on calque l’Église sur l’empire. On transforme les évêques en préfets. Ils deviennent la couronne des puissants, pour ne pas dire leurs jouets. »
  • 38. Michel Maxime Egger Né en 1958, sociologue suisse et journaliste de religion orthodoxe. Master en sociologie de l’université de Neuchâtel. Lobbyiste pour le développement durable et des relations Nord-Sud plus équitables, puis animateur d’un ‘laboratoire de transition intérieure’, sur le thème ‘Militant-méditant’, au sein au sein de l'ONG suisse ‘Pain pour le prochain’. Cofonde avec Lytta Basset La Chair et le Souffle, revue d’anthropologie et de spiritualité. Codirige la collection ‘Fondations écologiques’ aux éditions ‘Labor et Fides’. A fondé le réseau Trilogies pour mettre en dialogue traditions spirituelles, quêtes de sens, écologie, enjeux socio-économiques. Face à la mutation écologique, appelle à réorienter nos désirs, vaincre nos peurs, guérir nos blessures. « On ne résoudra pas les immenses défis actuels sans les saisir à leur racine, qui est d’ordre spirituel. On ne trouvera de solution aux problèmes de notre temps que dans une articulation en profondeur entre transformation personnelle et transformation structurelle. Ce vers quoi doit tendre l’écospiritualité, c’est une forme de sagesse pratique, enracinée dans la terre et les cieux, arrimée dans le corps humain et habitée par l’Esprit . » ../..
  • 39. Michel Maxime Egger Dans son livre Écospiritualité, Réenchanter notre relation à la nature, montre que l’écologie et la spiritualité forment un tout, parce que sans une nouvelle conscience et un sens du sacré, il ne sera pas possible de faire la paix avec la Terre. Un chemin pour s’ouvrir à la conscience d’une dimension de mystère qui échappe à notre compréhension, qui habite la nature et qui nous unit à la Terre. Une invitation à transformer notre cosmos intérieur et à développer des vertus écologiques comme la sobriété, la gratitude, l’espérance. Propose une nouvelle manière de s’engager : le méditant-militant. « Des écogestes au quotidien et des conférences internatio- nales sur l’environnement ou le climat ne suffisent pas pour obtenir les changements qui s’imposent. La crise écologique touche aussi notre vie intérieure, elle affecte tout notre être, elle n’est pas seulement au-dehors, mais aussi au-dedans de nous. Rien ne peut véritablement changer tant que nous n’opérons pas une transformation intérieure susceptible de nous faire revisiter nos modes de vie. »
  • 40. Philippe Guillemant Né en 1958, ingénieur physicien français, diplômé de ‘l’École Centrale de Paris’ et habilité à diriger des recherches. Ingénieur de Recherche hors classe au CNRS, spécialiste de la vision artificielle. Jusqu'en 2010, ses brevets, réalisations et publications portent sur des métho- des de traitement de l’information dérivées de la théorie du chaos, qu’il applique à la reconnaissance de formes, à l’analyse des mouvements des yeux, à la caractérisation de l’activité cérébrale EEG (calcul du niveau d’éveil) et à la conception de réseaux de neurones. Ses travaux débouchent sur la création de deux entreprises innovantes dans les domaines médical et industriel (‘Synapsys’ et ‘Uratek’) Son centre d’intérêt en recherche fondamentale est l’étude des systèmes dynamiques complexes et plus particulièrement chaotiques. Mène aujourd’hui une recherche fondamentale en physique théorique qui vise à réviser notre conception de l’espace-temps en lui octroyant une flexibilité et des dimensions supplémentaires. Auteur de la théorie de la double causalité (ou de l’espace-temps flexible), vulgarisée dans ses trois livres La Route du Temps, La Physique de la Conscience et Le Pic de l’Esprit, randonnée initiatique qui nous débarrasse joyeusement d'un matérialisme abêtissant, car devenu complètement irrationnel. Ce modèle invoque une influence du futur pour aboutir aux théories de double causalité et de synchronicité qui débou- chent sur un véritable pont entre la science et la spiritualité. ../..
  • 41. Philippe Guillemant « La solution correcte à ces problèmes implique un bouleversement de notre conception du temps. (…) La censure pudique et spécifiquement française qui entoure la parapsychologie fait soigneusement éviter ce sujet délicat par les chercheurs.» « Le temps n’existe pas, il résulte d’une illusion thermodynamique. L’espace et la matière non plus ! » « Un scientifique comme Étienne Klein, spécialiste du temps, recon- nait que mon concept de rétrocausalité permet de concilier la théorie de la relativité et celle de la mécanique quantique. » « Il faut introduire 6 dimensions supplémentaires à l’espace-temps pour pouvoir comprendre 1) Les états modifiés de conscience; 2) les expériences de mort imminente; 3) les expériences de sortie du corps; 4) les synchronicités ou coïncidences étranges; 5) les phénomènes aériens non expliqués; 6 ) les perceptions extra-sensorielles. « Notre futur est déjà réalisé un peu comme une trajectoire tracée par un GPS. Nous avons le pouvoir de changer l’itinéraire en gardant le choix de la destination, si nous nous libérons des conditionnements : celui de l’égo (l’image de soi), celui du mental (nos croyances), celui de l’émotionnel (nos jugements). (…) Si nous acceptons de faire émerger notre rêve, des hasards extraordinaires nous permettront de le réaliser. » ../..
  • 42. Philippe Guillemant « Pour s’opposer à la religion, la science a posé des dogmes, et a refait les mêmes erreurs que la religion. Il faut sortir des dogmes de la science officielle : le matérialisme, le déterminisme, la causalité, le hasard. Il faut remplacer la trilogie espace-temps-matière par la trilogie vibration, information, énergie (VIE) ». « La conscience n’est pas un produit du cerveau. Nous ne sommes pas des machines, car nous ne sommes pas déterminés uniquement par le passé. » « Les scientifiques parlent du multivers pour éviter, par peur, de parler de conscience. Imaginer des univers séparés, c’est du délire, du grand n’importe quoi produit par le formatage et le communautarisme. La conscience peut avoir de l’épaisseur : les comportements d’une plante grimpante filmée en accélérée ressemblent à ceux d’’un animal. Notre planète respire, elle aussi a des sens. » « La prison pour l’esprit ressemble pour un randonneur dans la brume à la perception qu’il ressent en découvrant le sentier au fur et à mesure qu’il avance. La conscience est comme une lampe de poche qui éclaire une partie du terrain sur lequel on progresse. » « L’âme est un système immatériel de coordination atemporelle du vivant capable de rejeter l’excédent d’entropie et de survivre à la mort du corps. » Photo du bas : avec Marguerite Kardos, qui promeut les Dialogues avec l’ange
  • 43. Jacques Vigne Né en 1958, médecin psychiatre formé à Paris. Vit en Inde depuis 15 ans. Disciple de Swami Vijayananda. Partage son temps entre un ashram sur les bords du Gange et un ermitage en Himalaya, avec des travaux d'écriture et l'accompagne- ment de voyages-pèlerinages. Établit dans ses écrits des ponts entre la psychologie moderne et la spiritualité, et entre les pratiques de sagesse de l'Inde et le christianisme. « Le plus grand service qu'une religion peut rendre à ceux de ses fidèles qui ont une vocation mystique, c'est de les mener au-delà d'elle-même. Les religions du Livre ont sans doute plus de mal à accepter cela, alors que l'hindouisme et le bouddhisme admettent et reconnaissent plus aisément la suprématie de l'expérience de l'Un au-delà des formes, des dogmes et des rituels. Je suis convaincu qu'on peut arriver à l'Absolu par chaque tradition spirituelle, mais aussi que l'Absolu est au delà d'elles. »
  • 44. Marianne Putallaz Née en 1959 dans le Valais, en Suisse. Institutrice dans un contexte multiculturel. Entrée en résistance par le moyen de l’écriture contre la fermeture du débat sur les ministères féminins dans l’Église catholique. Se tourne vers le langage poétique pour traduire le message de Jésus à nos contemporains. Auteure d’un Credo laïque. * « Je crois en la vie reçue gratuitement. Je crois en la Source de cette vie, présence aimante qui nous accompagne depuis notre naissance jusqu'à notre mort et au-delà encore. (…) Je crois que notre foi se renouvelle chaque jour : elle puise ses racines dans les chercheuses et les chercheurs de sens qui nous ont précédés. (…) Je crois que le doute est nécessaire pour ne jamais nous sentir arrivés car tout chemin se fait en marchant. (…) Je crois qu'aucune tradition religieuse ou laïque ne détient la Vérité pleine et entière. Je crois au contraire que les religions et les sociétés, de par leur incomplétude, ont à travailler en solidarité pour défendre une éthique planétaire commune sans laquelle nous courons à notre anéantissement. » * en ligne sur theolib.com
  • 45. Marie Romanens Née en 19??, docteure en médecine, psychothérapeute et psychanalyste française d’orientation jungienne, praticienne de taï-chi et qi-gong. À partir de 2000, conçoit et anime des ateliers psychothé- rapeutiques qui allient le corps et le verbal, le travail sur les arché- types ainsi que l’expression créatrice. S'intéresse aux liens entre le champ psychologique et le champ social, entre le psychologique et le spirituel, entre l’écologie intérieure et l’écologie extérieure, entre les polarités masculine et féminine. Oriente notamment ses recherches vers l’écopsychologie. « J’ai été étonnée de constater combien les populations pauvres qui vivent en étroit contact avec leur environnement semblent tellement plus joyeuses que nous, alors même que nous vivons dans le confort et l’opulence. » « Aujourd’hui, nous sommes encore dans une pensée qui fonctionne sur le mode binaire : bien ou mal, psyché ou Esprit, corps ou âme, nature ou culture, tradition ou progrès, intérieur ou extérieur, individu ou société, libéral ou solidaire, etc. L’enjeu est de sortir de cette tendance à séparer et à cloisonner, afin d’accéder à une pensée plus « complexe » (Edgar Morin), un état qui puisse tenir ensemble les opposés (Carl Gustav Jung). Il s’agit de sortir de l’unidimension- nalité pour envisager la pluralité au cœur de chaque chose. »
  • 46. Marie-Christine Bernard Française née en 1959. Études de philosophie et théologie (Paris) et d’anthropologie (Rennes). Pendant 22 ans religieuse dans une congrégation ignacienne, puis travaille une dizaine d’années comme assistante sociale, en particulier dans les zones dites sensibles. Théologienne, enseignante dans divers instituts d’enseignement supérieur, coach de dirigeants d’entreprise (axe : cohérence éthique du management), consultante, formatrice auprès d’adultes, conférencière, chroniqueuse, auteure. Comédienne dans un one-woman-show qu’elle a créé : Et si Dieu était laïc ? « Désapprendre Dieu », « Laisser la quincaillerie ! », « Qu'on arrête le cinéma et qu'on revienne à l'Évangile ! ». « Si ça se trouve, "Dieu", quel que soit le nom qu’on lui donne, est fatigué de la religion… Si ça se trouve, il n’en peut plus de ce qu’on lui fait dire, porter, prétendre, imposer, interdire. Si ça se trouve, il en a sa claque divine de ces croyants bardés de certitudes. Allez savoir… La laïcité, peut-être bien que ça le repose, "Dieu" , ça laisse libre cours à son Esprit, ça laisse une chance à la vie spirituelle de frayer sa route au cœur de nous.» « L'institution brise l'humanité des prêtres. Ils sont pleins de bonne volonté, mais à côté de leurs pompes. » ../..
  • 47. Marie-Christine Bernard « Il est de première urgence de supprimer les séminaires. Le simple constat de la tournure d’esprit de la majorité des nouveaux ordonnés devrait suffire à s’en convaincre ». « L'enjeu est d'être humain, présent à ce qui se passe, présent à plus grand que nous. » « Au moins deux éléments (éloignent nos contemporains de la foi en Dieu) : l’instrumentalisation du terme "Dieu", au service d’idéologies diverses, y compris religieuses ; et le sentiment erroné que Dieu et l’humain sont en concurrence. Alors que la foi chrétienne dit : Dieu échappe à ce que nous prétendons en faire ; il est cette force vive qui nous permet de nous épanouir comme humain. » « Tant que les représentants des religions continueront de se pavaner entre hommes en essayant de nous faire croire qu’ils ont tout compris sur Dieu et par conséquent sur nous, le monde, le passé, le présent et l’avenir, sur ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire, ce qu’il faut refaire et ce qu’il faut défaire, la planète continuera de tourner de travers. Et la foi sera en souffrance. La vie de la vie empêchée. » « J’aperçois les gens, je les vois comme des arbres qui marchent » (Marc, 8, 24, l’aveugle de Bethsaïde)
  • 48. William Clapier Né en 1959, écrivain français, théologien, essayiste, conférencier. Voyage en Inde du Nord (1981-1982) pour approfondir sa démarche spirituelle, carme, master en théologie à l'Université de Fribourg (Suisse). Quitte l'état religieux en 2007, devient animateur en pastorale scolaire puis conseiller principal d'éducation à Nîmes. Victime d'un accident, long séjour en milieu médical (2016-2019), communique le fruit de son expérience sur les chemins de l'intériorité dans l'essai Quelle spiritualité pour le XXIème siècle ? Au fil d'une vie. Investi dans le dialogue inter-spirituel et inter-religieux, dans les questionnements sociétaux et civilisationnels. « La crise socio-écologique planétaire que nous vivons, inédite dans sa forme et par son ampleur, est aussi une crise spirituelle. Plus précisément, elle provoque une prise de conscience sur le sens à donner à nos existences, nous obligeant à revisiter les fondements mêmes de nos modes de vie et de pensée. (…) Retrouver le lien avec la nature par une démarche délibérément contemplative est l’action primordiale apte à procurer toute l’amplitude et la justesse éthique à nos engagements éco-humanistes. L’avenir de l’humanité ne peut guère s’envisager sans un grand sursaut intérieur, faisant appel aux forces spirituelles de chacun. »
  • 49. Tareq Oubrou Né au Maroc en 1959, imam, théologien et essayiste français. Autodidacte en sciences religieuses, souvent présenté comme l'imam de Bordeaux. Renonce à ses études de biologie et médecine pour se consacrer à la communauté musulmane de France dans le rôle d'imam, s'y installer durablement et diriger les prières (salat) et les sermons (khutba), au sein de la mosquée al Houda, dans le quartier Saint-Michel à Bordeaux, à forte population d'origine immigrée. Entame alors une vaste réflexion théologico-canonique sur les conditions de l'expression et de la pratique musulmanes dans un espace sécularisé. Prend position en faveur d'un islam libéral, déplore que le Coran soit mal interprété par les jeunes. Prône également une visibilité musulmane discrète, qui se concentre sur des pratiques islamiques invisibles de la vie de tous les jours comme les 5 prières ou les valeurs morales (générosité, respect, humilité, piété, etc). Après l'attentat contre Charlie Hebdo, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve le choisit comme interlocuteur privilégié des pouvoirs publics dans sa volonté de relancer le dialogue avec les représentants musulmans. En mai 2016, l'organisation terroriste ‘État islamique’ lance une fatwa contre lui, appelant à son assassinat.
  • 50. Daniel Innerarity Né en 1959, philosophe espagnol. Professeur de philosophie à l'Université de Saragosse. Son travail se concentre sur l'articulation de l'éthique, de la politique et de la société dans le cadre du monde contemporain. « La tâche principale de la politique démocratique, conforme à l’espérance, consiste à établir une médiation convaincante entre l'héritage du passé, les priorités du présent et les défis du futur. » « La compétence éthique fondamentale consiste à s’ouvrir vers le tout autre et les autres, à être accessible aux sollicitations du monde, attentif à ce qui est différent de soi-même. Il y a une certaine supériorité morale des petites manies sur l’autosuffisance, de l’amour vulnérable sur le contrôle et la modération, de la générosité de la passion sur la prudence rationnelle, de l’excès sur la simple réciprocité. »
  • 51. François Cassingena-Trévedy Né en 1959, moine catholique français. Études de Lettres classiques, École Normale Supérieure. Entre dans la vie monastique en 1980, ordonné prêtre en 1988. À l’abbaye Saint-Martin de Ligugé (congrégation de Solesmes), maître de chœur grégorien et responsa- ble de l’atelier d’émaillerie. Enseigne à l’’Institut supérieur de liturgie’ (Institut Catholique de Paris). Dénonce le « consumérisme sacramen- tel », « l’inflation du rituel qui porte préjudice au spirituel ». « Il n’y a pas d’exempts de la condition humaine : pour notre consolation, pour notre entraînement, il n’y a que des hommes et des femmes fragiles qui tentent de vivre et qui peinent, même les plus grands, au difficile métier d’aimer. » « Lieu maximal de notre énergie, puisqu’elle donne la vie, la sexualité est aussi le lieu maximal de notre fragilité. (…) Le véritable "péché" de la chair est bien moins d’essence solitaire que d’essence sociale, dans la mesure où il est un péché de malhonnèteté et de mensonge. » « Il s’agit de former ni des distributeurs de sacrements, ni des managers, mais des compagnons d’éternité et des éveilleurs de sens. » ■