La petite histoire du PI
La conception du PI
Il était une fois, au Québec, des éducateurs passionnés qui voulaient
 donner aux élèves l’occasion de mettre à profit leurs savoirs dans la
    réalisation d’un projet de fin d’études secondaires. Les projets
    envisagés allaient être importants, car ils devaient permettre à
 chaque élève de satisfaire sa curiosité, de mieux se connaître, d’agir
sur un enjeu qui le préoccupait ou sur un sujet qui le passionnait. Ces
projets seraient intégrateurs : ils permettraient de prendre conscience
de l’utilité des apprentissages scolaires dans la réalisation d’un projet
                  dépassant le seul cadre académique.
La naissance PI
 L’idée était louable! On se demanda alors comment la transformer
 en un programme applicable et efficace. C’est ainsi qu’un comité de
travail fut mis sur pied pour concevoir et expérimenter un programme
     qu’on nomma Projet intégrateur. À l’origine, une douzaine de
     personnes faisait partie de ce comité – des enseignants, des
  directions d’école, des conseillers pédagogiques, des directeurs de
 services éducatifs et des professionnels du ministère de l’Éducation,
  du Loisir et du Sport. Par la suite, des représentants de cegeps, des
 professeurs d’universités et surtout d’autres enseignants intéressés à
  expérimenter ce cours se sont joints audit comité pour en élargir le
                           bassin d’inspiration.
L’expérimentation PI
  «Vingt fois sur le métier» le texte du programme fut-il remis en
    chantier. Chemin faisant, des enseignants et des conseillers
pédagogiques, motivés par cette opportunité d’amener les élèves à
 relever des défis stimulants - des défis à la mesure et au choix de
  chacun - ont développé et partagé des stratégies pédagogiques.
Au cours de ces années de conception et d’expérimentation, le
            programme fut l’objet de réactions diverses :

Apprivoisement patient et créatif dans une ou plusieurs écoles de presque
toutes les commissions scolaires du Québec et dans plusieurs établissements
d’enseignement privés;

Enthousiasme dans les milieux scolaires où l’engagement des enseignants,
des conseillers, des directions d’école fut largement récompensé par la
qualité inespérée des travaux et des réflexions de nombreux élèves;

Inquiétudes de certains au regard des défis organisationnels qui donnèrent
lieu à la production d’un guide de support à la gestion*.




                      * Guide organisationnel PI-PPO, Mels, Fédération des Commissions scolaires
La fonction du PI
    Point d’aboutissement d’un parcours scolaire où les élèves
acquièrent des connaissances, et surtout apprennent à s’en servir, le
   programme Projet intégrateur est incorporé au Programme de
 formation de l’école québécoise. C’est en 2004, qu’il fut inscrit à la
    grille-matières du régime pédagogique comme cours de la 5e
                             secondaire.
Une communauté, un réseau PI
  Poursuivant dans une logique de coconstruction, le ministère de
l’Éducation, du Loisir et du Sport instaura un site dédié au programme
  Projet intégrateur, site de développement et de partage d’expertise.
   Depuis bientôt 5 ans, les conseillers pédagogiques, les enseignants,
  les directions d’école qui expérimentent ce programme y échangent
  leurs idées, leurs questions, leurs productions. Ce site, animé par un
 RÉCIT national, est fréquenté par près de 500 personnes. Devenu un
   véritable incubateur pour une communauté de pratique où chacun
peut, petit à petit, passer d’observateur à producteur de ressources, il
   constitue un réservoir de ressources pédagogiques utiles à qui veut
          apprivoiser ce programme d’un type non traditionnel.
Les TICE, un suppor t
             aux défis de la diversité
 Ce cours est porteur de défis non seulement pour les élèves mais
 aussi pour les enseignants, les conseillers pédagogiques, les cadres
     scolaires qui doivent apprendre à jongler avec de nombreux
  éléments. Les technologies de l’information se sont avérées utiles
pour accompagner, évaluer et gérer toutes ces différences découlant
des choix individuels des élèves. Depuis deux ans, sur le site du Projet
intégrateur, on peut obtenir, notamment, l’aide à la mise en place de
    classes virtuelles permettant aux enseignants de naviguer plus
      sereinement dans les courants de créativité des élèves. Les
   technologies qui font fréquemment partie des loisirs des élèves
       peuvent ainsi devenir un support à leurs apprentissages.
Cherchant à trouver des solutions aux défis que pose la
    communication entre les personnels scolaires dispersés sur
l’ensemble du territoire, l’équipe du Ministère a également su tirer
    profit du potentiel novateur des TICE par la présentation, au
             printemps 2010, des formations sur le Web.
Une histoire qui se continue
Le projet de constituer le « Projet intégrateur » a commencé il n’y a
  pas si longtemps, soit il y a à peine 7 ans : un temps suffisant pour
que plusieurs élèves puissent vivre des expériences enrichissantes; un
 temps suffisant pour que les stratégies d’intervention se peaufinent
et que plusieurs enseignants et conseillers osent poser des questions
et partager des stratégies « publiquement »; un temps suffisant pour
que des enseignants, étonnés des réalisations et du cheminement des
  élèves, étonnés également de la richesse de la relation développée
 avec eux, s’exclament : « Ils en font tellement plus que je ne l’aurais
                                 imaginé. »
L’avenir du cours projet intégrateur est à construire. Aussi les élèves,
guidés par des enseignants soucieux de les préparer à une vie pleine
   de projets, pourront-ils continuer à développer leurs capacités à
  l’apprentissage autogéré, clé d’une intégration réussie. Toutefois,
contrairement aux contes de fées, il faudra plus que rêver d’une suite
                   heureuse : il faudra y contribuer!
La petite histoire du pi

La petite histoire du pi

  • 1.
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    La conception duPI Il était une fois, au Québec, des éducateurs passionnés qui voulaient donner aux élèves l’occasion de mettre à profit leurs savoirs dans la réalisation d’un projet de fin d’études secondaires. Les projets envisagés allaient être importants, car ils devaient permettre à chaque élève de satisfaire sa curiosité, de mieux se connaître, d’agir sur un enjeu qui le préoccupait ou sur un sujet qui le passionnait. Ces projets seraient intégrateurs : ils permettraient de prendre conscience de l’utilité des apprentissages scolaires dans la réalisation d’un projet dépassant le seul cadre académique.
  • 3.
    La naissance PI L’idée était louable! On se demanda alors comment la transformer en un programme applicable et efficace. C’est ainsi qu’un comité de travail fut mis sur pied pour concevoir et expérimenter un programme qu’on nomma Projet intégrateur. À l’origine, une douzaine de personnes faisait partie de ce comité – des enseignants, des directions d’école, des conseillers pédagogiques, des directeurs de services éducatifs et des professionnels du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport. Par la suite, des représentants de cegeps, des professeurs d’universités et surtout d’autres enseignants intéressés à expérimenter ce cours se sont joints audit comité pour en élargir le bassin d’inspiration.
  • 4.
    L’expérimentation PI «Vingt fois sur le métier» le texte du programme fut-il remis en chantier. Chemin faisant, des enseignants et des conseillers pédagogiques, motivés par cette opportunité d’amener les élèves à relever des défis stimulants - des défis à la mesure et au choix de chacun - ont développé et partagé des stratégies pédagogiques.
  • 5.
    Au cours deces années de conception et d’expérimentation, le programme fut l’objet de réactions diverses : Apprivoisement patient et créatif dans une ou plusieurs écoles de presque toutes les commissions scolaires du Québec et dans plusieurs établissements d’enseignement privés; Enthousiasme dans les milieux scolaires où l’engagement des enseignants, des conseillers, des directions d’école fut largement récompensé par la qualité inespérée des travaux et des réflexions de nombreux élèves; Inquiétudes de certains au regard des défis organisationnels qui donnèrent lieu à la production d’un guide de support à la gestion*. * Guide organisationnel PI-PPO, Mels, Fédération des Commissions scolaires
  • 6.
    La fonction duPI Point d’aboutissement d’un parcours scolaire où les élèves acquièrent des connaissances, et surtout apprennent à s’en servir, le programme Projet intégrateur est incorporé au Programme de formation de l’école québécoise. C’est en 2004, qu’il fut inscrit à la grille-matières du régime pédagogique comme cours de la 5e secondaire.
  • 7.
    Une communauté, unréseau PI Poursuivant dans une logique de coconstruction, le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport instaura un site dédié au programme Projet intégrateur, site de développement et de partage d’expertise. Depuis bientôt 5 ans, les conseillers pédagogiques, les enseignants, les directions d’école qui expérimentent ce programme y échangent leurs idées, leurs questions, leurs productions. Ce site, animé par un RÉCIT national, est fréquenté par près de 500 personnes. Devenu un véritable incubateur pour une communauté de pratique où chacun peut, petit à petit, passer d’observateur à producteur de ressources, il constitue un réservoir de ressources pédagogiques utiles à qui veut apprivoiser ce programme d’un type non traditionnel.
  • 8.
    Les TICE, unsuppor t aux défis de la diversité Ce cours est porteur de défis non seulement pour les élèves mais aussi pour les enseignants, les conseillers pédagogiques, les cadres scolaires qui doivent apprendre à jongler avec de nombreux éléments. Les technologies de l’information se sont avérées utiles pour accompagner, évaluer et gérer toutes ces différences découlant des choix individuels des élèves. Depuis deux ans, sur le site du Projet intégrateur, on peut obtenir, notamment, l’aide à la mise en place de classes virtuelles permettant aux enseignants de naviguer plus sereinement dans les courants de créativité des élèves. Les technologies qui font fréquemment partie des loisirs des élèves peuvent ainsi devenir un support à leurs apprentissages.
  • 9.
    Cherchant à trouverdes solutions aux défis que pose la communication entre les personnels scolaires dispersés sur l’ensemble du territoire, l’équipe du Ministère a également su tirer profit du potentiel novateur des TICE par la présentation, au printemps 2010, des formations sur le Web.
  • 10.
    Une histoire quise continue Le projet de constituer le « Projet intégrateur » a commencé il n’y a pas si longtemps, soit il y a à peine 7 ans : un temps suffisant pour que plusieurs élèves puissent vivre des expériences enrichissantes; un temps suffisant pour que les stratégies d’intervention se peaufinent et que plusieurs enseignants et conseillers osent poser des questions et partager des stratégies « publiquement »; un temps suffisant pour que des enseignants, étonnés des réalisations et du cheminement des élèves, étonnés également de la richesse de la relation développée avec eux, s’exclament : « Ils en font tellement plus que je ne l’aurais imaginé. »
  • 11.
    L’avenir du coursprojet intégrateur est à construire. Aussi les élèves, guidés par des enseignants soucieux de les préparer à une vie pleine de projets, pourront-ils continuer à développer leurs capacités à l’apprentissage autogéré, clé d’une intégration réussie. Toutefois, contrairement aux contes de fées, il faudra plus que rêver d’une suite heureuse : il faudra y contribuer!