République Algérienne Démocratique et Populaire 
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Université Algérienne Des Sciences Médicales UNIVIRTA 
Département de la chirurgie dentaire ALGDENT Service de O-C 
Livre D’Odontologie Conservatrice. 
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-Y@CiNE-2008/2009
Sommaire 
Cours D’Anatomie Dentaire Page 
1 - Généralités en Anatomie dentaire…………………………………… 2 
2 - Les incisives…………………………………………………………. 9 
3 - Les Canines………………………………………………………….. 20 
4 - Les prémolaires……………………………………………………… 24 
6 - Les molaires………...………………………………………………... 34 
7 - Les Dents temporaires….……………………………………………..56 
8- Les Molaires Temporaires …………………………………………….62 
Cours D’odontolgie Conservatrice 2EME Année Page 
1 - Généralités en Odontologie conservatrice…………………………...66 
2 - L'organe dentaire……………………………………………………..67 
3 - Les tissus dentaires et les moyens de défenses………………………76 
4 - Etiopathologie de la carie………………………………………….…82 
5 - Principes généraux de taille des cavités: Concepts biologiques……...92 
6 - Principes généraux de taille des cavités: Concepts Mécaniques……..102 
7 - Classification topographique des cavités de carie et des cavités 
d'obturation……………………………………………………………… 110 
8- Préparation et obturation des cavités type classe I…………………… 118 
9- Préparation et obturation des cavités type Classe III, IV et V………...129 
Cours D’odontolgie Conservatrice 3EME Année Page 
1 – Ergonomie…………………………………………………………….136 
2 - Asepsie / Antisepsie / Stérilisation……………………………………138 
3 - La carie des tissus durs. Email, dentine, cément, 
Hyperesthésie dentinaire……………………………………………..…...142
4 - Le coiffage dentinaire…………………………….…………………..149 
5 - Le coiffage pulpo-dentaire……………………………………………157 
6 - Mylolyses et dysplasies……………………………………………….170 
7 - La pulpe saine (rappels anatomo-histo-embryologiques)……………………………………………………...….. 
175 
8 - Classification des pulpopathies……………………………………….182 
9 - Etiologie des pulpopathies……………………………………………186 
10 - Formes cliniques des pulpites aigues………………………………..188 
11 - Formes cliniques des pulpites chroniques…………………………...195 
12 - La nécrose pulpaire…………………………………………………..199 
13 - Pathologie septale et thérapeutiques…………………………………206 
14 - La région apicale (anatomie, histologie, physiologie)……………….210 
15 - Etiopathologie des desmodontites……………………………………219 
16- Desmodontites formes aigues………………………………………...223 
17 - Desmodontites formes chroniques……………………………….......230 
18- La pulpotomie………………………………………………………...239 
19 - Traumatismes dentaires……………………………………………...244 
20- Préparation canalaire…………………………………………………253 
Cours D’odontolgie Conservatrice 4EME Année Page 
1 - Approche psychologique chez l'enfant………………………………276 
2 - Physiopathologie des dents temporaires…………………………..…281 
3 - Thérapeutiques dentinogènes chez l'enfant ………………………….295 
4 - Endodontie pédodontie………………………………………………300 
5 - La dent permanente immature particularités embryo-anatomo-physiologique…………………………...………………………………. 
303 
6 - La dent de 6ans ; conservation………..……………………………..309 
7 - Traitement des dents immatures: Apexogénèse et Apexification…...317 
8 - Pharmacologie endodontique……………………………….……….326 
9- Les pulpectomies (thérapeutiques cémentogènes)…………………...332 
10 - La chirurgie endodontique…………………………………………345 
11 - Les traumatismes dentaires: thérapeutiques……………………….352 
12- Première partie: Les reconstitutions complexes chez l'adulte……....377 
13- Deuxième partie: Les reconstitutions complexes chez l'enfant…….391 
14 - Maladies professionnelles du chirurgien dentiste………………….395
1 - Généralités en Anatomie dentaire 
2 - Les incisives 
3 - Les Canines 
4 - Les prémolaires 
5 - Les molaires 
6 - Les dents temporaires 
7 - Les molaires temporaires 
1 - Généralités en Odontologie conservatrice 
2 - L'organe dentaire 
3 - Les tissus dentaires et les moyens de défenses 
4 - Etiopathologie de la carie 
5 - Principes généraux de taille des cavités: Concepts biologiques 
6 - Principes généraux de taille des cavités: Concepts Mecaniques 
7 - Classification topographique des cavités de carie et des cavités 
d'obturation 
8- Préparation et obturation des cavités type classe I 
9- Préparation et obturation des cavités type Classe III, IV et V 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 1
1 - Généralités en Anatomie dentaire 
Plan du document: 
1. Denture 
1. Dents temporaires (lactéales) 
2. Dent permanente (définitive) 2. Structure des dents 
1. Émail 
2. Dentine 
3. Pulpe dentaire 
4. Le parodonte 3. Les fossettes 
4. Les crêtes marginales 
5. Point de contact inter-dentaire 
6. Particularités de quelques dents permanentes 
7. Formule dentaire en fonction des quadrants 
8. Codification des dents selon la nomenclature internationale 
1. Ancienne codification 
2. Nouvelle codification 
1. Face vestibulaire 
2. Face linguale ou palatine 
3. Faces proximales 
1. Face mésiale 
2. Face distale 4. Face occlusale ou bord libre (bord incisif) 
1. Cuspides 
2. Les sillons 
1. Sillons principaux 
2. Sillons accessoires (secondaires) 
I Introduction 
Les formes dentaires, étant des formes biologiques, elles ne présentent que des surfaces courbes plus ou 
moins accentuées, tous les éléments qui constituent la dent se relient entre eux par des formes de 
passage concave, ne présentant pas d'angle vif(=aigu), toutes fois le font creux du sillons inter-cuspidien 
fait l'exception à cette règle. 
La forme des dents conditionnera leurs fonctions à savoir : 
Les incisives : Coupent 
Les canines : Déchirent 
Les molaires et les prémolaires : Écrasent 
I.A. Denture 
C'est l'état statique des dents déjà en place, on a deux types 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 2
I.A.a. Dents temporaires (lactéales) 
Il y a 20 dents 
8 : Incisives 
4 : Canines 
8 : Molaires 
Pas de prémolaires : 
I.A.b. Dents permanentes (définitives) 
Il y a 32 dents 
4 : Incisives centrales 
4 : Incisives latérales 
4 : Canines 
8 : Prémolaires 
12 : Molaires 
Les dents sont réparties sur les deux arcades dentaires, on a 16 au maxillaire supérieur et 16 au 
maxillaire inférieur. 
I.B. Structure des dents 
I.B.a. Émail 
Tissu dur très minéralisé, constituant la couronne dentaire extérieurement 
I.B.b. Dentine 
Constitue la portion majeure de la structure dentaire elle est couverte par l'Émail au 
niveau coronaire et par le Cément au niveau radiculaire 
I.B.c. Pulpe dentaire 
Elle occupe la partie centrale de la dent et représente la partie vivante de cette dent 
I.B.d. Le parodonte 
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La dent est entourée par les éléments de soutien qui constituent le Parodonte 
a : La gencive 
b : Os alvéolaire 
c : Le ligament alvéolo-dentaire 
d : Le cément 
Figure 1-1 : La structure de la dent 
I.C. Les fossettes 
Elles résultent de l'intersection de deux sillons, elles se rencontrent sur les faces occlusales, sur 
les faces vestibulaires mais jamais sur les faces linguales et proximales. 
I.D. Les crêtes marginales 
Elles existent sur toutes les couronnes sans exception deux crêtes moins saillantes et plus petites 
à direction vestibulaire et linguale situées près des bords proximaux. 
Sur chaque dent il existe une crête marginale mésiale et une distale, elles limitent 
latéralement les fossettes principales mésiale et distale et empêchent les sillons dans le sens 
mésio-distal de déborder sur les faces proximales. 
I.E. Point de contact inter-dentaire 
Les dents voisines se touchent les unes aux autres en un point qu'on appelle point de “contact 
inter-dentaire”. 
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Chez les personnes âgées on parle de : surface de contact 
Chez les enfants ce point : n'existe pas 
I.F. Particularités de quelques dents permanentes 
Les incisives et les canines sont caractérisées par un “cingulum” (dépression anatomique située 
sur la face palatine des incisives et des canines). 
On a remarqué pour la première molaire supérieure, la présence d'un pont d'émail situé sur la 
face occlusale et aussi la présence d'un tubercule de carabilli. 
I.G. Formule dentaire en fonction des quadrants 
On divise les deux maxillaires en 2 quadrants: 
3 2 1 2 2 1 2 3 Maxillaire supérieur 
3 2 1 2 2 1 2 3 Maxillaire Inférieur 
Chaque quadrant contient : 
2 : Incisives 
1 : Canines 
2 : Prémolaires 
3 : Molaires 
I.H. Codification des dents selon la nomenclature internationale 
I.H.a. Ancienne codification 
8 7 6 5 4 3 2 1 1 2 3 4 5 6 7 8 Dents permanentes 
V IV III II I I II III IV V Dents lactéales 
8 7 6 5 4 3 2 1 1 2 3 4 5 6 7 8 Dents permanentes 
V IV III II I I II III IV V Dents lactéales 
Exemple : 
3 : désigne la canine supérieure droite 
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I.H.b. Nouvelle codification 
18 17 16 15 14 13 12 11 21 22 23 24 25 26 27 28 Dents permanentes 
55 54 53 52 51 61 62 63 64 65 Dents lactéales 
48 47 46 45 44 43 42 41 31 32 33 34 35 36 37 38 Dents permanentes 
85 84 83 82 81 71 72 73 74 75 Dents lactéales 
Exemple : 
28 : désigne la troisième molaire gauche supérieure 
II Nomenclature des faces 
En général, la partie qui émerge de la gencive est appelée “couronne”, la partie implantée dans le 
maxillaire est appelée “la racine”. 
La racine est en forme de cône dont l'extrémité est appelée “Apex”, la zone de jonction couronne-racine 
est appelée “le collet de la dent”. 
Toute fois les dents sont constituées de faces: 
II.A. Face vestibulaire 
Cette face est en rapport avec les joues et les lèvres et elle est visible. 
II.B. Face linguale ou palatine 
Cette face est en rapport avec la langue au niveau du maxillaire inférieur et le palais pour le 
maxillaire supérieur. 
II.C. Faces proximales 
II.C.a. Face mésiale 
C'est la face la plus proche du plan médian. 
II.C.b. Face distale 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 6
C'est la face la plus distante du plan médian. 
II.D. 
Face occlusale ou bord libre (bord incisif) 
Selon qu'il s'agisse du groupe prémolo-molaire ou du groupe incisivo-canin, 
• Pour ce dernier groupe on ne parle pas de face occlusale mais de “bord incisif ou 
bord libre”, en raison de la minceur de cette face. 
• Pour le bloc prémolo-molaire, on parlera de la face occlusale, c'est la portion de la 
couronne qui intervient dans la mastication ou trituration. 
III Les constituants des faces occlusales des prémolaires et des 
molaires 
III.A. Cuspides 
Figure 1-2 : Schéma de la face occlusale d'une molaire 
Les couronnes des prémolaires et molaires sont constituées par la réunion des saillies nommées 
“cuspides” 
Le nombre et la disposition des cuspides varient selon la dent, ils donnent à la couronne de la 
dent son caractère propre: 
2 : Prémolaires supérieures 
3 : Prémolaires inférieures 
4 : Molaires supérieures 
5 : Molaires inférieures 
Chaque cuspide est constituée de 2 portions: 
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• Une portion vestibulaire ou linguale (palatine) et une portion occlusale 
Et chaque cuspide est formée de 2 versants: 
• Un versant distal et un versant mésial 
III.B. Les sillons 
III.B.a. Sillons principaux 
Ce sont ceux qui séparent les cuspides, ils sont profonds et bien marqués. 
III.B.b. Sillons accessoires (secondaires) 
Ils sont tous situés sur la cuspide et sont beaucoup moins profonds que les sillons 
principaux. 
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2 - Les incisives 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Incisives centrales supérieure 
1. Couronne 
1. Face vestibulaire 
1. La silhouette 
2. Le modelé 2. Face palatine 
1. Silhouette 
2. Le modelé 3. Face mésiale 
1. Silhouette 
2. Le modelé 4. Face distale 
1. Silhouette 
2. Le modelé 5. Bord libre ou bord tranchant 2. La racine, courte et trapue 
3. La chambre pulpaire 
4. Situation en bouche III. Incisives latérales supérieur 
1. Couronne 
1. Silhouette 
2. Le modelé 
3. Face vestibulaire 
4. Face distale 
5. Le bord libre 2. La racine 
3. La chambre pulpaire 
4. Situation dans la bouche IV. Incisive centrale inférieur 
1. La couronne 
1. La face vestibulaire 
1. Silhouette 
2. Modelé 2. La face linguale 
1. Silhouette 
2. Modelé 
3. Les faces mésiales et distales 
4. Le bord libre 2. La racine 
3. La chambre pulpaire 
4. Situation dans la bouche V. Incisive latérale inférieur 
VI. Les caractères différentiels des incisives 
1. Entre les incisives supérieures et les incisives inférieur 
1. Couronnes aplaties 
2. Couronnes élancées 
3. Série 
4. Face linguale unie 2. Entre l'incisive centrale supérieure et l'incisive latérale 
supérieure prise comme point de comparaison 
1. Différence de hauteur 
2. Angle mésiale 
3. Angle distal 
4. Bord distal 
5. Lobe 
6. Face distale 
7. Trou borgne 3. Entre l'incisive inférieure latérale et l'incisive centrale 
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inférieure prise comme point de comparaison 
1. Face vestibulaire 
2. Face proximales et linguales 
I Introduction 
Ces dents sont au nombre de huit ( 4 au maxillaire et 4 à la mandibule). 
Les incisives maxillaires sont implantées sur le pré-maxillaire ou os incisif. 
Les incisives mandibulairs sont les dents qui s'articulent avec les incisives maxillaires. 
Il y a deux insicives de chaque coté du plan sajittal médian : 
• L'incisive centrale est la plus proche du milieu . 
• L'incisive latérale qui lui est immédiatemùent distale. 
Ces dents ont pour fonction principale de couper les aliments d'ou leurs nom est venu du latin incider 
: couper . 
Dans les ouvrages anciens,elles sonts nommées cunéiforms du latin cuneus : coin,car la couronne vue 
par une des faces proximales se presente sous la forme d'un coin .les incisives ne possedent qu'une 
seule racine. 
II Incisives centrales supérieure 
Âge d'éruption est de 7 ans et demi environs 
Début de calcification se fait à la première année 
Calcification complète à 10 ans 
Hauteur totale est de 22.5mm 
II.A. Couronne 
II.A.a. Face vestibulaire 
Elle présente un aspect trapu, 10mm de hauteur par 9mm de largeur (diamètre 
horizontal). 
1 La silhouette 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 10
Figure 2-1 : Silhouette de la Face vestibulaire 
Le bord libre est rectiligne, très légèrement oblique de bas en haut dans le sens 
mésio-distal (bord mésial plus long que le distal). 
Les bords proximaux à peine convergents avec le bord mésial qui est plus long et 
moins convexe que le bord distal. 
Le bord cervical (forme de demi-cercle) est plus étroit que le bord libre. 
L'angle distal formé par la rencontre du bord distal et du bord libre est plus 
arrondie et moins aigu. 
2 Le modelé 
Figure 2-2 : Modelé de la face Vestibulaire 
Le tiers cervical présente une bosse et les deux autres tiers sont légèrement convexe et sont 
divisés par 2 sillons dans le sens vertical en 3 lobes. 
Lobe distal le plus grand 
Le plus petit c'est le central 
Le mésial est le moyen 
Ces 2 sillons sont très doux, ils sont marqués le plus près du bord libre, et ils s'atténuent 
progressivement et se fondent à mi-hauteur de cette face vestibulaire 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 11
II.A.b. Face palatine 
Elle à la même hauteur que la face vestibulaire 
1 Silhouette 
le Bord cervical est nettement plus étroit, il en résulte un aspect triangulaire. 
2 Le modelé 
Il est plus complexe, il y a deux crêtes marginales : une mésiale et une 
distale. 
Figure 2-3 : Face palatine, Modelé 
• Elles sont minces, étroites à 
peine marquées près du bord libre, 
• Elles prennent de la largeur et 
de la saillie à mesure qu'elles se 
rapprochent de l'élément central 
qui est le cingulum avec lequel 
elles se fondent près du tiers 
cervical. 
L'union entre le cingulum(=talon) et les crêtes marginales s'opère mal laissant 
au point de réunion une petite cavité c'est le trou borgne(=foramen cæcum), 
ce cingulum peut être bilobé parfois lorsqu'il est divisé par un léger sillon 
vertical. 
II.A.c. Face mésiale 
Plus haute que large (10mm pour 7mm). 
1 Silhouette 
Elle s'inscrit dans un triangle à sommé inférieur, son bord cervical à la forme 
d'un “V” dont le point est arrondi. 
2 Le modelé 
Il est très légèrement convexe dans son ensemble avec un méplat près du 
bord cervical. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 12
Figure 2-4 : Face mésiale 
II.A.d. 
Face distale 
1 Silhouette 
La même que la mésiale 
2 Le modelé 
Il est plus accentué que celui de la face mésiale 
II.A.e. Bord libre ou bord tranchant 
Figure 2-5 : Bord libre 
Il se présente sous la forme d'une petite surface 
oblique de bas en haut dans le sens palatin et distal, 
cette surface est plus ou moins large dans le sens 
vestibulo-palatin suivant le degré d'usure. 
• Le bord vestibulaire est légèrement convexe par 
2 petites dépressions correspondant aux deux sillons 
de la face vestibulaire. 
• Le bord palatin présente également 2 petites 
dépressions qui répondent au sillon qui limite les 
crêtes marginales du reste de la face lingual. 
II.B. La racine, courte et trapue 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 13
Figure 2-6 : La racine 
Elle à la forme d'un cône 
légèrement gonflé, son Apex 
est légèrement arrondi. 
Sur une coupe juste au-dessus 
du collet, elle présente 
l'aspect d'un triangle équilatéral 
dont les angles sont très 
arrondis. 
II.C. La chambre pulpaire 
Elle présente la forme de la couronne avant que celle-ci ne soit user (modifier par l'usure). 
Elle présente donc à sa partie inférieure 3 petites cornes. 
Comme la couronne, la chambre pulpaire est aplatie dans le sens vestibulaire, elle rétrécit 
au collet, le canal radiculaire qui lui fait suite et ... cylindrique puis rétrécit jusqu'au sommet 
(Apex). 
II.D. Situation en bouche 
La couronne est à peu près vestibulaire, la racine s'incline 
• légèrement au coté distal de 4° 
• et fortement du côté palatin 20°. 
III Incisives latérales supérieur 
Âge d'éruption est de 8 ans et demi environ 
Début de calcification se fait à la première année 
Calcification complète à 10 ans 
Hauteur totale est de 22mm 
Elle est constituée dans son ensemble par les même elements que l'incisive centrale, elle est 
cependant plus grêle (qui est long et mince) avec des détailles plus accentués 
III.A. Couronne 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 14
III.A.a. Silhouette 
D'un aspect plus élancé 
Diamètre mésio-distal (horizontal) : 6.4mm 
Diamètre vertical : 8.8mm 
Le bord libre est plus oblique, le bord distal est plus convexe, il se détache 
mieux du reste de la couronne. 
III.A.b. Le modelé 
Tout les détaille sont plus marqués au niveau de la face palatine, le cingulum 
descend plus bas et le trou-borgne est plus fréquent. 
III.A.c. Face vestibulaire 
Elle est identique à celle de l'incisive centrale mais plus petite 
III.A.d. Face distale 
Beaucoup moins haute et d'un modelé accentué 
III.A.e. Le bord libre 
Il a les mêmes caractères mais plus obliques dans le sens mésio-distal. 
III.B. La racine 
Elle est plus longue que celle de la central, plus effiler et plus mince, sa section est 
ovalaire avec 4 faces, elle est aplatie dans le sens mésio-distal 
III.C. La chambre pulpaire 
Elle est plus petite que celle de la centrale, le canal radiculaire est étroit et plus aplatie 
dans le sens mésio-distal 
III.D. Situation dans la bouche 
Pour la couronne, la face vestibulaire est moins verticale parce que le collet est 
legèrement rentré du coté palatin pour la racine, elle est à peu près paralèlle avec celle de 
la centrale dans les deux sens. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 15
IV Incisive centrale inférieur 
Début de calcification se fait à la première année 
Calcification complète de 9 à 10 ans environ 
Âge d'éruption est de 7 environs 
Hauteur totale est de 20.7mm 
C'est la plus petit de toutes les dents, elle est plus étroite, plus symétrique, elle est aplatie dans le 
sens mésio-distal. 
IV.A. La couronne 
IV.A.a. La face vestibulaire 
1 Silhouette 
Elle s'inscrit dans un trapèze (quadrilatère plan qui possède deux côtés non 
consécutifs parallèles) à grande base supérieure, le bord cervical est un 
demi-cercle commun pour les incisives supérieures, les bords mésiale et 
distal diverge l'un et l'autre mais sont presque rectiligne, ils sont d'égale 
largeur (bord libre à peu près horizontal) 
• Il y a 3 festons à l'éruption comme pour l'incisive supérieure, l'usure lui 
donne son aspect rectiligne mais dans ce cas, le bord distal est plus long 
que le bord mésiale ce qui nous donne une obliquité de bas en haut dans les 
sens mésio-distal 
2 Modelé 
Il y a une bosse au tiers cervical, deux sillons très atténuer séparent la face 
vestibulaire en lobes égaux 
IV.A.b. La face linguale 
1 Silhouette 
Elle est semblable à la face vestibulaire mais plus étroite. 
2 Modelé 
Il est très doux, le cingulum et les crêtes marginales se fondent sans 
aucune démarcation, jamais de trou borgne. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 16
IV.A.c. Les faces mésiales et distales 
Elles sont toutes semblables, leur silhouette rappelle celle des incisives 
supérieures, leur modelé plus simple presque plat par rapport aux incisives 
supérieures 
IV.A.d. Le bord libre 
Il est plus symétrique par rapport à celui des incisives supérieures, l'usure lui 
imprime une obliquité de bas en haut dans le sens vetibulo-linguale 
IV.B. La racine 
Elle présente 4 faces sur une coupe horizontale, les faces vestibulaire et linguales présente 
une forme très arrondie en demi-cercle, elles sont d'égale hauteur. 
• La face vestibulaire est légèrement plus large que la face linguale 
• Les faces mésiales et distales sont plates parcourues par un léger sillon vertical plus 
accentuer au centre qu'aux extrémités 
IV.C. La chambre pulpaire 
Elle est plus petite que celle des incisives supérieures, elle présente 3 cornes, le canal 
radiculaire qui lui fait suite est aplatie dans le sens mésio-distal. 
IV.D. Situation dans la bouche 
La face vestibulaire est fortement inclinée du coté linguale, à 1° par rapport à la verticale 
dans le sens distal et 3° dans le sens lingual 
V Incisive latérale inférieur 
Début de calcification se fait à la première année 
Calcification complète de 10 ans et demi 
Âge d'éruption est de 8 ans et demi 
Hauteur totale est de 22.1mm 
Les caractères morphologiques sont identiques à tous points de vue, à ceux de l'incisive centrale 
inférieure sauf que le bord libre est horizontal et présente un angle distal légèrement arrondi, elle 
est plus forte que l'incisive centrale inférieure, la face vestibulaire de la couronne est légèrement 
plus inclinée dans le sens linguale que sur l'incisive centrale inférieure 
• La racine est verticale dans le sens vestibulo-linguale et un peut incliné dans le sens distal. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 17
VI Les caractères différentiels des incisives 
VI.A. Entre les incisives supérieures et les incisives inférieur 
VI.A.a. Couronnes aplaties 
Les couronnes des incisives sont aplaties légèrement dans le sens vetibulo-linguale 
(diamètre mésio-distal est légèrement supérieur) 
VI.A.b. Couronnes élancées 
Les couronnes des incisives inférieures vues par leur face vestibulaires ou 
linguales sont plus élancées, elles sont étroites et hautes. 
VI.A.c. Série 
Les incisives inférieures sont en série ascendante et les supérieures en série 
descendente 
VI.A.d. Face linguale unie 
Les faces linguales des incisives inférieures sont presque unies (tous les détails : 
Crêtes marginales, cingulum, ne sont pas délimiter et sont à peine décelable). 
VI.B. Entre l'incisive centrale supérieure et l'incisive latérale 
supérieure prise comme point de comparaison 
La face vestibulaire est plus petite, très élancé, un peut moins haute et beaucoup plus 
étroite 
VI.B.a. Différence de hauteur 
La différence de hauteur entre le bord mésiale et distale est encore plus 
marquée obliquité plus marquée du bord incisif. 
VI.B.b. Angle mésiale 
L'angle mésiale est plus aigu 
VI.B.c. Angle distal 
L'angle distal est plus ouvert et plus arrondi 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 18
VI.B.d. Bord distal 
Le bord distal est plus convexe 
VI.B.e. Lobe 
Mêmes sillons même lobes, cependant le lobe est d'un galbe plus accentué 
VI.B.f. Face distale 
La face distale présente un modelé plus accentué 
VI.B.g. Trou borgne 
La face linguale présente les mêmes éléments mais plus accentués, le trou 
borgne est plus fréquent 
VI.C. Entre l'incisive inférieure latérale et l'incisive centrale 
inférieure prise comme point de comparaison 
VI.C.a. Face vestibulaire 
La face vestibulaire est semblable mais un peut plus grande, l'usure donne au 
bord libre des incisives centrales une inclinaison inverse 
VI.C.b. Face proximales et linguales 
Les faces proximales de même que la face linguale sont semblables et un peut 
plus grande 
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3 - Les Canines 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. La canine 
1. Couronne 
1. Face vestibulaire 
1. La silhouette 
2. Le modelé 2. Face palatine 
3. Face mésiale 
4. Face distale 
5. Bord libre ou bord tranchant 2. La racine 
3. La chambre pulpaire 
4. Situation en bouche III. Les caractères différentiels d'une canine inférieure par rapport à 
une canine supérieure 
1. Couronne 
1. Face vestibulaire 
2. Face linguale 
3. Face mésiale et distale 2. La racine 
3. La chambre pulpaire 
I Introduction 
Il existe 4 canines, 2 au maxillaire supérieur et 2 au maxillaire inférieur, elles se placent immédiatement 
après les incisives latérales inférieures et supérieures 
• Le mot canine proviens du mot latin canis signifiant chien par similitude aux dents pointues de celui-ci. 
II La canine 
Âge d'éruption entre 10 et 11ans 
Début de calcification se fait à 2 ans de demi 
Calcification complète à 13ans 
La canine supérieure est la plus longue de toutes les dents, elle déborde des dents voisines à la fois par sa 
couronne mais aussi par sa racine. 
II.A. Couronne 
II.A.a. Face vestibulaire 
Hauteur : 9.5mm 
Diamètre mésio-distal : 7.6mm 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 20
1 La silhouette 
Elle peut se comparer à un fer de lance, le bord cervical est en demi cercle. 
• Les bords proximaux sont plus convergeant que sur les incisives. 
• Le bord mésial est légèrement convexe, il descend aux 3/4 de la couronne. 
• Le bord distal Est plus convexe aux 2/3 de la couronne. 
• Le Bord libre se présente sous la forme d'unV très ouvert à branche inégale. 
• La branche distale est plus longue, ce qui a pour effet de déporter la pointe du 
coté mésial. 
• Les angles sont très arrondis, le distal plus haut que le mésial et il est aussi 
très ouvert. 
2 Le modelé 
Elle est convexe dans le sens vertical et horizontal, la saillie la plus accentuée est 
comme pour les incisives située au tiers cervical. 
• Il y a 3 lobes sur la face vestibulaire, beaucoup plus marqués que sur les 
incisives, les sillons qui les séparent sont donc plus nets, ils ne sont par contre 
parallèles mais divergeant et légèrement courbes 
Le lobe central est le plus important, il se termine en pointe 
Le lobe distal est le moyen 
Le lobe mésial est le plus petit 
II.A.b. Face palatine 
Hauteur totale presque égale à celle de la face vestibulaire. 
• Constituée des mêmes éléments visibles sur les incisives mais sont cependant plus 
accentués 
Le cingulum est plus saillant et descend plus bas 
Le bord libre en "V" est la réplique exacte que le bord libre de la face 
vestibulaire 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 21
II.A.c. Face mésiale 
Elle présente les mêmes caractères généraux que pour les incisives mais sa position est 
plus oblique de bas en haut, elle est plus convexe près du bord libre, au niveau du bord 
cervical, cette face présente une légère dépression. 
• Le "V" formé par le collet est plus ouvert que celui des incisives. 
II.A.d. Face distale 
Elle est moins haute que la précédente et la convexité inférieure ainsi que la dépression 
cervicale sont plus marquées. 
II.A.e. Bord libre ou bord tranchant 
La pointe de la capside est arrondie sur les dents jeunes, sur les dents plus âgées, elle 
est remplacée par une petite surface plate provoquée parfois par l'usure. 
II.B. La racine 
C'est la plus longue de toutes les racines, sa section est ovalaire comme pour les incisives, sur une 
coupe horizontale au niveau du collet, la face vestibulaire(5.2mm)de la racine est plus large que la 
face palatine (3.2mm)puisqu'on parle des canines supérieures 
• Les faces proximales sont plus plates et plus larges et souvent parcourus par un sillon léger plus 
marqué au centre qu'aux extrémités 
II.C. La chambre pulpaire 
Plus vaste que celle des incisives, elle présente une grande corne centrale 
Accolée latéralement de deux autres cornes beaucoup plus petites. 
• Le canal radiculaire est large et droit, c'est le plus large et le plus long de tous les canaux 
II.D. Situation en bouche 
Dans le sens vestibulo-lingual, la face vestibulaire est à peu près verticale ; par contre, la racine 
est fortement inclinée du côté palatin. 
• Dans le sens mésio-distal, l'ensemble de la dent, racine et couronne est incliné légèrement du 
côté distal 
toutes les dents sont distalées : 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 22
II 
I 
Les caractères différentiels d'une canine inférieure par rapport à une 
canine supérieure 
III.A. Couronne 
III.A.a. Face vestibulaire 
Elle est plus élancée, moins globuleuse d'aspect plus haute et moins large. Son bord libre 
est encore plus asymétrique, la portion mésiale est très courte, la distale est plus longue 
et plus oblique. 
• La pointe est déportée du côté mésial d'une façon plus nette. 
III.A.b. Face linguale 
Constituée des mêmes éléments moins prononcés. 
III.A.c. Face mésiale et distale 
Elles sont plus petites 
III.B. La racine 
Elle est plus courte, un peu plus plate dans le sens mésio-distal mais toujours parcourue par un sillon 
plus marqué au centre qu'aux extrémités. 
• On dirai que c'est un point de départ du bifidité de la racine. 
III.C. La chambre pulpaire 
Elle est moins vaste que celle de la canine supérieure, elle se continue par un canal aplati dans le sens 
mésio-distal 
Remarque ! 
Bifide 
Parfois la canine inférieure peut être bifide (à deux pointes) ; Dans ce cas, on rencontre 2 
canaux, l'un vestibulaire et l'autre lingual. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 23
4 - Les prémolaires 
Plan du document: 
I. Généralités 
II. La première prémolaire supérieure 
1. Couronne 
1. Face vestibulaire 
2. Face palatine 
3. Face mésiale 
1. Silhouette 
2. Le modelé 4. Face distale 
5. La face occlusale 
1. La silhouette 
2. Le modelé 2. La racine 
3. La chambre pulpaire 
4. Situation en bouche III. La deuxième prémolaire supérieure 
IV. Caractère qui caractérise la seconde d'une première prémolaire 
1. La couronne 
1. La face vestibulaire 
2. Linguale 
3. Les faces proximales 
4. La face occlusale 2. Racine 
3. Chambre pulpaire 
4. Situation en bouche V. La première prémolaire inférieure 
1. Couronne 
1. Face vestibulaire 
2. Face linguale 
3. Faces proximales 
4. La face occlusale 2. La racine 
3. La chambre pulpaire 
4. Situation en bouche VI. La deuxième prémolaire inférieure 
1. La couronne 
1. La face vestibulaire 
2. Linguale 
1. Cas à 2 cuspides 
2. Cas à 3 cuspides 3. Les faces proximales 
4. La face occlusale 
1. Cas à 2 cuspides 
2. Cas à 3 cuspides 2. La racine 
3. La chambre pulpaire 
4. Situation en bouche 
I Généralités 
On les appelle prémolaires car elles se situent juste avant les molaires, elles sont au 
nombre de 8, 2 par hémi arcade, elles viennent se placer derrière les canines, les 
prémolaires sont les dents qui remplace les molaires de lait après leur chute, la forme de 
ces dents est plus compliquée que pour les incisives et les canines aussi bien pour la 
couronne qu'au niveau radiculaire. 
• On règle général les prémolaires supérieurs sont en série descendante alors que les 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 24
prémolaires inférieures sont en série ascendante. 
II La première prémolaire supérieure 
Âge d'éruption entre 9 ans et 12 ans 
Début de calcification de 3 à 4 ans environ 
Calcification complète entre 11 et 14ans 
Hauteur totale est de 21mm 
II.A. Couronne 
Légèrement cuboïde 
II.A.a. Face vestibulaire 
Elle ressemble à la face vestibulaire de la canine supérieur mais en plus 
petit mais le V que forme le bord libre est plus ouvert donc la pointe est 
moins prononcée, festonné en 3 lobes 
Hauteur couronnaire : 8mm 
Diamètre mésio-distal : 7mm 
II.A.b. Face palatine 
Elle est plus petite que la face vestibulaire, sa silhouette se rapproche 
de celle de la face vestibulaire, mais son modelé est très convexe dans 
les deux sens vertical et horizontal, où elle se présente sous la forme 
d'un demi-cercle. 
• Dans le sens vertical, elle devient très oblique en direction 
vestibulaire, à partir du quart cervical. 
• Elle ne présente aucun sillon (pas de lobe) comme la face 
vestibulaire, elle est lisse. 
II.A.c. Face mésiale 
Les faces proximales sont plus larges que les faces vestibulaires et 
linguales car les dents sont aplatie dans le sens mésio-distal. 
1 Silhouette 
Elle est plus large que haute, le bord cervical n'est pas en forme de 
V mais un peu... 
• Le bord vestibulaire à un convexité au tiers cervical, le bord 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 25
lingual, un peu moins haut que le vestibulaire, sa convexité est 
situé au 1/4 cervical, ces autres 3/4 forment une ligne légèrement 
convexe oblique de haut en bas dans le sens vestibulaire. 
• Le bord libre à la forme d'un accent de circonflexe, le bord et 
moins long que le bord cervical. 
2 Le modelé 
Pour la moitié inférieur, on a une bosse correspondant à la crête 
mésiale de la face occlusale. 
• Et pour la moitié supérieur ou cervical, on a une dépression 
bien marquée qui corresponde au sillon inter radiculaire. 
II.A.d. Face distale 
Sa silhouette est semblable à celle de la face mésiale mais un peu moins 
haute 
• le modelé de cette face est plus prononcé, la bosse inférieures 
correspondent à la crête marginale distale est plus importante 
II.A.e. La face occlusale 
1 La silhouette 
Cette face peut s'inscrire dans un trapèze, à grande base 
vestibulaire. 
• Le bord vestibulaire légèrement ondulé avec une convexité plus 
marquée au centre qu'aux extrémités cette courbe correspond aux 3 
lobes de la face vestibulaire. 
• Le bord lingual est plus petit que le précèdent, il forme un 
demi cercle sans ondulation car la face linguale est lisse. 
• Les bords mésial est distal sont très convexe, presque rectiligne 
et converge l'un vers l'autre dans le sens lingual. 
2 Le modelé 
L'arête transversale (bord tranchant) de la cuspide vestibulaire forme 
une ligne légèrement ondulée avec une convexité marquée au 
centre, dans l'ensemble cette ligne est moins convexe que la ligne 
représentant le bord vestibulaire, au centre, ses 2 lignes sont 
séparées par un espace de 1mm sur les cotés, elle se joignent avec 
les arêtes des crêtes marginales, la même disposition pour l'arête 
transversale de la cuspide linguale mais la ligne représentant cette 
arête est en demi cercle, et la distance qui au centre la sépare de 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 26
la ligne représentant le bord lingual et un peu plus grande 1.5mm. 
• L'espace compris entre les 2 arêtes transversale vestibulaire et 
linguale représente la face occlusal proprement dite ou face 
fonctionnel 
Formée de 2 cuspides très saillantes, une vestibulaire et l'autre 
palatine, la vestibulaire et une linguale, la vestibulaire est la plus 
forte. 
• Le diamètre compris entre les 2 cuspides est de 6mm. 
• L'arête axiale de la cuspide palatine prolonge exactement 
l'arête axiale de la cuspide vestibulaire mais l'ensemble de ces 2 
cuspides est légèrement incliné du coté mésiale. 
• Ceci revient à dire que le versant distal de chaque cuspide est 
un peu plus grand que le versant mésial. 
• Les 2 cuspides vestibulaire et palatine sont séparées par un 
profond sillon placé plus près du bord lingual que du bord 
vestibulaire. 
• Ce sillon est rectiligne, et se termine à chaque extrémités par 
une fossette mésiale et l'autre distale, les bords mésial et distal 
sont formées par 2 fortes crêtes marginales. 
II.B. La racine 
Est toujours biradiculée, elle à une racine vestibulaire plus grande comparant à 
une racine palatine, elles sont réunis au moins sur leur tiers inférieurs par un sillon 
très profond, qu'on appel “sillon inter-radicualire” qui se prolonge sur la 
couronne, et après il disparaît. 
II.C. La chambre pulpaire 
Elle est assez large. 
• Présente 2 cornes bien marquée correspondant au 2 cuspides, la corne 
vestibulaire est plus importante. 
• La chambre pulpaire se continue par 2 canaux, le vestibulaire est plus grande. 
• Les 2 racines se réunissent, on peut avoir 2 canaux séparés on un seul canal en 
général. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 27
II.D. Situation en bouche 
Dans le sens vestibulo-lingual, la face vestibulaire de la couronne est vertical. 
• La pointe de la cuspide vestibulaire arrive au même niveau que la cuspide 
linguale. 
• Les racines sont inclinées du coté palatin, un peu moins que pour la canine 
supérieure. 
III La deuxième prémolaire supérieure 
Âge d'éruption à 11ans 
Début de calcification 4 ans 
Calcification complète entre 12ans et demi 
Hauteur totale est de 21mm 
Les caractères morphologiques sont presque identiques, à ceux de la première prémolaire 
supérieure, elle est aussi longue mais légèrement moins forte et sa racine et un peu bifide 
IV Caractère qui caractérise la seconde d'une première 
prémolaire 
IV.A. La couronne 
IV.A.a. La face vestibulaire 
Même silhouette, un peu moins haute et un peu moins large, même 
modelé 
IV.A.b. Linguale 
Même silhouette et même modelé mais cette face est de même hauteur 
IV.A.c. Les faces proximales 
Elles sont identiques 
IV.A.d. La face occlusale 
Les cuspides ont la même valeur, le sillon mésio-distal de la face 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 28
occlusale sépare cette face en 2 parties égales, sur les arcades, la 
cuspide linguale descend un peu plus bas que la cuspide vestibulaire. 
IV.B. Racine 
Presque toujours unique, un peu plus longue. 
• Très aplatie dans le sens mésio-distal. 
• Sur chaque une des faces proximales de la racine, on a le même sillon profond 
qui s'épanouit sur la couronne 
IV.C. Chambre pulpaire 
Toujours deux cornes pulpaires d'égale valeur, mais qui se termine presque 
toujours dans un seul canal très aplati dans le sens mésio-distal. 
IV.D. Situation en bouche 
Dans le sens vestibulo-lingual, la face vestibulaire de la couronne est vertical. 
• La cuspide linguale descend légèrement plus bas que la vestibulaire. 
• La racine est incliné du coté linguale dans le sens mésio-distal la couronne et 
la racine ont une direction parallèle à celle de la première prémolaire supérieure. 
V La première prémolaire inférieure 
La premiere prémolaire inferieure fait son éruption entre 9 et 11ans. 
Elle debute sa calcification à la fin de la 3ème année et l'achève entre 11 et 14 ans 
Hauteur totale: 23mm 
Son caractère bicuspidé est moins prononcé, sa forme se rapproche de celle de la canine 
inférieure 
V.A. Couronne 
V.A.a. Face vestibulaire 
À peu près semblable de celle de la canine inférieure mais elle est plus 
petite 
Hauteur : 8mm 
Diamètre mésio-distal : 6.9mm 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 29
V.A.b. Face linguale 
Beaucoup plus petite que la face vestibulaire (plus de la moitié de la hauteur 
de celle-ci) due à la petitesse de la cuspide linguale qui est à peine 
marquée. 
Elle est convexe dans le sens vertical et horizontal. 
Elle est inclinée légèrement de bas en haut dans le sens lingual. 
V.A.c. Faces proximales 
Ces faces ne sont pas comme pour les prémolaires supérieurs (plus large 
que haute) 
Leur diamètre vertical (8mm) l'emporte sur le diamètre horizontal 
(7.5mm) 
V.A.d. La face occlusale 
Elle comporte 2 cuspides, une vestibulaire et une linguale. 
• La vestibulaire à le double de hauteur et de largeur que la linguale 
Cette différence de taille des cuspides entraîne une obliquité très 
marquée. 
Un petit sillon inter-cuspidien en direction mésio-distal placé près du 
bord lingual sépare ces 2 cuspides. 
• Ce sillon est à peine marqué. 
• Ce sillon se termine à chacune des extrémités par une petite 
fossette 
Ainsi les cuspides sont reliées latéralement par une crête marginale 
mésiale et une distale. 
V.B. La racine 
Aplatie dans le sens mésio-distal, présente les mêmes caractères que la racine de 
la canine inférieure, toute fois elle est petite et effilée, pas de sillon au niveau des 
faces proximales. 
V.C. La chambre pulpaire 
2 cornes pulpaires 
• une très grande c'est la vestibulaire, 
• la plus petite c'est la linguale. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 30
V.D. Situation en bouche 
• Dans le sens vestibulo-lingual, la face vestibulaire de la couronne est 
légèrement plus incliné du coté lingual que sur la canine inférieure. 
• La face linguale à tendance à ce pencher du coté lingual, la face occlusal est 
oblique de haut en bas dans le sens lingual. 
• La racine est dirigée un peu obliquement de bas en haut dans le sens lingual. 
VI La deuxième prémolaire inférieure 
C'est la plus forte de toutes les prémolaires, sa couronne à une forme cubique qui se 
rapproche à celle des molaires, elle présente le plus souvent 3 cuspides et parfois 2. 
VI.A. La couronne 
VI.A.a. La face vestibulaire 
Plus vaste que sur la première prémolaire inférieure, sa hauteur est de 
8.1mm et son diamètre mésio-distal est de 7.2mm. 
• Le bord libre est bien moins pointue que sur les autres 
prémolaires. 
• Le Lobe central dépasse à peine les lobes mésiales et distales. 
• L'ensemble du modelé est comparable à celui de la première 
prémolaire inférieure. 
VI.A.b. Linguale 
Un peu moins haute que la face vestibulaire (6.4mm) mais à peine 
moins large, son bord libre peut se présenter de 2 manière différentes 
suivant que la couronne présente 2 ou 3 cuspides . 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 31
1 Cas à 2 cuspides 
Le bord libre présente une seule pointe très émoussée (qui a 
perdu son caractère tranchant ou pointu) 
2 Cas à 3 cuspides 
Le bord libre est divisé en 2 pointes (la pointe mésiale étant 
légèrement plus large que la pointe distale) par un petit sillon qui 
vient de la face occlusale et disparait dans la face linguale. 
La face linguale est légèrement convexe dans le sens vertical et dans 
le sens horizontal. Elle est comme sur la première prémolaire 
inférieur. 
La face vestibulaire (!) est un peu oblique de bas en haut dans le sens 
lingual 
VI.A.c. Les faces proximales 
Un peu plus large : 8.3mm que haute 8.1mm 
VI.A.d. La face occlusale 
Dans l'ensemble elle est oblique de haut en bas dans le sens vestibulo-lingual. 
• Elle peut être formée de 2 ou 3 cuspides 
1 Cas à 2 cuspides 
La cuspide la plus forte c'est la vestibulaire. 
Le sillon mésio-distal qui sépare les 2 cuspides n'est pas rectiligne 
comme pour les prémolaires qui est courbe à concavité 
vestibulaire. 
2 Cas à 3 cuspides 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 32
La cuspide vestibulaire et le sillon qui vient d'être décrit restent 
inchangés. 
Mais ici la cuspide linguale est divisée en 2 petites cuspides par 
un petit sillon à direction vestibulo-lingual qui prend naissance 
du sillon mésio-distal, il vas se perdre sur la face linguale. 
On trouve donc sur cette face 3 cuspides 
a : La plus forte est la vestibulaire 
b : La moyenne est la mésio-distale 
c : La plus petite est la linguale 
Il y a 2 sillons 
a : La première à direction mésio-distal 
b : La deuxième à direction vestibulo-lingual 
Il y a 2 fossettes : 
• Une mésiale et une distale situées aux extrémités du sillon 
mésio-distal et une crête marginale mésiale et une autre distale 
VI.B. La racine 
Même conformation que celle de la racine de la première prémolaire mais un peu 
plus forte. 
Pas de sillon sur les faces proximales de cette racine. 
VI.C. La chambre pulpaire 
Cette chambre pulpaire possède 2 ou 3 cornes suivant que la couronne possède 2 
ou 3 cuspides. 
Le canal radiculaire est très légèrement aplati dans le sen mésio-distal 
VI.D. Situation en bouche 
Même inclinaison que la première prémolaire inférieure. 
Seule la face occlusale qui est beaucoup moins oblique. 
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5 - Les molaires 
Plan du document: 
1. Caractères communs par arcades 
1. Racines 
2. Les cuspides 
3. Diamètre 
4. Table occlusale 
5. La face linguale 
1. Chronologie 
2. Mensurations 
3. Description 
1. Face vestibulaire 
1. Cuspides 
2. Arêtes 
3. Contour cervical 
4. Surface 
5. Racines 2. Vue palatine 
3. Vue mésiale 
4. Vue distale 
5. Vue occlusale 
6. Cavité ou chambre pulpaire 
1. Chronologie 
2. Mensurations moyennes 
3. Description 
1. Face vestibulaire 
2. Vue palatine 
3. Vue mésiale 
4. Vue distale 
5. Face occlusale 
6. La chambre pulpaire 
1. La couronne 
1. La face vestibulaire 
1. La silhouette 
2. Le modelé 2. La face linguale 
1. La silhouette 
2. Le modelé 3. La face mésiale 
1. La silhouette 
2. Le modelé 4. La face distale 
1. La silhouette 
2. Le modelé 5. La face occlusale 
1. La silhouette 
2. Le modelé 
1. Les cuspides 
2. Les sillons 
1. Sillon inter-cuspidien mésio-distal 
2. Sillon inter-cuspidien mésio-vestibulaire 
3. Sillon inter cuspidien disto-vestibulaire 
4. Sillon inter-cuspidien lingual 2. La racine 
1. La racine mésiale 
2. La racine distale 3. La chambre pulpaire 
4. Situation en bouche 
1. La couronne 
1. La face vestibulaire 
1. La silhouette 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 34
2. Le modelé 2. La face linguale 
3. Les faces proximales 
4. La face occlusale 
1. La silhouette 
2. Modelé 
1. Les cuspides 
2. Les sillons 
1. Le sillon inter-cuspidien vestibulo-lingual 
2. Le sillon inter-cuspidien mésio-distal 2. Les racines 
3. La chambre pulpaire 
4. Situation en bouche 
1. La couronne : caractères morphologiques 
2. Les racines 
3. Anatomie pulpaire 
4. Situation en bouche 
1. La couronne 
2. Les racines 
3. Chambre pulpaire 
4. Situation en bouche 
1. Au niveau des couronnes 
2. Au niveau des racines 
I Introduction 
Elles sont au nombre de 12, 6 au maxillaire et 6 à la mandibule, leurs nom dérive du mot “Meule” 
ou leur fonction de meulage. 
Elles assurent un rôle primordial dans le broiment des aliments ainsi que le maintient de la . 
Ces dents naissent de la différentiation de la , elle ne remplace aucune dent temporaire, on dit 
qu'elles sont des dents “monophysères”. 
Ces dents portent souvent le nom de leurs date d'éruption, si bien que: 
• la première molaire porte le nom de 6ans, 
• la deuxième porte le nom de 12ans 
• Et la troixième porte le nom de la “dent de sagesse” à cause l'éruption tardive et douleureuse 
(18~25ans, et même plus) 
La forme étendue de la face occlusale(ou de surface occlusale) fait d'elles les mieux adaptées à la 
fonction précédemment décrite. 
Avec les prémolaires, elles constituent le groupe des dents cuspidées encore dite “dents jugales”. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 35
II Caractères généraux des molaires 
• Les molaires sont en série descendante, la première molaire est toujours plus forte que la 
deuxième, elle même plus volumineuse que la troixième. 
• Les molaires possèdent la surface fonctionnelle la plus étendue. 
• Les molaires possèdent toujours 3, 4 ou 5 cuspides mais elles possèdent toujours 2 
vestibulaires. 
• Les molaires possèdent 2 ou 3 racines (rarement le cas des dents de sagesse qui possèdent des racines 
fusionnées). 
• Caractères communs par arcades 
II.A.a. Racines 
• Les molaires maxillaires possèdent en géneral 3 racines, 2 racines 
vestibulaires et 1 racine palatine. 
Cette disposition étant autorisé par la voûte palatine qui permet le 
dévelopement de la racine palatine 
Les racines sont classées par ordre décroissant de taille : 
a : Palatine 
b : mésio-vestibulaire 
c : disto-vestibulaire 
• Les racines mandibulaires n'ont quand à elle en générale que 2 racines, une 
mésiale et une distale, cette disposition est liée à l'étroitesse du corps 
mandibulaire. 
La racine mésiale est toujours plus grande. 
II.A.b. Les cuspides 
• Les molaires maxillaires possèdent toujours 3 cuspides au moins, 3 cuspides 
bien développées, 2 cuspides vestibulaire et une linguale. 
La quatrième cuspide est toujours disto-palatine et toujours moins dévelopée. 
• Les molaires mandibulaires quand à elles, possèdent 4 cuspides principales 
bien délimitées et bien developpées mais moins développées que les molaires 
maxillaires, 2 cuspides vestibulaires et 2 linguales, la 5ème est distale (et disto- 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 36
vestibulaire) moins développée. 
• Les cuspides maxillaires forment un triangle et la cuspide palatine est jointe à 
la cuspide disto-vestibulaire par la crête vestibulo-linguale oblique dont la 
direction pricipale est mésio-linguale (ou disto-vestibulaire) cette crête est 
appelée “Pont d'Émail”. 
• Les 4 cuspides mandibulaires déssinent quand à elle et d'une manière très 
grossière un rectangle: 
- Les crêtes cuspidiennes sont transversales car elles suivent une direction 
principale approximativement vestibulo-linguale. 
- Les sillons inter-cuspidiens principaux déssinent une forme de croix entre 
ces 4 cuspides. 
II.A.c. Diamètre 
• Les diamètre vestibulo-palatin couronnaire maxillaire est toujours plus 
important que celui mésio-distal. 
• À l'inverse des molaires mandibulaires, le développement couronnaire mésio-distal 
est plus important que le développement vestibulo-linguale. 
II.A.d. Table occlusale 
En vue occlusale, la table occlusale: 
• Des molaires maxillaires est déportée du côté vestibulaire. 
• Celle des molaires mandibulaires au contraire est déportée du côté 
linguale. 
II.A.e. La face linguale 
• La face linguale des molaires maxillaires est fortement inclinée, 
• à l'inverse des dents mandibulaires ou c'est la face vestibulaire qui est plus 
inclinée. 
III Première molaire supérieure 
III.A. Chronologie 
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Début de calcification : à la naissance 
Couronne achevée : 2ans et demie 
Âge d'éruption : 6 à 7ans 
Racine achevée : 12ans et demie 
III.B. Mensurations 
“Mensurations importantes pour le traitement orthodentique“ 
Hauteur totale : 20.5mm 
Hauteur couronnaire : 7.5mm 
Hauteur de la racine : 13mm (à retenir en cas d'absence de la racine) 
III.C. Description 
C'est la dent la plus stable anatomiquement de toutes les molaires supérieures, elle 
représente le modèle des molaires supérieurs. 
• Elle représente pratiquement tout le temps une particularité anatomique appelée 
“pont d'émail” qui traverse la face occlusale en joignant les sommets cuspidiens mésio-palatin 
et disto-vestibulaire 
• Une autre particularité sur la face palatine plus exactement sur la cuspide mésio-palatine, 
il s'agit d'un relief plus ou moins developpée appelée rarement “5ème cuspide” et 
plus souvent “tubercule de carabilli”(=péricône de stiline). 
III.C.a. Face vestibulaire 
La couronne à une forme trapézoïdale. 
1 Cuspides 
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Sur la vue vestibulaire, les 4 cuspides sont visibles, 2 cuspides 
vestibulaires et 2 palatines. 
• La cuspide mésio-palatine est visible dont l'embrasure occlusale 
entre les 2 cuspides vestibulaire et son sommet est alignée avec le 
sommet principal inter-cuspidien des cuspides vestibulaires 
• la cuspide disto-palatine déborde légèrement la portion palatine de 
la couronne en raison de la grande obliquitée qui rend visible la face 
distale de la couronne 
Le contour occlusal est plus caractéristique 
• La cuspide mésio-vestibulaire est plus importante en taille que 
celle disto-vestibulaire mais son acuité (gravité et intensité) et moins 
importante que celle-çi car les arêtes mésiales et distales sont plus 
inclinées. 
2 Arêtes 
Les arêtes distales en ce qui conserne les cuspides vestibulaires sont plus 
large que les arêtes mésiales et les somments des cuspides s'en trouvent 
légèrement decelées du coté mésiale. 
3 Contour cervical 
Le contour cervicale vestibulaire est en forme d'accolade à concavité 
dans sa moitié cervical ; chaqu'un des 2 bras de l'accolade correspond à 
une cuspide vestibulaire 
4 Surface 
La surface vestibulaire est convexe dans sa moitié cervicale et résultent 
de la juxtaposition de 2 convexitées cuspidiennes dans sa moitié 
occlusale qui détermine un sillon inter-cuspidien inter dentaire(=sillon 
vestibulaire) 
5 Racines 
2 Racines sont visibles, une vestibulaire et une palatine, les 3 racines 
sont visibles en vue vestibulaire, la racine palatine apparaient entre les 2 
racines vestibulaires, elle est verticale. 
- Les racines vestibulaires naissent d'un tronc radiculaire. 
- La bifurcation entre les 2 racines vestibulaires siègent dans le 1/3 
moyen de la hauteur de la racine palatine. 
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• La racine mésio-vestibulaire plus importante dans son diamètre 
mésio-distale que la racine disto-vestibulaire, peut-être plus longue, plus 
courte ou avoir la même hauteur, mais les 2 racines vestibulaires sont 
plus courbes que la racine palatine. 
La racine mésio-vestibulaire est parralèle au grand axe de la dent, son 
apex est fréquement plus inclinée distalement et son apex se condense 
du coté mésial. 
• Les surfaces vestibulaires des 3 racines sont régulièrement convexe. 
la surface du tronc radiculaire est parcourus par une dépression qui née 
de l'embrasure inter-radiculaire vestibulaire et devient de plus en plus 
étroite et superficiel en s'acheminent vers le collet 
III.C.b. Vue palatine 
Le contour est pratiquement le même pour la couronne, mais en vue inversée, 
seules les cuspides palatines sont visibles, la cuspide mésio-palatin à elle 
seule occupe les 2/3 du diamètre mésio-distal, par conséquent elle se trouve 
être la plus volumineuse. 
La dite “cuspide mésio-palatine” présente 2 crêtes, qui se rejoignent au 
sommet cuspidien, son contour occlusale forme un demi cercle presque 
parfait qui accentue la forme sphéroïdal de la face distale. 
La surface palatine est parcourue par un sillon inter-cuspidien palatin; qui 
sépare la cuspide disto-palatin des trois cuspides majeurs, ce sillon vient 
mourir au centre de la face palatine. 
La surface palatine présente sur le franc mésio-palatin de la cuspide mésio-palatine 
une pseudo-cuspide, le tubercule de carabilli dont le développement 
est variable 
Le collet est applatie sur la face palatine et dessine même une convexité 
dans certains cas. 
la racine palatine est conique, elle masse en partie les 2 racines vestibulaire 
III.C.c. Vue mésiale 
La forme générale sur la vue mésiale est en forme d'accent de circonflexe plus 
estompé que sur les prémolaires, la cuspide mésio-palatine et le tubercule de 
carabilli sont également visible, la cuspide palatine est plus proéminente que la 
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cuspide vestibulaire. 
La crête marginale mésiale rejoint les arêtes cuspidiennes mésiales des cuspides 
vestibulaires et palatine. 
La surface mésiale est convexe dans son tiers occlusal et le point de contact est 
situé à la jonction du 1/3 vestibulaire avec le tiers moyen, le reste de la surface 
mésiale est aplati ou légèrement concave, cette concavité vas se prolonger 
jusqu'à arriver au tronc radiculaire. 
Le contour cervical mésial... 
Sur la vue mésiale pour les racines, seules les racines mésio-vestibulaire et 
palatine sont visibles 
Les 2 racines naissent du tronc radiculaire, la bifurcation se situe au 1/3 
moyen de la hauteur radiculaire. 
III.C.d. Vue distale 
Grossièrement identique à la précédente mais légèrement moins large 
III.C.e. Vue occlusale 
Cette face à la forme d'un parallélogramme. 
La face occlusale proprement dite est enfermée dans des limites dessinée 
par les arêtes cuspidiennes et marginales. 
Il existe 4 cuspides qui sont par ordre d'importance décroissant 
a : Mésio-palatine 
b : Mésio-vestibulaire 
c : Disto-vestibulaire 
d : Disto-palatine 
La crête marginale mésiale est toujours plus étendue que la distale, celle ci 
est fréquemment sectionnée par 2 sillons accessoires en 2 lobules d'email. 
Les cuspides vestibulaires et la cuspide palatine forme un triangle dont les 
trois côtés sont: 
• L'arête marginale mésiale 
• Les arêtes cuspidiennes vestibulaires 
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• et la crête oblique en vue distale 
La cuspide disto-palatine semble projetée en direction disto-palatine 
dépassant largement du coté palatin, le contour de la cuspide mésio-palatin, 
cette dernière est nettement plus importante que son adjacente (3/5 contre 
2/5) 
À l'intérieur des limites de la face occlusale proprement dite, le sillon 
principale inter-cuspidien mésio-distale sépare les cuspides vestibulaires et 
palatines 
On peu noter 2 segments bien distints de part et d'autre du pont d'émail 
• Le segment mésiale à concavité palatine ; sépare la cuspide mésio-palatine 
de la cuspide mésio-vestibulaire et sépare le point mésial occlusal de 
la cuspide disto-vestibulaire 
• Un segment distale à concavité vestibulaire sépare la cuspide disto-palatin 
de la cuspide disto-vestibulaire. 
2 sillons principaux vestibulo-linguaux parallèles entre eux et parallèle à l'axe 
principal du pont d'émail séparent les cuspides mésiales des cuspides distales. 
Le sillon vestibulaire prend naissance dans la fossette vestibulaire et vas se 
diriger vers le sommet de la cuspide mésio-palatine. 
Il se termine à son intersection avec le sillon mésio-distale dans la fossette 
centrale 
Le sillon palatin pratiquement alignées avec le dernier segment distal, 
détermine la fossette centrale distale. 
Aux extrémités mésiale et distale du sillon principal mésio-palatin se trouve 
les fossettes marginales mésiales et distales 
Au fond des fossettes marginales distales naissent les sillons accessoires qui 
découpent la crête marginale 
les arêtes cuspidiennes occlusales sont disposées de façon caractéristiques sur 
cette dent. 
• Les arêtes internes des cuspides mésio-palatines et disto-vestibulaires et 
rejoignent pour former le pont d'émail ou appelé aussi “la crête oblique”. 
III.C.f. Cavité ou chambre pulpaire 
• Les cornes pulpaires sont au regard de chacune des cuspides bien 
individualisée. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 42
La chambre pulpaire se débloque dans le sens vestibulo-palatin. 
• Le plancher de la chambre pulpaire est radiculaire et le canal palatin bien 
individualisé se réduit à fur et à mesure qu'il se rapproche de l'Apex. 
• Les canaux radiculaires sont généralement étroits et épousent 
généralement fidèlement les courbes radiculaires. 
Il vont en s'amincissant en se rapprochant de l'Apex 
IV Deuxième molaire supérieure 
IV.A. Chronologie 
Début de calcification : 2ans et demi à 3ans 
Couronne achevée : 7 à 8ans 
Âge d'éruption : 12 à 13ans 
Racine achevée : 14 à 16 ans 
IV.B. Mensurations moyennes 
Hauteur totale : 19mm 
Hauteur couronnaire : 7mm 
Hauteur radiculaire : 12mm 
IV.C. Description 
La 2ème molaire supérieur présente de nombreux points en commun, cependant nous 
décriverons face par face les point non communs aux dents. 
IV.C.a. Face vestibulaire 
La couronne est plus petite dans toutes ces mensurations que la première. 
La cuspide disto-vestibulaire est beaucoup plus petite que la mésio-vestibulaire, 
son arête distale se confond avec la crête marginale. 
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Les racines vestibulaires et palatines ont une inclinaison très nettes, 
Les axes radiculaires sont moins divergents que sur la première molaire. 
L'embrasure vestibulaire s'en trouve donc moins largement ouverte. 
IV.C.b. Vue palatine 
Dans le type de molaire supérieure à 3 cuspides, la cuspide palatine est aiguë 
et sont arête mésiale et toujours plus courte que son arête distale. 
IV.C.c. Vue mésiale 
Au niveau radiculaire, la racine palatine à un axe parallèle à celui des racines 
vestibulaires 
Pratiquement, les racines apparaissent plus rassemblée que sur la 1ère 
molaire supérieure. 
Les crêtes marginales sont fréquemment sectionnées par un sillon accessoire. 
IV.C.d. Vue distale 
La cuspide disto-palatine (quand elle existe) se confond avec la crête marginale 
qui découpe largement la portion distale du pont d'émail. 
IV.C.e. Face occlusale 
Il existe des faces occlusales à 4 et des faces occlusales à 3 cuspides 
La cuspide disto-palatine faisant les frais de cette différence anatomique. 
La ligne du grand contour de la face occlusale diffère sensiblement de celle de 
la 1ère molaire, les angles couronnaires aiguës ou optés sont encore plus 
marqués sur cette dent aussi 
• Dans les types à 4 cuspides : la forme générale est un net parallélogramme 
à grande base du coté mésiale. 
• Dans les types à 3 cuspides : la forme générale est un triangle à sommet 
palatin. 
IV.C.f. La chambre pulpaire 
Elle présente les mêmes caractéristiques que sur la première molaire. 
Le canal palatin est plus important, comme il arrive qu'il y est 2 cannaux de la 
racine mésio-vestibulaire. 
Il faut noter également qu'il n'est pas rare de rencontrer des 2ème molaires 
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dont les racines sont fusionnées et dans ce cas la chambre pulpaire se 
poursuivie par un canal pyramidal unique qui se réduit progressivement à 
mesure qu'il se rapproche de l'apex. 
V Première molaire inférieure 
V.A. La couronne 
Début de calcification : 25ème semaine de la vie intra-utérine 
Calcification complète : 9 à 9ans et demi 
Eruption : 6 à 7ans 
Hauteur Total : 21mm 
La couronne est cuboïde, aplatie dans le sens vestibulo-lingual et présente 5 cuspides. 
V.A.a. La face vestibulaire 
1 La silhouette 
Elle s'inscrit dans un trapèze à grande base supérieure. 
• Le bord libre est festonné en 3 lobes correspondant aux cuspides 
vestibulaires: 
Le mésial : le plus grand 
Le central : moyen 
Le distal : le plus petit 
• Le bord mésial est oblique de haut en bas dans le sens distal ; sa portion 
cervicale est concave et sa portion supérieur est très légèrement convexe 
• Le bord distal est très légèrement moins haut que le bord mésial, il est 
oblique dans le sens inverse, son dessin est plus accentué 
• Le bord cervical est plus court que le bord libre, il est presque 
rectiligne et présente 2 petites convexités à pôle supérieur. 
2 Le modelé 
On trouve: 
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• La bosse du 1/3 cervical, 
les 2/3 presque rectiligne mais très oblique de bas en haut dans le sens 
lingual 
• 2 sillons verticaux, 
Un sillon mésial qui sépare le lobe mésial du lobe central, il est profond et 
se termine dans la fossette vestibulaire située à mi-hauteur de la face 
vestibulaire 
Le sillon distal est logé entre le lobe distal et le lobe central, il est plus 
court que le précédent et plus profond ; il se fond progréssivement dans le 
modelé de la face vestibulaire 
V.A.b. La face linguale 
1 La silhouette 
Elle s'inscrit dans un trapèze à grande base supérieure, très légèrement 
moins haute que la face vestibulaire. 
Le bord libre est nettement plus étroit, il est festonnée en 2 lobes : 
• Le lobe mésial est légèrement plus large que le distal 
Les bords proximaux et le bord cervical ont à peu près le même dessin que la 
face vestibulaire 
2 Le modelé 
La bosse cervicale est nettement plus marquée que sur la face vestibulaire, 
il n'y a pas de sillon mais une simple dépression près du bord libre qui marque 
la séparation des 2 lobes 
En bouche la face lingual est très légèrement oblique de bas en haut dans le 
sens lingual 
V.A.c. La face mésiale 
1 La silhouette 
Elle est plus large que haute, le bord libre présente la forme d'un “V” très 
ouvert 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 46
Le bord vestibulaire est très incliné de bas en haut dans le sens lingual pour 
les 2/3 supérieures, le 1/3 cervical est convexe. 
Le bord lingual est très légèrement curviligne avec une direction générale 
presque verticale, avec tendance à l'inclinaison dans le même sens que le 
bord vestibulaire 
Le bord cervical forme une ligne à peine ondulée à concavité inférieure. 
2 Le modelé 
On retrouve une bosse près du bord libre, et une dépression près du bord 
cervical 
V.A.d. La face distale 
1 La silhouette 
Identique à celle de la face mésiale mais plus étroite 
2 Le modelé 
Il est plus accentué que sur la face mésiale 
V.A.e. La face occlusale 
1 La silhouette 
Elle peut s'inscrire dans un trapèze à grande base vestibulaire 
• Le bord vestibulaire est le plus grand des 4; il est convexe dans son 
ensemble et présente une légère dépression correspondant aux 2 sillons de 
la face vestibulaires 
• Le bord lingual est le plus court, formé de 2 lobes très convexes 
correspondant aux 2 cuspides linguales 
• Le bord mésial : il est légèrement convexe et oblique 
• Le bord distal : il est plus convexe que le mésial, légèrement moins 
long, oblique en sens inverse 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 47
2 Le modelé 
On retrouve sur la face occlusale : 
5 : cuspides 
4 : sillons inter-cuspidiens 
2 : fossettes principales marginales déterminant latéralement 
2 : crêtes marginales : 1 mésiale et 1 distale 
1 Les cuspides 
Elles sont classées par ordre de grandeur décroissante 
a : Mésio-linguale 
b : Disto-linguale 
c : Mésio-vestiulaire 
d : Centro-vestibulaire 
e : Disto-vestibulaire 
2 Les sillons 
1 Sillon inter-cuspidien mésio-distal 
Il sépare les 3 cuspides vestibulaires des 2 cuspides linguales. 
Il commence dans la fossette mésiale et se termine dans la 
fossette distale 
Il n'est pas rectiligne mais formé de 2 portions convexes à pôle 
vestibulaire 
2 Sillon inter-cuspidien mésio-vestibulaire 
Il débute à la fossette accessoire mésiale et se termine dans la 
fossette vestibulaire, sa direction est perpendiculaire au sillon 
mésio-distal 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 48
3 Sillon inter cuspidien disto-vestibulaire 
Il sépare la cuspide centro-vestibulaire de la cuspide disto-vestibulaire 
; il prend naissance dans la fossette accessoire distale 
située sur la face occlusale et s'épanouit dans la face vestibulaire 
sans aucune fossette. 
4 Sillon inter-cuspidien lingual 
Il commence dans la fossette accessoire centrale située juste à 
l'intersection des 2 portions du sillon principal, et s'épanouit 
simplement sur le bord lingual ; sa direction est perpendiculaire 
au sillon mésio-distal. 
Remarque 
La portion occlusale 
La portion occlusale proprement dite, (située entre les arêtes transversales 
des cuspides linguales et des cuspides vestibulaires) est déportée fortement 
du coté lingual; ainsi l'arête transversale des cuspides linguales est 
située tout près du bord lingual de la couronne (à peine 1mm) 
• Tandis que l'arête transversale des cuspides vestibulaires est 
éloignée du bord vestibulaire de la couronne de près de 3mm 
V.B. La racine 
On a 2: 
Une mésiale 
Une distale 
Elles se détachent du corps de la dent à environ la moitié de la hauteur totale de celle-ci. 
Elles sont séparées sur la face vestibulaire et la face lingual par un large sillon (sillon inter 
radiculaire vestibulaire et un sillon inter radiculaire linguale), il est bien modelé. 
Il part entre les racines pour s'épanouir horizontalement de part et d'autre de la ligne 
médiane sous la bosse cervicale de la couronne. 
Les faces proximales de chacune des racines sont parcourues par 1 sillon vertical(=sillon 
radiculaire) plus marqué au centre qu'aux extrémités. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 49
La racine mésiale est plus robuste que la racine distale 
Sur une coupe horizontale, la face vestibulaire et linguale de chaque racine présente une 
forme très arrondie en demi-cercle. 
V.B.a. La racine mésiale 
C'est la plus robuste des 2, elle déborde de la racine distale de toute part si 
elles sont placées l'une sur l'autre. 
Le bord vestibulaire et lingual descendent presque parallèlement jusqu'à environ 
la moitié de la hauteur puis se rapprochent graduellement par une ligne 
légèrement courbe jusqu'à l'apex. 
V.B.b. La racine distale 
Le bord vestibulaire et lingual - légèrement courbe - commencent tout de suite à 
se rapprocher l'un de l'autre. 
Parfois la racine distale est très légèrement plus longue que la racine mésiale 
V.C. La chambre pulpaire 
Elles est très vaste, présente 5 cornes pulpaires correspondant aux cuspides. 
Elle se continue dans les racines par 3 canaux radiculaires 
2 : pour la racine mésiale 
1 : pour la racine distale 
• Les 2 canaux de la racine mésiale naissent au fond de la chambre pulpaire, tout près de 
son bord mésiale, par une fente allongée dans le sens vestibulo-linguale. 
Cette fente ne tarde pas à se deviser en 2 canaux bien distincts, un vestibulaire et un 
linguale, ils sont légèrement courbes dans les 2 sens. 
Dans le sens mésio-distal, ils suivent la courbure de la racine et 
Dans le sens vestibulo-lingual leurs courbures sont en sens inverse. 
Ils sont d'égale grosseur et se joignent à l'apex 
• Le canal de la racine distale est fortement aplati, sa section se rapproche de la forme 
d'un “8”. 
Son accès est beaucoup plus facile que les canaux de la racine mésiale 
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V.D. Situation en bouche 
• Dans le sens vestibulo-lingual, la face vestibulaire présente une obliquité encore plus 
marquée que sur les prémolaires inférieures 
La face occlusale s'incline légèrement de haut en bas dans le sens lingual 
• Dans le sens mésio-distal; la couronne est à peu près verticale et les racines sont 
légèrement inclinées du coté distal. 
VI La deuxième molaire inférieur 
Début de calcifiation : 4ans et demie 
Calcification complète : 13ans et demi 
Eruption : 12ans 
Hauteur Totale : 19.8mm 
Elle est plus moins volumineuse que la 1ère molaire et ne présente que 4 cuspides 
VI.A. La couronne 
VI.A.a. La face vestibulaire 
1 La silhouette 
Même forme générale cependant elle est plus petite, le bord libre n'est 
festonné qu'en 2 lobes. 
• Le mésiale et plus large que le distal 
2 Le modelé 
Semblable, sauf que dans ce cas, il n'y a qu'un seul sillon placé entre les 2 
lobes et se termine dans une fossette située à mi-hauteur de la couronne 
VI.A.b. La face linguale 
A peu de près semblable 
VI.A.c. Les faces proximales 
Identiques mais peu plus petites 
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VI.A.d. La face occlusale 
Différente 
1 La silhouette 
Présente une forme un peu moins allongée dans le sens mésio-distal 
2 Modelé 
4 : cuspides 
2 : Sillons inter-cuspidiens 
1 : fossette accessoire 
2 : fossettes marginales délimitant latéralement : 
2 : crêtes marginales ; 1 mésiale et une distale 
1 Les cuspides 
2 vestibulaire et 2 linguale. Par ordre de grosseur décroissante 
a : Mésio-lingual 
b : Disto-lingual 
c : Mésio-vestibulaire 
d : Disto-vestibulaire 
Les cuspides linguales sont plus basses 
2 Les sillons 
1 Le sillon inter-cuspidien vestibulo-lingual 
Commence dans la fossette vestibulaire située sur la face 
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vestibulaire et se termine sur le bord lingual 
Il sépare les 2 cuspides mésiales des 2 cuspides distales 
Il est placé plus près du bord distal que du bord mésial 
• Cuspides mésiales plus grande que les cuspides distales 
2 Le sillon inter-cuspidien mésio-distal 
Il prend naissance dans une fossette marginale et se termine 
dans la fossette marginale opposée, il sépare les cuspides 
vestibulaires des cuspides linguales 
Les 2 sillons se croisent dans la fossette accessoire centrale 
VI.B. Les racines 
Elles ont la même forme, elles sont un peu moins grosses et elles ont tendance à se 
fusionner 
VI.C. La chambre pulpaire 
Elle présente seulement 4 cornes 
La racine mésiale peut présenter parfois 1 seul canal très aplati dans le sens mésio-distal 
VI.D. Situation en bouche 
• Dans le sens mésio-distal; la couronne s'incline nettement de haut en bas dans le sens 
distal 
Les racines sont obliques de façon plus marquées en direction distale 
• Dans le sens vestibulo-lingual : l'obliquité dans le sens lingual est encore plus marquée 
VII 3ème molaire supérieure 
Début de calcification : 8ans et demie 
Eruption : entre 18 et 30ans 
C'est la moins volumineuse des 3 molaires supérieures 
VII.A. La couronne : caractères morphologiques 
La forme de cette dent varie enormement, elle peut ressembler à une molaire du haut 
bien constituée mais aussi à une dent unicuspidée. 
Elle est souvent atteinte de manisme dans ce cas son volume est extrainement réduit 
mais sa forme ressemble à un cône très court pour la couronne et un cône allongée pour 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 53
la racine 
Quand elle est bien constituée, sa couronne ne présente que 3 cuspides 
2 : vestibulaire 
1 : palatine 
C'est la cuspide disto-lingual qui disparait, la cuspide linguale est par contre très 
saillante, c'est la plus saillantes des cuspides des dents supérieures. 
VII.B. Les racines 
Elles sont fusionnées et leurs présence est uniquement marquée par des sillons. 
Parfois ces racines sont bien séparées et leurs nombre est variable de 3 à 6 racines 
VII.C. Anatomie pulpaire 
Elle est en fonction du nombre des cuspides et du nombre des racines. 
• quand celle-ci sont fusionnées, généralement les canaux sont fusionnés en un seul 
canal 
• Quand les racines sont multiples, il y a autant de canaux que de racines, 
l'accès très difficile dans la cavité buccale, la finesse des canaux ainsi que la morphologie 
atypiques de cette dent rend les soins endodentique extrainement pénible. 
VII.D. Situation en bouche 
• Dans le sens vestibulo-lingual, elle est inclinée de bas en haut dans le sens palatin, la 
face occlusale est encore plus oblique que celle des deux autres molaires supérieures 
• Dans le sens mésio-distal, elle est très inclinée de bas en haut dans le sens mésiale 
VIII La troixième molaire inférieure 
Debut de calcification : 8ans et demi 
Eruption : entre 18 et 30ans 
Sa forme est moins inconstante que la dent de sagesse supérieure, elle n'est jamais frappée de 
manisme comme la dent de sagesse supérieure 
VIII.A. La couronne 
Elle peut présenter 4 à 5 cuspides, habituellement 5 cuspides, 
• dans ce cas la 5ème cuspide au lieu d'être située sur le bord vestibulaire comme 
pour la première molaire inférieure se place sur le bord distale et remplace la crête 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 54
marginale distale, la couronne est donc allongée dans le sens mésio-distale. 
VIII.B. Les racines 
Elles sont généralement au nombre de 2, elles peuvent être fusionnées et forme un 
cône incurvée du coté distale, ce cône est parcouru par un sillon vestibulaire et un 
sillon linguale marquant les limites radiculaires 
VIII.C. Chambre pulpaire 
Le nombre de cornes est proportionnel au nombre de cuspides, cette chambre se 
termine au niveau des racines par un gros canal cylindrique 
VIII.D. Situation en bouche 
• Dans le sens vestibulo-lingual, la dent s'incline fortement de bas en haut dans le 
sens lingual 
• Dans le sens mésio-distal, l'obliquité très marquée de bas en haut dans le sens 
mésial 
IX Caractères differentiels entre molaires supérieures et molaires 
inférieures 
IX.A. Au niveau des couronnes 
• Au niveau des molaires supérieurs vues par leurs faces occlusales, s'inscrive dans un 
paralellographe, 
les couronnes des molaires inférieures s'inscrive dans un trapèze à grande base supérieure 
• Les couronnes des molaires supérieures ont toujours un diamètre vestibulo-lingual plus 
grand que le diamètre mésio-distale 
Pour les molaires inférieures, c'est l'inverse : le diamètre mésio-distale est toujours plus 
grand que le diamètre vestibulo-lingual 
• Les cuspides des molaires supérieures s'engrene de manière particulière, la mésio-palatine 
et la disto-vestibulaire sont situées obliquement l'une par rapport à l'autre 
Par contre les cuspides des molaires inférieures sont disposées régulièrement le long des 
bords vestibulaire et du bord linguale 
IX.B. Au niveau des racines 
Les molaires supérieures possèdent 3 racines, plus ou moins divergreante, il y a 2 racines 
vestibulaires et une racines palatine 
Les molaires inférieures n'ont que 2 racines, une mésiale et une distale 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 55
6 - Les dents temporaires 
Plan du document: 
I. Généralités 
II. Caractères morphologiques différentiels des dents temporaires et 
permanentes 
III. Les incisives temporaires 
1. Incisive centrales supérieure 
1. Mensurations moyennes 
2. Caractères morphologiques 
1. La couronne 
1. Face vestibulaire 
2. Face palatine 
3. Les faces proximales 
4. Bord libre 
2. La racine 
3. La chambre pulpaire 
2. L’incisive latérale superieure 
1. Mensuration moyenne 
2. Les caractères morphologiques 
3. Incisive latérale inferieure 
1. Mensuration moyenne 
2. Caractère morphologique 
IV. Les canines temporaires 
1. La canine supérieure 
1. Mensuration moyenne 
2. Caractère morphologique 
1. La couronne 
2. La racine 
3. Canine inferieure 
1. Mensuration moyenne 
2. Caractère morphologique 
I Généralités 
Appelées aussi “dents de lait”, “dents primaires” ou “déciduales”. 
Elles vont se développer et fonctionner au cours de la croissance, assurant une véritable 
stimulation dans l’édification de la face. Elles seront en place lorsque l’enfant commencera à 
s’exprimer et vont jouer un rôle important dans l’articulation de la parole, croissance des os 
de la face, guide pour l’éruption des dents permanentes, déglutition enfantine. 
Le terme déciduale indique que ces dents préparent la venue des dents permanentes qui leur 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 56
succèdent. 
Le processus d’exfoliation des dents temporaires se fait entre 7 ans et demi et 12ans. 
Les dents temporaires sont au nombre de 20, soit 5 dents par hémi arcade. 
La formule dentaire temporaire est la suivante : 2/2. 
Les molaires temporaires seront remplacées par les prémolaires permanentes, les canines et 
les incisives temporaires seront remplacées par les canines et incisives permanentes. 
II Caractères morphologiques différentiels des dents 
temporaires et permanentes 
• Les dents temporaires sont plus petites que les dents de remplacement d’environ le 1/3, 
excepté pour les molaires dont le diamètre mésio-distal est supérieur à celui des prémolaires 
qui les remplacent ; 
• L’anatomie des dents temporaires est plus marquée que celle des dents permanentes ; 
• Le rapport couronne racine est augmenté ; 
• Au niveau cervical, il y a un bourrelet d’email ; 
• Les dents sont plus blanches. 
III Les incisives temporaires 
Leur taille atteint à peine les 2/3 de la hauteur d’incisives permanentes, elles sont courtes et 
larges .elles font leur éruption entre 6 mois et demi et 8 ans. 
L’incisive centrale mandibulaire est généralement la première sur l’arcade suivie de la 
latérale, ensuite la centrale supérieure et la latérale supérieure. 
III.A. Incisive centrales supérieure 
III.A.a. Mensurations moyennes 
• Hauteur totale : 16mm; 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 57
• Hauteur coronaire : 6 mm; 
• Diamètre MD : 6mm; 
• Diamètre VP : 5mm. 
III.A.b. Caractères morphologiques 
1 La couronne 
1 Face vestibulaire 
Les bords proximaux sont fortement convexes, le bord libre n’est 
pas festonné, il est rectiligne, la face vestibulaire est fortement 
convexe dan son 1/3 cervical. 
Il n’y a pas de relief particulier dans cette face. 
2 Face palatine 
Elle est plus étroite que la face vestibulaire, les crêtes 
marginales sont bien développées et viennent s’estomper sur le 
bord libre. 
3 Les faces proximales 
Elles sont identiques les bords vestibulaire et palatin sont 
fortement convexes au niveau cervical. Un véritable bourrelet 
d’email souligne la jonction email-cément. 
4 Bord libre 
Il est rectiligne. 
2 La racine 
La surface radiculaire est convexe, la racine est plus étroite sur sa 
face palatine. L’apex est déporté du coté vestibulaire. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 58
3 La chambre pulpaire 
Elle est plus volumineuse et l’épaisseur de la dentine est donc moins 
importante entre l’email et la chambre pulpaire. Le canal radiculaire 
se réduit vers un apex plus largement ouvert que celui des incisives 
permanentes matures. 
III.B. L’incisive latérale superieure 
III.B.a. Mensuration moyenne 
• Hauteur totale : 15.5mm; 
• Hauteur coronaire : 5.5mm; 
• Diamètre MD : 5mm; 
• Diamètre VP : 4.5mm. 
III.B.b. Les caractères morphologiques 
Le diamètre mésiodistal est plus important que la hauteur coronaire, 
l’angle coronaire distal est plus arrondi, le bord libre est rectiligne.la 
racine est plus longue que celle de l’incisive centrale, l’apex est du coté 
vestibulaire. 
III.C. Incisive latérale inferieure 
III.C.a. Mensuration moyenne 
• Hauteur totale : 15mm; 
• Hauteur coronaire : 5mm; 
• Diamètre MD : 4.5; 
• Diamètre VL : 4mm. 
III.C.b. Caractère morphologique 
Pratiquement identique à l’incisive centrale. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 59
IV Les canines temporaires 
Elles sont au nombre de 4, deux par maxillaire. 
Elles font leurs éruptions entre 16 et 20 mois. 
• La canine supérieure 
IV.A.a. Mensuration moyenne 
• Hauteur totale : 17.5 mm; 
• Hauteur coronaire : 7mm; 
• Diamètre MD : 6mm; 
• Diamètre VP : 5.5 mm. 
IV.A.b. Caractère morphologique 
1 La couronne 
Les convexités cervicales, vestivuaires et linguales sont biens 
soulignées. 
La face occlusale est souvent décrite comme ayant un aspect de 
diamant, car les arrêtes et les angles entre les faces sont nets et bien 
définis, le sommet cuspdien est déporté du coté distal. 
2 La racine 
Elle est conique convexe et longue, elle est généralement coudée 
vestibulairement dans son 1/3 apical. 
IV.A.c. Canine inferieure 
1 Mensuration moyenne 
• Hauteur totale : 17mm; 
• Hauteur coronaire : 6mm; 
• Diamètre MD : 5mm; 
• Diamètre VP : 5 mm. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 60
2 Caractère morphologique 
Elle diffère peu de la canine supérieure temporaire dans sa forme 
générale, le sommet cuspidien est déporté du coté mésial à l’inverse de 
la canine supeireire.la couronne est plus aplatit dans el sens vestibulo-lingual 
que celle de la canine supérieure. 
Comparée à la canine permanente, l’angle formé par les deux arrêtes 
cuspidiennes mésiale et distale est plus aigu. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 61
7 - Les molaires temporaires 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. La première molaire supérieure 
1. Mensuration 
2. Les caractères morphologiques 
III. La deuxième molaire supérieure 
1. Mensuration moyenne 
2. Caractères morphologiques 
1. Couronne 
2. Racine 
IV. La première molaire inferieures 
1. Mensuration moyenne 
2. Caractère morphologique 
V. La 2ème molaire inferieure 
1. mensuration moyenne 
2. Caractère morphologique 
1. couronne 
2. Racine 
I Introduction 
Elles sont au nombre de huit, quatre par maxillaire. 
Elles font leur éruption entre 1 et 2 ans, les premières molaires précédent toujours les 
deuxièmes molaires. 
La première molaire temporaire ne possède pas de similitudes marquées avec les dents 
permanentes, alors que les 2èmes molaires ressemblent aux permanentes. 
Elles sont en série ascendante au maxillaire et à la mandibule, elles sont remplacées par les 
prémolaires. 
II La première molaire supérieure 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 62
II.A. Mensuration 
• Hauteur totale : 15mm; 
• Hauteur coronaire 6mm; 
• Diamètre MD : 7mm; 
• Diamètre VL : 9mm. 
II.B. Les caractères morphologiques 
La couronne ne présente que trois cuspides disposées ainsi : deux vestibulaires, une 
linguale, l plus forte est la cuspide linguale, la plus petite est vestibulo-distale, cette 
cuspide est très réduite à peine atteint-elle la moitié du volume de la cuspide vestibulo-mésiale. 
C’est ainsi que la face mésiale de cette couronne mesure 5.9 mm de haut alors que la 
face distale ne mesure que 4mm. 
Le caractère d’asymétrie est encore renforcé sur la face vesbulaire par l’énorme saillie 
de la bosse cervicale qui se situe juste au dessous de la cuspide vestibulo-mésiale. 
III La deuxième molaire supérieure 
III.A. Mensuration moyenne 
• Hauteur totale : 17mm; 
• Hauteur coronaire : 6.5 mm; 
• Diamètre MD : 10mm; 
• Diamètre VP : 8.5 mm. 
III.B. Caractères morphologiques 
III.B.a. Couronne 
A part un volume un peu réduit et une saillie plus accentuée des bosses 
cervicaux et linguaux, la couronne de cette dent montre exactement les 
mêmes caractères que la couronne de la dent de six ans. 
III.B.b. Racine 
Elles son au nombre de trois : deux vestibulaires et une palatine, elles 
sont fines, allongées, convexes, avec un apex arrondi, la tribulation nait 
au collet, donnât des racines très écartées, formant une vaste loge dans 
laquelle se développe librement le follicule de la prémolaire. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 63
IV La première molaire inferieures 
IV.A. Mensuration moyenne 
• Hauteur totale : 16mm; 
• Hauteur coronaire : 6mm; 
• Diamètre MD : 8mm ; 
• Diamètre Vl : 7mm. 
IV.B. Caractère morphologique 
La couronne de cette dent est très différente de toutes les autres couronnes des dents 
temporaires ou permanentes. Vu par sa face vestibulaire, elle présente un aspect 
rectangulaire, les bords proximaux ( mésial et dsital) n’étant plus divergeant, comme 
sur toutes les autres dents ;mais parallèles, ces bords sont inégaux, le mésial 6mm est 
plus haut que le distal 4.8mm. 
La bosse cervicale fortement déportée du coté mésial est encore plus saillante que que 
sur la première molaire temporaire supérieure a face occlusale est constituée par 
quatre cuspides : 
Deux vestibulaires et deux linguales, la plus forte des cuspides est la vetibulo-distale et 
la disto-linguale. 
V La 2ème molaire inferieure 
V.A. mensuration moyenne 
• Hauteur totale : 17.5mm ; 
• Hauteur coronaire : 6mm ; 
• Diamètre MD : 10mm; 
• Diamètre VL : 8mm. 
V.B. Caractère morphologique 
V.B.a. couronne 
Reproduit à peu près les caractères généraux de la couronne de la dent de 6 ans 
inferieure, toute fois, il faut noter, un volume plus réduit, une accentuation de 
la bosse cervicale vestibulaire. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 64
V.B.b. Racine 
Elles ont disposées comme les racines des molaires permanentes inferieures, 
une mésiale et une distale, elles accusent les mêmes caractères spéciaux, elles 
sont longues et minces aplatis dans le sens mésio-distal, très divergente, elles 
se détachent du corps de la dent juste au dessous de la couronne. 
Elles sont parcourues verticalement sur leur face interne par un sillon très 
profond. Dans l’espace inter-radiculaire de ces dents se logent follicules. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 65
1 - Généralités en Odontologie conservatrice 
Plan du document: 
1.Generalités 
I. Généralités 
L'odontologie conservatrice est une thérapeutique réalisée dans le but de conserver l'organe 
dentaire. 
Depuis ces 20 dernières années, la dentisterie conservatrice classique s'est développée dans 
différentes direction. 
• La vrai conservation est obtenue à l'utilisation régulière de moyen moderne de 
prévention. 
• Les nouveaux matériaux utilisés sont parfaitement esthétique, quasiment invisible et 
leurs indications se sont élargies pendant que nos connaissance sur les obturations classiques 
se sont concilédés. 
• Grâce à l'analyse de la fonction occlusale lors de l'obturation, nous réalisons une thérapie 
restauratrice en harmonie avec une gnathologie rationnelle. 
La dentisterie conservatrice tend à intégrer et à ce rapprocher des spécialités voisines et à se 
perfectionner pour ce moderniser dans la pratique, 
• l'odontologie conservatrice permet actuellement la restauration de dents très délabrées 
qui était condamnées il y a quelques années et permet leur conservation sur l'arcade et 
l'élaboration de prothèse moins mutilante. 
• L'odontologie conservatrice permet par ses traitements à éviter des complications 
parodontales à travers l'Apex et à traiter toutes les atteintes ondo-parodentales. 
• L'odontologie conservatrice nous permet de traiter des dents douloureuses qui autrefois 
était sacrifier, la restauration des dents antérieures délabrées est aussi facilité par nos 
thérapeutique. 
• L'odontologie conservatrice est rentrée effectivement dans les thérapeutiques de 
l'esthétique grâce à la prise en charge des fractures accidentelles ou occasionnelles ou de 
rétablir l'aspect fonctionnel et esthétique. 
Ces dernière années, les techniques de blanchissement ont permit l'amélioration des 
colorations des dents qu'elle que soit iatrogène, chimique ou organique. 
L'odontologie conservatrice et la prothèse sont sérieusement liés par rapport au traitement 
canalaire des piliers nécessaires pour avoir une bonne prothèse. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 66
2 - L'organe dentaire 
Plan du document: 
I. Généralités 
II. Rappel embryonnaire 
III. Définitions de notions de base 
1. L'organe dentaire 
2. L'émail 
3. La couronne 
4. La racine 
5. La dentine 
6. L'odontoblaste 
7. La pulpe 
8. L'os alvéolaire (= os cortical ou table osseuse) 
9. La gencive IV. Les différents tissus qui entourent l'organe dentaire 
1. Émail 
1. Composition 
2. Structure 
2. La dentine 
1. Composition 
2. Définition de l'odontoblaste 
3. Différentes formes de dentine 
1. Définition de la dentinogenèse 
1. Phase cellulaire 
2. Phase extracellulaire 2. Dentine initiale ou dentine primaire 
3. Dentine sécrété ou fonctionnelle 
4. Dentine d'irritation (= séparation, de défense ou réactionnelle) 
3. La pulpe 
1. Définition 
2. Histologie 
1. Zone périphérique 
2. Zone centrale 3. Histopathologie 
4. Le ciment 
I Généralités 
L'organe dentaire est une entité à part entière issue de la Papille mésenchymateuse 
et assurant par son aspect morpho-fonctionnella fonction masticatrice, occlusale 
(relatif à la fermeture de la bouche) dont l'appareil manducateur. 
Il est constitué par un ensemble de tissus, dont l'association est au sein de 
l'appareil manducateur assure différentes fonctions. 
• Les tissus dont il est constitué et dont chacun est doté d'une histopathologie 
complexe sont les suivant. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 67
a : l'émail 
b : La dentine 
c : Le ciment 
d : L'os alvéolaire 
e : La gencive 
“L'os alvéolaire et la gencive font partie du tissu de soutien de l'organe dentaire mais qui ne sont 
en faite que l'extension de celui-ci. “ 
II Rappel embryonnaire 
Selon la FDI (fédération dentaire internationale) , l'organe dentaire est définit par 
la pulpe qu'il contient 
• La pulpe dentaire est un tissu mou d'origine ectomésenchymateuse qui 
occupe la chambre dentaire et/ou les canaux radiculaires d'une dent dont elle est 
issue, et dont elle assure les fonctions nutritives, fonctionnel et particulièrement 
dentino-génétique 
D'autres fonctions doivent également être citées: fonction neuro-sensorial, 
défensive reflétant la vitalité pulpaire de celle-ci. 
La dentine est définit comme étant la masse centrale de la dent, développée à 
partir de la papille dentaire et de la pulpe dentaire et minéralisée lors de sa 
formation. 
III Définitions de notions de base 
III.A. L'organe dentaire 
L'organe dentaire est une entité a part entière issue de la Papille 
mésenchymateuse et assurant par son aspect morpho-fonctionnel la fonction 
masticatrice. 
Il est constitué par un ensemble de tissu dont l'association au sein de 
l'organe dentaire assure différentes fonctions. 
• L'émail, la dentine, la pulpe, le ciment, l'os alvéolaire et la gencive qui 
sont les tissus de soutien mais qui sont en faite l'extension de celui-ci. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 68
III.B. L'émail 
Le tissu qui recouvre la dent (du moins la partie supérieure), c'est le tissu le 
plus dure du corps. 
III.C. La couronne 
La couronne est la partie visible de la dent surplombant l'alvéole (gencive), 
c'est la partie fonctionnelle de la dent dont son aspect masticateur, son 
anatomie et très variable selon le groupe de dent dont on parle, et même au 
sein du même groupe de dent. Cette couronne possède des éléments 
anatomiques particulières (cuspides, bord libre, lobe, cingulum), tous ces 
éléments anatomiques varient en fonction de paramètre de taille, de galbe 
(profil harmonieux par sa forme arrondie) , de diamètre, et autre... 
III.D. La racine 
C'est la partie qui fait suite à la couronne ; non visible, ancré dans l'alvéole, 
qui est constitué tout comme la couronne où son centre de dentine mais 
cependant recouverte de ciment et non par l'émail. 
III.E. La dentine 
C'est le tissu qui fait suite à l'émail, il constituent le coeur de la dent et se 
trouve être en terme de pourcentage le plus élevé, celui-ci est traversé de 
canalicules qu'on appelle “Tubuline dentaire” qui renferme des 
prolongements qu'on appelle “ prolongement odontoblastique” qui baignent 
dans le liquide transdentinaire 
III.F. L'odontoblaste 
C'est la cellule unitaire de l'organe dentaire, se trouve au niveau de la pulpe, 
rangée en palissade qui constitue le palissade odontoblastique et dont les 
prolongements baignent dans le fluide transdentinaire. 
Remarque 
La Dentine 
est le siège de différent remaniement dentinaire et pulpo-dentinaire puisque 
induite par la pulpe (l'unité pulpaire est l'odontoblaste) et qui intervienne dans les 
processus défensifs et sécatriciels lequel l'organe dentaire sera soumis 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 69
III.G. La pulpe 
Il existe 2 types de pulpes (caméral et radiculaire) puisque le siège de celle-ci 
conditionnera son appellation 
• Selon qu'elle se trouve à la partie haute partie basse (de/des canaux 
radiculaires) 
La pulpe est soumise à plusieurs agressions; 
a : Lésion carieuse 
b : Lésion catrogène 
c : Traumatisme 
Transmise à celle-ci par la dentine, elle sera d'ailleurs le centre de 
modification structurelle de la dentine et conditionnera les remaniements 
dentinaires en son sein dont l'appellation “pulpo-dentinaire”. 
III.H. L'os alvéolaire (= os cortical ou table osseuse) 
Il s'agit de l'élément basale(=sous-jacent) qui servira d'hôte à la dent 
(périoste) qu'il pourra être spongieux ou compacte. 
III.I. La gencive 
C'est la muqueuse qui entoure la dent, elle peut être de différentes natures, à 
savoir 
a : libre 
b : attachée 
c : papillaire 
IV Les différents tissus qui entourent l'organe dentaire 
IV.A. Émail 
IV.A.a. Composition 
Les analyses chimiques de la composition de l'émail permettent 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 70
de démontrer que : 
• Le tenan en éléments inorganique varie entre 95% et 96%. 
• On estime que la nature organique varie quand à elle entre 
0.5 et 2% de son poids total. 
• La quantité d'eau qu'elle contient varie en fonction des 
méthodes de détection utilisée, on peut l'évaluer entre 2 et 4% 
dont une partie est liée et l'autre est libre. 
IV.A.b. Structure 
L'émail dentaire forme une couche d'une égale épaisseur 
recouvrant l'ensemble de la dentine couronnaire et ce au dessus 
du collet anatomique de la dent. 
Il se termine en biseau au niveau gingivale et alors qu'il 
présente une hauteur maximale au niveau des cuspides. 
Il est formé par des substance inter-prismatique et intra-prismatique 
et traverse l'ensemble de l'émail de façon non 
rectiligne. 
IV.B. La dentine 
(Définition Voir précédente définition) 
IV.B.a. Composition 
La dentine est un tissu minéralisé formé par des cellules 
pulpaires spécialisées. 
• Les odontoblastes dont les prolongements sont logés dans 
des canalicules dentinaires et s'étendent à la jonction : dentine-émail, 
créé par le dépôt de dentine primaire se contracte par la 
suite, ils présentent un diamètre moyen de 2.5mcr et ceci au 
voisinage de la pulpe, et de 0.9mrc au niveau de la jonction 
dentine-émail. 
IV.B.b. Définition de l'odontoblaste 
C'est la cellule qui se trouve dans la zone pulpaire et dont les 
prolongements odontoblastiques baignent dans le fluide 
transdentinaire (au dépond du tibuli-dentinaire) . 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 71
• On dit que c'est l'unité fonctionnel de l'organe dentaire, 
c'est elle qui est responsable de l'élaboration de la dentine par 
dépôt de cristaux qu'on appelle les cristaux d'“hydroxy-apatite” 
IV.B.c. Différentes formes de dentine 
1 Définition de la dentinogenèse 
C'est la mise en place de la dentine ou élaboration de celle-ci 
par accumulation de cristaux d'hyroxy-apatite . 
Ce phénomène se déroule en 2 phases : 
1 Phase cellulaire 
Pendant laquelle les odontoblastes synthétise et 
rassemble les précurseurs de la trace organique de la 
dentine. 
2 Phase extracellulaire 
Au cours de laquelle interviennent des modifications 
biochimiques et des réactions enzymatique au sein du 
matériel sécrété 
Cette phase de maturation aboutira à la minéralisation 
et à la formation de la dentine proprement dite. 
2 Dentine initiale ou dentine primaire 
C'est une dentine qui se forme pendant le stade 
embryonnaire 
Elle possède une disposition régulière de la dentine et ce 
à cause des efforts qu'elle subit à l'intérieur pendant cette 
période. 
3 Dentine sécrété ou fonctionnelle 
Au fur et à mesure que les contraintes fonctionnelle 
augmente par la dent, la formation de la dentine augmente 
jusqu'à empiéter sur la chambre pulpaire. les 
dentinoblastessécrètent de la matrice organique et se 
rétracte vers le centre. Cette dentine secondaire et 
produite pendant toute la vie de la dent. 
4 Dentine d'irritation (= séparation, de 
défense ou réactionnelle) 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 72
Des stimulus (facteur interne ou externe qui provoque une 
réponse de l'organisme) de la part de l'environnement 
entraîne la formation de “dentine atypique” tel que les 
interventions de la dentisterie, les caries, les abrasions 
dentaire, ext... 
• Tous cela aboutira à la formation rapide de la dentine, 
on dit qu'elle est “sclérotique” (défensive, oblitératrice) 
IV.C. La pulpe 
IV.C.a. Définition 
La pulpe dentaire est définit comme un tissu conjonctif 
spécialisé de consistance gélatine. 
IV.C.b. Histologie 
La pulpe sur le plan histologique est devisée en 2 zones 
1 Zone périphérique 
Qui comprend les éléments situés au voisinage de la 
dentine. 
Cette zone est directement responsable de la formation 
de la dentine. 
Elle est elle-même devisées en 3 zones 
Couche odontoblastique : situé à la périphérie 
Couche acellulaire : 
appelée “couche 
acellulaire de 
WAILE”partie visible 
sur la partie 
couronnaire 
Couche interne : 
dénommé “zone de 
Hohl” 
2 Zone centrale 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 73
Qui comprend tous le reste du tissu conjonctif. 
IV.C.c. Histopathologie 
Sur le plan histopathologique, 
• Si l'agression est légère et de courte durée, la réponse est 
limitée au tibuli-dentinaire sous forme de dentine sclérotique ou 
d'irritation. 
• Si l'agression est plus sévère, le tissu pulpaire sous-jacent 
répond par une inflammation qui commence dans la zone sub-dentinoblastique 
et gagne progressivement la zone centrale. 
Nota bene 
Etapes de l'inflammation 
Sont diverses et complexes. 
• Voir prochain cours : les remaniements. 
IV.D. Le ciment 
Structuralement le cément ressemble à l'os, il possède une calcification 
voisine à celui-ci. Mais il en diffère du point de vue fonctionnel car il n'est 
ni vascularisé, ni énervé ni intéressé par la circulation lymphatique. 
C'est un tissu protecteur qui sera d'encrage 
Il se dépose de manière continue et remodèle la morphologie 
radiculaire, en compensation à l'éruption et au réaction à la dérive mésiale 
des dents. 
La mastication corosine est compensée par dépôt cortical autour du tiers 
apical de la racine. 
Ce dépot entraîne une augmentation de la longueur de la dent et la 
même fermeture de multiple canaux apicaux. 
Il existe également une contribution au remodelage de l'os alvéolaire et à 
la réparation des pertes de substances due à des pathologie infectieuse ou 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 74
inflammation par comblement des lacunes de résorption et par la 
formation des foramen apicaux. 
Conclusion 
L'organe dentaire 
Est l'unité fonctionnel de l'appareil manducateur et de son intégrité 
dépondera de celui-ci. 
• Dans un système complexe de symétrie maxillo-mandibulaire afin de 
mener à bien sa fonction masticatoire. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 75
3- Les tissus dentaires et les moyens de défenses 
Plan du document: 
I. Généralités 
1. Définition de l'organe dentaire 
II. Mécanismes de défenses 
1. L'émail 
1. Composition de l'émail et structure 
2. Structure 
3. Moyens de défense 2. Le complexe dentino-pulpaire 
1. Dentine et pulpe 
1. Définition de la dentine 
2. Définition de la pulpe 2. Dentinogenèse 
1. Une phase cellulaire 
2. Une phase extracellulaire 3. Les remaniements dentinaires ou moyens de défenses 
1. Dentine initiale, primaire ou tubulaire (péripulpaire) 
2. Dentine fonctionnelle ou dentine secondaire 
3. Dentine d'irritation: réparation ou de défense 4. L'inflammation pulpaire 
1. La réponse exsudative 
2. La réponse proliférative 5. Additif : Sénescence pulpaire et altération pulpaires 
dégénératives 
1. L'atropine 
2. La dégénérescence 3. Le cément 
I 
Généralités 
• Définition de l'organe dentaire 
L'organe dentaire est une entité composée de multiples tissus dont chacun est doté d'une structure 
et d'une physiologie particulière qui leur permet d'assurer leurs propres défenses et par 
conséquent la défense de tout l'organe dentaire 
II Mécanismes de défenses 
II.A. L'émail 
II.A.a. Composition de l'émail et structure 
Les analyses chimiques de la composition de l'émail permettent de montrer que 
• la teneur en éléments inorganiques varie entre 95 et 98% 
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• On considère que sa matrice organique varie entre 0.5 à 2% du poids totale 
La quantité d'eau qu'il contient varie en fonction des méthodes de dissection utilisées 
• On peut l'évaluer entre 2 et 4% dont une partie est fixe et l'autre est liée 
II.A.b. Structure 
L'émail dentaire est formé d'une couche d'égale épaisseur recouvrant l'ensemble de la 
dentine couronaire au dessus du collet anatomique de la dent 
Il se termine en biseau au niveau gingival alors qu'il présente une épaisseur maximal 
au niveau des cuspides. 
Il est formée de substance interprismatiques qui traversent l'ensemble de l'émail de 
façon non rectiligne. 
Nota Bene: : 
Il existe une absence d'alternance entre substance inter- et intraprismatique ; à 
laquelle s'ajoute une processus de maturation tardive, ce qui donne l'impression de 
l'existence d'une zone aprismatique de surface d'où la notion d'émail prismatique et 
d'email non-prismatique 
II.A.c. Moyens de défense 
L'émail ne possède physiologiquement aucun moyen de défense ou de régénération, il 
constitue un capital de dureté qu'il faut conserver contre l'attaque carieuse 
II.B. Le complexe dentino-pulpaire 
II.B.a. Dentine et pulpe 
1 Définition de la dentine 
La dentine est définit par la Fédération Dentaire Internationale de la façon 
suivante 
La dentine est le tissu dure qui forme le coeur de la dent, se développe à partir 
de la papille mésenchymateuse et qui quand elle est mature est minéralisée 
2 Définition de la pulpe 
La pulpe occupe le centre de la dent, dans une cavité inextensible limitée 
extérieurement par la dentine minéralisée dont elle est séparée par la zone 
dentinogénétique 
II.B.b. Dentinogenèse 
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La mise en place de la dentine ou “dentinogenèse” est l'aboutissement d'un processus 
qui comporte 2 phases: 
1 Une phase cellulaire 
Pendant laquelle les odontoblastes synthétisent et rassemblent les précurseurs 
de la trame organique de la dentine 
Cette phase d'élaboration est suivie d'une phase de sécrétion 
2 Une phase extracellulaire 
Au cours de laquelle interviennent des modifications biochimiques et des 
réactions enzymatiques au sein du matériel sécrété 
Cette phase de maturation aboutira à la minéralisation et à la formation de la 
“dentine” proprement dite 
La dentinogenèse se poursuivra, au delà de la période d'élaboration, pendant toute la 
vie de la dent au sein de la zone dentinogénétique 
C'est au niveau de la zone de prédentine que se situent les processus de 
minéralisation 
Cette zone appartient à la fois à la pulpe et à la dentine: elle assure la liaison 
histologique et fonctionnelle entre les 2 composantes du complexe dentino-pulpaire 
II.B.c. Les remaniements dentinaires ou moyens de défenses 
La formation de la dentine se poursuit tout au long de la vie de la dent à des cadences 
différentes sous différentes formes 
1 Dentine initiale, primaire ou tubulaire 
(péripulpaire) 
Possède une disposition régulière à cause de la disposition semblable des 
dentinoblastes et que la dent à ce moment subit des efforts minimes. 
2 Dentine fonctionnelle ou dentine secondaire 
Au fur et à mesure que les contraintes fonctionnelles augmentent pour la dent, 
la formation de la dentine augmente jusqu'à empiéter sur la chambre pulpaire 
Les dentinoblastes sécrètent de la matrice dentinaire et se rétracte vers le 
centre pulpaire, leur ordonnancement s'altère, la dentine est alors produite en 
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vague 
En conclusion, on dira que la dentine secondaire est produite tout au long de la 
vie de la dent et tend vers une diminution du volume pulpaire 
3 Dentine d'irritation: réparation ou de défense 
Les stimuli excessifs de la part de l'environnement entraînent la formation de la 
dentine atypique 
Les interventions de la dentisterie, la carie et les stimulations excessives 
(abrasions) entraînent la formation rapide de la dentine 
Les tubuli sont irrégulier, souvent absents 
Cette dentine est moins sensible aux stimulations extérieures du fait de la 
solution de continuité dans la rangée des dentinoblastes 
Remarque 
Dentine traumatique 
Un mécanisme de défense peut activer les cellules responsables de 
la formation dentinaires à un tel point que la lumière canalaire se 
trouve presque complètement oblitéré 
On appelle cette dentine “dentine traumatique” mais en fait elle 
n'est qu'une forme de la dentine d'irritation 
II.B.d. L'inflammation pulpaire 
L'inflammation pulpaire est d'abord précédé par : 
• Une vasodilatation avec augmentation du volume sanguin, l'hyperémie 
pulpaire(=phase préinflammatoire), les capillaires de la pulpe vont être dilatés et 
congestionnés 
Si la vasodilatation est prolongée, il s'ensuit une inflammation pulpaire et 
périapicale .Il n'y a pas de différence entre ces 2 inflammations, dans les deux cas 
on distingue 2 réponses de types fondamentales 
1 La réponse exsudative 
C'est une réponse immédiate qui vice à stopper et à neutraliser l'agent 
agresseur (microbien, chimique ou mécanique) 
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elle est caractérisée par 
• Un afflux de liquide exsudatif qui va viser à détoxiquer l'agent agresseur ; 
c'est l'oedème inflammatoire 
• Une infiltration des cellules qui vise à digérer et absorber l'agent 
agresseur; c'est les cellules polynucléaires neutrophiles 
2 La réponse proliférative 
C'est une action secondaire retardée 
• Le tissu conjonctif pulpaire et périapical vont former de nouvelles cellules 
les fibroblastes 
• des vaisseaux sanguins : les angioblastes • et des fibres 
Ces nouveaux éléments vont constituée le tissu de granulation ; dont la 
fonction est de réparer et de remplacer le tissu endommagé 
Le tissu de granulation est dit “granulomateux” quand on constate la 
présence en grand nombre de lymphocytes, de cellules du plasma et de 
macrophages 
II.B.e. Additif : Sénescence pulpaire et altération pulpaires 
dégénératives 
La sénescence pulpaire est le vieillissement précoce de celle-ci 
En effet, l'attrition, les traumatismes, l'abrasion, les caries peuvent être à l'origine du 
déclenchement de l'évolution et du vieillissement de l'organe pulpo-dentinaire 
Ces altérations sont l'atropine et les dégénérescences pulpaires 
1 L'atropine 
C'est la variation la plus évidente, consiste en une diminution du volume de la 
chambre pulpaire et du canal radiculaire par dépôt permanent de dentine 
secondaire et tertiaire 
• Dans les dents âgées ; le canal radiculaire n'apparaît le plus souvent que 
sous la forme d'une étroite fente et peut même à l'occasion être complètement 
oblitérée 
2 La dégénérescence 
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Se sont des calcifications apparaissant également dans les dents des personnes 
âgées, spécialement du tiers apical et ceci par dépôt permanent de dentine 
canaliculaire 
Cette sclérose étant particulièrement rapide dans la dentine du tiers apical 
II.C. Le cément 
Structuralement le cément ressemble à l'os car il a une calcification voisine, mais il en diffère du 
point de vue fonctionnel, car il n'est ni vascularisé ni innervé, ni intéresser par le drainage 
lymphatique 
C'est un tissu protecteur qui sert d'encrage pour les fibres de Sharpey 
Il se dépose de manière continue et remodèle la morphologie radiculaire, en compensation de 
l'éruption, et en réaction à la dérive mésiale et aux mouvements dentaires physiologiques 
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4 - Étiopathologie de la carie 
Plan du document: 
Introduction 
II. Définition de la carie 
1. Définition classique 
2. Définition actuelle 
III. Étiologie de la carie 
1. Étiologie générale 
1. Âge 
2. Le sexe 
3. L'état de santé 
4. Hérédité 
5. La forme des dents 
6. La race 
7. Les hormones 
8. Facteurs socio-économiques 
9. Facteurs iatrogène 
2. Étiologie locale 
1. Les rôles des microorganismes 
2. Alimentation et caries 
3. Rôle de la salive 
4. Rôles des propriétés morphologiques des dents 
5. Rôle de la plaque dentaire 
IV. Pathogénie 
1. Théorie d'origine externe 
1. Théorie chimico-parasitaire de Miller 
2. Théorie chimio-parasitaire d'alcaline (protéolyse) 
3. Théorie de protéolyse chélation 
2. Théorie d'origine interne 
1. Théorie tropho-microbienne (paragraphe à revoir) 
2. Carie et trouble de métabolisme transdentaire 3. Pathogénie actuelle 
V. Conclusion 
I Introduction 
Les problèmes et la pathogéniété de la carie sont encore méconnus, c'est un fléau qui s'est généralisé au 
cours des derniers siècles et qui coûte très chère aux collectivités de chaque pays. 
La découverte des causes préoccupe les chercheurs dans le monde entier, et depuis une trentaine 
d'année, nombreux sont les chercheurs qui ont orienté leurs travaille sur cette question. 
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II Définition de la carie 
II.A. Définition classique 
C'est un processus chronique qui se développe d'abord sur la surface des dents en contact avec la 
cavité buccale, pour pénétrer par la suite et d'une façon progressive à l'intérieur du tissu dentaire 
et dont l'essentiel consiste dans la démolition irrécupérable des tissus dentaires durs. 
II.B. Définition actuelle 
La définition actuelle, moderne, fonctionnelle de nos jours, considère la genèse de la carie 
comme la résultante de divers processus de déminéralisation qui dans sa période initiale peut 
être réversible (carie arrêté, carie sèche). 
III Étiologie de la carie 
Il apparaît au niveau de nos connaissance actuelle que la carie passe par un processus possédant une 
étiologie variable et multiple dans sa genèse de laquelle entre plusieurs facteurs. 
Il faut la présence simultané de certain facteurs pour que la carie puisse de développer 
a : La surface dentaire 
b : Le substrat alimentaire 
c : Les microorganismes 
d : Le temps 
L'émail dentaire est exposé de plus en plus souvent à l'effet de la déminéralisation, susciter avec les 
produits terminaux: 
acide de l'hydrate de carbone se décomposant sous l'effet des microorganismes et ce dans la mesure où 
la duré du temps qui s'écoule entre les divers attaque cariogène ; devient de plus en plus courte. 
III.A. Étiologie générale 
III.A.a. Âge 
Les jeunes sont plus touchés parce que la maturation de leurs tissus n'est pas encore 
effectué, 
Il mange trop de sucre, leur hygiène dentaire est insuffisante voir même absente. 
Les gens âgés dont le débit salivaire est réduit font des caries plus nombreuses et 
plus évolutives et ils redevient souvent consommateur de sucrerie . 
Leur hygiène buccale redevient souvent infantine et elle devrais au contraire 
s'intensifier car les espaces interdentaires deviennent réel par l'existence du recul 
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gingivo-dentaire qui favorise une intense rétention alimentaire. 
III.A.b. Le sexe 
On admet la proportion de 3 caries chez la femme pour 2 chez l'homme. 
Cette fréquence de carie chez la femme peut s'expliquer par des modifications 
hormonales de celle-ci en rapport avec la grossesse. 
“l'adage dit : chaque enfant doit une dent à sa mère“ 
L'absence du flux menstruel provoque chez la femme enceinte une congestion de 
la muqueuse buccale, 
Si cette modification n'est pas combattue par une hygiène buccale rigoureuse de 
la gencive, celle-ci se manifestera par des hémorragies gingivales appelées 
“gingivorragie” et entraîne également des modifications de l'environnement 
salivaire. 
On a remarqué que les seuls femmes enceinte à gingivite font plus de carie 
pendant cette période qu'elle en font habituellement. 
III.A.c. L'état de santé 
On considère que l'état de santé conditionne le bon état dentaire dans le temps et 
inversement. 
Des causes générales conditionnent des caries multiples: 
Exemples : tuberculose, typhoïde 
III.A.d. Hérédité 
La cause n'est pourtant pas une maladie héréditaire toutefois il existe des facteurs 
renforçant la sensibilité de l'infection. 
Chez l'homme, on considère le rôle de sa constitution somatique dans l'apparition 
de la carie qui est bien sûr héréditaire chez: 
• Les individus qui ont des crânes allongée appelée “dolichocéphale” qui ont des 
os maxillaires étroit, ce qui a pour effet de réduire la place disponible pour loger 
toutes les dents, par conséquent, le chevauchement rend l'hygiène bucco-dentaire, 
même si elle existe très dure à entretenir, ce qui à pour effet l'apparition de carie 
multiple. 
• Par contre: pour les individus “brachycéphale” qui sont caractérisé par un 
crâne élargie, par des muscles masticatoires bien développée, 
La denture est généralement moins exposées aux attaques de la carie. 
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III.A.e. La forme des dents 
La forme ainsi que les propriétés anatomiques sont également héréditaires 
peuvent influencée la prédisposition. 
Chez une famille donnée, la composition de la flore dentaire est habituellement 
similaire, du fait des habitudes alimentaires semblables, 
Cette circonstance fait également partie de la genèse de la carie. 
III.A.f. La race 
Les liens entre la race de l'individu et les risques de caries (d'une façon indirecte) 
peuvent être influencée par la taille, le poids et la constitution physique, les 
habitudes alimentaires et la capacité générale à la résistance de l'organisme 
(capacité). 
On considère comme caractéristique essentielles d'une race par rapport à une autre 
c'est : les dimensions des dents. 
III.A.g. Les hormones 
Elles exercent point d'influence directe sur les tissus des dents, 
On a émit une hypothèse que les effets hormonaux exercent une influence en ce 
qui concerne les rapports entre la gestation et la carie. 
Exemple : diabète et la carie 
On dehors de l'aspect de la grossesse, des résultats de l'enquête ont fournis des 
preuves selon lesquels l'intensité de la carie à laquelle sont sujettes les dents 
permanentes des femmes est considérablement plus élevées que celle des 
hommes ayant le même âge. 
Cette différence peut-être totalement imputée à des effets hormonaux, 
Elle peut être par contre attribué au faite que les dents des filles font leurs 
éruption plutôt que celles des jeunes garçons. 
III.A.h. Facteurs socio-économiques 
Les facteurs socio susceptibles de faire objet d'investigation relative à la carie 
peuvent être réparties en trois groupes: 
• Circonstance propre à la géographie et à la race ; 
• Effet propre aux facteurs socio-économiques ; 
• Effet nocif de l'industrie. 
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Les différences de l'intensité de la carie propre aux races et à la géographie 
prennent naissance dans les habitudes alimentaires. 
La faible fréquence de la carie auprès des peuples primitives augmente de plus en 
plus avec que les habitudes alimentaires changent. 
Au fur et à mesure qu'augmente la fréquence de la carie augmente de plus en plus 
que le degré de civilisation. 
Le mode d'influence des facteurs soit disant socioculturelles s'avère fort complexe. 
L'accroissement des revenus ainsi que l'urbanisation vont de pair avec 
l'augmentation de la fréquence de la carie, ce phénomène est par exemple du à 
l'augmentation de la consommation du sucre. 
III.A.i. Facteurs iatrogène 
• L'existence ou non de restauration prothétique mal conçus ou mal adaptée ; 
• Les crochets mal conçus des prothèses partielles adjointes ; 
• Obturation débordante ; • Obturation mal finit dont le point de contact 
interdentaire n'a pas été reconstituer ;• Les bagues orthodentiques. 
III.B. Étiologie locale 
III.B.a. Les rôles des microorganismes 
La carie ainsi que les parodontopathies apparaissent sous l'effet nocif de la flore des 
plaques dont la composition est variée. 
Le 3/4 de la flore cariogène sont composées de Streptocoques. 
La composition microbienne de la carie varie en fonction de la durée qui s'écroule 
dans les premier jours (sans nettoyage), 
Se sont surtout les Cocci- qui sont présent + quelque bacilles puis le nombre de Cocci 
diminue parallèlement à la multiplication des filaments. 
Quelque expériences en 1920 ont permit d'isoler 2 espèces de micro-organismes 
rendus responsable de la genèse de la carie, ceux-ci sont les suivants: 
• Lactobacillus acidophilus et • Le streptocoque mutant. 
Les microbes se multiplient dans les milieux à pH faible pour pouvoir constituer plus 
tard l'acide lactique qui contribue à la déminéralisation de l'émail. 
Des 1960, on a mis en évidence le rôle des streptocoques qui constituent 80% de la 
substance organique de la plaque. 
• Les streptocoques mutants sont tenus responsable en premier lieu dans 
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l'apparition des caries dans les substances lisses car elles disposent d'une grande 
capacité d'adhérence et se fixent à la surface de la dent surtout en présence des 
surfaces contenus des sucres 
Il synthétise des polysaccharides intra- ou extracellulaire, il les stockent dans sa 
capsule durant l'intervalle ou l'injection. 
Il est capable de produire de l'acide lactique en décomposant les polysaccharides. 
• Le rôle joué par les streptocoques sanguin est important dans l'étiologie de la 
carie, il adhère aux formations dures et molles dans la cavité buccale en compagnie 
du streptocoque salivaires. 
Il faut savoir que les streptocoques sanguin associés aux lactobacillus Casei sont 
responsable dans la carie des fissures. 
• Le “lactinomyces viscosus” est responsable dans les caries du cément. 
III.B.b. Alimentation et caries 
Les différentes substances alimentaires exercent leurs actions de 2 façons 
différentes sur les dents, 
- Localement après l'ingestion des aliments dans la cavité buccale et avant que 
ceci ne soit absorbée par voie systémique (effet de pré-résorption) ; 
- Après l'absorption des sub-aliments (effet post-résorption). 
• L'alimentation riche en protéines joue un rôle très important dans la nutrition 
des bébés {Idée à compléter}. 
• Lors de l'examen des effets post-éruptifs, on attribue un rôle décisif des 
hydrate de carbone dans la genèse de la carie. 
On a constaté que l'augmentation des substance alimentaires contenant du sucre va 
de paire avec l'intensité de la carie, 
L'effet atteint dépendrait non seulement de la quantité de sucre consommée mais 
aussi de la façon de repartir en dose cette quantité absorbée. 
III.B.c. Rôle de la salive 
Les chercheurs divisent en 3 temps le rôle relatif à la carie de la sécrétion salivaire: 
• Phase de sécrétion ;• Le mélange, la séparation et l'utilisation de la salive 
dans la cavité buccale ; 
• L'évacuation de la salive dans la cavité buccale. 
Dans ces différentes étapes, les rapports qualitatifs et quantitatifs de la salive 
exerce une influence sur les circonstances déterminants la genèse et le 
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développement de la carie. 
Les enzymes de la salive participent à la décomposition des hydrate de carbone qui 
agissent parallèlement en faveur de la genèse de la carie, car la salive décompose 
de plus en plus rapidement les polysaccharides des aliments, les transformant en 
disaccharides puis monosaccharide (substance jouant par l'intermédiaire de leur 
produit acide un rôle effectif dans la genèse de la carie) et ce à fur et à mesure 
qu'on augmente les activités des enzymes précédemment décrites à savoir, la 
maltase salivaire. 
III.B.d. Rôles des propriétés morphologiques des dents 
Les altérations souvenues dans la morphologie de la denture peuvent être imputer 
à des caractères micro- ou macroscopiques. 
Les altérations macroscopiques sont les suivantes: 
• Les anomalies concernant le nombre, les dimensions, la forme des dents, y 
compris les modifications de la forme des fissures. 
• Les changements microscopiques se manifestent par rapports à l'homme (!!!) 
d'hypoplasie de l'émail et vont de paire avec les altération macroscopiques ainsi 
que d'autre facteurs. 
• Les fissures et les petits crus des molaires sont dans une endroit où le risque 
de carie est élevé, du fait que ces substances ne sont pas capables de se 
débarrasser (chasse salivaire associé au dépôt qu'il les recouvres) 
Plusieurs chercheurs ont découvert une relation entre la forme des fissures et la 
formation des carie. 
III.B.e. Rôle de la plaque dentaire 
La plaque est une réalité cariogène qui n'a pas peut être l'exclusivité de cette 
pathologie mais qui joue un rôle primordial. 
Certaine plaque, même ayant un métabolisme cariogène élevé peuvent ne pas 
créer de caries s'il y a une résistance suffisante à l'agression. 
IV Pathogénie 
IV.A. Théorie d'origine externe 
IV.A.a. Théorie chimico-parasitaire de Miller 
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Miller a expliqué par la fermentation acidogène microbienne des aliments 
hydrocarbonés, la production d'acide nécessaire au démarrage puis au développement 
de la carie. 
Le germe mis en cause (bacillus-lactique hôte habituelle: la cavité buccale) à l'effet 
susceptible de décalcifier l'émail par production de l'acide lactique responsable de 
l'apparition de la carie. 
Cette théorie est renfoncée par la formule de Kays: 
Bactérie acidogène + Logement de bactérie + Hydrate de carbone = Carie 
dentaire 
Cependant malgré la spécificité de cette théorie, certain objectifs restent en suspend: 
• On rencontre certaine bouche où la carie continu à se développer. 
• Des bouches où l'absence totale d'hygiène devrait vouer à des multiples lésions, 
mais ce n'est pas le cas. 
• Des bouches qui dans le temps vivent des périodes d'immuno-relative (dent 
carieuse) {Paragraphe à revoir. 
• Dans la même bouche, on trouve des îlots privilégiés alors que d'autre régions sont 
atteintes. 
• Les dents dépulpées ne se comporte pas comme les dents pulpées. 
IV.A.b. Théorie chimio-parasitaire d'alcaline (protéolyse) 
La carie serait un processus protéolytique dû aux microorganismes qui pénètrent 
dans l'émail, ce processus s'accompagne d'une déminéralisation. 
Les progrès de la théorie chimique, permet de mettre en exergue l'existence du 
tram organique dans l'émail. 
Cette théorie s'appuie sur le fait que les ferments protéolytiques des 
microorganismes attaqueraient tous d'abord les constituants organiques de l'émail ce 
qui enjoindrait par la suite la décalcification qui en seraient secondaire, 
Cette théorie explique tous simplement que la protéolyse facilite la pénétration de 
l'acide. 
IV.A.c. Théorie de protéolyse chélation 
La chélation est la réaction qui permet de retirer de certains sels métalliques d'acide 
fort le composant métallique. 
Pour Chouarte: la carie est une infection pour les dents, le germe progresse dans les 
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plus fines ramifications organiques. 
Les unes et les autres subissent une dégradation enzymatique 
et parmi les produits de cette réaction certain sont des “chélateurs”. 
IV.B. Théorie d'origine interne 
IV.B.a. Théorie tropho-microbienne 
La carie est d'abord un trouble de l'odontoblaste, sur laquelle se greffe 
secondairement l'action microbienne. 
Deshaum accepte pour l'origine de ce trouble 
• Soit une cause interne ; 
• Soit une cause externe ; 
• !!! Local péri-dentaire. 
Exemple 
La fermentation ... dentaire juxta-gingivale qui déclencherait les 
troubles de fermentation sympathiques rendant les dents voisines 
vulnérable aux fermentation externe. 
IV.B.b. Carie et trouble de métabolisme transdentaire 
Cette théorie est basée sur la pathogénie ionique, sur le déséquilibre des échanges 
métabolique des systèmes biologiques de l'odonte entre lesquelles il y 
communication 
• Système 1 => émail/salive : la phase solide => l'émail, dentine ; 
• Système 2 => émail/sang : la phase liquide => salive, sang. 
S'il y a déséquilibre entre ces deux phases, il y a apparition de carie. 
IV.C. Pathogénie actuelle 
La carie se présente actuellement comme la résultante des réactions des 4 éléments : 
• Dent ; • Salive ; • Plaque dentaire et son métabolisme bactérien ; 
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• et ... les aliments et son richesse en glucides. 
On effet les lésions carieuses sont le résultat de la dégradation des tissus dures de la dent par les 
bactérie de la plaque. 
Cette dernière constitue un écosystème dont le métabolisme est fonction de son accumulation 
sur les surfaces dentaire et son environnement biochimique lié aux facteurs salivaires et 
alimentaires. 
V Conclusion 
La nature exacte de l'origine carieuse et son développement chez un individu plus que chez un autre n'est 
pas encore attribuée à telle ou telle théorie. 
Il semblerait que l'étiologie aussi diverse, soit elles sont encore méconnues que la pathologie actuelle 
tendrait à se rapprocher à l'explication la plus logique toute en basant sur les théories précédentes mais 
tous reste encore à découvrir. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 91
5 - Classification topographique des cavités de carie et 
des cavités d'obturation 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Nomenclature 
1. Nomenclature des cavités 
2. Nomenclature des parois 
1. Définition de l'axe de la dent 
3. Nomenclature des bords 
4. Nomenclature des angles III. Classification des cavités de caries 
1. Classification de BLACK (1907) 
1. Classe I 
2. Classe II 
3. Classe III 
4. Classe IV 
5. Classe V IV. Classification des cavités d'obturation 
1. Classification de Johnson 
1. Cavité simple 
2. Cavité composée 2. Classification de Jean-Claude HESS 
1. Classe A 
2. Classe B 
3. Classe C 
4. Classe D 
5. Classe E 
6. Classe F V. Conclusion 
VI. Bibliographie 
I Introduction 
L'étude des différentes parties des cavités ainsi que la classification de ces cavités exige une 
nomenclature précise qu'il est indispensable de connaître. 
Selon le dictionnaire “Larousse”, le terme nomenclature désigne l'ensemble des termes techniques 
d'une discipline selon un classement. 
• La carie est la perte de substance qu'elle occasionne, se situe principalement sur la couronne, 
Une nomenclature et une classification ont été établie par différents auteurs pour désigner la 
désignation et la compréhension des différentes parties de la dent, des cavités de carie et des 
cavités d'obturation. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 92
II Nomenclature 
II.A. Nomenclature des cavités 
On appelle “cavité simple”, les cavités qui ne concerne qu'une seule face de la dent, on 
appelle “cavité complexe ou composée” une cavité qui concerne 2 ou plusieurs faces de la 
dent. 
• Un cavité est désigner par le nom de la face ou des faces concernées 
En assimilant les cavités à un cube s'il s'agit d'une molaire ou d'une prémolaire. 
On parlera de cavité : 
a : occlusale 
b : mésiale 
c : distale 
d : vestibulaire 
e : linguale 
II.B. Nomenclature des parois 
Les mots qui servent à nommer les faces des dents servent également à nommer les parois 
des cavités (les parois des cavité prennent le nom des faces qui les sont à la fois proche et parallèle). 
• Définition de l'axe de la dent 
C'est une ligne imaginaire longitudinale qui pénètre dans le centre de la couronne et 
s'enfonce verticalement à ce niveau. 
• S'il s'agit de l'incisive ou de la canine, l'axe se confond avec la pulpe prolongée 
(le canal radiculaire) . 
Figure 3-1 : Nomenclature des parois: cavité simple 
Dans une cavité simple, située sur une face vestibulaire de la dent, on aura un fond 
sensiblement parallèle à cette face et à l'axe de la dent, on parlera donc d'une “paroi 
axiale” 
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Figure 3-2 : Paroi axiale 
• Dans le cas d'une cavité proximale, on aura 4 parois 
Figure 3-3 : Cavité proximale 
• Dans le cas d'une cavité cervicale, on aura 5 parois : 
a : Occlusale 
b : Distale 
c : Mésiale 
d : Paroi gingivale ou cervicale 
e : Paroi axiale parallèle à l'axe de la dent 
• En présence de 2 cavités, le nom des parois est suivi du nom de la cavité 
Exemple : On parlera de parois vestibulaire de la cavité proximale distale 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 94
Figure 3-4 : Cavité composée, cavité occluso-proximale 
Remarque ! 
Paroi sub-pulpaire 
En cas de suppression de la pulpe, la paroi pulpaire disparait, le nouveau font peut-être 
le planché pulpaire se nomme “Paroi sub-pulpaire”. 
• Si la cavité développée sur une des faces verticales, la parois axiale se nomme 
“Paroi de la chambre pulpaire”. 
II.C. Nomenclature des bords 
Toute cavité est délimiter par des bords d'émail, le bord de la cavité est définit comme 
étant la ligne qui relie les parois de la cavité aux faces de la dent ou bien 2 parois entre-elle 
• Ces bords prennent le nom des parois qui délimite, on a un bord : 
a : Vestibulaire 
b : Linguale 
c : Cervicale 
d : Mésiale 
e : Distale 
II.D. Nomenclature des angles 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 95
• 2 parois se rencontrent formant un angle diède, cette angle prend le nom des 2 parois 
qui lui ont donner naissance. 
• 3 parois qui se rencontrent forment un angle triède 
Exemple : angle cervico-vestibulo-axial 
L'angle externe (=cavo-superficiel)est l'angle formée par la surface externe de la dent avec 
la parois de la cavité en un point considéré. 
III Classification des cavités de caries 
• Classification de BLACK (1907) 
C'est une classification du siège de la cavités de caries, les cavités de carie étant des cavités 
naturels résultent de la progression de la lésion carieuse 
Ces cavités ont été classées par BLACK en 5 classes suivant le siège de la carie. 
III.A.a. Classe I 
Elle regroupe toutes les cavités de caries siégeant au niveau des dépressions 
anatomiques de toutes les dents 
• Les sillons occlusales des molaires et prémolaires 
• Les fossettes vestibulaire des molaires inférieures 
• Les fossettes palatines des molaires supérieures 
Figure 3-5 : Molaires et prémolaires 
• Le cingulum des dents antérieures 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 96
Figure 3-6 : Cingulum des dents antérieures 
III.A.b. Classe II 
Elle intéresse les cavités de caries situées sur les faces proximales des molaires 
et des prémolaires. 
Figure 3-7 : Face proximales d'une prémolaire 
III.A.c. Classe III 
Se sont des cavités de carie située sur les faces proximales des incisives et des 
canines sans destruction atteinte de l'angle incisive. 
Figure 3-8 : Face proximale d'une incisive 
III.A.d. Classe IV 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 97
Se sont des cavités de carie située sur les faces proximales des incisives et des 
canines avec destruction atteinte de l'angle incisive. 
Figure 3-9 : Face vestibulaire d'une incisive 
III.A.e. Classe V 
Elle intéresse les cavités de caries au niveau du tiers gingivale (=cervical) de 
toutes les dents du coté vestibulaire comme du coté lingual. 
Figure 3-10 : Face vestibulaire d'une incisive 
IV Classification des cavités d'obturation 
IV.A. Classification de Johnson 
La classification la plus simple des cavités d'obturation, il a devisé ces cavités en 2 types : 
IV.A.a. Cavité simple 
Cavité qui intéresse une seule face de la dent. 
IV.A.b. Cavité composée 
Cavité qui intéresse 2 ou plusieurs faces de la dent. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 98
IV.B. Classification de Jean-Claude HESS 
Il ne faut surtout pas confondre cavité de carie (lésion pathologique que l'on constate et 
qu'on localise) et cavité d'obturation (préparation que l'on crée) , c'est la transformation 
réfléchis de la précédente. 
• Pour éviter toute confusion entre carie et restauration, Jean-Claude HESS à proposé 
une classification complémentaire à celle de black. 
Hess à nommé ces cavités en subdivisant la classification de black en fonction de 
l'importance de chaque cavité et de l'étendue de la destruction carieuse. 
Elle comprend 6 classes : autant de classes que de faces, chaque classe caractérisée par 
une Majuscule de “A” à “F”. 
IV.B.a. Classe A 
Restauration qui intéresse une face de la couronne 
IV.B.b. Classe B 
Restauration qui intéresse 2 faces 
Exemple : proximo-occlusale 
IV.B.c. Classe C 
Restauration qui intéresse 3 faces 
IV.B.d. Classe D 
Restauration qui intéresse 4 faces 
IV.B.e. Classe E 
Intéresse 5 faces (aboutir à une couronne de revêtement) 
IV.B.f. Classe F 
Pour la restauration qui intéresse 6 faces, si la couronne à totalement disparus, 
il ne reste que la racine (dent à tenon) 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 99
L'union du chiffre romain de la classification de Black et de la majuscule de Jean-Claude 
Hess apporte des précisions, on aura ainsi : 
• Classe I.A, Classe II.A, Classe I.B ... 
Les lettres grecs sont utilisée pour préciser les parois 
: α : occlusale 
: β : Vestibulaire 
: γ : linguale 
: δ : Distale 
: ε : Mésiale 
Exemple 
Cavités 
• Classe I.A.α : cavité simple 
• Classe II.A.δ : cavité simple proximo-distale 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 100
Carie 
Classe de Black 
Préparation et restauration Classe de Hess 
Classe I Simple 
Sillons 
Fossettes 
Cavité 
Occlusale 
Vestibulaire 
Linguale 
A 
Cavité Composée 
Union entre cavité de sillon et cavité de fossette 
Carie occlusale affaiblissant trop une autre paroi 
devant être traiter comme une cavité composée B 
Cavités 
Occluso-vestibulaire 
Occluso-lingual 
Occluso-proximale 
Classe II Cavité simple proximale sans dent voisine A 
Cavité 
composée 
Cavité bifaces Cavité proximo-occlusal 
B 
Cavité trifaces Cavité mésio-occluso- 
distal C 
Cavité 
complexe 
Recouvrement de 
la couronne, 4/5 et 
complète 
D, E 
Classe III Cavité simple proximale sans dent voisine A 
Cavité 
Composée 
Cavité bifaces 
Ouverture 
vestibulaire 
Cavité proximo-vestibulaire 
Cavité Cavité proximo-lingual 
B 
bifaces 
Ouverture 
lingual 
Cavité 
complexe 
Couronne ¾ et 
complète 
Dent à tenant 
D, E, F 
Classe IV Cavité 
composée 
Cavité bifaces Cavité d’angle B 
Cavité 
complexe 
Couronne ¾ et 
complète 
Dent à tenon 
D, E, F 
Classe V Cavité simple et cavité composée : cavité 
cervicale A, B, C 
V Conclusion 
Les nomenclatures décrites permettent d'écarter toutes confusion dans l'esprit du praticien de 
même les classification des restauration et des caris facilitent le language des differents clinicion. 
VI Bibliographie 
Dentisterie opératoire : Tomme 2, dentisterie conservatrice 
Enseignement de l'odontologie concervatrice : 
Jean-Claude HESS, Tomme 6 et tomme 
7 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 101
6 - Principes généraux de taille des cavités: Concepts biologiques 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Effets de la taille 
1. Chaleur et pression 
2. Vitesse de rotation 
3. Profondeur de la préparation III. Précautions à prendre 
IV. Intérêts de la dentine réactionnelle 
V. Extension prophylactique 
1. Définition 
2. Limites superficielles 
1. Sur les faces occlusale 
2. Sur les faces proximales 
3. Les restaurations cervicales 3. Limites profondes “Odontotomie de Hyatt” VI. Intérêts des procédés révélateurs de plaques 
VII. Résistance des bords de la préparation et de la restauration 
1. Les bords de la préparation 
1. Résistance des bords de l'émail 
2. Résistance des bords de la dentine et du cément 2. Les bords de la restauration VIII. Résistance des parois 
1. Suppression des forces transversales et augmentation des 
forces axiales de recouvrement 
2. Réduction des forces transversales 
1. Diminution des pentes cuspidiennes 
2. Diminution de l'effet de point 
IX. Conclusion 
I Introduction 
La préparation d'une dent en vue de sa restauration doit suivre un certain nombre de règles. 
La restauration de la dent doit être durable, non seulement, elle ne doit pas être éliminée par les 
forces de mastication, mais il convient encore que la dent restaurée conserve son intégrité, les bords et 
les parois de la dent ne doit pas se fracturer. 
• La préparation de la dent doit permettre d'éviter ces lésions post-opératoires. 
Ainsi pour atteindre ces divers objectives, la préparation doit suivre un certain nombre de règles, 
reflétant un certain nombre de concepts dont la seule destination est liée à la bonne santé et à la vie 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 102
des dents, d'où leurs calcification biologique. 
II Effets de la taille 
La taille des tissus dures constituent une blessurede l'ensemble du tissu dentino-pulpaire. 
De se fait, il faut savoir la limiter au minimum et équilibrer le souci d'une belle préparation et celui 
de l'économie dentaire (on ne taille que ce qui est indispensable) . 
En effet la préparation rendu plus facile grâce à l'apparition des turbines à grande vitesse. 
Même cette technique n'est pas sans danger pour la survie de l'organe dentino-pulpaire. 
Les réactions tissulaires aux instruments sont liées aux facteurs suivantes 
a : Température 
b : Pression 
c : Vibration 
d : Profondeur de la cavité 
• Les trois premiers sont liées à l'instrument et à la vitesse. 
• Le dernier est lié à la perte de substance 
II.A. Chaleur et pression 
L'élévation de la température traduit l'augmentation de la vitesse, et elle est aussi liée à la 
diminution de l'effet de coupe de l'instrument (fraise usée ou bourrée) et à la pression exercée, 
ces facteurs sont souvent associer. 
• Une augmentation de 5 à 6°C de la température entraînant une augmentation de la 
perméabilité capillaire conduisant à l'apparition d'un “oedème”. 
• Au delà de cette augmentation, de micro-abcés apparaissent. 
Par conséquent travailler sous refroidissement est nécessaire surtout pour les grandes vitesses. 
L'usage de projection d'un mélange vaporisé d'air et d'eau (Spray) est devenu habituel, 
cependant le Spray ne donne pas toujours des résultats, en cas d'extrême échauffement, il y a 
des phénomènes de pression négatives qui entraîne la destruction de la couche odontoblastique. 
Dans l'échauffement, il faut tenir compte de la continuité du fraisage, une action prolongée est 
dangereuse pour la pulpe. 
II.B. Vitesse de rotation 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 103
L'agression pulpaire varie suivant la vitesse de rotation 
• On peut considérer que les réactions provoquées par un instrument tournant à grande vitesse 
et sans refroidissement efficace sont 2 fois moins élevée qu'avec des techniques utilisant des 
vitesses lentes même avec refroidissement. 
Les vitesse de choix sont 
• Au dessous de 3000 tours/minutes 
• Les vitesses les plus rapides sont entre 4000 et 30000 tours/minutes 
Dans les zones dangereuses, son seulement, il faut utiliser le spray mais avoir les mains légère 
et éviter les vibrations en utilisant des instruments (contre angle, des pièces à mains) qui sont 
stables et n'ont pas de jeu. 
II.C. Profondeur de la préparation 
Enfin, il faut savoir que la lésion pulpaire est d'autant plus sévère que la cavité est plus proche 
de la pulpe. 
Mais pour de grandes vitesses, l'emploi des spray de refroidissement n'est pas plus dangereux 
que celui des vitesses lentes. 
III Précautions à prendre 
• Travailler lentement (éviter les plus grandes vitesses) 
• Se méfier des élévations de température 
• Travailler sous spray d'eau et d'air mais jamais travailler à sec 
• Se méfier des anesthésies, une dent anesthésiée ne répond plus 
• Éviter les augmentations de température 
• Éviter un approfondissement très important en direction pulpaire 
IV Intérêts de la dentine réactionnelle 
Constituent le fond de la carie à évolution lente mais avec moins de densité après un coiffage 
dentinaire, celui d'une ancienne carie à évolution rapide sécatrisée 
La dentine réactionnelle se forme à 2 niveau de la dentine. 
• À l'intérieur de la masse dentinaire dans les canalicules entraînant à la longue leur fermeture ou leur 
disparition. 
• À la périphérie de la cavité pulpaire mais ce qui la différencie de la dentine secondaire c'est qu'elle 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 104
se trouve seulement dans la zone en rapport avec la zone dentinaire irritée. 
Toute agression de l'ensemble dentino-pulaire quelque soit sa nature (infections, physique ou chimique) 
occasionne au moins une altération de la couche odontoblastique directement ou indirectement à partir 
d'une inflammation pulpaire. 
Des agressions pathologique provoquent d'avantage la dentine réactionnelle, cette dentine représente 
un processus sécatriciel, plus il y a de dentine réactionnelle plus il y a un remaniement pulpaire à la suite 
de l'inflammation. 
Physiologiquement la présence de dentine réactionnelle traduit un phénomène de sénilité pulpaire; la 
pulpe réagit bien à de nouvelles d'agressions qu'il convient d'en créer de nouvelles agressions (préparation 
restauratrice) 
V Extension prophylactique 
V.A. Définition 
Lorsqu'on reconstitue une dent, un des soucis de l'opération est d'éviter la formation de nouvelle 
carie aux abords de la restauration, en particulier aux niveau de ces limites avec le reste de la 
dent. 
Pour ce faire, il convient d'étendre la préparation à des zones d'immunité relative à la carie. 
V.B. Limites superficielles 
Dans le cas des reconstructions partielles, il est intéressant de déterminer les limites que l'on 
doit donner à l'extension selon le siège de la carie (occlusale, proximale ou cervical) 
V.B.a. Sur les faces occlusale 
La plaque se situe dans les sillons et les fossettes en fonction de la profondeur, 
l'extension sera généralisée où elle s'étendra à toute les infractuosité quand le relief 
est profond. 
V.B.b. Sur les faces proximales 
La plaque s'étend 
• Du point du contact à l'insertion de la papille gingivale (dans le sens axial) 
• et de l'embrasure vestibulaire à l'embrasure linguale (dans le sens transversal) . 
Les limites de ce quadrilatère constituent les limites de la taille 
V.B.c. Les restaurations cervicales 
La plaque se situe sous le bombé cervical de la face vestibulaire entre son sommet et 
l'attache gingivale jusqu'à la papille mésiale et distale 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 105
Dans le sens axial, la restauration doit aller jusqu'à la gencive. 
• L'hygiène joue aussi son rôle dans la détermination de la limite. 
V.C. Limites profondes “Odontotomie de Hyatt” 
C'est l'excavation (creusement) suivit d'obturation immédiate des fessures, dès que la sonde la 
plus fine pénètre qu'il y est ou non carie. 
L'extension préventif(=prophylactique) peut s'allier à certaines extensions rétentives mais 
toutes les extensions préventifs ne sont pas nécessaires à la rétention et on peut admettre que la 
taille suffisante à la rétention étant exécuté, le reste de l'extension puisse être exécuter dans 
l'émail seul sans que cela porterai préjudice (sans qu'il touche à la fixité de la reconstruction). 
L'association de l'odontotomie Adamantine (de l'émail dentaire) à l'ensemble de la préparation 
assurent à la prophylaxie et réduit la plais opératoire ou dentinaire 
p 
VI Intérêts des procédés révélateurs de plaques 
Le praticien peut utiliser les “moyens visuels de détection de plaque” pour confirmer ces connaissance, 
en particulier les solutions révélatrices colorantes. 
le praticien révèle l'existence de la plaque : 
• fait brosser les dents par le malade et ensuite examine l'étendue de la zone colorée persistante (là 
où la coloration reste) . 
Le résultat de cette investigation varie beaucoup selon l'accès de la brosse à la plaque 
• La zone cervicale est très accessible, aussi peut-on réduire énormément l'extension prophylactique 
au niveau des reconstructions cervicales. 
• Par contres, les zones proximales et les fonds des sillons et des fossettes sont peut accessible à la 
brosse de même qu'à l'auto nettoyage alimentaire durant la mastication, dans ce cas le praticien aura 
tendance de pratiquer des extensions plus systématiquement. 
VII Résistance des bords de la préparation et de la restauration 
VII.A. Les bords de la préparation 
Les 3 tissus minéralisés peuvent être intéressés par la préparation 
VII.A.a. Résistance des bords de l'émail 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 106
L'émail subit directement les forces de la mastication. 
• Bien que très dure, il n'est pas très résistant à la traction bien moins que la 
dentine. 
- L'émail se déforme peu. - Il est cassant 
• Par contre il résiste bien à la compression, ceci est en rapport avec sa 
structure très particulière. 
VII.A.b. Résistance des bords de la dentine et du cément 
Lors d'une préparation habituelle d'une couronne de revêtement, toute l'émail 
est éliminée, les bords de la préparation sont dentinaires. 
Lorsqu'il existe une rétraction gingivale (raccourcissement ou réduction de 
volume de la gensive par contraction) physiologique ou pathologique, la limite 
de la reconstruction se situe en plein cément. 
La dentine et le cément ont des propriétés et une structure très différentes 
que celle de l'émail, autant l'émail est fragile, la dentine et le cément moins 
minéralisés possèdent une relative d'élasticité. 
Les bords des préparations dans ces tissus sont moins fragiles que ceux de 
l'émail. 
VII.B. Les bords de la restauration 
La résistance des bords de la restauration dépend avant tout de la résistance mécaniques du 
matériaux de reconstruction utilisé. 
• Quand le matériau utilisé est très résistant sous-faible épaisseur, les bords de la 
restauration peuvent être très fine ou très aigus 
• Au contraire quand le matériaux est peu résistant à la traction et à la compression, les 
bords de la restauration peuvent être épais avec des angles droits. 
VIII Résistance des parois 
L'intensité moyenne des forces masticatoires au niveau des molaires est de 75 Kg/cm² mais à cause des 
pentes cuspidiennes, il se produit des forces transversales. 
• Les forces axiales sont stabilisatrices. 
• Les forces transversales ont tendance à mobiliser la dent latéralement 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 107
Les forces transversales peuvent faire éclater une dent cariée. 
Quand la cavité est obturée, les mêmes forces agissent sur l'obturation, l'action est accrut par la pression 
du matériau au niveau des parois. 
VIII.A. Suppression des forces transversales et augmentation des 
forces axiales de recouvrement 
On peut selon un plan transversal ; réséquer (résection : intervention qui consiste à ôter une 
partie ou la totalité d'un organe ou d'un tissu) partiellement ou totalement une parois 
affaiblie, ou supprimer la portion occlusale de la couronne sous une certaine hauteur. 
Grâce à ces plans transversaux ainsi créés, les forces de mastication sont dirigées vers le centre 
de la dent. 
Elles deviennent favorables, elles bloquent l'ensemble “parois - obturation” . 
L'importance de la résection des tissus dentaires dépend de la résistance du matériaux de 
reconstruction. 
VIII.B. Réduction des forces transversales 
On ne peut pas toujours pratiquer le recouvrement qui supprime totalement les forces 
trasversales, on peut cependant réduire ces forces en agissant sur 2 facteurs qui favorisent 
leurs apparitions qui sont : 
a : Diminution des pentes cuspidiennes 
b : Réduction de l'effet de point 
VIII.B.a. Diminution des pentes cuspidiennes 
2 moyens sont à la disposition du praticien pour atteindre ce but 
a : Le meulages fonctionnaire 
b : La sculpture adoucie (douce) 
de la face occlusale de la restauration 
VIII.B.b. Diminution de l'effet de point 
2 procèdes sont à la disposition du praticien pour la réduction de l'effet de 
point 
• L'établissement d'un fond oblique : par rapport aux forces de 
mastication, les forces transversales sont alors inversées et dirigées dans le 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 108
sens centripète (qui rapproche du centre) . 
• La suppression des angles vifs: dans la cavités qui permettent aux 
parois de mieux supporter les efforts les plus importante en utilisant des 
fraises cylindriques ou coniques 
IX Conclusion 
La pérennité (caractère durable ou continuel) de toute restauration dépend du respect de toutes ces 
principes biologique de taille des cavités qui convient de veiller à les appliquer. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 109
7- Principes généraux de taille des cavités: Concepts mécaniques 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Les principes mécaniques 
1. Stabilité ou sustentation 
1. Fond naturel ou sphéroïdal 
2. Fond oblique par rapport aux forces de mastication et à 
l'axe de la dent 
3. Fond plat par rapport aux forces de mastication et à l'axe 
de la dent 
1. Applications cliniques particulières 
1. Le fond plat à étage 
2. Puits stabilisateurs de Devin 
3. Trottoir de Black 
2. Principes de rétention 
1. Rétention dans les cavités simples 
1. Application clinique particulière 
1. Élargissement du fond à l'aide d'une fraise cone 
renversée 
2. Création d'une ou plusieurs cavités accessoires ou 
puits de rétention 
3. Convergeance légère des parois 2. Rétention des cavités composées 
I Introduction 
Le traitement d'une cavité comporte 2 étapes essentielles 
• Étape thérapeutique médicochirurgicale 
• Étape restauratrice qui consiste en la restauration morphologique et fonctionnel de a dent 
Et ce à l'aide d'un matériau d'obturation approprié, ce matériau placé dans la cavité se trouve dans 
la cavité buccal sous l'action des forces très importante et de nature divers 
L'échec de notre thérapeutique se traduit par: 
a : Une désinsertion ou mobilisation du matériau 
b : Une récidive de carie 
c : Fracture secondaire de la dent ou du matériau d'obturation définitif 
La préparation cavitaire ne doit pas se faire d'une manière aléatoire, elle doit obéir aux principes 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 110
généraux de taille des cavités 
» Il s'agit 
• Principes mécaniques : assurent l'afixité (stabilité et rétention) 
• Des principes prophylactiques : qui assurent la dureté de la dent et de l'obturation 
• Des concepts biologique : qui assure la pérennité de l'organe dentaire en évitant les altérations 
secondaire de la pulpe et du péri-apex. 
II Les principes mécaniques 
Sous la pression des forces de mastication, le matériau qui n'adhère pas à la dentine peut se déplacer 
Pour assurer sa fixité (sa stabilité et sa rétention), il faut concevoir des “artifices métalliques 
architecturaux” permettant d'obtenir les résultats exemplaire. 
Celles-là, élaborées par Black, ces principes visent essentiellement à la préparation des cavités 
d'obturation à l'Amalgame ou autre matériau non-adhéreux. 
II.A. Stabilité ou sustentation 
Les forces appliquées sur la reconstruction ou la restauration lors de la mastication sont 
transmises à travers celle-ci sur le fond de la préparation, c'est donc la forme du fond qui 
détermine la stabilité de la restauration. 
• Pour une dent en position normale sur l'arcade, la résultante des forces de mastication 
se confonde en principe avec l'axe de la dent. 
II.A.a. Fond naturel ou sphéroïdal 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 111
Figure 5-1 : Fond sphéroïdal 
C'est la forme obtenue après un “curtage 
dentinaire”, sa forme arrondie favorise le 
basculement du produit de l'obturation sous 
l'effet des forces de mastication 
En conclusion : 
Le fond naturel ne présente aucune stabilité 
II.A.b. Fond oblique par rapport aux forces de mastication 
et à l'axe de la dent 
Figure 5-2 : Fond oblique 
“F`” est la résultante des forces 
occlusales(=masticatoire), elle peut être 
décomposées au niveau du fond de la cavité en 2 
forces F1 et F2 
F1 est favorable : 
elle tend à appliquer 
intimement 
l'obturation sur le 
fond 
F2 est défavorable : 
elle tend à 
provoquer un 
glissement de 
l'obturation 
En conséquence : 
• ont peu avoir une récidive de carie et une 
fracture de la parois dentaire “AB” 
En conclusion : 
Le fond oblique ne présente aucune stabilité 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 112
II.A.c. Fond plat par rapport aux forces de mastication et à 
l'axe de la dent 
Figure 5-3 : Fond plat 
La résultante des forces “F`” à la même direction de 
mastication que l'axe de la dent au niveau de la 
cavité, elle ne se décompose pas, l'ensemble 
“surface d'obturation et fond de cavité” joui d'une 
grande stabilité 
En conclusion : 
La stabilité de l'obturation est assurée par un fond plat et perpendiculaire à l'axe de 
la dent et des forces de mastication 
• Applications cliniques particulières 
L'établissement d'un fond plat peut être mutilant et dangereux pour la 
vitalité pulpaire ou de la dent. 
» ainsi différentes solutions ont été proposées 
1 Le fond plat à étage 
Le fond plat est constitué de plusieurs marches situées à des niveaux 
différents 
Figure 5-4 : fond plat à étage 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 113
2 Puits stabilisateurs de Devin 
Figure 5-5 : Puits stabilisateurs 
La création de 3 puits 
stabilisateurs répartis assurent 
une bonne stabilité de 
l'obturation, les puits sont 
taillées à l'aide d'une fraise 
ronde en dehors des zones 
dangereuses pour la pulpe 
3 Trottoir de Black 
Figure 5-6 : Trottoir de Black 
Dans les cavités profondes ; Black 
préconise un fond tout autour du 
fond naturel, ce méplat est réalisé 
à l'aide d'une fraise fissure ou 
fraise à cône renversé. 
II.B. Principes de rétention 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 114
Figure 5-7 : 3 directions 
Une préparation est dite rétentive si elle 
immobilise le matériau de reconstitution dans 
les 3 directions perpendiculaires les unes aux 
autres 
Il s'agit des sens 
a : Vestibulo-lingual 
b : Mésio-distal 
c : Axial 
Les parois de la préparation doivent par leur direction et leur résistance empêcher le 
déplacement de la restauration dans ces 3 directions 
II.B.a. Rétention dans les cavités simples 
• Dans le sens Vestibulo-lingual, la présence des parois vestibulaire et linguales 
s'oppose à la mobilité du matériau dans cette direction 
• Dans le sens mésio-distal la présence des parois mésiale et distale évite tout 
déplacement du matériau dans ce sens 
Remarque ! 
parois vestibulaire et linguale 
Les parois vestibulaire et linguale doivient être parrallèle entre elles 
ou légèrement convergeantes vers l'axe de la dent dans le sens 
occlusal 
Les paroi mésiale et distale sont elles, parallèle aux faces correspondantes 
• Dans le sens axial : l'absence de la paroi occlusale pose le problème de la 
rétention des matéraix dans ce sens, pour résoudre le problème, deux paramètres 
interviennent 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 115
a : La direction des parois 
b : La profondeur de la cavité 
L'expériance du “tube en verre” décrite par Maimosse nous permet de conclure 
dans les préparations simples et en direction axiale que la rétention est assurée par 
une cavité. 
• Application clinique particulière 
Dans les cavités plus large que profonde et afin de préserver l'intergrité 
tissulaire, on préconise d'améliorer la rétention par différentes autres 
artifices 
1 Élargissement du fond à l'aide d'une fraise 
cone renversée 
Figure 5-8 
2 Création d'une ou plusieurs cavités 
accessoires ou puits de rétention 
Et cela dans les zones non dangereuses pour la pulpe 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 116
Figure 5-9 
3 Convergeance légère des parois 
Figure 5-10 : 
II.B.b. Rétention des cavités composées 
Si une paroi latérale vient à disparaitre, le bloquage dans les sens transversal n'est 
plus possible, on préconise alors le système du “queu d'arronde” 
• La rétention de la cavité secondaire assure la rétention de la cavité première 
et réciproquement 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 117
8- Préparation et obturation des cavités type classe I 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Généralités 
1. Trépanation, ouverture 
2. Curetage dentinaire III. Particularités 
1. Sur les incisives et les canines 
1. Caractéristiques 
2. Taille 2. Sur prémolaires et molaires 
1. Face occlusale 
1. Pour les prémolaires 
2. Pour les molaires inférieures 
3. Pour les molaires supérieures 
4. Cavité simple des fossettes vestibulaires des molaires 
inférieures et des sillons palatins des molaires supérieurs 
5. Cavité composée occluso-vestibulaire ou occluso-palatine 
6. Cavité de classe I très étendue IV. Vérification des principes de taille des cavités 
V. L'obturation 
1. Généralités 
2. L'obturation aux amalgames 
1. Classification 
1. Classe 1 
2. Classe 2 
3. Classe 3 2. Phénomène de prise 
3. Manipulation 
1. Préparation 
2. Trituration 
3. L'essorage 
4. Prélèvement du meulage 
5. La condensation 
6. La sculpture 
7. Polissage 3. L'obturation aux composites 
1. Au stade 0 
2. Au stade 1 
3. Au stade 2 
4. Au stade 3 ou 4 
1. Composite fluide + composite compactable 
2. Technique Sandwich 
3. Technique indirect VI. Conclusion 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 118
I Introduction 
La reconstitution ou restauration d'une dent excavée consiste dans l'adaptation d'un matériau de 
remplacement dans la cavité supposée saine ou assainie de telle sorte que malgré l'action de 
mastication, la fixité de l'obturation soit assurée. 
Le risque de provoquer ou de laisser se produire une altération secondaire de la dent par 
récidive de carie, maladie secondaire de la pulpe ou fracture de la dent ou de l'obturation doit 
être éliminé. 
II Généralités 
II.A. Trépanation, ouverture 
La carie communique avec l'extérieur par un étroit pertuis, il faut l'élargir pour faciliter 
les temps opératoires nécessaires à la reconstitution et ceci : 
• à l'aide d'une fine fraise boule en carbure de tangstène montée sur turbine, 
• si l'ouverture est assez large, on procède directement à l'extension de la cavité à l'aide 
d'une fine fraise cylindrique en carbure de tangstène ou bien diamantée montée sur 
turbine, on élimine ainsi donc l'émail en surplomb non soutenu de dentine dure. 
II.B. Curetage dentinaire 
Il s'agit de débarrasser la cavité dentaire de tout le tissu dentinaire 
altérée(=pathologique) 
Il est réalisé à l'aide de fraise boule montée sur contre angle et l'excavateur, 
- La taille des instruments utilisés varie en fonction de la grandeur de la cavité 
- On réalise ensuite la toilette de la cavité et son séchage. 
III Particularités 
La taille à l'aide d'une fraise à fissure montée sur turbine et sous-irrigation. 
La cavité est taillée en respectant les principes généraux de taille de cavité (principes de Black) 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 119
• Pour les cavités obturées à l'Amalgame après l'ouverture et le curetage dentinaire, on apprécie 
l'épaisseur du tissu dure résiduel et on réalise la “taille” proprement dite 
III.A. Sur les incisives et les canines 
III.A.a. Caractéristiques 
La cavité à la forme de puits à parois arrondis(évolution de la carie vers la 
distance inter-cornes) 
le fond est oblique ou plat par rapport à l'axe de la dent 
III.A.b. Taille 
Figure 7-1 
Elle se fait à l'aide d'une fraise cylindrique montée sur 
turbine tenue obliquement par rapport à l'axe de la 
dent 
• La stabilité est assurée par le fond plat, 
• C'est une cavité rétentive pour ces dimensions 
(puits) ; de plus elle n'est pas soumise aux forces de 
mastication, 
- lorsqu'elle est large, on réalise un élargissement 
grâce à une fraise cône renversée. 
III.B. Sur prémolaires et molaires 
• Face occlusale 
On commence par l'extension à tous les sillons et fossettes susceptible de carier, et la 
forme de la cavité varie en fonction de l'anatomie occlusale de la dent 
1 Pour les prémolaires 
Figure 7-2 : Prémolaires 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 120
2 Pour les molaires inférieures 
Figure 7-3 : molaire inférieure 
Le sillon mésio-distal est englobé jusqu'aux 
fossettes marginales où l'on réalise l'ébauche 
de la “queue d'aronde” (ont un rôle double) 
Les sillons secondaires inter-cuspidien 
vestibulaire et lingual sont englobés (mi-hauteur 
de la cuspide) 
3 
Pour les molaires supérieures 
Vue leur anatomie particulière (présence du pont d'émail) et selon que ce pont d'émail 
soit atteint ou non par la carie, on aura : 
• Soit une grande cavité sur la face occlusale (pont d'émail supprimé) 
• Soit 2 cavités réduites situées de part et d'autre du pont 
- Une cavité mésiale partant du sillon mésio-vestibulaire vers la crête marginale 
mésiale en forme de croissant à concavité vestibulaire 
- Et une cavité distale plus réduite de taille de concavité palatine 
Figure 7-4 : Deux cas, selon que ce pont d’émail soit atteint ou non par la carie 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 121
4 Cavité simple des fossettes vestibulaires des molaires 
inférieures et des sillons palatins des molaires 
supérieurs 
La cavité à la forme triangulaire ou ovalaire à grande base cervicale car elle tend à 
se développer le long du sillon vestibulaire. 
L'extension se fait à l'aide d'une fraise à fissure. 
- L'axe de la cavité est perpendiculaire à l'axe de la dent 
- La cavité étant généralement plus profonde que large, les retentions ne sont 
pas nécessaire, sinon ; on peut laisser le fond à forme sphéroïdale et adjoindre 
seulement dans la dentine réactionnelle une rétention avec fraise cône renversée 
ou bien une fraise poire ce qu'on appelle “trottoir de Black partiel”. 
5 Cavité composée occluso-vestibulaire ou occluso-palatine 
Si la cavité vestibulaire ou palatine est très étendue en direction occlusale où existe 
déjà une cavité occlusal, on réalise une cavité composée occluso-vestibulaire (ou 
occluso-palatine) 
Ceci après appréciation de la résistance mécanique du tissu résiduel entre les 2 
cavités. 
6 Cavité de classe I très étendue 
En présence d'une cavité Classe I très étendue en surface et que par conséquent 
plus large que profonde on a recoure à des tenons dentinaires pour assurer cette 
rétention. 
Figure 7-5 : tenons (=pinces) 
Ces “tenons” ou “Pins” (2 ou 3 en fonction du 
nombre de cuspides à restaurer ) sont logés dans 
des puits taillés dans la dentine à égale 
distance de la pulpe et de la jonction email-dentine. 
La portion émergente de ces puits assurera 
l'ancrage du matériau à la dent 
• S'il s'agit d'une restauration complexe, le coffrage pourra être assuré soit 
- à l'aide d'une bague en cuivre 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 122
- ou à l'aide d'une matrice montée sur “porte-matrice”. 
IV Vérification des principes de taille des cavités 
La stabilité est assurée par le fond plat perpendiculaire à la force de mastication 
• Dans le cas où la cavité serait profonde un trottoir autour du fond sphérique naturel réalisé 
à un niveau supérieur est une bonne solution 
Toute fois cette cavité doit être plus profonde que large pour que la rétention axiale puisse 
être obtenue par la seule préparation. 
• Dans le cas d'une cavité étendue en surface, on réalisera un élargissement du fond pour 
assurer cette rétention axiale tout en respectant l'intégrité pulpaire. 
Pour la rétention mésio-distal, elle est assurée par les parois elles-mêmes taillées 
parallèlement aux faces correspondantes pour leurs conserver une bonne épaisseur (légèrement 
divergente) 
Les parois vestibulaire et linguale épaisses et taillées parallèlement à l'axe de la dent assurent 
la rétention. 
Une fois le contour général de la cavité réalisée les principes préventifs et prophylactiques sont 
vérifiés, 
On passe aux finitions de la cavité: 
• Supprimer des angles vifs pour obtenir un contour harmonieux, net et continu 
• On vérifie le parallélisme des parois vestibulaire et linguale par rapport à l'axe de la dent 
• On vérifie également la profondeur et l'épaisseur des parois 
V L'obturation 
V.A. Généralités 
Tous les matériaux sont utilisés pour la restauration occlusale des sillons et fossettes 
quelque soit leur étendus 
L'aurification : 
• Les Inlays de céramique ne sont plus utilisés 
• L'inlay métallique en Or Spécial (dur) donne d'excellents résultats 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 123
La dent et la restauration doivent présenter avant tous une forte résistance à la 
compression et le matériau de reconstruction doit être assez dur pour ne pas s'user 
prématurément 
• Dans tous les cas on préférera l'Amalgame. 
Toute fois, si l'esthétique est altérée, on pourra utiliser du composite ou même du 
silicate. 
Exemples : 
• Cavité cingulaire trop profonde 
• Cavité de fossette vestibulaire sur les molaires inférieures 
V.B. L'obturation aux amalgames 
Les amalgames sont des biomatériaux métalliques de restauration de perte de substance 
simple ou complexe 
V.B.a. Classification 
D'après la spécification n°1 de l'ADA (Association dentaine américaine) , il faut 
distinguer : 
• 2 types d'amalgames 
Type 1 : Présentation en poudre et liquide 
Type 2 : Présentation en tablette ou capsule 
• et 3 classes pour chaque type (Les noms des classes sont en chiffres arabes) 
1 Classe 1 
Les amalgames à particules mécaniquement taillées. 
2 Classe 2 
Les amalgames à particules sphériques (de 4 à 6 micromètres) obtenus par 
pulvérisation du métal en atmosphère inerte. 
3 Classe 3 
Elle comprend ceux de la classe 1 ou bien ceux de la classe 2 avec ou sans 
éléments d'addition. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 124
Différents alliages des Amalgames 
(selon CRAIG, 1997) 
A l l i a g e s Formes 
des 
particules 
Ag Sn Cu Zn In 
Faible teneur en Cu 
Irrégulière 
ou 
limoille 
sphérique 
ou les 2 
63~70 26~28 0~6 0~2 
Riche en Cu 
Phases dispersées Limoille 
irrégulière 
ou 
sphérique 
63~70 26~28 2~5 0~2 
Composition 
unique mélangée 
Limoille 
irrégulière 
et sphère 
52~53 17~18 29~30 
Composition 
unique 
Sphère 40~60 22~30 10~13 0 0~5 
V.B.b. Phénomène de prise 
Il s'agit d'un phénomène complexe qui passe par 3 stades successifs 
a : Dissolution 
b : Amalgamation 
c : Cristallisation 
V.B.c. Manipulation 
1 Préparation 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 125
Elle nécessite un matériel convenable 
• Les doseurs volumétriques pour le mercure 
• Les doseurs pondéreux (pour poudre) pour l'alliage 
Le rapport “poudre/mercure” adéquat est de 5/8. 
Un bon dosage est un facteur important pour la réussite de l'obturation 
Il existe des capsules pré-dosées qu'il est préférable d'utiliser pour ne pas 
entrer en contact avec l'“Hg”. 
2 Trituration 
C'est la mise en présence de l'alliage et de l'Hg afin d'obtenir l'Amalgame 
• Elle peut être manuelle dans un mortier à l'aide d'un pilon. 
• Elle peut être mécanique à l'aide d'un vibreur, Le temps de trituration 
est réduit. 
3 L'essorage 
Les n'est pas nécessaire lorsqu'on utilise des capsules prédosées 
Il se fait au moyen d'une compresse à gaz ou d'une “peau de chamois” 
- Le Hg exprimé doit être mit dans le mortier 
- Il faut éviter le contacte avec l'Or. 
4 Prélèvement du meulage 
Il se fait à l'aide d'un “porte amalgame”(=pistolet à amalgame) 
Il est impératif de travailler à l'abri de la salive pour éviter l'extension 
exagérée de l'amalgame de même que la corrosion. 
5 La condensation 
Elle se fait à l'aide de fouloir de contour et dimension adéquats 
La cavité est remplie par excès. 
6 La sculpture 
Il faut débuter la sculpture au moyen d'une “spatule à bouche”. 
Il se fait à l'aide de brunissoir après contrôle de l'occlusion, c'est 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 126
l'opération consistant à rendre la surface de l'amalgame lisse. 
Les étapes de la finition retardée sont réalisées 24 à 48 heures selon 
l'Amalgame utilisé. 
7 Polissage 
24 à 48h après, après la sculpture réalisée au moyen de fraise montée sur 
contre angle, au moyen de “cupule en caoutchouc” chargée de pâte 
apolyre pour!!! l'amélioration du joint marginal. 
Le polissage évite la récidive de carie, et par la brillance et le poli qu'il 
confère à la restauration, il augmente le confort du patient 
V.C. L'obturation aux composites 
Les obturations du site I varient en fonction du stade d'évolution de la lésion carieuse, 
ainsi 
V.C.a. Au stade 0 
• Application d'une vernie, 
• mise en place d'un cylindre 
V.C.b. Au stade 1 
La réalisation d'un concept préventif de Simonson. 
• Accès Ponctuel à la carie. 
• Préparation d'une cavité ultra conservatrice sans ouverture du réseau de 
sillon adjacent. 
Restauration microhybride universelle de chacune des cavités ; puis mise en 
place par-dessus le réseau de sillon fermés d'un scellant pour le scellement des 
joins anatomiques caro-suspectible. 
V.C.c. Au stade 2 
Les ponts d'émail peuvent être conservés en réalisant des tunélisations aux 
molaires supérieures. 
La restauration se fait par stratification de résine composite microhybride. 
V.C.d. Au stade 3 ou 4 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 127
C'est toujours la technique par stratification 
1 Composite fluide + composite compactable 
2 Technique Sandwich 
Verres ionomères (bioactif + composite) 
3 Technique indirect 
C'est le comblement par un Inlay collé après renforcement à l'aide d'un 
composite de la structure interne. 
Dans tous les cas, un programme de prophylaxie individualisé est instauré. 
VI Conclusion 
La cavité de classe I doit être taillée en respectant le plus possible les principes généraux de 
taille des cavités (principes mécaniques, biologiques et esthétique) 
Seulement, ces principes doivent être réalisés dans tous les cas (perte de substance très 
importante ou trop petite) 
Ainsi on aura recours à des artifices supplémentaires de stabilité et de rétention (Pinces et des 
tenons radiculaires ou matériaux adhésifs) 
En effet les matériaux adhésifs nous permettent de ne pas mutiler les dents puisque la 
technique de restauration elle-même. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 128
9- Préparation et obturation des cavités type Classe III, IV et V 
Plan du document: 
I. Préparation et obturation des cavités de classe III 
1. Définition 
2. Les étapes de la préparation 
1. Ouverture et trépanation 
1. Cas de cavité simple: Classe III.A 
2. Cas de cavité composée 
1. Classe III.B 
2. Classe III.C 2. Traitement dentinaire 
3. Traitement proprement dit 
1. La taille 
1. Cas des cavités simples 
2. Au cas de cavité composée: classe III.B palatine 2. Restauration II. Préparation et obturation des cavités de classe VI 
1. Définition 
2. Choix du matériau 
3. Préparation III. préparation et obturation des cavités de classe V 
1. Considération particulières 
2. Préparation 
3. Restauration 
I Préparation et obturation des cavités de classe III 
I.A. Définition 
Se sont des cavités de carie située sur les faces proximales des incisives et des canines sans 
destruction atteinte de l'angle incisive. 
I.B. Les étapes de la préparation 
I.B.a. Ouverture et trépanation 
• Dans le cas où la dent voisine est absente, l'accés est direct, on aura une classe 
III.A (cavité simple) 
• Dans le cas où la dent voisine est présente, l'accès à la face proximal se fait 
suivant les cas par la face vestibulaire ou la face linguale, c'est la classe III.B (cavité 
composée) 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 129
1 Cas de cavité simple: Classe III.A 
L'ouverture est aisée et se fait avec une fraise boule dirigée 
perpendiculairement à la face considérée 
2 Cas de cavité composée 
1 Classe III.B 
Dans le cas où la carie est lingualement située sur la face proximale, 
pour un souci d'esthétique et lorsque la face vestibulaire est intacte, en 
ouvre la cavité du côté palatin pour avoir un accès direct en vision 
indirecte à la cavité proximale 
On fait sauter la crête marginale lorsqu'elle est encore là avec une fine 
pointe diamantées cylindrique montée sur turbine à grande vitesse 
Avant de toucher à la face palatine il faut faire un examen judicieux de 
l'intercuspidation afin que lors de la mastication les dents antérieurs ne 
viennent pas de butter contre le matériau d'obturation, ce qui provoque 
sa fracture. 
L'opération doit donc veiller à ce que la préparation se situe en dehors 
des zones d'intercuspidation surtout lors de l'utilisation d'un matériau 
esthétique. 
2 Classe III.C 
L'existence de 2 cavités de classe III sur chacune des 2 faces proximales 
peut nous amener à les réunir en travers de la face palatine ; c'est la 
classe “III.C” 
C'est une restauration composée triface d'une perte de substance 
d'origine carieuse développée à partir des faces proximales des incisives 
et canines, 
Cette classe III peut être vestibulo-proximaux-lingual ou mésio-palato-distale 
(à partir des faces proximales), on ne réunit jamais 2 Classes III à 
évolution vestibulaire pour simple souci esthétique. 
I.B.b. Traitement dentinaire 
Une fois la cavité ouverte, on procède au curtage de la dentine, en suivant les 
règles propres au traitement des caries à évolution rapide ou à évolution lente. 
I.B.c. Traitement proprement dit 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 130
1 La taille 
La cavité ovalaire obtenue après curtage doit être taillée en respectant les 
principes généraux de taille de cavité en vue de recevoir et de retenir le 
matériau d'obturation. 
1 Cas des cavités simples 
À l'aide d'une fraise cylindrique, il faudra ettendre la cavité au-delà des 
point de contact des 3 directions cervico-vestibulaire, cervico-palatine et 
cervico-libre 
Ils ne doivent jamais être affaiblis, ainsi la cavité aura la forme 
générale de la face proximale (triangulaire avec des parois épaisses et 
parallèles aux faces correspondantes) 
• paroi vestibulaire parallèle à la face vestibulaire 
• paroi linguale parallèle à la face linguale 
• paroi cervicale parallèle au collet 
• le fonds de la paroi axiale doit être parallèle à l'axe de la dent 
Pour augmenter la rétention, 
• 3 pertuis sont réalisées au niveau des angles vifs trièdres à l'aide 
d'une fine fraise boule dans une direction oblique 
2 Au cas de cavité composée: classe III.B 
palatine 
Il s'agit de 2 cavités réunies par un isthme qui doit être assez large 
La cavité composée à les mêmes caractères que la cavité simple, elle 
est réunis par l'intermédiaire de l'isthme de la cavité palatine taillée en 
queue d'arronde (pour assurer la rétention mésio-distale) 
Cette cavité ne doit pas dépasser la moitié de la face palatine 
Nous accentuons la rétention en réalisant les pertuis au niveau de la 
cavité principale 
Le coiffage est assuré à l'aide de strip maintenu à l'aide d'une pince 
(de hawo) 
2 Restauration 
Le silicate trouve son indication pour la restauration de petite perte de 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 131
substance en particulier quand il n'y a pas à supporter le contact de 
l'antagoniste ni des efforts à l'attraction 
Cet un matériau ... donc pour une cavité vestibulo-proximale ou pour une 
cavité palato-proximale non vestibulo-palatine 
• dans ce cas la restauration est assurée par le composite. 
II Préparation et obturation des cavités de classe VI 
II.A. Définition 
il s'agit soit d'une 
• classe III qui s'est développé suffisamment pour miner l'angle incisif à et faciliter sa 
fracture 
• Soit une fracture résultante d'un traumatisme accidentel considérés particulière 
le bord libre des dents antérieurs et trop utilisés pour l'incision des aliments 
ainsi la rétention dans la restauration doit être assuré malgré des agressions occlusales 
liées au mouvement mandibulaire 
En effet nous avons 2 sollicitations fractueuses 
• la disjonction proximale 
• la poussée vers le vestibule 
Figure 9-1 
“AB” bénéficie d'une assise dentinaire cervical “CA” ... les 
pressions exercées sur cette partie ont tendance à provoquer la 
rotation du bloc autour de A` c'est la disjonction. 
II.B. Choix du matériau 
les cements sont trop cassant donc ils sont éliminés d'emblée, 
• On se trouve donc vers les résine-composites sur le plan mécanique en plus elle sont 
esthétiques 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 132
II.C. Préparation 
Il faut supprimer tous l'émail non soutenu de dentine dure, c'est le biseautage, 
Il se fait à l'aide de fraise cylindrique ou conique, flamme fines et diamanté monter sur 
turbine 
Après la phase médicochirurgicale, on passe à la restauration qui se fait à l'aide de résine-composite 
après mordensage à l'acide 
1 ou 2 tenons dentinaires peuvent être utilisé selon les cas pour améliorer de rétention 
• si la dent dépulpée ; un tenon radiculaire est utilisé. 
Le rétablissement de la forme angulaire est réalisé à l'aide de moules angulaire en 
Aluminium de Hawe rétablissement oduspella en plastique transparent 
L'utilisation des pinces devient inutile lorsque on utilise des composites avec système 
adhésif dentinaire 4ème, 5, 6 et 7 génération 
En cas de traumatisme, on augmente la surface de contact de l'émail avec le composite en 
bisautant la surface voisine de la fracture 
La destruction par la carie des 2 angles ou lors d'un traumatisme important fragilise 
énormément la couronne 
• La restauration des 2 angles peut s'avérer dans ce cas provisoire en attendant de réaliser 
une couronne céramo-métallique à l'âge adulte 
III préparation et obturation des cavités de classe V 
Après la classification de Black, les faces linguales des molaires inférieurs ne sont jamais atteintes, 
étant donné qu'elle sont accessible au brossage, 
On peut en conclure qu'elle résulte d'un manque d'hygiène 
III.A. Considération particulières 
• La région intéressée n'est pas directement soumise aux forces de mastication 
• elle n'est pas nécessairement visible 
• Par contre est voisine du sulcus ce qui y déterminent le choix du matériau 
III.B. Préparation 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 133
Étant donné la morphologie cervicale (bombée) et la situation parapulpaire ; le fond n'est 
pas plan mais convexe. 
Le problème de la rétention se pose comme-même malgré que la région est peu soumise 
aux forces de la mastication, 
hors les cavités peu profondes ; où la règle du plus profond que large est possible on a la 
plupart du temps recours à d'autres possibilités 
• Élargissement de la paroi pulpaire à l'aide de fraise cone renversée 
• Utilisation de tenon dentinaire dans le cas où la cavité est nettement étendues au-delà 
de la zone de projection de la pulpe 
Le contour de la cavité est parallèle au collet (forme en aricot) avec des parois 
proximales épaisses pour l'extension prophylactique 
• Dans le sens horizontal elle sera fonction de l'hygiène du patient, 
- Elle est limité au site de la carie si le patient se brosse régulièrement et 
convenablement 
- Sinon elle sera ettendue aux angles formé entre la face vestibulaire et la face 
proximale 
• Dans le sens vertical, l'extension vers le sulcus est envisageable si la carie est juxta-gingival, 
pour éviter une blessure du parodonte marginal 
La taille de la cavité est réalisée à l'aide fraise de cylindrique à vitesse lente maintenu 
perpendiculairement à l'axe de la dent 
III.C. Restauration 
Selon la visibilité de la future obturation lorsque le patient parle, sourit ou rit aux éclats 
• en l'utilisera de l'amalgame, composite 
• soit le silicate qui est contre indiqué pour la restauration avoisinant le sulcus 
• Par ailleurs, les verres ironiques trouvent leur indication en particulier à cause de leur 
libération de fluor 
Il faut veiller à la reconstitution du bombée cervicale à l'aide de moule adaptés 
• la “cupule de Hawe” pour composite 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 134
1-Ergonomie 
2 - Asepsie / Antisepsie / Stérilisation 
3 - La carie des tissus durs. Email, dentine, cément, Hyperesthésie dentinaire 
4 - Le coiffage dentinaire 
5 - Le coiffage pulpo-dentaire 
6 - Mylolyses et dysplasies 
7 - La pulpe saine (rappels anatomo-histo-embryologiques) 
8 - Classification des pulpopathies 
9 - Étiologie des pulpopathies 
10 - Formes cliniques des pulpites aigues 
11 - Formes cliniques des pulpites chroniques 
12 - La nécrose pulpaire 
13 - Pathologie septale et thérapeutiques 
14 - La région apicale (anatomie, histologie, physiologie) 
15 - Étiopathologie des desmodontites 
16- Desmodontites formes aigues 
17 - Desmodontites formes chroniques 
18- La pulpotomie 
19 - Traumatismes dentaires 
20- Préparation canalaire 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 135
1 – Ergonomie 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Définition 
III. Le cabinet dentaire 
IV. Les éléments du poste du travail 
1. Le fauteuil 
2. Le siège de l'opérateur 
3. Le crachoire avec verre 
4. La tablette pour le plateau d'instruments 
5. L'éclairage 
6. Meuble et plateaux pré-préparés 
I Introduction 
Pour assurer les soins optimaux aux patients, il est indispensable que le chirurgien dentiste domine 
tous les éléments de son environnement, de son travail, et du bon fonctionnement du cabinet 
dentaire. 
II Définition 
L'ergonomie est l'étude des conditions de travail (i.e les rapports entre l'homme et l'outils) dans le 
but de simplifier le travail, le facteur essentiel de toute tentative d'ergonomie est l'économie du 
mouvement qui s'obtient par l'organisation du travail. 
III Le cabinet dentaire 
L'ordre géométrique est nécéssaire lorsque plusieurs personnes travaillent dans le cabinet, le 
minimum de toute installation devrais comporter: 
• Réception 
• Une salle d'attente 
• V.C 
Des locaux supplémetaires peuvent être envisagées tels que : 
• une salle de radio 
• un bureau du praticien 
• un laboratoire 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 136
IV Les éléments du poste du travail 
IV.A. Le fauteuil 
C'est le centre du poste de travail, il doit correspondre à des normes de sécurité du travail, 
la commande dégitale et celle du pied pour le praticien et l'assistante sont a prévoir pour des 
raisons hygiénique, la rotation du fauteil ... 
IV.B. Le siège de l'opérateur 
Les qualités d'un siège idéal sont: 
La mobilité 
Montée sur 5 roulette 
Avoir un support lombaire réglable 
IV.C. Le crachoire avec verre 
IV.D. La tablette pour le plateau d'instruments 
Elle trouve sa place sur la poitrine du patient ou à sa tête. 
IV.E. L'éclairage 
L'éclairage buccal fonctionnel est un facteur important pour la réalisation d'un travail de 
précision, cet éclairage est fourni par le “SCIALYTIQUE”. 
IV.F. Meuble et plateaux pré-préparés 
Les meubles modernes s'adaptent aux exigences de l'hygiène actup: surfaces lisses, bords 
arrondis, tiroir hémétique... 
Un meuble spécial ; conçu pour le rangement des plateaux pré-préparés permet de faciliter 
le travail. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 137
2 - Asepsie / Antisepsie / Stérilisation 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Définitions 
1. Asepsie 
2. L'antisepsie 
3. Désinfection 
4. Désinfectant 
5. Stérilisation III. Voies de transmissions 
1. Du praticien au patient ou inversement 
2. D'un patient à un autre patient 
3. Au niveau du patient lui même IV. La désinfection 
V. Nettoyage, lavage des instruments 
1. Nettoyage pré-opératoire 
2. Nettoyage opératoire 
3. Nettoyage post-opératoire VI. Antisepsie 
1. Stérilisation 
1. Stérilisation par la challeur sèche 
1. Inconvénients 2. Stérilisation par la chaleur humide 
1. Inconvenients 3. Stérilisation chimique 
I Introduction 
L'endodontie est un acte chirurgical, le contact directe avec le sang et la salive sont des risques de 
contamination, en effet, dès que nous touchons à la pulpe dentaire, nous touchons au milieu 
intérieur. 
Nous devrons le respecter, et de tout mettre en oeuvre pour le préserver et assurer la périnité de 
nos traitements. 
II Définitions 
II.A. Asepsie 
Ensemble des mesures propres à empêcher tout apport exogène de micro-organismes 
II.B. L'antisepsie 
Opération au résultat momentané permettant au niveau des tissus vivants dans la limite de 
leur tolérance, d'éliminer ou de tuer les micro-organismes et/ou d'inactiver les virus, en 
fonction des objectifs fixés. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 138
II.C. Désinfection 
Opération au résultat momentané, permettant d'éliminer ou de tuer les micro-organismes 
et/ou d'inactiver les virus indésirables portés par le milieu inerte contaminées en fonction des 
objectifs fixés. 
Le résultats de cette opération est limité aux microorganismes présents au moment de 
l'opération. 
II.D. Désinfectant 
Produit ou procédé utilisé pour la désinfection dans des conditions définies 
II.E. Stérilisation 
Procédés tendant a l'élimination de toute vie microbienne et virale. 
III Voies de transmissions 
On définit classiquement trois voies de transmission de l'infection au cabinet dentaire: 
III.A. Du praticien au patient ou inversement 
Il s'agit d'une contamination directe, par les mains, les vêtements, le gros matériel, 
l'instrumentation manuelle et rotative. 
III.B. D'un patient à un autre patient 
Le praticien ou son matériel étaient les vecteurs principaux de transmission de ce type 
d'infection. 
III.C. Au niveau du patient lui même 
Le contrôle sera délicat, l'auto-inocculation du patient est toujours possible à tous moment 
pendant l'acte endodontique. 
IV La désinfection 
Elle a pour but de détruire les microbes partout où ils se trouvent, locaux, instruments, linge... 
La désinfection en endodontie s'adresse à l'organe dentaire et son environnement ; avant 
d'entreprendre un traitement endodontique, une hygiène buccal doit être enseigné, un ... rigoureux 
... 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 139
V Nettoyage, lavage des instruments 
Trois types de lavages sont a effectués: 
V.A. Nettoyage pré-opératoire 
Concerne les instruments neufs 
V.B. Nettoyage opératoire 
Il s'adresse à la micro-instrumentation endodontique et consiste à débarrasser les lames des 
instruments des débris et coopeaux dentinaires ramenés du canal. 
V.C. Nettoyage post-opératoire 
Il a pour but de débarasser les micro- et macro-instrumentations, ainsi que l'instrumentation 
rotative, de toute souillure afin de permettre la stérilisation et de pouvoir réutiliser les 
instruments (...) 
VI Antisepsie 
• Stérilisation 
VI.A.a. Stérilisation par la challeur sèche 
L'appareil est un poupinel, il permet la destruction des bactéries, virus et spores 
en: 30 minutes à 200°C 45 minutes à 180°C et une heure à 170°C 
• 
Inconvénients 
Ternissement du métal Fragelisation des instruments endodontiques 
Impossibilité de stériliser les tissus et cotons 
VI.A.b. Stérilisation par la chaleur humide 
L'appareil utilisé est un autoclave, les stérilisateurs à chaleur humide permettant 
la stérilisation des tissus et cotons, instrumentation endo ansi que les instruments 
rotatifs. 
• Inconvenients 
Risque de corrosion des instruments (vapeur d'eau) 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 140
VI.A.c. Stérilisation chimique 
Improprement appelée: “stérilisation à froid”, réalisée par des solutions 
bactérécides fongicides, virucides et sporicides, préconisée pour les instruments 
ne pouvant supporter de fortes températures 
Exemple: La trichlorine Les comprimés de trioxymithilène 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 141
3 - La carie des tissus durs. Email, dentine, cément, 
Hyperesthésie dentinaire 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Comment, quand et où débute la carie? 
1. Phase de déminéralisation 
2. Phase de réminéralisation III. Classification des cavités de carie 
1. La classification de Black 
2. La classification de Mount & Hume IV. La carie de l'émail (=lésion amélaire, lésion carieuse de 
l'émail) 
1. Aspect macroscopique de la lésion amélaire 
1. Au niveau des surfaces lisses 
2. Au niveau des puits et des sillons 2. Aspect microscopique 
3. Symptomatologie 
4. Évolution de la lésion carieuse de l’émail 
1. La cavitation 
2. Carie arrêtée - lésion stabilisée V. La carie de la dentine (=lésion carieuse de la dentine, lésion 
dentinaire) 
1. Aspect macroscpique de la lésion carieuse de la dentine 
2. Aspect microscopique 
3. Symptomatologie 
4. Évolution de la carie de la dentine 
5. Les formes cliniques de la lésion carieuse de la dentine. 
1. La carie à évolution rapide (ou aigüe ou active) 
2. La carie à évolution lente (chronique) 
3. Carie arrêtée (stabilisée) VI. La carie du cément 
1. Symptomatologie VII. L'hyperesthésie dentinaire (hypersensibilité dentinaire, 
sensibilité dentinaire) 
I Introduction 
La carie est une maladie d'observation très ancienne dont la fréquence n'a cessé de croitre avec le 
développement des civilisations et tous particulièrement avec l'augmentation de la consommation de 
sucres pour atteindre de nos jours un taux particulièrement éléve. 
Elle peut aller de la simple coloration de l'émail jusqu'à une destruction partielle voire même totale 
des tissus minéralisés dentaires. 
II Comment, quand et où débute la carie? 
Le milieu buccal subit en permanence des modifications physicochimiques et plus précisément des 
variations de pH entraînant des échanges ioniques permanents entre l’email et le milieu buccal. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 142
II.A. Phase de déminéralisation 
La dégradation des hydrates de carbone par les microorganismes donne un Milieu acide (par 
baisse de pH) et l’email perd alors ses ions minéraux, on a apparition des sites de 
démineralisation. 
II.B. Phase de réminéralisation 
Et lorsque le pH remonte (phosphate PO4 carbonate Ca++) régulé par le pouvoir tampon de la 
salive, les ions minéraux se redéposent sur l’email. 
Ces deux phases vont se succéder continuellement, mais il arrive parfois que cette remineralisation 
ne peut se produire pour plusieurs raisons : 
• plaque bactérienne trop épaisse, 
• Ingestion excésive de sucres. 
Les phases de demineralisation ne sont alors plus compensées par des phases de reminéralisation on 
a donc un début d’une lésion carieuse. 
À ce stade cette lésion peut-être réversible, et peut être minéralisée soit spontanément soit grâce 
à un traitement prophylactique. 
La carie débute préférentiellement dans les zones difficilement accessibles à la chasse salivaire et à 
l’hygiène bucco dentaire. 
• Les replis morphologiques de l’email: sillons des surfaces occlusales des molaires et des 
prémolaires, cingulums des incisives, puits et fossettes. 
• La zone sous-jacente au point de contact inter dentaire 
• La zone du collet surtout s’il y a une inflammation gingivale 
• Les zones de contact avec les prothèses amovibles 
• Au niveau des dents en malposition 
III Classification des cavités de carie 
On a: 
III.A. La classification de Black 
(classe I, II, III, IV et V) 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 143
III.B. La classification de Mount & Hume 
3 sites: 
• Occlusal, 
• Proximal, 
• Cervical. 
4 stades de perte de substance: 
• Petite étendue, 
• Étendue moyenne, 
• Étendue importante, 
• Étendue très importante. 
IV La carie de l'émail (=lésion amélaire, lésion carieuse de l'émail) 
La carie de l’email peut commencer soit: 
• Sur la face occlusale des dents (carie des sillons et des puits) 
• Sur la face vestibulaire, palatine, linguale ou le plus souvent Proximale (carie des surfaces lisses) 
Quelque soit sa localisation, cette lésion ne se manifeste dans ses premiers stades que par des 
modifications de coloration sans aucune perte de substance cliniquement décelable. 
IV.A. Aspect macroscopique de la lésion amélaire 
IV.A.a. Au niveau des surfaces lisses 
La lésion se présente à ses débuts sous forme d’une zone d'émail opaque, blanc 
crayeux, mat de taille variable aux contours diffus: “Tache blanche”(=White spot) 
IV.A.b. Au niveau des puits et des sillons 
La lésion prend la forme d’une tache blanchâtre située de part et d’autre du 
sillon. 
Mais dans les deux cas, la lésion se situe juste au dessus et parallèlement à la surface de 
l'émail 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 144
IV.B. Aspect microscopique 
Microscopiquement la carie de l’email comprend 04 zones: 
• Zone translucide 
• Zone opaque 
• Corps de la lésion 
• Zone superficielle 
Au niveau des sillons et des puits ; la lésion présente les mêmes couches mais son extension 
est guidée par la direction des prismes et donnera une cavité plus large vers la jonction 
amélo-dentinaire. 
IV.C. Symptomatologie 
La carie de l’email est une lésion asymptomatique, elle peut être inaperçue et son dépistage 
nécessite: 
• Un examen clinique minutieux, un bon éclairage et l’assèchement de la surface dentaire 
peuvent mettre en évidence le contraste entre cette tache opaque et l’email sain 
environnement qui est généralement d’un aspect glacé brillant. 
• On peut également utiliser pour son dépistage: 
- la radiographie retrocoronaire 
- le sondage 
- la radiographie numérique 
- les colorants révélateurs de carie 
- la transillumination 
IV.D. Évolution de la lésion carieuse de l’émail 
La carie de l’email non traitée peut évoluer soit: 
IV.D.a. La cavitation 
En absence de traitement la carie de l’email s’étend vers la jonction amélo-dentinaire 
puis en profondeur vers la dentine. 
La couche d’email en surface peut s’effondrer: la lésion devient cavitaire. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 145
IV.D.b. Carie arrêtée - lésion stabilisée 
La lésion en tache blanche peut ne pas évoluer vers la cavitation mais se 
transformer en carie ou lésion arrêtée dite stabilisée, ou tache brune. 
V La carie de la dentine (=lésion carieuse de la dentine, lésion 
dentinaire) 
La lésion carieuse de la dentine est toujours secondaire à la cariede l'email. Mais contrairement à la 
lésion carieuse de l’émail qui reste relativement bien limitée, la lésion dentinaire diffuse largement 
dans le tissu dentinaire en raison de sa structure. 
V.A. Aspect macroscpique de la lésion carieuse de la dentine 
Ces lésions de la dentine sont « extrêmement » polymorphes, elles peuvent être de simples 
orifices grisâtres ou noirâtres pouvant passer inaperçues, ou parfois d’importantes cavités 
anfractueuses avec des destructions coronaires partielles voire totales. 
V.B. Aspect microscopique 
L’étude histopathologique de la lésion carieuse de la dentine permet de distinguer plusieurs 
zones ou couches en partant de la zone superficielle vers la dentine saine 
• Zone superficielle (dentine nécrotique) 
• Zone d’invasion (dentine infectée) 
• Zone de transparence (dentine affectée) 
• Zone de réaction vitale (dentine réactionnelle) 
V.C. Symptomatologie 
Dans la lésion carieuse de la dentine les douleurs sont: 
• provoquées par les irritations externes (acides, sucre,chaud,froid), 
• localisées à la dent, 
• cessent avec la disparition du stimulus. 
• Parfois le malade ne ressent aucune douleur. 
Dans tous les cas, il n’y a pas de douleurs spontanées 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 146
V.D. Évolution de la carie de la dentine 
En absence de traitement, la lésion carieuse de la dentine évolue inévitablement vers une 
atteinte de l’organe dentino-pulpaire : Pulpopathie. 
V.E. Les formes cliniques de la lésion carieuse de la dentine. 
Cliniquement on peut observer 3 types de lésion carieuse de la dentine en fonction de la 
rapidité d’évolution du processus carieux: 
V.E.a. La carie à évolution rapide (ou aigüe ou active) 
Dans ce cas la cavité de carie présente une petite ouverture à travers l’émail alors 
qu’elle s’étend en profondeur vers la jonction amélo-dentinaire. 
La dentine est déminéralisée, jaunâtre, très molle, la pulpe est très vite exposée 
Cette carie est observée chez l’enfant comme chez l’adulte. 
V.E.b. La carie à évolution lente (chronique) 
Dans ce cas l’ouverture de la cavité de carie est plus large. En regard de la lésion on 
peut voir: 
• Une couche de dentine dure plus ou moins épaisse qui protège et isole la pulpe: 
dentine Réactionnelle(=Réparatrice, Tertiaire) 
V.E.c. Carie arrêtée (stabilisée) 
On a une cavité largement ouverte avec une surface occlusale abrasée. La dentine 
est dure, brun foncé/noirâtre. 
VI La carie du cément 
La jonction cémento-dentinaire est située en sous gingival. Mais au fur et à mesure du vieillissement 
de l’organe dentaire et avec l’apparition des affections parodontales, cette jonction devient supra 
gingivale, le cément se trouve ainsi exposé au milieu buccal,et donc susceptible d’être carié. 
La lésion carieuse du cément est impossible à détecter en raison de la faible épaisseur du cément, 
quand la carie radiculaire est visible, elle atteint déjà la dentine. 
Cette lésion apparaît brun-clair, son point de départ est généralement vestibulaire ou proximale. 
• Symptomatologie 
Ces caries sont peu profondes, mais peuvent entraîner parfois des douleurs exacerbées par le 
chaud, le froid, le brossage, les sucres. 
Mais dans la plupart des cas ce sont des lésions à évolution lente, elles se transforment en 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 147
carie arrêtée et sont donc asymptomatiques. 
VII L'hyperesthésie dentinaire (hypersensibilité dentinaire, 
sensibilité dentinaire) 
C’est un syndrome douloureux parfois intense en réponse à un stimulus chimique, tactile, ou 
thermique qui engendre un réel inconfort pour le patient. 
Très fréquent surtout chez l’adulte entre 30 et 40 ans. Les prémolaires sont les plus touchées 
Microscopiquement, la dentine est mise à nu. 
La sensibilité peut disparaître spontanément: 
• soit par des modifications histologiques du complexe dentino-pulpaire 
• soit par un traitement 
- occlusion des canalicules dentinaires, 
- scellement des canalicules avec des résines, 
- dentifrices contenant des agents désensibilisants. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 148
4 - Le coiffage dentinaire 
Plan du document: 
I. Introduction et généralités 
II. Définition du coiffage dentinaire 
III. indications du coiffage dentinaire 
IV. Quels sont les produits de coiffage 
1. Les propriétés d’un produit de coiffage 
1. Les propriétés biologiques 
2. Les propriétés anti-inflammatoires 
3. Les propriétés physico-chimiques 
4. Les propriétés techniques 2. Les différents matériaux de coiffage 
1. La pâte oxyde de zinc-eugénol (=eugenolates, 
eugénates) 
2. L'hydroxyde de calcium 
3. Les ciments verre ionomères: CVI 
4. Les adhésifs dentinaire à base de résine V. Protocole opératoire 
1. L'anesthésie 
2. Champ opératoire 
3. Le curetage dentinaire 
1. Pose du produit de coiffage 
2. Obturation définitive VI. Processus de cicatrisation 
VII. Autres méthodes de curtage dentinaire 
1. Le caridex 
2. Laser CO2 
3. Laser Yag 
4. Air abrasion 
1. Avantages de la technique 
I Introduction et généralités 
Dans les lésions carieuses des tissus durs sans symptomatologie pulpaire, la conservation de la vitalité 
pulpaire est indiquée. 
Elle se fera quelque soit la profondeur de la lésion et même s’il y a une effraction de la pulpe. 
La conservation de la vitalité pulpaire se fera par une série de thérapeutiques qu’on appellera 
“coiffage”. 
Ce coiffage se situera en dehors de la cavité pulpaire et se fera soit: 
• en pleine dentine: coiffage dentinaire. 
• parfois au contacte de la pulpe: 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 149
- Directement: coiffage pulpaire directe (effraction de la pulpe) 
- Indirectement: coiffage pulpaire indirect ou juxta-pulpaire ou naturel 
Ces thérapeutiques sont appelées: “Thérapeutiques dentinogènes”. 
Ce sont des thérapeutiques ou plutôt des techniques chirurgicales portant sur l’ensemble pulpo-dentinaire 
afin de redonner à la pulpe 
• une structure normale 
• une vie saine 
Pour une reprise normale de la dentinogenèse 
II Définition du coiffage dentinaire 
Le coiffage dentinaire est une intervention qui consiste à placer sur une plaie vive de la dentine, une 
substance capable de permettre une guérison du complexe pulpo-dentinaire accompagnée d’une 
cicatrisation et d’une apposition dentinaire. 
III indications du coiffage dentinaire 
Le coiffage dentinaire est indiqué dans: 
• Les plaies dentinaires, ou le niveau clinique de la lésion se situe uniquement dans la masse 
dentinaire, sans jamais atteindre le parenchyme pulpaire. 
• Les caries à évolution rapide non pénétrantes. 
• Les traumatismes dentaires: 
- fracture coronaire non pénétrante. 
- Dénudation de collets (brossage, érosions...) 
IV Quels sont les produits de coiffage 
IV.A. Les propriétés d’un produit de coiffage 
Un produit de coiffage doit avoir: 
• des propriétés biologiques 
• des propriétés anti-inflammatoires 
• des propriétés physico- chimiques 
• des propriétés techniques 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 150
IV.A.a. Les propriétés biologiques 
• un pH alcalin (voisin de celui des tissus vivants). 
• non toxique. 
• non irritant pour les autres tissus dentaires et péri-dentaires. 
• non nocif pour la muqueuse buccale. 
IV.A.b. Les propriétés anti-inflammatoires 
• anti-inflammatoire (pour permettre la reprise de la dentinogenèse). 
• anti-infectieuse. 
• empêcher toute putréfaction. 
IV.A.c. Les propriétés physico-chimiques 
• pas d’odeur ni de goût désagréable. 
• ne colore pas la dent. 
• une bonne adhérence aux tissus dentinaires. 
• une bonne résistance mécanique sous l’effet de la pression du matériau 
d’obturation. 
• compatibilité avec les matériaux d’obturation. 
IV.A.d. Les propriétés techniques 
• une bonne conservation. 
• facile a manipuler. 
• radioapacité souhaitable. 
IV.B. Les différents matériaux de coiffage 
Différents matériaux de coiffage ont été proposés 
• Des substances biologiques. 
- Lysosyme en poudre 
- Gel de collagène 
• Des substances synthétiques: 
- pâte a base de polyamides 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 151
- Cyanoacrylate de butyle. 
- Ciments carboxylates. 
Mais les 2 produits les plus utilisés: 
• Oxyde de zinc-eugénol. 
• Ca(OH)2: hydroxydes de calcium. 
IV.B.a. La pâte oxyde de zinc-eugénol (=eugenolates, 
eugénates) 
On peut utiliser: 
• Soit le mélange ZnO-eugénol 
• Soit ZnO eugénol à prise rapide : ZnO/eugénol plus un acclérateur de prise: 
clorures ou acétales ou résines synthétiques (Kalsogen Alganol) 
La pâte ZnO-Eugénol possède : 
• une faible résistance à l’usure et à la pression (qui peut être améliorée par 
l’adjonction de polymétacrylate : c’est l’eugénate renforcé IRM) 
• un pH voisin de celui de la pulpe (7.8). 
• une action sédative importante (grâce à sa fonction phénol). 
• une action bactériostatique (Grâce à fonction phénol + eugénol libre) 
• il est facile a manipuler. 
• il a un goût désagréable 
IV.B.b. L'hydroxyde de calcium 
Ca+H2O > Ca(OH)2 
Se présente sous différentes formes: 
• poudre blanche. 
• conditionné en cartouche (calcipulpe) 
• base+catalyseur (Dycal) 
• poudre+liquide 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 152
• pâte photopolymérisable. 
Il possède: 
• un pH=11 (alcalin) 
• un pouvoir antiseptique excellent, lié à son alcalinité (O h-). 
• un pouvoir hémostatique du à la présence de calcium qui est un facteur de 
coagulation sanguine. 
• une action anti-inflammatoire (S’oppose à l’acidose inflammatoire.) 
• une action sédative due a la libération des salicylates lors de la solubilisation 
progressive du ciment. 
• joue un rôle important dans la stimulation de l’élaboration des tissus 
calcifiés. 
• très peu soluble dans l’eau. 
• bon isolant thermique 
IV.B.c. Les ciments verre ionomères: CVI 
• Poudre: verre fluoroalumino-silicate de calcium 
• Liquide: eau + acide polycarboxylique 
Poudre + liquide ou photopolymérisable 
Les ciments verres ionomères possèdent une: 
• une très bonne adhésion à la dentine (Adhésion chimique) 
• un bon pouvoir isolant thermique supérieur à celui de tous les autres ciments 
• une bonne résistance la compression 
• sont de faibles isolants électriques 
• sont cariostatiques (libération de fluorures) 
IV.B.d. Les adhésifs dentinaire à base de résine 
• Photo polymérisable. 
• Résines non chargées (liner) 
V Protocole opératoire 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 153
V.A. L'anesthésie 
Le coiffage dentinaire est indiqué sur une dent vivante il y'a donc sensibilité, l’anesthésie est 
donc souvent conseillée. 
L’anesthésie procure une disparition totale de la sensibilité, mais les risques de mise a nu 
accidentelle de la pulpe sont accrus. 
On peut faire une anesthésie: 
• Loco-régionale. 
• Para-apicale. 
• Intra-ligamentaire. 
• Intra-septale 
V.B. Champ opératoire 
Le champ opératoire est obligatoire au cours du coiffage dentinaire. 
La plais dentinaire béante qui résulte du curetage dentinaire doit être isolée du milieu 
buccal, pour éviter toute inoculation septique supplémentaire. 
La salive ne doit pas envahir la plaie 
V.C. Le curetage dentinaire 
Le curetage dentinaire est un acte spécifique au traitement de la carie. Il commence toujours 
au niveau de la jonction amélo-dentinaire, et progresse délicatement en direction pulpaire 
Il consiste à éliminer toute la dentine décalcifiée c’est-à-dire. 
• La totalité de la dentine ramollie superficielle (dentine infectée) 
• La totalité de la dentine décalcifiée plus profonde (Dentine affectée) Jusqu’à l’obtention 
d’une dentine dure. 
Même les bords de la cavité doivent être exemptes de toute trace de dentine décalcifiée pour 
assurer l’étanchéité et la tenue du matériau de coiffage et de l’obturation. 
Il est précédé par: 
• L’élimination des prismes de l’email non soutenu par la dentine, c’est ce qu’on appelle 
l’ouverture de la cavité. 
Cette ouverture est réalisée d’emblée en cas de cavité fermée soit au fur et à mesure du 
curetage en cas de cavité ouverte jusqu’à l’obtention d’un émail sain. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 154
Ce curetage dentinaire se fait a l’excavateur et fraises boules de gros diamètre par rapport au 
volume de la cavité. 
Une fois le curetage dentinaire terminé, on contrôle la taille de la cavité (Épaisseur des parois 
de la cavité d’obturation, extension prophylactique...) 
V.C.a. Pose du produit de coiffage 
Le choix de produit de coiffage se fera selon le matériau de restauration utilisé et 
sera placé au niveau des parois en regard de la pulpe sur une épaisseur de 2mm. 
V.C.b. Obturation définitive 
L’obturation définitive peut être placée la même séance ou différée à une séance 
ultérieure. 
VI Processus de cicatrisation 
Le coiffage dentinaire fait appel à une fonction essentielle de la pulpe: La dentinogénèse 
En réalisant ce coiffage dentinaire c’est à dire en recouvrant la dentine cariée, ceci va: 
• isoler la dentine du milieu buccal et du risque d’invasion microbienne 
• soulager immédiatement le patient. 
• permttre la formation de la dentine Réactionnelle = sclérodentine 
Cette sciérodentine va se déposer dans la lumière des canalicules entraînant leur occlusion 
progressive. 
VII Autres méthodes de curtage dentinaire 
Il existe d'autres méthodes pour le curetage dentinaire 
VII.A. Le caridex 
C’est l’élimination chimique de la dentine cariée par l’utilisation d’un mélange de 2 
solutions. 
• clona +H2O 
• clona+chlorure de sodium + eau + Acide dl-2-amino—butyrique 
Le mélange à une température de 37° est déposé sur la dentine cariée à l’aide d’un embout 
va entraîner en 05 minutes une destruction totale de la dentine cariée 
VII.B. Laser CO2 
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VII.C. Laser Yag 
VII.D. Air abrasion 
Le système repose sur l'utilisation de fines particules d'alumine expulsées à 1200 KM/H sur 
la cavité entrainant la création d'une cavité. 
On a: 
• l'air abrasion sec 
• l'air abrasion humide 
• Avantages de la technique 
• Pas d'échauffement 
• Pas de nuisance pour la pulpe 
• Pas de vibration 
• Pas de bruit 
• Très rapide 
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5 - Le coiffage pulpo-dentaire 
Plan du document: 
I. Rappels 
1. La dentine 
1. La dentine primaire 
2. La dentine secondaire (sclérodentine) 
3. La dentine tertiaire ou réactionnelle 2. Caractère de la douleur dans les dentinites II. Le coiffage 
1. Interêt de la conservation vivante de la pulpe 
2. Processus cicatriciel dentinogène 
3. Les produits de coiffage 
1. Qualités biologiques 
2. Qualités anti-inflamatoires 
3. Qualités physiques 
4. Qualités techniques 4. Nature et composition des produits de coiffage 
1. L'hydroxyde de calcium 
2. Pâte oxyde de Zinc-eugénol 5. Durées d'application III. Coiffage dentinaire juxta-pulpaire ou pulpaire indirect 
1. Définition 
2. Indications 
1. Les signes de cerne laiteux (Marmasse) 
2. Pression légère 3. Produits de coiffage et instrumentation 
4. Technique opératoire 
1. Radiographie rétro-alvéolaire 
2. Anesthésie locale ou loco-régionale 
3. Champ opératoire 
4. Curetage dentinaire 
5. Désinfection 
6. Séchage 
7. Reconstitution provisoire de la dent 
8. Durée d'application du produit de coiffage 
9. Évolution et pronostie 5. Conclusion IV. Le coiffage pulpaire indirect 
1. Principe 
2. Définition 
3. Indications 
4. Produit de coiffage 
5. Technique du coiffage direct 
1. Radiographie 
2. Anesthésie 
3. Champ opératoire 
4. Curetage dentinaire 
5. Séchage-hémostase 
6. Désinfection 
7. Pose du produit de coiffage 
8. Reconstitution provisoire de la dent 
9. Durée d'application du produit de coiffage 
10. Évolution et pronostic 6. Conclusion V. Mécanisme réparateur 
VI. Remarque 
VII. Conclusion générale 
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I Rappels 
I.A. La dentine 
C'est le tissu le plus important pas sa masse, elle est parcouru par des centaines de millions 
de fins canalicules ou tibuli, ils sont nombreux dans la couronne 
Il se produirait une oblitération progressive des tibuli liée au viellissement des odontoblastes 
et à leur disparition par oblitération minérale 
Les fibres de tomes (ou prolongements odontoblastiques) ont les même trajets que les tubuli, 
comme les odontoblastes dont elles émanent, elles ont un rôle dentino-génétique 
On distingue plusieurs variétés de dentine, selon les périodes d'activités où elles sont 
fermés!!! 
I.A.a. La dentine primaire 
Formée depuis la première couche jusqu'à la maturation, la fin de l'édification 
radiculaire, l'élaboration dentinaire se poursuit toute la vie mais à un rhytme ralentie 
I.A.b. La dentine secondaire (sclérodentine) 
Est la dentine translucide correspondant à une hyper minéralisation de la dentine 
primaire par oblitération des canalicules, c'est un phénomène de vieillissement 
physiologique 
I.A.c. La dentine tertiaire ou réactionnelle 
Qui est l'une des conséquences des irritations chroniques pathologiques, cette dentine 
peut être tubulaire ou amorphe 
Dans le cas d'irritation dentinaire excéssives (carie), il y a dépot de dentine tertiaire 
dans la chambre pulpaire réduisant ainsi la lumière de celle-ci 
Sous cette couche de dentine tertiaire, la pulpe est mise à l'abri. 
La formation de la dentine est dans le but de rendre thérapeutique et la ... de son 
existance est la preuve de son succès 
I.B. Caractère de la douleur dans les dentinites 
Provoquées par le foid surtout, le chaud, les aliments sucrés, les acides, à la mastication 
Ces douleurs cessent avec l'arrêt des stimulations, quand ces douleurs provoqués ne cessent 
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pas après la stimulation et durent 1 à 2 minutes on est en présence d'une hyperthémie 
pulpaire. 
II Le coiffage 
Il y a deux types de coiffages: dentinaire et pulpaire 
• Le coiffage pulpaire se subdivise en direct et indirect 
Le terme de coiffage désigne la mise en place au contact d'une plaie qu'elle soit dentinaire ou 
pulpaire, un médicament dentinogénétique destiné à provoquer la cicatrisation et l'élaboration d'une 
bannière minéralisée 
C'est grâce à ces thérapeutiques dentinogène portant sur l'ensemble pulpo-dentinaire qu'une pulpe 
enflamée reprend une structure saine et une vie normale (en particulier la dentinogénèse) 
II.A. Interêt de la conservation vivante de la pulpe 
La dentinogénèse à lieu pendant la formation de la dent puis a un rhytme plus ralenti tout au 
long de la vie de la dent, la dent se calcifie de plus en plus offrant ou permettant une plus 
grande résistance à la destruction carieuse. 
Une dépulpation précose arrête l'édification radiculaire, la dent dépulpée est fragile, car la 
suppression de l'apport de tous les éléments anti-inflammatoires, anti-infectieux et 
immunitaires, fait qu'il n'y a plus de barrière contre l'invasion microbienne. 
II.B. Processus cicatriciel dentinogène 
Quand il existe une inflammation de la pulpe, la minéralisation n'est plus possible, le soucis 
thérapeutique est de rendre à la pulpe sa stérilité et une circulation sanguine normale pour 
que la dentinogénèse momentanément interropue recommence. 
La formation de dentine tertiaire et réactionnelle et réparatrice c'est un mécanisme de 
défense, un barrage opposé à l'évolution de la carie par exemple, et à l'invasion microbienne 
Les études de Stanley portant sur la vitesse de formation de la dentine réparatrice, cette 
vitesse est interessante à connaitre dans la mesure où l'on peut savoir combien de temps on 
doit laisser le pansement pour obtenir le succès de l'intervention 
• La première dentine tertiaire apparait peu avant le 13ème jour post-opératoire 
• Le taux de formation est le plus élevé entre le 27ème jour et le 48ème jour (1 mois à 1 
mois et demi) 
• Ce taux diminue à partir du 48ème jour 
• Il diminue encore entre le 72ème jour et le 132ème jour (4 mois et demi) 
II.C. Les produits de coiffage 
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Pour que le apulpe puisse retrouver une vie normale, ils doivent posseder certains qualités, ils 
doivent répondrent à des qualités biologiques, anti-inflammatoires, physiques et techniques. 
II.C.a. Qualités biologiques 
• Solubilité parfaite dans l'eau et dans les fluides des tissus 
• pH alcanins le plus voisin de celui des tissus vivant en contact (le pH de la pulpe 
saine = 7.4) 
• Non-toxicité et non tendance allergique 
• Pas d'irritation des tissus dentaires et péridentaires 
• Inocuité!!! pour la muqueuse buccale 
• Grande efficacité, même à faible concentration 
Les qualités 2 et 3 sont particulièrement interessantes à rechercher, l'absence de 
toxicité bien sûr, mais aussi le pH car il est inutile d'obliger l'organisme à tamponner 
un produit agressive, ce qui exige un effort de cicatrisation supplémentaire et 
inutile. 
II.C.b. Qualités anti-inflamatoires 
Anti-infmalatoire mais aussi anti-infectieuse, le produit de coiffage doit: 
• Avoir une administration anti-inflammatoire durable si faible soit elle 
• Empêcher toute putréfaction 
II.C.c. Qualités physiques 
• Pas de coloration de la dent 
• Pas d'odeur 
II.C.d. Qualités techniques 
• Bonne conservation dans les préparations. 
• Facilité d'introduction. 
II.D. Nature et composition des produits de coiffage 
Les deux produits qui sont les plus courrament utilisées sont l'hydroxyde de calcium et les 
pâte à oxyde de zinc eugénol 
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II.D.a. L'hydroxyde de calcium 
Ca(OH)2: hydroxyde de calcium ou chaux éteinte!!! il est très peu soluble dans l'eau 
et les fluides tissulaires et c'est bien ainsi, car la forte alcalinité (pH=11) ne peut 
avoir qu'une action limitée. 
S'il était très soluble, il se produirait très rapidement une nécrose généralisée de 
la pulpe, néamoins une nécrose superficielle à toujours lieu sans inconvénient sur la 
guérison. 
En plus de l'excitation pulpaire qu'elle crée et qui peut favoriser la dentinogénèse, 
l'alcalinité (pH=11) offre l'avantage de s'opposer à l'acidité de l'infection pulpaire 
(pH variant de 5.5 à 6.6). 
Ca(OH)2 est un anti-septique, il n'est pratiquement pas radio-opaque, l'adjonction 
de sulfate de baryon lui procure une qualité qui est l'opacité. 
Ca(OH)2 est le produit qui donne acctuelement les meilleurs résultats dans les 
interventions sur pulpe dénudée. 
II.D.b. Pâte oxyde de Zinc-eugénol 
L'eugénol est un antiseptique et analgésique, son pouvoir anti-septique doit être 
envisagé à deux niveaux dentinaire et pulpaire. 
L'utilisation analgésique de l'eugénol est limitée aux atteints superficielles, elle se 
justifue par le pouvoir qu'à l'eugénol de coaguler les ... dans la trame organique 
dentinaire. 
L'association de l'oxyde de Zinc à l'eugénol donne une pâte appelée eugénate. 
Elle s'adapte bien à la dentine et empêche les fluides et les agents pathogènes de 
s'insinuer. 
Cette pâte possède certaines qualités biologiques: s'il n'y a pas de solubilité 
parfaite dans les humeurs, le pH est voisin de celui de la pulpe, mais il est toujours 
un peu inférieur au point de devenir très faiblement acide. 
Il est facile à manipuler. 
Mis en contact de la pulpe, il ne permet pas la formation du pont dentinaire, et 
raison de plus la pulpe, il n'y ait que Ca(OH)2. 
II.E. Durées d'application 
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• Pansement dentinaire: 6 semaines, 2 à 3 mois sont les délais rainsonnables, compte tenu 
de l'élaboration de dentine réactionnelle. 
• Coiffage dentinaire juxta-pulpaire ou pulpaire indirect: 6 mois 
• Coiffage pulpaire direct: minimuns 6 mois, pour la formation de la brèche pulpaire. 
III Coiffage dentinaire juxta-pulpaire ou pulpaire indirect 
C'est une thérapeutique particulière à la carie à évolution rapide. Il n'y a plus de dentine dure au 
contact de la pulpe, seule persiste de la dentine décalcifiée 
La thérapeutique ici est considérée comme un coiffage pulpaire mais indirect, car le produit de 
coiffage est déparé de la pulpe par de la dentine décalcifiée ou bien comme un coiffage dentinaire 
juxta-pulpaire 
Il existe un syndrome dentinaire avec des douleurs provoqués au froid, au chaud, au sucres, l'émail 
qui borde la cavité carieuse présente une couleur blanc, laiteux plus que le reste de la dent. 
III.A. Définition 
C'est une intervention qui consiste à placer sur une opercule de dentine décalcifiée supposée 
au contact de la pulpe et volontairement laissé en place une substance capable de 
permettre l'apposition dentinaire 
III.B. Indications 
Le coiffage pulpaire indirect est indiqué dans le cas de la carie à évolution rapide atteignant 
la pulpe. 
La radiographie est nécessaire, elle montre l'extrème proximité de la carie et la pulpe. 
Deux autres moyens cliniques permettant de s'assurer du contact entre le tissu pulpaire et 
la dentine décalcifiée 
III.B.a. Les signes de cerne laiteux (Marmasse) 
L'émail bordant la cavité de carie présente une opacité et une teinte très 
laiteuse plus blanche que le reste de la couronne. 
Ce signe certifie à coup sûr l'expédition de la pulpe sous la dentine décalcifiée 
sans préjuger du degré d'inflammation de celle-ci. 
III.B.b. 
Pression légère 
Une pression légère exercée par un fouloir sur le couvercle de la dentine 
décalcifiée éveille une sensibilité, car elle s'exerce à travers le couvercle 
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directement sur la pulpe. 
L'existance d'un syndrome douleureux dentinaire n'a lieu que si la carie est exposée à la 
mastication. 
Dans le cas d'une cavité proximale, il n'existe pas de signes douleureux. 
De légères douleurs spontanés peuvent apparaitrent (inflammation aigue de la pulpe) 
Bousack, estime que ces états pathologiques aigüe sont encore justiciable du coiffage 
pulpaire indirect 
III.C. Produits de coiffage et instrumentation 
La pâte oxyde de zinc eugénol employée en recouvrement de l'hydroxyde de calcium. 
III.D. Technique opératoire 
III.D.a. Radiographie rétro-alvéolaire 
III.D.b. Anesthésie locale ou loco-régionale 
mais elle présente un risque car toute réaction du malade est supprimée, 
l'opérateur risque d'éliminer l'opercule de dentine décalcifiée qu'on désire 
conserver et mettre à nu une corne pulpaire. 
Ainsi en voulant bien faire, on est tenté d'aller plus loin qu'il ne faut donc 
lésion d'une corne pulpaire. 
Par contre sans anesthésie, il est possible au fur et à mesure du curetage 
dentinaire de se rendre compte de l'approche de la pulpe. 
Il faut essayer de réduire la douleur, en employant des instruments biens 
tranchants dans une cavité séchée à l'air tiède. 
III.D.c. Champ opératoire 
le praticien agit au ras de la pulpe et peut accidentellement la dénuder donc il 
vaut mieux placer la digue pour prévoir ce risque, afin d'éviter la pollution de la 
pulpe 
III.D.d. Curetage dentinaire 
On ne recherche le cri dentinaire qu'à la périphérie de la cavité sur une bande 
de 2mm. Au fond de la cavité non, car on laisse un convercle de dentine pelable 
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décalcifiée, affectée 
III.D.e. Désinfection 
Un antiseptique dou, non-irritant H2O2. 
III.D.f. Séchage 
à l'air tiède 
III.D.g. Reconstitution provisoire de la dent 
Quand elle est délabrée, la surveillance des douleurs provoqués ou spontannés et 
nécessaire, il faut être prêt à intervenir au cas où il y aurait une pulpite aigüe. 
III.D.h. Durée d'application du produit de coiffage 
Dans un coiffage juxta-pulpaire, on laisse au plus le produit de coiffage pendant 
6 mois, après lequels il devient possible de restaurer définitivement la dent. 
Il suffit d'ôter le produit de coiffage, de mettre la dentine à nu de faire sauter 
l'opercule de dentine ramollie d'un coup d'excavateur, on a la satisfaction 
d'apercevoir l'existance d'une paroi dentinaire dure, qui obture ce que l'on 
pensait être une brèche. 
III.D.i. Évolution et pronostie 
Cliniquement, les suites opératoires sont nulles, quand elles existent: elles sont 
semblables à celles décrites pour le coiffage dentinaire (sensibilité au froid 
principalement) 
Le échecs évoluent vers la pulpite totale etsont justiciables de la pulpectomie 
(on ne reprend pas un coiffage pour une amputation vitale) 
III.E. Conclusion 
C'est une intervention simple et fréquente, elle exige toutefois plus de précision du geste et 
une application plus rigoureuse des règles de l'aseptie. 
IV Le coiffage pulpaire indirect 
IV.A. Principe 
Lorsque la pulpe est découverte, il y a destruction de la couche odontoblastique et une 
inoculation septique 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 164
Si l'on place directement au contact de la plaie pulpaire une substance donnée qui la coiffe, 
les elements du tissu pulpaire se differencient après la disparition de l'inflammation, et 
pourraient reformer des odontoblastes et reconstituer la continuité de la couche cellulaire, 
les cellules reprenant une vie normale et leur fonction dentinogénique, et ont la possibilité 
de se développer à nouveau, il se forme une nouvelle couche de dentine. 
IV.B. Définition 
Le coiffage dentinaire direct est une intervention qui consiste à placer sur la pulpe dénudée 
superficiellement, une substance capable de permettre la cicatrisation et la fermeture 
dentinaire de la chambre pulpaire. 
IV.C. Indications 
• Le coiffage pulpaire direct est indiqué dans les dénudations accidentelles au cours des 
traitements dentinaires. 
• Dans le cas de dénudation qu'engendrent les fractures 
• Les dénudations occasionnés par abrasion ou érosions pouraient être aussi des 
indications de coiffage, mais dans ces cas il existe des degenerescences profondes du tissu 
pulpaire qui incitent davantage à la mamification ou l'extirpation. 
Il faut tenir compte du bilan biologique de la pulpe et l'on ne peut plus se contenter de la 
notion de mise à nu sans symptomes (qui n'indique rien de précis, puisqu'il peut s'agir d'une 
pulpe saine ou enflamée, jeune ou vielle, atrophiée ou dégradée) 
La radiographie fournis des renseignements dans ce sens. 
La symptomatologie est ainsi très variable, avec ou sans douleurs aigüe, la présence 
d'accidents inflammatoires aigue n'est pas une contre-indication 
Le niveau clinique de la lésion passe à la fois par les tissus durs, par la pulpe avec un 
simple effleurement de celle-ci. il y a plaie pulpaire mais plaie superficielle, la partie de la 
pulpe correspondant à la forme de trépanation est arrachée, la couche odontoblastique 
ayant disparu, la dentinogénèse est interrompue. 
IV.D. Produit de coiffage 
Un seul produit: l'hydroxyde de calcium Ca(OH)2 
Il exige l'obturation à trois étages (Ca(OH)2 + eugénate à prise rapide + ciment à 
l'orthophosphate) 
C'est une variable intervention pulpaire -une intervention chirurgicale- la pulpe n'est plus 
protégée par une couche de dentine fut elle décalcifiée 
Tout geste opératoire malhabile peut entrainer une blessure supplémentaire plus profonde 
ou une infection septique contre indiquant la suite de l'intervention et necessitant sa 
transformation en pulpotomie ou pulpectomie. 
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Il faut une légereté de la main, la précision du geste et l'application stricte des régles de 
l'asepsie. 
IV.E. Technique du coiffage direct 
IV.E.a. Radiographie 
rétro-alvéolaire préalable 
IV.E.b. Anesthésie 
Locale ou loco-régionale: elle n'est pas indispensable, deux cas peuvent se 
présenter 
• La plaie pulpo-dentinaire est nette, c'est le cas de la fracture ou du 
traumatisme opératoire, l'anesthésie est inutile la plaie pulpaire est entourée de 
dentine décalcifiée. 
• Si au niveau de la plus grande superificie, la conduite à tenir est celle d'un 
coiffage dentinaire, après curetage partiel de la dentine décalcifiée 
Au niveau de la zone pulpaire dénudée, il faut pratiquer un parage de la plaie 
pulpaire, l'anesthésie est alors nécessaire. 
IV.E.c. Champ opératoire 
La pose de la digue est obligatoire, les techniques d'asepsie sont de règles, dès 
qu'une pulpe est à nue, il faut poser la digue, mais cet acte opératoire intervient 
tardivement puisque souvent la pulpe à eu le temps d'entrer en contact avec le 
milieu buccal, infectant, avant d'en être isolé. 
Mieux il faut prévoir la dénudation d'une pulpe et la protéger de la salive avant 
qu'elle n'ait lieu. 
Ainsi, dès que l'on voit une carie présentant une opacité laiteuse de l'émail, 
caractéristique d'une pulpe exposée, il vaut mieux placer la digue. 
IV.E.d. Curetage dentinaire 
Il doit être exécuté la digue en place, rien ne peut justifier une recherche 
systématique du cri dentinaire, sauf au bord de la brèche 
On pratique un parage de la pulpe à l'aide d'une fraise boule bien plus grosse 
que le point de trépanation, on ... la surface dentinaire et on pratique une 
section franche de la pulpe on crée ainsi une plaie nette et une cavité pulpaire 
permettant une bonne assise de m'hydroxyde de calcium. 
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IV.E.e. Séchage-hémostase 
La cavité ne peut être séchée qu'après l'arrêt de l'hémostase qui accompagne la 
blessure pulpaire. 
Tous les hémostasiques locaux peuvent être utilisés y compris le lait de chaux 
obtenu en diluant un peu d'hydroxyde de calcium dans quelques gouttes de sérum 
physiologique. 
On arrête l'hémorragie par le procédé de la compression, on tasse sans brutalité 
dans la cavité jusqu'au contact de la pulpe, une boulette de coton stérile imbibée 
de solution hémostatique que l'on maintient en place pendant 5mn. 
Une fois le caillot fermé, on lave la cavité au sérum physiologique, après, 
seulement on sèche à l'air tiède. 
IV.E.f. Désinfection 
Quand il existe des phénomènes aigue, on assosie au produit de coiffage un 
antibiotique et un anti-inflammatoire. On précède le coiffage proprement par un 
coiffage médicamenteux, on précède en deux temps: 
- 1er: coiffage de la pulpe avec une pâte (anesthésique, anti-biotique, 
anti-inflamatoire) sous obturation provisoire, on laisse 48H (disparition des 
phénomènes douleureux de l'Inflamation aigue) 
- 2ème: Réouverture de la cavité, élimination du pansement et pose du 
produit de coiffage définitif. 
IV.E.g. Pose du produit de coiffage 
Ca(OH)2 est déposé au contact de la pulpe, il doit exister un contact intime et 
continu entre lui et la pulpe 
Il ne doit pas exercer de pression sur la pulpe mais cela semble d'une 
importance relative puisque d'aucun!!! recommande au contraire une légère 
compression. 
On fait une obturation a trois étages 
• Ca(OH)2 
• Eugénate à prise rapide 
• Ciment à l'orthophosphate 
IV.E.h. Reconstitution provisoire de la dent 
Le même que pour le coiffage dentinaire et le coiffage pulpaire indirect 
IV.E.i. Durée d'application du produit de coiffage 
Au minimum 6 mois pour obtenir la fermeture de la brèche pulpaire 
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On enlève le produit de coiffage et on constate à l'emplacement de la carie à nu, 
un pertuis borgne au fond duquel existe une paroi dentinaire contre laquelle ... la 
sonde exploratrice. 
Il est possible mais souvent difficile de constater radiologiquement l'existance de la 
dentine néoformée 
La reconstitution définitive repose sur un fond de la cavité qui augmente le 
caractère isolant de la barrière dentinaire entre le matériaux et la pulpe 
IV.E.j. Évolution et pronostic 
Les suites opératoires sont similaire à celles dans les autres coiffages 
Elles sont nulles ou réduites à une petite sensibilité au froi les premiers jours 
(pousée inflamatoires aigue ou réaction à l'intervention) 
Il convient de surveiller le maintient de la vitalité de la pulpe, elle persiste dans 
plus de 80% des cas 
En cas d'échec, on assiste à une évolution vers la nécrose qui peut se faire à bas 
..., soit avec une crise de pulpite aigue, seule la pulpectomie permet de conserver 
la dent. 
IV.F. Conclusion 
C'est l'intervention dentinogène type dans les fractures, la necessité de fournir une retention 
à l'obturation provisoire et à la reconstitution définitive lui font souvent préferer la 
pulpotomie ou la pulpectomie 
Cette intervention est simple, mais sont exécution demande une rigueur dans l'asepsie et une 
extrème minutie opératoire. 
V Mécanisme réparateur 
Lorsque cliniquement on a la curiosité après 6 mois de coiffage, de controler le succès de 
l'intervention, on est obligé d'aller voir si la brèche pulpaire est bien fermée, on constate que l'orifice 
de la trépanation persiste et que la néoformation dentinaire ne se trouve qu'au fond d'un petit 
infundibulun!!!, tandis que lors de la pose de l'hydroxyde de calcium, la pulpe effleurait le produit de 
coiffage et la surface dentinaire. L'histologie a montrée qu'a la suite de la blessure pulpaire et de la 
pose de l'hydroxyde de calcium, occasionnant l'une et l'autre une inflamation, il se produit une 
nécrose limitée et superficielle de la pulpe, En effet Ca(OH)2 à cause de son pH très élevé est 
caustique!!!, mais sa faible solubilité dans les humeurs limite son... il y a formation d'une escarre 
sous laquelle se reconstitue la ... des odontoblastes et ainsi la dentinogénèse L'application d'un rayon 
laser du CO2 sur la pulpe dénudée occasionne aussi une escarre et une dentinogénèse réactionnelle 
dans les mêmes conditions histologiques. 
VI Remarque 
L'eugénate mis en contact de la pulpe permet seulement use survie de celle-ci sans élaboration 
dentinaire, car il n'est pas capable d'engendrer cette matrice, par contre il convient quand on le met 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 168
au contact non plus de la pulpe mais de la dentine. 
• Dans un coiffage juxta-pulpaire, l'eugénate est séparé de le pulpe par le copeau de dentine 
déminéralisé, ce copeau joue le rôle de trame tissulaire. 
• Dans le coiffage dentinaire, c'est la même chose, et la conservation du fond de dentine affectée 
peut être considérée comme la constitution de cette matrice organique qui coiffe les prolongements 
odontoblastiques. 
On peut déduire de cela que, quelque soit la nature du coiffage, on se trouve toujours dans le même 
cas: pour obtenir la réussite d'un coiffage, non seulement il faut s'assurer de la stérilisation de la 
pulpe mais il faut avant tout qu'il existe une trame tissulaire servant de matrice, là est la preuve que 
les coiffages sont véritablement des thérapeutiques biologiques 
Sous cette trame, une barrière donc se constitue, elle est d'abord formée de dentine amorphe que 
certains appele ostéodentine, puis plus en profondeur de dentine tubulaire quand la couche des 
odontoblastes est reconstituée. 
VII Conclusion générale 
Conserver vivante une pulpe même douleureuse est devenu un acte possible et quotidien, 
- Parceque les patients mieux informés de la dentisterie viennent consulter plus tôt qu'avant 
- Parcequ'un simple coiffage de la dentine permet au moins 3 fois sur 4 d'obtenir la guérison d'une 
pulpite aigue 
- Parceque les thérapeutiques dentinogènes sont devenus des interventions simples et rapides 
- Parceque les odontologistes ont pris conscience des problèmes biologiques des dents 
- Parcequ'ils éliminent les risques d'infection des dents dévitélisés 
- Parcequ'ils ne sont plus à l'origine des dents grises particulièrement disgracieuses qu'on leur 
reprochait souvent 
Le coiffage permet de conserver des dent, mais de les conserver vivantes 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 169
6 - Mylolyses et dysplasies 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Définitions 
1. Dysplasie 
2. Mylolyse III. Pathologie 
1. 1er Chapitre: Dysplasies 
1. Anomalies de l'émail: amélogénèses imparfaites 
1. Anomalies héréditaires de l'émail (rares) 
1. Hypoplasies: hypoplasies brunes héréditaires 
2. Hypominéralisation 2. Anomalies acquises de l'émail 
1. Anomalies acquises avant l'éruption de la dent 
1. Les hypoplasies partielles simples 
1. Hypoplasies coronaires 
1. Les hypoplasies cupuliformes 
2. Les hypoplasies en sillon 
3. Les hypoplasies en baudes 
4. Les hypoplasies en nappe 2. Hypoplasies cuspidiennes 
1. Dent en clou de girafle 2. Hypoplasies complexes ou totales 
1. Hypoplasie complexe de l'incisive 
centrale supérieure permanente: dent 
d'Hutckinson = hypoplasie sypluilitique 
2. Hypoplasie Hutchinienne de la première 
molaire 3. Anomalies acquises après l'éruption 2. Anomalies de la dentine 
1. Dentinogénèse imparfaite de type I 
I Introduction 
Les differents constituants de la dent (émail, dentine, cément) peuvent présenter des anomalies de 
structure et en particulier l'émail, tant au moment de sa formation que lors de sa maturation. 
On distingue deux types d'anomalies de structure de la dent: 
• Les dyslpalasies et 
• Les mylolyses 
II Définitions 
II.A. Dysplasie 
C'est une malformation ou anomalie du developpement d'un tissu ou d'un organe résultant d'un 
touble de l'embryogénèse. 
II.B. Mylolyse 
C'est une usure de la dent au niveau du collet, elle est essentielement dûe à des phénomènes 
de résorption qui interessent le tiers coronaire de la dent. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 170
III Pathologie 
• 1er Chapitre: Dysplasies 
Ce sont des altérations microscopiques et macroscopiques des tissus durs de la dent, elles 
sont consécutives à un accident de parcours lors de l'odontogénèse. 
Ces altération peuveut affecter une dent ou l'ensemble de la denture, tant temporaire que 
permanente, allant du simple défaut penctiforme à des altérations sévères généralisés de 
toutes les dents. 
III.A.a. Anomalies de l'émail: amélogénèses imparfaites 
Les anomalies de l'émail sont héréditaire ou liées à l'environnement 
1 Anomalies héréditaires de l'émail (rares) 
L'amélogénèse imparfaire regroupe des défault de 2 types: 
• Les hypoplasies, 
• L'hypominéralisation. 
1 Hypoplasies: hypoplasies brunes 
héréditaires 
C'est une affection héréditaire liée au sexe, résulte d'une formation en 
quantité insuffisante de la matrice organisque de l'émail lors de 
l'amélogénèse. 
Les dent apparaissent jaunes brunâtres 
L'émail est très mince, peut présenter des rainures, sa traslucidité 
est diminué 
2 Hypominéralisation 
Cette affection est causée par des défaults de minéralisation de la 
matrice organique de l'émail. 
Les dents sont jaunes ou brunes revêtues d'un émail d'aspect... 
L'émail est de mauvaise qualité 
À la radiographie, l'émail est moins dense que la dentine. 
2 Anomalies acquises de l'émail 
Ce sont des altérations de structure de l'émail en rapport avec des troubles 
de formation de la dent: érosions 
• Ce sont des lésions acquises durant les derniers mois de la grossesse ; on 
parlera alors d'hypoplasie prénatale. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 171
• tandis que les hypoplasies néonatales surviennent pendant les premiers 
mois de la vie ou à la naissance. 
• Anomalies acquises avant l'éruption de la 
dent 
Elles peuvent être partielles ou totales: 
1 Les hypoplasies partielles simples 
La forme générale de la dent est conservée, ces hypoplases 
peuvent être coronaires ou cuspidiennes 
1 Hypoplasies coronaires 
1 Les hypoplasies cupuliformes 
Ce sont des petites dépressions punctiformes (0.2 à 2mm 
de diamètre) disposées au bord de la dent ; d'aspect 
blanc-crayeux à l'éruption, elles se tapissant de couches 
brunes ou noiratres avec le temps. 
2 Les hypoplasies en sillon 
La lésion est sous forme d'un sillon, de profondeur 
variable; parrallèle au bord libre. 
3 Les hypoplasies en baudes 
Il s'agit d'une dépression large et profonde parralèle au 
bord libre. 
4 Les hypoplasies en nappe 
La lésion intéresse une zone étendue de la couronne, le 
bord libre de l'émail est aminci et laisse entrevoir la 
dentine. 
2 Hypoplasies cuspidiennes 
Ce sont les premières molaires qui sont souvent atteintes du 
feut, la calcification précose du gerne (I.U) 
Elle se présentent sous differentes formes 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 172
• Dent en clou de girafle 
Exemple : Pour la canine, la couronne se termine par 
un bourellet d'où sort 1 cône éradé 
2 Hypoplasies complexes ou totales 
La dent n'est pas seulement éradée ; elle est modifier dans sa 
forme et ses dimensions. 
Les deux types fréquement observés sont: 
1 Hypoplasie complexe de l'incisive 
centrale supérieure permanente: dent 
d'Hutckinson = hypoplasie 
sypluilitique 
La forme de a dent est altérée ; le bord incisif est plus étroit 
que le collet (dent en tourner-vis) 
Les axes des 2 incisives convergent vers la ligne médiane. 
2 Hypoplasie Hutchinienne de la 
première molaire 
Le diamètre de la première molaire inférieure est rétrécit, 
ses cuspides sont formées de globules d'émail qui lui donne 
une allure mûriforme ; d'où sa dénomination molaire en mûre 
3 Anomalies acquises après l'éruption 
Les fractures et luxations des dents temporaires sont souvent 
négligées chez l'enfant, cependant elles peuvent se compliquer 
d'hypoplasies des dents permantents 
L'hypoplasie est localisée à une seule dent (ou infection après 
traumatisme) allant de la simple tâche sur la face vestibulaire de 
la couronne à la modification complète de la forme. 
III.A.b. Anomalies de la dentine 
• Dentinogénèse imparfaite de type I 
C'est une affection qui survient toujours dans les familles affectées par une 
ostégénèse imparfaite. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 173
Les patients atteints d'ostéogénèse imparfaite présentent une fragilité 
osseuse, une laxité ligamenteuse pathologique et de la surdité ; ainsi qu'une 
dentinogénèse imparfaite de type I. 
Les dents temporaires sont les plus affectées La coloration des dents varie 
du gris au jaune-brun ou brun-violet Histologiquement, la couche d'émail est 
normale; la dentine est hypominéralisée (fragile 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 174
7 - La pulpe saine (rappels anatomo-histo-embryologiques) 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Rappel sur l'embrylogie de la pulpe 
III. Anatomie de la pulpe dentaire 
1. La pulpe coronaire 
2. La pulpe radiculaire 
3. Histologie de la pulpe dentaire 
1. Les cellules 
1. Les fibroblastes 
2. Les odontoblastes 
3. Les cellules de défenses 
4. Les fibres 2. La substance fondamentale 
3. Vaisseaux sanguins 
4. Vascularisation lymphatique 
5. Innervation IV. Fonctions de la pulpe dentaire (ou physiologie) 
1. Fonction de production ou de formation de la pulpe dentaire 
1. La dentine primaire 
2. La dentine secondaire ou physiologique 
3. La dentine tertiaire 2. Fonctions de nutrition 
3. Fonction nerveuse 
4. Fonction de défense V. Incidences cliniques 
I Introduction 
La pulpe dentaire peut se définir comme un tissu conjonctif comblant la cavité centrale de la dent 
La pulpe joue un rôle physiologique fondamental: 
- D'une part elle produit la dentine par l'intermédiaire des odontoblastes 
- D'autre part, elle assure la nutrition et la sensibilité de la dentine par son réseau vasculaire et ses 
nerfs 
- Enfin, elle est capable d'édifier une nouvelle dentine dans certaines conditions physiologiques ou 
pathologiques 
L'évolution considérable de nos techniques et de nos thérapeutiques tend de plus en plus vers la 
conservation vitale de la pulpe vue son rôle et nous fait considérer toute dépulpation comme une 
sorte d'échec. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 175
II Rappel sur l'embrylogie de la pulpe 
La pulpe dentaire provient de l'ectomesenchyme des crêtes neurales du trijumeau au cours de 
l'odontogénèse. 
Nous savons que dans son premier stade, le mesenchyme forme un manchon autour de l'organe de 
l'émail en forme de sphère. 
Puis dans un deuxième stade, il se localise dans la concavité de la cupule, il devient alors la papille 
dentaire. 
Cette papille dentaire dans laquelle ... la pulpe au fur et et mesure de l'histodifferentiation 
Ces éléments vont se multiplier pour atteindre leur plein developpement 
III Anatomie de la pulpe dentaire 
La pulpe dentaire est un tissu conjonctif occupant la cavité centrale de la dent. 
On distingue deux parties: 
• La pulpe coronaire et 
• La pulpe radiculaire 
III.A. La pulpe coronaire 
Se trouve dans la chambre pulpaire située donc dans la zone coronaire, elle épouse la forme 
de la couronne sous les cuspides de la zone masticatoire, elle s'étendent dans la zone des 
cornes pulpaire. 
La pulpe dentaire diminue de volume avec l'âge en raison du dépot continu de dentine 
secondaire à sa périphérie. 
III.B. La pulpe radiculaire 
Situé donc dans le canal radiculaire (racine), s'étends donc de la région cervicale de la dent 
jusqu'à son apex. 
Elle est reliée au tissu péri-apicaux par le foramen apical de configuration variable. 
Celui-ci met en communication la pulpe et le ligament parodontal, c'est lui qu'empreintent 
vaisseaux et nerfs pour entrer et sortir de la pulpe. 
Parfois on peut trouver des foramens accessoires qui constituent également des voies de 
propagations entre la pulpe et le ligament parodontal. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 176
NB 
Pulpe des dents jeunes 
La pulpe des dents jeunes, dont le foramen n'est pas completement fermé, 
communique avec les tissus péri-apicaux par une large ouverture. 
III.C. Histologie de la pulpe dentaire 
En microscopie optique, on distingue quatres zones dans la pulpe: 
La zone odontoblastique en périphérie 
La zone accelulaire de WEILL Immédiatement sous jacente et très apparente au niveau 
de la pulpe coronaire. 
• La zone riche en cellules egalement appelée zone de Höhl. 
• enfin la zone centrale, la plus étendue avec de gros vaisseaux et nerfs. 
Nous décrivons succecivement: 
- La composante cellulaire 
- La matrice de la pulpe, ainsi que 
- Des vaisseaux sanguins et lymphatiques, pour terminer par 
- Les nerfs 
III.C.a. Les cellules 
1 Les fibroblastes 
Ce sont des cellules de bases, de formes étoilées, ils sont impliqué dans la 
synthèse de fibres de collagènes et sont directement liés à l'odontogénèse 
dans son ensemble. 
2 
Les odontoblastes 
Ce sont des cellules hautement differenciés, spécialisés dans la fermeture 
de la dentine. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 177
Il sont alignés en pallissade à la périphérie pulpaire et possèdent un 
prolongement cytoplasmique qui parcours l'épaisseur de la dentine 
coronaire et radiculaire, dans la portion radiculaire les odontoblastes sont 
moins developpées 
3 Les cellules de défenses 
Les cellules mesenchymateuses indifferenciés participent aux réactions de 
défense: 
• Elle se differencient en fibroblastes ou en néoodontoblastes en cas de 
besoin 
• Ou se differenciant en macrophages durant le processus inflammatoires 
4 Les fibres 
• Fibres collagènes (principales), et 
• Fibres réticulines (au niveau des vaisseaux) 
III.C.b. La substance fondamentale 
C'est le milieu intérieur, c'est dans ce milieu que se développent la diffusion de 
l'infection et les réactions de défense d'ordre cellulaire et humoral. 
Elle est formée d'un excudat plasmatique qui contient des protéines associés a 
des glycoprotéines. 
III.C.c. Vaisseaux sanguins 
Généralement une seule artère pénètre dans le foramen apical. 
Elle se divise en artérioles au niveau de la pulpe radiculaire et se ramifie en 
capillaires dans la zone coronaire de la pulpe 
Ceux-ci se regroupent pour former des veinules qui assurent le drainage 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 178
III.C.d. Vascularisation lymphatique 
Les vaisseaux lymphatiques suivent le trajet des vaisseaux sanguins. 
Ils drainent le fluide pulpaire en excès en direction des cannaux lymphatiques 
qui se deversent dans les ganglions sous-maxillaires et sous-mentaux. 
III.C.e. Innervation 
Elle provient des branches sensitives maxillaires et mandibulaires du trijumeau et 
des branches sympatiques du ganglion cervical supérieur. 
La pulpe est richement innervée, les nerfs pénètrent dans la pulpe par le foramen 
apical en suivant le trajet des vaisseaux avec lequels ils constituent un véritable 
pédicule vasculo-nerveux 
Elles se ramifient ensuite dans le parenchyme pulpaire, perdent leur gaine de 
myéline dans la région odontoblastique. 
Certains pénetrent les tibuli dentinaires, s'entrelacent pour former dans la zone 
odontoblastique, le plexus de Rashkow. 
IV Fonctions de la pulpe dentaire (ou physiologie) 
La physiologie pulpaire contribue au maintient de l'équilibre fonctionnel de la sphère buccale. 
Elle se résume en quatre fonctions principales: 
IV.A. Fonction de production ou de formation de la pulpe 
dentaire 
La pulpe dentaire est responsable de la production et l'élaboration de la dentine primaire, 
secondaire et tertiaire. 
Cette production se poursuit tout au long de la vie de la dent à des rhythmes differents et 
sous differentes formes. 
IV.A.a. La dentine primaire 
Initial ou tubulaire élaborée au cours du developpement de la dent jusqu'à 
achevement complet de sa forme. 
Sa disposition est très régulière car les odontoblastes sont bien ordonnés et que la 
dent en ce moment subit des efforts fonctionnels minimes. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 179
IV.A.b. La dentine secondaire ou physiologique 
Elle se forme à un rythme plus long que celui de la dentine primaire et de façon 
régulière. Elles est encore appelée dentine fonctionnelle. 
IV.A.c. La dentine tertiaire 
C'est un mécanisme de défense tendant à compenser une perte superficielle de la 
dentine dans un secteur donnée, elle est encore appelée dentine réparatrice ou 
réactionnelle. 
Elle peut se former à la suite de caries, de procédès de dentisterie, d'erosion 
IV.B. Fonctions de nutrition 
La pulpe assure la vitalité de la dentine, en apportant l'oxygène et les elements nutritifs aux 
dentinoblastes et leurs prolongements. 
L'accomplissement de cette fonction nutritive est rendu possible par le riche réseau 
capillaire subdentinoblastique et ses nombreuses projections dans la zone dentinoblastiques 
IV.C. Fonction nerveuse 
Elle est assurée par les terminaisons nerveuses provenant des nerfs dentaires maxillaires et 
mandibulaires qui sont des branches du trijumeau. 
La pulpe contient des nerfs moteurs et sensitifs qui permettent le contrôle vasomoteur et la 
fonction de défense. 
IV.D. Fonction de défense 
Le mécanisme de défense du complexe pulpo-dentinaire est triple et consiste en: 
• La formation de la dentine sclérotique péri-tubulaire 
• La formation de la dentine réactionnelle 
• L'inflammation si l'agression est sévère 
V Incidences cliniques 
La physiologie de la pulpe dentaire telle qu'on la comprend aujourd'hui apporte quelques 
modifications essentielles aux idées classiques. 
Leur incidence sur l'element clinique est loin d'être négligeable. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 180
• En fait la présence de nombreuses anastomoses parodontales à l'entrée du paquet vasculaire 
dans le canal et à l'intérieur même de celui-ci par l'intermédiaire des cannaux accesoires assurent à 
la pulpe une circulation collatérale de nature à prévoir l'autothrombose au niveau de l'apex. 
• La pulpe possede un réeau capillaire périphérique extrenement riche au niveau de la couche des 
odontoblastes. 
L'importance de ce réseau périphérique diminue à mesure que s'accroit la dentine réactionnelle 
physiologique. 
Il existe certainement une relation étroite entre la physiologie de ces capillaires et la 
dentinogénèse. 
• On préfère qu'au cours des préparations, les techniques évitent tout dégagement de chaleur, 
l'élévation thermique entraine toujours un ralentissement circulatoire au niveau de la pulpe, et l'on 
sait que plus une technique est traumatique, plus la formation de dentine secondaire réactionnelle 
est importante, anarchique et accompagnés de calcifications divers au niveau des couronnes 
• Il faut également éviter avec les instruments rotatifs la zone maximale de vibrations (qui se 
situe entre 4000 et 30000 tour/minute) qui est extrêment néfaste pour la circulation. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 181
8 - Classification des pulpopathies 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Classification histologique 
III. Classification symptomatologique à un but thérapeutique 
1. Classification de Bender et Seltzer 
1. La catégorie A 
2. La catégorie B 2. Classification de Baume (catégories) 
1. Catégorie I de Baume 
2. Catégorie II de Baume 
3. Catégorie III de Baume 
4. Catégorie IV de Baume 
5. Catégorie V bis!!! de Baume 3. Classification anatomo-pathologique 
1. Classification de Redier (1900) 
2. Classification de Palazzi 
1. État des prépulpites 
2. Pulpites 
I Introduction 
Les examens histo-pathologiques et bactériologiques pratiqués sur un grand nombre de dents, après 
des examens cliniques sérieux, après des contrôles radiographiques et électriques ne permettent pas 
ou permettent mal de faire le diagnostic clinique. Ce sera parfois l'échec d'une thérapeutique qui 
nous inclinera au redressement d'un diagnostic érroné. 
Les auteurs qui ont étudié les aspects histo-pathologiques des lésions pulpaires en ont fait des 
classifications séduisantes, elles sont rigoureuses, ce sont malheureusement des comptes rendus 
d'autopsies. 
En medecine et en chirurgie, les dimensions des organes autorise des biopsies préopératoires ou 
même extemporanée qui permet de dicter le geste grâce à la sécurité du diagnostic. 
Cela nous est impssible en dentisterie. 
La première tentative d'approcher par un examen biopsique préopératoire l'aspect de la santé 
pulpaire à été à notre connaissance faite par : Prader (Bale en 1949) c'est l'examen du sang pulpaire 
pour préciser le diagnostic des altérations pulpaires, c'est l'hemopulpogramme. 
• La présence des lymphocytes et de monocytes signe une pulpite toxique plus qu'infectueuse et 
l'incite à proposer une amputation vitale. 
• La présence de polynucléraires signe l'interdiction de tous procédés de conservation vitaux 
• La présence de quelques neutrophiles serait l'indication d'une pulpotomie. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 182
• de même l'augmentation du nombre des leucocytes indiquerait la formation d'abcès intra-pulpaire 
et motiverait l'exérèse totale et la désinfection du canal. 
Donc nous retienderons que la technique de Prader est du domaine du laboratoire, malheureusement 
ses indications se sont pas supperposables aux constatations cliniques. 
Selon l'OMS: étant donnée qu'il est absolument impossible de déceler l'état pathologique de la pulpe 
lésée avec les seuls moyens cliniques, et que les classifications patho-histologiques usuelles des 
pulpopathies doivent être relegués au laboratoire d'histologie. 
Il faut utiliser en clinique une classification basée sur les symptomes et sur les buts thérapeutiques. 
II Classification histologique 
Il faut savoir que: 
• La pulpe peut dans ses differentes parties être atteinte à des stades inflammatoires differents. 
En particulier la pulpe radiculaire est pratiquement toujours en meilleur état que la pulpe camérale, 
la carie, lésion coronaire réagit d'abord sur la pulpe coronaire et l'atteinte radiculaire n'est que 
secondaire. 
Par voie de conséquence, sur une multiradiculée, l'atteinte des divers filets radiculaires n'est pas 
toujours au même stade. 
• Les réactions pulpaires sont dégénératives au niveau dentino-génétique (odontoblastes, processus 
de tomes) et de nature inflammatoire au niveau du tissu pulpaire (Baume) 
• Suivant l'âge du sujet, des états histologiques et des structures differentes s'affrent à des 
agressions à peu près identiques. 
Il en résulte une franche hybridité. 
III Classification symptomatologique à un but thérapeutique 
III.A. Classification de Bender et Seltzer 
Bender et Seltzer offrent aux dents qui ont un état pathologique pulpaire ou pulpo-dentinaire 
deux catégories de traitements: 
III.A.a. La catégorie A 
S'adresse aux dents dont on tentera de conserver tout ou une partie de la pulpe 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 183
III.A.b. La catégorie B 
S'adresse aux dents dans lequelles on enlevera toute la pulpe, ou à celle dont on 
désinfectera la racine avant d'obturer. 
III.B. Classification de Baume (catégories) 
C'est une classification symptomatique à but thérapeutique 
III.B.a. Catégorie I de Baume 
Pulpes vivantes sans symptomatologie, lésée accidentelement ou proche d'une 
carie ou d'une cavité profonde. 
Succeptible d'être protégés par coiffages. 
III.B.b. 
Catégorie II de Baume 
Pulpes vivantes avec symptomatologie, dont on tentera -surtout chez les jeunes-de 
conserver la vitalité par coiffages ou biopulpotomie. 
III.B.c. Catégorie III de Baume 
Pulpes vivantes, dont la biopulpectomie ou la pulpectomie totale (immédiate ou 
médiate) et l'obturation canalaire immédiate sont indiqués pour des raisons 
symptomatologiques, prothétiques ou iatrogène. 
III.B.d. 
Catégorie IV de Baume 
Pulpe nécrosée avec infection de la dentine radiculaire, sans ou avec 
complications péri-apicales, exigent un traitement antiseptiques et l'obturation 
des cannaux. 
III.B.e. Catégorie V bis!!! de Baume 
Pulpe nécrosée avec infection de la dentine radiculaire, avec ou sans 
complications péri-apicales sur dents immatures. 
Traitement antiseptiques et obturation provisoires des cannaux avec pâte 
résorbable. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 184
III.C. Classification anatomo-pathologique 
III.C.a. Classification de Redier (1900) 
P1 - Pulpe saine mise à nu ayant conservé son integrité anatomique et 
physiologique. 
P2 - Pulpe dégénérée, infectée, enflammée. 
P3 - Pulpe gangrénée 
III.C.b. Classification de Palazzi 
1 État des prépulpites 
- Altération de la couche odontoblastiques 
- Pulpe déouverte mais non-enflammée 
- Hyperthermie pulpaire 
2 Pulpites 
Aigues : subaigus, purulentes 
Chroniques : banales, ulcéreuses, hyperplasique 
Pulposes : Atrophie, dégénérescence. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 185
9 - Étiologie des pulpopathies 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Pathogénie 
I Introduction 
Les atteintes pulpaires inflammatoires se manifestent sous des aspects divers, avec quelques 
particularites etiologiques. 
l'etiologie des pulpites est tres variee. 
On peut regrouper les causes des pulpites en trois (03) grandes categories: 
• infectieuses 
• physiques 
• Chimiques 
Dans chaque catégorie, on peut distinguer des causes générales et des causes locales. 
• les causes générales peuvent agir rarement seules ou plus frequement favoriser l'action des 
causes locales diminuant la résistance locale. 
• Inversement les causes locales, traumatiques par exemple, en agressant le tissu pulpaire le 
rendant, plus apte à fixer sur lui les germes d'une infection générale. 
• L'association des divers causes est un phénomène habituel. 
Beaucoup de causes locales sont iatrogènes. Elles engendrent les traumatismes dentaires pulpaires 
de tous ordre. 
L'inoculation septique de la pulpe est connue, lorsqu'elle provient d'une maladie dentaire. 
• Quand il y a effraction de l'émail, (carie, fracture...) une flore microbienne est celle de la 
salive. la pénétration des germes se fait par les tibuli dentinaires ou par l'effraction de la chambre 
pulpaire. 
• Mais dans la carie, l'inflammation de la pulpe débute bien avant l'invasion microbienne ; elle 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 186
résulte de l'activité métabolique des enzymes microbiennes sur les constituants de la dentine et des 
produits de dégradation formés. 
On dit que l'inflammation précède l'infection et que la pulpite est plus toxique qu'infectieuse. 
Lorsqu'il s'agit de pulpites à rétro, la flore microbienne réflète celles des poches parodontales. 
D'une façon générale, la flore des pulpites n'est pas spécifique. elle est polymorphe et variée, selon 
l'étiologie de l'inoculation septique. Les anaerobies sont plus fréquentes quand la pulpite est fermée, 
sans communication directe avec le milieu buccal. 
II Pathogénie 
La pathogénie des pulpites montre qu'il existe deux grands espèces de pulpites: 
• Les aiguës sont toujours fermées 
• Les chroniques sont fermées ou ouvertes 
Les pulpites ouvertes prennent des allures differentes selon que le conjonctif pulpaire enflammé 
évolue vers la prolifération ou la nécrose, ce sont des formes hyperplasiques et ulcéreuses. 
Ces pulpites ouvertes peuvent rester que chroniques, parceque l'effet du drainage, possible par la 
trépanation de la chambre pulpaire, facilite l'élimination des sérosités de l'oedème inflammatoire et 
du pus. 
Aucune pression nerveuse n'est possible, ni aucun stase vasculaire importante. 
Par contre ces pulpites ouvertes sont toujours totales. L'infection et l'inflammation gagnant la pulpe 
vers l'apex. 
À l'inverse, les pulpites chroniques fermées (asymptomatologiques) peuvent donner lieu à des 
poussées inflammatoires aiguës (par absence de drainage) 
Il existe ainsi deux sortes de pulpites aiguës. 
• Celles qui le sont d'emblée (pulpites aiguës primaires), et 
• Celles qui sont secondaires à une pulpite chronique (pulpites aiguës secondaires) 
La difference entre ces deux variétés ne repose pas sur la symptomatologie (qui est identique), mais 
sur le fait que la seonde à un antécedent d'une pulpite chronique. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 187
10 - Formes cliniques des pulpites aigues 
Plan du document: 
I. Introduction, généralités 
II. Anatomie-pathologique 
1. Examen macroscopique 
2. Examen microscopique 
1. Couche odontoblastique 
2. Inflammation aigüe du parenchyme pulpaire 
1. Hyperthermie pulpaire 
2. Congestion aigüe 
3. Abcès pulpaire III. Physiologie-pathologique 
IV. Symptomatologie 
1. Signes physiques 
2. Signes fonctionnels 
1. Douleurs spontanées 
1. L'intensité 
2. La durée 
3. Localisation 
4. Caractère de la douleur 2. Douleurs provoquéss 
3. Crise de pulpite typique V. Formes cliniques 
1. L'importance de la Douleur 
2. Selon l'âge 
3. Selon le tissu d'origine de la pulpite VI. Formes aiguës des pulpites, selon la classification histologique 
1. Pulpite subaiguë 
1. Symptomatologie 
1. Signes subjectifs 
2. Signes objectifs 2. Le diagnostic differentiel 2. Pulpite aiguë 
1. Pulpite aiguë séreuse 
1. Symptomatologie 
2. Tests positives 
3. Diagnostic differentiel 2. Pulpite aiguë purulente 
1. Symptomatologie 
1. Douleurs spontanées 
2. Douleurs provoquées 2. Tests 
I Introduction, généralités 
Les conséquences des pulpites sont: 
- Il y a une entrave sérieuse à la circulation = rapidité de l'étranglement pulpaire à l'orifice apical, 
créant une condition favorable a la nécrose. 
- La compression oeudémateuse en Vase Clos des fibres sensitives déterminent de violentes 
douleurs, et celle des fibres sympathiques périvasculaires, occasionne des irradiations plus ou moins 
importantes. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 188
- La fonction minéralisatrice sera modifiée, accentuée (formation de la dentine secondaire) ou 
stoppée 
- Terminologie 
II Anatomie-pathologique 
II.A. Examen macroscopique 
Il ne fournit pas de ...quement, l'organe n'étant pas directement visible. 
II.B. Examen microscopique 
Il permet d'identifier le degrés d'altération du tissu pulpaire, mais après son extirpation. 
II.B.a. Couche odontoblastique 
Elle est rapidement altérée quand le facteur étiologique est coronaire (carie, 
préparation de cavité...) Elle peut être disloquée, directe. 
II.B.b. Inflammation aigüe du parenchyme pulpaire 
Elle est caractéritique de la pulpe. On trouve le même aspect que peuvent 
présenter certains tissus conjonctifs au même stade de l'inflammation. 
1 Hyperthermie pulpaire 
Elle se manifete par des phénomènes de vasodilatation avec afflux sanguin et 
un ralentissement circulatoire. 
2 Congestion aigüe 
La vasodilatation deviens douteuse, le ralentissement circulatoire est très 
marqué, il y a oedème (extrusion séreuse) et infiltration leucocytaire 
(diapédèze) 
3 Abcès pulpaire 
Il peut se former des abcès pulpaires sous l'influence de germes pyogènes. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 189
III Physiologie-pathologique 
Les conséquences de l'inflammation sont variées. Elles reflètent les altérations tissulaires; la 
conséquence la plus immédiate est l'arrêt de la dentinogénèse, à la suite de l'altération de la couche 
odontoblastique. 
IV Symptomatologie 
La pulpite aiguë présente des symptômes fonctionnels et physiques 
IV.A. Signes physiques 
Il n'y a aucun signe (teinte coronaire) 
IV.B. Signes fonctionnels 
Douleurs spontanées et provoquées constituent l'essentiel des signes fonctionnels 
IV.B.a. Douleurs spontanées 
Caractéristiques des pulpites, les douleurs sont intermitantes, et se présentent 
sous forme de crise douleureuse, séparées par des périodes de recuission 
complète. L'intensité, la durée des crises et des accalmies peuvent être variables, 
ainsi que la possibilité pour le patient de les localiser exactement. 
1 L'intensité 
La douleur peut être variable, sub-aiguë, aiguë, sur-aiguë. le malade peut 
seulement prendre conscience d'une dent qu'habituelement il le sent pas À 
côté, il existe un aspect plus aiguë, le malade souffre vraiment, Dans la 
pulpite suraiguë, elle peut revêter une intensité telle qu'elle arrache des 
crises au patient et le rend fou de douleur (rage de dent) Il est à noter que 
la douleur des pulpites, contrairement à la douleur desmodontique ou 
osseuse, réagit favorablement aux antalgiques 
2 La durée 
La durée des crises et des périodes de recession est variable. la douleur 
peut durer quelques secondes mais aussi des minutes, voire des heures La 
crise commence et cesse brusquement. Elle est liée à des phénomènes de 
congestion, ou de décongestion rapides en rapport avec la petite dimension 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 190
et la situation anatomique de la pulpe Les crises sont plus ou moins 
fréquetes L'évolution à la chronocité est remplacée par une évolution rapide 
et aux douleurs pulpaires s'ajoutent, puis succedent rapidement des 
douleurs desmodontiques 
3 Localisation 
Le malade peut être capable de localiser la douleur et de distinguer 
exactement la dent en cause. Mais très souvent la douleur est irradiée ou 
projetée aux dents contigues, antagonistes ou aux régions voisines Les 
irradiations ont lieu vers Le menton pour l'insisivé inférieur L'oreille pour 
prémolaires et molaires inférieures L'oeil pour canine supérieure La temps 
pour les prémolaires et molaires supérieures 
4 Caractère de la douleur 
Dans le sens où elle est intermittente, par crises, la douleur pulpaire est 
discontinue, mais pendant la crise elle est continue, lancinante, parfois 
pulsatile. 
IV.B.b. Douleurs provoquéss 
À la difference des douleurs dentinaires, qui cessent dès que le stimulus à cessé 
d'agir dans la pulpite aiguë Les douleurs se poursuivent un certain temps après 
l'action causale, au point de déclencher une nouvelle crise douleureuse On peut 
noter des douleurs à la pression, du type demodentique, dans le cas où 
l'inflammation atteint le niveau péri-apical. 
IV.B.c. Crise de pulpite typique 
Le début est brusque, quelque fois à l'occasion d'un effort, du décubitus, d'une 
maladie infectieuse ou encore de tassement dans la cavité de carie La douleur est 
vive, elle est spontannée, mais augmentée par le froid surtout, souvent aussi par 
le chaud Elle est souvent localisée, mais peut présenter des irradiations étendues, 
qui finissent par masquer le point de départ Toutes les causes de congestion de la 
tête (position base, décubitus du sol, chaleur de l'oreille) aggravent la douleur. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 191
V Formes cliniques 
V.A. L'importance de la Douleur 
Selon l'importance de la douleur, la correspondance entre la douleur et la lésion est 
incertaine. La connaissance de telles variétés (aiguë, subaiguë) n'a pas un grand interêt pour 
la décision thérapeutique. 
V.B. Selon l'âge 
Il s'agit plus de l'âge de la dent que celui du patient Les pulpes jeunes ou âgées agissent 
differement aux agressions 
• Les pulpes jeunes ont une vie cellulaire et une circulation sanguine actives Elles 
absorbent facilement les bactéries et produits chimiques (toxiques, anhydride arsénieux, 
anesthésique), elles sont fragiles, suppurent et se nécrose facilement. Afin de conserver 
vivantes et saines les pulpes saines, il convient d'intervenir précocement. Si on élimine 
l'inflammation elles possèdent un pouvoir cicatrisant rigoureux. Leur cicatrisation est aussi 
rapide que leur infection 
• Chez les sujets âgées, le tissu conjonctif subit une modification fibrillaire, qui joue un 
rôle très accessoire dans les réactions inflammatoires. 
V.C. Selon le tissu d'origine de la pulpite 
La cause locale la plus fréquente, constitue la pulpite ascendante ou à rétro complication 
d'une parodontite profonde Dans cette forme, la pulpe devient une pulpo-desmodentite car il 
existe en même temps, que le foyer inflammatoire pulpaire, un foyer desmodontal Dans les 
cas où l'inflammation pulpaire s'étend au desmodonte, les douleurs spontanées durent plus 
longtemps et la dent devient sensible à la pression 
VI Formes aiguës des pulpites, selon la classification histologique 
VI.A. Pulpite subaiguë 
C'est l'inflammation de la partie superficielle de la pulpe camérale 
VI.A.a. Symptomatologie 
1 Signes subjectifs 
• Douleurs spontanées, localisées, légères, peu durables 
• Douleurs provoquées par: 
- les variations thermiques 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 192
- Le sucre 
- Les acides Dans les pulpites, la douleur persiste après l'action du stimulus 
2 Signes objectifs 
En général, la cavité de carie est très profonde. 
• Tests: 
- Au froid et au chaud positifs 
- P A négatif 
- P T par fraisage positif 
• La radiographie: montre la proximité de la carie avec la pulpe 
VI.A.b. Le diagnostic differentiel 
Se fait avec les pulpites aiguës 
VI.B. Pulpite aiguë 
VI.B.a. Pulpite aiguë séreuse 
La pulpe camérale et la pulpe radiculaire sont atteintes 
1 Symptomatologie 
Les douleurs sont provoquées et spontannées Domine, de forme névralgique, 
vives, lancinantes Elles surviennent surtout dans le someil (décubitus dorsal) 
L'augmentation générale de la pression sanguine céphalique est transmise au 
tissu pulpaire Elles sont intermittantes (passent par des recessions) non 
localisées (irradiées, finissement par masquée le point de départ. L'intensité 
de la douleur dépend de l'importance de la compression des fibres nerveuses 
pulpaires (la pulpe étant située dans une cavité fermée à parois dures et 
inestensibles) et de l'excitabilité de ces fibres. La compression 
oeudémateuse en Vase Clos des fibres sensitives détermine le violentes 
douleurs, et celles des fibres sympathiques péri-vasculaires occasionne des 
irradiations et des troubles vasomoteurs reflexes L'inflammation peut 
diffuser dans le desmodonte, donnant lieu à une pulpodesmodontie Douleurs 
provoquées par le chaud et le froid 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 193
2 Tests positives 
• Froid, chaud, P A cas de pulpodesmodontites, P T 
3 Diagnostic differentiel 
• Pulpite subaiguë 
• Sysdrome desmodontique 
• Lésion du septum 
VI.B.b. Pulpite aiguë purulente 
C'est la pulpite aiguë jaune avec abcès intrapulpaire 
1 Symptomatologie 
1 Douleurs spontanées 
violentes, pulsatiles, durables et irradiantes 
2 Douleurs provoquées 
Exacerbées par le chaud, calmées par le froid L'ouverture de la cavité 
pulpaire soulage le malade et se fait sans douleur 
2 Tests 
• Chaud: positive 
• Froid: négatif 
• PA et PT positifs 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 194
11 - Formes cliniques des pulpites chroniques 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Manifestations inflammatoires 
1. Inflammation pulpaire initiale 
2. Inflammation pulpaire aigue (séreuse) 
3. Inflammation pulpaire abcédante 
4. Inflammation pulpaire chronique 
1. Pulpite chronique ouverte (carie perforante) 
1. Forme ulcéreuse 
2. Forme hyperplasique 2. Pulpite chronique fermée III. Manifestations dégénératives (pulpose) 
1. Atrophie 
2. Fibrose radiculaire 
3. Dégénérescence calcique 
I Introduction 
Totalement dans une cavité calcifiée inextensible, dont le volume se réduit avec l'âge, l'organe 
pulpo-dentinaire souffre de conditions physiologiques défavorables et ses diverses pathologies 
n'évoluent pas de façons conventionnelles. 
La difficulté du diagnostic et du choix du traitement réside dans l'ignorance ou se trouve le praticien 
de l'état réel de la pulpe puisqu'il est impossible de pratiquer une biopsie. 
On doit soupçonner l'état histo-pathologique de l'organe pulpo-dentinaire et des tissus pré-dentinaires, 
d'en évoluer le potentiel cicatriciel et de choisir le traitement. 
Les formes cliniques peuvent être classées: 
• Selon l'importance de la douleur; 
• Selon l'âge; 
• Selon le lien d'origine de la pathologie. 
II Manifestations inflammatoires 
Origine: 
Irritation exagérée qui donne une altération de la couche odontoblastique sous forme de lésions 
dégénératives irréversibles. Perméabilisations de la membrane des odontoblastes permettant une 
libération d'enzymes et de médiateurs chimiques déclenchant le processus inflammatoire proprement 
dit. Son évolution peut prendre divers aspects. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 195
II.A. Inflammation pulpaire initiale 
La vasodilatation et la perméabilisation donnant une exsudation plasmatique locale 
perturbant localement l'équilibre osmotique intra tissulaire. 
Puis généralisation à toute la pulpe aboutissant à une congestion veineuse apicale, modifiant 
le drainage pulpaire. 
Evolution: Si l'irritation persiste et si le drainage est insuffisant, il ya apparition d'une forme 
inflammatoire aigue. 
II.B. Inflammation pulpaire aigue (séreuse) 
• Migration massive des globules blancs (neutrophiles et éosinophiles) avec une infiltration 
tissulaire donc formation d'un granulome; 
• Arrêt circulatoire total ou congestion apicale totale; 
• Réaction localisée puis généralisée à l'ensemble du parenchyme pulpaire. 
Evolution: En fonction des conditions locales notamment des possibilités de drainage peuvent 
l'aggraver vers une phase abcédante ou chronicité (arrêt de dentinogenèse évidemment) 
II.C. Inflammation pulpaire abcédante 
La présence de bactéries et des toxines faut évoluer le granulome (tumeur de nature 
inflammatoire formée de tissu hyper-vascularisé et infiltrés de cellules blanches) vers l'abcès 
(avec du pus collecté dans une cavité formée ou dépend du tissu environnant ou refoulé). 
Mécanisme: 
Après phagocytose d'une bactérie, le polynucléaire neutrophile se dégrade en libérant des 
enzymes protéolytiques qui liquéfient le tissu environnant ce qui donne le pus. 
Perturbation vasculaire très sévère. 
Evolution: Nécrose totale très importante. 
II.D. Inflammation pulpaire chronique 
Cette phase fait suite soit: 
• A une épisode aigue; 
• Ou à des irritations répétées modérées. 
L'état d'équilibre entre une tendance proliférative réparatrice (granulome) et persistance 
d'ilots exsudatifs d'inflammation aigue. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 196
On distingue deux formes de pulpite chroniques selon qu'il existe ou non d'effraction pulpaire: 
II.D.a. Pulpite chronique ouverte (carie perforante) 
1 Forme ulcéreuse 
Perte de substance du revêtement cutané ou muqueux ayant peu tendance à 
la cicatrisation. 
2 Forme hyperplasique 
Bourgeonnement de tissu granulomateux qui donne à un polype pulpaire 
(tumeur bénigne fibreuse ou muqueuse s'implantant par un pédicule dans une 
cavité naturelle). 
II.D.b. Pulpite chronique fermée 
Elle est d'origine non bactérien. 
Métoplasie en vase clos du tissu conjonctif en tissu granulomateux. 
Formation de cavités de résorptions dentinaire (granulomes internes). 
Dans toutes les formes de pulpites chroniques les calcifications dystrophiques qui 
encombrent la lumière endocanalaire. 
Evolution: 
Nécrose à plus ou moins long terme. 
III Manifestations dégénératives (pulpose) 
Evolution régressive et vieillissement de l'organe pulpo-dentinaire suite aux agressions fonctionnelles 
(traumatisme, attrition) et pathologique (caries) de la dent. 
III.A. Atrophie 
Diminution du nombre et de la taille de l'ensemble des cellules pulpaires. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 197
III.B. Fibrose radiculaire 
Transformation fibreuse. 
III.C. Dégénérescence calcique 
Apparition de nodules minéralisés intra pulpaire. 
Accompagne les phénomènes d'atrophie et de fibrose du vieillissement mais accélérer par les 
atteintes et les inflammations chroniques de la pulpe. 
Remarque: 
Le denticule ou pulpotille est un foyer de minéralisation aberrant qui apparaît à l'intérieur 
de la chambre pulpaire et des canaux (apparemment non pathologique). 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 198
12 - La nécrose pulpaire 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Terminologie 
1. Anachorèse III. La nécrobiose 
1. Définition 
2. Étiologie 
1. L'origine traumatique 
2. l'origine électrique 
3. l'origine thermique 
1. le fraisage intempestif 
2. La conduction thermique 4. L'origine chimique ou toxique 3. Symptomatologie 
4. Anatomie pathologique 
5. Évolution IV. La gangrène pulpaire 
1. Définition 
2. Étiologies 
3. Pathogénie 
4. Symptomatologie et diagnostic 
1. La gangrène fermée 
2. La gangrène ouverte 5. Bactériologie 
1. Gangrènes ouvertes 
2. Gangrènes fermées 6. Biochimie 
1. La glycolyse 
2. La protéolyse 7. Anatomie pathologique 
1. dans la gangrène ouverte 
2. dans la gangrène fermée 8. Évolution 
I Introduction 
L'infection du canal radiculaire de la dent, associée à la mortification totale de la pulpe, est un état 
pathologique appelé : « nécrose pulpaire » 
De ce fait, toute dent qui ne répond pas aux tests cliniques de vitalité pulpaire et n'ayant pas fait 
l'objet d'un traitement endodontique est considérée comme dent mortifiée, non vivante. 
Deux éventualités peuvent se produire suivant que la mortification de la pulpe est consécutive à un 
processus aseptique ou septique : 
• dans le 1er cas, on parlera de « nécrobiose » dans la quelle la mortification interviendra sans 
présence de germes pathogènes. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 199
• dans le 2ème cas, on parlera de « gangrène pulpaire » dans la quelle la mortification est la 
conséquence d'une atteinte microbienne. 
II Terminologie 
• Anachorèse 
C'est l'action d'aller en arrière : 
Lors d'une bactériémie, des germes passent devant l'orifice canalaire et trouve refuge dans le 
tissu pulpaire déjà nécrosé, où ils vont se développer. 
III La nécrobiose 
III.A. Définition 
C'est la mortification totale de la pulpe sans participation de germes, donc elle est aseptique 
et stérile, la chambre pulpaire est généralement fermée. 
III.B. Étiologie 
Elle est dominée par des causes d'ordre : 
• Mécaniques, 
• physiques ou 
• chimiques 
III.B.a. L'origine traumatique 
C'est la plus fréquente, exemple : contusion, luxation, micropolytraumatismes. 
Pathogénie : le traumatisme provoque une rupture du paquet vasculo-nerveux au 
niveau du foramen, suivie de l'installation d'une nécrobiose qui par phénomène 
d'anachorèse se transforme en gangrène. 
III.B.b. l'origine électrique 
La radiothérapie des tumeurs au niveau de la sphère oro-faciale peut donner lieu 
à des nécroses pulpaires, d'où l'intérêt de protéger les dents vivantes avec des 
gouttières et des gels fluorés. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 200
III.B.c. l'origine thermique 
1 le fraisage intempestif 
Le fraisage intempestif d'une dent vivante peut atteindre un certain niveau 
de T° 70° pouvant coaguler localement la pulpe. 
2 La conduction thermique 
La conduction thermique des matériaux d'obturation métalliques est aussi 
susceptible de donner des irritations irréversibles de la pulpe lorsque celle-ci 
n'est pas protégée par un fond de cavité. 
III.B.d. L'origine chimique ou toxique 
L'action nocive sur la pulpe serait due aux impuretés contenues dans le liquide 
de certains ciments exemple : arsenic, ou par le liquide lui-même (acide 
orthophosphorique) de certains matériaux : silicate, composite. 
III.C. Symptomatologie 
• Le silence sémiologique est de règle 
• La trépanation canalaire se fait sans douleur 
• Il n'y a aucune odeur 
• La radiographie ne donne aucun renseignement 
III.D. Anatomie pathologique 
Du point de vue histologique on constate : 
• Une dilatation des capillaires pulpaires 
• Une dégénérescence hyaline conjonctive pulpaire 
• Une infiltration plasmocytaire 
III.E. Évolution 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 201
En l'absence de traitement, l'évolution de la nécrobiose se fait vers la gangrène pulpaire par 
phénomène d'anachorèse. 
IV La gangrène pulpaire 
IV.A. Définition 
L'infection du canal radiculaire de la dent, associée à la nécrose totale de la pulpe, est un 
état pathologique appelé : «gangrène pulpaire » ou « nécrose pulpaire septique » 
Elle peut être : 
• partielle ou totale 
• Primaire ou secondaire 
• Ouverte ou fermée 
• Sèche ou humide 
La gangrène est dite primaire lorsqu'elle est d'origine infectieuse dont l'aboutissement est la 
nécrose obligatoirement septique. 
La gangrène est dite secondaire lorsqu'elle résulte de l'inoculation septique d'une nécrobiose 
par anachorèse. 
Elle est dite ouverte lorsqu'il existe un drainage spontané de la pulpe vers la cavité buccale 
d'où une tendance naturelle à la chronicité de l'inflammation péri-apicale qui complique 
nécessairement la gangrène. 
La gangrène fermée évolue dans un milieu anaérobie. 
Il existe une forme intermédiaire, gangrène indirectement ouverte, quand l'orifice de 
trépanation de la chambre pulpaire est fermé par un couvercle de dentine décalcifiée. 
Cliniquement cette gangrène est fermée mais bactériologiquement elle est ouverte car la 
structure canaliculaire de la dentine décalcifiée permet l'imprégnation salivaire de la pulpe. 
IV.B. Étiologies 
L'inoculation septique de la pulpe a une double origine : 
• Coronaire : il s'agit de toutes les pertes de substances (carie…) 
• Apicale ou latéro-radiculaire, pulpite à rétro : dans ce cas la poche desmodontale donne 
lieu à une pulpite ascendante pouvant aboutir à la nécrose totale septique d'emblée. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 202
IV.C. Pathogénie 
Du point de vue pathogénique, il se produit une coagulation nécrotique associée à une 
ischémie. 
Le tissu nécrotique est composé de : protéines + matières grasses + eau. 
Ces produits nécrotiques sont nauséabonds et toxique pour le tissu péri-apical. 
IV.D. Symptomatologie et diagnostic 
- Le diagnostic d'une gangrène fermée est parfois délicat. 
- Celui d'une gangrène ouverte est évident. 
IV.D.a. La gangrène fermée 
Le signe caractéristique est l'absence de douleur aux tests de vitalité. 
Remarque 
Pas une certitude 
L'absence de réponse est une indication mais pas une certitude 
Le 2ème signe caractéristique est le changement de teinte, dû à la nécrose des 
matières organiques de l'émail et surtout de la dentine. 
La coloration peut aller d'un léger changement de teinte à une dyschromie très 
disgracieuse L'émail perd sa translucidité 
Le 3ème signe : c'est l'odeur nauséabonde qui est évidente quand la gangrène est 
ouverte, elle n'apparaît dans les gangrènes fermées qu'après trépanation de la 
cavité pulpaire mais l'odeur peut ne pas exister dans les formes sèches 
IV.D.b. La gangrène ouverte 
L'évidence du diagnostic est donnée par l'exploration de la cavité pulpaire. 
Les signes précédant demeurent les mêmes. 
La radiographie ne distingue pas une pulpe vivante d'une pulpe mortifiée. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 203
IV.E. Bactériologie 
La flore des gangrènes pulpaire n'est pas spécifique. 
IV.E.a. Gangrènes ouvertes 
Sa flore est sensiblement la même que la flore buccale puisque la cavité pulpaire 
est ouverte sur le milieu buccal et baigne dans la salive. Elle est principalement 
aérobie vers la chambre pulpaire, et devient anaérobie facultative dans la 
profondeur des canaux. 
Elle est abondante, et plus élevée dans le tiers coronaire. 
On retrouve principalement des : lactobacillus, entérocoques et streptocoques. 
IV.E.b. Gangrènes fermées 
Les anaérobies prédominent (50%) 
La flore est plus réduite 
On retrouve des bactéries gram+ et gram- 
Remarque 
Il y a moins de germes dans une gangrène sèche que dans une 
humide. 
Il ne convient pas de laisser ouvert un canal d'une gangrène fermée 
dans la cavité buccale, on crée un phénomène de surinfection. 
IV.F. Biochimie 
Les germes par les enzymes qu'ils libèrent vont entraîner la destruction de la pulpe par 
phénomène de glycolyse et de protéolyse… 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 204
IV.F.a. La glycolyse 
Les produits de catabolisme des hydrates de carbones sont essentiellement : 
• CO2, H2O, alcool, acides (lactiques, acétiques) 
IV.F.b. La protéolyse 
Il y a libération d'acides aminés qui seront catabolisés par 2 voies différentes : 
• Désamination : en milieu alcalin. 
• Décarboxylation : en milieu acide. 
• Pour aboutir comme déchets. 
IV.G. Anatomie pathologique 
IV.G.a. dans la gangrène ouverte 
La pulpe apparaît sous l'aspect d'un putrilage noir très nauséabond. 
Une évolution se fait vers la pulpolyse c'est à dire : la disparition complète de la 
pulpe. 
IV.G.b. dans la gangrène fermée 
On rencontre une masse grisâtre peu humide ou sèche, pas ou peu odorante. 
Histologiquement, la pulpe gangrenée se présente comme un tissu désorganisé, 
amorphe, avec de nombreux microbiens situés surtout sur les parois canalaires et 
dans les canalicules. 
IV.H. Évolution 
L'état gangréneux diffuse le plus souvent par le delta apical, déterminant ainsi les 
desmodontites, qui peut à son tour donner lieu à d'autres complications. 
Granulomes, kystes, cellulites, ostéites. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 205
13- Pathologie septale et thérapeutiques 
Plan du document: 
I. Définition 
II. Rappel anatomique de l'espace inter dentaire 
III. Étiologie 
IV. Pathogénie 
V. Diagnostic 
1. Signes subjectifs 
2. Signes objectifs 
3. Tests VI. Diagnostic différentiel 
1. Avec la pulpite aigue 
2. Avec la mono-arthrite suppurée VII. Traitement 
VIII. Impératifs à respecter 
1. Impératifs biologiques 
2. Impératifs parodontologiques 
3. Impératifs mécaniques 
4. Impératifs prophylactiques 
5. Impératifs esthétiques 
I Définition 
C'est une inflammation de l'espace inter-proximal qu'on peut appeler septite. 
C'est une gingivite de la papille marginale ou petite parodontite de l'espace interdentaire. 
II Rappel anatomique de l'espace inter dentaire 
L'espace inter dentaire est formé: 
• De la crête marginale. 
• De la face proximale. 
• Du point de contact. 
• De la papille gingivale. 
• Du septum alvéolaire. 
III Étiologie 
Le syndrome du septum peut être causé par: 
• Le brossage abusif et traumatique. 
• Un fragment d'allumette ou de cure dent. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 206
• Une arête de poisson. 
Ou bien par des causes iatrogènes telles que: 
• La défaillance du point de contact qui reste la cause la plus importante. 
• Une obturation débordante. 
• Une coiffe mal ajustée. 
• Un crochet de prothèse. 
• Une prothèse partielle amovible mal réalisée. 
• Un dérapage d'instrument. 
IV Pathogénie 
L'irritation principale est le tassement alimentaire, la rétention alimentaire a d'abord: 
• Une action mécanique qui aboutit à la destruction de l'attache épithéliale. 
• Une prolifération bactérienne. 
Il s'en suit une inflammation avec un oedème de la papille et destruction des fibres gingivales. 
Il y'a une infiltration leucocytaire dans les tissus sous jacents avec des vaisseaux qui se dilatent pour 
créer un engorgement vasculaire et un changement de couleur de la papille qui va du rouge au rouge 
violet ensuite au bleu profond, et de cette stase résulte une anoxémie tissulaire. 
Ensuite il y'a une destruction des fibres desmodontales qui sont remplacées par un tissu de 
granulation. 
La lamina dura disparaît et il y'a formation d'une fausse poche parodontale grâce à la prolifération du 
tissu gingival. 
L'attache épithéliale est rompue et migre vers l'apex, l'inflammation se poursuit et atteint l'os (lyse 
osseuse verticale puis horizontale) et le desmodonte, ce qui entraînera une mobilité dentaire. 
V Diagnostic 
V.A. Signes subjectifs 
• Douleurs spontanées, continues dues au tassement alimentaire, avec une envie de curer 
les dents. 
• Douleurs à la mastication et au contact. 
• En cas de dénudation des collets, douleurs aux variations thermiques. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 207
V.B. Signes objectifs 
• Gencive tuméfiée, rouge saignante. 
• Extrusion et mobilité de la dent avec goût à la succion. 
• Il peut exister des abcès papillaires. 
V.C. Tests 
On force un fil de soie à passer entre deux dents adjacentes, s'il y'a un claquement et que le 
fil de soie sort aplati, c'est qu'il y'a un bon point de contact, s'il sort effiloché, mal odorant et 
saignant, c'est qu'il existe une pathologie septale. 
VI Diagnostic différentiel 
VI.A. Avec la pulpite aigue 
Les douleurs dues au tassement alimentaire, la sensibilité au chaud et au froid, et la 
présence de gingivite et de dénudation radiculaire, peuvent évoquer une pulpite, mais le 
retrait des débris alimentaire avec une sonde exploratrice ou la pression de l'espace 
interdentaire éveillant de vive douleurs, orientent notre diagnostic. 
Si on déclenche un saignement gingival avec la sonde exploratrice, on décongestionne la 
papille et le patient est soulagé. 
VI.B. Avec la mono-arthrite suppurée 
S'il y'a coexistence d'abcès papillaires et d'une desmodontite avec mobilité et extrusion de la 
dent, on peut penser à une mono-arthrite suppurée. 
Les tests de vitalité pulpaire (test thermique et électrique) et de la cavité (fraisage 
dentinaire) aident au diagnostic. 
VII Traitement 
- Décongestionner la papille. 
- Cureter le tissu de granulation. 
- Laver avec des antiseptiques. 
- Hygiène de l'espace interdentaire (brossage, hydro pulseur). 
- Restauration du point de contact. 
Restauration du point de contact: 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 208
L'obturation proximo-occlusale idéale sera toujours l'inlay, dans le cas contraire on utilisera 
l'amalgame ou les composites récents à forte charge minérale. 
VIII Impératifs à respecter 
VIII.A. Impératifs biologiques 
Le matériau utilisé devra: 
• Être biocompatible. 
• En aucun cas provoquer de courrant galvanique. 
• Être inaltérable dans la salive et le fluide gingival. 
VIII.B. Impératifs parodontologiques 
La restauration de la zone inter-proximale est primordiale pour la protection de la papille. 
Le choix du matériau dépendra de la limite gingivale de la cavité à restaurer et de 
l'hygiène du patient. 
VIII.C. Impératifs mécaniques 
Le matériau devra présenter des qualités mécaniques: dureté, résistance à la pression, à 
la traction, à la rupture, et à l'abrasion ainsi qu'une surface polie et lisse. 
VIII.D. Impératifs prophylactiques 
La restauration ne doit pas s'altère dans le temps et cela grâce à une taille de cavité 
adaptée et à un matériau étanche. 
VIII.E. Impératifs esthétiques 
Ils concernent les faces mésiales des 1ères et 2èmes prémolaires supérieures, et les dents 
antérieures qui sont une indication des composites. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 209
14 - La région apicale (anatomie, histologie, 
physiologie) 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Le desmodonte 
1. Structure 
1. Les fibres principales 
2. Les fibres secondaires 
3. Les fibres oxytalans 
4. Des éléments cellulaires 
1. Cellules de défense 
2. Cellules formatrices 
1. Les fibroblastes 
2. Les ostéoblastes 
3. Les cémentoblastes 3. Les cellules destructrices 
4. Les cellules épithéliales (de Malassez) 
5. Les cellules sanguins 
6. Quelques cellules inflammatoires 5. Vascularisation 
1. La vascularisation (artérioles) du desmodonte 
2. Les veinules 
3. Les lymphocytes 6. L'innervation 
7. La substance fondamentale 2. Les différentes fonctions du ligament avéolo-dentaire 
(histophysiologie) 
III. Les tissus adjacents 
1. L'apex radiculaire 
2. La pulpe apicale 
3. L'os alvéolaire 
1. La lamina dura 
2. L'os alvéolaire proprement dit 4. Le cément IV. Conclusion 
I Introduction 
Le péri-apex comprend: 
• Le cément radiculaire, 
• Le ligament alvéolo-dentaire (ou desmodental ou parodontal), et 
• l'os alvéolaire. 
D'autre part, les tissus adjacents au desmodonte sont: 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 210
• L'apex radiculaire ; 
• La dentine apicale ; 
• Le tissu pulpaire apical et 
• L'os alvéolaire. 
II Le desmodonte 
Le desmodonte ou ligament alvéolo-dentaire est un tissu conjonctif dense qui entoure les racines 
dentaires et relie la dent dans son alvéole, il est ancré d'une part à la lame cribliforme de l'os 
alvéolaire, et d'autre part, au cément qui revêt la totalité de la surface radiculaire de la dent. 
C'est un tissu de soutien il occupe un espace dont la largeur moyenne varie entre 0,12mm à 0,35mm. 
Il remplit le rôle d'amortisseur hydromécanique, protégeant le tissu osseux des chocs occlusaux 
exercés dans les limites physiologiques. 
Le desmodonte est composé de fibres collagènes agencées en faisceaux. 
II.A. Structure 
Il n'est pas seulement constitué de fibres de collagène, mais comme les autres territoires 
conjonctifs, il est aussi composé de cellules, de vaisseaux, de nerfs qui avec les fibres, 
baignent dans la substance fondamentale conjonctive. 
II.A.a. Les fibres principales 
S'organisent en 5 groupes de faisceaux: 
• Le groupe transeptal ; 
• Le groupe du rebord alvéolaire ; 
• Le groupe horizontal ; 
• Le groupe oblique ; 
• Le groupe apical (délimitant l'espace de Black) 
Ces fibres traversent l'espace péri-radiculaire, s'insèrent à la fois dans le cément et 
l'os alvéolaire 
On donne le nom de “fibres de Sharpey” aux portions terminales de ces fibres 
• Fibres de collagène : 
Elles sont les plus nombreuses. 
Les fibres desmodontales sont constituées de faisceaux, chaque faisceau est 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 211
constitué de fibrilles parallèles. 
• Les fibres gingivales : du cément coronaire vers le chorion 
• Les fibres interdentaires=transeptales 
• Les fibres alvéolo-dentaires : les plus nombreuses qui s'insèrent du cément vers 
l'os alvéolaire. 
Il existe cinq groupes : 
• Fibres de la crête alvéolaire. 
• Fibres horizontales. 
• Fibres obliques. 
• Fibres apicales (délimitant l'espace de Black). 
II.A.b. Les fibres secondaires 
Forment des faisceaux constitués de fibrilles collagènes orientées plus ou moins au 
hasard et s'unissant entre les faisceaux des fibres principales. 
Elles sont plus ou moins sinueuses, voire spirales ou torsadées et se détendent 
quand la dent est en fonction. 
Elles permettent ainsi les mouvements de la dent dans son alvéole. 
D'autre part, les espaces entre les les fibres desmodontales, les vaisseaux et nerfs 
sont remplis d'un tissu conjonctif, lâche, régulier, qui a toutes les fonctions d'un 
périoste, fonction de formation, de nutrition, d'insertion et de défense. 
Le desmodonte comprend également: 
II.A.c. Les fibres oxytalanes 
Elles sont mal connues et seraient constituées par un complexe de 
muccopolysaccharides. 
Elles ont un rôle dans la stabilité du parodonte et sa vascularisation. 
II.A.d. Des éléments cellulaires 
1 Cellules de défense 
De types macrophages, histiocytes, lymphocytes, mastocytes. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 212
2 Cellules formatrices 
1 Les fibroblastes 
Les plus nombreux, responsables de la formation des fibres collagènes, 
participent à presque tous les compartiments de la physio-pathologie 
desmodontale. 
Ils ont une grande possibilité de différentiation et de multiplication. 
2 Les ostéoblastes 
Cellules géantes, à proximité de l'os alvéolaire. 
3 Les cémentoblastes 
Cellules géantes, à proximité du cément. 
3 Les cellules destructrices 
• Les fibroclastes; 
• Les ostéoclastes (cellules géantes, à proximité de l'os alvéolaire) ; 
• Les cémentoblastes (cellules géantes, à proximité du cément) 
4 Les cellules épithéliales (de Malassez) 
Inconstantes, les débris épithéliaux dit de Malassez, dont la prolifération, lors 
des processus inflammatoires est à l'origine de la formation de Kystes 
5 Les cellules sanguines 
Dans les faisceaux sanguins. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 213
6 Quelques cellules inflammatoires 
Dans le desmodonte sain: histiocytes, mastocytes, plasmocytes et 
lymphocytes. 
II.A.e. Vascularisation 
1 La vascularisation (artérioles) du desmodonte 
Provient des vaisseaux qui traversent la lame criblée ... et par d'autres, issus 
des branches artérielles du tronc apical et enfin par ceux émanant de 
vaisseaux irriguant la gencive marginale. 
La plupart des vaisseaux s'insinuent à travers les faisceaux de fibres 
périapicales selon le grand axe de la dent et émettant des anastomoses 
horizontales. 
2 Les veinules 
Suivent le trajet des artérioles dans le sens inverse. 
3 Les lymphocytes 
Le drainage lymphatique s'effectue par voie sous muqueuse, transosseuse ou 
apicale. 
Les canaux lymphatiques se dirigent vers le canal dentaire à la mandibule, le 
canal sous-orbitaire au maxillaire et se drainent dans les ganglions 
lymphatiques sous-maxillaires. 
II.A.f. L'innervation 
Elle se compose de fibres sensorielles, qui pénètrent le ligament en permanence de 
la zone apicale à travers les canaux de l'os alvéolaire et suivent le trajet des 
vaisseaux sanguins. 
II.A.g. La substance fondamentale 
Elle constitue le milieu intérieur. 
C'est un gel plus ou moins visqueux contenant des mucco-polysaccharides. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 214
II.B. Les différentes fonctions du ligament avéolo-dentaire 
(histophysiologie) 
- Le ligament alvéolo-dentaire fixe la dent dans son alvéole. 
- Il exerce une fonction de défense et une fonction réparatrice par son pouvoir d'apposition. 
- Il maintient les relations interdentaires et les relations???? 
- Il joue un rôle encore mal défini dans le contrôle dans la mastication (il limite les 
mouvements de la dent). 
- Par sa fonction nerveuse, il est le siège de sensation douloureuse et une sensibilité???? 
(évolue les forces exercées sur les dents). 
Le desmodonte agit comme un périoste du fait qu'il renferme des cellules formatrices de l'os 
et du cément. 
Par ses fibroblastes, il est générateur de fibres collagènes d'où l'extraordinaire pouvoir 
d'adaptation du ligament alvéolo-dentaire. 
Dans l'inflammation, le desmodonte préside à la résorption des tissus calcifiés (os, cément et 
même dentine) 
L'inflammation met en oeuvre les mêmes processus réactionnels que dans les autres 
territoires conjonctifs. 
Ces processus sont différents de ceux de la pulpe du fait des différences morphologiques 
entre la pulpe et le desmodonte qui est un espace moins clos, en relation avec de nombreux 
espaces conjonctifs intra-osseux. 
Quand l'inflammation survient, les premières cellules détruites sont les ostéoblastes et les 
cémentoblastes. 
Dans l'inflammation chronique, les cellules les plus spécialisées sont détruites, les cellules 
moins spécialisées prolifèrent de sorte que les effets de l'inflammation chronique soit moins 
destructeurs pour le parodonte que les effets de l'inflammation aiguë. 
III 
Les tissus adjacents 
L'origine pulpo-dentaire de l'agression parodontale étant l'étiologie la plus fréquente, nous rappelons 
les principales structures adjacentes au desmodonte dont la convergence constitue le site apical ou 
région péri-apicale. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 215
III.A. L'apex radiculaire 
La dentine de la région apicale, moins tubulée, et plus régulière dans sa structure que la 
dentine coronaire, est plus minéralisée, elle ressemble à la dentine scléreuse. 
Moins perméable, elle se laisse peu imprégner par les microorganismes ou les irritants 
chimiques. 
Elle est traversée par le foramen apical et des canaux latéraux. 
Le système canalaire se simplifie au niveau apical, le canal principal a une section plus 
régulière, ce qui permet lors des thérapeutiques endodontiques, la mise en forme 
géométrique de cette portion. 
Mais la présence des ramifications en canaux latéraux pose un problème non encore résolu 
d'une manière satisfaisante. 
Un peu en deçà de l'apex réel de la dent, le cément péri-radiculaire s'invagine dans le canal 
tapissant le cône apical. 
Son sommet matérialise la jonction cémento-dentinaire frontière entre les tissus pulpaires 
et péri-apicaux, elle se situe entre 0.5 et 1.2mm de l'apex (??? cémentaire apical). 
L'orifice apical ne siège pas à l'extrémité anatomique (apex RX) de la racine, mais entre 0.46 
et 0.78mm de celle-ci, c'est à dire en position latérale (importance thérapeutique) 
III.B. La pulpe apicale 
Le tissu pulpaire apical est légèrement différent du tissu pulpaire coronaire et radiculaire. Il 
contient moins de cellules et est plus fibreux, sa structure se rapproche de celle du ligament 
péri-radiculaire. 
On peut imaginer que ce tissu fibreux, riche en glycogène, apte à se reminéraliser 
rapidement, se comporte comme un obstacle à la progression apicale de l'inflammation 
pulpaire, et la retarde sans toutefois s'y opposer. 
Les fibres collagènes du desmodonte peuvent se prolonger dans le canal radiculaire entre 
vaisseaux et nerfs, la relation tissulaire est donc intime, la thérapeutique devra en tenir 
compte. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 216
III.C. L'os alvéolaire 
C'est l'os de soutien de la dent, il se développe avec la dent, il croit avec son éruption, il se 
résorbe avec la perte de l'organe dentaire. 
Il est l'objet de perpétuels remaniements par les phénomènes simultanés de résorption et 
d'apposition osseuses. 
Il est composé de deux parties essentielles: 
• La corticale alvéolaire interne ou os cribliforme (lamina dura radiologique) et 
• L'os aléolaire proprement dit. 
III.C.a. La lamina dura 
Est criblée d'orifices d'où son nom de lame cribiforme. 
Les fibres desmodontales y sont ?????? et elle livre passage aux vaisseaux et nerfs 
venant des espaces médullaires de l'os spongieux sous-jacent. 
Une rupture de cette lamina dura est l'indice d'une résorption ou d'une 
déminéralisation. 
III.C.b. L'os alvéolaire proprement dit 
Formé de deux parties: 
• Un os compact cortical formant les tables externes, vestibulaires et linguales 
et 
• Un os spongieux à l'intérieur de ces tables. 
Les corticales sont en continuité avec l'os compact basal du maxillaire et de la 
mandibule. 
III.D. Le cément 
Couche minéralisée, recouvrant toute la surface radiculaire, est un élément essentiel des 
tissus de soutien de la dent. 
Le ciment est un tissu protecteur, qui sert d'encrage aux fibres ligamentaires en fibres de 
Sharpey. 
Il se dépose d'une manière continue et remodèle la morphologie radiculaire. 
L'épaisseur moyenne de la couche de cément est de 95 microns à 20ans et 215 microns à 
50ans. 
Il contribue avec le remodelage de l'os alvéolaire à la réparation des pertes de substances, 
dues à la pathologie infectieuse et inflammatoire, par comblement des lacunes de 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 217
résorption et la fermeture des foramens apicaux. 
Le cément est un élément essentiel dans la réparation des tissus radiculaires et péri-radiculaires 
après les traitements endodontiques dont l'un des objectifs est de favoriser la 
formation de néo-cément cicatriciel. 
Il n'est ni vascularisé, ni innervé, ni intéressé par le drainage lymphatique. 
Il peut être soit cellulaire, soit acellulaire. 
Le cément cellulaire recouvre plutôt le tiers apical de la racine. 
IV Conclusion 
Les agressions que subit la dent peuvent avoir des répercussions sur les tissus de soutiens. 
Dans les limites physiologiques, les tissus ont des facultés d'adaptation, le remodelage de l'os 
alvéolaire, l'apposition cémentaire en sont des exemples. 
Les résorptions dentinaires péri-apicales sont consécutives à des pathologies pulpaires ou 
parodontales. 
Elles sont accompagnées de résorption cémentaires. 
La lésion est entourée d'un tissu de granulation 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 218
15 - Étiopathologie des desmodontites 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Causes infectieuses 
1. L'infection pulpaire 
2. L'inoculation septique du desmodonte 
3. Toutes les causes d'infections septiques directs du 
desmodonte par pénétration d'un corps étranger III. Causes physiques 
IV. Causes chimiques 
V. Tableau récapitulatif de l'étiologie des desmodontites : 
1. Causes infectieuses 
2. Causes physiques 
3. Causes chimiques VI. Pathogénie 
I Introduction 
Les desmodontites sont une réaction inflammatoire du ligament alvéolo-dentaire (LDM) 
Elle peut être septique ou aseptique (provoquée ou seulement compliquée par des éléments 
infectieux). 
Elle peut avoir plusieurs origines, les causes de l'inflammation du desmodonte sont locales, les 
stimuli locaux sont de trois ordres : infectieux, physique et chimique, il peut se produire une 
association entre eux. 
II Causes infectieuses 
L'espace desmodontal peut être ouvert dans la cavité buccale septique, 
• Soit au niveau du collet, après destruction de l'attache gingivale de la dent (parodontite) 
• Soit par voie canalaire lors d'une carie ou d'une fracture pénétrante. 
Les causes infectieuses des desmodontites tiennent compte de ces éventualités : 
II.A. L'infection pulpaire 
Comme à l'apex il n'existe pas de frontière entre la pulpe et le desmodonte, l'infection de la 
pulpe tend à diffuser et occasionner une desmodontite infectieuse, ce qu'on appele une 
pulpite purulente totale, mais le plus souvent gangrène pulpaire, cette dernière cause est de 
beaucoup la plus fréquente. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 219
II.B. L'inoculation septique du desmodonte 
Peut avoir lieu au cours des traitements radiculaires, en particulier de celui de la gangrène 
pulpaire. 
Des manoeuvres intempestives peuvent être à l'origine des piqûres septiques, de refoulement 
de débris infectés, de fausses routes, de fractures d'instruments non stériles au-delà de 
l'apex. 
Alors on parle de desmodontite iatrogène ou desmodontite secondaires lorsqu'elles 
surviennent à la suite de ces manoeuvres thérapeutiques. 
II.C. Toutes les causes d'infections septiques directs du 
desmodonte par pénétration d'un corps étranger 
• Piqûre par poil de brosse à dent. 
• Bourrage alimentaire par défaut ou absence de point de contact inter-dentaire, de lésion 
du septum inter-dentaire. 
• Luxation ou fracture ouvrant l'espace desmodontal. 
• Propagation d'un foyer infectieux voisin : gingivite, parodontite, ostéite, sinusite. 
III Causes physiques 
Elles sont exclusivement d'ordre mécanique les traumatismes qu'elles occasionnent sont souvent 
associés à des infections (contusions, luxations, pénétration de tout corps étranger) 
Il convient d'ajouter : 
• Les accidents thérapeutiques endodontiques (débordement de pâtes à canaux, dépassement 
d'une cône de Gutta) 
• Dépassement d'instrument 
• Troubles de l'occlusion et de l'articulation trop souvent en rapport avec les surocclusions 
déterminées par des restaurations coronaires mal-équilibrées. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 220
IV Causes chimiques 
Elles sont médicamenteuses et relèvent des traitements chimiques endodontiques. 
Toute substance utilisée dans ces traitements est susceptible de déterminer une desmodontite si son 
application ou sa dose n'est pas respectée, que ce soit l'AS2O3, le formol, le crésol, les 
hypochlorites…etc. 
Toute fois, il faut considérer un double problème : celui de la toxicité du médicament et de la 
tolérance du malade. 
Avec les pâtes à canaux l'irritation médicamenteuse se surajoute souvent à l'irritation mécanique. 
V 
Tableau récapitulatif de l'étiologie des desmodontites : 
V.A. Causes infectieuses 
• Infection pulpaire : pulpites totales, gangrène pulpaire 
• Traitements radiculaires : 
• Piqûres apicales par instruments 
• Refoulements septiques 
• Fausses routes 
• Pénétration : d'un corps étranger (lésion du septum) 
• Piqûres (poil de brosse à dents) 
• Luxations ou fractures 
• Propagation d'un foyer infectieux autre qu'infection pulpaire 
V.B. Causes physiques 
• Contusions, luxations 
• Pénétration d'un corps étranger 
• Traitement radiculaire : dépassement de pâte, de cône 
• Manoeuvres opératoires brutales 
• Traumatismes occlusaux 
• Causes chimiques 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 221
V.C. Causes chimiques 
• Médicaments : AS2O3, Formol, Créosol 
VI Pathogénie 
Au niveau d'un tissu conjonctif, tous les facteurs étiologiques cités précédemment, sont susceptibles 
d'engendrer une inflammation, en l'occurrence une desmodontite. 
La desmodontite débute toujours de la même manière avec un caractère aigu. 
Selon l'intensité du facteur étiologique, la réaction inflammatoire peut être ou bien paraître aiguë 
avec la clinique correspondante, ou bien, si la cause a une faible puissance, passer inaperçue. 
Si la cause persiste, l'inflammation devient chronique. On peut assister à l'atténuation des 
phénomènes aigus et au passage à la chronicité ou à la guérison, ou à l'inverse il peut se produire un 
réchauffement et la desmodontite chronique devient aiguë. 
L'apparition de facteurs étiologiques supplémentaires, peut entraîner le réchauffement d'une 
desmodontite chronique: trouble occlusal ou blessure du desmodonte péri-apical lors d'un parage 
canalaire. Les facteurs étiologiques peuvent être regroupés selon leur nature, leur mode d'action et 
par la suite selon la réaction aiguë ou chronique qu'ils déclenchent. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 222
16- Desmodontites formes aigues 
Plan du document: 
I. Définition 
II. Anatomie pathologique 
1. Physiologie pathologique III. Symptomatologie 
1. Signes physiques 
2. Signes fonctionnels 
1. Douleurs spontanées 
1. Caractère de la douleur 
2. Intensité 2. Douleurs provoquées 
1. Elévation de température 
2. Les efforts 
3. Etat congestif général 
4. Toute pression sur la dent 3. Signes généraux IV. Formes cliniques 
1. Desmodontites aiguës; complications des gangrènes 
pulpaires 
2. Desmodontite aiguë; complication des traitements de 
canaux 
3. Desmodontite aiguë d'origine médicamenteuse V. Diagnostic 
1. Interrogatoire 
2. Examen du malade 
3. Diagnostic positif 
4. Diagnostic différentiel 
1. Avec d'autres maladies dentaires 
2. Avec des maladies extradentaires VI. Évolution et pronostic 
1. Vers la cavité buccale 
2. Vers les tissus péribuccaux 
3. Vers le sinus maxillaire VII. Indications thérapeutiques 
1. Cas de desmodontite aiguë primaire accidentelle 
2. Cas de desmodontite aiguë secondaire 
I Définition 
C'est l'inflammation et la congestion du ligament alvéolo-dentaire, elle se présente sous 2 formes: 
• Forme primaire: de cause accidentelle, évoluant vers la guérison. 
• Forme secondaire: qui dure tant que sa cause persiste (gangrène pulpaire). 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 223
II Anatomie pathologique 
- Congestion et inflammation aiguë de tout tissu conjonctif. 
- Après l'oedème vient l'abcès provoquant une destruction du tissu ligamentaire. 
- Élimination du pus vers l'extérieur par une fistule ce qui diminution du caractère aigu et le passage 
à la chronicité. 
La fistulisation peut se faire au dépend de l'os alvéolaire, de la gencive ou du desmodonte. 
- Diffusion sceptique: 
Vers les tissus avoisinants (cellulites, ostéite) Par voie sanguine (septicémie) Par voie lymphatique 
(adénite). 
• Physiologie pathologique 
L'espace desmodontal comporte des parois rigides: racine de la dent et os alvéolaire. 
Dans la desmodontite aiguë, à cause de l'oedème la dent égresse un peu de l'alvéole induisant 
une mobilité relative de la dent. 
L'oedème provoque des douleurs par compression des fibres nerveuses ce qui entraînera un 
arrêt réflexe et spontané de la mastication. 
III Symptomatologie 
Les symptômes sont essentiellement locaux (physiques et fonctionnels), des signes généraux peuvent 
exister. 
III.A. Signes physiques 
• Rougeur très nette de la gencive vestibulaire. 
• Présence de tartre frais dû à la mobilité douloureuse de la dent atteinte. 
• Mobilité transversale légère. 
III.B. Signes fonctionnels 
III.B.a. Douleurs spontanées 
1 Caractère de la douleur 
- La douleur est continue (quelle qu'en soit l'intensité), lancinante et 
pulsatile. 
- Commence progressivement mais ne s'arrête jamais. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 224
- Résiste aux antalgiques courants. 
2 Intensité 
- Variable: de simple gêne à une douleur intolérable. 
- Peut être aiguë, subaiguë ou suraiguë selon l'oedème. 
- La douleur peut s'irradier selon les localisations. 
III.B.b. Douleurs provoquées 
1 Elévation de température 
Boisson chaudes provoque un afflux de sang instantané induisant une 
congestion rapide et compression des fibres nerveuses se traduisant par 
une douleur. 
La chaleur de l'oreiller agravé par la position en décubitus induisent aussi la 
douleur. 
2 Les efforts 
Le fait de courir, de monter rapidement un escalier...etc, représentent des 
facteurs déclenchants de la douleur. 
3 Etat congestif général 
État prémenstruel. 
4 Toute pression sur la dent 
- Contact avec la dent antagoniste. 
- Simple frôlement de la langue. 
- Aliments un peu durs. 
- Traction d'un crochet d'une prothèse mobile. 
- Évitant tout contact interdentaire, le patient reste la bouche entrouverte 
et bave. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 225
III.C. Signes généraux 
• La douleur épuise le malade, il ne dort plus. 
• L'état général peut être atteint: malade fatigué, teint altéré et yeux cernés. 
• État aggravé par l'abus d'antalgiques. 
• Adénopathie dans le territoire ganglionnaire correspondant à la dent. 
IV Formes cliniques 
IV.A. Desmodontites aiguës; complications des gangrènes 
pulpaires 
Elles s'observent lorsqu'il n'y a pas de drainage canalaire. 
C'est dont la complication des: 
• Gangrènes fermées. 
• Gangrènes indirectement ouvertes. 
• Gangrènes ouvertes refermées accidentellement ou par erreur diagnostic ou 
thérapeutique. 
• Gangrènes fermées laissées ouvertes par erreur thérapeutique (surinfection). 
IV.B. Desmodontite aiguë; complication des traitements de 
canaux 
Traumatismes apicaux au cours d'une intervention endodontique (piqûre par tire-nerf ou 
broche, débordement de pâte) 
Résultat d'un phénomène biologique post opératoire (rupture d'équilibre) 
Obturation incomplète (espaces vides colonisés par les germes), gangrène fermée. 
IV.C. Desmodontite aiguë d'origine médicamenteuse 
• Conséquence possible des pulpotomies, des pulpectomie et des traitements de 
gangrènes. 
• Pansement dévitalisant et antiseptique irritants. 
• Les antiseptiques volatils utilisés en endodontie, exemple: l'excès de formol. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 226
V Diagnostic 
V.A. Interrogatoire 
L'interrogatoire suffit souvent à poser le diagnostic. 
Les signes subjectifs retrouvés : 
• Sensation de dent longue. 
• Douleurs à la pression. 
• Douleurs continues, aggravées par la chaleur. 
• Douleurs intenses localisées ou irradiées. 
V.B. Examen du malade 
• L'examen et l'inspection sont pratiqués sans que le miroir heurte la dent. 
• Rechercher la présence unilatérale de tartre. 
• Rechercher les causes possibles d'une desmodontite: 
• Dent couronnée. 
• Traumatisme avec ou sans ecchymose gingivale. 
• Tassement alimentaire. 
• Poche parodontale…etc. 
• La percussion transversale et axiale de la dent à comparer avec les dents voisines ou 
antagonistes. 
• Rechercher l'absence de vitalité pulpaire (test au froid). 
• Radiographie: nécessaire pour la mise en évidence d'un foyer apical chronique réchauffé. 
V.C. Diagnostic positif 
• Douleur spontanée continue, tenace, lancinante, souvent irradiée, rebelle aux 
antalgiques. 
• Douleur provoquée par toute pression. 
• Légère mobilité. 
• Augmentation des douleurs spontanées au contact du chaud. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 227
• Présence de tartre frais sur la dent et ses voisines. 
• Parfois le malade ne ferme pas la bouche et bave. 
• Radiographie: desmodonte élargi ou foyer apical chronique (réchauffé). 
V.D. Diagnostic différentiel 
V.D.a. Avec d'autres maladies dentaires 
• Les pulpites: douleurs spontanées intermittentes accentuées par le froid. 
• Le syndrome du septum interdentaire. 
V.D.b. Avec des maladies extradentaires 
Les sinusites maxillaires aiguës (palpation douloureuse de la base du sinus) 
VI Évolution et pronostic 
La desmodontite aiguë primaire disparaît spontanément en quelques jours, si elle est due à un 
facteur étiologique unique (accident). 
La guérison est retardée si le desmodonte est déjà enflammé. 
Dans les desmodontites aiguës secondaires, l'inflammation ne disparaîtra pas spontanément et se 
passent à des desmodontites chroniques réchauffées. 
Dans ce cas l'évolution se fera vers la suppuration puis la diffusion du pus vers l'extérieur: 
• Abcès superficiel (parulie), s'ouvre sur la gencive. 
• Évacuation dans des zones plus profondes. 
VI.A. Vers la cavité buccale 
Le plus souvent dans le vestibule, par l'intermédiaire d'une fistule, par 3 voies possibles: 
• À travers la table alvéolaire la plus mince puis la gencive. 
• Le long de l'espace desmodontal jusqu'au collet. 
• Par le canal radiculaire, après trépanation et ouverture de la chambre pulpaire. 
VI.B. Vers les tissus péribuccaux 
• Diffusion vers les espaces celluleux maxillo-faciaux et se complique de cellulites aiguës. 
• Diffusion vers le tissu osseux donnant des ostéites. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 228
Cellulites et les ostéites peuvent fistuliser soit dans la cavité buccale, soit à la peau. 
VI.C. Vers le sinus maxillaire 
Les dents antrales (prémolaires et molaires supérieures) peuvent évacuer leur pus dans le 
sinus maxillaire lorsque l'espace osseux séparant les apex du sinus est mince: sinusite 
maxillaire. 
VII Indications thérapeutiques 
C'est un traitement d'urgence. 
VII.A. Cas de desmodontite aiguë primaire accidentelle 
• Surveiller l'évolution de l'inflammation et attendre la guérison. 
• S'il existe un trouble occlusal, un contact prématuré, on le supprime par le meulage. 
VII.B. Cas de desmodontite aiguë secondaire 
• Supprimer la cause persistante (gangrène). 
• Application locale, intracanalaire, de Flagyl ® (metronidazole) car elle réduit les 
douleurs dès la 4ème heure. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 229
17 - Desmodontites formes chroniques 
Plan du document: 
I. Définition 
II. Étiologie 
III. Les différentes formes de desmodontites chroniques 
1. Desmodontite chronique simple (fibreuse) 
1. Définition 
2. Anatomie et physiologie pathologique 
3. Symptomatologie 
4. Examen radiologique 
5. Évolution et pronostic 
2. Desmodontite chronique hyperplasique 
1. Le granulome 
1. Définition 
2. Anatomie pathologique 
3. Bactériologie 
4. Histopathologie 
1. Le granulome simple 
2. L'épithélio-granulome 
5. Symptomatologie 
1. Examen clinique 
2. Examen radiologique 
3. Diagnostic positif 
4. Diagnostic différentiel 
6. Évolution et pronostic 
7. Indications thérapeutiques 
2. Le kyste radiculo-dentaire 
1. Définition et étiologie 
2. Aspect macroscopique 
3. Histopathologie et bactériologie 
4. Symptomatologie 
5. Examen radiologique 
6. Évolution 
3. Desmodontite chronique suppurée (abcès péri-apical 
chronique ou fistule) 
1. Définition de la fistule 
2. Pathogénie 
3. Symptomatologie 
4. Radiographie 
I Définition 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 230
La desmodontite chronique est une réponse de défense du tissu conjonctif desmodontal face à une 
agression répétée ou continue de faible intensité. 
Sa particularité est qu'elle est asymptomatique. 
II Étiologie 
Elle est due au passage continu d'éléments divers (infectieux, physiques, chimiques, et 
médicamenteux, cf. cours "Étiopathogénie des desmodontites") du canal radiculaire vers le 
desmodonte avec une faible intensité. 
III Les différentes formes de desmodontites chroniques 
La réaction se présente sous 3 aspects principaux: 
• Desmodontite chronique simple (fibreuse) 
• Desmodontite chronique hyperplasique (granulome, kyste) 
• Desmodontite chronique suppurée (abcès péri-apical chronique ou fistule) 
III.A. Desmodontite chronique simple (fibreuse) 
III.A.a. Définition 
C'est une inflammation partielle péri-apicale d'origine canalaire. 
III.A.b. Anatomie et physiologie pathologique 
- Le tissu desmodontal subit une différenciation cellulaire en tissu de granulation 
puis en fibrose. 
- L'inflammation provoque l'interruption de la cémentogenèse et de l'ostéogenèse 
ce qui provoque disparition de la lamina dura. 
- Augmentation de l'espace desmodontal. 
- Possibilité d'hypercémentose. 
III.A.c. Symptomatologie 
- Presque inexistante. 
- Dent légèrement mobile. 
- La dent peut être grisâtre (gangrène). 
- Le patient peut ressentir une légère douleur à la pression. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 231
III.A.d. Examen radiologique 
• Espace desmodontal élargi (surtout apical). 
• Disparition de l'image de la lamina dura. 
• Hypercémentose ou apex érodé. 
• Les limites et les contours de l'image sont flous. 
III.A.e. Évolution et pronostic 
• Statu quo, maintien de la chronicité. 
• Apparition d'une desmodontite aigue secondaire. 
• Possibilité de bactériémie, et d'infection focale. 
• Le silence est dangereux. 
III.B. Desmodontite chronique hyperplasique 
III.B.a. Le granulome 
1 Définition 
C'est une réaction de défense contre l'envahissement de l'organisme par les 
germes, elle est associée à une réaction immunitaire retardée, contre le 
contenu canalaire. 
Situé très souvent à l'orifice du canal radiculaire (au niveau de l'espace de 
black), il peut être situé latéralement sur la racine, en regard d'un canal 
pulpaire supplémentaire. 
Dans la région inter radiculaire des molaires, il est au confluent d'un canal 
accessoire anormal. 
2 Anatomie pathologique 
- Masse charnue, rouge foncée. 
- Contient plusieurs sortes de cellules inflammatoires, surtout celles 
immuno-compétantes (lymphocytes) 
- Adhère au cément radiculaire. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 232
- Lyses cémentaires et radiculaires fréquentes. 
- Creuse une logette à parois irrégulières dans l'os. 
3 Bactériologie 
Dans 80% des cas le granulome ne renferme pas d'éléments infectieux. 
On dit que c'est un cimetière à microbes. 
4 Histopathologie 
Selon Fish, il existe 4 zones concentriques dans une coupe de granulome: 
• Zone I : Zone de nécrose ou d'infection. 
• Zone II : Zone de contamination. 
• Zone III : Zone d'irritation. 
• Zone IV : Zone de stimulation. 
On distingue des granulomes simples et des épithélio-granulomes. 
1 Le granulome simple 
À la structure du tissu de granulation, provoqué par l'inflammation 
subaiguë. 
Il est constitué par une réaction vasculaire accompagnée de fibres 
nerveuses, et par une prolifération fibroblastique du tissu conjonctif 
de soutien, et par la présence d'une infiltration de leucocytes et de 
plasmocytes. 
Selon son évolution, le granulome peut être hémorragique, 
oedémateux, abcédé, ou en voie de dégénérescence hyaline ou 
graisseuse, avec des cristaux de cholestérine. 
2 L'épithélio-granulome 
Constitué par les même éléments que le granulome simple, mais en 
plus, d'amas ou d'un réseau de cellules épithéliales. 
5 Symptomatologie 
1 Examen clinique 
• Signes subjectifs: 
• Sensation de dent plus longue. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 233
• Sensation de gêne plutôt que de douleur. 
• Inspection: 
• Rougeur vestibulaire en regard de l'apex. 
• Éventuelle coloration grisâtre de la dent. 
• Palpation: 
• La pression exercée par l'index (ou boulette de coton) dans la 
région apicale peut faire apparaître le signe du godet témoin d'un 
oedème. 
• Présence possible d'une voussure dure, du volume d'une lentille 
dans la région apicale vestibulaire qui est une lésion inflammatoire 
réactionnelle du périoste. 
• Percussion axiale: 
- Son plus net que celui obtenu sur les dents voisines. 
- Engendre rarement une sensibilité. 
- Possibilité d'une légère mobilité. 
• Percussion transversale: 
Perception par l'index placé dans le vestibule d'un "choc de retour" par 
la pulpe, et ce signe n'est possible que si le granulome est sous 
muqueux (impossible au niveau des molaires). 
2 Examen radiologique 
Il est essentiel et impératif. 
Image radio claire le plus souvent au niveau péri-apical, dont le 
diamètre ne dépasse pas 5mm, avec un contour plus ou moins net. 
Lorsque le contour est flou, cela est le résultat d'une légère 
décalcification osseuse suite à une poussée inflammatoire aiguë ou 
suppurée du granulome. 
Lorsque le granulome est ancien, il peut être entouré d'une zone radio 
opaque de sclérose osseuse. 
Montre des facteurs étiologiques tels que: caries, fractures, mauvais 
traitement canalaire ou un trajet fistuleux. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 234
3 Diagnostic positif 
• La présence d'une dent décolorée ou d'une fistule. 
• La vitalité pulpaire est négative. 
• Rechercher les signes cliniques du granulome. 
• Faire une radiographie rétro-alvéolaire (petite lésion, radio-claire, 
à contour plus ou moins net) 
4 Diagnostic différentiel 
Se fait avec: 
• Le kyste. 
• L'ostéite raréfiante. 
• L'énostose. 
Il est difficile de différencier un granulome simple d'un épithélio-granulome, 
autrement que par l'histologie. 
6 Évolution et pronostic 
• Le granulome persiste et diffuse tant que l'infection canalaire existe. 
• L'épithélio-granulome peut évoluer en kyste, et cette transformation 
est impossible à diagnostiquer au début que par l'histologie. 
• Le granulome peut évoluer vers la desmodontite aiguë secondaire, suite 
à une réactivation inflammatoire. 
• L'évolution vers la suppuration (fistulisation ou cellulite). 
7 Indications thérapeutiques 
Le traitement est étiologique. 
Le granulome disparaît et le desmodonte guérit par la suppression de 
l'infection et de tous les sous-produits microbiens (enzymes et toxines). 
En cas d'échec, ne pas tenter l'extraction, car il y'a possibilité de résection 
apicale. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 235
III.B.b. Le kyste radiculo-dentaire 
1 Définition et étiologie 
C'est un sac à paroi épithéliale accroché à l'apex d'une dent, il est 
considéré comme tumeur bénigne. 
Il résulte de l'évolution possible d'un épithélio-granulome. 
2 Aspect macroscopique 
C'est une cavité centrale variant du volume d'un petit pois à celui d'un oeuf 
de poule. 
La paroi kystique adhère à l'apex de la dent mais pas au tissu osseux 
(contact seulement). 
L'intérieur du kyste contient un liquide variable: 
• Séreux avec paillettes de cholestérine. 
• Séro-purulent ou bouillie purulente (couleur brune dans les kystes 
infectés) 
3 Histopathologie et bactériologie 
Le kyste radiculo-dentaire comporte trois couches bien distinctes: 
• La couche interne: c'est une bordure épithéliale malpighienne 
pluristratifiée de type atrophique ou hypertrophique (les polynucléaires y 
sont nombreux). 
• La couche intermédiaire: est constituée par du tissu conjonctif lâche, 
vascularisé et innervé, et présente un infiltration inflammatoire (les 
monocytes y sont nombreux). 
• La couche périphérique: est fibreuse, dense, et pauvre en cellules, 
riche en fibres de collagène. 
4 Symptomatologie 
En général sans symptômes. 
Dent causale silencieuse (gangrène) 
Signe clinique pathognomonique est le déplacement radiculaire visible 
lorsque le kyste se développe entre deux dents monoradiculées. 
Cliniquement le kyste passe par 3 phases: 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 236
• Phase de latence: 
C'est le stade de l'épithélio-granulome, dont la transformation kystique se 
fait en silence. 
Il est découvert fortuitement lors d'une radiographie. 
• Phase de transformation kystique: 
On retrouve l'existence d'une voussure en regard de la dent 
(vestibulairement), et une légère douleur à la pression lors de la palpation, 
avec sensation d'une balle en celluloïd (ping-pong) qui se déprime et 
revient sur elle-même, c'est la crépitation parcheminée. 
• Phase d'extériorisation: 
Au cours de cette phase on aura la destruction totale de la table osseuse et 
la muqueuse gingivale recouvrant le kyste devient bleuâtre. 
5 Examen radiologique 
Image radio-claire de forme arrondie à limites nettes et régulières avec des 
dimensions variant de 0.5cm jusqu'à une balle de tennis. 
6 Évolution 
Elle est continue et très lente, peut durer des années. 
Il refoule toutes les formations anatomiques voisines (dents, plancher du 
sinus, canal dentaire inférieur, vaisseaux…) 
La guérison ne se fait qu'après énucléation complète. 
III.C. Desmodontite chronique suppurée (abcès péri-apical 
chronique ou fistule) 
III.C.a. Définition de la fistule 
C'est un trajet infectieux avec un orifice d'évacuation du pus venant de l'os 
alvéolaire. 
Il peut s'ouvrir soit: 
• À la muqueuse gingivale par une fistule gingivale. 
• Dans une cavité naturelle de la face (plancher des fosses nasales, de l'orbite, 
du sinus) on parle d'emphysème. 
• À la peau, on parle d'une fistule cutanée. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 237
III.C.b. Pathogénie 
C'est un canal pathologique de nature fibreuse. 
Le périoste est soulevé par le pus, ce qui provoquera une perforation et un 
écoulement du pus. 
Suite à cette perforation la virulence microbienne est atténuée (granulome 
ouvert) 
L'embouchure à l'aspect d'un petit mamelon rougeâtre au milieu d'une muqueuse 
congestionnée. 
III.C.c. Symptomatologie 
Fistule silencieuse, elle n'est pas remarquée par le patient. 
L'aspect de l'orifice fistulaire est très varié: 
• Au niveau gingival: Petite saillie rouge foncée. Simple fente. Papille ou 
pédicule allongé, flexible. 
• Au niveau cutané: Orifice avec un aspect irrégulier, entouré d'une zone 
oedémateuse et congestionnée. 
III.C.d. Radiographie 
Confirmation de la dent ou de la racine causale grâce au cathétérisme du trajet 
fistulaire, et l'obtention d'une image radio-opaque. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 238
18- La pulpotomie 
Plan du document: 
I. Définition 
II. Indications 
1. La pulpotomie sous anesthésie (dentinogène) 
2. Pulpotomie après escarrification cémentogène III. Principes 
IV. Spécificité de chaque type de pulpotomie 
1. La pulpotomie dentinogène 
2. La pulpotomie cémentogène V. Technique 
1. Radiographie préalable 
2. Anesthésie 
3. Champs opératoire 
4. Curetage dentinaire 
5. Ouverture de la chambre pulpaire 
6. Pulpotomie proprement dite 
1. Sur monoradiculées 
2. Sur pluriradiculées 7. Séchage et hémostase 
8. Pose du produit de coiffage et restauration VI. Evolution et pronostic 
1. Pulpotomie dentinogène 
1. Contrôle clinique 
2. Contrôle radiologique 2. Pulpotomie cémentogène 
1. Contrôle clinique 
2. Contrôle radiologique 
3. Contrôle histologique VII. Pulpotomie totale 
I Définition 
La pulpotomie est une intervention qui consiste à pratiquer, à un niveau choisi,la section de la pulpe, 
à éliminer la partie amputée et à placer au contact du moignon pulpaire radiculaire restant, une 
substance capable de permettre une obturation calcique naturelle du canal, dentinaire ou 
cémentaire selon le cas. 
A part les cas où l'intervention est pratiquée sur une monoradiculée immature, la pulpotomie est le 
plus souvent réalisée sur des multiradiculées pour deux raisons: 
Ces dents présentent une limite réelle entre la chambre pulpaire et les canaux: le plancher pulpaire 
avec les orifices des canaux; : 
• Les monoradiculées ont une morphologie canalaire rectiligne qui autorise une exécution facile de 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 239
la pulpotomie, alors que les multiradiculées présentent une morphologie canalaire complexe. 
Il existe deux sortes de pulpotomie: 
• La pulpotomie sous anesthésie --- > cicatrisation dentinaire; 
• La pulpotomie sous escarrification --- > cicatrisation cémentaire. 
II Indications 
II.A. La pulpotomie sous anesthésie (dentinogène) 
Contre indication du coiffage pulpaire: 
• Dénudation pulpaire très étendue ; 
• Pénétration accidentelle d'une fraise ou d'un excavateur dans la pulpe avec dilacération 
tissulaire importante et inoculation septique massive ; 
• Perte de substance entraînant une mise à nue de la pulpe avec impossibilité technique de 
faire un coiffage (ex: traumatisme dentaire ---> fracture coronaire avec exposition pulpaire). 
Pour un motif prothétique dans la préparation des moignons coronaires, cela évite la 
dévitalisation et les risques qu'elle comporte (ces indications sont restées plus théoriques que 
réelles). 
II.B. Pulpotomie après escarrification cémentogène 
• La non infection de la pulpe (sauf pulpites partielles ou chroniques, partielles fermées); 
• Morphologie des canaux radiculaires; 
• Les contres indications des thérapeutiques dentinogènes sous anesthésie. 
III Principes 
• L'amputation exige une section franche et l'élimination de la pulpe camérale; 
• L'emploi d'instruments très tranchants:fraises neuves et excavateurs; 
• La limite de l'amputation est non seulement anatomique, mais aussi opératoire et technique, 
pour permettre la tenue du produit de coiffage du moignon radiculaire. 
IV Spécificité de chaque type de pulpotomie 
IV.A. La pulpotomie dentinogène 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 240
Sous anesthésie, appelées aussi "amputation vitale", il s'agit d'un coiffage pulpaire mais de la 
seule pulpe radiculaire, elle repose sur les mêmes bases physiologiques. 
Le produit de coiffage: hydroxyde de calcium Ca(OH)2 ou MTA (Minerale Trioxyde 
Aggrégate), procure le processus cicatriciel. 
IV.B. La pulpotomie cémentogène 
Pratiquée après escarrification puis momification de la pulpe, l'anhydride arsénieux nécrose 
la pulpe sans la détruire, la trame tissulaire est respectée, mais il convient de fixer la pulpe 
avec le trioxyméthylène, certains auteurs ne fixe pas, ils coiffent directement la pulpe avec 
des pâtes antiseptiques: pâte eugénol-oxyde de Zinc seule ou additionnée d'aristol. 
Cette pulpotomie très ancienne permet la meilleure cémentogenèse cicatricielle apicale. 
V Technique 
La pulpotomie est pratiquée en une seule séance quand elle est faite sous anesthésie, et elle est 
précédée par une séance de mise en place de l'escharotique quand elle est pratiquée après 
escarrification. 
V.A. Radiographie préalable 
La pulpotomie est un acte de chirurgie pulpaire, et la radiographie est nécessaire avant toute 
pulpotomie, de façon à bien posséder les références anatomiques à partir desquelles on 
pratiquera l'amputation. 
V.B. Anesthésie 
Locale ou régionale, réalisée avant la mise en place du champ. 
V.C. Champs opératoire 
La pose de la digue et le respect des règles d'asepsie sont obligatoire. 
V.D. Curetage dentinaire 
S'il est nécessaire, il doit être total, il convient de chercher le cri dentinaire qui est pratiqué à 
l'excavateur à sec. 
V.E. Ouverture de la chambre pulpaire 
Elle se fait selon les règles habituelles à cet acte. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 241
V.F. Pulpotomie proprement dite 
V.F.a. Sur monoradiculées 
On utilise une fraise boule de diamètre supérieur à celui du canal (n°8 ), l'action 
sécante portée sur la pulpe et la dentine pour créer un moignon pulpaire net 
entouré d'un épaulement, pratiquer l'hémostase après nettoyage à la curette puis 
lavage au sérum physiologique ou eau oxygénée. 
V.F.b. Sur pluriradiculées 
Elle se fait en deux temps: 
Eliminer la pulpe camérale avec une fine fraise boule (n° 7, 8 ou 9). Après, éviction 
de la pulpe hachée à l'aide d'un excavateur à tige longue. 
Avec une fraise plus petite, on prépare une cavité profonde de 2 ou 3mm à l'orifice 
de chaque canal. 
V.G. Séchage et hémostase 
Sous anesthésie, il existe une véritable hémorragie, laver la chambre pulpaire puis 
compression à l'eau oxygénée. 
Après escarrification, il existe un suintement que l'on absorbe avec une boulette de coton. 
V.H. Pose du produit de coiffage et restauration 
On recouvre les moignons pulpaires et le petit épaulement avec la pâte adéquate en la 
foulant au contact de la pulpe. 
Sous anesthésie: hydroxyde de calcium recouvert d'un ciment du commerce (ZnO). 
Après escarrification: pâte formolée type Robin ou Trio qui servir d'obturation provisoire 
quand elle durcit. 
VI Evolution et pronostic 
VI.A. Pulpotomie dentinogène 
VI.A.a. Contrôle clinique 
La durée d'application du coiffage est de 6 à 9 mois pour la fermeture dentinaire 
et pour envisager la restauration, l'échec peut se traduire par une évolution vers 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 242
la gangrène. 
VI.A.b. Contrôle radiologique 
C'est le seul test vrai du succès, on note une apposition minérale: barrière radio 
opaque entre l'hydroxyde de calcium et la pulpe (fermeture de la plaie pulpaire), 
si la racine est immature, elle évolue vers la fermeture apicale. 
Si la barrière n'apparaît pas: échec du traitement, il faudra faire un traitement 
radiculaire total. 
VI.B. Pulpotomie cémentogène 
VI.B.a. Contrôle clinique 
S'il y'a échec, il est dû à l'infection et aboutit à une affection périapicale. 
VI.B.b. Contrôle radiologique 
Il accompagne le contrôle clinique à long terme. La cémentogenèse est lente.Si à 
6 mois il n'existe aucune image pathologique, on peut estimer une évolution 
favorable. 
VI.B.c. Contrôle histologique 
Après momification, on note après plusieurs années l'oblitération du tiers apical 
par une substance minérale radio opaque: c'est le cément tertiaire. 
VII Pulpotomie totale 
Appelée: “biopulpotomie” ou “nécropulpotomie”, c'est une pulpectomie subtotale (on laisse 3à 5 
mm de pulpe radiculaire), c'est une intervention qui a le mérite de ne pas intervenir dans la zone 
incertaine et dangereuse du delta apical et du péri apex. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 243
19 - Traumatismes dentaires 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Traumatismes des tissus durs de la dent 
1. Etiologie 
2. Classifications 
1. la classification de Ellis 
2. La classification officielle de l'OMS: rapportée par 
J.O.Andreasen 
3. La classification de Vaneck 
1. La classification globale 
2. La classification détaillée 3. Mécanisme d'action des traumatismes dentaires 
4. Examen clinique du traumatisme dentaire 
1. Anamnèse 
2. Examen clinique 
1. Examen des dents 
2. Tests de vitalité 3. Examen radiographique 5. Formes cliniques 
1. Fêlures de l'émail 
2. Fractures coronaires 
1. Fractures amélaires 
2. Fractures amélo-dentinaires sans exposition 
pulpaire 
3. Fractures amélo-dentinaires avec exposition 
pulpaire 3. Fractures corono-radiculaires 
4. Fractures radiculaires III. Traumatismes des tissus de soutien de la dent 
1. Classification 
2. Examen clinique 
1. Contusion 
2. Subluxation 
3. Luxation en ingression 
4. Luxation en égression 
5. Luxation latérale 
6. Luxation complète (expulsion de la dent) IV. Traumatismes des tissus gingivaux 
V. Conclusion 
I Introduction 
Les traumatismes dentaires sont du à des chocs directs et indirects sur l'étage inférieur de la face. 
Ils sont plus ou moins fréquents, surtout chez l'enfant entre 5 et 11 ans. 
Leurs étiologies sont diverses et leurs formes cliniques nombreuses. 
Le traumatisme peut concerner une ou plusieurs dents de façon isolée ou les dents avec l'os 
alvéolaire et les tissus mous. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 244
II Traumatismes des tissus durs de la dent 
II.A. Etiologie 
Les traumatismes peuvent être provoqués par plusieurs facteurs, qui sont: 
• - les rixes, 
• - les chutes, 
• - les anomalies dentaires telle que la dysplasie de l'émail, 
• - les traumatismes iatrogènes 
II.B. Classifications 
Il existe plusieurs classification des traumatismes citons: 
II.B.a. la classification de Ellis 
Qui a longtemps servi de référence. 
II.B.b. La classification officielle de l'OMS: rapportée par 
J.O.Andreasen 
• 1- Fêlures énamélaires 
• 2- Fractures coronaires simples 
• 3- Fractures coronaires compliquées 
• 4- Fractures corono-radiculaires simples 
• 5- Fractures corono-radiculaires compliquées 
• 6- Fractures radiculaires 
II.B.c. La classification de Vaneck 
Que nous retenons, cette classification lie les considérations anatomiques et 
thérapeutiques, et elle présente 2 formes; la globale et la détaillée. 
1 La classification globale 
• Classe I : fêlures coronaires 
• Classe II : fractures coronaires sans exposition pulpaire 
• Classe III : fractures coronaires avec exposition pulpaire 
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• Classe IV : fractures coronaires complètes 
• Classe V : fractures corono-radiculaires 
• Classe VI : fractures radiculaires 
• Classe VII : luxations 
• Classe VIII : avulsions. 
2 La classification détaillée 
Chaque classe de Vaneck …(à compléter)……….divisions établies selon des 
critères qui sont surtout cliniques. 
II.C. Mécanisme d'action des traumatismes dentaires 
Les traumatismes peuvent être directs ou indirects. 
Parmi les traumatismes directs, on peut citer; la chute de l'enfant avec des chocs contre le sol 
ou encore ceux dus à un objet en mouvement, qui heurte les dents. 
Les traumatismes indirects surviennent par exemple à la suite d'un choc de la mandibule 
contre un objet dur, l'impact se transmet de l'arcade inférieure avec comme résultat final une 
fracture au niveau des incisives. 
II.D. Examen clinique du traumatisme dentaire 
II.D.a. Anamnèse 
Il est conseillé de poser des questions dans l'ordre suivant: 
• Généralités: nom, prénom, âge,….etc. 
• Où et comment s'est produit le traumatisme, 
• Renseignements sur d'éventuels traitements déjà effectués, 
• Renseignements sur les complications, 
• Douleur spontanée, 
• Évaluation des réactions aux stimulations thermiques, 
• Troubles éventuels de la mastication. 
II.D.b. Examen clinique 
Recherche des lésions de la muqueuse buccale et la nature de ces lésions, 
Contrôle des déplacements dentaires, 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 246
Contrôle de l'occlusion, 
Contrôle de la mobilité, 
Réaction de la dent à la percussion. 
1 Examen des dents 
L'examen des fractures coronaires permet de différencier une classe II d'une 
classe III de Vaneck. 
Les troubles de l'occlusion peuvent être le signe d'une fracture du maxillaire 
supérieur ou inférieur. 
La mobilité horizontale et verticale des dents doit être évaluée. 
Si la mobilité axiale est importante, le paquet vasculo-nerveux est 
probablement rompu. 
Lors des fractures radiculaires, la dent est d'autant plus mobile, que la 
fracture est plus coronaire. 
2 Tests de vitalité 
Ils sont fondamentaux pour établir un diagnostic correct et un plan de 
traitement adéquat. 
Les tests les plus fiables sont: 
• La gutta percha chaude, 
• Le chlorure d'éthyle, 
• La glace, 
• Les stimuli électriques. 
NB 
Lors de la période post traumatique immédiate, y'a absence de 
réponse à tous les stimulations pulpaires, il existe une sidération 
pulpaire qui accompagne toujours un traumatisme. 
Il faut répéter les tests de vitalité après un certain délai, ils sont 
souvent positifs. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 247
II.D.c. Examen radiographique 
Il est indispensable pour un diagnostic exact, il existe 2 types: 
• Les radiographies extra-buccales: la plus utilisée est la radiographie 
panoramique. 
• Les radiographies intra-buccales: sont les plus importantes, elles peuvent être 
rétroalvéolaires ou concerner le plan occlusal. 
A l'examen radiographique, il faut faire attention au stade de développement de la 
racine surtout pour les incisives centrales et latérales supérieures. 
La radiographie permet d'étudier en particulier la forme et l'extension de la 
chambre et des cornes pulpaires, et permet la comparaison des résultats à long 
terme. 
II.E. Formes cliniques 
II.E.a. Fêlures de l'émail 
Ce sont des fissures de l'émail, mises en évidence par transillumination (éclairage 
convenable, le faisceau lumineux est parallèle au grand axe de la dent). 
- - pas de douleurs, 
- - test de vitalité pulpaire positif 
- - ces fêlures peuvent être associées à d'autres types de lésions, 
- - la perte de vitalité pulpaire est exceptionnelle. 
II.E.b. Fractures coronaires 
1 Fractures amélaires 
Il s'agit souvent d'un angle mésial ou distal d'une incisive n'intéressant que 
l'émail. 
- Pas de douleurs, 
- Tests de vitalité pulpaire positifs 
- Pas de mobilité dentaire, 
- Pas de trouble de l'occlusion. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 248
2 Fractures amélo-dentinaires sans exposition 
pulpaire 
C'est des fractures intéressant l'émail et la dentine, mais sans exposition 
pulpaire. 
- Douleurs aux variations thermiques, 
- Tests de vitalité pulpaire positifs, 
- La radiographie montre un trait de fracture qui ne passe pas par la pulpe. 
3 Fractures amélo-dentinaires avec exposition 
pulpaire 
Participation de l'émail, de la dentine avec exposition pulpaire. 
- - Douleurs aux variations thermiques, 
- - Point hémorragique, qui met en évidence la dénudation pulpaire, 
- - Tests de vitalité positifs 
- - La radiographie met en évidence l'exposition pulpaire. 
II.E.c. Fractures corono-radiculaires 
Le trait de fracture est oblique, intéresse la couronne et la racine. 
- Douleurs aux variations thermiques, 
- Saignement, 
- A la radiographie, le trait de fracture passe par la couronne et la racine. 
II.E.d. Fractures radiculaires 
La fracture radiculaire est le plus souvent observée sur une dent mature après un 
choc horizontal. 
Elle correspond à la classe VI de Vaneck. 
A l'examen clinique, la dent peut paraître en position normale ou extrusée ou 
déplacée. 
Ces fractures peuvent être associées à des traumatismes alvéolaires à des fractures 
coronaires et/ou à une atteinte des tissus mous. 
Le test de vitalité pulpaire au froid peut être positif ou négatif. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 249
Dans ce dernier cas la pulpe est en sidération, juste après le traumatisme. 
Il est nécessaire de revoir le malade une semaine plus tard et de reprendre le test 
de vitalité pulpaire. 
Le test à la percussion est positif. 
Le degré de mobilité dépend: 
- De la sévérité du traumatisme, 
- De la localisation du trait de fracture, 
- Le trait de fracture est situé: 
• au tiers coronaire, 
• au tiers moyen, 
• au tiers apical. 
Si le trait de fracture est situé au tiers coronaire, la mobilité est importante, s'il est 
situé au tiers apical, la dent présente peu ou pas de mobilité. 
L'examen radiographique est un examen indispensable, il permet: 
- D'évaluer l'âge physiologique de la dent traumatisée, ce qui est capital chez 
l'enfant pour le diagnostic, la thérapeutique et le pronostic; 
- De mettre en évidence d'éventuelles lésions radiculaires ou parodontales. 
- Le test de vitalité pulpaire peut être positif ou négatif. 
III Traumatismes des tissus de soutien de la dent 
III.A. Classification 
Les traumatismes des tissus parodontaux peuvent être classés comme suit: 
• Contusion dentaire, 
• Subluxation, 
• Luxation en ingression 
• Luxation en égression, 
• Luxation latérale, 
• Luxation complète (avulsion) 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 250
III.B. Examen clinique 
III.B.a. Contusion 
La dent est ébranlée, il n'y pas de déplacement. 
III.B.b. Subluxation 
La dent est mobile, sans déplacement; les tissus parodontaux ne présentent pas 
de lésions parodontales. Il peut y avoir une douleur à la percussion. Il faut 
toujours contrôler l'occlusion. 
III.B.c. Luxation en ingression 
La dent est ingressée. La dent cliniquement n'est plus visible. 
Le diagnostic correct est posé après l'examen radiographique. 
Le ligament parodontal et le cément subissent des dommages importants. 
Elle s'accompagne d'une fracture de l'os alvéolaire. 
III.B.d. Luxation en égression 
La dent sort de son alvéole, d'où trouble de l'occlusion. Elle présente un 
sectionnement partiel du ligament parodontal et souvent une atteinte alvéolaire. 
On observe un saignement du ligament parodontal et une réponse négative aux 
tests de vitalité pulpaires. 
A la radiographie, une augmentation de l'espace desmodontal est observée. 
III.B.e. Luxation latérale 
La dent est déplacée latéralement. Cliniquement, on note une mobilité dentaire 
et des percussions axiales et transversales positives. 
La dent est bloquée dans sa nouvelle position. 
A l'examen des clichés radiographiques, on observe une augmentation de l'espace 
desmodontal. 
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III.B.f. Luxation complète (expulsion de la dent) 
La dent généralement intacte mature ou immature est chassée de son alvéole. 
Lors d'une expulsion, la dent entière est complètement dissociée de ses tissus de 
soutien. 
IV Traumatismes des tissus gingivaux 
Il en existe 3 types: 
- Lacération de la muqueuse buccale, 
- Contusion de la muqueuse buccale, 
- Abrasion de la muqueuse buccale. 
Il faut toujours vérifier l'état des parties molles dans le cadre de l'anamnèse et de l'examen clinique. 
V Conclusion 
Les traumatismes dentaires représentent un important pourcentage de la pathologie dentaire, 
surtout chez les jeunes patients. 
Un diagnostic précis de l'étendue et de la sévérité du traumatisme, un suivi à long terme et un 
traitement des séquelles déterminent le pronostic d'un traumatisme dentaire. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 252
20- Préparation canalaire 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Définition 
III. Anatomie endodontique 
IV. Principes thérapeutiques 
V. Objectifs thérapeutiques 
1. Objectifs mécaniques 
1. Conicité 
2. Le Calque 
3. Position du foramen 
4. Diamètre du foramen 2. Objectifs biologiques VI. Instrumentation 
1. Description 
1. Le manche 
2. La tige 
3. La lame 2. Les principaux instruments 
1. Broche 
2. Lime ou lime K (Kerr) 
3. Racleur ou lime H (Heidström) 
4. Le tire nerf 3. Mode d'action des instruments 
1. Le raclage 
2. Le limage 
3. Le limage circonférenciel VII. Limites apicales de la préparation canalaire 
VIII. Etapes opératoires de la préparation canalaire 
1. Diagnostic 
2. Pose du champ opératoire 
3. La cavité d'accès 
4. Irrigation et désinfection canalaire 
5. Cathétérisme ou pénétration initiale 
1. Technique manuelle 
6. Détermination de la longueur de travail 
1. Méthodes empiriques 
2. Méthodes radiographiques 
1. Bissection et règle de trois 
2. Technique parallèle et mesure directe sur le cliché 
3. La radiographie numérisé 
4. Méthode électrique de localisation d'apex 7. Assainissement et préparation de la cavité endodontique 
1. Eviction du contenu canalaire 
1. Eviction manuelle 
1. Au tire-nerf 
2. A la broche 2. Eviction mécanique ou sonore 2. Mise en forme du canal 
1. L'élargissement 
2. L'ampliation 
3. La préparation en flamme 3. Assèchement du canal IX. Techniques de préparation canalaire 
1. Techniques classique 
1. Méthode de Stepback 
2. La préparation canalaire sérielle 
1. Elargissement initial de la région apicale 
2. Mise en forme finale 3. La méthode de l'alternance 
4. Méthode de l'alternance simplifiée 2. Préparation des canaux courbes : de l'endodontie manuelle à 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 253
l'endodontie mécanisée en ratation continue 
1. La superélasticité du NiTi 
2. Mise en forme corono-apicale 
3. Recommandation 
1. Le mouvement de va et vient 
2. Travailler en appui pariétal 
3. Pas de passage en force 
4. La négociation des obstacles 
5. Respecter la séquence du fabriquant 4. Techniques 
1. Le profile 
1. Groupes 
1. Les Orifice Shaper OS 
2. Les Profile .06 
3. Les Profile .04 2. Protocole opératoire 
1. Principe d'utilisation 
2. La séquence instrumentale 
3. Séquence profile : Canaux fins et canaux 
standards 
1. Phase de crown down 
2. Détermination de la L.T 
3. Phase de préparation apicale 
4. Phase d'évasement finale 4. Séquence profile : canaux larges 
1. Phase de crown –down 
2. Détermination de la L.T 
3. phase de préparation apicale 
4. phase d'évasement finale 2. Le protaper 
1. Présentation des instruments protaper 
1. Les Shaping file 
2. Les finishing files 2. Séquences Protaper X. Conclusion 
I Introduction 
Le succès de tout traitement endodontique est directement lié à la capacité de l'opérateur à 
débarrasser complètement l'endodonte de son contenu. 
L'objectif ultime de cette étape est l'élimination de tous le tissu pulpaire ainsi que les irritants de 
tous ordres : bactéries, toxines, cela est réalisé à la fois mécaniquement à l'aide d'instruments 
endodontiques et chimiquement par l'action de digestion de l'hypochlorite de sodium utilisé et 
renouvelé de façon permanente tout au long du traitement. 
« c'est une étape essentielle mais aussi délicate, le principale obstacle rencontré à l'origine de bien 
des échecs reste et restera l'anatomie endodontique. L'opérateur doit être conscient de sa variété et 
de sa complexité ». 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 254
II Définition 
La préparation canalaire est la phase la plus importante du traitement endodontique: son objectif 
principal consiste en l'élargissement du canal, et l'élimination aussi complète que possible du 
contenue organique du système canalaire, pour permettre et faciliter son obturation. 
III Anatomie endodontique 
Avant d'entreprendre un traitement endodontique et plus encore dans le cas de préparation de 
canaux courbes, il est indispensable : 
• De connaître le type de configuration canalaire que nous pourrons rencontrer 
• De visualiser mentalement ces configurations possibles. 
IV Principes thérapeutiques 
• Permettre le débridement et la désinfection de tout le système canalaire ; 
• Suppression préalable des interférences coronaires et radiculaires ; 
• La mise en relation de la cavité d'accès avec le canal de façon que les instruments g~it le long 
des parois ; 
• Respect des structures anatomiques apicales, en établissant avec précision les limites apicales ; 
• Irrigation à l'aide d'un antiseptique dilué pour évité la formation de bouchon organique ; 
• Respect des' structures biologiques favorisant les mécanismes de réparation des tissus du 
parodonte apical ; 
• Possibilité d'un scellement dense du système canalaire (dense et hermétique). 
V Objectifs thérapeutiques 
V.A. Objectifs mécaniques 
V.A.a. Conicité 
Le canal doit s'évaser régulièrement de l'orifice coronaire et venir se confondre avec 
les murs de la cavité d'accès, 
V.A.b. Le Calque 
Le canal nettoyé et mis en forme doit se calquer mais en plus large sur son anatomie 
originelle. 
Il ne s'agit pas de créer en nouveau canal, 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 255
V.A.c. Position du foramen 
Maintenir la courbure apicale, qui ne doit pas être ni déplacé, ni déchiré, ni perdu 
lors des manoeuvres instrumentales pendant le nettoyage et la mise en forme. 
V.A.d. Diamètre du foramen 
Il doit être maintenu le plus petit possible. 
V.B. Objectifs biologiques 
La préparation canalaire doit permettre l'élimination de tout le tissu pulpaire vivant, nécrosé 
ou potentiellement nécrosé, c'est la condition essentiel de tout traitement endodentique. 
En effet, il ne doit subsister à la fin de cette étape des débris organiques pouvant servir de 
substrat une prolifération bactérienne. 
L'expression “potentiellement nécrosé” se rapporte à une pulpe vivante qui ne le resterait 
plus longtemps parcequ'elle n'a pas été complètement éliminée lors du parage canalaire. 
Le respect du périapex doit rester permanent au cours de la préparation afin de ne pas créer 
d'iritation toxique c'est à dire éviter propulser des débris nécrotiques au delà du foramen. 
Les manoeuvres instrumentales seront effectuée avec le souci constant de favoriser l'action de 
retrait au dépend de l'action de poussée grâce à une instrumentation apicale passive. 
Les manoeuvres instrumentales seront limitées à l'endodonte, en évitant l'utilisation de 
produits ou médicaments agressifs. 
Il est recommandé de préparer complètement une monoradiculés, préparer chaque canal et 
complètement d'une pluriradiculés. 
VI Instrumentation 
VI.A. Description 
Un instrument endodontique est constitué de trois parties: 
VI.A.a. Le manche 
En métal ou en plastique, permet la préhension manuelle de l'instrument, ou s'il 
s'agit d'instrument mécanisé est adapté à la pièce à main sur laquelle il sera 
monté ; le manche doit comporter l'indication du diamètre de l'instrument et/ou 
être coloré selon le code ISO, il doit pouvoir supporter les différentes étapes de 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 256
stérilisation nécessaire au respect de l'asepsie. 
Le manche comporte souvent des rugosités, des striations pour une meilleure 
préhension. 
VI.A.b. La tige 
C'est l'ébauche du fil métallique à partir du quel est fabriqué la partie travaillante 
de l'instrument, fixé dans le manche, de section : triangulaire, carré, ou ronde, la 
variation de la longueurs de la tige donne à l'instrument sa longueur : 21-25-29- 
31mm de longueur totale. 
VI.A.c. La lame 
C'est la partie travaillante de l'instrument située dans le prolongement de la tige, 
la longueur de la lame est fixée à 16mm. 
Le diamètre à la pointe de la lame DI détermine le diamètre de l'instrument. 
VI.B. Les principaux instruments 
Les instruments de base sont en nombre de trois, il permettent à eux seuls la conduite de la 
préparation (manuelle). 
VI.B.a. Broche 
Instrument torsadé de section triangulaire ou carré, présentant un pas-de-spire 
lâche donc un petit nombre de spire, instrument de faible encombrement, plus 
adapté à l'élimination des déchets organiques et minéraux, ou lors de reprises de 
traitement endodontique. 
Utilisée en rotation d'1/4 de tours dans le sens horaire puis retrait, dans la partie 
rectiligne du canal. 
VI.B.b. Lime ou lime K (Kerr) 
Elle ne diffère de la broche que par son nombre de spires plus important, la lime 
torsadé à partir d'une ébauche triangulaire ou carrée est un instrument de choix 
de cathétérisme, son profil indique son emploi en rotation-traction. 
MMC: micro méga cathétérisme, instrument usiné. 
VI.B.c. Racleur ou lime H (Heidström) 
Instrument usiné à partir d'une ébauche de section ronde, le profil ainsi obtenue 
par usinage donne un aspect d'empilement hélicoïdale, avec un angle externe vif, 
permettant le raclage des,parois endocanalaire, présence de point faible à la 
jonction de chaque cône, utilisé en traction pure, en appui pariétal ; instrument 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 257
très actif pour l'élargissement, mais aussi très fragile, tout mouvement de rotation 
est à proscrire, utilisé après le passage d'une lime K ou d'une 
MIME : micro méga élargissement, utilisé en alternance avec les MMC au cours du 
cathétérisme (existent dans les numéro : 8, 10, 15). 
VI.B.d. Le tire nerf 
Instrument manuel usiné, destiné à l'extirpation du tissu pulpaire, présente des 
barbelure en forme d'hameçon, il s'emploie en rotation horaire de 180° puis 
traction (1/2 tour). 
VI.C. Mode d'action des instruments 
VI.C.a. Le raclage 
On introduit l'instrument vers l'apex à la LT puis on lui fait subir par 
l'intermédiaire de son manche un mouvement de rotation 1/2 tour, la rotation 
dans le sens des aiguille d'une montre détache la matière des parois canalaires et 
l'entraîne vers la surface par les canalures hélicoïdales de l'instrument. 
VI.C.b. Le limage 
On introduit l'instrument vers l'apex, puis on le retire en frottant contre une paroi 
dentinaire avec ou sans mouvement de rotation. 
VI.C.c. Le limage circonférenciel 
C'est une méthode qui consiste à faire agir l'instrument en le retirant d'abord 
contre la paroi vestibulaire du canal ( par exemple ) puis, après l'avoir réintroduit, 
à le retirer en tournant au tour de la préparation, jusqu'à ce que toute les parois 
dentinaires soient aplanies. 
Cette technique améliore la préparation lorsqu'on la pratique en forme de flamme 
rectiligne du canal. 
VII Limites apicales de la préparation canalaire 
Les travaux de Kuttler permettent d'établir quelques précisions sur l'anatomie descriptive des canaux 
dans leur partie terminale. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 258
Kuttler considère le canal formé de 02 cônes, l'un dentinaire à base coronaire et l'autre cimentaire : 
son sommet est à la jonction cémento-dentinaire au point de rétrécissement maximal du précédent 
et sa base au foramen apical. 
Le canal se rétrécit avec l'âge, dans sa portion dentinaire, en raison d'apposition cimentaire 
continue, ce dernier s'élargit, la préparation doit se terminer dans la dentine et constituer un cône 
d'arrêt destiné à recevoir l'obturation. 
Pour Laurichesse cette limite se situe en fonction des cas à une distance variable de l'apex 
radiologique. 
VIII Etapes opératoires de la préparation canalaire 
VIII.A. Diagnostic 
Afin d'obtenir le meilleur résultat possible en matière de préparation canalaire, 
l'établissement d'un diagnostic précis de l'état pathologique de la pulpe et de la 
morphologie canalaire est un préalable indispensable. 
Une radiographie préliminaire sera nécessaire dans certain cas, pour la pose du diagnostic, 
et l'analyse de cette radio, permet d'éviter de nombreux accidents de préparation 
canalaire, en précisant le nombre de canaux, leurs formes, leurs trajectoire, et leurs 
longueur, ainsi que l'établissement des limites apicales. 
VIII.B. Pose du champ opératoire 
La mise en place de la digue permet : 
Un meilleur accès ; 
Une meilleure vue sur le champ opératoire maintenu sec ; 
évite la chut accidentel et l'ingestion d'instrument endodontique dans la région 
oropharyngé ; 
Maintenir'ase sie du champ opératoire ; 
Confort du patient. 
VIII.C. La cavité d'accès 
La cavité d'accès est la première phase de la préparation canalaire, elle consiste à réaliser 
une voie d'accès intracoronaire de forme, de dimension et de position bien déterminé qui 
doit permettre un passage direct des instruments vers l'orifice des canaux en direction 
apicale. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 259
VIII.D. Irrigation et désinfection canalaire 
Selon P. Machtou : 
L'irrigation est l'action d'apporter un liquide par l'intermédiaire d'un instrument à 
l'intérieur de la chambre pulpaire et des canaux radiculaires. 
L'irrigation est une méthode de désinfection endocanalaire qui permet une thérapeutique 
rapide et efficace à l'aide d'un hypochlorite alcalin, l'utilisation d'un irriguant antiseptique 
apporte une aide précieuse au nettoyage instrumental du canal radiculaire. 
Elle doit commencer avec la cavité d'accès, et ne s'arrêter que la préparation canalaire 
terminée. 
L'irriguant doit être renouvelé après chaque passage instrumental (à raison de 02cc), ce 
qui va favoriser l'élimination progressive des débris organiques ou minéralisés détachés 
par les instruments et la réduction de la population bactérienne d'un système canalaire 
infecté, grâce à son pouvoir antiseptique. 
Les liquides d'irrigation doivent être disposés doucement dans le canal, et jamais poussés 
avec force dans les tissus périapicaux, c'est au instrument canalaire qu'il convient de les 
repartir dans les recoins du canal. 
L'action de l'irrigation est double 
Physique : 
• Lubrification des instruments ; 
• Emulsion des débris dentino-pulpaire ; 
• Evite l'obturation apicale par des débris et copeaux. 
Chimique : 
• Mise en solution des débris organiques ; 
• Antiseptique. 
Les produits d'irrigation doivent réunir 03 qualités : 
• Bon solvant pour les débris organiques 
• Etre un bon antiseptique 
• Ne pas être toxique ou du moins le moins toxique possible pour les tissus périapicaux. 
Plusieurs produits sont disponible, le plus utilisé: L'hypochlorite de sodium NaOC1 2.5% : 
Le produit est fortement alcalin et se décompose au contact des matières organiques en 
libérant du chlore, de l'oxygène naissant. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 260
Le produit possèdes une basse tension superficielle qui autorise sa diffusion rapide dans le 
canal et la dentine. 
2NaOCl + H2O -a 2NaOH + Cl2 + 1/2 O2 
La soude entraîne : 
• Solubilisation des albumines 
• Saponification des graisses 
• Lubrification des parois. 
Le Cl2 et l'O2 sont de très puissant antiseptiques. 
VIII.E. Cathétérisme ou pénétration initiale 
Ou exploration active de la perméabilité canalaire ; 
Cette étape la plus délicate à mener est peut être celle qui demande le plus d'expérience 
à l'opérateur. 
L'objectif principal est d'atteindre la JCD en respectant la trajectoire naturelle du canal. 
Différentes techniques ont été proposé mais elles obéissent aux même, règles rigoureuses: 
Radiographie préopératoire ; 
Précourber l'instrument ; 
Ne jamais forcer l'instrument en cas de blocage pendant la progression ; 
Travailler sous irrigation permanente. 
• Technique manuelle 
Marmasse, Schilder, Weine Hess, Machtou, Laurichesse proposent une pénétration 
initiale à l'aide de broche et de lime K de petit diamètre (6, 8, 10, 15/100). 
Actuellement on utilise des limes K usinées MMC destinées à la pénétration initiale 
du canal, en aucun cas à son élargissement, ces instruments seront associés au MME 
de même profil que les limes H, destinées à l'élargissement initial du canal. 
Séquence instrumentale et technique : 
• MMC : 8/100 10/100 15/100. 
• MME : 8/100 10/100 15/100. 
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VIII.F. Détermination de la longueur de travail 
La limite apicale ayant été choisie, il faudra s'y tenir tout au long du traitement 
endodontique. 
De nombreuses techniques ont été et sont proposés : 
VIII.F.a. Méthodes empiriques 
Basée sur le sens tactile de l'opérateur et sur son expérience ou encore sur la 
sensation douloureuse du patient lorsqu'on dépasse la limite apicale. 
Ces méthodes sont entièrement dépassées parcequ'imprécise, non 
reproductibles, subjectives et dangereuses. 
VIII.F.b. Méthodes radiographiques 
Différentes techniques ou méthodes ont été proposés, elles présentent en 
commun 3 inconvénients: 
Irradiation du patient 
Difficulté à placer le film intrabuccal 
Perte de temps 
L'avantage en revanche est de pouvoir vérifier le niveau de pénétration de 
notre instrument de cathétérisme. 
1 Bissection et règle de trois 
L'instrument peut se trouver à la limite, dans l'autre cas, on mesurait 
sur le cliché la longueur du canal et de l'instrument, on connaissait la 
longueur réelle de l'instrument , et pour connaître la longueur réelle du 
canal on appliquait la règle proportionnelle : 
L réelle du canal = (L Rx racine * L réelle lime) / L Rx lime. 
2 Technique parallèle et mesure directe sur le 
cliché 
Cette méthode beaucoup plus précise grâce au appareils de radio long 
cône et à l'incidence perpendiculaire des rayons, une dent et un film 
parallèle (grâce à un système d'angulateur) 
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3 La radiographie numérisé 
La RVG apparue ces dernière année a révolutionnée l'imagerie 
radiographique dentaire. 
La visualisation de l'écran offre toutes les qualités pour un diagnostic 
fiable et une présentation détaillé au patient. 
4 Méthode électrique de localisation d'apex 
Il existe une différence de résistance électrique entre le desmodonte et 
la dent. 
Un localisateur d'apex est un ohmmètre relié à deux électrodes : 
• Une électrode buccale fixé, figurant la mesure de résistance 
parodontal, 
• L'autre fixé sur l'instrument endo de cathétérisme mesure la 
résistance intracanalaire. 
Les électrodes sont reliés à un boîtier sur lequel on va pouvoir lire 
l'atteinte de l'apex ou la longueur canalaire. 
VIII.G. Assainissement et préparation de la cavité endodontique 
à l'époque de Marmasse, l'éviction du contenu canalaire, particulièrement lors de la 
biopulpectomie était une étape indépendante de la préparation canalaire. 
Aujourd'hui, les deux étapes sont totalement confondues du fait notamment de 
l'inefficacité prouvée des tire nerfs dans leurs action d'éviction tissulaire et d'autre part 
de la notion acceptée par tous de : « système canalaire complexe ». 
VIII.G.a. Eviction du contenu canalaire 
Elle ne sera envisagée que dans le cas de canaux larges et rectilignes pour 
une biopulpectomie 
1 Eviction manuelle 
1 Au tire-nerf 
Grâce à ces barbelures en forme d'hameçon, le tire-nerf va 
arracher des morceaux de pulpe, dans les cas les plus favorable le 
tronc pulpaire dans son entier, c'est une méthode grossière, le 
plus souvent des débris restent accroché au parois canalaire, et si 
l'instrument se coince, les fines barbelures risquent de se 
fracturer. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 263
2 A la broche 
Leur profil les indiquent tout à fait dans cette fonction 
d'élimination des tissus mous. 
La broche s'utilise en rotation horaire 1/4 de tour et retrait. 
Cette technique est également grossière : 
Dilacération du tissu pulpaire, écrasement contre les parois 
canalaires avec risque de créer des bouchons organiques. 
2 Eviction mécanique ou sonore 
Le seul instrument mécanisé destiné en premier lieu à l'éviction 
pulpaire est le rispi monté sur giromatic ou sur MM3000 (rispisonic), 
profil d'un tire-nerf, ne doit être utilisé que dans les 2/3 coronaire du 
canal. 
VIII.G.b. Mise en forme du canal 
Son objectif est de permettre l'obturation du canal le plus hermétique 
possible: 
1 L'élargissement 
Consiste à agrandir la lumière canalaire en respectant sa forme 
originelle et notamment ses courbures. 
Il est obtenu essentiellement par des techniques manuelles. 
2 L'ampliation 
Terme employé et défini par Laurichesse comme : 
Un simple élargissement pariétal homothétique de la morphologie 
initiale du canal dans les trois dimension de l'espace, en l'amplifiant 
sans la dénaturer, depuis la cavité coronaire jusqu'à la limite apicale 
choisie. 
3 La préparation en flamme 
Selon Schilder, le volume obtenu réalise dans ce cas, une véritable 
cavité d'inlay en vue de l'obturation canalaire par les techniques à la 
gutta chaude. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 264
VIII.G.c. Assèchement du canal 
Constitue la dernière étape de la préparation canalaire, il est indispensable 
d'assécher le canal afin d'obtenir une obturation canalaire la plus 
hermétique possible. 
Il doit être effectuer minutieusement à l'aide de cône en papier. 
Quand le dernier cône en papier est ressortie du canal propre (sans trace de 
la solution d'irrigation, ou de sang) les manoeuvres de l'obturation canalaire 
peuvent être entreprises. 
Différentes techniques instrumentales sont à notre disposition pour obtenir 
ces différents volumes. 
IX Techniques de préparation canalaire 
IX.A. Techniques classique 
IX.A.a. Méthode de Stepback 
Le cathétérisme et la détermination de la LT fait appel aux limes type K n°: 8, 
10, 15. 
La méthode de step-back fait appel à un élargissement progressif, par paliers 
successifs et programmées, associé à une diminution simultané de la LT de 
chaque instrument croissant ceci est réalisé à l'aide de broche dont l'action est 
complétée par l'usage de lime H. 
Un surfaçage final sera réalisé à l'aide de lime H de numéro immédiatement 
inférieure au diamètre endo-apical et d'une LT-1mm pour obtenir une continuité 
des surfaces canalaires. 
IX.A.b. La préparation canalaire sérielle 
1 Elargissement initial de la région apicale 
Elle à pour objectif d'augmenter la vacuité du canal dans la région apicale. 
Ceci est obtenu grâce à la lime K mise en place presque passivement à la LT 
puis tractée avec une certaine force sur 2à3mm. 
La séquence opératoire est la suivante : 
• Lime K 08 
• Lime K 10 
• Lime K 15 - Broche 15 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 265
• Lime K 20 - Broche 20 
Les limes 15 et 20 étant plus actifs, découpent beaucoup de copeaux 
dentinaires, les broches correspondantes sont utilisée après le passage des 
limes pour leur action de retrait sur les débris détachés. 
Le renouvellement d'une irrigation régulière et abondante prévient la 
création de bouchon ou leur désagrégation. 
2 Mise en forme finale 
Cette opération est réalisée par l'utilisation en série de broches qu'il faut 
éviter d'amener à la LT , mais qui seront utilisée de plus en plus loin de 
l'apex au fur et mesure que leur calibre augmente. 
La rétrogradation des broches dans le corps du canal est la manoeuvre clé 
de la technique proposée car elle favorise l'accès aisé vers la région apicale. 
Là la broche à une action d'alésage qui est différent du rôle passif qu'elle 
jouait dans l'élargissement initial de la région apicale. 
L'irrigation abondante au NaOCl 2.5% doit être de règle. 
IX.A.c. La méthode de l'alternance 
Cette méthode fait alterner les limes type K et les limes type H. 
Une récapitulation par la lime K initial sépare chaque couple K+H, elle est 
accompagnée d'irrigation abondante. 
Le cathétérisme se fait à l'aide d'une lime K. 
Les séquences instrumentales : 
• Lime K 15 lime H 15 (récapitulation) 
• Lime K 20 lime H 20 (récapitulation) 
• Lime K 25 lime H 25 (récapitulation) 
IX.A.d. Méthode de l'alternance simplifiée 
L'apparition d'instruments à double action (unifile-hélifile) permet de simplifier la 
séquence instrumentale de l'alternance lime K-H. 
L'instrument travail d'abord par sa partie coronaire, puis médiane, puis apicale, il 
effectue le curetage des parois par rotation dans le sens des aiguilles d'une 
montre à raison d'1/8 de tour, il est retiré pour 1/8 de rotation en sens inverse il 
est finalement utilisé en limage longitudinal et en appliquant l'instrument sur 
toutes les parois canalaires. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 266
• Cathétérisme lime K n°10 ; 
• Unifile ou hélifile 15 ; 
• Irrigation ; 
• Unifie ou hélifile 20. 
Augmentation et élargissement suivant le volume canalaire d'origine. 
IX.B. Préparation des canaux courbes : de l'endodontie 
manuelle à l'endodontie mécanisée en ratation continue 
L'utilisation d'un instrument conventionnel de section quadrangulaire le long d'une 
trajectoire canalaire courbe se traduit par des contraintes particulières. 
L'instrument a tendance à travailler du côté interne à la courbure dans le tien moyen et du 
côté externe à la courbure dans le tiers apical. 
Plusieurs incidents de parcours peuvent survenir : 
• Fragilisation voire perforation de la paroi interne à la courbure :phénomène de «stripping 
». 
• Formation d'une butée, 
• Déplacement de l'ouverture foraminale, 
• Modification de la forme originelle du foramen par ovalisation : « phénomène de zipping 
» 
• Création d'un faux-canal 
• Des fractures instrumentales peuvent également survenir du fait de l'utilisation 
d'instrument inadaptés aux courbures sévères. 
En fait, les instruments conventionnels en acier inoxydable avaient trois inconvénients 
principaux : une pointe agressive lors du mouvement longitudinal et active en rotation, une 
partie travaillante de 16mm qui encombre le canal et surprépare la partie interne de la 
courbure, une masse de métal trop importante qui diminue la flexibilité de l'instrument 
(problème de la mémoire élastique). 
Différentes techniques d'instrumentation manuelles et/ou mécaniques ont été développées 
depuis quelques années pour améliorer les performances des limes dans la préparation des 
canaux courbes citons pour mémoire « anticurving filing method », « balances force concept 
» et « technique de l'appui pariétal de Laurichesse ». 
L'une des dernières évolutions concernant les instruments endodontiques est représentée par 
l'utilisation du nickel-titane. 
De nombreuses études ont montré une plus grande flexibilité en torsion et en courbure, ainsi 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 267
qu'une plus grande résistance à la rupture en torsion que les limes en aciers inoxydable. 
L'avènement du NiTi a permis la conception de nouveau systèmes : les méthodes sont 
entièrement mécanisées, basées sur l'utilisation de la rotation continue et d'instruments de 
conicité variable. 
Plusieurs techniques sont ainsi mises à la disposition du praticien, répondant toutes à 
certains critères : 
IX.B.a. La superélasticité du NiTi 
La préparation des canaux courbes qui représentait encore, il y a quelques 
années, une difficulté opératoire certaine, peut actuellement être abordée avec 
beaucoup de sérénité. 
La superélasticité, la mémoire de forme et la résistance à la fracture des 
instruments en NiTi en comparaison des instruments en acier ont autorisé leur 
utilisation en rotation continue en Endodontie. 
IX.B.b. Mise en forme corono-apicale 
La préparation manuelle des canaux se fait selon la technique du « step back » au 
contraire de la préparation en rotation continue qui se fait selon la technique du 
« crown down ». 
Cette technique se base sur une préparation dans le sens corono-apical avec des 
instruments de diamètre de plus en plus gros et d'une conicité plus importante ce 
qui a pour but d'éliminer également les interférences coronaires afin de faciliter 
la préparation du 1/3 apical. 
Grâce à l'augmentation de cette conicité, on peut accéder de façon plus aisé à 
l'apex, de négocier des courbures importantes, et augmente la quantité 
d'irriguant et donc on améliorera le nettoyage et la mise en suspension des 
débris. 
IX.B.c. Recommandation 
1 Le mouvement de va et vient 
éviter toute rotation stationnaire prolongée dans un canal courbe. A plus au 
moins brève échéance, le phénomène de fatigue du métal provoquera la 
rupture de l'instrument, procéder par brefs et rapides mouvements de va-et- 
vient. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 268
2 Travailler en appui pariétal 
Il ne faut pas se contenter d'être au centre du canal mais travailler sur 
toutes les parois. 
3 Pas de passage en force 
Bannir tout passage en force, notamment dans les canaux étroits et/ou 
calcifiés. 
La pointe de sécurité assure un parfait guidage et centrage de l'instrument 
dans le canal. 
Si l'instrument ne progresse plus, n'insistez pas. 
Retirez le du canal, récapitulez manuellement. 
4 La négociation des obstacles 
La progression doit se faire avec des mouvements de petite amplitude avec 
des séquences courtes. 
Si on insiste pour passer un obstacle, il y aura création d'une butée, d'une 
marche d'escalier et si l'obstacle se trouve au niveau d'une courbure, il y a 
risque de création d'un faux canal et d'une perforation. 
Il faudra progresser en direction apicale sans forcer. 
Cela demande un apprentissage pour avoir cette sensation tactile. 
5 Respecter la séquence du fabriquant 
Plus le canal est difficilement négociable, plus on va utiliser d'instruments 
et il y aura une séquence spécifique pour chaque situation clinique. 
IX.B.d. Techniques 
On dispose de plusieurs techniques : 
• Profile. 
• Système GT Rotary files. 
• Héro 6.4.2 
• Pro taper 
• Quantec 2000 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 269
1 Le profile 
Conçus par Ben Johnson et commercialisés par Dentsply — Maillefer, ont été 
présentés pour la première fois en France lors du congrès de l'association 
dentaire française en 1994. 
Son protocole opératoire se caractérise par sa rapidité, sa simplicité, et la 
qualité du résultat obtenu. 
1 Groupes 
La série Profile peut être divisée en 3 groupes : 
1 Les Orifice Shaper OS 
Ont une longueur de 19mm et une partie active de l0mm. 
Ils présentent sur le manche trois bagues de couleur. 
Ils sont disponibles en six numéros correspondant à quatre 
conicités : 5%, 6% ,7%, et 8% et à six diamètres apicaux (20 à 80). 
2 Les Profile .06 
Ont une conicité de 6%. 
Ils existent en deux longueurs 21 et 25 mm avec des diamètres 
apicaux s'échelonnant du 15/100 au 40/100. 
Ils sont repérables par la présence de mandrin de deux anneaux 
dont la couleur correspond à la norme ISO. 
3 Les Profile .04 
Présentent une conicité de 4%, Ils sont fabriqués en trois 
longueurs 21 ,25 ,31 mm et possèdent des diamètres variant du 
15/100 au 90/100. 
Ils sont reconnaissables par la présence sur le mandrin d'un seul 
anneau de couleur selon la norme ISO. 
Une boite stérilisable, le Profile Organizer, permet le rangement 
rationnel de l'ensemble des instruments nécessaires à un 
traitement endodontiques. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 270
2 Protocole opératoire 
1 Principe d'utilisation 
La vitesse de rotation :150 et 350 tr/min. 
La dynamique réduit les phénomènes de vissage et 
d'engrainement qui peuvent être à l'origine de ruptures 
instrumentales. 
2 La séquence instrumentale 
De base se divise en trois temps : 
• La phase de crown – down. 
• La préparation apicale. 
• Et l'évasement final. 
Elle s'adapte aux difficultés cliniques rencontrées. 
3 Séquence profile : Canaux fins et canaux 
standards 
1 Phase de crown down 
• OS (3) .06 diamètre 40 
• OS (2) .06 diamètre 30 
• Profile .06 diamètre 25 
• Profile .06 diamètre 20 
• Profile .04 diamètre 25 
• Profile .04 diamètre 20 
2 Détermination de la L.T 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 271
3 Phase de préparation apicale 
• Profile .04 diamètre 20 
• Profile .04 diamètre 25 
4 Phase d'évasement finale 
Dans la but d'améliorer la préparation canalaire et de 
faciliter l'obturation, il est nécessaire de procéder à un 
évasement apical. 
Pour cette phase finale ascendante, les instruments sont 
utilisés du plus petit au plus gros. 
Le profile .06 diamètre 20, 25...etc. réalisent un steep back 
afin d'améliorer la conicité; progressivement du foramen 
vers la partie coronaire du canal. 
4 Séquence profile : canaux larges 
1 Phase de crown –down 
• OS (4) .07 diamètre 50 
• OS (3) .06 diamètre 40 
• Profile .06 diamètre 30 
• Profile .06 diamètre 25 
• Profile .04 diamètre 30 
• Profile .04 diamètre 25 
2 Détermination de la L.T 
3 phase de préparation apicale 
• Profile .04 diamètre 25 
• Profile .04 diamètre 30 
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4 phase d'évasement finale 
Les profile .06 diamètre 25 , 30 ... 
Remarque: 
L'irrigation doit être abondante après chaque passage 
instrumental. 
2 Le protaper 
La caractéristique principale du Protaper est la « conicité variable », qui 
permet d'obtenir : 
• Une efficacité de coupe sans effet de vissage et d'aspiration dans le 
canal. 
• Une résistance accrue à la fracture avec conservation de la flexibilité. 
• Préparation apicale à des conicités importantes, permettant le 
nettoyage et l'obturation , avec là aussi, conservation de la flexibilité. 
• Séquence opératoire simplifiée (3 instruments pour les canaux courbes) 
1 Présentation des instruments protaper 
1 Les Shaping file 
Sont destinés à l'ouverture canalaire. 
• Shaping file 1 (Si) : ressemble par sa forme à la Tour Eiffel 
avec une pointe fine et une portion très large = mise en forme du 
1/3 coronaire. 
• Shaping file 2 (S2) = mise en forme du 1/3 médian. 
• Shaping file sz (SX) = redressement de l'accès (si nécessaire). 
Il peut aussi être utilisé à la place des forêts de gâtes dans la 
partie coronaire du canal pour relocaliser les entrées coronaires 
par un mouvement d'appui pariétal. 
2 Les finishing files 
Sont destinés à la finition apicale : présentent des conicités 
inversées. 
• Finishing file 1 (F1) = conicité apicale de 7%, la conicité passe 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 273
à 5.5 sur le reste de la partie active de l'instrument. 
• Finishing file 2 (F2) = conicité de 8% sur les 3 premiers mm, 
elle passe de 6% sur 2mm puis à 5.5% sur le reste de la partie 
active de l'instrument. 
• Finishing file 3 (F3) = trois conicités inversées : 9% sur les 3 
premiers mm, 7% sur 2mm puis à 5% sur le reste de la partie 
active de l'instrument. 
2 Séquences Protaper 
• Toujours explorer le canal avec des limes manuelles de diamètres 
10 et 15. 
• Après avoir redressé l'accès du canal, amener par un mouvement 
de va-et-vient le S1 (violet) au niveau de pénétration de la lime 15. 
Répéter les étapes 1 et 2. 
• Après ouverture des 2/3 coronaires (étape 1 et 2) déterminer la 
longueur de travail à l'aide d'une lime manuelle de diamètre 10 ou 15. 
• Amener progressivement par un mouvement de va et- vient le SI 
(violet) à la longueur de travail. 
• Amener progressivement par un mouvement de va-et-vient le S2 
(Blanc) à la longueur de travail. 
• Amener progressivement par un mouvement de va-et-vient le F1 
(jaune) à la longueur de travail. 
X Conclusion 
Sans minimiser l'importance de l'obturation canalaire, le succès de tout traitement endodontique est 
directement lié à la capacité de l'opérateur à débarrasser complètement l'endodonte de son contenu. 
Réussir une préparation canalaire est synonyme d'une longévité du traitement endodontique, qui 
permet de sauvegarder l'organe dentaire 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 274
1 - Approche psychologique chez l'enfant 
2 - Physiopathologie des dents temporaires 
3 - Thérapeutiques dentinogènes chez l'enfant 
4 - Endodontie pédodontie 
5 - La dent permanente immature particularités embryo-anatomo-physiologique 
6 - La dent de 6ans ; conservation 
7 - Traitement des dents immatures: Apexogénèse et 
Apexification 
8 - Pharmacologie endodontique 
9- Les pulpectomies (thérapeutiques cémentogènes) 
10 - La chirurgie endodontique 
11 - Les traumatismes dentaires: thérapeutiques 
14- Première partie: Les reconstitutions complexes chez l'adulte 
15- Deuxième partie: Les reconstitutions complexes chez l'enfant 
16 - Maladies professionnelles du chirurgien dentiste 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 275
1 - Approche psychologique chez l'enfant 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Principes de l'approche psychologique 
III. Rencontre de l'enfant dans la pratique des soins 
1. Soigner par la parole (Esculape) 
2. Capter l'attention 
3. Dédramatiser les instruments 
4. Observer une progression dans les soins IV. Conclusion 
I Introduction 
Pour faire face aux problèmes des relations entre enfant et praticien, ce dernier doit être habité par 
une double préoccupation. 
Comprendre psychologiquement son patient et discerner sa motivation aux soins. 
Savoir lui apporter une thérapeutique appropriée et correcte. 
Il faut dégager le caractère de l'enfant et savoir quel thérapeutique il conviendra de lui appliquer, en 
fonction de son âge, de son comportement, tout ceci sera nécessaire pour faire passer entre le 
praticien et l'enfant ce courant qui rendra notre travail possible, efficace et agréable. 
II Principes de l'approche psychologique 
Il faut toujours avoir présent à l'esprit que l'enfant est déjà plus ou moins informé, sinon motivé, par 
ses proches, de la nature des soins dentaires et qu'il possède, à sa façon, une idée particulière de ces 
soins, de celui qui les effectue et de la douleur qui peut en résulter. 
On estime ainsi souvent qu'il est nécessaire de capter la confiance de l'enfant en allant nous même à 
sa rencontre. 
Cette rencontre est possible à la condition que nous observions un certain nombre de principes: 
Il nous faut d'abord aller nous mêmes à la rencontre de l'enfant, en faisant tout, pour minimiser son 
angoisse et sa peur. 
Il faudra alors éliminer du cadre de nos soins, de nos gestes, de nos paroles, tout l'aspect étranger, 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 276
agressif, frustrant ou humiliant. 
Il faut toujours se rappeler que des accessoires, qui objectivement, ne foutent pas mal (pompe à 
salive, rouleaux de coton salivaire...) peuvent déclancher des réactions de peur. 
Il faudra donc familiariser notre patient avec notre installation, nos instruments, avec nous mêmes 
Réciproquement, il faut que l'enfant vienne à notre rencontre. 
Par notre autorité et notre amitié, nous devons susciter la confiance, cela nous permettra de 
l'encourager, de stimuler son amour propre et de l'emmener à surmonter lui même son angoisse. 
III Rencontre de l'enfant dans la pratique des soins 
L'enfant est sur le fauteuil, il ne s'oppose pas à nos soins, mais nous savons que l'anxiété n'est pas 
surmontée et qu'elle reste prête à se manifester. 
Il faut donc "apprivoiser" l'enfant, par notre attitude, nos paroles, nos gestes, notre façon de 
pratiquer les soins. 
On doit accorder à la reconsultation, un rôle primordial et décisif pour une mise en confiance, dans 
l'action thérapeutique qui lui succède. 
Pour cette raison, beaucoup d'enfants ont intérêt, à être traitée en groupe restreint. 
Dans cette démarche, nous disposerons des moyens suivants: 
• Soigner par la parole ; 
• Capter l'attention ; 
• Dédramatiser les instruments ; 
• Observer une progression dans les soins. 
III.A. Soigner par la parole (Esculape) 
Il faut parler à l'enfant et le faire parler. 
Le silence est toujours impressionnant, notre bonjour amical a pu rompre la glace, mais le 
silence ne doit pas s'installer, 
La conversation doit nous permettre d'apaiser les craintes de l'enfant, de détourner son 
attention, de mieux le connaître et de créer des liens entre lui et nous. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 277
Mais elle n'est pas efficace avec tous les enfants. 
Cela dépend de leur tempérament. 
Notre langage doit être adapté à l'âge mental de l'enfant. 
Si nous employons un vocabulaire trop évalué, en particulier des termes techniques, l'enfant 
s'inquiétera de ce qu'il ne comprendra pas. 
Mais il faut pas non plus faire le contraire et le traiter comme un bébé. 
Il peut être humilié. 
Il faut éviter les mots comme, mal, douleur, peine, peur et même des expressions comme 
celle-ci: "je vais enlever cette dent sale, pourrie". 
C'est désagréable à entendre, on peut dire: "elle ne sert plus à rien, elle gêne, je vais faire 
l'extraction et elle sera remplacée par une autre, plus jolie" 
III.B. Capter l'attention 
Avant de capter l'attention, il faut toujours essayer de la détourner. 
Parlons lui de ce qui l'intéresse, les petits aiment les animaux, les jouets, les friandises. 
Ils aiment être complimentées pour leurs habits. 
Quand il grandissent, il préfères qu'on leur parle de distraction: sports, voitures, jeux... 
Les filles restent toujours sensibles à la toilette et à la coiffure. 
La pensée de l'enfant peut être aussi occupée par la promesse d'une récompense, certains 
praticiens remettent à leurs patients, dès le début de la séance, une enveloppe brillante et 
colorée dont on ne sait ce qu'elle contient. Ils l’appellent "l'enveloppe magique". 
Ce seul mot intrigue l'enfant pendant les soins, il la garde en mail et il est pressé d'en 
dévoiler le secret. 
III.C. Dédramatiser les instruments 
L'enfant est un être essentiellement affectif, et chez nous, il a peur. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 278
Ce sont donc deux raisons pour lesquelles il ne faut pas compter d'emblée sur les 
explications et le raisonnement pour le tranquilliser, surtout s'il a moins de 7 ans. 
Ainsi, un petit enfant est incapable de distinguer un instrument qui peut faire mal d'un 
autre. 
Se faire donc rapporter ce qui peut effrayer à autre chose qui ne fait pas peur, faire des 
comparaisons avec le mode familier. 
Ainsi, à titre d'exemple, le Spray d'anesthésie devient un vaporisateur d'eau fraîche. 
La fraise = enlève le noir. 
L'anesthésie comme quelques chose qui ressemble à une piqûre de moustique qui fera dormir 
la dent. 
On peu faire toucher à l'enfant tous ces instruments qui l'impressionnent, le miroir, la pompe 
à salive, un rouleau de coton, le faire jouer avec la seringue à eau et à air. 
Nous dédramatiserons la fameuse roulette, en donnant un petit coup de fraise sur l'angle, 
puis nous proposerons à l'enfant de lui faire la même chose, rares sont ceux qui refusent, et 
comme cela fout évidemment pas mal, la plus part, rassurés, ouvrent la bouche. 
Après 8ans, on peut leur donner des explications sur ce que nous faisons, le déroulement du 
traitement, et le rôle de chaque outil, il faudra aussi minimiser nos actes (on fera une petite 
piqûre, un petit traitement) 
Cela rassure le patient. 
III.D. Observer une progression dans les soins 
Il ne faudra jamais commencer par une extraction, acte le plus redouté des patients. 
Au petit enfant, ou à l'enfant anxieux qui vient nous voir pour la première fois, nous dirons 
que nous voulons regarder et compter ses dents, et nous le ferons d'abord sans miroir, au 
besoin sans le faire asseoir sur le fauteuil. 
Après on pourra parler de nettoyer la dent avec une "brosse qui tourne". 
Nous éviterons toute douleur que l'enfant, normalement ne pourra supporter, le soin en est 
variable selon les individus et la patience a des limites chez l'enfant. 
Il faut être bref et efficace, s'il y a un "ratage" lors d'une séance, lui laisser le temps 
d'oublier, et contrairement à la règle générale, éloigner le rendez-vous suivant. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 279
IV Conclusion 
Les causes d'échec sont nombreuses dans ce domaine. 
Elles tendent trop souvent à faire indiquer l'anesthésie générale comme dernier recours. 
Cependant, l'échec peut être partagé et il peut aussi bien venir du praticien qui met son insuccès sur 
le compte de l'enfant. 
On doit ainsi, connaître les faiblesses de son propre jugement. 
Renoncer à l'action si l'on discerne une incapacité personnelle à aboutir et transmettre l'enfant à un 
autre praticien qui réussira peut être sur d'autres bases... 
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2 - Physiopathologie des dents temporaires 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Physiologie de la dent temporaire 
1. Développement et évolution de la dent 
2. Chronologie des dents temporaires III. États physiologiques 
1. Stade T ou stade M: la dent temporaire en formation 
1. Caractères morphologiques 
2. Caractères physiologiques 2. Stade II ou stade S: la dent temporaire stable 
1. Caractères morphologiques 
1. Les rapports émail-dentaire-pulpe 
2. Structures péridentaires 2. Caractères physiologiques 
3. Caractères physiopathologiques 3. Stade de résorption de la dent temporaire (R) ou stade 3 IV. Aspects histologiques de la rhizalyse 
1. Incisives 
2. Molaires 
3. Modification histologique au cours de la rhizalyse V. Caractéristiques du complexe dentino-pulpaire des dents 
temporaires 
1. Du point de vu morphologique 
2. Du point de vu histologique VI. Physiopathologie de la dent temporaire 
1. Pathologies carieuses de la dent temporaire 
1. Stade I: atteinte initiale 
2. Stade II: atteinte dentaire 
3. Stade III: atteinte profonde 
4. Stade IV: atteinte traumatique 2. La mélanodontie infantile de Beltran 
3. La pathologie pulpaire et pulpo-parodontale 
1. Syndrome du septum 
2. Pathologie de la furcation 
3. La pulpite 
4. Nécrose pulpaire sur pathologie péri-apicale 
5. La nécrose pulpaire associée à une pathologie péri-apicale 
4. Les complications intéressant le germe sous-jacent VII. Conclusion 
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I Introduction 
La dent temporaire a une durée de vie déterminée dans le temps, son évolution est soumise aux 
phénomènes de résorption et sa finalité est d'être remplacée par une dent permanente. 
La carie est un phénomène complexe qui fait intervenir: 
• L'hôte (surfaces dentaires susceptibles...) et ses défenses, 
• L'alimentation (apport important et fréquent d'hydrate de carbone) et 
• La présence de bactéries cariogènes. 
II Physiologie de la dent temporaire 
II.A. Développement et évolution de la dent 
L'odontogénèse est un phénomène physiologique de nature embryologique, la dent est le 
résultat de la confrontation de deux tissus: 
Épithéliale et mésenchymateux, agissant par induction réciproque et assurant par leur propre 
transformation la morphogenèse de l'organe dentaire et la minéralisation de la trame sécrétée 
par ses tissus qui ont acquis un haut degré de différenciation. 
L'influence inductrice d'organe nerveux des cellules issues de la crête neurale céphalique est 
indispensable pour déclencher un début de différentiation parmi les cellules 
mésenchymateuses qui sont à l'origine des odontoblastes, ce début de différentiation se 
traduit par une condensation cellulaire (future papille dentaire) 
La condensation du mésenchyme induit la prolifération épithéliale de l'épiblaste, le 
mésenchyme intervient pour établir des rapports trophiques avec la couche des odontoblastes 
qui fournira la trame organique de la dentine, l'épithélium assure son rôle protecteur habituel 
et sa production final d'émail. 
L'édification radiculaire est une seconde phase de la morphogenèse dentaire qui met en 
présence les deux tissus fondamentaux, la réunion des deux couches adamantines, interne et 
externe s'enfonce dans le mésenchyme et constitue la gaine épithéliale de Hertwing au 
contact de laquelle vont se différencier les odontoblastes formateurs de la dentine 
radiculaire. 
Après destruction de la gaine épithéliale dont les résidus constituent les débris épithéliaux de 
Mallassez, la dentine radiculaire induit à son tour une formation pseudo-osseuse, le cément, 
dont les cémentoblastes semblent prendre leur origine dans le mésoblaste condensé qui forme 
le sac dentaire. 
Puisque la formation coronaire d'édification radiculaire est un facteur dynamique, ce facteur 
participe à l'éruption dentaire, mais aussi à la formation de l'os alvéolaire qui se développe 
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avec l'éruption dentaire et qui disparaît avec la dent elle-même. 
Le ligament alvéolaire s'édifie avec la racine et l'os alvéolaire et les fibres ligamentaires 
s'orientent obliquement avec l'éruption de la dent. 
II.B. Chronologie des dents temporaires 
Chaque dent temporaire à une durée de vie déterminée dans le temps, elle passe par les 
stades suivants: 
• Formation: pendant la période intra-utérine, labile structure, 
• Éruption: qui, pour l'ensemble des dents temporaires se situe entre l'âge de 6 mois à 3ans, 
• Occlusion et stabilité: que la stabilité de la dentition temporaire ne présente dans son 
ensemble que pendant un très court temps puisque très rapidement apparaissent les 
phénomènes de résorption. 
• Résorption: qui débute labile destructive: 
• Vers 4 à 5ans pour les incisifs, 
• Après 6ans pour les prémolaires et canines inférieures, 
• Vers 8ans pour les canines supérieures. 
Dent Éruption 
Edification 
complète 
des 
racines 
Résorptions Remplacement 
Centrale 3 à 6 mois 2ans 4ans 7ans 
Latérale 6 à 12 mois 2ans et demi 5ans 8ans 
Canine de 
lait 
18 à 24 mois 3ans 8ans 11ans 
Première 
molaire 
12 à 18 mois 3ans 6ans 10ans 
Deuxième 
molaire 
24 à 30 mois 4ans 7ans 11ans 
La durée de fonction de la dent temporaire est répartie sur plus ou moins 3ans. 
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III États physiologiques 
À partir de l'émergence dans la cavité buccale jusqu'à l'exfoliation, la dent temporaire poursuit 
différentes étapes, différents processus biologiques vont marquer cette évolution au cours de 
laquelle, on distingue trois périodes ou états qui sont définis par rapport à l'aspect anatomique de la 
racine, mais qui sont aussi marqués par d'autres caractéristiques: 
• État de maturation (M): de l'émergence de la dent sur l'arcade à la fin de l'édification radiculaire. 
• État de stabilité (S): de la fin de l'édification radiculaire au début de la rhizalyse 
• État de rhizalyse/Involution (R): du début de la rhizalyse à l'exfoliation de la dent 
Durant ces trois périodes définis par rapport aux modifications radiculaires, d'autres paramètres se 
modifient (anatomie coronaire, attrition, physiologie pulpaire, remaniements parodontaux) 
Un an est nécessaire pour que la dent temporaire ayant fait son éruption forme complètement sa 
racine. 
Cliniquement, 3ans plus ou moins 6 mois s'écoulent entre la formation radiculaire complète et la 
résorption. 
III.A. Stade T ou stade M: la dent temporaire en formation 
III.A.a. Caractères morphologiques 
Tout en ayant les caractères anatomiques propres à la dent temporaire, on 
observe conjointement des racines incomplètement formées. 
III.A.b. Caractères physiologiques 
Les dents temporaires en formation sont heureusement peu atteintes par la carie 
mais peuvent être le siège de traumatisme. 
Dans ces cas, la réaction pulpaire sera variable: 
• Une réaction de type "réparation" avec une conservation de la vitalité. 
• Une stimulation anormale de la dentinogénèse avec fermeture complète de 
la lumière canalaire. 
• Une nécrose pulpaire souvent asymptomatique et ne s'extériorisant parfois 
qu'après des mois par une coloration anormale. 
Au niveau des structures radiculaires des dents traumatisées, la réaction 
cémentaire et osseuse peut se traduire par une réparation ankylosante, il n'est 
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pas rare d'observer un léger retard dans la chronologie de remplacement. 
De ce fait, tout traumatisme survenu au niveau des incisives temporaires exige 
une surveillance radiologique et clinique régulière. 
Stade I: 
Racine en formation, 
Physiologie semblable à celle de la dent permanente immature, 
Vascularisation importante, 
Potentiel cellulaire, 
Réparation toujours possible, 
Thérapeutiques orientées vers la conservation de la vitalité pulpaire. 
III.B. Stade II ou stade S: la dent temporaire stable 
III.B.a. Caractères morphologiques 
1 Les rapports émail-dentaire-pulpe 
La couche d'émail est de faible importance (1mm) mais sa réparation est 
très régulière. 
Les prismes d'émail au collet sont dirigés vers la face triturante au lieu de 
rayonner vers la sertissure gingivale. 
L'abrasion d'émail est plus rapide que celle des dents permanente. 
L'épaisseur totale émail-dentine est moindre que celle de la définitive, 
l'épaisseur moyenne n'est que de 2 à 3mm comparée à 6mm pour la dent 
permanente, avec un maximum de 4mm à hauteur de certaines cuspides et 
un minimum de 0.7mm au niveau de l'étranglement du collet, donc le tissu 
dentinaire est de faible épaisseur et correspond à peu près à la moitié de 
celle de la dent définitive. 
La pulpe est proportionnellement beaucoup plus importante, avec un 
développement exubérant des cornes qui forment parfois de véritables 
digitations pulpaires. 
Stade II: stabilité: 
• Dent complètement formée. 
• Physiologie comparable à celle de la dent permanente. 
• Ébauche du germe de la dent de remplacement. 
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• Caractères propres à la dent temporaire: 
• Email: faible épaisseur, 
• Dentine: tubuli largement ouverts, 
• _________________________ vascularisation. 
• Pathologie: 
• Atteinte pulpaire rapide, 
• Atteinte parodontale fréquente. 
• Réparation: possible. 
• Thérapeutiques: orientée vers la conservation de la dent. 
2 Structures péridentaires 
L'attache épithéliale de la dent temporaire: 
Les dents temporaires sont des couronnes particulièrement bombées, les 
surfaces de contact sont situées plus près du tiers coronaire que gingival, la 
papille est nettement plus volumineuse puisqu'elle comble l'espace 
interdentaire, la gencive libre arrive jusqu'au bombé de la couronne, le 
sulcus se situe à 1mm. 
Les zones de contact interdentaire et les structures septales, le ligament 
alvéolo-dentaire, subiront de remaniements tout au long de la durée de vie 
de la dent temporaire. 
III.B.b. Caractères physiologiques 
La dent temporaire présente dans sa phase stable une physiologie assez 
comparable à celle de la dent permanente. 
Elle possède en effet la capacité de réagir aux stimuli physiologiques. 
La dentinogénèse peut être particulièrement intense et plus importante qu'au 
niveau de la dent définitive, la quantité de la dentine réactionnelle élaborée en 
réponse au phénomène d'abrasion par exemple en est la meilleure illustration. 
La pulpe présente une structure comparable à celle de la dent permanente mais 
le temps nécessaire pour que celle-ci atteigne son plein développement est 
nettement plus important pour la dent définitive que pour la dent temporaire. 
La relation avec le parodonte s'établit à l'instar de la dent définitive par la zone 
apicale, mais aussi par les canaux accessoires pulpo-parodontaux. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 286
III.B.c. Caractères physiopathologiques 
La dent temporaire stable répond à une agression en concentrant les activités de 
défense et de réparation. 
Nos thérapeutiques auront le même but. 
Certains caractères propres à la dent temporaire expliquent la variation de la 
réponse à la carie, étant donnée la faible épaisseur que représentent les 
structures émail-dentine, qui constituent la protection pulpaire la plus efficace, 
l'atteinte pulpaire peut se faire malgré une faible perte de substance et une 
petite cavitation. 
Cette évolution rapide est également occasionnée par la moindre minéralisation 
de l'émail et par le fait qu'une dentine jeune est d'autant plus perméable. 
La pénétration bactérienne dans les tubuli dentinaires étant facilitée, 
l'inflammation pulpaire sera plus vite engendrée que sur une dent définitive. 
En revanche et l'observation clinique de caries arrêtés prouve la formation de 
dentine réactionnelle, réparatrice peut être extrêmement abondante et 
régulière. 
III.C. Stade de résorption de la dent temporaire (R) ou stade 3 
La résorption physiologique est un processus déterminant dans la vie de la dent temporaire, 
non seulement parce qu'elle aboutit à l'expulsion de celle-ci, mais également parce qu'elle 
modifie les structures environnantes, cette résorption résulte de l'activité des cellules 
multinucléés, les ostéoclastes qui apparaissent dans l'environnement des structures 
dentaires, leur activité de clasie est régulièrement compensée par une consolidation de 
réparation mais aboutit néanmoins à une destruction du cément et de la dentine et enfin à 
l'expulsion de la dent. 
On sait que plusieurs facteurs tant locaux que généraux participent à ce processus et qu'il 
est indispensable pour l'expliquer de considérer comme zones concernées, la dent 
temporaire et ses structures parodontales. 
La présence de la dent permanente, les zones alvéolaires adjacentes aux deux structures qui 
subiront des remaniements continuels. 
Les modifications de ces zones sont très significatives dans le processus de résorption, sous 
les actions conjuguées des forces éruptives de la dent permanente et des forces 
masticatoires exercées sur la denture temporaire, on observe une modification du tissu 
conjonctif interposé entre les deux organes dentaires en un tissu de granulation typique 
fortement hyperhémié de type inflammatoire. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 287
Ce tissu de granulation à forte activité ostéoclastique est formé à la fois au départ des zones 
alvéolaires et des tissus parodontaux. 
Plusieurs modifications se réalisent lors de la résorption: 
Modification des structures radiculaires: 
• La longueur de la racine diminue, 
• Élargissement de l'orifice apical. 
Modification des structures parodontales: 
• L'attache épithéliale migre vers les régions en voie de résorption, 
• L'os interradiculaire est souvent le siège d'une complication importante, pathologique de 
la furcation. 
Facteurs influençant la résorption physiologique de la dent temporaire. 
• Occlusion traumatique 
• Carie, 
• Inflammation: 
• Pulpaire, 
• Parodontale, 
• Thérapeutiques. 
• Germe de la dent permanente. 
• Hérédité. 
• Facteurs généraux: 
• Grands syndromes, 
• Hormones, 
• Vitamines. 
• Facteurs locaux 
• Dysharmonie dento-faciale, 
• Malpositions, 
• Agénésies. 
• Physiologie: orientée vers le remplacement: 
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• Dent temporaire -> dent permanente, 
• Parodonte temporaire -> parodonte permanent. 
• Pathologie: à évolution rapide et non réversible. 
• Thérapeutiques: 
• Orientée vers la conservation de la dent ou vers l'extraction, 
• Indication du traitement limité. 
IV Aspects histologiques de la rhizalyse 
IV.A. Incisives 
Débute à la jonction du tiers médian et du tiers apical de la face linguale, elle progresse en 
biseau en direction apicale. 
Échappe à l'examen radiographique pendant longtemps. 
Dans les stades plus avancés la résorption progresse sur les autres faces en direction 
cervicales. 
IV.B. Molaires 
Débute à mi-hauteur des faces internes et souvent plus importantes sur les racines distales, 
deux sites de remaniements: 
• Le 1/3 médian sur le versant interne de la racine laisse temporairement la zone apicale 
intacte, les remaniements progressent sur la face interne de la racine en direction apicale 
pendant la période de rhizalyse initiale. 
• Puis la phase de résorption terminale, concerne la rhizalyse du 1/3 coronaire de la racine 
jusqu'à disparition complète de celle-ci. 
IV.C. Modification histologique au cours de la rhizalyse 
La rhizalyse (dans les périodes initiale et avancée) est une succession de la phase active de 
résorption et de phase de réparation. 
Il y a destruction cémentaire et dentinaire, désorganisation des fibroblastes desmodontaux, 
de la matrice extracellulaire et présence de nombreux macrophages. 
Mais la phase destructive est suivie de réparation _______ ____ ______ __ _______ 
___________ transitoire limitée spatialement. 
Des phases destructrices et compensatrices se succèdent avec une balance en faveur de la 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 289
destruction. 
Au cours de la réparation, la néo-cémentogénèse est toujours en quantité inférieure au tissu 
résorbé. 
Dans la phase terminale, de très nombreux ostéoclastes sont présents et du tissu de 
granulation sur les deux versants, pulpaire et desmodontal. 
V Caractéristiques du complexe dentino-pulpaire des dents 
temporaires 
V.A. Du point de vu morphologique 
L'épaisseur des tissus durs de la dent temporaire est réduite, la pulpe est donc 
proportionnellement plus volumineuse, les cornes pulpaires plus longues, plus effilées sont 
peu éloignées de la surface amélaire, les implications pulpaires aux différentes agressions 
(carieuse ou traumatique) sont donc beaucoup plus fréquentes et rapides qu'en denture 
permanente. 
Le plancher pulpaire présente de nombreux canaux pulpo-parodontaux communiquant avec 
l'espace interradiculaire l'______ canalaire complexe est la principale cause des échecs des 
traitements endodontiques, les nombreux canaux accessoires rendent impossible l'élimination 
totale du parenchyme pulpaire et des débris nécrosés et infectés. 
La mise en forme canalaire est particulièrement délicate du fait de la courbure accentuée des 
racines et de leur finesse dans la zone ___________ ____ ____ _____ différentes positions qui 
évoluent en fonction de la résorption radiculaire. 
Les techniques d'obturation radiculaire doivent tenir compte de cette particularité. 
V.B. Du point de vu histologique 
Le tissu pulpaire des dents temporaires est de même nature que celui des dents permanentes 
avec les caractéristiques d'un tissu conjonctif jeune, très fortement vascularisées, richesse 
enzymatique et forte activité odontoblastique, les caractéristiques expliquent la fréquence 
des réactions hyperplasiques du parenchyme pulpaire. 
VI Physiopathologie de la dent temporaire 
Les sites de prédilection de la carie en denture lactéale comme en denture permanente, sont les 
puits et les fissures, les faces proximales et le tiers cervical des surfaces lisses de la dent. 
En denture temporaire, les puits et fissures sont cependant moins profonde et plus ouverts qu'en 
denture permanente et sont donc moins susceptibles à la carie. 
Cette constatation concerne surtout les premières et deuxièmes molaires lactéales. 
Les dents les plus fréquemment atteintes sont représentés par les molaires ainsi que les incisives 
maxillaires alors que les canines et les dents mandibulaires à l'éruption des molaires sont très 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 290
souvent indemnes de caries. 
Avant 5ans, la localisation la plus fréquente est la face occlusale des molaires, les molaires 
mandibulaires sont plus atteintes que les molaires maxillaires et la deuxième molaire est plus 
susceptible que la première. 
Pendant cette période, il n'y a pas encore de contact proximaux et les surfaces proximales des 
molaires ne sont pas en générale cariés. 
Cependant, la face distale de la deuxième molaire temporaire devient plus susceptible à la carie à 
partir de l'éruption de la première molaire permanente. 
VI.A. Pathologies carieuses de la dent temporaire 
Pour Fortier et Demaires-Frémault ??? les manifestations cliniques de la carie en denture 
lactéale sont représentés par: 
• La carie évolutive, 
• La carie arrêtée, 
• Les poly-caries aux formes complexes. 
Comme facteurs favorisant, l'endormissement de l'enfant (le biberon contact), du lait sucré, 
l'eau sucrée ou bien du jus de fruit. 
Pour Veerkau et Weerheijm, quatre stades cliniques peuvent être décrits: 
VI.A.a. Stade I: atteinte initiale 
C'est un stade où les lésions sont réversibles et s'observent entre 10 et 20 mois, 
sur les dents antérieures maxillaires, la lésion initiale de l'émail se caractérise par 
une zone de déminéralisation blanche-opaque située au niveau cervical de la 
dent, plus rarement sur les faces proximales, le diagnostic nécessite un séchage 
soigneux de la dent. 
VI.A.b. Stade II: atteinte dentaire 
Il s'observe à l'âge de 16 à 24 mois, et se caractérise par des lésions carieuses plus 
prononcées au niveau des dents antérieures maxillaires touchant la dentine qui 
prend une couleur jaune brun. 
Ces lésions à ce stade, inquiètent les parents et les enfants commencent à se 
plaindre d'une grande sensibilité au froid, les premières molaires temporaires 
maxillaires présentent des lésions initiales au niveau des zones cervicales et 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 291
proximales. 
VI.A.c. Stade III: atteinte profonde 
Il s'observe entre 20 et 36 mois et se caractérise par des lésions importantes et 
profondes des dents antérieures maxillaires s'accompagnant d'irritation pulpaire, 
l'enfant se plaint de douleurs provoquées par la mastication, la boisson et le 
brossage ainsi que de douleurs spontanées la nuit et durant plusieurs minutes. 
VI.A.d. Stade IV: atteinte traumatique 
Il se diagnostique à l'âge de 30~48 mois et se caractérise par une fracture de la 
couronne amélo-dentinaire. 
Ces dents sont nécrosées dans la plupart des cas. 
La syndrome du biberon doit être différencié de la mélanodontie infantile de 
Beltran qui s'observe aussi au niveau des dents temporaires. 
VI.B. La mélanodontie infantile de Beltran 
Se caractérise: 
Par l'apparition de tâches brunâtres sur la face vestibulaire des incisives maxillaires qui vont 
s'étendre en profondeur au en détruisant progressivement les couronnes de lait. 
Et par une coloration noire des moignons dentinaires. 
Ces lésions atteignent l'ensemble des dents temporaires (à l'exception des incisives 
mandibulaires), au fur et à mesure de leur éruption et s'observent surtout chez les enfants 
en provenance du bassin méditerranéen. 
VI.C. La pathologie pulpaire et pulpo-parodontale 
VI.C.a. Syndrome du septum 
Qu'est une complication des caries évolutives touchant les faces proximales des 
molaires temporaires, l'effet effondrement des crêtes marginales, consécutif au 
processus carieux permet l'accumulation d'aliments au niveau de cette zone, ce 
qui provoquerait une irritation de la papille inter-dentaire et par conséquent 
provoque des douleurs vives et localisées après les repas. 
VI.C.b. Pathologie de la furcation 
Les caractéristiques morphologiques et physiologiques des molaires temporaires 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 292
(existence d'une multitudes de canaux parodontaux au niveau du plancher 
pulpaire) _____ _______ _________ pathologie particulière qui se manifeste 
cliniquement par la poche qui est un abcès proche du sulcus. 
VI.C.c. La pulpite 
La douleur liée à la pulpite est de très courte durée au niveau de la dent 
temporaire, et cède de surcroit aux antalgiques habituels tel que l'enfant ne 
revient pratiquement jamais consulter pour cette pathologie, les douleurs aiguës 
et pulsantes sont fréquemment l'expression d'un syndrome du septum. 
VI.C.d. Nécrose pulpaire sur pathologie péri-apicale 
Pour Fortier et Demaires Fremault, c'est la pathologie la plus fréquentes d'une 
dent temporaire cariée non traitée. 
Cette nécrose, le plus souvent indolore fait suite à l'atteinte pulpaire, sur les 
dents pluriradiculées, elle peut intéresser la totalité ou une partie de la pulpe 
radiculaire et être aussi responsable d'une pathologie mixte associant signes de 
nécrose et signes d'inflammation pulpaire. 
VI.C.e. 
La nécrose pulpaire associée à une pathologie péri-apicale 
C'est la complication de la dent temporaire la plus complexe et la plus grave par 
ses répercussions possibles sur le germe de la dent permanente sous-jacente. 
Une forme aiguë et une forme chronique sont décrites, la forme aigue s'observe 
plus fréquemment au niveau de la dent temporaire au stade II, et les signes 
cliniques sont les même que ceux que l'on observe au cours des desmodontites et 
des cellulites de la dent permanente (altération de l'état général, douleurs vives 
et spontanées, dent mobile sensible à la moindre pression, adénopathies...) 
La forme chronique est plus fréquente lorsque les dents temporaires sont au stade 
R, très souvent l'examen ne révèle que la présence de lésions carieuses et seul 
l'examen radiologique permet de diagnostiquer l'atteinte osseuse. 
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VI.D. Les complications intéressant le germe sous-jacent 
Les pathologies pulpaires peuvent être, -si elles ne sont pas traitées-, à l'origine de péri-coronarité, 
d'hypoplasies, de dyschromies voir d'un arrêt de développement de la dent de 
remplacement. 
Ces pathologies peuvent aussi être à l'origine d'un kyste folliculaire avec pour conséquence le 
refoulement et le déplacement du germe de la dent permanente. 
VII Conclusion 
Dans l'ensemble des pulpopathies et de leurs conséquences, l'étude de la pathologie des dents de lait 
laisse apercevoir des particularités intéressant leur diagnostic qui ne seront pas sans influencer 
directement le stade thérapeutique. 
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3 - Thérapeutiques dentinogènes chez l'enfant 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Coiffage pulpaire indirect 
1. But de la thérapeutique 
2. Indications 
3. Contre-indications 
4. Matériel-matériau utilisé 
5. Méthode III. Coiffage pulpaire direct 
1. Principe 
2. Indications 
3. Contre-indications 
4. Matériel 
5. Méthode 
6. Pronostic IV. La pulpotomie 
1. Définition 
2. Indications 
3. Contre-indications 
4. Matériau utilisé 
5. Réalisation opératoire 
6. Pronostic 
I Introduction 
Les dents temporaires, de par leurs caractéristiques anatomiques et physiopathologiques, sont 
particulièrement sensibles à la carie et ses complications. 
Celles du secteur antérieur sont, de surcroît, exposées aux traumatismes dus aux chutes et heurts 
fréquente dans les premières années de la vie. 
Les thérapeutiques dentino-pulpaires, qui constituent l'un des aspects majeurs des soins dentaires 
chez l'enfant, permettent de les conserver sur l'arcade, jusqu'à leur remplacement par les dents 
définitives sous-jacentes: 
Les dents temporaires constituent les meilleurs mainteneurs d'espace, en plus du rôle primordial 
qu'elles jouent dans l'apprentissage du langage et la phonation, tout en assurant la mastication dans 
une période capitale de la croissance. 
Les thérapeutiques orientées vers la conservation de la vitalité pulpaire sont: 
• Le coiffage pulpaire indirect 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 295
• Le coiffage pulpaire direct 
• La pulpotomie 
Leurs buts: permettre de conserver la pulpe vivante ainsi que sa cicatrisation 
II Coiffage pulpaire indirect 
II.A. But de la thérapeutique 
• Induire la reminéralisation de la dentine affectée, supposée au contact ou à proximité de 
la pulpe. 
• Susciter la formation de dentine réactionnelle qui renforce la sauvegarde de l'intégrité 
pulpaire (vitalité) 
II.B. Indications 
Lésions carieuses sans symptomatologie d'atteinte pulpaire aux stades I et II: technique de 
choix. 
Le diagnostic (souvent difficile) doit être confirmé au cours de l'ablation prudente de la 
dentine cariée 
II.C. Contre-indications 
Elles sont liées au doute concernant la vitalité pulpaire. 
II.D. Matériel-matériau utilisé 
• L'hydroxyde de calcium 
• L'oxyde de zinc-Eugènol 
Ils présentent les mêmes possibilités de reminéralisation et cicatrisation 
II.E. Méthode 
• Appréciation de la proximité pulpaire (radiographie) 
• Ablation délicate, sans anesthésie, à l'excavateur, de la carie superficielle, tout en 
recherchant la sensibilité. 
• Dès les premiers signes de sensibilité, anesthésier la dent 
• Curetage de toute la dentine ramollie infectée, en laissant persister la dentine affectée (à 
proximité de la pulpe) sous champ opératoire 
• Séchage de la cavité, et mise en place du fond de cavité. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 296
• Restauration de la cavité à l'aide d'un matériau adéquat ou mise en place d'une coiffe 
pédodontique préformée (CPP) 
• Contrôles cliniques et radiographiques pour s'assurer du succès du traitement (1 à 3 mois) 
III Coiffage pulpaire direct 
III.A. Principe 
Cette thérapeutique a pour but la conservation de l'intégrité de l'organe dentino-pulpaire et 
de ses fonctions. 
Les néoformations dentinaires colmateront la brèche pulpaire, la capacité dentinogénétique 
de la dent temporaire est supérieure à celle de la dent permanente d'où le succès de cette 
thérapeutique. 
III.B. Indications 
• Elles concernent l'ouverture accidentelle et punctiforme (-1mm de diamètre) de la 
chambre pulpaire (préparation de la cavité, traumatisme récent...) 
• Pulpe asymptomatique, en stade I. 
• Pas de contre-indication liée à l'état général. 
III.C. Contre-indications 
Atteintes pulpaires aux stades II ou III (enfant très jeune) 
III.D. Matériel 
L'hydroxyde de calcium est le matériau préconisé (MTA??) 
Ses propriétés de stimulation réparatrice ont été confirmées en denture temporaire. 
III.E. Méthode 
• L'anesthésie peut s'avérer nécessaire 
• Asepsie: pose du champ opératoire (digue) 
• L'hémorragie doit être faible, ou hémostase obtenue rapidement 
• Lavage au sérum physiologique, séchage de la cavité 
• Apposer du Ca(OH)2 sur la pulpe dénudée 
• Obturation provisoire de la cavité avec du ZnO à prise accélérée: bonne résistance et 
herméticité périphérique (au verres ionomères) 
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• 3 à 6 semaines d'observation, puis procéder à la restauration définitive de la dent (CPP, 
composite...) 
• Le suivi des cas est impératif, jusqu'à 6 mois. 
III.F. Pronostic 
Les échecs nombreux de cette technique se traduisent par des résorptions internes, 
péridentaires et interadiculaires. 
Les conditions d'asepsie et la rapidité de la progression de l'inflammation en denture 
temporaire, constituent des handicapes sérieux. 
Ce traitement, peut donner des résultats satisfaisants lorsqu'il répond à une sélection 
rigoureuse, mais il reste encore très controversé. 
IV La pulpotomie 
IV.A. Définition 
Elle consiste en l'ablation totale de la pulpe coronaire, suivie de l'apposition, à l'orifice 
pulpaire, d'un matériau biocompatible et étanche. 
IV.B. Indications 
• Lésions carieuses avec atteintes profondes, en l'absence de pathologies pulpaires, aux 
stades II et III. 
• Chez les enfants à haut potentiel carieux (prévention) 
IV.C. Contre-indications 
• Toutes les pathologies pulpaires (dégénérescences, inflammations, nécroses) 
• Mobilité dentaire, résorption subterminale 
• Résorption interne 
• Contre-indication d'ordre général 
IV.D. Matériau utilisé 
L'eugénate, matériau stable, est cliniquement bien toléré, avec l'emploi extemporané d'un 
antiseptique: le para-mono-chloro(ou CPC)-phénol-camphre. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 298
IV.E. Réalisation opératoire 
• Radiographie rétro-alvéolaire 
• Anesthésie locale para-apicale (même locorégionale à l'épine de Spix) 
• Pose du champ opératoire (digue) 
• Éviction de la dentine cariée et taille de cavité 
• Trépanation de la chambre pulpaire et suppression du plafond (pulpe camérale) 
• Élimination du parenchyme pulpaire à l'aide d'une fraise boule montée sur contre-angle 
(section franche des filets radiculaires) 
• Lavage au sérum physiologique de toute la cavité 
• L'hémostase est réalisée par compression avec une boulette de coton stérile pendant 2 à 
3mn. 
• Puis application d'une boulette de coton imprégnée de MCPC au contact des filets 
radiculaires pendant une minute. 
• Mise en place du matériau de coiffage: ZnO à prise rapide 
• Obturation définitive à l'amalgame ou CVI (ciments verres ionomères) ou CPP. 
IV.F. Pronostic 
La pulpotomie en denture temporaire est un traitement curatif définitif. 
Un diagnostic rigoureux et une réalisation opératoire simple contribuent à la constance des 
résultats et au très bon pronostic. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 299
4 - Endodontie pédodontie 
Plan du document: 
I. La pulpectomie 
1. Définition 
2. Indications 
3. Contre indication 
4. Protocole opératoire 
II. Traitement endodontique des dents non-vitales 
III. Suivi post-opératoire 
IV. Conclusion 
I La pulpectomie 
I.A. Définition 
C'est l'éviction aussi complète que possible, du parenchyme pulpaire, suivie d'une obturation 
du système endodontique. 
I.B. Indications 
Elle est indiquée: 
• En présence d'une inflammation pulpaire irréversible 
• En cas d'échecs des pulpotomies 
• Les dents temporaires aux stades II et III (début) 
I.C. Contre indication 
Elle ne doit pas être envisagée: 
• S'il existe des contre-indications systémiques 
• Si l'enfant est inapte à coopérer 
• Si la dent n'est pas restaurable 
• En cas résorption radiculaire pathologies (supérieures au deux tiers) 
• En cas de résorption interne 
• S'il y a atteinte du sac folliculaire du germe sous-jacent 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 300
I.D. Protocole opératoire 
• Radiographie préopératoire 
• Anesthésie 
• Pose du champ opératoire 
• Nettoyage et désinfection de la cavité 
• Cavité d'accès large pour compenser la courbe canalaire 
• Localisation des orifices canalaires 
• La longueur radiculaire est préévaluée sur la radiographie, on retire 2mm (résorption 
radiculaire) 
• Radiographie avec une lime K en place 
• Cathétérisme sous irrigation à NaOCl à 2.5% ou __ 
La mise en forme du canal n'est pas recherchée, le but est le retrait du tissu organique 
_______ 
• Obturation canalaire à l'oxyde de zinc eugénol par un lentulo 
• Radiographie de contrôle 
• Pansement provisoire ou CIV 
• Restauration de la dent et CPP à la séance ultérieure. 
II Traitement endodontique des dents non-vitales 
La méthodologie est la même que précédemment, sauf que l'anesthésie n'est pas nécessaire, en cas 
de nécrose totale. 
L'irrigation antiseptique doit être réalisée 
Le traitement radiculaire s'effectue en deux séances 
L'obturation canalaire n'intervient qu'après disparition des signes cliniques (abcès, fistules...) 
En cas de cellulite, et si la dent est conservable, une antibiothérapie est prescrite pendant dix jours. 
5 à 7 jours après le début de la prescription, la dent est obturée. 
Si les symptômes cliniques persistent, les dents temporaires au stade III sont extraites. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 301
III Suivi post-opératoire 
Radiographie tous les 6 mois, jusqu'à la chute physiologique de la dent temporaire 
Surveillance de la résorption de la pâte d'obturation 
Parfois, la rétention de la dent temporaire peut nécessiter son extraction pour permettre l'éruption 
de la dent permanente sous jacente. 
Pronostic favorable dans environ 80% des cas, le reste se traduit souvent par des complications 
infectieuses. 
IV Conclusion 
Les pathologies bucco-dentaires d'un enfant expriment une spécificité très différente de celle d'un 
adulte. 
Elles connaissent des expressions diverses en fonction de l'âge, et sont dominées par la notion 
d'évolution de la croissance. 
Elle justifient des thérapeutiques interceptives et préventives simples à conduire, afin d'éviter 
l'installation de pathologies beaucoup plus complexes. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 302
5 - La dent permanente immature particularités 
embryo-anatomo-physiologique 
Plan du document: 
I. Définition 
II. Introduction 
III. Particularités embryologiques 
1. Rappels 
1. Formation des molaires permanentes 
1. Remarques IV. Particularités anatomiques 
1. La couronne 
2. La racine 
3. Les différents stades développement des dents permanentes V. Particularités physiologiques 
1. Physiologie de la région apicale 
2. Éruption dentaire 
I Définition 
Une dent permanente est dite immature tant que la jonction cémento-dentinaire n'est pas en place. 
II Introduction 
Le respect des dents permanente est un impératif que seuls des nécessités orthodontiques viennent 
parfois transgresser. 
Sinon, tout doit être mis en oeuvre pour conserver ces dents en place, et à plus forte raison, quand 
elles sont jeunes et immatures. 
Toute pathologie (carie, traumatisme) de la dent immature nous oblige à reconsidérer nos 
thérapeutiques conservatrices en fonction du stade de formation radiculaire et apicale. 
Nos interventions vont donc porter sur des structures en évolution et notre but premier sera de 
permettre aux formations dentaires et alvéolaires de parachever leur édification. 
Et donc, pour ce faire, nous allons rappeler les particularités de ces dents. 
III Particularités embryologiques 
• Rappels 
Développement du mur plongeant à partir de l'épithélium buccal par prolifération de celui-ci 
en profondeur (dans l'ectomésenchyme) 
Ce mur plongeant se dédouble en donnant: 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 303
• La lame vestibulaire (sillon vestibulaire + vestibule) 
• La lame dentaire 
• Prolifération: bourgeons temporaires (dix par arcade) 
• Prolongements: 
• Lame dentaire de remplacement 
• Bourgeons des dents permanentes 
La lame dentaire de remplacement (LDR) 
Au fur et a mesure que s'accroissent les bourgeons temporaires, la lame-dentaire devenue un 
mince feuiller, va pousser au dessus de cas bourgeons en direction linguale, une série de 
prolongements: 
Leur ensemble forme ce que l'on appelle la lame dentaire de remplacement, cette dernière 
apparaît au stade de 8 à 9cm (3ème~4ème mois) sous forme d'une prolifération à bords 
ondulés, car sa croissance ne s'effectue nettement qu'au niveau et au-dessus de chaque germe 
temporaire. 
Il apparaît donc, non pas un rideau continu comme l'était la première lame dentaire mais une 
série de 10 longuettes reliées par des zones de moindre prolifération, durant le 4ème mois. 
Ces longuettes par leurs extrémités, donnant naissance aux bourgeons des canines et des 
incisives, ceux des prémolaires sont plus tardifs. 
Des bourgeons de remplacement de la première molaire temporaire apparaît à la naissance, 
celui de la seconde 9 mois plus tard. 
• Formation des molaires permanentes 
La lame dentaire se termine à chacune de ces extrémités distales par un bord libre, à 
l'endroit où est apparu le bourgeon de la 2ème molaire-temporaire (11ème semaine: 
5cm). 
Les dents qui se développeront au-delà en direction distale sont les 3 molaires 
permanentes, en effet d'une prolifération issue du bord libre de la lame distale qui 
progressera en direction distale, cette expansion va d'abord donner naissance au 
voisinage de la deuxième molaire temporaire au bourgeon de la première molaire 
permanente (3ème~4ème mois: 9cm) continuant sa migration en direction distale, la 
formation épithéliale du bord libre formera le bourgeon de la deuxième molaire 
temporaire (après la naissance: 9 mois) 
Enfin, une ultime différentiation, toujours au dépend de la même formation, 
s'effectuant tardivement pour donner le bourgeon de la 3ème molaire temporaire (dent 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 304
de sagesse: vers l'âge de 4ans) 
Puis la lame distale progressivement aura complété sa désintégration. 
• Remarques 
Concernant le développement des molaires permanentes, le développement des 
molaires-temporaires diffère de celui des autres dents par deux point: 
• Ces dents ne sont pas apparues au niveau de la limite-distale mais de son 
prolongement distal. 
• Ces trois molaires permanentes singularisent par rapport aux autres dents qui 
correspondent à deux générations: dent temporaire et dent permanente. 
À l'heure actuelle, on admet que les molaires permanente (monophysaires) sont 
des dents d'origine lactéale qui ont subi un retard dans leur développement et 
leur éruption (versions modernes qui confirment les idées anciennes: Owen 1845) 
Les deux dentitions peuvent se formuler ainsi: 
• Première dentition: It + Ct + Mol T + Mol P 
• Deuxième dentition: Ip + Cp + PM 
IV Particularités anatomiques 
IV.A. La couronne 
Du point de vue anatomique, la dent permanente immature présente une couronne dont la 
morphologie mouvementée est marquée par ses cuspides prononcées, des sillons profonds ou 
fractueux??? avec parfois même des puits creusés dans l'émail (zones de moindre résistance) 
La dentine présente une structure fragile peu minéralisée (la dentine secondaire se déposant 
progressivement au cours de la vie: épaisseur plus importante au même temps qu'une 
hypercalcification renforce la résistance de la dent à la carie) 
Les tubulies dentinaires sont largement ouverts (favorise la progression de la carie dans ces 
structures peu minéralisées) d'où une apparition précoce de caries chez l'enfant à un âge où 
l'hygiène est souvent insuffisante et l'alimentation riche en sucres: évolution rapide. 
IV.B. La racine 
Elle est d'apparence frêle plus ou moins courte selon son degré d'évolution avec les parois 
dentinaires minces et peu conséquent, très fragiles. 
La cavité pulpaire (chambre pulpaire et canaux radiculaires) est importante dans son 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 305
ensemble et abrite une masse pulpaire volumineuse (difficile à extirper) 
Une dent permanente immature jeune présente un canal très large évasé dans le sens où 
l'extrémité apicale et plus large que l'extrémité cervicale (à l'inverse d'une dent mature) 
On dit que le canal est en tromblon (canal a fusif) 
Enfin, elle présente un apex largement ouvert béant qu'on appelle "entonnoir apical". 
IV.C. Les différents stades développement des dents 
permanentes 
Ils ont été établis par Carmen. M Nolla (1960) 
• Stade 10: l'extrémité apicale de la racine est achevée, la jonction cémento-dentinaire 
est en place 
• Stade 9: la racine est presque achevée (l'apex est ouvert, de forme cylindrique) 
• Stade 8: deux tiers (2/3) de la racine sont édifiés (forme de tromblon) 
• Stade 7: Un tiers (1/3) de la racine est édifié 
• Stade 6: La couronne est achevée 
• Stade 5: La couronne est presque achevée 
• Stade 4: deux tiers (2/3) de la couronne sont édifiés 
• Stade 3: un tiers (1/3) de la couronne est édifié 
• Stade 2: Calcification initiale 
• Stade 1: Présence de la crypte 
• Stade 0: Absence de la crypte 
Remarque: les points forts à retenir sont: 
En se referont à l'âge moyen d'éruption et aux stades de Nolla, on peut tirer les conclusions 
suivantes: 
• Les dents font leur éruption sur l'arcade après que la racine ne soit atteint les 2/3 de sa longueur 
(stade 8) 
• Il s'écoule environ 4ans entre l'éruption de la dent et sa maturation (stade 10) 
• Lorsque la dent a atteint a peu près sa longueur définitive (stade 9), il faudra environ 3ans pour 
que la jonction cémento-dentinaire se mette en place (stade 10) 
• La maturation des dents est plus rapidement réalisée chez les filles que chez les garçon (environ 
un an d'écart) 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 306
Exemple: l'incisive centrale maxillaire atteint le stade 10 a 10ans chez une fille, alors que chez un 
garçon, ce stade ne sera pas encore tout a fait réalisé à 11 ans. 
V Particularités physiologiques 
V.A. Physiologie de la région apicale 
La dent immature se caractérise essentiellement par une région apicale non encore formée, 
cette zone très vascularisée et à intense activité cellulaire participe directement à l'éruption 
du tiers apical. 
Dès que la couronne est complètement formée, débute la formation de la racine par 
prolifération épithéliale dans les tissus conjonctifs sous-jacents, prolifération qui constitue la 
gaine de Hertwig, les cellules de l'épithélium adamantin interne gardent un pouvoir inducteur 
envers le tissu conjonctif de voisinage qui continue à se différencier en odontoblastes pour 
élaborer la dentine radiculaire. 
Les odontoblastes vont ainsi former de la dentine primaire jusqu'à l'obtention de la longueur 
radiculaire normale. 
La gaine de Hertwig participe ainsi à la formation de l'artifice apicale par accroissement 
horizontal centripète et à l'élongation de la racine, pour évoluer en direction verticale. 
Dès que la racine a atteint sa longueur normal définitive, la gaine de Hertwig se désintègre, 
mettant ainsi la dentine a nue en contact direct avec le tissu conjonctif environnant, sur 
induction sur celui-ci va entraîner la formation de cémentoblastes, ceux-ci élaborent le 
dément primaire puis le cément secondaire ou ostéocément qui recouvre l'ensemble de la 
racine et contribue ainsi à la formation de l'apex. 
Même lorsque la racine a atteint sa longueur définitive, cet apex reste béant pour une période 
de 3 à 4ans durant laquelle l'entonnoir apical sera comblé par du tissu conjonctif qu'il sera 
primordial de respecter. 
Ce n'est qu'on terme de cette période que la maturation apicale sera atteinte avec la mise en 
place de la jonction cémento-dentinaire. 
Conjointement à la maturation dentaire bien sur, les structures entourant l'apex vont 
s'organiser: 
Mise en place de la lamina-dura et de l'alvéole dentaire, formation des fibres ligamentaires (à 
partir du sac dentaire, l'ensemble d'attache dentinaire à l'os de la dent mature) 
V.B. Éruption dentaire 
Le développement et la structure de la dent considérée comme un élément isolé ont enfin des 
rapports fonctionnels avec les tissus qui les environnent. 
Depuis la formation du germe jusqu'à la mise en place de la dent sur l'arcade (et même après 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 307
cette mise en place) 
Suite de mouvement modifie constamment les relations de la dent avec son environnement. 
C'est l'ensemble des déplacements qu'exécute la dent depuis la formation du germe qu'on 
appelle "l'éruption" 
Durant la plus grande partie de son développement, la dent se trouve en situation intra-osseuse, 
la couronne dentaire fait son apparition dans la cavité buccale pendant que la racine 
s'accroît (2/3) et que l'os alvéolaire qui supporte la dent (l'alvéole se forme) atteint ses 
dimensions fonctionnelles. 
C'est seulement lorsque la racine est pratiquement terminé que la couronne occupe sa place 
normale sur l'arcade. 
Remarque 
Les dents permanentes se développent à proximité des racines des dents temporaires 
(sauf les molaires permanentes) et doivent accomplir un trajet compliqué pour se 
mettre en place sur l'arcade. 
Âge moyen d'éruption des dents permanantes 
Dents mandibulaires Dents maxillaires 
31 + 41 entre 6 et 7ans 11 + 21 entre 7 et 8ans 
32 + 42 entre 7 et 8ans 12 + 22 entre 8 et 9ans 
33 + 34 entre 9 et 10ans 13 + 23 entre 11 et 12ans 
34 + 44 entre 10 et 11ans 14 + 24 entre 10 et 11ans 
35 + 45 entre 11 et 12ans 15 + 25 entre 11 et 12ans 
36 + 46 entre 6 et 7ans 16 + 26 entre 6 et 7ans 
37 + 47 entre 11 et 13ans 17 + 27 entre 12 et 13ans 
38 + 48 à partir de 17ans 18 + 28 à partir de 17ans 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 308
6 - La dent de 6ans ; conservation 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Rappel anatomique 
1. La première molaire inférieure 
2. La première molaire supérieure III. Considérations générales 
1. Le développement de la dent de bans 
2. Les étapes de formation IV. La pathologie carieuse 
1. L'immaturité amélaire 
2. L'anatomie occlusale 
3. L'immaturité dentinaire 
4. L'immaturité pulpaire 
1. Carie évolutive des sillons, puits et fissures 
2. Carie de surface 
3. Carie mésiale arrêtée de la première molaire 
4. Carie secondaire à l'hypoplasie de l'émail V. Thérapeutique conservatrice 
1. Thérapeutique préventive 
1. Action sur l'alimentation 
2. Mise en place d'une hygiène bucco-dentaire adaptée 
3. Renforcement des dents par apport de fluor 
4. Actes professionnels de prévention : scellement 
prophylactique des sillons, puits et fissures «sealants» 2. Thérapeutique curative 
1. Traitement et restauration des lésions occlusales (site 
1) 
2. Traitement et restauration des lésions proximales (site 
2) 
3. Traitement et restauration des lésions cervicales 
(site3) VI. Conclusion 
I Introduction 
La dent de 6 ans est la première molaire permanente à apparaître. Elle pousse derrière la 2ème 
molaire temporaire. 
Son éruption passe souvent inaperçue car elle est souvent confondue avec une dent temporaire. 
Du fait de sa localisation, elle est le siège de caries fréquentes et doit faire l'objet d'une attention 
particulière lors du brossage. 
C'est la dent clé de l'occlusion, dent stratégique dans la cavité buccale, considérée comme le 
carrefour de tous les dangers pour certains. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 309
II Rappel anatomique 
Sur le plan anatomique dans son ensemble, la morphologie générale de la première molaire 
permanente est une transposition de celle de la deuxième molaire temporaire. 
Il existe un lien évident entre ces deux catégories de dents. 
II.A. La première molaire inférieure 
Elle est biradiculée, pentacuspidée, présente 5 sillons triturant. 
Les 2 racines sont le plus souvent incurvé distalement, elles sont rarement fusionnées, elles 
sont aplaties. 
• La racine distale est un peu plus longue et comporte un canal et souvent deux canaux. 
• La racine mésiale comporte 2 canaux, elle se dédouble parfois par une simple dépression 
radiculaire, parfois on trouve même 2 racines bien distincts l'une mésiovestibulaire plus 
longue que la mésiolinguale. 
Les mensurations de cette molaire sont souvent variables avec les caractères raciaux, la 
longueur des racines va de 1là 15mm. 
II.B. La première molaire supérieure 
Elle est triradiculée, tetracuspidée et présente 5 sillons triturant. 
Les racines se décompose en 2 racines vestibulaires (mésiale, distale), et une racine palatine 
plus importante, leur inclinaison est distale, elles sont rarement fusionnées, leur allure 
générale est conique. 
III Considérations générales 
En plus de son importance physiologique, la première dent permanente ou dent de bans occupe la 
position de dent symbole en odontostomatologie, par sa chronologie, son rôle et sa pathologie. 
C'est la première dent permanente chez l'enfant, elle joue un rôle très important dans la 
mastication, c'est une dent pilier de l'arcade dentaire. 
III.A. Le développement de la dent de bans 
Quand on examine l'origine, la situation, la fonction et la pathologie de la première molaire 
permanente, on s'aperçoit que cette dent continue à poser des problèmes sur le plan 
anthropologique et sur le plan physio-génétique. 
Les problèmes embryologiques qu'elle soulève ne sont pas encore résolus et donnent lieu à 
des interprétations qui ne font que compliquer leur compréhension au temps à admettre de 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 310
manière catégorique que les molaires permanentes appartiennent à la même série dentaire 
que la dentition de lait. 
III.B. Les étapes de formation 
Embryologiquement, la première molaire permanente, ainsi que la deuxième résulte de 
l'extension distale de la lame dentaire, la même qui a formée les dents temporaires, son 
éruption se fait entre 5ans et demi et 6 ans et demi quand la couronne et les 2/3 
radiculaires sont formées. 
Là encore, les variations individuelles interviennent, la couronne est achevée sur le plan 
morphologique externe vers 3 à 4ans et l'édification radiculaire demande 3 à 4ans après 
l'éruption pour qu'elle soit complète. 
Selon la classification de Nolla, la dent de bans fait son éruption au stade 8 (forme en 
tromblon, parois radiculaires divergente) et c'est 2 à 3ans plus tard que la dent atteint sa 
longueur définitive avec formation de la JCD (stade 10). 
IV La pathologie carieuse 
Le diagnostic d'une lésion carieuse sur les dents permanentes immatures revêt un caractère 
d'urgence. 
Il faut à tout pris et le plus rapidement possible arrêter l'évolution de la carie et sauvegarder la 
vitalité pulpaire (afin de permettre une édification radiculaire physiologique et favorisée l'évolution 
harmonieuse des arcades). 
Le praticien devra expliqué au parents et au enfants les facteurs favorisants de la carie précoce, en 
présence de la plaque bactérienne, le brossage défectueux, l'alimentation riche en produit adhèrent 
et sucré. 
Plusieurs paramètres influencent le développement précoce et rapide de la lésion carieuse chez 
l'enfant: 
IV.A. L'immaturité amélaire 
Cette vulnérabilité précoce des premières molaires permanentes est due en premier lieu à 
l'immaturité de l'émail, qui n'a pas encore subi sa maturation post-éruptive, c'est à dire qui 
n'a pas bénéficié, en surface entre autre de la précipitation de phosphate de calcium et 
fluoro-phosphate de calcium. 
Devant cet émail immature, avec une surface poreuse, la plaque y adhère fortement. 
La maturation de l'émail s'effectue au cours des années qui suivent son éruption. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 311
Le fait que la dent soit en cours d'éruption pendant plusieurs mois favorise la rétention de la 
plaque sur la face occlusale qui n'est-pas totalement fonctionnelle au cours de la 
mastication. 
IV.B. L'anatomie occlusale 
Elle présente de nombreuses anfractuosités, puits et fissures, qui sont des facteurs 
anatomiques de rétention de la plaque. 
IV.C. L'immaturité dentinaire 
La dentine sur dent immature présente des tubuli largement ouvert ; ce qui favorise la 
prolifération rapide de la carie une fois la jonction amélo-dentinaire soit franchit. 
La déminéralisation de la dentine se fait à la fois en direction pulpaire et sous les cuspides 
aboutissant à une destruction coronaire presque totale en 3ans. 
IV.D. L'immaturité pulpaire 
Elle se caractérise par une innervation immature, qui contribue à rendre moins sensible la 
dent permanente jeune aux différentes stimulations externe. 
L'absence de la constriction apicale fait que les voies nerveuses ne sont pas comprimées lors 
de l'inflammation et contribue à ce qu'il n y ait pas des douleurs. 
Plusieurs formes curieuses sont détectées : 
IV.D.a. Carie évolutive des sillons, puits et fissures 
C'est une forme très extensible, celle-ci va non seulement se développée en 
direction pulpaire mais en largeur sur toute la surface de l'émail à tel point que 
la simple ouverture occlusale repérée à la sonde nous confronte avec une bonne 
partie de l'émail non soutenue. 
Ceci devrait inciter le praticien à un dépistage soigneux clinique et 
radiographique qui lui permettra des mesures préventives plus tôt possible. 
IV.D.b. Carie de surface 
Cette arme clinique à été décrite sous plusieurs vocables : White spot ou tache 
blanche, leucome précarieux. 
Il s'agit de l'atteinte carieuse de l'émail avec extension rapide en surface. 
Les sites préférentiels sont les faces vestibulaires des incisives et canines et 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 312
collet vestibulaire des PM et M. 
Son apparition est souvent liée à une insuffisance de brossage et l'installation de 
plaque bactérienne, elle se développe en 3 phases : 
• Au début elle se présente comme une tache blanche dans laquelle la sonde 
accroche, (élément différentiel dans le diagnostic différentiel des opacités de 
l'émail qui se minéralise). 
• Période d'état : la lésion évolue en profondeur, l'émail est totalement détruit 
au centre de la lésion laissant apparaître la dentine, à cette période, la rétention 
de la plaque bactérienne est favorisée par la perte de substance. 
Les bords de la lésion sont mal limités et d'aspect crayeux. 
• L'extension de la lésion se fait au niveau de toute la face vestibulaire 
rejoignant l'aspect d'une cavité classe V très étendue avec des bords d'émail plus 
ou moins distincts. 
IV.D.c. Carie mésiale arrêtée de la première molaire 
Elle succède à une carie évolutif survenant au point de contact de la dent de bans 
avec la deuxième molaire temporaire, la chute ou la perte de dent temporaire 
permettra une meilleure hygiène de la région et la lésion carieuse se transforme 
en lésion arrêtée. 
Elle se présente au niveau de l'émail sous forme de tâche marron limitée à la 
surface de contact sans perte de substance. 
IV.D.d. Carie secondaire à l'hypoplasie de l'émail 
La carie siège au niveau des brèches de l'hypoplasie sous forme de 
déminéralisation blanc crayeux, au niveau de la dentine sous forme de cavitation 
à progression lente rampant sous l'émail avec un fond résistant et de contour 
foncé, au cours de cette pathologie le patient ne se plein pas de douleurs mais au 
cours des variations thermiques, la douleur peut être violente. 
V Thérapeutique conservatrice 
V.A. Thérapeutique préventive 
La prévention stricto sensu ou prévention primaire est l'ensemble des mesures mises en oeuvre 
pour empêcher une maladie de s'installer. 
Quand la prévention individuelle s'adresse à l'enfant, elle est le fait d'un partenariat entre 
trois volontés: celle des parents, celle de l'enfant, et celle de l'odontologiste. 
L'action préventive doit porter sur plusieurs de ces facteurs: 
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• Action sur l'alimentation ; 
• Mise en place d'une hygiène bucco-dentaire adaptée ; 
• Renforcement des dents par apport de fluor; 
• Visites dentaires et actes professionnels de prévention (Sealants). 
V.A.a. Action sur l'alimentation 
Tous les aliments qui contiennent des hydrates de carbone sont potentiellement 
cariogènes. 
Cela signifie que la majorité des aliments et des besoins que nous prenons est 
cariogène. 
Les supprimer de notre alimentation est impossible, mais on peut modifier certains 
aliments afin de rendre non cariogènes. 
Notre action portera sur : 
• Limitation des prises alimentaires; 
• Choix d'une alimentation équilibrée; 
• Eviter les prises répétées de boissons sucrées, ou les boissons à pH bas. 
V.A.b. Mise en place d'une hygiène bucco-dentaire adaptée 
L'objectif est de contrôler la plaque dentaire en quantité et en qualité. 
V.A.c. Renforcement des dents par apport de fluor 
Le fluor est un minéral présent dans la nature et est considéré comme un élément 
nutritif essentiel à la formation des os et de dents saines, tout comme le calcium. 
On le retrouve généralement à l'intérieur d'un composé minéral ou organique appelé 
fluorure. 
Les trois principaux mécanismes d'action du fluor sont: 
• Inhibition de la déminéralisation des lésions carieuses débutantes et promotion 
de la reminéralisation avec formation d'un émail moins soluble. 
• Inhibition de la glycolyse réduisant le potentiel acidogène des bactéries. 
• Réduction de la solubilité de l'émail dans les acides par incorporation du fluorure 
dans le cristal d'hydroxyapatite. 
Le fluorure peut être absorbé de deux façons, soit de façon topique ou systémique: 
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• Le mode topique consiste en l'application de la substance sur la surface externe 
des dents. (Par exemple : dentifrices, rince-bouche contenant du fluorure, gels). 
• Le mode systémique consiste en l'ingestion de fluorure. Il agit alors en se fixant à 
la dent durant sa formation. 
V.A.d. Actes professionnels de prévention : scellement 
prophylactique des sillons, puits et fissures 
«sealants» 
Les sealants sont des composites placés en général, dans les sillons des première 
molaires définitives (évoluant vers 6ans), éventuellement des deuxièmes molaires 
définitives (évoluant vers 12 ans) àfin de les protéger, évitant l'installation du 
processus carieux ainsi. 
V.B. Thérapeutique curative 
Une approche réellement conservatrice débute par le diagnostic et l'évaluation du risque 
carieux afin de décider des traitements les plus pertinents, et ce en considérant le statut 
individuel de chaque patient. 
Les plans de traitement modernes intègrent le contrôle de la maladie carieuse, pour prévenir 
de figures lésions, retarder les obturations initiales, et limiter la taille des cavités lorsque la 
perte de substance rend nécessaire la mise en place d'une restauration. 
Préserver les structures dentaires originelles constitue la priorité de l'odontologie moderne, à 
la fois médicale et préventive. 
V.B.a. Traitement et restauration des lésions occlusales 
(site 1) 
La résine composite reste le matériau de choix actuellement pour la réalisation de 
la dentisterie moderne plus préventive que curative. 
La maîtrise du champ opératoire est la clé essentielle de succès en dentisterie 
adhésive et la digue apparaît comme le moyen d'y parvenir. 
V.B.b. Traitement et restauration des lésions proximales 
(site 2) 
On privilégiera la préparation de cavités ultraconservatrices avec préservation des 
crêtes marginales surplombantes et du contact amélaire interproximale. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 315
Ces interventions sont réalisées grâce à des aides visuelles (loupes) associées à des 
instruments de préparation conventionnels (microfraises) ou innovants (insert 
abrasifs sonores ou ultrasonores, air abrasion). 
Plusieurs formes peuvent être distinguées en fonction de l'accessibilité à la lésion 
(microcavités « slot », tunnels, cavités en gouttes). 
Ces petites cavités s'obturent par injection d'un matériau fluide (verres ionomères 
hybrides ou composites fluides). 
Les cavités conservatrices ont toutes pour objectifs de préserver les tissus 
minéralisés, et en particulier les crêtes marginales et l'aire de contact 
interproximal. 
Cependant, à partir du stade 2 et pour le stade 3, la zone du contact interproximal 
est souvent intégrée dans la préparation cavitaire. 
V.B.c. Traitement et restauration des lésions cervicales 
(site3) 
Cette zone particulière présente habituellement des lésions carieuses dont la 
topographie et le développement sont en rapport avec la situation du collet 
anatomique et celle du collet clinique (la gencive libre), comme pour les autres 
zones de cario-susceptibilité, des lésions initiales en rapport avec l'accumulation de 
la plaque bactérienne peuvent et doivent impérativement être traitées par des 
méthodes qui induisent la reminéralisation. 
Lorsque la restauration est nécessaire, les traitements peu invasifs sont néanmoins 
préférées pour préserver les tissus dentaires, en profitant des avantages que 
peuvent offrir les matériaux de restauration adhésifs bioactifs (puisque l'exigence 
esthétique n'est pas le critère principal). 
VI Conclusion 
L'odontologie pédiatrique actuelle est tout à fait armée pour offrir à nos enfants des bouches 
pratiquement exemptes de lésion carieuse avec une denture harmonieusement implantée. 
À charge pour les parents d'inculquer de saints principes d'hygiène et de ne pas attendre la survenue 
d'un problème pour consulter. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 316
7 - Traitement des dents immatures: Apexogénèse et 
Apexification 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Caractéristique de la dent immature 
III. Anatomie-physiologie de la dent immature 
IV. Apexogenèse 
1. Définition 
2. Matériaux utilisés 
1. L'hydroxyde de calcium, Ca(OH)2 
1. Propriétés 
2. Préparation 2. Minéral Trioxyde-aggregate "M.T.A" 
1. Composition 
2. Propriétés 
3. Préparations 3. Techniques 
1. Le coiffage pulpaire indirect 
1. Définition 2. Coiffage pulpaire direct 
1. Définition 
2. Indications 
3. Contre-indications 
4. Protocole opératoire 3. Pulpotomie 
1. Définition 
2. Indication 
3. Protocole opératoire 4. Classification de Nolla 
5. Résultats de l'Apexogénèse V. Apexification 
1. Définition 
2. Protocole opératoire 
3. Résultats de l'apexification 
I Introduction 
Dent sur l'arcade mais elle n'a pas terminé son évolution radiculaire. 
II Caractéristique de la dent immature 
La racine a le plus souvent un canal large, à parois parallèles voir divergentes en direction corono- 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 317
apicale, avec un apex en tromblon, non délimité en apical, soit un canal de forme tout à fait 
opposée à la forme recherchée en endodontie, il est donc indispensable face à une dent à apex 
immature de créer une matrice de la zone apicale avant d'entreprendre la thérapie endodontique 
habituelle afin de pouvoir condenser l'obturation de façon satisfaisante. 
III Anatomie-physiologie de la dent immature 
La racine présente des caractéristiques déterminées par la classification de Nolla, particulièrement 
aux stades 8 et 9. 
Anatomiquement, la racine possède; 
• Des parois dentinaires minces et fragiles; 
• Un endodonte large; 
• Ouverture apicale importante avec un ligament alvéolo-dentaire en formation. 
Physiologiquement, la pulpe et le parodonte immature possèdent des cellules jeunes à fort potentiel 
de différenciation, de défense et de réparation. 
IV Apexogenèse 
IV.A. Définition 
L'Apexogenèse est la manoeuvre thérapeutique qui permet la poursuite physiologique du 
développement radiculaire et la fermeture apicale d'une dent incomplètement formée. 
Elle est réalisée sur une dent permanente vivante et immature. 
Le but du traitement est double: 
• Provoquer au niveau coronaire une néoformation dentinaire qui protège la pulpe. 
• Permettre aux tissus pulpaires restant d'induire l'édification radiculaire. 
IV.B. Matériaux utilisés 
IV.B.a. L'hydroxyde de calcium, Ca(OH)2 
Aussi dit: chaux éteinte, chaux hydratée ou chaux délitée. 
C'est une poudre blanche très fine, sans odeur, peu soluble dans l'eau, résulte de 
la réaction suivante: 
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CaO + H2O > Ca(OH)2 
1 
Propriétés 
• pH alcalin de 9 à 13 suivant les préparations ; 
• Peu soluble dans l'eau ; 
• Radio opacité identique à la dentine ; 
• Bonne isolation thermique ; 
• Résistance à la compression satisfaisante ; 
• Résorbable ; 
• Action caustique superficielle sur les tissus ; 
• Pouvoir dentinogène important ; 
• Action antiseptique ; 
• Action anti-inflammatoire ; 
• Action hémostatique liée à la présence de Calcium. 
2 Préparation 
• Préparation magistrale: 
La poudre est dissoute dans l'eau bidistillée stérile dans un flacon 
hermétique et sombre 
• Préparation extemporanée: 
Poudre + solution anesthésique sans vasoconstricteur au sérum 
physiologique. 
• Préparation commerciale: 
• Préparations endocanalaires fluides 
Cal Sept, Pulp-dent, Hystopulpe, Calxyl... 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 319
• Préparations durcissantes 
Dycal, Procal, Difel... 
IV.B.b. Minéral Trioxyde-aggregate "M.T.A" 
1 Composition 
• Oxyde de calcium: 65%; 
• Dioxyde de silicate: 21%; 
• Oxyde de Fer: 4%; 
• Sulfate de calcium: 4%; 
• Oxyde de Magnésium: 2%; 
• Oxyde de Na-K: 0.5%. 
2 Propriétés 
• pH=10.2; 
• Non soluble dans l'eau et les fluides buccaux; 
• Bonne radio opacité; 
• Bonne étanchéité; 
• Faible cytotoxicité; 
• Pouvoir dentinogène; 
• Pouvoir antibactérien; 
• Biocompatible. 
3 Préparations 
Le MTA se présente sous forme d'une poudre grise ou blanche mélangée à 
l'eau stérile dans un rapport de 3 pour 1. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 320
IV.C. Techniques 
Deux types d'intervention sont possibles: le coiffage pulpaire et la pulpotomie, le choix est 
fonction du bilan biologique et du diagnostic posé. 
IV.C.a. Le coiffage pulpaire indirect 
• Définition 
C'est une intervention particulière à la carie à évolution rapide, elle a pour 
but de placer sur un opercule de dentine décalcifiée une substance capable 
d'induire l'apposition et la formation d'un pont dentinaire. 
IV.C.b. Coiffage pulpaire direct 
1 Définition 
Intervention qui consiste à protéger une pulpe lésée accidentellement par 
une substance biologique dans des conditions aseptiques afin de lui 
conserver sa vitalité et sa fonction. 
2 Indications 
Elles sont limitées aux catégories I et II de Baume, c'est à dire: 
• Aux pulpes vivantes sans symptomatologies, lésées accidentellement ou 
proches d'une carie ou d'une cavité profonde susceptible d'être protégé par 
coiffage. 
• Aux pulpes vivantes avec symptomatologies dont on tentera chez le 
jeune de conserver la vitalité pulpaire. 
3 Contre-indications 
• D'ordre général chez les sujets porteurs d'affections graves. 
• D'ordre local: 
• Si la dent présente des signes de pulpite. 
• Lorsque la mise à nu pulpaire est consécutive à une carie profonde 
(micro-abcés potentiel). 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 321
• Si l'exposition pulpaire est importante. 
• Quand l'effraction pulpaire date de plus de quelques heures. 
4 Protocole opératoire 
• Contrôle de la vitalité pulpaire ; 
• Radiographie préopératoire ; 
• Anesthésie locale sans vasoconstricteur ; 
• Pose du champ opératoire ; 
• En cas de carie: curetage dentinaire prudent ; 
• En cas de fracture, lavage de la plaie dentinaire et pulpaire au sérum 
physiologique ; 
• Hémostase si nécessaire ; 
• Légère élargissement de l'ouverture pulpaire afin de créer un moyen de 
rétention et de stabilité du matériau de coiffage ; 
• Restauration provisoire ; 
• Contrôles post-opératoires à 1, 3, 6 et 9 mois, cliniques et 
radiographiques. 
IV.C.c. Pulpotomie 
1 Définition 
Thérapeutique qui consiste à amputer la pulpe d'une dent immature à un 
certain niveau et à coiffer provisoirement le moignon pulpaire par un produit 
de coiffage (Ca(OH)2, MTA) dont le but est de permettre à la pulpe de 
terminer l'édification radiculaire et apicale. 
C'est un traitement provisoire, après la mise en place de la jonction 
cémento-dentinaire, on réalise la pulpectomie et l'obturation canalaire 
définitive. 
2 Indication 
• Exposition pulpaire large et sans signe d'inflammation irréversible. 
• Si le patient est traité plus de 30 minutes après l'effraction. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 322
3 Protocole opératoire 
• Radiographie préopératoire; 
• Anesthésie sans vasoconstricteur; 
• Pose du champ opératoire; 
• Ouverture de la cavité d'accès; 
• Excision sous-irrigation de la pulpe camérale; 
• Coiffage du moignon pulpaire avec Ca(OH)2 ou MTA; 
• Pose d'un pansement type IRM; 
• Reconstruction provisoire; 
• Contrôle post-opératoire à 1, 3, 6 et 9 mois. 
IV.D. Classification de Nolla 
Les différentes étapes morphologiques du développement ont été décrites par Nolla en 1960. 
• Stade 0: Absence de crypte; 
• Stade 1: Présence de crypte; 
• Stade 2: Calcification initiale; 
• Stade 3: le tiers de la couronne est édifié; 
• Stade 4: les deux tiers de la couronne sont édifiés; 
• Stade 5: la couronne est presque achevée; 
• Stade 6: la couronne est achevée; 
• Stade 7: le tiers de la racine est édifié; 
• Stade 8: les deux tiers de la racine sont édifiés (forme en tromblon); 
• Stade 9: la racine est presque achevée ; 
• Stade 10: l'extrémité apicale de la racine est achevée (la jonction cémento-dentinaire en 
place); 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 323
IV.E. Résultats de l'Apexogénèse 
• Formation d'un pont dentinaire, se déroule en 3 phases: 
• Organisation de la couche superficielle nécrosée; 
• Formation d'un réseau fibrillaire grossier qui se minéralise; 
• Réorganisation d'une couche d'odontoblastes avec formation de dentine tubulaire. 
• Édification radiculaire et fermeture apicale: 
La durée nécessaire pour obtenir une fermeture apicale complète dépend du stade de 
développement de la dent au moment du traitement. 
V Apexification 
V.A. Définition 
C'est une thérapeutique effectuée sur dents permanentes immatures dont la pulpe est 
apparemment nécrosé, son objectif est d'induire la fermeture apicale par la formation d'une 
barrière minéralisée. 
Parfois la croissance et l'allongement peuvent s'effectuer si: 
• Le stade d'évolution radiculaire correspond à l'âge dentaire du patient; 
• Et certaines cellules de la gaine de Hertwing peuvent demeurer vivantes. 
V.B. Protocole opératoire 
• Radiographie préliminaire; 
• Pose du champ opératoire; 
• Ouverture de la cavité d'accès; 
• Détermination de la longueur de travail par rapport à la paroi canalaire la plus courte; 
• Parage canalaire sous l'image excessive des parois sans irrigation constante d'hypochlorite 
de sodium à 2.5%; 
• Séchage soigneux du canal; 
• Obturation canalaire au Ca(OH)2 ou MTA jusqu'à la longueur du travail 
Contrôle radiographique immédiat, à 1 et 3 semaines puis toutes les semaines durant les trois 
premiers mois ouis tous les 2 à 3 mois. 
Si l'obturation est faite au Ca(OH)2, ils mettent en évidence les modifications de l'obturation 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 324
et la nécessité de réintervention. 
• Obturation définitive: 
Par condensation à froid ou à chaud de la Gutta percha est possible quand: 
La dent est asymptomatique; 
La barrière apicale est visible radiographiquement et perceptible cliniquement. 
• Ecouvillonnage: 
Faire rentrer et sortir avec mèche monté sur sonde ecourissoire et ne pas laisse pas à 
demeure. 
V.C. Résultats de l'apexification 
Formation d'une barrière calcifiée apicale sans allongement radiculaire. 
Ce type de réponse est lié au stade d'évolution de la dent immature qui au moment du 
traitement ne correspond pas à l'âge du patient. 
Formation d'un apex anatomique: 
Très rare, ce type de réponse peut se rencontrer lorsque le stade d'évolution de la dent 
immature correspond à l'âge dentaire du patient au début du traitement et lorsque quelques 
restes pulpaires sont encore en place. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 325
8 - Pharmacologie endodontique 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Solutions d'irrigation 
1. Dérivés chlorés 
2. Agents oxydants 
3. Chlérateurs 
4. Solutions annexes 
5. Mercryl Laurylé 
1. Composition 
2. Indications III. Médicaments intra canalaire temporaires 
1. Les antiseptiques 
1. Phénol et ses composés 
2. Les aldéhydes 
1. Le formol 
2. Le glutaraldehyde 3. Les halogénés 
1. Les dérivés chlorés 
2. Les chloramines 
3. L'iode 2. Les antibiotiques 
3. Les corticostéroïdes 
4. Hydroxyde de calcium (Ca(OH)2) 
5. Les M.T.A 
I Introduction 
Depuis des décénnie, de nombreux agents thérapeutiques ont été proposé pour répondre aux 
objectifs endodontiques (parages canalaires, contrôles de l'infection et maitrise de la douleur) 
L'évolution des concepts et de la technique endodontiques a considérablement réduit la 
pharmacologie endodontique, elle se limite actuellement à quelques solutions d'irrigations et aux 
médicaments temporaires. 
II Solutions d'irrigation 
L'irrigant à deux actions complémentaires 
• une action physique liée à la quantité de la solution utilisée 
• une action chimique liée aux qualités de l'irrigant 
L'effet de l'irrigant est fonction de sa nature, de sa concentration de la température et du temps 
d'action. 
De nombreux agents chimique ont été proposés: 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 326
II.A. Dérivés chlorés 
L'hypochlorite de sodium, utilisé à des concentration de 1 à 5%, il reste la solution 
d'irrigation de choix en endodontie, de formule chimique “ClONa” 
Propriétés 
• Action solvante très interessante 
• Action antiseptique et action bactéricide 
• Toxicité: sa cytotoxicité est proportionnelle à sa concentration 
II.B. Agents oxydants 
Peroxyde d'exygène: eau oxygéné de formule chimique H2O2, représente l'agent oxydant le 
plus utilisé en endodontie. 
Propriétés 
• Action solvante: les propriétés solvantes sont quasiment nulles mais il a une bonne action 
hémostatique. 
• Action antiseptique, son action est brève et rapidement neutralisé par les débris 
organiques. 
• Toxicité: en cas de son utilisation, il est recommandé de terminer les préparations par 
rinçage au ClONa. 
II.C. Chlérateurs 
Sont des acides faibles qui réagissent avec la partie minérale des parois dentinaire. 
Ils ont une cetaine affinité aux ions de calcium. 
Les principales solutions sont: 
• EDTA (Ethyl Di-amine Tétra Acétique) ex LARGAL 
• Acide citrique 
• RC-PREP 
• Savizol 
II.D. Solutions annexes 
L'eau distillé et le sérum physiologiques: 
Leur indication pricipale reste le rinçage final 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 327
• PARCAN: eau de Javel stabilisé purifié 
• Solution de DAKIN: c'est dy permenganette de potacium 
• Solution de LABARRAQUE 
• Chlorhexidine et héxitidine: ce sont les substaces dont l'activité anti-bactérienne est 
démontrée. 
Elles semblent moins efficaces que l'hypochlorite de sodium. Elle se caractérisent par 
l'absence totale de toxicité. 
II.E. Mercryl Laurylé 
II.E.a. Composition 
Mercurolentol, sulfate de laryl et de Na, excipiant qualité suffisante pour (q. sp ????) 
Propriétés: solution antiseptique associant un agent organomercryl (Mercurobutol) 
et un détergent tesio-actif anionique (lauryl sulfate de NA) cette solution contient 
5mg de mercure pour 100ml 
Spectre d'activité in vitro: activité antifongique (fongistatique) sur candida-albicans. 
Activité bactériostatique à large spectre et plus particulièrement sur les cocci 
gram+ 
II.E.b. Indications 
• En chirurgie: nottoyage des plaies même souillées 
• En dermatologie: dematose susceptibles de se surinfecter, ecrymas, 
hyperthyroïdie, acné, ulcère. 
• En Gynécologie: toilette vulvaire et périanale 
• En chirurgie dentaire (endodontie): traitement et désinfection endocanalaire. 
III Médicaments intra canalaire temporaires 
Le nettoyage et la mise en forme canalaire constituent l'element déterminant de la réussite des 
traitement endodontiques 
Les médicaments placés dans la chambre pulpaire exercent leur activité anti-bactérienne par 
contact direct avec les micro-organismes et/ou par émission de vapeur et de substances volatiles. 
Leur rôle est de s'opposer à une éventuelle contamination entre les séances et/ou compléter la 
désinfection canalaire. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 328
III.A. Les antiseptiques 
Bien ques très efficaces dans les infections canalaires, les antiseptiques présentent une 
agressivité tissulaire importante et une perte d'activité en présence de débris tissulaires 
qui risque de causer des dommages sévères aux tissus péri-apicaux, et qui peuvent entraver 
la guérison. 
III.A.a. Phénol et ses composés 
C'est un produit volatil, légèrement soluble dans l'eau, il possède un effet 
irritant sur les tissus vivants et présente un leger effet anesthésique. 
III.A.b. Les aldéhydes 
1 Le formol 
Antiseptique puissant, toxique mais combiné avec le crésole ou le thymol, 
il devient moins irritant. 
Remarque: Actuellement, nous nous séparons de ce produit, car il est 
toxique. 
2 Le glutaraldehyde 
Est moins volatil que le formolaldehyde, son pouvoir irritant est 
considérablement diminué. 
Actuellement, les produits formolés (Type OSOMOL) sont contre indiqués 
et ne doivent plus être utilisés dans les traitement endodontiques. 
III.A.c. Les halogénés 
1 Les dérivés chlorés 
Sont des antiseptiques puissants mais il possèdent une certaine toxicité. 
2 Les chloramines 
Elles présentent d'excellente propriétés anti-microbiennes mais aussi un 
pouvoir lytique minimal sur les tissus organiques. 
Les amines chlorés sont solubles, mais irritants et moins toxiques que les 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 329
autres composés du Cl. 
Elles sont utilisés comme médicament intra-canalaire. 
3 L'iode 
L'iode est un produit bactéricide, antimycosique, antiviral, sporicides et 
sédatif, mais malheureusement il colore en brun les tissus dentaires. 
III.B. Les antibiotiques 
Certaines spécialités sont utilisés en endodontie, ces antibiotiques sont parfois associés à 
des anti-inflammatoires. 
Ils sont introduits dans le système canalaire dans le but de réduire rapidement les 
manifestations aiguës mais leur utilisation peut être à l'origine des manifestations 
allergiques de sensibilité et de résistance. 
L'emploi de ces médicaments intra-canalaire reste relativement rare, actuellement nous les 
utilisons dans les cannaux radiculaires. 
III.C. Les corticostéroïdes 
La mise en place de corticoïdes (dexamétasone) après préparation canalaire diminue la 
douleur de façon significative dans les 24 heures mais ils ulcèrent les mécanismes de 
defense et rendent les tissus péri-apicaux particulièrement sensibles à l'infection. 
Leur usage intra-canalaire est déconseilé. 
III.D. Hydroxyde de calcium (Ca(OH)2) 
Parmi les médicament intra-canalaire temporaires, il occupe aujourd'hui encore une place 
de choix, il peut être utilisé sous forme de préparation magistrale ou commerciale. 
Propriétés: ATP-AI-Action hémostatique, action dentinogénétique. 
III.E. Les M.T.A 
Parmi les nouveaux produits présentés en endodontie, mis sur le marché sous le nom de 
“PRO-ROOT-MTA”. 
Nous avons ce qu'on appele le MTA, il a été utilisé la première fois comme matériaux 
d'obturation. 
Propriétés: 
• Physico-chimiques: PH=10,2 et atteint 12 après 3 heures. 
• présente une absence de solubilité dans l'eau. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 330
• radio opaque: présente une bonne adaptation marginale et une bonne étanchéité 
s'opposant aux infiltrations. 
• Biologiques: bio-compatible, non-cytotoxique 
• À son contact, les auteurs ont constatés la formation du cément et de l'os. 
Remarque 
Cher 
c'est un produit très cher. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 331
9- Les pulpectomies (thérapeutiques cémentogènes) 
Plan du document: 
I. Définition 
II. La pulpectomie est une intervention cémentogène 
III. Indications 
1. Selon l'état pathologique de la pulpe 
2. Selon les exigences prothétiques 
3. Selon l'âge du malade et de la dent IV. Ablation de la pulpe 
V. Les limites anatomiques de la pulpectomie 
1. Au niveau de l'apex 
2. Au niveau des canaux secondaires VI. Parage et mise en forme canalaire 
VII. Obturation canalaire 
VIII. Processus cicatriciel 
IX. Desinfection des canaux 
X. Protocole operatoire 
1. Pulpectomie sous anesthésie 
1. Radiographie préliminaire 
2. Anesthésie 
3. Pose de champ opératoire 
4. Curetage dentinaire complet 
5. Ouverture 
6. Exèrèse 
7. Hémostase 
8. Repérag des orifices 
9. Cathétérisme des canaux 
10. Pulpectomie proprement dite 
11. Séchage et hémostase 
12. Obturation canalaire 
1. Méthode classique 
2. Obturation tridimentionnelle 13. Radiographie de contrôle 
14. Obturation provisoire de la dent 
15. Obturation étanche 2. Pulpectomie après escharification 
1. Radiographie préliminaire 
2. Curtage dentinaire complet 
3. Pose de l'escarrotique 
1. Mode d'action 
2. Indications 
3. Contre indications 
4. Technique opératoire 4. Dépose du pansement arsenical 
5. Ouverture de la chambre pulpaire 
6. Excision de la pulpe camérale 
7. Repérage des canaux 
8. Cathétérisme des canaux 
9. Préparation canalaire sous irrigation. 
10. Extirpation 
11. Séchage 
12. Obturation canalaire 
13. RX de contrôle 
14. Restauration coronaire étanche XI. Evolution et pronostic 
XII. Conclusion 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 332
I Définition 
C'est une intervention qui consiste dans l'ablation de la pulpe camérale et radiculaire suivie de 
l'obturation de la cavité pulpaire, pour supprimer sa vacuité et permettre la cicatrisation du 
desmodonte, puis la fermeture cémentaire de l'orifice canalaire apical. 
II La pulpectomie est une intervention cémentogène 
Le terme de pulpectomie couvre à la fois: 
• L'ouverture de la cavité pulpaire, pour accéder à la pulpe (réalisation de la cavité d'accès) 
• L'ablation de la pulpe, c'est à dire pulpectomie proprement dite. 
• L'obturation canalaire, qui suit et peut correspondre sous un certain angle à une “suture”. 
III Indications 
III.A. Selon l'état pathologique de la pulpe 
• Pulpites totales, quelles que soient leur origine, y compris les échecs des 
thérapeutiques dentinogènes. 
• Fermées: pulpites aigués primaire ou secondaires, ou pulpo-desmodontites, pulpites 
ascendantes. 
• Ouvertes hyperplasiques, ou ulcéreuses: pulpites chroniques ouvertes, pulpites 
chroniques hyperplasiques. 
• Résorptions intraradiculaires centrales (granulome interne). 
III.B. Selon les exigences prothétiques 
• La perte de substance subie par la dent est importante. La restauration exige une 
rétention canalaire, c'est à dire un ancrage radiculaire. 
• La préparation coronaire est très mutilante, proche de la pulpe. 
L'indication d'une pulpectomie est posée. 
III.C. Selon l'âge du malade et de la dent 
Les coiffages sont indiqués sur des pulpes jeunes (Catégorie II de Baume) 
Les pulpectomies aussi, ont besoin de canaux facilement pénétrables pour être bien réussies. 
Les dents figées peuvent devenir une contre indication. La pulpectomie surtout dans sa 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 333
forme “haute” trouve son indication. 
La généralisation de la pulpectomie chez le jeune parce que les canaux sont larges, n'est pas 
admise. 
IV Ablation de la pulpe 
L'arrachement de la pulpe avec un tire nerf est une méthode grossière et barbare. 
Dans les cas favorables, la pulpe est extirpée en une seule fois, mais sans savoir si elle l'est ou non 
dans les canaux latéraux. 
Il y a déchirement du parenchyme pulpaire et des paquets vasculonerveux sans contrôle, en 
aveugle. 
Cette élimination en bloc de la pulpe exige un canal volumineux où tire nerf et autres instruments 
puissent passer facilement jusqu'à l'apex. 
Ceci est possible sur les monoradiculéea, mais pour les autres dents, il faut agrandir au préalable la 
lumière du canal. 
L'élargissement à l'aide de limes et de broches, précède l'ablation de la pulpe dans un canal plus 
étroit. 
En même temps que l'on régularise les parois canalaires, on déchire le tissu pu1paire, on parle de 
“débridement”. 
Du point de vue de la section de la pulpe, la lime et la broche ont un avantage sur le tire nerf, bien 
que la coupe ne soit pas franche non plus. 
Dans tous les cas, l'absence d'une section franche de la pulpe apicale, occasionne à elle seule, une 
desmodontite passagère, qui peut être aggravée par des fautes opératoires. 
Le débridement ou déchirement de la pulpe radiculaire à l'aide de limes ou de broches, se fait sous 
irrigation au CloNa, qui a une action solvante. 
Les instruments ultrasoniques ont permis d'améliorer 1es traitements endodontiques, débridements, 
irrigation et autres, sont des actes qui ont évolués grâce à l'amélioration de la technologie. 
V Les limites anatomiques de la pulpectomie 
À cause de la complexité morphologique de la cavité pulpaire, et du passage étroit entre la pulpe et 
le desmodonte, la pulpectomie ne peut jamais être totale (On parle d'un réseau canalaire) 
La pulpectomie se situe à 3 niveaux anatomiques différents, par rapport aux orifices: 
• Du foramen apical 
• Des canaux secondaires 
• Des canalicules dentinaires 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 334
V.A. Au niveau de l'apex 
Le foramen apical est rarement unique, mais présente souvent la forme d'un delta. 
La limite théorique de la pulpectomie doit correspondre à la jonction cémentodentinaire. 
L'extirpation pulpaire et l'obturation canalaire doivent être en deçà de l'apex. 
En rappel, pour dénommer l'extrémité radiculaire d'une dent, il existe plusieurs synonymes. 
On parle de: 
• Jonction cémentodentinaire 
• construction appical 
• Apex physiologique 
Lieu de confluence de la dentine et du cément sur les parois canalaires. 
Tous ces termes ne sont pas à confondre avec: 
• Apex anatomique 
• Dôme apical. 
• Vertex anatomique 
Qui désignent tous l'extrémité radiculaire. 
L'apex radiographique ou foramen apical ou extrémité apicale est l'endroit sur la 
radiographie où un instrument placé dans le canal intersecté la surface radiculaire. 
La construction apicale est la zone la plus rétrécie du canal. Sa situation est toujours 
proche du foramen. 
L'intervention doit être limitée par la butée apicale naturelle (rétrécissement du foramen) 
ou artificielle, due à la préparation. 
V.B. Au niveau des canaux secondaires 
Il est impossible d'extirper la pulpe contenue dans tous les canaux secondaires et de les 
remplir. 
Un certain nombre de considérations importantes en découlent: 
• L'extirpation de la pulpe n'est pas le seul contenu du canal principal. 
Avec la technique d'arrachage au tire nerf, on ne sait pas ce qu'on enlève ; la section à la 
broche est préférable. 
• Après l'extirpation de la pulpe, les canaux secondaires peuvent être vides ou pleins et 
l'opérateur l'ignore. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 335
• Après l'action des la broche, le contenu tissulaire persiste dans les canaux secondaires. 
La matière obturatrice viendra coiffer son extrémité interne et l'on se trouve dans un cas 
d'une pulpotomie des canaux secondaires. 
VI Parage et mise en forme canalaire 
Le concept triade endodontique ou le parage canalaire, consiste à éliminer tissu pulpaire et 
irritant par une action chimico-mécanique de mise en forme et nettoyage où l'obturation 
tridimensionnelle assure la pérennité des résultats obtenus. 
La mise en forme canalaire doit se faire en milieu humide. 
La mise en forme à sec peut conduire au tassement dans la zone apicale des débris dentinaires, qui 
empêcheraient le scellement correct du foramen. 
Lors d'une pulpectomie, la préparation canalaire vise à régulariser les parois canalaires (la dentine 
radiculaire n'est pas infectée) et à éliminer le contenu canalaire. 
Le “CloNa” reste la solution la plus utilisée. 
Ses propriétés physicochimiques lui confèrent l'effet de dissolution nécessaire à la mise en 
suspension des débris dentinaires. 
Les manoeuvres instrumentales génèrent des copeaux dentinaires, qui en s'ajoutant aux débris 
pulpaires et aux solutions d'irrigation forment une couche de bone(???) dentinaire, adhérente aux 
parois canalaires. 
Avant l'obturation canalaire, afin d'éliminer l'enduit pariétal pour avoir des parois propres qui 
garantissent la mouillabilité et l'adaptation des matériaux d'obturation sur les parois canalaires. 
On procède de la manière suivante: 
L'irrigation consiste en une première solution d'EDTA à 17% pendant 2 min (2 ml par canal) suivie 
d'hypochlorite de sodium à 2.25% (pendant 2 min et 2 ml par canal). 
L'EDTA pour éliminer les enduits pariétaux. 
Le CloNa pour compléter l'ouverture des entrées des canalicules dentinaires. 
La réalisation d'une cavité d'accès à 4 parois a son importance: elle constitue un réservoir pour la 
solution d'irrigation et permet ainsi son renouvellement et sa pénétration. 
Pendant toute la durée du traitement, l'irrigation est in situ et les instruments le font pénétrer 
dans le système canalaire. 
L'hypochlorite est transporté à l'aide de seringue, en respectant la triade : 
• contact avec les murs canalaires 
• retrait 
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• éjection 
VII Obturation canalaire 
L'obturation canalaire a le mérite de supprimer l'espace mort et l'infection, de coiffer les portions 
tissulaires persistantes et le desmodonte. 
L'obturation canalaire ne doit pas déborder à l'apex, elle doit se tenir légèrement en deçà au 
contact de l'invagination desmodontale (J.C.D). 
Il ne faut pas blesser le desmodonte, dont on attend la cicatrisation. 
Afin d'obturer les canaux secondaires, il faut réaliser une obturation sous pression, ce que ne fait pas 
le bourre pâte de Lentulo. 
On l'obtient par la technique de Schilder, par condensation de gutta percha chauffée. 
Le meilleur matériau d'obturation canalaire est un polymère résineux avec les mêmes propriétés 
thermoplastiques que la gutta percha, mais qui est collé dans le canal mis en forme, à l'aide d'un 
adhésif automordançant: 
Le Real Seal. 
Il est utilisable avec les mêmes techniques de condensation que la gutta percha. 
VIII Processus cicatriciel 
C'est un processus cémentogène. 
A l'apex, il y a plusieurs possibilités de rapport entre la matière obturatrice canalaire et le 
desmodonte. 
1. La pâte est au contact du desmodonte. 
Elle le coiffe, c'est sous la substance, que se produit la cicatrisation. 
L'irritation due, à la section de la pulpe, au contact de la pâte et ses composantes chimiques, est à 
l'origine d'une inflammation, puis d'une petite escarre desmodontale, qui joue le même rôle de trame 
inductrice, que l'escarre de la pulpe dans le coiffage pulpaire. 
Le caillot consécutif à l'extirpation de la pulpe intervient également. 
La clé du succès d'une pulpectomie réside dans le maintien en bonne santé du desmodonte. Il faut 
rester en deçà de l'apex. 
2. Il persiste entre la pâte et le desmodonte un peu de tissu. Le cément cicatriciel se constitue sous 
ce tissu. 
3. La matière obturatrice déborde du foramen apical 
La cémentogénèse n'a pas lieu autour de ce corps étranger, tant qu'il constitue une irritation pour le 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 337
desmodonte et qu'il détermine son inflammation. 
4. La substance obturatrice n'a pas atteint le desmodonte et le canal est vide: 
• La distance est grande entre eux, un espace mort est créé et l'infection s'installe. 
• La distance est courte, l'espace peut être comblé par capillarité, par des fluides provenant du 
desmodonte. 
• La cicatrisation et la minéralisation ne peuvent avoir lieu, que dans un milieu stérile légèrement 
basique. 
Une technique opératoire aseptique est nécessaire. 
IX Desinfection des canaux 
C'est une étape de la pulpectomie que l'on peut éviter à condition de travailler aseptiquement, car il 
n'y a pas infection pulpaire radiculaire dans le cas des pulpites. 
Aux stades de pulpite purulente, les germes sont dans les canaux radiculaires, mais pas encore dans 
la dentine radiculaire. 
Quand la désinfection est nécessaire, on la pratique de la même manière que pour la gangrène. 
La solution d'irrigation utilisée lors de la préparation canalaire joue le rôle de désinfection. 
X Protocole operatoire 
X.A. Pulpectomie sous anesthésie 
appelée également: 
• Pulpectomie immédiate. 
• Biopulpectomie 
X.A.a. Radiographie préliminaire 
Permet de visualiser le nombre, la forme des racines, l'anatomie apicale et la 
lumière canalaire, les rapports de la dent avec ses antagonistes. 
X.A.b. Anesthésie 
Elle peut être locale ou locorégionale. 
X.A.c. Pose de champ opératoire 
La mise en place de la digue est obligatoire. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 338
X.A.d. Curetage dentinaire complet 
X.A.e. Ouverture 
Ouverture de la chambre pulpaire avec: 
• Trépanation du plafond pulpaire, à l'aide d'une fraise boule stérile. 
• Extension ou ouverture complète de la chambre pulpaire à l'aide d'une fraise de 
Batt, on réalise la cavité d'accès. 
X.A.f. Exèrèse 
Exérèse de la pulpe camérale à l'aide d'un excavateur 
X.A.g. Hémostase 
X.A.h. Repérag des orifices 
Repérage de l'orifice des canaux à l'aide d'une sonde Rhein n°3 
X.A.i. Cathétérisme des canaux 
On utilise une lime n°10 ou 15. On prend une radiographie avec la lime en place, afin 
de déterminer la longueur de travail L.T. 
X.A.j. Pulpectomie proprement dite 
• À l'aide de tire nerf, si le canal est large, on fait pénétrer le tire nerf, au 2/3, 
puis avec une torsion d'1/4 de tour, on retire l'instrument et le paquet vasculo-nerveux. 
• À l'aide de lime ou de broche, on réalise le débridement et en même temps la 
préparation canalaire. 
La L.T. doit être reportée sur chaque instrument, qui pénétre dans le canal. 
Dans la séquence de la préparation canalaire, la lime H suit toujours la lime K, du 
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même numéro. Le CloNa utilisé lors de la préparation canalaire a la propriété d'être 
antihémorragique. 
X.A.k. Séchage et hémostase 
Séchage et hémostase à l'aide des pointes absorbantes ou de mèches de coton 
montées sur sonde à canaux. 
X.A.l. Obturation canalaire 
1 Méthode classique 
Selon la méthode classique à l'aide de Ozn-Eu et un bourre pâte Lentulo. 
La pâte doit être de consistance crémeuse. 
Le diamètre du Lentulo correspond à un numéro inférieur au dernier 
instrument, utilisé lors de la préparation canalaire. 
Le Lentulo doit tourner dans le sens des aiguilles d'une montre, a faible 
vitesse. 
Le Lentulo est introduit à l'arrêt et ressortit en marche. 
Plusieurs transports de pâte sont nécessaires. 
Afin d'avoir une obturation homogène, nous pourrons utiliser des cônes de 
gutta: on parle d'une obturation mixte. 
2 Obturation tridimentionnelle 
Selon les techniques de condensation à la gutta percha 
X.A.m. Radiographie de contrôle 
X.A.n. Obturation provisoire de la dent 
Restauration coronaire étanche le plus rapidement, afin de prévenir la 
contamination des réseaux canalaires. 
X.A.o. Obturation étanche 
Obturation coronaire étanche le plus rapidement afin de prévenir la contamination 
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du réseau canalaire. 
X.B. Pulpectomie après escharification 
appelée également 
• Pulpectomie médiate 
• Nécropulpectomie 
X.B.a. Radiographie préliminaire 
X.B.b. Curtage dentinaire complet 
X.B.c. Pose de l'escarrotique 
L'escarrotique utilisé est l'anhydride arsénieux As2 03 
Le As2 03 réclame une méthodologie rigoureuse et des indications précises. 
1 Mode d'action 
L'As3 03 n'agit que sur le tissu vivant, par intoxication cellulaire. 
Le fluide pulpaire rentre en contact avec le produit et provoque une escarre 
irréversible. 
En profondeur, le produit diffuse dans la masse sanguine et entraîne 3 sortes 
de perturbation: 
• Altération des cellules pulpaires : inhibition de l'oxygénation par blocage 
des systèmes d'oxydoréduction qui entraîne anoxie et asphyxie tissulaire. 
• Altération vasculaire provoquant l'inflammation, congestion, hyperhémie 
et dégénérescence tissulaire. 
• Altération des structures nerveuses. 
2 Indications 
de nos jours, les indications de 1'As203 ne révèlent plus que des contre 
indications formelles de l'anesthésie, à savoir hémophilie, allergie, 
lipothymies. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 341
3 Contre indications 
dents antérieures, dents délabrées, dents temporaires, pulpite chronique 
hyperplasique. 
4 Technique opératoire 
La diffusion du produit par voie vasculaire doit étre rapide et profonde. 
L'interposition d'une couche épaisse freine l'action en profondeur. 
Une corne pulpaire doit être dénudée? 
La pulpe ne doit pas être trop congestionnée. 
Pour éviter sa diffusion marginale “la fusée”, l'herméticité de l'obturation doit 
être parfaite. 
Le pansement dit “tête d'épingle” contient 1mg. 
Cette tête doit être disposée sur la corne pulpaire dénudée si possible. 
Pour diminuer la réaction algique, on peut accompagner le pansement 
arsenical d'une boulette d'antalgique (pulpisedol, pulperyl, pulparthrol). 
L'As2 03 est soluble dans les ciments à base d'engénol et de résine. 
On utilise un ciment à l'oxyphosphate de zinc, comme obturation temporaire 
qui sera coulé dans la cavité. 
L'ajustage et la stabilité de l'obturation assurent une herméticité durable 
indispensable à la prévention de la “fusée médicamenteuse” 
La fusée arsenicale, peut être le résultat d'une erreur opératoire. 
L'action arsenicale peut s'étendre: 
• à la gencive 
• au desmodonte 
• à l'os 
La durée d'action de l'As2 03 est de 7 jours pour la pulpectomie. 
X.B.d. Dépose du pansement arsenical 
Les étapes suivantes sont identiques à la pulpectomie sous anesthésie à savoir 
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X.B.e. Ouverture de la chambre pulpaire 
X.B.f. Excision de la pulpe camérale 
La pulpe étant escarrifiée, ii n y a pas de saignement, donc pas d'hémostase. 
X.B.g. Repérage des canaux 
X.B.h. Cathétérisme des canaux 
Prise d'une radiographie avec limes en place, pour déterminer le L.T. 
X.B.i. Préparation canalaire sous irrigation. 
X.B.j. Extirpation 
Les filets radiculaires escarrifiés, peuvent être extirpés à l'aide de tire nerf. 
X.B.k. Séchage 
Séchage des canaux à l'aide de pointes ou de mèches de coton montées sur sondes à 
canaux. 
X.B.l. Obturation canalaire 
• Selon la méthode classique à l'aide Ozn—Eu. 
• Selon les techniques de condensation à la gutta percha. 
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X.B.m. RX de contrôle 
X.B.n. Restauration coronaire étanche 
XI Evolution et pronostic 
Habituellement, la pulpectomie n'est suivie d'aucune symptomatologie. Le malade doit être revu 
entre 4 et 7 jours. 
Il arrive qu'on note: 
• une douleur au point d'injection de l'anesthésie locale 
• une desmodontite subaiguë, qui résulte d'une accumulation d'irritations dues à des 
dépassements: 
• mécaniques, d'instruments (piqûres apicales), du matériau d'obturation (pâte, cône) 
• chimiques et médicamenteuses (As2 03, antiseptiques volatiles) 
• Ces inflammations postopératoires sont peu douloureuses ne durent que quelques jours. 
• Si la radiographie de contrôle est satisfaisante, ii faut savoir attendre et calmer sans 
réintervenir. 
XII 
Conclusion 
La pulpectomie est une intervention chirurgicale difficile. 
Si le pronostic est convenable sur les monoradiculées à canaux larges. 
Il devient médiocre pour les pluriradiculées. 
Il ne faut pratiquer une pulpectomie que lorsque l'on est contraint et forcé. 
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10 - La chirurgie endodontique 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Indications de la chirurgie endodontique 
1. La douleur 
2. Complications anatomiques 
3. Les problèmes iatrogènes 
4. Traumatismes 
5. Traitement des lésions parodontales importantes III. Contre-indications de la chirurgie endodontique 
1. Contre-indications générales 
2. Contre-indications locales IV. Techniques opératoires de la chirurgie endodontique 
1. Principes de l'intervention 
1. Choix du tracé du lambeau 
1. Lambeau semi-lunaire: lambeau N°1 
2. Lambeau triangulaire: lambeau N°2 
3. Lambeau trapézoïdal: Lambeau N°3 2. L'ostéotomie 2. Les actes chirurgicaux 
1. Le curetage apical 
1. Définition 
2. L'intervention 2. La résection apicale: apicectomie 
1. Intervention 3. L'obturation à rétro 
4. Le drainage trans-alvéolaire V. Conclusion 
I Introduction 
La chirurgie endodontique est l'ensemble des procédés chirurgicaux qui ont pour objectif de pallier à 
l'inefficacité ou l'impossibilité des traitements endodontiques. 
Des progrès de la thérapeutique canalaire endodontiques conventionnelle de ces dernières années 
ont réduit de façon considérable les indications de l'intervention chirurgicale. 
Ce phénomène s'explique par l'amélioration des instruments et matériaux, une connaissance accrue 
de l'anatomie canalaire, l'amélioration des techniques d'intervention, ainsi qu'une meilleure 
compréhension des sciences médicales de base. 
Cependant, malgré ces améliorations, le clinicien doit faire face à des problèmes qui ne peuvent être 
traités par les méthodes non chirurgicales, et pour cela le recours aux techniques chirurgicales reste 
une nécessité pour résoudre ces problèmes (faute de quoi, l'extraction est la seule solution) 
Ainsi, la chirurgie endodontique, doit être considérée comme une extension rationnelle de la 
thérapeutique endodontique et non comme une technique endodontique radicale. 
Les interventions les plus courantes sont: 
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• Les drainages transalvéolaires 
• Les curetages péri-apicales avec ou sans résection de l'apex 
• Les amputations radicales et les hémisections assurant dans bien de cas, la conservation de 
l'organe dentaire 
II Indications de la chirurgie endodontique 
II.A. La douleur 
Les douleurs peuvent être intenses avec peu ou pas de tuméfaction et persistants même après 
traitement analgésique chez certains patients présentant un abcès aigu. 
Pour ces cas, l'indication d'un drainage s'impose, après trépanation de l'os. 
II.B. Complications anatomiques 
Des systèmes canalaires telles que: 
• Canaux calcifiés 
• Calcifications pulpaires infranchissables (dentinels ou pulpoliths) 
• Edification apicale incomplète (après échec du traitement endodontique) 
• Les résorptions radiculaires (internes et externes) 
• Fenestration et déhiscence canalaire ou dent non-négociable. 
II.C. Les problèmes iatrogènes 
• Dépassement important du matériau d'obturation canalaire non résorbable 
• Présence de cône d'argent ou cône de Gutta avec obturation incomplète du canal 
• Fracture d'instrument dans le canal 
• Perforation produite lors de préparation du logement du tenon radiculaire en cas de 
déviation. 
• Présence de prothèse à tenon radiculaire sur une racine atteinte d'une lésion péri-apicale. 
• Douleur persistante après obturation. 
• Absence de guérison d'une lésion péri-apicale. 
• Traitements endodontiques antérieurs incomplets 
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II.D. Traumatismes 
• Fracture radiculaire avec nécrose profonde. 
• Dents extrusées, intrusées ou déplacées. 
II.E. Traitement des lésions parodontales importantes 
• Affectant une racine dentaire sur l'espace interadiculaire des molaires supérieures et 
inférieures. 
III Contre-indications de la chirurgie endodontique 
III.A. Contre-indications générales 
Chez les patients présentant: 
• Une hypertension sévère incontrôlée 
• Infarctus du myocarde récent 
• Endocardite (bactériémie) subaiguë infectieuse 
• Problèmes hématologiques incontrôlés 
• Ostéoradionécrose de la zone d'intervention choisie 
• Diabète incontrôlé. 
III.B. Contre-indications locales 
• Insuffisance du support osseux 
• Lésion parodontale avec mobilité dentaire 
• Accès opératoire difficile (dent postérieures, racine palatine...) 
• Rapport anatomique défavorable (sinus maxillaire, trou mentonnier, canal dentaire 
mandibulaire...) 
• Pour les pluri-radiculées: racines fusionnées ou trop proches rendant difficile 
l'hémisection ou l'amputation radiculaire 
• Lésions parodontales ou carieuse affectant toutes les racines 
• Racines excessivement longues. 
IV Techniques opératoires de la chirurgie endodontique 
Après évaluation clinique et radiologie du cas, l'indication opératoire est posée. 
Une prémédication peut s'avérer nécessaire si l'état psychologique du patient le requiert 
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(prescription d'anxiolytique) 
Dans certains cas, la prise d'ATB préopératoire est indiquée (cardiopathe à risque minime, 
diabétiques contrôlés...) 
Les différents temps d'anesthésie choisis sont réalisés... 
Le matériel et matériaux utilisés (instruments, plateau chirurgical stérile, asepsie, pâtes 
d'obturation...) 
IV.A. Principes de l'intervention 
IV.A.a. Choix du tracé du lambeau 
Il existe plusieurs tracés au dessus du lambeau, l'indication se fait selon certains 
facteurs (nombre de dents intéressées, longueur des racines, hauteur de la 
gencive attachée, structures anatomiques avoisinantes, accès nécessaire, 
présence de prothèses scellées...) 
1 Lambeau semi-lunaire: lambeau N°1 
C'est une incision horizontale courbe, avec sa partie convexe près de la 
crête gingivale. 
Il est facile à réaliser, avec proximité de l'apex dentaire concerné, étendue 
anesthésique limité, attache gingival non-perturbée. 
Mais il est toujours hémorragique car situé en grande partie dans la 
muqueuse alvéolaire (limité si mauvaise appréciation de la taille de la 
lésion: problème) 
2 Lambeau triangulaire: lambeau N°2 
C'est une incision horizontale le long de la crête gingivale, jointe à une 
simple incision verticale de décharge. 
Bon tracé pour les traitements des racines courtes, bon accès pour les 
traitements latéraux de la racine, facile à repositionner, mais les attaches 
gingivales sont perturbés et les sutures sont difficiles car entre les dents, 
l'hygiène également difficile. 
3 Lambeau trapézoïdal: Lambeau N°3 
C'est une incision gingivale horizontale reliant deux incisions verticales. 
Il permet un accès excellent au site chirurgical, permet le traitement de 
plusieurs dents, traitement latéral des racines possible, traitement des 
racines longues ou courtes, mais l'atteinte gingivale plus grande: attaches, 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 348
fibres. 
Sutures difficiles, hygiène orale également. 
IV.A.b. L'ostéotomie 
Le premier objectif de la chirurgie apicale est de localiser l'apex de la dent 
atteinte (ou des dents...) 
Parfois, une résorption pathologique chirurgicale peut provoquer la destruction 
importante de l'os vestibulaire recouvrant les extrémités radiculaires: 
Cependant, dans la plus part des cas, l'os vestibulaire est pratiquement 
totalement intact et l'exposition de la racine doit être obtenue en éliminant l'os 
qui la recouvre (localisation selon les repères anatomiques, radiographiques, 
longueur moyenne...) 
Un trou est pratiqué (entre 2 à 6mm en deçà de l'extrémité radiculaire) 
perpendiculairement au grand axe dentaire avec des fraises en carbure de 
tungstène chirurgicales fissures, cône cylindrique ou ronde N°6, utilisées à vitesse 
moyenne sous irrigation pour éviter les brûlures de l'os (ostéonécrose), on débute 
avec la turbine, puis on continue avec un contre angle (ou pièce à main à vitesse 
variable) 
En cas de problème de localisation, prendre une radiographie avec un petit 
morceau d'enveloppe radio-opaque du film placé dans l'os de la zone de fraisage 
pour la réorientation. 
IV.B. Les actes chirurgicaux 
IV.B.a. Le curetage apical 
1 Définition 
C'est une intervention intéressant le 1/3 apical radiculaire qui consiste en 
l'exérèse des tissus pathologiques de l'apex entretenus par une infection en 
zone canalaire. 
2 L'intervention 
La trépanation osseuse est faite comme décrite précédemment. 
On procède d'abord au décollement de la lésion avec une curette à bords 
tranchants (les parois cavitaire, osseuse et apex radiculaire) puis le tissu 
pathologique est dégagé, la curette est utilisée comme une cuillère pour 
vider la cavité osseuse. 
L'élimination chirurgicale du tissu pathologique après une thérapeutique en 
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zone efficace permet à l'organisme de commencer immédiatement la 
réparation. 
La cavité osseuse vidée est remplie par un caillot sanguin et, au cours des 
semaines suivantes, la formation osseuse se produit. 
De l'os nouveau (néoformé) se formant dans l'espace précédemment vidé, 
l'observation radiographique d'une trabéculation peut être vue six semaines 
après l'intervention. 
IV.B.b. La résection apicale: apicectomie 
La résection d'un fragment de l'extrémité de la racine est indiqué après curetage 
apical, lorsqu'une obturation à été nécessaire et lorsque l'accès à l'ensemble de la 
lésion pathologique l'indique (pour l'accès postérieur) 
• Intervention 
La résection de l'apex est oblique, c'est à dire taillée en biseau linguo-vestibulaire 
de façon à voir la surface totale de la section radiculaire. 
Cette intervention est réalisée à l'aide d'une fraise fissure. 
La préparation canalaire apicale est semblable à celle d'une cavité de classe 
I: de la surface biseauté, à l'aide d'une fraise boule ou cône renversée sur 
une profondeur de 2 à 3mm: le foramen apical est élargi 
L'obturation assure l'hémostase et tamponne la cavité osseuse (protection 
avec la cire à os ou bande gaze) 
L'obturation canalaire conventionnelle peut se faire à la même séance. 
IV.B.c. L'obturation à rétro 
Le scellement apical de la racine va se faire de préférence avec de l'amalgame 
d'argent, l'utilisation d'instruments adaptés: micro porte-amalgame et petits 
fouloirs conçus pour l'obturation des petites préparations _______. 
Après avoir obturé et condensé le maximum, il faut éliminer les débris 
d'amalgame. 
Polir l'amalgame en surface (lisse) avec un brunissoir. 
On repositionne le lambeau qui est ensuite suturé, la radiographie de contrôle 
peut être prise. 
Le patient est mis sous couverture antibiotique post-opératoire. 
Le fil de suture sera enlevé environ une semaine plus tard 
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Bains de bouche d'eau salée tiède seront préconisés et brossage modéré. 
La guérison des sites chirurgicaux, péri-apicaux sera suivie par contrôles 
chirurgical et radiographique, dans les mois qui suivent. 
La plaie cicatrice de la même manière que lors d'une extraction et la muqueuse 
de recouvrement cicatrise la première parce que les berges de la ____ ont été 
affrontées (reliées) 
Dans la zone apical se forme un caillot avec croissance de fibroblastes de la zone 
environnante, de nouveaux capillaires se forment (cellules endothéliales) 
Les ostéoblastes apparaissent, et dépassent la matrice ostéoïde (collagène) qui se 
minéralise pour former un tissu osseux, ceci jusqu'à disparition complète du tissu 
de granulation: guérison variable selon les individus. 
IV.B.d. Le drainage trans-alvéolaire 
En présence d'un abcès aiguë (pendant le drainage cortical ne se fait pas ou canal 
obturé en pâte ou tenon), l'évolution de l'inflammation péri-apicale se limite à la 
densité osseuse corticale, et dans ces cas, il faut établir une voie d'évacuation 
pour les fluides emprisonnés dans l'os (pus, sang, ligament inflammatoires...) 
Une première incision est réalisée d'abord de la muqueuse, puis l'os est trépané à 
l'aide d'une fraise puis élargissement de l'ouverture. 
Mise sous couverture antibiotique du patient et surveillance doit être assurée 
(évolution) 
V Conclusion 
La combinaison des connaissance et d'un jugement clinique sûr peut apporter (améliorer) la qualité 
des soins apportés aux patients en incorporant l'endodontie chirurgicale au plan de traitement. 
Actuellement, elle est officiellement reconnue en tant que spécialité à part entière de l'art dentaire. 
Il faut reconnaître l'importance de ces techniques dans le traitement conservateur. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 351
11 - Les traumatismes dentaires: thérapeutiques 
Plan du document: 
I. Rappels: 
1. L'émail 
2. La dentine 
3. La pulpe 
4. Le cément 
5. Le desmodonte 
6. L'os alvéolaire II. Étiologies des traumatismes dentaires 
III. Mécanismes des lésions traumatiques dentaires 
1. Traumatisme direct 
2. Traumatisme indirect 
3. Intensité du traumatisme IV. Classification détaillée 
1. Lésions des tissus durs de la dent et de la pulpe 
2. Lésions des tissus parodontaux 
3. Lésion de l'os de soutien 
4. Lésions de la gencive V. Première consultation du patient traumatisé 
1. Anamnèse 
2. Examen clinique 
3. Test de vitalité 
4. Examen radiographique VI. Traumatismes des dents permanentes 
1. Traumatismes coronaires 
1. Fractures coronaires non pénétrantes 
1. Fêlures 
1. Le diagnostic 
2. Signes cliniques 
3. Traitement 
4. Pronostic 2. Fractures de l'émail 
1. Signes cliniques 
2. Traitement 
3. Pronostic 3. Fractures coronaires amélo-dentinaires 
1. Diagnostic 
2. Signes cliniques 
3. Radiographie rétro-alvélolaire 
4. Traitement 2. Fractures coronaires pénétrantes 
1. Dents matures 
2. Dents immatures 
1. Technique d'apexo-génèse 
1. Coiffage pulpaire direct 
1. Indications 
2. Techniques opératoires 
3. Contrôle radiologique et chimique 
4. Pronostic 2. Pulpotomie partielle 
1. Indications 
2. Technique opératoire 
3. Pronostic 3. Pulpectomie cervicale 
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1. Technique opératoire 
2. Suivi post-opératoire 
3. Technique d'apexification 
1. Examen clinique 
2. Examen radiographique 
3. Technique opératoire 2. Les fractures corono-radiculaires 
1. Fractures corono-radiculaires non pénétrantes 
1. Traitement 2. Fracture corono-radiculaire compliquée 
3. Fractures radiculaires 
1. Diagnostic 
1. Fracture du 1/3 cervical 
2. Fracture du 1/3 moyen 
3. Fracture du 1/3 cervical 2. Traitements 
3. Pronostic à long terme des fractures radiculaires 
1. Guérison avec formation de tissu calcifié 
2. Guérison avec interposition de tissu conjonctif 
3. Guérison avec interposition d'os et de tissu 
conjonctif 
4. Guérison avec interposition de tissu 
granulomateux 3. Concussion et subluxation 
1. Concussion 
1. Diagnostic 
2. Traitement 
3. Pronostic 2. Subluxation 
1. Diagnostic 
2. La radiographie 
1. Traitement 
2. Pronostic 3. Extrusion 
1. Diagnostic 
2. Radiographie 
3. Le traitement 
4. Pronostic 4. Luxation latérale 
1. Diagnostic 
2. La radiographie 
3. Le traitement 
4. Contrôle 
5. Pronostic 5. Intrusion 
1. Diagnostic 
2. Diagnostic 
3. Traitement 
1. Dents immatures 
2. Dents matures 6. Expulsion 
1. Diagnostic 
2. Traitement 
1. Dent mature 
1. La première phase 
2. La deuxième phase 2. Dent immature 
1. Traitement 
1. La première phase 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 353
2. La deuxième phase 2. Contrôle 
3. Pronostic VII. Traumatismes des dents temporaires 
1. Examen du jeune patient 
1. Examen clinique 
2. Examen radiographique 
3. Traitements 2. Fractures 
1. Fractures coronaires 
1. Fracture de l'émail 
2. Fracture email, dentine 
3. Fractures email, dentine et pulpe 
4. Anesthésie 
5. Pour les dents résorbés (stade III) 2. Fractures corono-radiculaires 
3. Fractures radiculaires 3. Concussion et subluxation 
4. Extrusion 
5. Intrusion et luxation latérale 
1. Traitement 6. Expulsion 
I Rappels: 
La dent est formée de la couronne et de la racine, la couronne est formée de l'émail, de la dentine et de la 
pulpe camérale. La racine est formée de dentine, cément et pulpe radiculaire Le parodonte, élément de 
soutient de la dent comprend le cément, le desmodonte, l'os alvéolaire et la fibro-muqueuse gingivale. 
I.A. L'émail 
Recouvre la dentine coronaire au dessus du collet anatomique plus épais au niveau des cuspides 
(2.5mm), plus mince au niveau du collet. 
I.B. La dentine 
Dureté inférieure à celle de l'émail, contrairement à l'émail, la dentine s'édifie de façon 
concentrique et l'on distingue: _ La dentine primaire _ La dentine secondaire _ La dentine tertiaire 
(réactionnelle) 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 354
I.C. La pulpe 
Zone de rôle capitale dans la dentinogénèse En communication avec le périodonte par le foramen 
apical, largement ouvert quand la dent est jeune et de plus en plus rétréci en fonction de l'âge Par 
ce foramen pénètre les vaisseaux et nerfs pulpaires 
I.D. Le cément 
Entoure la dentine radiculaire. On fait jouer au cément un rôle compensateur dans le cas de 
résorption osseuse L'épaisseur du cément augmente avec l'âge. 
I.E. Le desmodonte 
Caractérisé par la présence de fibres collagènes étendues de la paroi alvéolaire à la racine de la 
dent Existe aussi des fibres dento-gingivales et transeptales, ainsi que de nombreux éléments 
vasculo-nerveux 
I.F. L'os alvéolaire 
Il se forme et disparaît avec la dent 
II Étiologies des traumatismes dentaires 
Le sport Collectif ou individuel surtout pendant l'adolescence, prédominance de traumatisme dentaire au 
niveau du groupe incisivo-canin Accidents de la circulation Traumatismes iatrogènes: Scellement ou 
descellement d'une prothèse à tenon radiculaire peut provoquer une fracture radiculaire Dérapage avec 
l'élévateur lors d'une extraction dentaire Accidents domestiques: Chutes des enfants à la maison Coup de 
poing, coup de pied, projection de Pierre 
III Mécanismes des lésions traumatiques dentaires 
Les traumatismes peuvent résulter d'un choc direct ou indirect 
III.A. Traumatisme direct 
Quand la dent elle même reçoit le choc (cause: la chaise, le sol, le volant, la table) Cela concerne 
les dents antérieures et notamment les incisives supérieures 
III.B. Traumatisme indirect 
Résultat du choc violent de l'arcade mandibulaire contre l'arcade maxillaire, suite à un coup à la 
partie inférieure du menton, ce type de traumatisme est à l'origine des fractures coronaires ou 
corono-radiculaires 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 355
III.C. Intensité du traumatisme 
L'aspect des lésions dépend de l'impact du traumatisme (masse et vitesse) 
IV Classification détaillée 
Chaque classe de VANEK présente, plusieurs divisions établies selon le critère clinique surtout 
IV.A. Lésions des tissus durs de la dent et de la pulpe 
1- fêlure coronaire (amélaire) fracture incomplète de l'émail sans perte de substance 2- Fracture 
coronaire simple: fracture de l'émail ou émail/dentine, sans exposition pulpaire 3- Fracture 
coronaire compliquée: fracture avec exposition de la pulpe 4- Fracture corono-radiculaire simple: 
fracture de l'émail, dentine et cément sans exposition pulpaire 5- Fracture corono-radiculaire 
compliquée avec expositions pulpaires 6- Fracture radiculaire: fracture de la dentine, cément et 
pulpe. 
IV.B. Lésions des tissus parodontaux 
- Ebranlement: lésions des tissus de soutien sans mobilité anormale, mais avec une douleur à la 
percussion. - Subluxation: mobilité normale sans déplacement. - Luxation avec intrusion: c'est le 
déplacement de la dent dans l'os alvéolaire, s'associant ou non de la fracture de l'alvéole. - 
Luxation avec extrusion: Déplacement partiel de la dent hors de son alvéole - Luxation latérale: 
associée le plus souvent à une fracture de l'alvéole - Avulsion 
IV.C. Lésion de l'os de soutien 
- Communication de l'alvéole - Fracture d'une paroi de l'alvéole - Fracture des procès alvéolaires 
IV.D. Lésions de la gencive 
Déchirure de la muqueuse buccale Contusion de la muqueuse buccale 
V Première consultation du patient traumatisé 
On procède avec attention - À l'anamnèse, - À l'examen clinique, - aux tests de vitalité - À l'examen 
radiographiques 
V.A. Anamnèse 
- Nom prénom du patient - Age (dent mature ou immature) - Le temps écouté entre l'heure de 
l'accident et la consultation (très important pour la réimplantation des dents avulsées ou luxées, de 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 356
même pour fractures avec ou sans exposition pulpaire) - Endroit de l'accident (sérum anti-tétanique) 
- Comment s'est produit l'accident (pour détecter les lésions associées) - Des épisodes de 
pertes de connaissances, de céphalées, de vomissement (peu être traumatisme crânien donc 
prendre des dispositions) - État de santé du malade (maladies d'ordres générales) - Douleurs 
spontanés (lésions pulpaires) - Prendre des photographies (jointes au certificat médico-légal) 
V.B. Examen clinique 
Extra-oral, intra-oral, examen des dents, examen radiographique. - Palpation des téguments faciaux 
- Recherche des lésions de la muqueuse buccale, et gingivales et la nature de ces lésions (sutures) - 
Contrôle des déplacements dentaires - Contrôle de l'occlusion - Contrôle de la mobilité - Palpation 
des procès alvéolaires - Réactions de la dent à la percussion - Lèvres tuméfiées (peuvent contenir 
un corps étranger ex: fragment de couronne) 
V.C. Test de vitalité 
Fondamentale, se fait au chlorure d'éthyle, l'interprétation des testes de vitalité pratiqués juste 
après le traumatisme est compliqué car souvent le test de vitalité est négatif en raison de la 
sidération pulpaire qui accompagne toujours un traumatisme. Il faut donc répéter les tests de 
vitalité après un certain délai, car ils sont souvent positifs après une quinzaine de jours. 
V.D. Examen radiographique 
Toutes les dents ayant subi un traumatisme doivent être radiographiés, pour déterminer le stade 
d'évolution de la dent et mettre en évidence d'éventuel lésions radiculaires ou parodontales - Radio 
rétro-alvéolaires: indiquées dans le cas de traumatisme dento-alvéolaire (plusieurs incidences) - 
Radio extra-orale (panoramique): elle donne: - L'état général de la denture - L'état de l'os basal et 
alvéolaire - L'état, la présence de corps étranger - L'état des expulsions dentaires 
VI Traumatismes des dents permanentes 
VI.A. Traumatismes coronaires 
VI.A.a. Fractures coronaires non pénétrantes 
1 Fêlures 
Elles sont fréquentes ce sont des solutions de continuité des tissus de la dent. 
Elles sont plus ou moins profondes, pouvant intéresser l'émail seul ou émail et 
dentine 
1 Le diagnostic 
Mise en évidence par transillumination, ces fêlures sont souvent associées à 
d'autres traumatismes, qu'il est nécessaire de rechercher. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 357
2 Signes cliniques 
Ils peuvent être inexistant parfois le patient se plaint d'une 
légère05/12/2006 sensibilité au froid 
3 Traitement 
On préconise le scellement des fêlures à l'aide d'une résine composite 
photo-polymérisable. Ces fêlures peuvent également être traités par 
application fluorée 
4 Pronostic 
Il est excellent, ce traumatisme n'entraînant pas de conséquences pulpaires 
graves 
2 Fractures de l'émail 
Bien que la perte de substance soit peu étendue, ces traumatismes ne doivent pas 
être minimisées, car ils peuvent être associées à un traumatisme des tissus de 
soutien 
1 Signes cliniques 
Test au froid positif Test à la percussion légèrement douloureux 
2 Traitement 
Lorsque la perte d'émail est minime, la thérapeutique consiste en une 
coronoplasie des bords de l'émail avec une fraise ogivo-tronconique 
diamantée montée sur turbine et sous irrigation afin d'éviter tout 
réchauffement du tissu pulpaire, cet acte peut être suivi d'une séance de 
fluoration, de l'application d'un vernis fluoré, ou d'un scellant Dans d'autres 
cas, il est nécessaire d'effectuer la reconstitution de la dent à l'aide d'un 
composite photo-polymérisable micro-hybride à densité ordinaire (de 4ème 
ou 5ème génération) La surveillance de la vitalité pulpaire sera nécessaire. 
Elle se fera 1 mois plus tard, puis à 3 mois, puis tous les 6 mois 
3 Pronostic 
Excellent, les risques de nécrose pulpaire se limitent à 0.2 à 1% des cas 
3 Fractures coronaires amélo-dentinaires 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 358
Ce sont des traumatismes très fréquents des incisives permanentes (ils concernent 
l'angle) 
1 Diagnostic 
Perte de substance plus ou moins étendue, elles peuvent être associés à une 
atteinte du ligament parodontal (subluxaxtion ou extension) 
2 Signes cliniques 
Hyperesthésie dentaire Douleur à la mastication 
3 Radiographie rétro-alvélolaire 
Permet d'objectiver les rapports entre la pulpe et la fracture 
4 Traitement 
- Anesthésie locale: la décision revient au praticien en fonction de l'étendue 
de la lésion par rapport à la pulpe, de la sensibilité du patient - Isolation de 
la dent (digue+ pompe à salive) - Lavage de la plaie au sérum physiologique 
- Au niveau des bords de l'émail, on réalise un biseau court, à l'aide d'une 
fraise diamantée ogivo-tronconique et montée sur contre-angle rouge. - 
Choix de la teinte grâce à la multiplication des teintes disponibles - 
Mordensage acide: à l'aide de l'acide phosphorique (H3PO4) à 37%, appliqué 
pendant 45 secondes sur la dentine et 15 secondes sur l'émail biseauté 
L'attaque acide permet une déminéralisation sur une profondeur de 
quelques microns en moyenne. Cela va permettre la pénétration d'une 
résine adhésive dans les canalicules et à l'intérieur du réseau de fibrilles 
collagéniques, c'est le principe de la couche hybride Au niveau de l'émail, ... 
de micro-pertuis classiques servant à l'adhésion de la résine adhésive - 
Rinçage: pendant 30 secondes - Séchage: modéré, sans assèchement 
dentinaire, conserver un degré d'humidité suffisant au réseau de collagène 
sous peine d'induire son collapsus - L'apprêtage des surfaces (exemple des 
systèmes bi-composant dit de 4ème génération À l'aide d'un pinceau, le 
primer est brossé sur la dentine en 5 couches successives, afin d'améliorer 
sa pénétration et à l'évaporation du solvant certains auteurs préconisent de 
photopolymériser le Primer dans le but de stabiliser cette couche. - La 
résine adhésive est appliquée en couche assez épaisse sur le primer et 
l'émail biseauté, puis photopolymériser. REMARQUE: dans le cas de systèmes 
mono-composant dits de 5ème génération, les système adhésif est 
conditionné en un seul flacon (one bottle systems) dans un seul flacon, nous 
avons le promoteur d'adhésion et la résine adhésive mélangés dans un 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 359
solvant organique (éthanol ou acétone) - Mise en place du composite 
microhybride à densité ordinaire, par couches successivement photo-polymérisées 
pendant 20 secondes (stratification anatomique) REMARQUE: 
on peut utiliser un moule "odus" une perforation sera faite dans l'angle 
incisive de cette matrice pour permettre l'échappement du surplus du 
composite, pour éviter la création de bulles d'air et des imperfections 
morphologiques. - Dégrossissage: Avec une fraise ogivo-tronconique 
diamantée, bague rouge (granulométrie de 25μm) montée sur contre angle 
rouge Au niveau inter-proximal des strips abrasifs ordinaires ou métalliques 
de granulométrie décroissante peuvent être utilisés Finition: fraise ogivo-tronconique 
bague jaune, de faible granulométrie (15μm) au niveau 
proximal: strip de faible granulométrie. - Polissage: Il restitue le Poli, le 
brillantage final, de la restauration, il s'effectue à l'aide de cupules. Leur 
manche en plastique présente l'avantage de ne léser ni les restaurations ni 
la gencive. Ces cupules, seront utilisés avec des pâtes à base d'oxyde 
d'alumine. - Glaçage de la surface: on utilise une résine de liaison (Fortify) 
peu chargée de basse viscosité, avec un pinceau sur toute la restauration, 
puis photopolymériser Cette résine obture les imperfections et donne un 
glaçage de la surface. - Contrôle de la vitalité pulpaire et contrôle 
radiographique 6 à 8 semaines après le traitement. Remarque: Dans le cas 
où le trait de fracture est prêt de la pulpe, on peut faire une protection 
pulpo-dentinaire à Ca(OH)2 
VI.A.b. Fractures coronaires pénétrantes 
1 Dents matures 
- Si l'expression est minime et récente (moins de 3h) on peut envisager de réaliser 
un coiffage pulpaire direct. - Si l'exposition pulpaire est plus étendue et plus 
ancienne, le traitement endodontique conventionnel à la gutta percha est la 
technique de choix. Un ennage canalaire (screw-post) est nécessaire à la 
reconstitution au composite photo-polymérisable (micro-hybride) - Dans le cas de 
fracture coronaire pénétrante, très importante (1/3 cervical seulement reste) on 
réalise une reconstitution corono-radiculaire (méthode directe) - On utilise des 
tenons fibrés: Composition: 64% de fibres de Carbonne ou de quartz 36% de 
matière organique de type époxy ou vinyl Tenon conique (en fibre de verre) il est 
conducteur. 1ère séance: pulpectomie sous anesthésie 2ème séance: obturation 
canalaire à la gutta percha (eugénate-> eugénol-> perturbe la polymérisation du 
composite) 3ème séance: désobturation des 2/3 canalaires à l'aide de forts 
calibres Irrigation pour éliminer tous les débris canalaires Essayer le tenon-> il 
doit flotter dans le canal, pour laisser la place au composite - Mordensage, 
rinçage, séchage modéré du canal. - Dégrossissage du tenon à l'alcool puis 
séchage. - Appliquer 5 couches de "One bottle system" (adhésif de 5ème 
génération) sur les parois canalaires + photo polymérisation avec une lampe à 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 360
haute énergie (>800 mw) Appliquer le "One Bottle system" sur le tenon + 
photopolymérisation - On remplis le canal d'un composite fluide (Flow) plus 
obturation avec un composite mono-hybride de la partie coronaire à l'aide d'un 
moule en celluloïd en forme de cylindre + photopolymérisation. - Enlever le 
moule - Dégrossissage et taille du faut moignon - Empreinte haut et bas à adresser 
au labo pour la confection d'une CIV - Vaseliner le faux moignon avant de placer 
une couronne provisoire (pour ne pas fracturer le composite lors des scellements) 
La séance suivante: scellement de la CIV 
2 Dents immatures 
• Technique d'apexo-génèse 
Une dent permanente est dite immature tant qu'elle n'a pas atteint le stade 
10 de Nolla. C'est à dire aussi longtemps que la jonction cémento-dentinaire 
apicale n'est pas en place. Lorsque la pulpe d'une telle dent est lésée, il 
n'est pas possible de réaliser immédiatement un traitement endodontique 
conventionnel, la béance apicale de la racine en empêche l'obturation 
correcte Sous le nom d'apexogénèse sont groupés 3 types d'interventions. - 
Le coiffage pulpaire direct - La pulpectomie partielle - La pulpectomie 
cervicale Chacun de ces traitements vise les mêmes buts: - Inciter la pulpe 
à édifier un pont calcifié qui l'isolera à nouveaux, naturellement du milieu 
extérieur. - Permettre à la pulpe, ni infectée ni enflammé, de poursuivre 
l'élaboration de la racine jusqu'à la mise ne place de la jonction cémento-dentaire. 
1 Coiffage pulpaire direct 
1 Indications 
- Petite exposition ( < à 1mm) - Laps de temps ( < à 22h) - La 
pulpe ne présente pas d'inflammation et des dommages 
2 Techniques opératoires 
- Anesthésie - Champs opératoire - Nettoyage de la dent avec du 
mercryl laurylé - Nettoyage de la plaie (sérum physiologique) (on 
recommande de préparer au niveau de l'exposition pulpaire une 
petite cavité) - Pose de Ca(OH)2 (dycal) sans exercer de pression 
(afin de ne pas provoquer d'inflammation pulpaire) - Reconstituer 
la dent à l'aide d'un moule "Odus" rempli d'IRM de Caulk. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 361
3 Contrôle radiologique et chimique 
À une semaine, la dent doit être asymptomatique et les testes de 
vitalité pulpaire sont positifs, à 4 semaines l'examen 
radiographique montre la présence d'un pont dentinaire À 6 moi, 
normalement, il y a fermeture de la lésion et apparition de 
dentine tertiaire réparatrice, donc on peut faire la reconstitution 
coronaire au composite micro-hybride photo-polymérisable. Le 
contrôle radiographique et clinique est effectué tous les 6 mois, 
et jusqu'à la mise en place de la fonction cémento-dentinaire, 
pendant 3ans. 
4 Pronostic 
Excellent, varie de 70 à 88%, l'examen radiographique régulier 
permet de vérifier l'éventuelle apparition de résorption interne 
et/ou d'une oblitération canalaire qui impose le traitement 
endodontique 
2 Pulpotomie partielle 
Elle consiste à agrandir la brèche dentinaire et à enlever une partie 
minime de la pulpe camérale sur une profondeur de 2mm. 
1 Indications 
Lorsque la taille de l'exposition pulpaire est plus importante 
et/ou lorsque le patient est vu plus tardivement (laps de temps 
ne dépasser 48h) La pulpe exposée doit montrer l'évidence d'une 
bonne vascularisation sans signes de nécrose superficielle (sinon, 
il faut envisager la pulpotomie cervicale) 
2 Technique opératoire 
- Anesthésie avec vasoconstricteur - Champ opératoire + pompe à 
salive - lavage de la dent avec un anti-septique doux 
(chlorhexidine) - Amputation de la pulpe sur une profondeur de 
2mm environ au dessous de l'exposition pulpaire, avec une fraise 
boule diamantée stérile montée sur turbine (sans Spray) Mais 
refroidie en permanence à l'aide d'une irrigation de sérum 
physiologique stérile On opère de façon intermittente et par 
touches brèves et sans pression. - Attendre que l'hémostase se 
produise (5 minutes environ) On peut contrôler l'hémorragie en 
utilisant des ions de papier de gros calibres stériles et utilisés à 
l'envers - Le lavage de la plaie avec du sérum physiologique 
stérile (permet d'évacuer le caillot) - Le coiffage du tissu pulpaire 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 362
par Ca(OH)2 sans effectuer de pression (2 à 3mm d'épaisseur) On 
réalise une obturation à 2 étages avec un ciment type IRM qui 
servira de base à la reconstitution avec un composite 
3 Pronostic 
Le pont dentinaire isolant à nouveau la pulpe doit être visible 
radiographiquement en 4 semaines Des contrôles réguliers sont 
importants lorsque la jonction cémento-dentinaire est mise ne 
place, on peut pratiquer une pulpectomie s'il y a complication. 
3 Pulpectomie cervicale 
C'est la technique d'apexogénèse la plus fréquemment utilisée 
Indiquée quand l'exposition pulpaire est importante et le laps de temps 
est supérieur à 3 jours 
1 Technique opératoire 
- Anesthésie locale avec vasoconstricteur - Pose de la digue + 
pompe à salive - Lavage de la dent et de la plaie pulpaire à l'aide 
d'un antiseptique doux (chlorhexidine) - La pulpe camérale est 
amputée à l'aide d'une grosse fraise boule stérile N°6 ou 7 à long 
col, montée sur contre-angle tournant à environ 6000 t/mn sous 
irrigation de sérum physiologique. La pulpe doit saigner 
normalement (sang rouge clair) si elle ne saigne pas, ou très peu 
(zone de pulpe en vois de nécrose) Si elle saigne trop (tissu en 
état inflammatoire) Dans les deux cas, c'est une contre indication 
de la pulpectomie cervicale (donc extirpation totale) Afin de 
contrôler l'hémorragie, utiliser des cons de papier de gros calibres 
stériles et utilisés à l'envers. - Réouvrir le moignon pulpaire de 
Ca(OH)2 (mis en place à l'aide d'un porte-amalgame stérile) Faire 
plusieurs apports, tasses à l'aide de gros fouloir de Schilder. La 
couche de Ca(OH)2 doit avoir 2 à 3mm; il est préférable de 
réaliser une obturation à 2 étages avec un ciment type IRM de 
Caulk (eugénol modifié à prise rapide) ou CIV, qui servira de base 
à la reconstitution au composite. 
2 Suivi post-opératoire 
Le patient est revu une semaine après en général aucun 
symptôme n'apparaît au bout de 3 à 4 semaines, on peut 
apprécier la réparation sur radio= un pont de dentine apparaît 
généralement séparé du produit de coiffage par une zone radio-claire. 
Le praticien doit se fier à l'examen radiographique, car 
aucun teste de vitalité ne peut être pratiqué. À l'heure actuelle, 
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quand la jonction cémento-dentaire est mise en place, on 
recommande généralement de pratiquer une pelpectomie. 
3 Technique d'apexification 
Les traitements d'apexification concernent les dents permanentes 
immatures dont la pulpe nécrosée les laisse figées en stade 
d'évolution où elles étaient lorsque la cause nécrosante s'est 
manifestée (traumatisme) La technique d'apexification à pour but 
de provoquer la fermeture de l'apex sans allongement radiculaire 
Et ce par la formation d'une barrière calcifiée 
1 Examen clinique 
La dent ne répond pas au test de vitalité pulpaire 
2 Examen radiographique 
Permet d'établir le stade d'évolution de la racine 
3 Technique opératoire 
- Champ opératoire + pompe à salive - Préparation de la 
cavité d'accès - Détermination de la longueur de travail, 
selon la technique habituelle (grosse lime H n° 110) Mais 
avant, la chambre pulpaire est lavée (ClONa) à 2.5% On 
retire du canal à l'aide de gros tire-nerfs les débris pulpaires 
décomposés. Le nettoyage des parois est réalisée sous 
irrigation continue de (ClONa) à l'aide de limes H. Le séchage 
du canal est fait, à l'aide de grosses pointes de papier stériles 
dont la longueur sera préétablie à la longueur de travail. 
Remplissage du canal avec Ca(OH)2 à l'aide du fouloir de 
Shilder. L'hydroxyde de calcium poudre blanche très fine 
mélangée à du sérum physiologique On a des préparations 
prêtes à l'emploi, ne contenant pas d'adhésif de prise ou 
durcisseur pour les obturations canalaires. Elles se 
présentent en seringues ou en cartouches. - Les excès de 
Ca(OH)2 sont éliminés sur une hauteur de 4mm pour 
permettre une obturation à 2 étages. - La surveillance 
radiographique sera mensuelle. Des séances de rappel se 
feront au bout de 6 semaines, puis tous les 2 ou 3 mois. La 
préparation Ca(OH)2 est changée quand elle n'est plus visible 
radiologiquement, le praticien restera toujours à 1mm en 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 364
deçà de la longueur de travail établie. - Au bout de 6 mois ou 
apparition d'une barrière calcifiée dans la région apicale le 
moment est venu de terminer le traitement. Procéder à 
l'obturation définitive à la gutta percha. Après désobturation 
de Ca(OH)2 et reconstitution de la couronne au composite. 
VI.B. Les fractures corono-radiculaires 
VI.B.a. Fractures corono-radiculaires non pénétrantes 
Ces fractures intéressent l'émail, la dentine et le cément, sans atteinte du tissu 
pulpaire. Le trait de fracture oblique passe sous l'attache épithéliale. La douleur n'est 
pas spontanée mais fonctionnelle. L'examen clinique montre la grande mobilité du 
fragment fracturé qui n'est maintenu que par l'attache épithéliale et quelques fibres 
desmodontales. La radiographie n'est que de peu de secours pour visualiser le trait de 
fracture Il faudra procéder à l'extraction de ce fragment par dissection à l'aide d'une 
lame tranchante Le but du traitement est de conserver la vitalité pulpaire de la dent. 
• Traitement 
Sans anesthésie, élimination du fragment, gingivo-plasie associée à un traitement 
orthodontique sur le moignon radiculaire en vue d'une reconstitution prothétique 
correcte. 
VI.B.b. Fracture corono-radiculaire compliquée 
Dans de tels cas, il faut traiter individuellement le problème pulpaire et le problème 
parodontal. Anesthésie locale, élimination du fragment. Si la fracture descend à plus de 
3 à 4mm sous le bord gingival, faire une gingivoplastie, pulpectomie (dent mature), 
égression orthodontique du moignon radiculaire pour une restauration prothétique. 
VI.B.c. Fractures radiculaires 
L'attitude thérapeutique devant une fracture radiculaire peut se diviser en 3 phases - 
Traitement d'urgence - La surveillance clinique et radiographique - Traitements des 
éventuelles complications 
1 Diagnostic 
L'examen radiographique rend aisé le diagnostic Il faut faire un examen clinique 
attentif, des testes de vitalité pulpaire Ces fractures se divisent en 3 catégories: - 
Fractures du 1/3 cervical - Fractures du 1/3 moyen - Fractures du 1/3 apical. 
1 Fracture du 1/3 cervical 
Le fragment coronaire peut rester attaché par ses attaches alvéolaires, 
hémorragie de la pulpe et gencive grande mobilité du fragment coronaire La 
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radio rétro-alvéolaire montre le trait de fracture. La pulpe s'infecte 
rapidement par le ligament gingivo-cervical (car c'est une fracture ouverte) 
2 Fracture du 1/3 moyen 
Fracture de type fermée, quand le fragment coronaire n'est pas mobile, 
garder la dent sous contrôle 
3 Fracture du 1/3 cervical 
C'est des fractures de types fermées, la dent est très peu douloureuses, pas 
d'hémorragie. Faible mobilité du fragment corono-radiculaire. On observe 
parfois une consolidation de la fracture La nécrose pulpaire est rare. 
2 Traitements 
Il faut toujours recourir à des traitements conservateurs en particulier: - 
Réduction de la fracture - Immobilisation parfaite (2 mois de contention) - Radio 
de contrôle et testes de vitalité pulpaire (pendant plus d'un an) Technique de 
contention basée sur l'utilisation d'appareils orthodontiques fixes (Bracket + arc), 
ou bien simplement un arc collé avec composites photopolymérisable. L'oedème 
maintient les 2 fragments de racine éloignés l'un de l'autre au début et ceci 
empêche l'écrasement de petits vaisseaux qui se forment petit à petit dans la 
fente de la fracture. La contention est prolongée pendant 6 mois et on fait des 
radios plus contrôles de vitalité pendant cette période Après 6 mois, on enlève la 
contention, absence de mobilité, reprise de la formation, testes de vitalités 
positives 
3 Pronostic à long terme des fractures radiculaires 
Parfois nécrose pulpaire, en général 2 mois qui suivent le traumatisme. Donc 
désinfection à ClONa puis obturation canalaire à Ca(OH)2, puis contrôle 
radiographique. Quand tout entre dans l'ordre, obturation canalaire normale et 
reconstitution coronaire au composite. (Si fracture coronaire en plus) Les 
fractures radiculaires peuvent guérir de 4 façons: - Avec formation de tissus 
calcifié - Avec interposition de tissu conjonctif - Avec interposition d'os et de tissu 
conjonctif - Avec interposition du tissu de granulomateux. 
1 Guérison avec formation de tissu calcifié 
Nature du tissu dur qui unit les 2 fragments= dentine (réactionnelle) 
cément. Le trait de fracture est visible à la radio Les testes de vitalité sont 
positifs 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 366
2 Guérison avec interposition de tissu conjonctif 
Les deux surfaces de fractures se recouvrent de cément, de fibres 
collagènes, peuvent aller soit d'un fragment à l'autre, soit être disposés 
parallèlement au trait de fracture. La radio montre un élargissement 
périphérique au niveau du trait de fracture ou un trait radiotransparent qui 
sépare les 2 fragments. Cliniquement, la dent ne présente pas de mobilité 
anormale et les testes de vitalité sont positifs. Parmi les causes d'un tel 
résultat= une réduction inadaptée Une contention insuffisante. 
3 Guérison avec interposition d'os et de tissu 
conjonctif 
Les deux fragments sont isolés par un pont osseux visible à la radio, mais 
aussi par le ligament périodontal qui entoure les extrémités fracturées. La 
dent est stable cliniquement et le test de vitalité est positif. Ce type de 
guérison s'observe quand le traumatisme survient alors que la croissance du 
procès alvéolaire n'est pas terminée. Le fragment coronaire continue son 
éruption alors que la partie apicale reste dans le maxillaire. 
4 Guérison avec interposition de tissu 
granulomateux 
La nécrose de la partie coronaire de la pulpe est responsable des 
phénomènes inflammatoires au niveau du trait de fracture, la dent est 
mobile, douloureuse à la percussion et peut avoir subi une égression. Plus la 
gencive marginale est près du trait de fracture, plus la guérison est difficile 
Il est maintenant possible, grâce à l'ODF, de provoquer une égression de la 
racine qu'on utilise après traitement radiculaire pour un faut moignon. 
VI.C. Concussion et subluxation 
VI.C.a. Concussion 
C'est l'ébranlement de l'organe dentaire consécutif à un choc Les dommages créés au 
ligament parodontal et au tissu pulpaire sont bénins 
1 Diagnostic 
La dent ne présente aucune mobilité et aucun déplacement anormal par rapport 
aux dents controlatérales Une petite hémorragie et un léger oedème pouvant 
exister dans le parodonte. Le test à la percussion peut provoquer une légère 
sensibilité et la mastication légèrement douloureuse. - Les testes pulpaires sont 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 367
positifs - La radiographie ne montre aucune anomalie 
2 Traitement 
Abstention ou ajustage de l'occlusion si nécessaire Alimentation molle pendant 1 à 
2 semaines La vitalité est contrôlée pendant une à deux mois 
3 Pronostic 
Excellent 
VI.C.b. Subluxation 
Le choc est plus fort que dans la concussion Certaines fibres desmodontales peuvent 
alors être rompues. Il existe un oedème et une hémorragie dans le ligament parodontal. 
1 Diagnostic 
Cliniquement: - Mobilité dentaire dans le sens vestibulo-lingual - Petit saignement 
au niveau du sulcus gingival - Le test à la percussion émet un son plutôt sourd, et 
peut être douloureux, le patient se plaint d'avoir "une dent plus longue" et une 
gène à la mastication - Testes de vitalité pulpaire positifs 
2 La radiographie 
Ne montre pas de déplacement de la dent dans son alvéole 
1 Traitement 
Ajuster l'occlusion si celle-ci est traumatisante Prescription d'une 
alimentation molle La contention n'est pas toujours nécessaire (1 à 2 
semaines) Surveillance de la vitalité pulpaire 
2 Pronostic 
Bon 
VI.C.c. Extrusion 
1 Diagnostic 
La couronne de la dent est généralement intacte, mais déplacée hors de son 
alvéole. Le plus souvent en position linguale L'apex est forcé vers la paroi 
alvéolaire vestibulaire Elle n'est retenue que par les fibres desmodontales 
palatines La dent parait plus longue que les controlatérales Grande mobilité La 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 368
racine est intacte, mais peut être plus ou moins exposée Le test à la percussion 
donne une légère douleur et un son sourd - Les testes pulpaires immédiats sont le 
plus souvent négatifs - Il existe toujours un saignement au niveau du ligament 
parodontal 
2 Radiographie 
Montre un épaississement plus ou moins important de l'espace desmodontal dans la 
région apicale prouvant le déplacement de la dent. 
3 Le traitement 
Repositionnement atraumatique de la dent, ainsi le callot qui s'est formé à l'apex 
peut s'évacuer en glissant le long de la racine Contention pendant 1 à 3 semaines 
Antibiothérapie et anti-inflammatoire pendant 8jours La surveillance de la vitalité 
pulpaire est obligatoire, ainsi que la prise de radiographie (pour voir l'apparition 
ou non de résorptions radiculaires) Cette surveillance se fait à 2 semaines, 6 
semaines, 6 mois puis tous les 6 mois, pendant 4 ans. En cas d'apparition de 
résorptions inflammatoires radiculaires, il faut envisager un traitement 
endodontique précédé par la mise en place dans le canal de CaOH2 pendant une 
année environ 
4 Pronostic 
Dépend du repositionnement et du stade d'évolution radiculaire. - Le 
repositionnement doit être atraumatique, dans le cas contraire, on aura des 
dégâts sévères, au niveau du desmodonte et du tissu pulpaire. Et la 
revascularisation de ces deux éléments ne se fait pas Dans le cas de dents 
immatures, il peut y avoir arrêt de l'édification radiculaire (conséquence de la 
nécrose pulpaire) _ Stade d'évolution radiculaire: après un an 90% des dents à 
apex ouvert présentent des testes de vitalités pulpaires positifs contre seulement 
40% des dents à apex fermé Les résorptions de surface sont plus nombreuses pour 
les dents à apex fermé. 
VI.C.d. Luxation latérale 
1 Diagnostic 
La dent apparaît déplacée latéralement et fermement bloquée, dans sa nouvelle 
position La couronne dentaire est forcée en position linguale ou palatine et 
l'occlusion peut être perturbée. Il existe très souvent, une fracture alvéolaire. Le 
test à la percussion donne un son métallique et est douloureux Les testes de 
vitalité pulpaire sont le plus souvent négatifs La mobilité peut être normale ou 
accentuée 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 369
2 La radiographie 
Montre un épaississement du ligament parodontal dans la région de l'apex lorsque 
ce dernier est déplacé vestibulairement. Il montre aussi l'éventuelle fracture de la 
lame osseuse vestibulaire 
3 Le traitement 
Anesthésie, puis repositionnement de la dent dans l'alvéole. Compression 
manuelle des lames osseuses alvéolaires vestibulaires et palatine pour avoir un 
repositionnement correct et une guérison du ligament parodontal. Suture de la 
muqueuse gingivale si nécessaire Radiographie pour contrôler la position de la 
dent dans son alvéole Contention semi-rigide pendant 3 semaines (par Fil 
d'orthodontie) La prise d'une radiographie est nécessaire avant son retrait. 
4 Contrôle 
Une semaine, un mois, tous les 3 mois pendant une année Le patient est suivi sur 
une période de 5ans. 
5 Pronostic 
Ce traumatisme entraîne un grand nombre de nécroses pulpaires, et plus 
spécialement pour les dents à apex fermé, et dans le cas de déplacement 
supérieur à 2mm. (Traitement avec CaOH2= apexification) On peut avoir comme 
complication l'oblitération canalaire On peut avoir une perte osseuse alvéolaire 
On peut avoir des résorptions radiculaires externes et internes 
VI.C.e. Intrusion 
1 Diagnostic 
Il existe une différence de hauteur entre le bord libre de la dent traumatisé et la 
controlatérale Dans le cas de dents permanentes immatures, la couronne peut 
totalement disparaître Parfois, la dent semble bloquée dans son alvéole Test à la 
percussion douloureux (son métallique dû à la dent bloquée dans son alvéole) 
2 Diagnostic 
Montre une diminution de l'épaisseur du ligament parodontal et une disparition 
totale au niveau de la région apicale. La racine est généralement intacte 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 370
3 Traitement 
Antibiotique et anti-inflammatoire pendant 8 jours 
1 Dents immatures 
On observe souvent une rééruption spontané (plusieurs semaines après) Test 
de vitalité pulpaire à 3 semaines, 6 semaines, 2 mois, 6 mois puis tous les 6 
mois pendant au moins 5ans Radiographie, lors des contrôles s'il y a 
apparition d'une image radio-claire apicale ou une résorption inflammatoire, 
faire l'extirpation du tissu nécrosé et traitement à CaOH2 pendant une 
année. Si, pendant 4 semaines la dentine fait pas son rééruption, l'extrusion 
doit se faire par des forces orthodontiques. 
2 Dents matures 
Si le déplacement est inférieur au 1/3 de la couronne dentaire, la rééruption 
naturelle peut se faire: - La vitalité pulpaire est surveillée, en cas de 
mortification, le traitement endodontique est effectué - Si le déplacement 
est important, le repositionnement se fait par moyens orthodontiques 
Contrôles À 3 semaines, 6 semaines, 2 mois, 6 mois puis tous les 6 mois 
pendant 5ans 
VI.C.f. Expulsion 
1 Diagnostic 
C'est le déplacement complet de la dent hors de l'alvéole Si la dent est retrouvée, 
il faut vérifier l'intégralité de la racine. Si la dent n'est pas retrouvée, faire une 
radiographie pour voir s'il n'y a pas eu une intrusion totale. 
2 Traitement 
1 Dent mature 
1 La première phase 
C’est le traitement d'urgence Rincer la dent avec du sérum 
physiologique. La tenir par la couronne afin de ne pas endommager le 
parodonte (Ne pas gratter les cellules du ligament parodontal, ne pas 
dessécher la racine avec l'air) Rincer l'alvéole avec du sérum 
physiologique (ne pas cureter) Replacer doucement la dent dans 
l'alvéole (contrôle radiographique) Contention souple pendant une à 
deux semaines (4 à 6 semaines s'il y a fracture du rebord alvéolaire) 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 371
Prescrire une bonne hygiène bucco-dentaire plus bains de bouche à la 
chlorhexidine. Antibiotiques (adulte: 1 MUI immédiatement puis 2 à 4 
MUI pendant 4 jours) Faire un sérum anti-tétanique Alimentation ferme 
pour stimuler la fonction du ligament parodontal 
2 La deuxième phase 
Traitement endodontique une semaine plus tard Extirpation du tissu 
pulpaire plus parage canalaire au ClONa à 2.5% plus obturation 
canalaire intermédiaire à Ca(OH)2 Le traitement endodontique définitif 
à la gutta percha est réalisé 12 mois après, Ca(OH)2 étant renouvelé 
tous les 3 à 6 mois 
2 Dent immature 
1 Traitement 
1 La première phase 
Première phase du traitement d'urgence (même que la dent 
mature) 
2 La deuxième phase 
(Traitement endodontique) On peut espérer une revascularisation 
et une reinnervation du tissu pulpaire. La vitalité pulpaire est 
testée tous les mois (2 mois après, elle peut réapparaître) Le 
traitement endodontique au moyen de la CaOH2 n'est instauré 
qu'en cas d'apparition d'une pathologie à la radiographie 
(résorption ou lésion apicale) 
2 Contrôle 
À une semaine, 3 semaines et 6 semaines Test de vitalité Test à la 
percussion Radiographie rétro-alvéolaire 
3 Pronostic 
Dépend du temps extra-alvéolaire et du milieu de conservation (lait, 
sérum physiologique, salive du patient) 
VII Traumatismes des dents temporaires 
Ils sont plus nombreux que les traumatismes en denture permanentes Du fait de la proximité de la racine 
des dents temporaires avec le germe sous-jacent, les séquelles de ces traumatismes sur les dents 
permanentes peuvent être importants Ces traumatismes surviennent la première année (apprentissage de 
la marche) entre 3 et 4ans (moment où l'enfant acquiert une certaine indépendance de mouvement) Les 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 372
déplacements dentaires (subluxation, luxation) sont plus fréquents que les fractures coronaires, ceci est dû 
- À la plasticité de l'os alvéolaire et la relative faiblesse du ligament parodontal - La structure radiculaire 
plus courte Les séquelles avec le germe sous-jacent peuvent être - Directes: dues au traumatisme lui-même 
- Indirectes: dues aux complications du traumatisme Le maintien de l'espace est primordial, la perte d'une 
ou de plusieurs incisives avant l'éruption des canines temporaires entraîne un raccourcissement du 
sagement antérieur Problème phonétique, esthétique (psychologique) Le traitement doit tenir compte du 
stade d'évolution de la dent temporaire. On a 3 périodes dans l'évolution des dents temporaires: - Stade I: 
Édification - Stade II: Stabilité - Stade III: Régression ou résorption Pour les incisives centrales: - Stade I: de 
6 à 18 mois, - Stade II: de 18mois à 4 ans, - Stade III: de 4ans à 7ans. 
VII.A. Examen du jeune patient 
Le contact mère/enfant est essentiel et rassure le jeune patient (donc la présence d'une personne 
accompagnée est souhaitable) 
VII.A.a. Examen clinique 
On fait l'examen exo-buccal et endo-buccal 
VII.A.b. Examen radiographique 
Plusieurs incidences Cet examen nous permet d'objectiver l'espace desmodontal et 
l'amplitude du déplacement (film occlusal + rétro-alvéolaire) Le maxillaire défilé 
(technique extra-orale pour connaître et évacuer un déplacement. (Position de l'apex 
radiculaire, par rapport au germe de la dent permanente, et la présence ou non de 
fracture de la lame osseuse vestibulaire) À la radiographie, lorsque la dent parait 
plus courte, c'est le signe d'un déplacement vestibulaire de l'apex Une élongation de 
la dent temporaire est le signe d'une atteinte du follicule dentaire 
VII.A.c. Traitements 
Le praticien doit poser de façon précise l'intérêt du maintien sur l'arcade de la ou des 
dents traumatisés 
VII.B. Fractures 
VII.B.a. Fractures coronaires 
Le traitement des dents temporaires présente un problème particulier du faite de la 
petite taille de leurs couronnes clinique et de la pulpe proportionnellement plus large 
1 Fracture de l'émail 
- Meulage (fraise diamantée) et polissage sous irrigation constante - Suivi de 
l'application d'un gel fluoré 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 373
2 Fracture email, dentine 
En cas de petite perte de substance, un simple meulage est suffisant, suivi 
d'une application de fluor. En cas d'une plus grande perte de substance, la 
reconstitution de la dent se fait au composite photo-polymérisable. En cas de 
fractures coronaires importantes, on utilise des moules transparents La 
surveillance de la vitalité pulpaire et de l'apparition d'éventuelles colorations 
est effectuée à 15 jours, 1 mois, 3mois et tous les 6 mois. 
3 Fractures email, dentine et pulpe 
Dans le cas d'exposition pulpaire minime et récente (temps inférieur à 48h) Le 
traitement de choix: Pour les dents immatures ou en cours de résorption (stade 
II et III): la pulpotomie de fixation avec le formonésol ou la glutasaldéhyde 
4 Anesthésie 
Extirpation de la pulpe camérale Contrôle du saignement Pose d'une boulette 
de coton imprégnée de formo-crésol ou de glutaraldéhyde à 2% et laissée 
pendant 5 minutes au contact du tissu pulpaire Pose d'une pâte oxyde de zinc 
eugénol tassée doucement au contact de la pulpe. Reconstitution avec un 
composite Dans le cas d'exposition pulpaire plus importante: et dont le délai 
est supérieur à 48H C'est la pulpectomie, c'est le traitement de choix pour les 
dents matures (stade II) - Anesthésie - Pose du champ opératoire - Ablation de 
la pulpe camérale et radiculaire - Détermination de la longueur de travail qui 
doit être 2 mm inférieure par rapport a l'apex radiologique. (Longer la paroi 
vestibulaire, car la résorption s'effectue en biseau, aux dépens de la paroi 
palatine) - Le but n'est pas d'obtenir la conicité canalaire, mais le retrait de 
tout le tissu organique. - La séquence instrumentale peut aller jusqu'à des 
instruments N° 80 - Séchage du canal avec des pointes de papier stériles. - 
Obturation canalaire avec une pâte oxyde de zinc eugénol semi-résorbable qui 
ainsi n'interfère pas avec la résorption physiologique. (Introduire à l'aide d'un 
bourre pâte de lentulo à l'aide d'une seringue endodontique) Le contrôle 
radiologique s'effectue tous les 6mois en comparant avec la résorption de la 
dent controlatérale. (Si la résorption de la dent temporaire est retardée, et si 
la controlatérale est proche de sa chute, il est nécessaire d'extraire la dent 
temporaire obturée. 
5 Pour les dents résorbés (stade III) 
L'extraction est recommandée. L'extraction est aussi recommandée dans tous 
les cas de fractures coronaires intéressant la pulpe, si le patient n'est pas 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 374
coopérant. 
VII.B.b. Fractures corono-radiculaires 
L'extraction s'impose 
VII.B.c. Fractures radiculaires 
Les dents présentant des fractures radiculaires sans déplacement peuvent être 
conservés, mais il faut surveiller la résorption du fragment apical qui s'effectue le 
plus souvent de manière accélérée Dans le cas de déplacement sévère du fragment 
coronaire, il est préférable de l'extraire, car une nécrose pulpaire de ce fragment 
peut entraîner une infection. Il est souhaitable de ne pas extraire le fragment apical, 
les manoeuvres d'extraction peuvent léser le germe sous-jacent, la résorption 
physiologique doit être surveillée tous les 6 mois. 
VII.C. Concussion et subluxation 
Pas de traitement immédiat - Surveillance clinique (couleur, mobilité de la dent) - Surveillance 
radiologique (apparition d'une zone radio-claire ou d'une résorption radiculaire pathologique) Ces 
surveillances se font à 1 mois, 2 mois, puis tous les 6 mois, jusqu'à l'éruption du germe 
successionnal 
VII.D. Extrusion 
Une dent extrusée peut être soit - Remplacée doucement dans son alvéole (plus contention) Ne 
pas forcer pour ne pas léser le germe sous-jacent Prescrire des antibiotiques plus anti-inflammatoires 
pendant 8 jours - Extraire: dans le cas où elle crée des interférences occlusasles 
VII.E. Intrusion et luxation latérale 
Le traitement chirurgical: - du stade d'évolution radiculaire - du degré d'intrusion - des rapports 
avec le germe de la dent permanente L'examen radiographique est important. 
• Traitement 
Si l'apex est forcé vers le germe successionel, l'extraction s'impose (Ne pas utiliser 
l’élévateur, ne pas la luxer pour ne pas créer de dommage au germe de la dent 
permanente) Après extraction, les lames osseuses palatines et vestibulaires sont replacés 
par pression digitale, puis suturer. Si la dent est conservée, prescription d'antibiotique et 
anti-inflammatoire pendant 8 jours. Dans le cas où l'apex est déplacé eu position 
vestibulaire et surtout dans le cas de dents immatures (stade I), où la rééruption naturelle 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 375
se fait de 1 à 6mois La surveillance est obligatoire. Toute inflammation ou infection péri-apicale 
pendant la rééruption nous oblige à faire l'extraction 
VII.F. Expulsion 
La réimplantation est contre indiquée car risque pour le germe de la dent permanente. - Les 
gestes thérapeutiques peuvent forcer la dent dans le follicule - Le caillot peut être forcé dans 
l'alvéole, entraînant un phénomène infectieux. - Risque de nécrose pulpaire, résorption 
inflammatoire ou ankylose peuvent créer plus de dommages au germe sous-jacent. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 376
14- Première partie: Les reconstitutions complexes chez l'adulte 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Les reconstitutions complexes sur les dents vivantes 
1. Reconstitutions complexes sur les dents vivantes 
posterieures 
1. Le protocole opératoire d'une reconstitution complexe 
avec tenon dentinaire sur une dent postérieure vivante 
1. Restauration à l'amalgame d'argent 
2. Restauration au composite 2. Reconstitutions complexes sur les dents vivantes 
anterieures 
1. Le protocole opératoire d'une reconstitution complexe 
avec tenon dentinaire sur une dent vivante antérieure 
1. Restauration au composite autopolymérisable 
1. Une matrice ANGULUS 
2. Un moule en CELULOÏD 2. Restauration au composite photopolymérisable 3. Au niveau des dents antérieures vivantes 
4. Au niveau des dents postérieures vivantes 
1. La méthode indirecte 
2. La technique sandwich 
1. Technique Sandwich fermé 
2. Sandwich ouvert III. Les reconstitutions complexes sur les dents dépulpées 
1. Reconstitutions complexes sur les dents depulpees 
postérieures 
1. Le protocole opératoire d'une reconstitution complexe 
avec tenon radiculaire métallique sur une dent dépulpée 
postérieure 
2. Le protocole opératoire d'une reconstitution complexe 
avec tenon radiculaire en fibre de quartz sur une dent 
dépulpée postérieure 
I Introduction 
Les reconstitutions complexes chez l'adulte c'est-à-dire en denture permanente sont courantes. 
Elles sont réalisées sur les dents vivantes et dépulpées et utilisent le tenon dentinaire, le tenon 
radiculaire, ou la combinaison des deux. 
Le choix de l'ancrage dépendra de: 
• la dent vivante ou dépulpée 
• de l'importance de la perte de substance. 
• Les reconstitutions complexes sur les dents vivantes: 
• Reconstitutions complexes sur les dents vivantes postériures 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 377
• Reconstitutions complexes sur les dents vivantes antérieures 
• Les reconstitutions complexes sur les dents depulpees: 
• Reconstitutions complexes sur les dents depulpees posterieures 
• Reconstitutions complexes sur les dents depulpees anterieures 
II Les reconstitutions complexes sur les dents vivantes 
II.A. Reconstitutions complexes sur les dents vivantes 
posterieures 
Pour la reconstitution complexe des dents vivantes postérieures, on utilisera comme moyen 
de rétention extrinsèque le tenon dentinaire associé ou non, en fonction de l'étendue de la 
cavité à un élément de rétentions intrinsèques. 
• Le protocole opératoire d'une reconstitution complexe 
avec tenon dentinaire sur une dent postérieure vivante 
• anesthésie locale, 
• mise en place du champ opératoire, 
• préparation de la cavité, 
Elimination de l'email non soutenu et des parois affaiblies pour supprimer tout risque 
de fracture 
• Le nombre de tenons: 
Sera déterminé par l'importance de la perte de substance 
Généralement un tenon par cuspide manquant 
• Leur emplacement: 
Ils doivent se situer dans la zone dentinaire à 0,5 mm de la jonction email dentine, en 
prenant soins de: 
• de choisir leur longueur (le tenon doit être recouvert de deux mm de matériau) 
• de régler leur orientation pour qu'ils s'inscrivent dans le volume de la reconstitution 
• de les placer parallèlement à la paroi radiculaire pour éviter toute perforation (voir 
schéma) 
Réalisation du puit dentinaire ou logement pour le tenon: 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 378
À l'aide d'une fraise boule réaliser une encoche de guidage à l'endroit repéré pour leur 
emplacement 
A l'aide d'un foret on va forer le puit dentinaire 
• à basse vitesse 
• jusqu'à la profondeur maximale du foret 
• en un seul temps pour éviter l'élargissement du puit 
Positionner et fixer le tenon. 
Le tenon est placé sur le contre angle et positionné au niveau du puit 
Exercer une légère pression associée à une basse vitesse de rotation ce qui va 
permettre au tenon de se fixer et de se sectionner automatiquement. 
Vérifier que le tenon est stable. 
Mise en place d'un fond protecteur. 
Mise en place de la restauration. 
1 
Restauration à l'amalgame d'argent 
Dans le cas d'une reconstitution à l'amalgame d'argent on utilisera pour le 
coffrage: 
• une matrice métallique montée sur un porte matrice 
• des coins interdentaires (pour le serrage cervical et la reconstitution des 
contacts proximaux) 
L'amalgame est foulé dans la cavité en utilisant des fouloirs fins, afin de le 
pousser dans tous les coins de la cavité, et obtenir ainsi une meilleure 
étanchéité. 
Obturer la cavité en excès 
Faire la présculpture pour redonner à la dent sa morphologie 
• versants cuspidiens 
• fossettes, crêtes, sillons principaux et secondaires 
La matrice est ensuite déposée, l'occlusion est corrigée. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 379
NB 
Sculpture et polissage 
Ne pas oublier de faire la sculpture et le polissage dans une séance 
ultérieure afin d'obtenir un bon état de surface ce qui va: 
• Diminuer la rétention de la plaque 
• Diminue la corrosion 
• Et augmenter ainsi la pérennité de la restauration 
2 Restauration au composite 
Dans le cas d'une reconstitution au composite on utilisera pour le coffrage: 
• Une matrice en polyester, c'est-à-dire transparente anatomiquement formée 
avec un système de serrage intégré HAWE LUCIFIX 
Ou une bande matrice transparente 
• Complété par la mise en place de coins interdentaires LUCIWEDGE 
La cavité est reconstituée au composite autopolymérisable ou 
photopolymêrisable 
• Si on utilise un composite photopolymérisable, la reconstitution se fera par 
couches successives en respectant la teinte et en donnant à la dent sa forme 
naturelle, 
La cavité obturée, faire un dégrossissage à l'aide d'une fraise turbine de 
granulométrie fine sous spray abondant, 
Vérifier l'occlusion, 
Polissage à l'aide de disques à granulométrie différente. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 380
II.B. Reconstitutions complexes sur les dents vivantes 
anterieures 
• Le protocole opératoire d'une reconstitution complexe 
avec tenon dentinaire sur une dent vivante antérieure 
• Après anesthésie locale et champ opératoire, 
• Préparation de la cavité (biseautage des parois de la cavité) 
• On choisira: 
• Le nombre de tenons: 
Il dépendra de l'importance de la perte de substance 
• Leur emplacement: 
Le tenon est placé à 0,5 mm de la jonction email-dentine. 
• Leur longueur: 
Dépendra de la profondeur de la cavité 
• Leur orientation 
Le tenon doit s'inscrire dans le volume de la reconstitution 
Il doit être placé parallèlement, à la paroi radiculaire pour éviter toute perforation. 
• Le protocole de leur mise en place est le même que pour les dents postérieures 
• Mise en place d'un fond protecteur 
• Mise en place de la restauration 
1 Restauration au composite autopolymérisable 
On utilisera soit: 
1 Une matrice ANGULUS 
Pour les cavités de classe IV 
La matrice est découpée et ajustée, elle doit déborder la partie biseautée 
de 1 mm, 
Un coin de bois transparent bloque la partie cervicale, 
La reconstitution est effectuée. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 381
2 Un moule en CELULOÏD 
Soit un moule en CELULOÏD transparent de taille et de forme spécifique à la 
dent traitée, 
Le moule est ajusté à la dent en forme et en volume en se referant à la 
dent symétrique, 
Il est percé à l'angle proximo-incisif afin de laisser échapper le composite 
en excès lors de la compression et d'éviter la constitution de bulles d'air, 
Le composite est mélangé, le moule est rempli et mis en place sous 
pression 
Les excès sont éliminés, 
Après la prise du composite: 
On dépose le moule en le sectionnant en palatin à l'aide d'une Fraise 
turbine, 
Dégrossissage à l'aide d'une fraise turbine de granulométrie fine sous spray 
abondant, 
Vérifier l'occlusion, 
Polissage â l'aide de disques à granulométrie différente (SOFLEX) 
2 Restauration au composite photopolymérisable 
Si on utilise un composite photopolymérisable, la reconstitution se fera à l'aide 
d'un strip lisse et des coins interdentaires transparents LUCIWEDGE 
Elle se fera par stratification c'est-à-dire par couches successives de composite 
de teintes différentes, 
Vérifier l'occlusion, 
Dégrossissage et polissage du composite (comme dans le composite auto) 
Il est vrai que le tenon dentinaire améliore considérablement la rétention dans 
les cavités complexes, mais son utilisation ne reste pas sans dangers. 
En plus de la sensibilité qu'il peut provoquer, on peut citer également: 
• des perforations pulpaires 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 382
• des fractures 
• les fêlures 
Aujourd'hui les tenons dentinaires sont de moins en moins utilisés en dentisterie 
restauratrice en raison 
• Des complications citées ci-dessus 
• Apparition sur le marché 
• des nouveaux composites photo-polymérisables et plus précisément des 
composites micro-hybrides qui présentent 
• d'excellentes propriétés mécaniques, 
• des propriétés optiques performantes, 
• une mise en oeuvre facile 
• et des nouveaux systèmes adhésifs M&R3, M&R2, SAM2, SAM1 qui ont connu 
ces dernières années une véritable révolution (hybridation et le total etch) et qui 
permettent un très bon collage à l'email et à la dentine et par conséquent 
assurent une très bonne étanchéité interfaciale 
II.C. Au niveau des dents antérieures vivantes 
Actuellement, la reconstitution des cavités complexes sur les dents antérieures vivantes se 
fait au composite photopolymérisable, sans ancrage dentinaire (collage amélioré par les 
nouveaux adhésifs) ni de rétention intrinsèque et se fera: 
• À l'aide d'un strip lisse, par stratification c'est-à-dire par couches successives de composite 
de teintes différentes, 
• ou en utilisant un guide palatin en silicone (toujours par stratification en utilisant 
différentes teintes) 
II.D. Au niveau des dents postérieures vivantes 
Le composite a également été utilisé dans la reconstitution des cavités complexes sur les 
dents postérieures vivantes, en méthode directe et sans ancrage dentinaire malgré sa 
contraction à la polymérisation. 
Mais, aujourd'hui avec l'apparition des ciments verres ionomères et des composites de 
laboratoire, d'autres techniques ont été introduites pour pallier à ce défaut (c'est-à-dire la 
rétraction à la polymérisation) on peut citer: 
la méthode indirecte 
la technique sandwich 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 383
II.D.a. La méthode indirecte 
C'est-à-dire la réalisation d'un inlay ou d'un onlay au composite. 
L'inlay et l'onlay sont un mode de restauration partielle de la couronne dentaire. 
L'INLAY : est une pièce prothétique destinée à restaurer une perte de substance ne 
nécessitent pas de recouvrement de cuspide. 
L'ONLAY : est une pièce prothétique destinée à restaurer une perte de substance 
avec un recouvrement d'une ou plusieurs cuspides. 
Ces restaurations utilisent les composites de laboratoire. 
Leur confection comprend une étape clinique et une étape de laboratoire 
Étape clinique comprend: 
• la préparation de la cavité selon des principes bien définis, 
• la prise d'empreinte et l'enregistrement de l'occlusion, 
• la réalisation d'une restauration provisoire. 
L'étape de laboratoire pour la confection de l'inlay ou de l'onlay 
• L'empreinte est coulée, 
• L'inlay ou l'onlay est réalisé sur modèle, est sera envoyé en clinique où il est 
• Essayé et ajusté, 
• Collé à l'aide d'un composite de collage, 
• Fini et poli. 
Même dans cette technique le composite subi une rétraction à la polymérisation, 
mais au laboratoire sur le modèle. 
L'espace qui en résulte sera comblé en clinique par le matériau de collage. 
II.D.b. La technique sandwich 
C'est une technique de restauration mixte, combinant un cvi, ou un cvimar, et une 
résine composite. 
Actuellement on utilise le CVIMAR car il présente une meilleure adhésion au 
composite. 
Dans cette technique, une couche de ciment verres ionomères est appliquée au 
niveau de la paroi pulpaire pour les cavités de classe I, et au niveau de la paroi axio 
pulpaire pour les cavités de classe II, 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 384
• Dans la cavité de classe II, la technique sandwich peut être: 
• Technique Sandwich fermé 
• Technique Sandwich ouvert 
1 Technique Sandwich fermé 
Dans cette technique le cvimar est appliqué sur la paroi: 
• pulpo-axiale 
• et cervicale 
Le tout est recouvert par un composite, qui va restaurer l'ensemble de la face 
proximale et rétablir le point de contact donc pas de relargage de fluor. 
2 Sandwich ouvert 
Dans cette technique le cvimar est placé sur: 
• Sur la paroi cervicale (dans le boxe proximal) 
Sur une épaisseur de 2mm tout en restant au dessous du point de contact. 
Le cvimar reste en contact avec le milieu buccal au niveau de l'embrasure 
proximal. 
Le tout sera recouvert par le composite qui va assurer la restauration du 
point de contact proximal de la crête marginal et de la face occlusale. 
Dans cette technique il y a un relargage de fluor. 
III Les reconstitutions complexes sur les dents dépulpées 
• Reconstitutions complexes sur les dents depulpees 
postérieures 
Pour la reconstitution complexe des dents dépulpées postérieures, on utilisera comme moyen 
de rétentions extrinsèques: le tenon radiculaire. 
À ce tenon radiculaire on peut, si le délabrement est très important associer un tenon 
dentinaire ou une rétention intrinsèque. 
III.A.a. Le protocole opératoire d'une reconstitution 
complexe avec tenon radiculaire métallique sur une 
dent dépulpée postérieure 
La dent est dépulpée: 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 385
Une radio de contrôle est effectuée pour vérifier: 
• L'étanchéité de l'obturation canalaire 
• La persistance d'une éventuelle pathologie apicale. 
Mise en place du champ opératoire, 
préserve les matériaux de l'humidité 
évite tout risque d'ingestion des ancrages radiculaires 
Dépose de l'obturation provisoire, 
Correction des bords de la cavité, 
Évaluation, de la valeur des parois dentinaire résiduelles 
Ne pas hésiter à faire un recouvrement cuspidien dans le cas de cuspide fragile ce 
qui augmente la rétention et la stabilité de l'obturation, 
Visualiser l'orifice des canaux radiculaires, 
Le choix de l'emplacement du tenon radiculaire 
On choisira les racines les plus robustes: 
• le canal palatin pour les molaires supérieures 
• le canal distal pour les molaires inférieures 
Le choix du tenon radiculaire 
La forme et la longueur du tenon radiculaire seront choisies en fonction de 
l'anatomie radiculaire, 
Le tenon cylindro-conique est le plus adapté à l'anatomie radiculaire. 
Utiliser le tenon radiculaire le plus rigide pour une meilleure répartition des 
contraintes dans tout le volume radiculaire. 
Préparation du logement pour le tenon radiculaire: 
Elle doit respecter: 
• l'obturation du tiers apical 
• doit se faire sur la moitié de la longueur canalaire (5à 8mm) 
La désobturation du canal se fait: 
• manuellement à l'aide d'une broche de gros diamètre munie d'un stop en 
s'aidant d'un solvant: 
ENDOSOLV —E, DPC7 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 386
• soit à l'aide d'un foret de GATES 
La désobturation est complétée par un foret correspondant au tenon choisi en 
respectant la longueur à l'aide d'un stop. 
Essayage du tenon radiculaire: 
utiliser le mandrin pour l'essayage, 
le tenon doit pénétrer librement, et sans frottement dans son logement, 
sa longueur coronaire doit être au moins de 2mm c'est-à-dire que le tenon doit 
être recouvert d'une épaisseur suffisante de matériau pour une meilleure 
répartition des contraintes 
la tête du tenon doit être dégagée des parois de la cavité. 
Le scellement du tenon: 
Préparer un ciment de scellement: 
• Polycarboxylate de zinc 
• Oxyphosphate de zinc 
• Ciment verres ionomères 
Enduire les parois du canal avec ce ciment 
Placer le tenon sur le mandrin, enduire son extrémité de ciment et le porter au 
niveau du canal 
Dans le cas d'un tenon vissé, effectuer un vissage d'un quart de tour (jamais plus 
d'un quart de tour car il y à un risque de fracture) 
Éliminer les excès de ciment, et laisser durcir. 
Liquide/Poudre Acide phosphorique Acide polyacrylique 
Ciment oxyde de 
zinc 
Ciments oxyphosphate de 
zinc 
Ciments polycarboxylate de 
zinc 
Verres alumino-siliciques 
Silicates Ciments verres ionomères 
Mise en place de la restauration 
• Dans le cas d'une reconstitution composite: 
Utiliser les matrices transparentes et reconstituer au composite auto ou 
photopolymérisable. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 387
• Dans le cas d'une reconstitution à l'amalgame d'argent: 
utiliser une matrice métallique et un porte matrice et reconstituer à F amalgame 
d'argent 
Si la cavité est très étendue, utiliser: Une bague de cuivre 
La mise en place d'une bague de cuivre, est précédée par un ajustage de cette 
bague et qui se fera comme suit: 
Ajustage de la bague de cuivre: 
• choisir une bague de cuivre dont le diamètre est légèrement inférieur à celui 
de la dent à reconstituer, pour que les frottements sur les faces, vestibulaire, 
linguale ou palatine aident à sa tenue, 
• à l'aide d'une paire de ciseaux ajuster la bague: 
• au niveau cervical en prenant soin de ne pas léser la gencive 
• en hauteur pour régler l'occlusion, 
• orienter la bague en prenant des repères pour les faces vestibulaires et 
palatines, 
• une fois la bague ajustée, elle est retirée: 
• les bords sont polis et émoussés 
• les bords au niveau cervical sont bouterollés pour bien sertir la dent au niveau 
du collet. 
• La bague de cuivre est placée en bouche, 
• elle est coincée par deux coins inter dentaires au niveau des embrasures, 
• la reconstitution à l'amalgame est réalisée suivie d'une présculpture, 
• laisser durcir 24 â 48 heures, 
• après 24 à 48 heures la bague est sectionnée â l'aide d'une fraise turbine et 
déposée, 
• l'amalgame est poli. 
III.A.b. Le protocole opératoire d'une reconstitution 
complexe avec tenon radiculaire en fibre de quartz 
sur une dent dépulpée postérieure 
La dent est dépulpée: 
Une radio de contrôle est effectuée pour vérifier: 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 388
• l'étanchéité de l'obturation canalaire 
• la persistance d'une éventuelle pathologie apicale. 
Mise en place du champ opératoire: 
• préserve les matériaux de l'humidité 
• évite tout risque d'ingestion des ancrages radiculaires 
Dépose de l'obturation provisoire 
Correction des bords de la cavité 
Evaluation de la valeur des parois dentinaire résiduelles 
Ne pas hésiter à faire un recouvrement cuspidien dans le cas de cuspide fragile ce 
qui augmente la rétention et la stabilité de l'obturation. 
Visualiser l'orifice des canaux radiculaires 
Le choix de 1'emplacement du tenon radiculaire 
On choisira les racines les plus robustes 
• le canal palatin pour les molaires supérieures 
• le canal distal pour les molaires inférieures 
Préparation du logement pour le tenon radiculaire 
Elle doit respecter: 
• l'obturation du tiers apical 
• doit se faire sur la moitié de la longueur canalaire (5à 8mm) 
La désobturation du canal se fait: 
• manuellement 
• soit à l'aide d'un foret de GATES 
Elle est complétée par un foret correspondant au tenon choisi en respectant la 
longueur du tenon. 
Essayage du tenon radiculaire: 
• le tenon doit pénétrer librement et sans frottement dan son logement 
• régler sa hauteur en fonction de l'occlusion 
• le sectionner avec un disque 
Préparation des parois du logement canalaire: 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 389
• Mordançage des parois du logement canalaire pendant 15s 
• Après rinçage et séchage, l'adhésif est appliqué sur les parois du logement 
canalaire et photopolymérisé, 
Scellement du tenon 
• silanage du tenon 
• mélanger le composite (autopolymérisable ou dual) et l'injecter dans le canal 
• enduire le tenon et le placer dans le canal par un mouvement lent et continu 
(photopolymérisation nécessaire dans le cas d'un composite dual) 
Mise en place du composite photopolymérisable pour la reconstitution en utilisant 
un coffrage transparent 
Finitions et polissage. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 390
15- Deuxième partie: Les reconstitutions complexes chez l'enfant 
Plan du document: 
I. En denture temporaire 
1. Au niveau des dents antérieures 
2. Au niveau des dents postérieures 
1. La coiffe préformée pédodont1que (CPP) 
2. Protocole opératoire de la mise en place d'une coiffe 
préformée pédodontique II. En denture permanente 
1. Au niveau des dents antérieures 
2. Au niveau des dents postérieures 
I En denture temporaire 
Chez le jeune patient, en denture temporaire on peut rencontrer des délabrements coronaires 
importants dans le cas de polycarie, du syndrome du biberon et des traumatismes dentaires, ces 
cavités sont également appelées “CAVITES COMPLEXES”. 
Il y a quelques années de cela, ces dents de laits délabrées même en période labile étaient extraites. 
De nos jours ces dents sont conservées et leur reconstitution et grandement facilitée grâce aux 
nouveaux matériaux: 
• Les résines composites 
• Les ciments verres ionomères hybrides (cvimar) 
• Les compomères 
• Les ciments verres ionomères 
• Les adhésifs de dernière génération 
I.A. Au niveau des dents antérieures 
Des reconstitutions rapides et faciles ,des cavités complexes sur les dents temporaires 
antérieures (moitié de la hauteur coronaire absente dans le cas de traumatisme dentaire) sont 
réalisées au composite, en utilisant des moules transparents préfabriqués “STRIP CROWN” 
Le protocole opératoire est le même qu'avec les moules transparents utilisés sur les dents 
antérieures chez l'adulte. 
Après le retrait du moule: 
• l'aspect de surface est lisse 
• les points de contact sont respectés 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 391
• les excès sont minimes 
I.B. Au niveau des dents postérieures 
La reconstitution des cavités complexes sur les molaires de lait utilise: 
• CVI 
• CVIMAR 
• Compomères 
• amalgame d'argent 
Elle est complétée surtout dans le cas de pertes de substance importantes par la mise en 
place d'une COIFFE PEDODONTIQUE PREFORMÉE (CPP) 
I.B.a. La coiffe préformée pédodont1que (CPP) 
La coiffe préformée pédodontique est un coiffe provisoire en nickel chrome pour la 
restauration provisoire des dents temporaires et dont le rôle est de: 
• Restaurer anatomiquement la dent, mais également 
• Protéger les dents temporaires fragilisées par un traitement endodontique et 
portant des restaurations étendues, 
• Augmenter la pérennité des restaurations étendues sur les dents temporaires 
vivantes, 
• Maintenir l'espace dans le sens mésiodistal et occlusal permettant ainsi, à la dent 
permanente sous jacente d'évoluer normalement sur l'arcade 
Elles sont utilisées également en restauration temporaire de la dent de 6 ans très 
cariée ou dysplasique, 
Certains l'utilisent sur la dent de 6ans restaurée avec ancrage radiculaire en 
attendant l'age idéal pour réaliser une prothèse. 
I.B.b. Protocole opératoire de la mise en place d'une coiffe 
préformée pédodontique 
après les soins habituels, la dent est reconstituée et obturée, 
les faces mésiales et distales sont meulées pour supprimer les bombés proximaux, à 
l'aide d'une fraise turbine diamantée 
les faces vestibulaire et linguale ou palatine sont respectées 
La face occlusale est diminuée de l'épaisseur nécessaire à la mise en place d'une 
coiffe en occlusion 1.5mm à l'aide d'une fraise turbine diamantée en respectant 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 392
l'anatomie de la face occlusale. 
L'espace compris entre les deux dents est mesurée au pied à coulisse. 
La coiffe correspondante est choisie en fonction de cet espace. 
La coiffe pédodontique est placée sur la dent préparée, sa mise en place doit se 
faire avec une force légère (effet bouton pression), 
La coiffe est basculée du coté palatin ou linguale vers le coté vestibulaire. 
s'il y a un blanchiment gingival au niveau cervical: 
La coiffe est trop longue, il faut la découper, ses limites doivent être en juxta 
gingival 
La coiffe est polie, 
Son bord cervical est bouterollé 
Vérifier l'occlusion 
Sceller la coiffe avec un ciment de scellement (Ciment oxyphosphate de zinc ou 
carboxylate de zinc) 
Maintenir la pression jusqu'à sa prise définitive. 
Éliminer les excès de ciment. 
II En denture permanente 
II.A. Au niveau des dents antérieures 
Si les dents sont matures, qu'elles soient vivantes ou dépulpées, on utilisera les mêmes 
techniques de reconstitution complexe pour les dents antérieures appliquées chez l'adulte. 
II.B. Au niveau des dents postérieures 
Les mêmes techniques de reconstitution des dents postérieures vivantes ou dépulpées 
appliquées chez l'adulte seront utilisées chez l'enfant sur les dents permanentes matures: 
• en utilisant le plus souvent les matériaux bioactifs: 
CVI, cvimar, compomères qui permettent 
un relargage de fluor, induisant 
• une activité antibactérienne 
• une reminéralisation des tissus durs adjacents, et une 
• augmentation de leur résistance la déminéralisation 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 393
peuvent se recharger en fluor 
• privilégier la technique sandwich et plus précisément la technique du sandwich ouvert. 
Avantages de la technique du sandwich ouvert 
Restauration des deux tiers 
profonds au Cvimar ou cvi 
• obturation en masse rapide 
indépendante de la profondeur 
de la cavité, 
• tolérance des conditions 
cliniques cervicales difficiles 
• liaison naturelle avec la 
dentine, excellente 
étanchéité, 
• comportement mécanique 
en harmonie avec la dentine, 
• libération de fluorures. 
Restauration du tiers occlusal 
au composite 
• résistance à l'usure en 
harmonie avec celle le l'émail, 
• résistance à la fracture, 
• durabilité du poli, 
• grand choix de teintes, 
• très grande stabilité des 
teintes 
Les reconstitutions complexes sur les dents antérieures et postérieures, vivantes ou 
dépulpées, chez l'enfant ou chez l'adulte sont devenues aujourd'hui un acte courant dans 
notre pratique quotidienne. 
Elles sont grandement facilitées par cette variété de matériaux, de matériel et de 
techniques mise à la disposition du praticien. 
En effet grâce à ces matériaux, certains bioactifs (cvi), d'autres aux propriétés mécaniques 
et esthétiques améliorées (composite et tenon en fibre) mais également à ces techniques 
(semi directe et indirecte) nos reconstitutions sont anatomiques, esthétiques et surtout 
fiables. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 394
16 - Maladies professionnelles du chirurgien dentiste 
Plan du document: 
I. Introduction 
II. Risques de transmission de maladies infectieuses au chirurgien 
dentiste 
1. Germes en cause et leur mode de transmission 
1. Germes présents au niveau oro-pharyngé 
2. Transmission par voie aérienne et parentérale 2. Pouvoir pathogène des germes menaçant le praticien 
1. Tuberculose pulmonaire 
2. Grippe 
3. Infections herpétiques 
4. Hépatites virales 
1. Hépatite B 
2. Hépatite C 
3. Contamination 5. SIDA : Syndrome d'Immun-Déficience-Acquise 3. Mesures prophylactiques 
1. Hygiène et stérilisation 
2. Précautions opératoires 
3. Vaccins III. Les problèmes rachidiens du Chirurgien Dentiste 
IV. Problèmes sonores résultant de l'exercice de l'odontologiste 
V. Risques d'intoxication et d'allergie en pratique odontologique 
1. Intoxication professionnelle 
2. Lésions allergiques professionnelles VI. Radioprotection en Chirurgie Dentaire 
I Introduction 
Comme tous les personnels de santé, le Chirurgien Dentaire et l'assistante sont exposés à de 
nombreux risques qui engendrent des maladies professionnelles. 
Une maladie professionnelle est une maladie imputable à l'exposition à un agent nocif au cours de 
l'exercice habituelle de la profession. 
II Risques de transmission de maladies infectieuses au chirurgien 
dentiste 
II.A. Germes en cause et leur mode de transmission 
II.A.a. Germes présents au niveau oro-pharyngé 
Les germes susceptibles d'être transmis par les patients peuvent être séparés en 
trois groupes : 
• Dans le premier, sont réunies les flores commensales orales et rhinopharyngées 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 395
des patients sains, qui ne constituent aucune menace pour le personnel soignant. 
• Le second groupe comporte des germes pathogènes, mais fréquents, comme les 
bactéries pyogènes (Staphylocoques aureus, Streptocoques pyogènes), les virus 
respiratoires, les virus des maladies de l'enfance, ainsi que les Candida Albicans. 
• Le troisième groupe, est constitue de germes pathogènes portés par des 
patients malades et qui représentent un risque professionnel majeur pour le 
personnel soignant. 
Il s'agit de la tuberculose, de la grippe, des infections à herpès virus, des hépatites 
A, B et C et du Sida. 
II.A.b. Transmission par voie aérienne et parentérale 
• Contamination par voie aérienne directe, favorisée par l'extrême promiscuité du 
contamineur et du contaminé au cours des soins dentaires. 
• Contamination par voie parentérale peut être directe par contact entre le sang 
ou la salive infectée et une coupure même minime au niveau des mains du 
praticien. 
La transmission peut être indirecte par le biais d'un instrument ou d'une aiguille 
souillée par le sang ou la salive. 
II.B. Pouvoir pathogène des germes menaçant le praticien 
II.B.a. Tuberculose pulmonaire 
Les mycobactéries responsables sont bacilles de Koch et la contagiosité disparaît en 
2 à 4 semaines, à condition d'associer les antituberculeux et les prescrire pendant 
au moins 9 mois. 
Pour le chirurgien dentiste, la meilleure prophylaxie est vaccinale. 
Il est recommandé aux praticiens de contrôler leur état d'immunité 
antituberculeuse par le test d'Intradermoréaction (IDR) à la tuberculine, afin de 
pratiquer si nécessaire un rappel vaccinal. 
II.B.b. Grippe 
Le Chirurgien Dentiste et son personnel font partie des groupes exposés, pour 
lesquels la vaccination est recommandée. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 396
II.B.c. Infections herpétiques 
Les herpès virus humains 1 et plus rarement 2, peuvent être accidentellement 
transmis au praticien. 
Communément appelés Herpes Simplex I et II. 
Le type I est plus fréquent dans les éruptions labiales et le type II, dans les 
éruptions génitales. 
Le Chirurgien Dentiste est exposé à de fréquents contacts avec les Herpes virus. 
Les praticiens ne peuvent se protéger qu'en appliquant rigoureusement les mesures 
habituelles d'hygiène et de prévention, en évitant de traiter des patients présentant 
une lésion herpétique manifeste. 
II.B.d. Hépatites virales 
Les hépatites virales peuvent être provoquées par le virus de l'hépatite A (HAv), de 
l'hépatite B (HBv), de l'hépatite C (HCv) (non A non B). 
Tous ces virus peuvent donner les meures symptômes cliniques, mais les hépatites 
dues aux HAv ont une évolution favorable. 
Ce virus étant transmissible par voie orofécale, il ne fait pas partie des risques 
professionnels. 
1 Hépatite B 
Ce virus est un virus ADN. 
Les 3 modes de transmission principaux sont : 
• La transmission percutanée (l'exposition accidentelle professionnelle au 
sang, les transfusions sanguines ou des dérivés sanguins, toxicomanie 
intraveineuse). 
• La transmission sexuelle. 
• La transmission verticale de la mère A l'enfant. 
L'hépatite B s'exprime comme la maladie numéro I des professions de santé. 
2 Hépatite C 
Le virus est un virus à ARN. 
3 Contamination 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 397
Trois modes de transmissions : 
• Patients contaminés par transfusion sanguine avant 1990, 
• Les patients toxicomanes contaminés par échange de matériel souillés, 
• Transmission sexuelle, familiale ou materno-foetale. 
Chez le personnel soignant et au cabinet dentaire, la contamination par voie 
parentérale est nosocomiale (accident implique les instruments piquants ou 
tranchants) 
En cas de contamination accidentelle par l'HBv, les immunoglobulines 
spécifiques anti-HBs sont efficaces, si elles sont injectées, le plus rapidement 
possible par voie intramusculaire. 
Mais la prévention (les groupes a risque repose sur le vaccin inactivé, qui est 
efficace a 94%, après 3 injections à un mois d'intervalle, suivies d'un rappel un 
an après, puis tous les 5 ans. 
Le Chirurgien Dentiste et son personnel sont particulièrement exposés car il 
suffit de 10-5 ml de sang contaminé pour transmettre le virus, par piqûre ou 
blessure, ou par contact avec une plaie minime des mains. 
II.B.e. SIDA : Syndrome d'Immun-Déficience-Acquise 
Ce fléau a pour origine le virus VIH 1, responsable de la majorité des cas dans le 
monde et plus rarement le VIH 2, surtout présent en Afrique de l'Ouest. 
Les risques de contamination par le SIDA existent au cabinet dentaire. 
Ils sont faibles ou nuls, si les règles fondamentales d'hygiène sont respectées. 
De nombreuses études ont montré que dans un grand nombre de cas, les patients 
n'ont pas jugé utile d'informer le Chirurgien Dentiste de leur séropositivité. 
Le VIH est présent dans le sang des malades infectés, mais aussi sécrétés dans les 
fluides corporels comme le sperme, la salive, le lait et les larmes. 
Les deux modes de transmission sont : 
• La voie sexuelle 
• Et la voie parentérale. 
La première mesure préventive doit être une attitude d'hygiène générale. 
Pour chaque patient, il faut établir une anamnèse discrète portant sur les facteurs 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 398
de risques associés au SIDA. 
Il faut éviter tout risque de contamination par désinfection parfaite du matériel et 
des surfaces de travail. 
Le virus peut être inactivé par les procédés chimiques ou physiques: 
• Glutaraldéhyde à 0.01% pendant une heure, 
• Eau de Javel à 0.1%, pendant une heure, 
• Ethanol à concentration supérieure à 20% pendant 10 minutes, 
• Incubation à 50°C pendant 30 minutes. L'incubation à 56°C pendant 15 minutes 
ne neutralise que 95% de l'activité virale, 
• Rayons Gamma à partir de 200 rad seulement, 
• Rayons UV à partir de 5000 J/m3, cette dose est plus supérieure à celle 
employée pour stériliser les instruments, le HIV est résistant aux radiations et il faut 
mettre une solution désinfectante dans la cuve à UV. 
II.C. Mesures prophylactiques 
Des mesures prophylactiques doivent être appliquées, quotidiennement au cabinet dentaire, 
afin de minimiser tous les risques infectieux, pour le personnel comme pour son entourage et 
pour les patients. 
Ces mesures consistent à : 
• Appliquer les règles d'hygiène et de stérilisation, 
• Dépister les patients à risque, 
• Prendre des précautions opératoires rigoureuses, 
• Faire vacciner tout le personnel soignant. 
II.C.a. Hygiène et stérilisation 
Un cabinet dentaire doit être conçu et entretenu comme un bloc chirurgical avec 
nettoyage (détergent) et désinfection (eau de Javel) biquotidiens des sols et des 
surfaces. 
La décontamination du cabinet et notamment du fauteuil et du scialytique avec de 
l'eau de Javel est impérative après le passage de malades reconnus suspects. 
Les mains du praticien et de l'assistante doivent être savonnées entre chaque 
patient. 
Il faut préférer les savons liquides, les robinets à pédale et les serviettes en papier 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 399
(air). 
Le praticien doit désormais prendre l'habitude de porter des gants stériles, qu'il 
changera après chaque malade, et l'assistante celle de ne manipuler les instruments 
souillés qu'avec de gants. 
Les instruments non jetables sont désinfectés, nettoyés et stérilisés. 
Dans le cas de patient suspecté, les instruments à usage unique seront utilisés. 
II.C.b. Précautions opératoires 
Quelque soient le patient et l'acte pratiqué, le Chirurgien Dentiste doit non 
seulement porter un masque, des gants et des lunettes, mais il est de plus 
souhaitable pour lui et son entourage qu'il utilise au cabinet des tenues opératoires 
complètes, avec pantalons, blouses et chaussures. 
Pour limiter le risque de piqûre, ou de blessure, accidentelle, les instruments seront 
toujours orientés dans le même sens sur les plateaux. 
Les aiguilles de seringues, d'anesthésie, et des fils de suture ainsi que les bistouris 
seront systématiquement replacés dans leur conditionnement d'origine après usage. 
II.C.c. Vaccins 
Il est recommandé de vacciner le Chirurgien Dentiste et son personnel, contre la 
grippe, l'hépatite et la tuberculose si les tests à la tuberculine sont négatifs. 
III Les problèmes rachidiens du Chirurgien Dentiste 
Les conditions de travail des Chirurgiens Dentistes engendrent des problèmes vertébraux bien 
particuliers. 
Ces troubles surviennent avec une fréquence importante. 
De tels problèmes peuvent être évités par des mesures prophylactiques précises qui devraient être 
mises en oeuvre dés le début des études dentaires. 
Les syndromes douloureux typiques sont : 
• Le syndrome cou-colonne vertébrale, 
• Migraine cervicale, 
• Névralgie occipitale, 
• Syndrome de la colonne lombaire. 
La prévention selon (FD1) : 
• Il faut autant que possible travailler assis et prévenir la fatigue des membres inférieurs et du 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 400
bassin, 
• Il faut limiter autant que possible la rotation et l'inclinaison latérale de la colonne vertébrale. On 
se penchera le moins possible vers l'avant, 
• Il faut limiter le nombre de mouvements de la tête, 
• Il faut garder les coudes aussi prés que possible du corps, 
• Il est nécessaire de surveiller et d'entretenir notre colonne vertébrale par l'activité sportive. 
En absence de troubles rachidiens, il y a d'abord prophylaxie par le sport. 
La prévention de l'accentuation des pathologies rachidiennes en phase infraclinique, est assurée 
également par l'activité sportive. 
IV Problèmes sonores résultant de l'exercice de l'odontologiste 
Il existe un risque auditif aux aspects multiples liés à l'exercice de la profession. 
Les nuisances sonores sont engendrées par le matériel utilisé à savoir, aspiration chirurgicale, vibreur 
à amalgame et à plâtre, compresseur, détartreur a ultrasons et turbine à air. 
V Risques d'intoxication et d'allergie en pratique odontologique 
La manipulation de nombreux produits peut entraîner des états pathologiques qu'il est important de 
connaître car une prévention efficace doit être entreprise. 
V.A. Intoxication professionnelle 
• L'hydrargyrisme est l'un des 7 métaux connu et susceptible d'entraîner une intoxication, 
• Le mercure et ses sels ont été utilisés dans de multiples thérapeutiques. 
Les recommandations de l'Américan Dental Association (A.D.A.) sont : 
• Utilisation de récipients étanches, placés dans un endroit frais et ventilé, 
• Manipuler l'amalgame "à minima", 
• Ventilation des locaux de travail, 
• Proscrire l'utilisation de moquettes ou tapis. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 401
V.B. Lésions allergiques professionnelles 
L'eczéma allergique cutané est un risque local fréquent. 
La prévention impose la mise en place de crème protectrice, de gants et une technique de 
lavage des mains correcte: 
• Choix du savon, 
• Température de l'eau de rinçage, 
• Serviette à usage unique. 
VI Radioprotection en Chirurgie Dentaire 
Les dangers sont minimes, les précautions sont les suivantes : 
• Port du tablier plombé, 
• Position de l'opératoire doit se situer dans un angle compris entre 90 et 135° par rapport au 
faisceau primaire, 
• Préférer la RVG qui diminue la dose du rayonnement de plus de la moitie. 
ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 402
« Celui qui ne remercie pas 
les gens n’a pas remercié Allah. » 
Yacine.:::LiOnBlAnC :::. 
Ne pleure pas parce quelque 
chose est terminée, mais souris 
parce qu’elle a eu lieu 
Fin.

Livre oc by li_onblanc yacine.19 (1).pdf

  • 1.
    République Algérienne Démocratiqueet Populaire Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique Université Algérienne Des Sciences Médicales UNIVIRTA Département de la chirurgie dentaire ALGDENT Service de O-C Livre D’Odontologie Conservatrice. Tous Les Cours D’Odontologie Conservatrice Université Algérienne Virtuelle WWW.UNIVIRTA.COM La Communauté Algérienne Des Chirurgiens Dentistes WWW.ALGDENT.COM -Y@CiNE-2008/2009
  • 3.
    Sommaire Cours D’AnatomieDentaire Page 1 - Généralités en Anatomie dentaire…………………………………… 2 2 - Les incisives…………………………………………………………. 9 3 - Les Canines………………………………………………………….. 20 4 - Les prémolaires……………………………………………………… 24 6 - Les molaires………...………………………………………………... 34 7 - Les Dents temporaires….……………………………………………..56 8- Les Molaires Temporaires …………………………………………….62 Cours D’odontolgie Conservatrice 2EME Année Page 1 - Généralités en Odontologie conservatrice…………………………...66 2 - L'organe dentaire……………………………………………………..67 3 - Les tissus dentaires et les moyens de défenses………………………76 4 - Etiopathologie de la carie………………………………………….…82 5 - Principes généraux de taille des cavités: Concepts biologiques……...92 6 - Principes généraux de taille des cavités: Concepts Mécaniques……..102 7 - Classification topographique des cavités de carie et des cavités d'obturation……………………………………………………………… 110 8- Préparation et obturation des cavités type classe I…………………… 118 9- Préparation et obturation des cavités type Classe III, IV et V………...129 Cours D’odontolgie Conservatrice 3EME Année Page 1 – Ergonomie…………………………………………………………….136 2 - Asepsie / Antisepsie / Stérilisation……………………………………138 3 - La carie des tissus durs. Email, dentine, cément, Hyperesthésie dentinaire……………………………………………..…...142
  • 4.
    4 - Lecoiffage dentinaire…………………………….…………………..149 5 - Le coiffage pulpo-dentaire……………………………………………157 6 - Mylolyses et dysplasies……………………………………………….170 7 - La pulpe saine (rappels anatomo-histo-embryologiques)……………………………………………………...….. 175 8 - Classification des pulpopathies……………………………………….182 9 - Etiologie des pulpopathies……………………………………………186 10 - Formes cliniques des pulpites aigues………………………………..188 11 - Formes cliniques des pulpites chroniques…………………………...195 12 - La nécrose pulpaire…………………………………………………..199 13 - Pathologie septale et thérapeutiques…………………………………206 14 - La région apicale (anatomie, histologie, physiologie)……………….210 15 - Etiopathologie des desmodontites……………………………………219 16- Desmodontites formes aigues………………………………………...223 17 - Desmodontites formes chroniques……………………………….......230 18- La pulpotomie………………………………………………………...239 19 - Traumatismes dentaires……………………………………………...244 20- Préparation canalaire…………………………………………………253 Cours D’odontolgie Conservatrice 4EME Année Page 1 - Approche psychologique chez l'enfant………………………………276 2 - Physiopathologie des dents temporaires…………………………..…281 3 - Thérapeutiques dentinogènes chez l'enfant ………………………….295 4 - Endodontie pédodontie………………………………………………300 5 - La dent permanente immature particularités embryo-anatomo-physiologique…………………………...………………………………. 303 6 - La dent de 6ans ; conservation………..……………………………..309 7 - Traitement des dents immatures: Apexogénèse et Apexification…...317 8 - Pharmacologie endodontique……………………………….……….326 9- Les pulpectomies (thérapeutiques cémentogènes)…………………...332 10 - La chirurgie endodontique…………………………………………345 11 - Les traumatismes dentaires: thérapeutiques……………………….352 12- Première partie: Les reconstitutions complexes chez l'adulte……....377 13- Deuxième partie: Les reconstitutions complexes chez l'enfant…….391 14 - Maladies professionnelles du chirurgien dentiste………………….395
  • 5.
    1 - Généralitésen Anatomie dentaire 2 - Les incisives 3 - Les Canines 4 - Les prémolaires 5 - Les molaires 6 - Les dents temporaires 7 - Les molaires temporaires 1 - Généralités en Odontologie conservatrice 2 - L'organe dentaire 3 - Les tissus dentaires et les moyens de défenses 4 - Etiopathologie de la carie 5 - Principes généraux de taille des cavités: Concepts biologiques 6 - Principes généraux de taille des cavités: Concepts Mecaniques 7 - Classification topographique des cavités de carie et des cavités d'obturation 8- Préparation et obturation des cavités type classe I 9- Préparation et obturation des cavités type Classe III, IV et V ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 1
  • 6.
    1 - Généralitésen Anatomie dentaire Plan du document: 1. Denture 1. Dents temporaires (lactéales) 2. Dent permanente (définitive) 2. Structure des dents 1. Émail 2. Dentine 3. Pulpe dentaire 4. Le parodonte 3. Les fossettes 4. Les crêtes marginales 5. Point de contact inter-dentaire 6. Particularités de quelques dents permanentes 7. Formule dentaire en fonction des quadrants 8. Codification des dents selon la nomenclature internationale 1. Ancienne codification 2. Nouvelle codification 1. Face vestibulaire 2. Face linguale ou palatine 3. Faces proximales 1. Face mésiale 2. Face distale 4. Face occlusale ou bord libre (bord incisif) 1. Cuspides 2. Les sillons 1. Sillons principaux 2. Sillons accessoires (secondaires) I Introduction Les formes dentaires, étant des formes biologiques, elles ne présentent que des surfaces courbes plus ou moins accentuées, tous les éléments qui constituent la dent se relient entre eux par des formes de passage concave, ne présentant pas d'angle vif(=aigu), toutes fois le font creux du sillons inter-cuspidien fait l'exception à cette règle. La forme des dents conditionnera leurs fonctions à savoir : Les incisives : Coupent Les canines : Déchirent Les molaires et les prémolaires : Écrasent I.A. Denture C'est l'état statique des dents déjà en place, on a deux types ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 2
  • 7.
    I.A.a. Dents temporaires(lactéales) Il y a 20 dents 8 : Incisives 4 : Canines 8 : Molaires Pas de prémolaires : I.A.b. Dents permanentes (définitives) Il y a 32 dents 4 : Incisives centrales 4 : Incisives latérales 4 : Canines 8 : Prémolaires 12 : Molaires Les dents sont réparties sur les deux arcades dentaires, on a 16 au maxillaire supérieur et 16 au maxillaire inférieur. I.B. Structure des dents I.B.a. Émail Tissu dur très minéralisé, constituant la couronne dentaire extérieurement I.B.b. Dentine Constitue la portion majeure de la structure dentaire elle est couverte par l'Émail au niveau coronaire et par le Cément au niveau radiculaire I.B.c. Pulpe dentaire Elle occupe la partie centrale de la dent et représente la partie vivante de cette dent I.B.d. Le parodonte ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 3
  • 8.
    La dent estentourée par les éléments de soutien qui constituent le Parodonte a : La gencive b : Os alvéolaire c : Le ligament alvéolo-dentaire d : Le cément Figure 1-1 : La structure de la dent I.C. Les fossettes Elles résultent de l'intersection de deux sillons, elles se rencontrent sur les faces occlusales, sur les faces vestibulaires mais jamais sur les faces linguales et proximales. I.D. Les crêtes marginales Elles existent sur toutes les couronnes sans exception deux crêtes moins saillantes et plus petites à direction vestibulaire et linguale situées près des bords proximaux. Sur chaque dent il existe une crête marginale mésiale et une distale, elles limitent latéralement les fossettes principales mésiale et distale et empêchent les sillons dans le sens mésio-distal de déborder sur les faces proximales. I.E. Point de contact inter-dentaire Les dents voisines se touchent les unes aux autres en un point qu'on appelle point de “contact inter-dentaire”. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 4
  • 9.
    Chez les personnesâgées on parle de : surface de contact Chez les enfants ce point : n'existe pas I.F. Particularités de quelques dents permanentes Les incisives et les canines sont caractérisées par un “cingulum” (dépression anatomique située sur la face palatine des incisives et des canines). On a remarqué pour la première molaire supérieure, la présence d'un pont d'émail situé sur la face occlusale et aussi la présence d'un tubercule de carabilli. I.G. Formule dentaire en fonction des quadrants On divise les deux maxillaires en 2 quadrants: 3 2 1 2 2 1 2 3 Maxillaire supérieur 3 2 1 2 2 1 2 3 Maxillaire Inférieur Chaque quadrant contient : 2 : Incisives 1 : Canines 2 : Prémolaires 3 : Molaires I.H. Codification des dents selon la nomenclature internationale I.H.a. Ancienne codification 8 7 6 5 4 3 2 1 1 2 3 4 5 6 7 8 Dents permanentes V IV III II I I II III IV V Dents lactéales 8 7 6 5 4 3 2 1 1 2 3 4 5 6 7 8 Dents permanentes V IV III II I I II III IV V Dents lactéales Exemple : 3 : désigne la canine supérieure droite ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 5
  • 10.
    I.H.b. Nouvelle codification 18 17 16 15 14 13 12 11 21 22 23 24 25 26 27 28 Dents permanentes 55 54 53 52 51 61 62 63 64 65 Dents lactéales 48 47 46 45 44 43 42 41 31 32 33 34 35 36 37 38 Dents permanentes 85 84 83 82 81 71 72 73 74 75 Dents lactéales Exemple : 28 : désigne la troisième molaire gauche supérieure II Nomenclature des faces En général, la partie qui émerge de la gencive est appelée “couronne”, la partie implantée dans le maxillaire est appelée “la racine”. La racine est en forme de cône dont l'extrémité est appelée “Apex”, la zone de jonction couronne-racine est appelée “le collet de la dent”. Toute fois les dents sont constituées de faces: II.A. Face vestibulaire Cette face est en rapport avec les joues et les lèvres et elle est visible. II.B. Face linguale ou palatine Cette face est en rapport avec la langue au niveau du maxillaire inférieur et le palais pour le maxillaire supérieur. II.C. Faces proximales II.C.a. Face mésiale C'est la face la plus proche du plan médian. II.C.b. Face distale ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 6
  • 11.
    C'est la facela plus distante du plan médian. II.D. Face occlusale ou bord libre (bord incisif) Selon qu'il s'agisse du groupe prémolo-molaire ou du groupe incisivo-canin, • Pour ce dernier groupe on ne parle pas de face occlusale mais de “bord incisif ou bord libre”, en raison de la minceur de cette face. • Pour le bloc prémolo-molaire, on parlera de la face occlusale, c'est la portion de la couronne qui intervient dans la mastication ou trituration. III Les constituants des faces occlusales des prémolaires et des molaires III.A. Cuspides Figure 1-2 : Schéma de la face occlusale d'une molaire Les couronnes des prémolaires et molaires sont constituées par la réunion des saillies nommées “cuspides” Le nombre et la disposition des cuspides varient selon la dent, ils donnent à la couronne de la dent son caractère propre: 2 : Prémolaires supérieures 3 : Prémolaires inférieures 4 : Molaires supérieures 5 : Molaires inférieures Chaque cuspide est constituée de 2 portions: ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 7
  • 12.
    • Une portionvestibulaire ou linguale (palatine) et une portion occlusale Et chaque cuspide est formée de 2 versants: • Un versant distal et un versant mésial III.B. Les sillons III.B.a. Sillons principaux Ce sont ceux qui séparent les cuspides, ils sont profonds et bien marqués. III.B.b. Sillons accessoires (secondaires) Ils sont tous situés sur la cuspide et sont beaucoup moins profonds que les sillons principaux. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 8
  • 13.
    2 - Lesincisives Plan du document: I. Introduction II. Incisives centrales supérieure 1. Couronne 1. Face vestibulaire 1. La silhouette 2. Le modelé 2. Face palatine 1. Silhouette 2. Le modelé 3. Face mésiale 1. Silhouette 2. Le modelé 4. Face distale 1. Silhouette 2. Le modelé 5. Bord libre ou bord tranchant 2. La racine, courte et trapue 3. La chambre pulpaire 4. Situation en bouche III. Incisives latérales supérieur 1. Couronne 1. Silhouette 2. Le modelé 3. Face vestibulaire 4. Face distale 5. Le bord libre 2. La racine 3. La chambre pulpaire 4. Situation dans la bouche IV. Incisive centrale inférieur 1. La couronne 1. La face vestibulaire 1. Silhouette 2. Modelé 2. La face linguale 1. Silhouette 2. Modelé 3. Les faces mésiales et distales 4. Le bord libre 2. La racine 3. La chambre pulpaire 4. Situation dans la bouche V. Incisive latérale inférieur VI. Les caractères différentiels des incisives 1. Entre les incisives supérieures et les incisives inférieur 1. Couronnes aplaties 2. Couronnes élancées 3. Série 4. Face linguale unie 2. Entre l'incisive centrale supérieure et l'incisive latérale supérieure prise comme point de comparaison 1. Différence de hauteur 2. Angle mésiale 3. Angle distal 4. Bord distal 5. Lobe 6. Face distale 7. Trou borgne 3. Entre l'incisive inférieure latérale et l'incisive centrale ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 9
  • 14.
    inférieure prise commepoint de comparaison 1. Face vestibulaire 2. Face proximales et linguales I Introduction Ces dents sont au nombre de huit ( 4 au maxillaire et 4 à la mandibule). Les incisives maxillaires sont implantées sur le pré-maxillaire ou os incisif. Les incisives mandibulairs sont les dents qui s'articulent avec les incisives maxillaires. Il y a deux insicives de chaque coté du plan sajittal médian : • L'incisive centrale est la plus proche du milieu . • L'incisive latérale qui lui est immédiatemùent distale. Ces dents ont pour fonction principale de couper les aliments d'ou leurs nom est venu du latin incider : couper . Dans les ouvrages anciens,elles sonts nommées cunéiforms du latin cuneus : coin,car la couronne vue par une des faces proximales se presente sous la forme d'un coin .les incisives ne possedent qu'une seule racine. II Incisives centrales supérieure Âge d'éruption est de 7 ans et demi environs Début de calcification se fait à la première année Calcification complète à 10 ans Hauteur totale est de 22.5mm II.A. Couronne II.A.a. Face vestibulaire Elle présente un aspect trapu, 10mm de hauteur par 9mm de largeur (diamètre horizontal). 1 La silhouette ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 10
  • 15.
    Figure 2-1 :Silhouette de la Face vestibulaire Le bord libre est rectiligne, très légèrement oblique de bas en haut dans le sens mésio-distal (bord mésial plus long que le distal). Les bords proximaux à peine convergents avec le bord mésial qui est plus long et moins convexe que le bord distal. Le bord cervical (forme de demi-cercle) est plus étroit que le bord libre. L'angle distal formé par la rencontre du bord distal et du bord libre est plus arrondie et moins aigu. 2 Le modelé Figure 2-2 : Modelé de la face Vestibulaire Le tiers cervical présente une bosse et les deux autres tiers sont légèrement convexe et sont divisés par 2 sillons dans le sens vertical en 3 lobes. Lobe distal le plus grand Le plus petit c'est le central Le mésial est le moyen Ces 2 sillons sont très doux, ils sont marqués le plus près du bord libre, et ils s'atténuent progressivement et se fondent à mi-hauteur de cette face vestibulaire ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 11
  • 16.
    II.A.b. Face palatine Elle à la même hauteur que la face vestibulaire 1 Silhouette le Bord cervical est nettement plus étroit, il en résulte un aspect triangulaire. 2 Le modelé Il est plus complexe, il y a deux crêtes marginales : une mésiale et une distale. Figure 2-3 : Face palatine, Modelé • Elles sont minces, étroites à peine marquées près du bord libre, • Elles prennent de la largeur et de la saillie à mesure qu'elles se rapprochent de l'élément central qui est le cingulum avec lequel elles se fondent près du tiers cervical. L'union entre le cingulum(=talon) et les crêtes marginales s'opère mal laissant au point de réunion une petite cavité c'est le trou borgne(=foramen cæcum), ce cingulum peut être bilobé parfois lorsqu'il est divisé par un léger sillon vertical. II.A.c. Face mésiale Plus haute que large (10mm pour 7mm). 1 Silhouette Elle s'inscrit dans un triangle à sommé inférieur, son bord cervical à la forme d'un “V” dont le point est arrondi. 2 Le modelé Il est très légèrement convexe dans son ensemble avec un méplat près du bord cervical. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 12
  • 17.
    Figure 2-4 :Face mésiale II.A.d. Face distale 1 Silhouette La même que la mésiale 2 Le modelé Il est plus accentué que celui de la face mésiale II.A.e. Bord libre ou bord tranchant Figure 2-5 : Bord libre Il se présente sous la forme d'une petite surface oblique de bas en haut dans le sens palatin et distal, cette surface est plus ou moins large dans le sens vestibulo-palatin suivant le degré d'usure. • Le bord vestibulaire est légèrement convexe par 2 petites dépressions correspondant aux deux sillons de la face vestibulaire. • Le bord palatin présente également 2 petites dépressions qui répondent au sillon qui limite les crêtes marginales du reste de la face lingual. II.B. La racine, courte et trapue ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 13
  • 18.
    Figure 2-6 :La racine Elle à la forme d'un cône légèrement gonflé, son Apex est légèrement arrondi. Sur une coupe juste au-dessus du collet, elle présente l'aspect d'un triangle équilatéral dont les angles sont très arrondis. II.C. La chambre pulpaire Elle présente la forme de la couronne avant que celle-ci ne soit user (modifier par l'usure). Elle présente donc à sa partie inférieure 3 petites cornes. Comme la couronne, la chambre pulpaire est aplatie dans le sens vestibulaire, elle rétrécit au collet, le canal radiculaire qui lui fait suite et ... cylindrique puis rétrécit jusqu'au sommet (Apex). II.D. Situation en bouche La couronne est à peu près vestibulaire, la racine s'incline • légèrement au coté distal de 4° • et fortement du côté palatin 20°. III Incisives latérales supérieur Âge d'éruption est de 8 ans et demi environ Début de calcification se fait à la première année Calcification complète à 10 ans Hauteur totale est de 22mm Elle est constituée dans son ensemble par les même elements que l'incisive centrale, elle est cependant plus grêle (qui est long et mince) avec des détailles plus accentués III.A. Couronne ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 14
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    III.A.a. Silhouette D'unaspect plus élancé Diamètre mésio-distal (horizontal) : 6.4mm Diamètre vertical : 8.8mm Le bord libre est plus oblique, le bord distal est plus convexe, il se détache mieux du reste de la couronne. III.A.b. Le modelé Tout les détaille sont plus marqués au niveau de la face palatine, le cingulum descend plus bas et le trou-borgne est plus fréquent. III.A.c. Face vestibulaire Elle est identique à celle de l'incisive centrale mais plus petite III.A.d. Face distale Beaucoup moins haute et d'un modelé accentué III.A.e. Le bord libre Il a les mêmes caractères mais plus obliques dans le sens mésio-distal. III.B. La racine Elle est plus longue que celle de la central, plus effiler et plus mince, sa section est ovalaire avec 4 faces, elle est aplatie dans le sens mésio-distal III.C. La chambre pulpaire Elle est plus petite que celle de la centrale, le canal radiculaire est étroit et plus aplatie dans le sens mésio-distal III.D. Situation dans la bouche Pour la couronne, la face vestibulaire est moins verticale parce que le collet est legèrement rentré du coté palatin pour la racine, elle est à peu près paralèlle avec celle de la centrale dans les deux sens. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 15
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    IV Incisive centraleinférieur Début de calcification se fait à la première année Calcification complète de 9 à 10 ans environ Âge d'éruption est de 7 environs Hauteur totale est de 20.7mm C'est la plus petit de toutes les dents, elle est plus étroite, plus symétrique, elle est aplatie dans le sens mésio-distal. IV.A. La couronne IV.A.a. La face vestibulaire 1 Silhouette Elle s'inscrit dans un trapèze (quadrilatère plan qui possède deux côtés non consécutifs parallèles) à grande base supérieure, le bord cervical est un demi-cercle commun pour les incisives supérieures, les bords mésiale et distal diverge l'un et l'autre mais sont presque rectiligne, ils sont d'égale largeur (bord libre à peu près horizontal) • Il y a 3 festons à l'éruption comme pour l'incisive supérieure, l'usure lui donne son aspect rectiligne mais dans ce cas, le bord distal est plus long que le bord mésiale ce qui nous donne une obliquité de bas en haut dans les sens mésio-distal 2 Modelé Il y a une bosse au tiers cervical, deux sillons très atténuer séparent la face vestibulaire en lobes égaux IV.A.b. La face linguale 1 Silhouette Elle est semblable à la face vestibulaire mais plus étroite. 2 Modelé Il est très doux, le cingulum et les crêtes marginales se fondent sans aucune démarcation, jamais de trou borgne. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 16
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    IV.A.c. Les facesmésiales et distales Elles sont toutes semblables, leur silhouette rappelle celle des incisives supérieures, leur modelé plus simple presque plat par rapport aux incisives supérieures IV.A.d. Le bord libre Il est plus symétrique par rapport à celui des incisives supérieures, l'usure lui imprime une obliquité de bas en haut dans le sens vetibulo-linguale IV.B. La racine Elle présente 4 faces sur une coupe horizontale, les faces vestibulaire et linguales présente une forme très arrondie en demi-cercle, elles sont d'égale hauteur. • La face vestibulaire est légèrement plus large que la face linguale • Les faces mésiales et distales sont plates parcourues par un léger sillon vertical plus accentuer au centre qu'aux extrémités IV.C. La chambre pulpaire Elle est plus petite que celle des incisives supérieures, elle présente 3 cornes, le canal radiculaire qui lui fait suite est aplatie dans le sens mésio-distal. IV.D. Situation dans la bouche La face vestibulaire est fortement inclinée du coté linguale, à 1° par rapport à la verticale dans le sens distal et 3° dans le sens lingual V Incisive latérale inférieur Début de calcification se fait à la première année Calcification complète de 10 ans et demi Âge d'éruption est de 8 ans et demi Hauteur totale est de 22.1mm Les caractères morphologiques sont identiques à tous points de vue, à ceux de l'incisive centrale inférieure sauf que le bord libre est horizontal et présente un angle distal légèrement arrondi, elle est plus forte que l'incisive centrale inférieure, la face vestibulaire de la couronne est légèrement plus inclinée dans le sens linguale que sur l'incisive centrale inférieure • La racine est verticale dans le sens vestibulo-linguale et un peut incliné dans le sens distal. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 17
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    VI Les caractèresdifférentiels des incisives VI.A. Entre les incisives supérieures et les incisives inférieur VI.A.a. Couronnes aplaties Les couronnes des incisives sont aplaties légèrement dans le sens vetibulo-linguale (diamètre mésio-distal est légèrement supérieur) VI.A.b. Couronnes élancées Les couronnes des incisives inférieures vues par leur face vestibulaires ou linguales sont plus élancées, elles sont étroites et hautes. VI.A.c. Série Les incisives inférieures sont en série ascendante et les supérieures en série descendente VI.A.d. Face linguale unie Les faces linguales des incisives inférieures sont presque unies (tous les détails : Crêtes marginales, cingulum, ne sont pas délimiter et sont à peine décelable). VI.B. Entre l'incisive centrale supérieure et l'incisive latérale supérieure prise comme point de comparaison La face vestibulaire est plus petite, très élancé, un peut moins haute et beaucoup plus étroite VI.B.a. Différence de hauteur La différence de hauteur entre le bord mésiale et distale est encore plus marquée obliquité plus marquée du bord incisif. VI.B.b. Angle mésiale L'angle mésiale est plus aigu VI.B.c. Angle distal L'angle distal est plus ouvert et plus arrondi ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 18
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    VI.B.d. Bord distal Le bord distal est plus convexe VI.B.e. Lobe Mêmes sillons même lobes, cependant le lobe est d'un galbe plus accentué VI.B.f. Face distale La face distale présente un modelé plus accentué VI.B.g. Trou borgne La face linguale présente les mêmes éléments mais plus accentués, le trou borgne est plus fréquent VI.C. Entre l'incisive inférieure latérale et l'incisive centrale inférieure prise comme point de comparaison VI.C.a. Face vestibulaire La face vestibulaire est semblable mais un peut plus grande, l'usure donne au bord libre des incisives centrales une inclinaison inverse VI.C.b. Face proximales et linguales Les faces proximales de même que la face linguale sont semblables et un peut plus grande ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 19
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    3 - LesCanines Plan du document: I. Introduction II. La canine 1. Couronne 1. Face vestibulaire 1. La silhouette 2. Le modelé 2. Face palatine 3. Face mésiale 4. Face distale 5. Bord libre ou bord tranchant 2. La racine 3. La chambre pulpaire 4. Situation en bouche III. Les caractères différentiels d'une canine inférieure par rapport à une canine supérieure 1. Couronne 1. Face vestibulaire 2. Face linguale 3. Face mésiale et distale 2. La racine 3. La chambre pulpaire I Introduction Il existe 4 canines, 2 au maxillaire supérieur et 2 au maxillaire inférieur, elles se placent immédiatement après les incisives latérales inférieures et supérieures • Le mot canine proviens du mot latin canis signifiant chien par similitude aux dents pointues de celui-ci. II La canine Âge d'éruption entre 10 et 11ans Début de calcification se fait à 2 ans de demi Calcification complète à 13ans La canine supérieure est la plus longue de toutes les dents, elle déborde des dents voisines à la fois par sa couronne mais aussi par sa racine. II.A. Couronne II.A.a. Face vestibulaire Hauteur : 9.5mm Diamètre mésio-distal : 7.6mm ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 20
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    1 La silhouette Elle peut se comparer à un fer de lance, le bord cervical est en demi cercle. • Les bords proximaux sont plus convergeant que sur les incisives. • Le bord mésial est légèrement convexe, il descend aux 3/4 de la couronne. • Le bord distal Est plus convexe aux 2/3 de la couronne. • Le Bord libre se présente sous la forme d'unV très ouvert à branche inégale. • La branche distale est plus longue, ce qui a pour effet de déporter la pointe du coté mésial. • Les angles sont très arrondis, le distal plus haut que le mésial et il est aussi très ouvert. 2 Le modelé Elle est convexe dans le sens vertical et horizontal, la saillie la plus accentuée est comme pour les incisives située au tiers cervical. • Il y a 3 lobes sur la face vestibulaire, beaucoup plus marqués que sur les incisives, les sillons qui les séparent sont donc plus nets, ils ne sont par contre parallèles mais divergeant et légèrement courbes Le lobe central est le plus important, il se termine en pointe Le lobe distal est le moyen Le lobe mésial est le plus petit II.A.b. Face palatine Hauteur totale presque égale à celle de la face vestibulaire. • Constituée des mêmes éléments visibles sur les incisives mais sont cependant plus accentués Le cingulum est plus saillant et descend plus bas Le bord libre en "V" est la réplique exacte que le bord libre de la face vestibulaire ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 21
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    II.A.c. Face mésiale Elle présente les mêmes caractères généraux que pour les incisives mais sa position est plus oblique de bas en haut, elle est plus convexe près du bord libre, au niveau du bord cervical, cette face présente une légère dépression. • Le "V" formé par le collet est plus ouvert que celui des incisives. II.A.d. Face distale Elle est moins haute que la précédente et la convexité inférieure ainsi que la dépression cervicale sont plus marquées. II.A.e. Bord libre ou bord tranchant La pointe de la capside est arrondie sur les dents jeunes, sur les dents plus âgées, elle est remplacée par une petite surface plate provoquée parfois par l'usure. II.B. La racine C'est la plus longue de toutes les racines, sa section est ovalaire comme pour les incisives, sur une coupe horizontale au niveau du collet, la face vestibulaire(5.2mm)de la racine est plus large que la face palatine (3.2mm)puisqu'on parle des canines supérieures • Les faces proximales sont plus plates et plus larges et souvent parcourus par un sillon léger plus marqué au centre qu'aux extrémités II.C. La chambre pulpaire Plus vaste que celle des incisives, elle présente une grande corne centrale Accolée latéralement de deux autres cornes beaucoup plus petites. • Le canal radiculaire est large et droit, c'est le plus large et le plus long de tous les canaux II.D. Situation en bouche Dans le sens vestibulo-lingual, la face vestibulaire est à peu près verticale ; par contre, la racine est fortement inclinée du côté palatin. • Dans le sens mésio-distal, l'ensemble de la dent, racine et couronne est incliné légèrement du côté distal toutes les dents sont distalées : ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 22
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    II I Lescaractères différentiels d'une canine inférieure par rapport à une canine supérieure III.A. Couronne III.A.a. Face vestibulaire Elle est plus élancée, moins globuleuse d'aspect plus haute et moins large. Son bord libre est encore plus asymétrique, la portion mésiale est très courte, la distale est plus longue et plus oblique. • La pointe est déportée du côté mésial d'une façon plus nette. III.A.b. Face linguale Constituée des mêmes éléments moins prononcés. III.A.c. Face mésiale et distale Elles sont plus petites III.B. La racine Elle est plus courte, un peu plus plate dans le sens mésio-distal mais toujours parcourue par un sillon plus marqué au centre qu'aux extrémités. • On dirai que c'est un point de départ du bifidité de la racine. III.C. La chambre pulpaire Elle est moins vaste que celle de la canine supérieure, elle se continue par un canal aplati dans le sens mésio-distal Remarque ! Bifide Parfois la canine inférieure peut être bifide (à deux pointes) ; Dans ce cas, on rencontre 2 canaux, l'un vestibulaire et l'autre lingual. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 23
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    4 - Lesprémolaires Plan du document: I. Généralités II. La première prémolaire supérieure 1. Couronne 1. Face vestibulaire 2. Face palatine 3. Face mésiale 1. Silhouette 2. Le modelé 4. Face distale 5. La face occlusale 1. La silhouette 2. Le modelé 2. La racine 3. La chambre pulpaire 4. Situation en bouche III. La deuxième prémolaire supérieure IV. Caractère qui caractérise la seconde d'une première prémolaire 1. La couronne 1. La face vestibulaire 2. Linguale 3. Les faces proximales 4. La face occlusale 2. Racine 3. Chambre pulpaire 4. Situation en bouche V. La première prémolaire inférieure 1. Couronne 1. Face vestibulaire 2. Face linguale 3. Faces proximales 4. La face occlusale 2. La racine 3. La chambre pulpaire 4. Situation en bouche VI. La deuxième prémolaire inférieure 1. La couronne 1. La face vestibulaire 2. Linguale 1. Cas à 2 cuspides 2. Cas à 3 cuspides 3. Les faces proximales 4. La face occlusale 1. Cas à 2 cuspides 2. Cas à 3 cuspides 2. La racine 3. La chambre pulpaire 4. Situation en bouche I Généralités On les appelle prémolaires car elles se situent juste avant les molaires, elles sont au nombre de 8, 2 par hémi arcade, elles viennent se placer derrière les canines, les prémolaires sont les dents qui remplace les molaires de lait après leur chute, la forme de ces dents est plus compliquée que pour les incisives et les canines aussi bien pour la couronne qu'au niveau radiculaire. • On règle général les prémolaires supérieurs sont en série descendante alors que les ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 24
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    prémolaires inférieures sonten série ascendante. II La première prémolaire supérieure Âge d'éruption entre 9 ans et 12 ans Début de calcification de 3 à 4 ans environ Calcification complète entre 11 et 14ans Hauteur totale est de 21mm II.A. Couronne Légèrement cuboïde II.A.a. Face vestibulaire Elle ressemble à la face vestibulaire de la canine supérieur mais en plus petit mais le V que forme le bord libre est plus ouvert donc la pointe est moins prononcée, festonné en 3 lobes Hauteur couronnaire : 8mm Diamètre mésio-distal : 7mm II.A.b. Face palatine Elle est plus petite que la face vestibulaire, sa silhouette se rapproche de celle de la face vestibulaire, mais son modelé est très convexe dans les deux sens vertical et horizontal, où elle se présente sous la forme d'un demi-cercle. • Dans le sens vertical, elle devient très oblique en direction vestibulaire, à partir du quart cervical. • Elle ne présente aucun sillon (pas de lobe) comme la face vestibulaire, elle est lisse. II.A.c. Face mésiale Les faces proximales sont plus larges que les faces vestibulaires et linguales car les dents sont aplatie dans le sens mésio-distal. 1 Silhouette Elle est plus large que haute, le bord cervical n'est pas en forme de V mais un peu... • Le bord vestibulaire à un convexité au tiers cervical, le bord ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 25
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    lingual, un peumoins haut que le vestibulaire, sa convexité est situé au 1/4 cervical, ces autres 3/4 forment une ligne légèrement convexe oblique de haut en bas dans le sens vestibulaire. • Le bord libre à la forme d'un accent de circonflexe, le bord et moins long que le bord cervical. 2 Le modelé Pour la moitié inférieur, on a une bosse correspondant à la crête mésiale de la face occlusale. • Et pour la moitié supérieur ou cervical, on a une dépression bien marquée qui corresponde au sillon inter radiculaire. II.A.d. Face distale Sa silhouette est semblable à celle de la face mésiale mais un peu moins haute • le modelé de cette face est plus prononcé, la bosse inférieures correspondent à la crête marginale distale est plus importante II.A.e. La face occlusale 1 La silhouette Cette face peut s'inscrire dans un trapèze, à grande base vestibulaire. • Le bord vestibulaire légèrement ondulé avec une convexité plus marquée au centre qu'aux extrémités cette courbe correspond aux 3 lobes de la face vestibulaire. • Le bord lingual est plus petit que le précèdent, il forme un demi cercle sans ondulation car la face linguale est lisse. • Les bords mésial est distal sont très convexe, presque rectiligne et converge l'un vers l'autre dans le sens lingual. 2 Le modelé L'arête transversale (bord tranchant) de la cuspide vestibulaire forme une ligne légèrement ondulée avec une convexité marquée au centre, dans l'ensemble cette ligne est moins convexe que la ligne représentant le bord vestibulaire, au centre, ses 2 lignes sont séparées par un espace de 1mm sur les cotés, elle se joignent avec les arêtes des crêtes marginales, la même disposition pour l'arête transversale de la cuspide linguale mais la ligne représentant cette arête est en demi cercle, et la distance qui au centre la sépare de ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 26
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    la ligne représentantle bord lingual et un peu plus grande 1.5mm. • L'espace compris entre les 2 arêtes transversale vestibulaire et linguale représente la face occlusal proprement dite ou face fonctionnel Formée de 2 cuspides très saillantes, une vestibulaire et l'autre palatine, la vestibulaire et une linguale, la vestibulaire est la plus forte. • Le diamètre compris entre les 2 cuspides est de 6mm. • L'arête axiale de la cuspide palatine prolonge exactement l'arête axiale de la cuspide vestibulaire mais l'ensemble de ces 2 cuspides est légèrement incliné du coté mésiale. • Ceci revient à dire que le versant distal de chaque cuspide est un peu plus grand que le versant mésial. • Les 2 cuspides vestibulaire et palatine sont séparées par un profond sillon placé plus près du bord lingual que du bord vestibulaire. • Ce sillon est rectiligne, et se termine à chaque extrémités par une fossette mésiale et l'autre distale, les bords mésial et distal sont formées par 2 fortes crêtes marginales. II.B. La racine Est toujours biradiculée, elle à une racine vestibulaire plus grande comparant à une racine palatine, elles sont réunis au moins sur leur tiers inférieurs par un sillon très profond, qu'on appel “sillon inter-radicualire” qui se prolonge sur la couronne, et après il disparaît. II.C. La chambre pulpaire Elle est assez large. • Présente 2 cornes bien marquée correspondant au 2 cuspides, la corne vestibulaire est plus importante. • La chambre pulpaire se continue par 2 canaux, le vestibulaire est plus grande. • Les 2 racines se réunissent, on peut avoir 2 canaux séparés on un seul canal en général. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 27
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    II.D. Situation enbouche Dans le sens vestibulo-lingual, la face vestibulaire de la couronne est vertical. • La pointe de la cuspide vestibulaire arrive au même niveau que la cuspide linguale. • Les racines sont inclinées du coté palatin, un peu moins que pour la canine supérieure. III La deuxième prémolaire supérieure Âge d'éruption à 11ans Début de calcification 4 ans Calcification complète entre 12ans et demi Hauteur totale est de 21mm Les caractères morphologiques sont presque identiques, à ceux de la première prémolaire supérieure, elle est aussi longue mais légèrement moins forte et sa racine et un peu bifide IV Caractère qui caractérise la seconde d'une première prémolaire IV.A. La couronne IV.A.a. La face vestibulaire Même silhouette, un peu moins haute et un peu moins large, même modelé IV.A.b. Linguale Même silhouette et même modelé mais cette face est de même hauteur IV.A.c. Les faces proximales Elles sont identiques IV.A.d. La face occlusale Les cuspides ont la même valeur, le sillon mésio-distal de la face ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 28
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    occlusale sépare cetteface en 2 parties égales, sur les arcades, la cuspide linguale descend un peu plus bas que la cuspide vestibulaire. IV.B. Racine Presque toujours unique, un peu plus longue. • Très aplatie dans le sens mésio-distal. • Sur chaque une des faces proximales de la racine, on a le même sillon profond qui s'épanouit sur la couronne IV.C. Chambre pulpaire Toujours deux cornes pulpaires d'égale valeur, mais qui se termine presque toujours dans un seul canal très aplati dans le sens mésio-distal. IV.D. Situation en bouche Dans le sens vestibulo-lingual, la face vestibulaire de la couronne est vertical. • La cuspide linguale descend légèrement plus bas que la vestibulaire. • La racine est incliné du coté linguale dans le sens mésio-distal la couronne et la racine ont une direction parallèle à celle de la première prémolaire supérieure. V La première prémolaire inférieure La premiere prémolaire inferieure fait son éruption entre 9 et 11ans. Elle debute sa calcification à la fin de la 3ème année et l'achève entre 11 et 14 ans Hauteur totale: 23mm Son caractère bicuspidé est moins prononcé, sa forme se rapproche de celle de la canine inférieure V.A. Couronne V.A.a. Face vestibulaire À peu près semblable de celle de la canine inférieure mais elle est plus petite Hauteur : 8mm Diamètre mésio-distal : 6.9mm ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 29
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    V.A.b. Face linguale Beaucoup plus petite que la face vestibulaire (plus de la moitié de la hauteur de celle-ci) due à la petitesse de la cuspide linguale qui est à peine marquée. Elle est convexe dans le sens vertical et horizontal. Elle est inclinée légèrement de bas en haut dans le sens lingual. V.A.c. Faces proximales Ces faces ne sont pas comme pour les prémolaires supérieurs (plus large que haute) Leur diamètre vertical (8mm) l'emporte sur le diamètre horizontal (7.5mm) V.A.d. La face occlusale Elle comporte 2 cuspides, une vestibulaire et une linguale. • La vestibulaire à le double de hauteur et de largeur que la linguale Cette différence de taille des cuspides entraîne une obliquité très marquée. Un petit sillon inter-cuspidien en direction mésio-distal placé près du bord lingual sépare ces 2 cuspides. • Ce sillon est à peine marqué. • Ce sillon se termine à chacune des extrémités par une petite fossette Ainsi les cuspides sont reliées latéralement par une crête marginale mésiale et une distale. V.B. La racine Aplatie dans le sens mésio-distal, présente les mêmes caractères que la racine de la canine inférieure, toute fois elle est petite et effilée, pas de sillon au niveau des faces proximales. V.C. La chambre pulpaire 2 cornes pulpaires • une très grande c'est la vestibulaire, • la plus petite c'est la linguale. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 30
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    V.D. Situation enbouche • Dans le sens vestibulo-lingual, la face vestibulaire de la couronne est légèrement plus incliné du coté lingual que sur la canine inférieure. • La face linguale à tendance à ce pencher du coté lingual, la face occlusal est oblique de haut en bas dans le sens lingual. • La racine est dirigée un peu obliquement de bas en haut dans le sens lingual. VI La deuxième prémolaire inférieure C'est la plus forte de toutes les prémolaires, sa couronne à une forme cubique qui se rapproche à celle des molaires, elle présente le plus souvent 3 cuspides et parfois 2. VI.A. La couronne VI.A.a. La face vestibulaire Plus vaste que sur la première prémolaire inférieure, sa hauteur est de 8.1mm et son diamètre mésio-distal est de 7.2mm. • Le bord libre est bien moins pointue que sur les autres prémolaires. • Le Lobe central dépasse à peine les lobes mésiales et distales. • L'ensemble du modelé est comparable à celui de la première prémolaire inférieure. VI.A.b. Linguale Un peu moins haute que la face vestibulaire (6.4mm) mais à peine moins large, son bord libre peut se présenter de 2 manière différentes suivant que la couronne présente 2 ou 3 cuspides . ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 31
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    1 Cas à2 cuspides Le bord libre présente une seule pointe très émoussée (qui a perdu son caractère tranchant ou pointu) 2 Cas à 3 cuspides Le bord libre est divisé en 2 pointes (la pointe mésiale étant légèrement plus large que la pointe distale) par un petit sillon qui vient de la face occlusale et disparait dans la face linguale. La face linguale est légèrement convexe dans le sens vertical et dans le sens horizontal. Elle est comme sur la première prémolaire inférieur. La face vestibulaire (!) est un peu oblique de bas en haut dans le sens lingual VI.A.c. Les faces proximales Un peu plus large : 8.3mm que haute 8.1mm VI.A.d. La face occlusale Dans l'ensemble elle est oblique de haut en bas dans le sens vestibulo-lingual. • Elle peut être formée de 2 ou 3 cuspides 1 Cas à 2 cuspides La cuspide la plus forte c'est la vestibulaire. Le sillon mésio-distal qui sépare les 2 cuspides n'est pas rectiligne comme pour les prémolaires qui est courbe à concavité vestibulaire. 2 Cas à 3 cuspides ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 32
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    La cuspide vestibulaireet le sillon qui vient d'être décrit restent inchangés. Mais ici la cuspide linguale est divisée en 2 petites cuspides par un petit sillon à direction vestibulo-lingual qui prend naissance du sillon mésio-distal, il vas se perdre sur la face linguale. On trouve donc sur cette face 3 cuspides a : La plus forte est la vestibulaire b : La moyenne est la mésio-distale c : La plus petite est la linguale Il y a 2 sillons a : La première à direction mésio-distal b : La deuxième à direction vestibulo-lingual Il y a 2 fossettes : • Une mésiale et une distale situées aux extrémités du sillon mésio-distal et une crête marginale mésiale et une autre distale VI.B. La racine Même conformation que celle de la racine de la première prémolaire mais un peu plus forte. Pas de sillon sur les faces proximales de cette racine. VI.C. La chambre pulpaire Cette chambre pulpaire possède 2 ou 3 cornes suivant que la couronne possède 2 ou 3 cuspides. Le canal radiculaire est très légèrement aplati dans le sen mésio-distal VI.D. Situation en bouche Même inclinaison que la première prémolaire inférieure. Seule la face occlusale qui est beaucoup moins oblique. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 33
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    5 - Lesmolaires Plan du document: 1. Caractères communs par arcades 1. Racines 2. Les cuspides 3. Diamètre 4. Table occlusale 5. La face linguale 1. Chronologie 2. Mensurations 3. Description 1. Face vestibulaire 1. Cuspides 2. Arêtes 3. Contour cervical 4. Surface 5. Racines 2. Vue palatine 3. Vue mésiale 4. Vue distale 5. Vue occlusale 6. Cavité ou chambre pulpaire 1. Chronologie 2. Mensurations moyennes 3. Description 1. Face vestibulaire 2. Vue palatine 3. Vue mésiale 4. Vue distale 5. Face occlusale 6. La chambre pulpaire 1. La couronne 1. La face vestibulaire 1. La silhouette 2. Le modelé 2. La face linguale 1. La silhouette 2. Le modelé 3. La face mésiale 1. La silhouette 2. Le modelé 4. La face distale 1. La silhouette 2. Le modelé 5. La face occlusale 1. La silhouette 2. Le modelé 1. Les cuspides 2. Les sillons 1. Sillon inter-cuspidien mésio-distal 2. Sillon inter-cuspidien mésio-vestibulaire 3. Sillon inter cuspidien disto-vestibulaire 4. Sillon inter-cuspidien lingual 2. La racine 1. La racine mésiale 2. La racine distale 3. La chambre pulpaire 4. Situation en bouche 1. La couronne 1. La face vestibulaire 1. La silhouette ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 34
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    2. Le modelé2. La face linguale 3. Les faces proximales 4. La face occlusale 1. La silhouette 2. Modelé 1. Les cuspides 2. Les sillons 1. Le sillon inter-cuspidien vestibulo-lingual 2. Le sillon inter-cuspidien mésio-distal 2. Les racines 3. La chambre pulpaire 4. Situation en bouche 1. La couronne : caractères morphologiques 2. Les racines 3. Anatomie pulpaire 4. Situation en bouche 1. La couronne 2. Les racines 3. Chambre pulpaire 4. Situation en bouche 1. Au niveau des couronnes 2. Au niveau des racines I Introduction Elles sont au nombre de 12, 6 au maxillaire et 6 à la mandibule, leurs nom dérive du mot “Meule” ou leur fonction de meulage. Elles assurent un rôle primordial dans le broiment des aliments ainsi que le maintient de la . Ces dents naissent de la différentiation de la , elle ne remplace aucune dent temporaire, on dit qu'elles sont des dents “monophysères”. Ces dents portent souvent le nom de leurs date d'éruption, si bien que: • la première molaire porte le nom de 6ans, • la deuxième porte le nom de 12ans • Et la troixième porte le nom de la “dent de sagesse” à cause l'éruption tardive et douleureuse (18~25ans, et même plus) La forme étendue de la face occlusale(ou de surface occlusale) fait d'elles les mieux adaptées à la fonction précédemment décrite. Avec les prémolaires, elles constituent le groupe des dents cuspidées encore dite “dents jugales”. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 35
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    II Caractères générauxdes molaires • Les molaires sont en série descendante, la première molaire est toujours plus forte que la deuxième, elle même plus volumineuse que la troixième. • Les molaires possèdent la surface fonctionnelle la plus étendue. • Les molaires possèdent toujours 3, 4 ou 5 cuspides mais elles possèdent toujours 2 vestibulaires. • Les molaires possèdent 2 ou 3 racines (rarement le cas des dents de sagesse qui possèdent des racines fusionnées). • Caractères communs par arcades II.A.a. Racines • Les molaires maxillaires possèdent en géneral 3 racines, 2 racines vestibulaires et 1 racine palatine. Cette disposition étant autorisé par la voûte palatine qui permet le dévelopement de la racine palatine Les racines sont classées par ordre décroissant de taille : a : Palatine b : mésio-vestibulaire c : disto-vestibulaire • Les racines mandibulaires n'ont quand à elle en générale que 2 racines, une mésiale et une distale, cette disposition est liée à l'étroitesse du corps mandibulaire. La racine mésiale est toujours plus grande. II.A.b. Les cuspides • Les molaires maxillaires possèdent toujours 3 cuspides au moins, 3 cuspides bien développées, 2 cuspides vestibulaire et une linguale. La quatrième cuspide est toujours disto-palatine et toujours moins dévelopée. • Les molaires mandibulaires quand à elles, possèdent 4 cuspides principales bien délimitées et bien developpées mais moins développées que les molaires maxillaires, 2 cuspides vestibulaires et 2 linguales, la 5ème est distale (et disto- ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 36
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    vestibulaire) moins développée. • Les cuspides maxillaires forment un triangle et la cuspide palatine est jointe à la cuspide disto-vestibulaire par la crête vestibulo-linguale oblique dont la direction pricipale est mésio-linguale (ou disto-vestibulaire) cette crête est appelée “Pont d'Émail”. • Les 4 cuspides mandibulaires déssinent quand à elle et d'une manière très grossière un rectangle: - Les crêtes cuspidiennes sont transversales car elles suivent une direction principale approximativement vestibulo-linguale. - Les sillons inter-cuspidiens principaux déssinent une forme de croix entre ces 4 cuspides. II.A.c. Diamètre • Les diamètre vestibulo-palatin couronnaire maxillaire est toujours plus important que celui mésio-distal. • À l'inverse des molaires mandibulaires, le développement couronnaire mésio-distal est plus important que le développement vestibulo-linguale. II.A.d. Table occlusale En vue occlusale, la table occlusale: • Des molaires maxillaires est déportée du côté vestibulaire. • Celle des molaires mandibulaires au contraire est déportée du côté linguale. II.A.e. La face linguale • La face linguale des molaires maxillaires est fortement inclinée, • à l'inverse des dents mandibulaires ou c'est la face vestibulaire qui est plus inclinée. III Première molaire supérieure III.A. Chronologie ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 37
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    Début de calcification: à la naissance Couronne achevée : 2ans et demie Âge d'éruption : 6 à 7ans Racine achevée : 12ans et demie III.B. Mensurations “Mensurations importantes pour le traitement orthodentique“ Hauteur totale : 20.5mm Hauteur couronnaire : 7.5mm Hauteur de la racine : 13mm (à retenir en cas d'absence de la racine) III.C. Description C'est la dent la plus stable anatomiquement de toutes les molaires supérieures, elle représente le modèle des molaires supérieurs. • Elle représente pratiquement tout le temps une particularité anatomique appelée “pont d'émail” qui traverse la face occlusale en joignant les sommets cuspidiens mésio-palatin et disto-vestibulaire • Une autre particularité sur la face palatine plus exactement sur la cuspide mésio-palatine, il s'agit d'un relief plus ou moins developpée appelée rarement “5ème cuspide” et plus souvent “tubercule de carabilli”(=péricône de stiline). III.C.a. Face vestibulaire La couronne à une forme trapézoïdale. 1 Cuspides ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 38
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    Sur la vuevestibulaire, les 4 cuspides sont visibles, 2 cuspides vestibulaires et 2 palatines. • La cuspide mésio-palatine est visible dont l'embrasure occlusale entre les 2 cuspides vestibulaire et son sommet est alignée avec le sommet principal inter-cuspidien des cuspides vestibulaires • la cuspide disto-palatine déborde légèrement la portion palatine de la couronne en raison de la grande obliquitée qui rend visible la face distale de la couronne Le contour occlusal est plus caractéristique • La cuspide mésio-vestibulaire est plus importante en taille que celle disto-vestibulaire mais son acuité (gravité et intensité) et moins importante que celle-çi car les arêtes mésiales et distales sont plus inclinées. 2 Arêtes Les arêtes distales en ce qui conserne les cuspides vestibulaires sont plus large que les arêtes mésiales et les somments des cuspides s'en trouvent légèrement decelées du coté mésiale. 3 Contour cervical Le contour cervicale vestibulaire est en forme d'accolade à concavité dans sa moitié cervical ; chaqu'un des 2 bras de l'accolade correspond à une cuspide vestibulaire 4 Surface La surface vestibulaire est convexe dans sa moitié cervicale et résultent de la juxtaposition de 2 convexitées cuspidiennes dans sa moitié occlusale qui détermine un sillon inter-cuspidien inter dentaire(=sillon vestibulaire) 5 Racines 2 Racines sont visibles, une vestibulaire et une palatine, les 3 racines sont visibles en vue vestibulaire, la racine palatine apparaient entre les 2 racines vestibulaires, elle est verticale. - Les racines vestibulaires naissent d'un tronc radiculaire. - La bifurcation entre les 2 racines vestibulaires siègent dans le 1/3 moyen de la hauteur de la racine palatine. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 39
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    • La racinemésio-vestibulaire plus importante dans son diamètre mésio-distale que la racine disto-vestibulaire, peut-être plus longue, plus courte ou avoir la même hauteur, mais les 2 racines vestibulaires sont plus courbes que la racine palatine. La racine mésio-vestibulaire est parralèle au grand axe de la dent, son apex est fréquement plus inclinée distalement et son apex se condense du coté mésial. • Les surfaces vestibulaires des 3 racines sont régulièrement convexe. la surface du tronc radiculaire est parcourus par une dépression qui née de l'embrasure inter-radiculaire vestibulaire et devient de plus en plus étroite et superficiel en s'acheminent vers le collet III.C.b. Vue palatine Le contour est pratiquement le même pour la couronne, mais en vue inversée, seules les cuspides palatines sont visibles, la cuspide mésio-palatin à elle seule occupe les 2/3 du diamètre mésio-distal, par conséquent elle se trouve être la plus volumineuse. La dite “cuspide mésio-palatine” présente 2 crêtes, qui se rejoignent au sommet cuspidien, son contour occlusale forme un demi cercle presque parfait qui accentue la forme sphéroïdal de la face distale. La surface palatine est parcourue par un sillon inter-cuspidien palatin; qui sépare la cuspide disto-palatin des trois cuspides majeurs, ce sillon vient mourir au centre de la face palatine. La surface palatine présente sur le franc mésio-palatin de la cuspide mésio-palatine une pseudo-cuspide, le tubercule de carabilli dont le développement est variable Le collet est applatie sur la face palatine et dessine même une convexité dans certains cas. la racine palatine est conique, elle masse en partie les 2 racines vestibulaire III.C.c. Vue mésiale La forme générale sur la vue mésiale est en forme d'accent de circonflexe plus estompé que sur les prémolaires, la cuspide mésio-palatine et le tubercule de carabilli sont également visible, la cuspide palatine est plus proéminente que la ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 40
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    cuspide vestibulaire. Lacrête marginale mésiale rejoint les arêtes cuspidiennes mésiales des cuspides vestibulaires et palatine. La surface mésiale est convexe dans son tiers occlusal et le point de contact est situé à la jonction du 1/3 vestibulaire avec le tiers moyen, le reste de la surface mésiale est aplati ou légèrement concave, cette concavité vas se prolonger jusqu'à arriver au tronc radiculaire. Le contour cervical mésial... Sur la vue mésiale pour les racines, seules les racines mésio-vestibulaire et palatine sont visibles Les 2 racines naissent du tronc radiculaire, la bifurcation se situe au 1/3 moyen de la hauteur radiculaire. III.C.d. Vue distale Grossièrement identique à la précédente mais légèrement moins large III.C.e. Vue occlusale Cette face à la forme d'un parallélogramme. La face occlusale proprement dite est enfermée dans des limites dessinée par les arêtes cuspidiennes et marginales. Il existe 4 cuspides qui sont par ordre d'importance décroissant a : Mésio-palatine b : Mésio-vestibulaire c : Disto-vestibulaire d : Disto-palatine La crête marginale mésiale est toujours plus étendue que la distale, celle ci est fréquemment sectionnée par 2 sillons accessoires en 2 lobules d'email. Les cuspides vestibulaires et la cuspide palatine forme un triangle dont les trois côtés sont: • L'arête marginale mésiale • Les arêtes cuspidiennes vestibulaires ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 41
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    • et lacrête oblique en vue distale La cuspide disto-palatine semble projetée en direction disto-palatine dépassant largement du coté palatin, le contour de la cuspide mésio-palatin, cette dernière est nettement plus importante que son adjacente (3/5 contre 2/5) À l'intérieur des limites de la face occlusale proprement dite, le sillon principale inter-cuspidien mésio-distale sépare les cuspides vestibulaires et palatines On peu noter 2 segments bien distints de part et d'autre du pont d'émail • Le segment mésiale à concavité palatine ; sépare la cuspide mésio-palatine de la cuspide mésio-vestibulaire et sépare le point mésial occlusal de la cuspide disto-vestibulaire • Un segment distale à concavité vestibulaire sépare la cuspide disto-palatin de la cuspide disto-vestibulaire. 2 sillons principaux vestibulo-linguaux parallèles entre eux et parallèle à l'axe principal du pont d'émail séparent les cuspides mésiales des cuspides distales. Le sillon vestibulaire prend naissance dans la fossette vestibulaire et vas se diriger vers le sommet de la cuspide mésio-palatine. Il se termine à son intersection avec le sillon mésio-distale dans la fossette centrale Le sillon palatin pratiquement alignées avec le dernier segment distal, détermine la fossette centrale distale. Aux extrémités mésiale et distale du sillon principal mésio-palatin se trouve les fossettes marginales mésiales et distales Au fond des fossettes marginales distales naissent les sillons accessoires qui découpent la crête marginale les arêtes cuspidiennes occlusales sont disposées de façon caractéristiques sur cette dent. • Les arêtes internes des cuspides mésio-palatines et disto-vestibulaires et rejoignent pour former le pont d'émail ou appelé aussi “la crête oblique”. III.C.f. Cavité ou chambre pulpaire • Les cornes pulpaires sont au regard de chacune des cuspides bien individualisée. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 42
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    La chambre pulpairese débloque dans le sens vestibulo-palatin. • Le plancher de la chambre pulpaire est radiculaire et le canal palatin bien individualisé se réduit à fur et à mesure qu'il se rapproche de l'Apex. • Les canaux radiculaires sont généralement étroits et épousent généralement fidèlement les courbes radiculaires. Il vont en s'amincissant en se rapprochant de l'Apex IV Deuxième molaire supérieure IV.A. Chronologie Début de calcification : 2ans et demi à 3ans Couronne achevée : 7 à 8ans Âge d'éruption : 12 à 13ans Racine achevée : 14 à 16 ans IV.B. Mensurations moyennes Hauteur totale : 19mm Hauteur couronnaire : 7mm Hauteur radiculaire : 12mm IV.C. Description La 2ème molaire supérieur présente de nombreux points en commun, cependant nous décriverons face par face les point non communs aux dents. IV.C.a. Face vestibulaire La couronne est plus petite dans toutes ces mensurations que la première. La cuspide disto-vestibulaire est beaucoup plus petite que la mésio-vestibulaire, son arête distale se confond avec la crête marginale. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 43
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    Les racines vestibulaireset palatines ont une inclinaison très nettes, Les axes radiculaires sont moins divergents que sur la première molaire. L'embrasure vestibulaire s'en trouve donc moins largement ouverte. IV.C.b. Vue palatine Dans le type de molaire supérieure à 3 cuspides, la cuspide palatine est aiguë et sont arête mésiale et toujours plus courte que son arête distale. IV.C.c. Vue mésiale Au niveau radiculaire, la racine palatine à un axe parallèle à celui des racines vestibulaires Pratiquement, les racines apparaissent plus rassemblée que sur la 1ère molaire supérieure. Les crêtes marginales sont fréquemment sectionnées par un sillon accessoire. IV.C.d. Vue distale La cuspide disto-palatine (quand elle existe) se confond avec la crête marginale qui découpe largement la portion distale du pont d'émail. IV.C.e. Face occlusale Il existe des faces occlusales à 4 et des faces occlusales à 3 cuspides La cuspide disto-palatine faisant les frais de cette différence anatomique. La ligne du grand contour de la face occlusale diffère sensiblement de celle de la 1ère molaire, les angles couronnaires aiguës ou optés sont encore plus marqués sur cette dent aussi • Dans les types à 4 cuspides : la forme générale est un net parallélogramme à grande base du coté mésiale. • Dans les types à 3 cuspides : la forme générale est un triangle à sommet palatin. IV.C.f. La chambre pulpaire Elle présente les mêmes caractéristiques que sur la première molaire. Le canal palatin est plus important, comme il arrive qu'il y est 2 cannaux de la racine mésio-vestibulaire. Il faut noter également qu'il n'est pas rare de rencontrer des 2ème molaires ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 44
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    dont les racinessont fusionnées et dans ce cas la chambre pulpaire se poursuivie par un canal pyramidal unique qui se réduit progressivement à mesure qu'il se rapproche de l'apex. V Première molaire inférieure V.A. La couronne Début de calcification : 25ème semaine de la vie intra-utérine Calcification complète : 9 à 9ans et demi Eruption : 6 à 7ans Hauteur Total : 21mm La couronne est cuboïde, aplatie dans le sens vestibulo-lingual et présente 5 cuspides. V.A.a. La face vestibulaire 1 La silhouette Elle s'inscrit dans un trapèze à grande base supérieure. • Le bord libre est festonné en 3 lobes correspondant aux cuspides vestibulaires: Le mésial : le plus grand Le central : moyen Le distal : le plus petit • Le bord mésial est oblique de haut en bas dans le sens distal ; sa portion cervicale est concave et sa portion supérieur est très légèrement convexe • Le bord distal est très légèrement moins haut que le bord mésial, il est oblique dans le sens inverse, son dessin est plus accentué • Le bord cervical est plus court que le bord libre, il est presque rectiligne et présente 2 petites convexités à pôle supérieur. 2 Le modelé On trouve: ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 45
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    • La bossedu 1/3 cervical, les 2/3 presque rectiligne mais très oblique de bas en haut dans le sens lingual • 2 sillons verticaux, Un sillon mésial qui sépare le lobe mésial du lobe central, il est profond et se termine dans la fossette vestibulaire située à mi-hauteur de la face vestibulaire Le sillon distal est logé entre le lobe distal et le lobe central, il est plus court que le précédent et plus profond ; il se fond progréssivement dans le modelé de la face vestibulaire V.A.b. La face linguale 1 La silhouette Elle s'inscrit dans un trapèze à grande base supérieure, très légèrement moins haute que la face vestibulaire. Le bord libre est nettement plus étroit, il est festonnée en 2 lobes : • Le lobe mésial est légèrement plus large que le distal Les bords proximaux et le bord cervical ont à peu près le même dessin que la face vestibulaire 2 Le modelé La bosse cervicale est nettement plus marquée que sur la face vestibulaire, il n'y a pas de sillon mais une simple dépression près du bord libre qui marque la séparation des 2 lobes En bouche la face lingual est très légèrement oblique de bas en haut dans le sens lingual V.A.c. La face mésiale 1 La silhouette Elle est plus large que haute, le bord libre présente la forme d'un “V” très ouvert ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 46
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    Le bord vestibulaireest très incliné de bas en haut dans le sens lingual pour les 2/3 supérieures, le 1/3 cervical est convexe. Le bord lingual est très légèrement curviligne avec une direction générale presque verticale, avec tendance à l'inclinaison dans le même sens que le bord vestibulaire Le bord cervical forme une ligne à peine ondulée à concavité inférieure. 2 Le modelé On retrouve une bosse près du bord libre, et une dépression près du bord cervical V.A.d. La face distale 1 La silhouette Identique à celle de la face mésiale mais plus étroite 2 Le modelé Il est plus accentué que sur la face mésiale V.A.e. La face occlusale 1 La silhouette Elle peut s'inscrire dans un trapèze à grande base vestibulaire • Le bord vestibulaire est le plus grand des 4; il est convexe dans son ensemble et présente une légère dépression correspondant aux 2 sillons de la face vestibulaires • Le bord lingual est le plus court, formé de 2 lobes très convexes correspondant aux 2 cuspides linguales • Le bord mésial : il est légèrement convexe et oblique • Le bord distal : il est plus convexe que le mésial, légèrement moins long, oblique en sens inverse ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 47
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    2 Le modelé On retrouve sur la face occlusale : 5 : cuspides 4 : sillons inter-cuspidiens 2 : fossettes principales marginales déterminant latéralement 2 : crêtes marginales : 1 mésiale et 1 distale 1 Les cuspides Elles sont classées par ordre de grandeur décroissante a : Mésio-linguale b : Disto-linguale c : Mésio-vestiulaire d : Centro-vestibulaire e : Disto-vestibulaire 2 Les sillons 1 Sillon inter-cuspidien mésio-distal Il sépare les 3 cuspides vestibulaires des 2 cuspides linguales. Il commence dans la fossette mésiale et se termine dans la fossette distale Il n'est pas rectiligne mais formé de 2 portions convexes à pôle vestibulaire 2 Sillon inter-cuspidien mésio-vestibulaire Il débute à la fossette accessoire mésiale et se termine dans la fossette vestibulaire, sa direction est perpendiculaire au sillon mésio-distal ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 48
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    3 Sillon intercuspidien disto-vestibulaire Il sépare la cuspide centro-vestibulaire de la cuspide disto-vestibulaire ; il prend naissance dans la fossette accessoire distale située sur la face occlusale et s'épanouit dans la face vestibulaire sans aucune fossette. 4 Sillon inter-cuspidien lingual Il commence dans la fossette accessoire centrale située juste à l'intersection des 2 portions du sillon principal, et s'épanouit simplement sur le bord lingual ; sa direction est perpendiculaire au sillon mésio-distal. Remarque La portion occlusale La portion occlusale proprement dite, (située entre les arêtes transversales des cuspides linguales et des cuspides vestibulaires) est déportée fortement du coté lingual; ainsi l'arête transversale des cuspides linguales est située tout près du bord lingual de la couronne (à peine 1mm) • Tandis que l'arête transversale des cuspides vestibulaires est éloignée du bord vestibulaire de la couronne de près de 3mm V.B. La racine On a 2: Une mésiale Une distale Elles se détachent du corps de la dent à environ la moitié de la hauteur totale de celle-ci. Elles sont séparées sur la face vestibulaire et la face lingual par un large sillon (sillon inter radiculaire vestibulaire et un sillon inter radiculaire linguale), il est bien modelé. Il part entre les racines pour s'épanouir horizontalement de part et d'autre de la ligne médiane sous la bosse cervicale de la couronne. Les faces proximales de chacune des racines sont parcourues par 1 sillon vertical(=sillon radiculaire) plus marqué au centre qu'aux extrémités. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 49
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    La racine mésialeest plus robuste que la racine distale Sur une coupe horizontale, la face vestibulaire et linguale de chaque racine présente une forme très arrondie en demi-cercle. V.B.a. La racine mésiale C'est la plus robuste des 2, elle déborde de la racine distale de toute part si elles sont placées l'une sur l'autre. Le bord vestibulaire et lingual descendent presque parallèlement jusqu'à environ la moitié de la hauteur puis se rapprochent graduellement par une ligne légèrement courbe jusqu'à l'apex. V.B.b. La racine distale Le bord vestibulaire et lingual - légèrement courbe - commencent tout de suite à se rapprocher l'un de l'autre. Parfois la racine distale est très légèrement plus longue que la racine mésiale V.C. La chambre pulpaire Elles est très vaste, présente 5 cornes pulpaires correspondant aux cuspides. Elle se continue dans les racines par 3 canaux radiculaires 2 : pour la racine mésiale 1 : pour la racine distale • Les 2 canaux de la racine mésiale naissent au fond de la chambre pulpaire, tout près de son bord mésiale, par une fente allongée dans le sens vestibulo-linguale. Cette fente ne tarde pas à se deviser en 2 canaux bien distincts, un vestibulaire et un linguale, ils sont légèrement courbes dans les 2 sens. Dans le sens mésio-distal, ils suivent la courbure de la racine et Dans le sens vestibulo-lingual leurs courbures sont en sens inverse. Ils sont d'égale grosseur et se joignent à l'apex • Le canal de la racine distale est fortement aplati, sa section se rapproche de la forme d'un “8”. Son accès est beaucoup plus facile que les canaux de la racine mésiale ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 50
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    V.D. Situation enbouche • Dans le sens vestibulo-lingual, la face vestibulaire présente une obliquité encore plus marquée que sur les prémolaires inférieures La face occlusale s'incline légèrement de haut en bas dans le sens lingual • Dans le sens mésio-distal; la couronne est à peu près verticale et les racines sont légèrement inclinées du coté distal. VI La deuxième molaire inférieur Début de calcifiation : 4ans et demie Calcification complète : 13ans et demi Eruption : 12ans Hauteur Totale : 19.8mm Elle est plus moins volumineuse que la 1ère molaire et ne présente que 4 cuspides VI.A. La couronne VI.A.a. La face vestibulaire 1 La silhouette Même forme générale cependant elle est plus petite, le bord libre n'est festonné qu'en 2 lobes. • Le mésiale et plus large que le distal 2 Le modelé Semblable, sauf que dans ce cas, il n'y a qu'un seul sillon placé entre les 2 lobes et se termine dans une fossette située à mi-hauteur de la couronne VI.A.b. La face linguale A peu de près semblable VI.A.c. Les faces proximales Identiques mais peu plus petites ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 51
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    VI.A.d. La faceocclusale Différente 1 La silhouette Présente une forme un peu moins allongée dans le sens mésio-distal 2 Modelé 4 : cuspides 2 : Sillons inter-cuspidiens 1 : fossette accessoire 2 : fossettes marginales délimitant latéralement : 2 : crêtes marginales ; 1 mésiale et une distale 1 Les cuspides 2 vestibulaire et 2 linguale. Par ordre de grosseur décroissante a : Mésio-lingual b : Disto-lingual c : Mésio-vestibulaire d : Disto-vestibulaire Les cuspides linguales sont plus basses 2 Les sillons 1 Le sillon inter-cuspidien vestibulo-lingual Commence dans la fossette vestibulaire située sur la face ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 52
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    vestibulaire et setermine sur le bord lingual Il sépare les 2 cuspides mésiales des 2 cuspides distales Il est placé plus près du bord distal que du bord mésial • Cuspides mésiales plus grande que les cuspides distales 2 Le sillon inter-cuspidien mésio-distal Il prend naissance dans une fossette marginale et se termine dans la fossette marginale opposée, il sépare les cuspides vestibulaires des cuspides linguales Les 2 sillons se croisent dans la fossette accessoire centrale VI.B. Les racines Elles ont la même forme, elles sont un peu moins grosses et elles ont tendance à se fusionner VI.C. La chambre pulpaire Elle présente seulement 4 cornes La racine mésiale peut présenter parfois 1 seul canal très aplati dans le sens mésio-distal VI.D. Situation en bouche • Dans le sens mésio-distal; la couronne s'incline nettement de haut en bas dans le sens distal Les racines sont obliques de façon plus marquées en direction distale • Dans le sens vestibulo-lingual : l'obliquité dans le sens lingual est encore plus marquée VII 3ème molaire supérieure Début de calcification : 8ans et demie Eruption : entre 18 et 30ans C'est la moins volumineuse des 3 molaires supérieures VII.A. La couronne : caractères morphologiques La forme de cette dent varie enormement, elle peut ressembler à une molaire du haut bien constituée mais aussi à une dent unicuspidée. Elle est souvent atteinte de manisme dans ce cas son volume est extrainement réduit mais sa forme ressemble à un cône très court pour la couronne et un cône allongée pour ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 53
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    la racine Quandelle est bien constituée, sa couronne ne présente que 3 cuspides 2 : vestibulaire 1 : palatine C'est la cuspide disto-lingual qui disparait, la cuspide linguale est par contre très saillante, c'est la plus saillantes des cuspides des dents supérieures. VII.B. Les racines Elles sont fusionnées et leurs présence est uniquement marquée par des sillons. Parfois ces racines sont bien séparées et leurs nombre est variable de 3 à 6 racines VII.C. Anatomie pulpaire Elle est en fonction du nombre des cuspides et du nombre des racines. • quand celle-ci sont fusionnées, généralement les canaux sont fusionnés en un seul canal • Quand les racines sont multiples, il y a autant de canaux que de racines, l'accès très difficile dans la cavité buccale, la finesse des canaux ainsi que la morphologie atypiques de cette dent rend les soins endodentique extrainement pénible. VII.D. Situation en bouche • Dans le sens vestibulo-lingual, elle est inclinée de bas en haut dans le sens palatin, la face occlusale est encore plus oblique que celle des deux autres molaires supérieures • Dans le sens mésio-distal, elle est très inclinée de bas en haut dans le sens mésiale VIII La troixième molaire inférieure Debut de calcification : 8ans et demi Eruption : entre 18 et 30ans Sa forme est moins inconstante que la dent de sagesse supérieure, elle n'est jamais frappée de manisme comme la dent de sagesse supérieure VIII.A. La couronne Elle peut présenter 4 à 5 cuspides, habituellement 5 cuspides, • dans ce cas la 5ème cuspide au lieu d'être située sur le bord vestibulaire comme pour la première molaire inférieure se place sur le bord distale et remplace la crête ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 54
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    marginale distale, lacouronne est donc allongée dans le sens mésio-distale. VIII.B. Les racines Elles sont généralement au nombre de 2, elles peuvent être fusionnées et forme un cône incurvée du coté distale, ce cône est parcouru par un sillon vestibulaire et un sillon linguale marquant les limites radiculaires VIII.C. Chambre pulpaire Le nombre de cornes est proportionnel au nombre de cuspides, cette chambre se termine au niveau des racines par un gros canal cylindrique VIII.D. Situation en bouche • Dans le sens vestibulo-lingual, la dent s'incline fortement de bas en haut dans le sens lingual • Dans le sens mésio-distal, l'obliquité très marquée de bas en haut dans le sens mésial IX Caractères differentiels entre molaires supérieures et molaires inférieures IX.A. Au niveau des couronnes • Au niveau des molaires supérieurs vues par leurs faces occlusales, s'inscrive dans un paralellographe, les couronnes des molaires inférieures s'inscrive dans un trapèze à grande base supérieure • Les couronnes des molaires supérieures ont toujours un diamètre vestibulo-lingual plus grand que le diamètre mésio-distale Pour les molaires inférieures, c'est l'inverse : le diamètre mésio-distale est toujours plus grand que le diamètre vestibulo-lingual • Les cuspides des molaires supérieures s'engrene de manière particulière, la mésio-palatine et la disto-vestibulaire sont situées obliquement l'une par rapport à l'autre Par contre les cuspides des molaires inférieures sont disposées régulièrement le long des bords vestibulaire et du bord linguale IX.B. Au niveau des racines Les molaires supérieures possèdent 3 racines, plus ou moins divergreante, il y a 2 racines vestibulaires et une racines palatine Les molaires inférieures n'ont que 2 racines, une mésiale et une distale ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 55
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    6 - Lesdents temporaires Plan du document: I. Généralités II. Caractères morphologiques différentiels des dents temporaires et permanentes III. Les incisives temporaires 1. Incisive centrales supérieure 1. Mensurations moyennes 2. Caractères morphologiques 1. La couronne 1. Face vestibulaire 2. Face palatine 3. Les faces proximales 4. Bord libre 2. La racine 3. La chambre pulpaire 2. L’incisive latérale superieure 1. Mensuration moyenne 2. Les caractères morphologiques 3. Incisive latérale inferieure 1. Mensuration moyenne 2. Caractère morphologique IV. Les canines temporaires 1. La canine supérieure 1. Mensuration moyenne 2. Caractère morphologique 1. La couronne 2. La racine 3. Canine inferieure 1. Mensuration moyenne 2. Caractère morphologique I Généralités Appelées aussi “dents de lait”, “dents primaires” ou “déciduales”. Elles vont se développer et fonctionner au cours de la croissance, assurant une véritable stimulation dans l’édification de la face. Elles seront en place lorsque l’enfant commencera à s’exprimer et vont jouer un rôle important dans l’articulation de la parole, croissance des os de la face, guide pour l’éruption des dents permanentes, déglutition enfantine. Le terme déciduale indique que ces dents préparent la venue des dents permanentes qui leur ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 56
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    succèdent. Le processusd’exfoliation des dents temporaires se fait entre 7 ans et demi et 12ans. Les dents temporaires sont au nombre de 20, soit 5 dents par hémi arcade. La formule dentaire temporaire est la suivante : 2/2. Les molaires temporaires seront remplacées par les prémolaires permanentes, les canines et les incisives temporaires seront remplacées par les canines et incisives permanentes. II Caractères morphologiques différentiels des dents temporaires et permanentes • Les dents temporaires sont plus petites que les dents de remplacement d’environ le 1/3, excepté pour les molaires dont le diamètre mésio-distal est supérieur à celui des prémolaires qui les remplacent ; • L’anatomie des dents temporaires est plus marquée que celle des dents permanentes ; • Le rapport couronne racine est augmenté ; • Au niveau cervical, il y a un bourrelet d’email ; • Les dents sont plus blanches. III Les incisives temporaires Leur taille atteint à peine les 2/3 de la hauteur d’incisives permanentes, elles sont courtes et larges .elles font leur éruption entre 6 mois et demi et 8 ans. L’incisive centrale mandibulaire est généralement la première sur l’arcade suivie de la latérale, ensuite la centrale supérieure et la latérale supérieure. III.A. Incisive centrales supérieure III.A.a. Mensurations moyennes • Hauteur totale : 16mm; ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 57
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    • Hauteur coronaire: 6 mm; • Diamètre MD : 6mm; • Diamètre VP : 5mm. III.A.b. Caractères morphologiques 1 La couronne 1 Face vestibulaire Les bords proximaux sont fortement convexes, le bord libre n’est pas festonné, il est rectiligne, la face vestibulaire est fortement convexe dan son 1/3 cervical. Il n’y a pas de relief particulier dans cette face. 2 Face palatine Elle est plus étroite que la face vestibulaire, les crêtes marginales sont bien développées et viennent s’estomper sur le bord libre. 3 Les faces proximales Elles sont identiques les bords vestibulaire et palatin sont fortement convexes au niveau cervical. Un véritable bourrelet d’email souligne la jonction email-cément. 4 Bord libre Il est rectiligne. 2 La racine La surface radiculaire est convexe, la racine est plus étroite sur sa face palatine. L’apex est déporté du coté vestibulaire. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 58
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    3 La chambrepulpaire Elle est plus volumineuse et l’épaisseur de la dentine est donc moins importante entre l’email et la chambre pulpaire. Le canal radiculaire se réduit vers un apex plus largement ouvert que celui des incisives permanentes matures. III.B. L’incisive latérale superieure III.B.a. Mensuration moyenne • Hauteur totale : 15.5mm; • Hauteur coronaire : 5.5mm; • Diamètre MD : 5mm; • Diamètre VP : 4.5mm. III.B.b. Les caractères morphologiques Le diamètre mésiodistal est plus important que la hauteur coronaire, l’angle coronaire distal est plus arrondi, le bord libre est rectiligne.la racine est plus longue que celle de l’incisive centrale, l’apex est du coté vestibulaire. III.C. Incisive latérale inferieure III.C.a. Mensuration moyenne • Hauteur totale : 15mm; • Hauteur coronaire : 5mm; • Diamètre MD : 4.5; • Diamètre VL : 4mm. III.C.b. Caractère morphologique Pratiquement identique à l’incisive centrale. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 59
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    IV Les caninestemporaires Elles sont au nombre de 4, deux par maxillaire. Elles font leurs éruptions entre 16 et 20 mois. • La canine supérieure IV.A.a. Mensuration moyenne • Hauteur totale : 17.5 mm; • Hauteur coronaire : 7mm; • Diamètre MD : 6mm; • Diamètre VP : 5.5 mm. IV.A.b. Caractère morphologique 1 La couronne Les convexités cervicales, vestivuaires et linguales sont biens soulignées. La face occlusale est souvent décrite comme ayant un aspect de diamant, car les arrêtes et les angles entre les faces sont nets et bien définis, le sommet cuspdien est déporté du coté distal. 2 La racine Elle est conique convexe et longue, elle est généralement coudée vestibulairement dans son 1/3 apical. IV.A.c. Canine inferieure 1 Mensuration moyenne • Hauteur totale : 17mm; • Hauteur coronaire : 6mm; • Diamètre MD : 5mm; • Diamètre VP : 5 mm. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 60
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    2 Caractère morphologique Elle diffère peu de la canine supérieure temporaire dans sa forme générale, le sommet cuspidien est déporté du coté mésial à l’inverse de la canine supeireire.la couronne est plus aplatit dans el sens vestibulo-lingual que celle de la canine supérieure. Comparée à la canine permanente, l’angle formé par les deux arrêtes cuspidiennes mésiale et distale est plus aigu. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 61
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    7 - Lesmolaires temporaires Plan du document: I. Introduction II. La première molaire supérieure 1. Mensuration 2. Les caractères morphologiques III. La deuxième molaire supérieure 1. Mensuration moyenne 2. Caractères morphologiques 1. Couronne 2. Racine IV. La première molaire inferieures 1. Mensuration moyenne 2. Caractère morphologique V. La 2ème molaire inferieure 1. mensuration moyenne 2. Caractère morphologique 1. couronne 2. Racine I Introduction Elles sont au nombre de huit, quatre par maxillaire. Elles font leur éruption entre 1 et 2 ans, les premières molaires précédent toujours les deuxièmes molaires. La première molaire temporaire ne possède pas de similitudes marquées avec les dents permanentes, alors que les 2èmes molaires ressemblent aux permanentes. Elles sont en série ascendante au maxillaire et à la mandibule, elles sont remplacées par les prémolaires. II La première molaire supérieure ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 62
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    II.A. Mensuration •Hauteur totale : 15mm; • Hauteur coronaire 6mm; • Diamètre MD : 7mm; • Diamètre VL : 9mm. II.B. Les caractères morphologiques La couronne ne présente que trois cuspides disposées ainsi : deux vestibulaires, une linguale, l plus forte est la cuspide linguale, la plus petite est vestibulo-distale, cette cuspide est très réduite à peine atteint-elle la moitié du volume de la cuspide vestibulo-mésiale. C’est ainsi que la face mésiale de cette couronne mesure 5.9 mm de haut alors que la face distale ne mesure que 4mm. Le caractère d’asymétrie est encore renforcé sur la face vesbulaire par l’énorme saillie de la bosse cervicale qui se situe juste au dessous de la cuspide vestibulo-mésiale. III La deuxième molaire supérieure III.A. Mensuration moyenne • Hauteur totale : 17mm; • Hauteur coronaire : 6.5 mm; • Diamètre MD : 10mm; • Diamètre VP : 8.5 mm. III.B. Caractères morphologiques III.B.a. Couronne A part un volume un peu réduit et une saillie plus accentuée des bosses cervicaux et linguaux, la couronne de cette dent montre exactement les mêmes caractères que la couronne de la dent de six ans. III.B.b. Racine Elles son au nombre de trois : deux vestibulaires et une palatine, elles sont fines, allongées, convexes, avec un apex arrondi, la tribulation nait au collet, donnât des racines très écartées, formant une vaste loge dans laquelle se développe librement le follicule de la prémolaire. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 63
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    IV La premièremolaire inferieures IV.A. Mensuration moyenne • Hauteur totale : 16mm; • Hauteur coronaire : 6mm; • Diamètre MD : 8mm ; • Diamètre Vl : 7mm. IV.B. Caractère morphologique La couronne de cette dent est très différente de toutes les autres couronnes des dents temporaires ou permanentes. Vu par sa face vestibulaire, elle présente un aspect rectangulaire, les bords proximaux ( mésial et dsital) n’étant plus divergeant, comme sur toutes les autres dents ;mais parallèles, ces bords sont inégaux, le mésial 6mm est plus haut que le distal 4.8mm. La bosse cervicale fortement déportée du coté mésial est encore plus saillante que que sur la première molaire temporaire supérieure a face occlusale est constituée par quatre cuspides : Deux vestibulaires et deux linguales, la plus forte des cuspides est la vetibulo-distale et la disto-linguale. V La 2ème molaire inferieure V.A. mensuration moyenne • Hauteur totale : 17.5mm ; • Hauteur coronaire : 6mm ; • Diamètre MD : 10mm; • Diamètre VL : 8mm. V.B. Caractère morphologique V.B.a. couronne Reproduit à peu près les caractères généraux de la couronne de la dent de 6 ans inferieure, toute fois, il faut noter, un volume plus réduit, une accentuation de la bosse cervicale vestibulaire. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 64
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    V.B.b. Racine Ellesont disposées comme les racines des molaires permanentes inferieures, une mésiale et une distale, elles accusent les mêmes caractères spéciaux, elles sont longues et minces aplatis dans le sens mésio-distal, très divergente, elles se détachent du corps de la dent juste au dessous de la couronne. Elles sont parcourues verticalement sur leur face interne par un sillon très profond. Dans l’espace inter-radiculaire de ces dents se logent follicules. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 65
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    1 - Généralitésen Odontologie conservatrice Plan du document: 1.Generalités I. Généralités L'odontologie conservatrice est une thérapeutique réalisée dans le but de conserver l'organe dentaire. Depuis ces 20 dernières années, la dentisterie conservatrice classique s'est développée dans différentes direction. • La vrai conservation est obtenue à l'utilisation régulière de moyen moderne de prévention. • Les nouveaux matériaux utilisés sont parfaitement esthétique, quasiment invisible et leurs indications se sont élargies pendant que nos connaissance sur les obturations classiques se sont concilédés. • Grâce à l'analyse de la fonction occlusale lors de l'obturation, nous réalisons une thérapie restauratrice en harmonie avec une gnathologie rationnelle. La dentisterie conservatrice tend à intégrer et à ce rapprocher des spécialités voisines et à se perfectionner pour ce moderniser dans la pratique, • l'odontologie conservatrice permet actuellement la restauration de dents très délabrées qui était condamnées il y a quelques années et permet leur conservation sur l'arcade et l'élaboration de prothèse moins mutilante. • L'odontologie conservatrice permet par ses traitements à éviter des complications parodontales à travers l'Apex et à traiter toutes les atteintes ondo-parodentales. • L'odontologie conservatrice nous permet de traiter des dents douloureuses qui autrefois était sacrifier, la restauration des dents antérieures délabrées est aussi facilité par nos thérapeutique. • L'odontologie conservatrice est rentrée effectivement dans les thérapeutiques de l'esthétique grâce à la prise en charge des fractures accidentelles ou occasionnelles ou de rétablir l'aspect fonctionnel et esthétique. Ces dernière années, les techniques de blanchissement ont permit l'amélioration des colorations des dents qu'elle que soit iatrogène, chimique ou organique. L'odontologie conservatrice et la prothèse sont sérieusement liés par rapport au traitement canalaire des piliers nécessaires pour avoir une bonne prothèse. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 66
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    2 - L'organedentaire Plan du document: I. Généralités II. Rappel embryonnaire III. Définitions de notions de base 1. L'organe dentaire 2. L'émail 3. La couronne 4. La racine 5. La dentine 6. L'odontoblaste 7. La pulpe 8. L'os alvéolaire (= os cortical ou table osseuse) 9. La gencive IV. Les différents tissus qui entourent l'organe dentaire 1. Émail 1. Composition 2. Structure 2. La dentine 1. Composition 2. Définition de l'odontoblaste 3. Différentes formes de dentine 1. Définition de la dentinogenèse 1. Phase cellulaire 2. Phase extracellulaire 2. Dentine initiale ou dentine primaire 3. Dentine sécrété ou fonctionnelle 4. Dentine d'irritation (= séparation, de défense ou réactionnelle) 3. La pulpe 1. Définition 2. Histologie 1. Zone périphérique 2. Zone centrale 3. Histopathologie 4. Le ciment I Généralités L'organe dentaire est une entité à part entière issue de la Papille mésenchymateuse et assurant par son aspect morpho-fonctionnella fonction masticatrice, occlusale (relatif à la fermeture de la bouche) dont l'appareil manducateur. Il est constitué par un ensemble de tissus, dont l'association est au sein de l'appareil manducateur assure différentes fonctions. • Les tissus dont il est constitué et dont chacun est doté d'une histopathologie complexe sont les suivant. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 67
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    a : l'émail b : La dentine c : Le ciment d : L'os alvéolaire e : La gencive “L'os alvéolaire et la gencive font partie du tissu de soutien de l'organe dentaire mais qui ne sont en faite que l'extension de celui-ci. “ II Rappel embryonnaire Selon la FDI (fédération dentaire internationale) , l'organe dentaire est définit par la pulpe qu'il contient • La pulpe dentaire est un tissu mou d'origine ectomésenchymateuse qui occupe la chambre dentaire et/ou les canaux radiculaires d'une dent dont elle est issue, et dont elle assure les fonctions nutritives, fonctionnel et particulièrement dentino-génétique D'autres fonctions doivent également être citées: fonction neuro-sensorial, défensive reflétant la vitalité pulpaire de celle-ci. La dentine est définit comme étant la masse centrale de la dent, développée à partir de la papille dentaire et de la pulpe dentaire et minéralisée lors de sa formation. III Définitions de notions de base III.A. L'organe dentaire L'organe dentaire est une entité a part entière issue de la Papille mésenchymateuse et assurant par son aspect morpho-fonctionnel la fonction masticatrice. Il est constitué par un ensemble de tissu dont l'association au sein de l'organe dentaire assure différentes fonctions. • L'émail, la dentine, la pulpe, le ciment, l'os alvéolaire et la gencive qui sont les tissus de soutien mais qui sont en faite l'extension de celui-ci. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 68
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    III.B. L'émail Letissu qui recouvre la dent (du moins la partie supérieure), c'est le tissu le plus dure du corps. III.C. La couronne La couronne est la partie visible de la dent surplombant l'alvéole (gencive), c'est la partie fonctionnelle de la dent dont son aspect masticateur, son anatomie et très variable selon le groupe de dent dont on parle, et même au sein du même groupe de dent. Cette couronne possède des éléments anatomiques particulières (cuspides, bord libre, lobe, cingulum), tous ces éléments anatomiques varient en fonction de paramètre de taille, de galbe (profil harmonieux par sa forme arrondie) , de diamètre, et autre... III.D. La racine C'est la partie qui fait suite à la couronne ; non visible, ancré dans l'alvéole, qui est constitué tout comme la couronne où son centre de dentine mais cependant recouverte de ciment et non par l'émail. III.E. La dentine C'est le tissu qui fait suite à l'émail, il constituent le coeur de la dent et se trouve être en terme de pourcentage le plus élevé, celui-ci est traversé de canalicules qu'on appelle “Tubuline dentaire” qui renferme des prolongements qu'on appelle “ prolongement odontoblastique” qui baignent dans le liquide transdentinaire III.F. L'odontoblaste C'est la cellule unitaire de l'organe dentaire, se trouve au niveau de la pulpe, rangée en palissade qui constitue le palissade odontoblastique et dont les prolongements baignent dans le fluide transdentinaire. Remarque La Dentine est le siège de différent remaniement dentinaire et pulpo-dentinaire puisque induite par la pulpe (l'unité pulpaire est l'odontoblaste) et qui intervienne dans les processus défensifs et sécatriciels lequel l'organe dentaire sera soumis ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 69
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    III.G. La pulpe Il existe 2 types de pulpes (caméral et radiculaire) puisque le siège de celle-ci conditionnera son appellation • Selon qu'elle se trouve à la partie haute partie basse (de/des canaux radiculaires) La pulpe est soumise à plusieurs agressions; a : Lésion carieuse b : Lésion catrogène c : Traumatisme Transmise à celle-ci par la dentine, elle sera d'ailleurs le centre de modification structurelle de la dentine et conditionnera les remaniements dentinaires en son sein dont l'appellation “pulpo-dentinaire”. III.H. L'os alvéolaire (= os cortical ou table osseuse) Il s'agit de l'élément basale(=sous-jacent) qui servira d'hôte à la dent (périoste) qu'il pourra être spongieux ou compacte. III.I. La gencive C'est la muqueuse qui entoure la dent, elle peut être de différentes natures, à savoir a : libre b : attachée c : papillaire IV Les différents tissus qui entourent l'organe dentaire IV.A. Émail IV.A.a. Composition Les analyses chimiques de la composition de l'émail permettent ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 70
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    de démontrer que: • Le tenan en éléments inorganique varie entre 95% et 96%. • On estime que la nature organique varie quand à elle entre 0.5 et 2% de son poids total. • La quantité d'eau qu'elle contient varie en fonction des méthodes de détection utilisée, on peut l'évaluer entre 2 et 4% dont une partie est liée et l'autre est libre. IV.A.b. Structure L'émail dentaire forme une couche d'une égale épaisseur recouvrant l'ensemble de la dentine couronnaire et ce au dessus du collet anatomique de la dent. Il se termine en biseau au niveau gingivale et alors qu'il présente une hauteur maximale au niveau des cuspides. Il est formé par des substance inter-prismatique et intra-prismatique et traverse l'ensemble de l'émail de façon non rectiligne. IV.B. La dentine (Définition Voir précédente définition) IV.B.a. Composition La dentine est un tissu minéralisé formé par des cellules pulpaires spécialisées. • Les odontoblastes dont les prolongements sont logés dans des canalicules dentinaires et s'étendent à la jonction : dentine-émail, créé par le dépôt de dentine primaire se contracte par la suite, ils présentent un diamètre moyen de 2.5mcr et ceci au voisinage de la pulpe, et de 0.9mrc au niveau de la jonction dentine-émail. IV.B.b. Définition de l'odontoblaste C'est la cellule qui se trouve dans la zone pulpaire et dont les prolongements odontoblastiques baignent dans le fluide transdentinaire (au dépond du tibuli-dentinaire) . ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 71
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    • On ditque c'est l'unité fonctionnel de l'organe dentaire, c'est elle qui est responsable de l'élaboration de la dentine par dépôt de cristaux qu'on appelle les cristaux d'“hydroxy-apatite” IV.B.c. Différentes formes de dentine 1 Définition de la dentinogenèse C'est la mise en place de la dentine ou élaboration de celle-ci par accumulation de cristaux d'hyroxy-apatite . Ce phénomène se déroule en 2 phases : 1 Phase cellulaire Pendant laquelle les odontoblastes synthétise et rassemble les précurseurs de la trace organique de la dentine. 2 Phase extracellulaire Au cours de laquelle interviennent des modifications biochimiques et des réactions enzymatique au sein du matériel sécrété Cette phase de maturation aboutira à la minéralisation et à la formation de la dentine proprement dite. 2 Dentine initiale ou dentine primaire C'est une dentine qui se forme pendant le stade embryonnaire Elle possède une disposition régulière de la dentine et ce à cause des efforts qu'elle subit à l'intérieur pendant cette période. 3 Dentine sécrété ou fonctionnelle Au fur et à mesure que les contraintes fonctionnelle augmente par la dent, la formation de la dentine augmente jusqu'à empiéter sur la chambre pulpaire. les dentinoblastessécrètent de la matrice organique et se rétracte vers le centre. Cette dentine secondaire et produite pendant toute la vie de la dent. 4 Dentine d'irritation (= séparation, de défense ou réactionnelle) ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 72
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    Des stimulus (facteurinterne ou externe qui provoque une réponse de l'organisme) de la part de l'environnement entraîne la formation de “dentine atypique” tel que les interventions de la dentisterie, les caries, les abrasions dentaire, ext... • Tous cela aboutira à la formation rapide de la dentine, on dit qu'elle est “sclérotique” (défensive, oblitératrice) IV.C. La pulpe IV.C.a. Définition La pulpe dentaire est définit comme un tissu conjonctif spécialisé de consistance gélatine. IV.C.b. Histologie La pulpe sur le plan histologique est devisée en 2 zones 1 Zone périphérique Qui comprend les éléments situés au voisinage de la dentine. Cette zone est directement responsable de la formation de la dentine. Elle est elle-même devisées en 3 zones Couche odontoblastique : situé à la périphérie Couche acellulaire : appelée “couche acellulaire de WAILE”partie visible sur la partie couronnaire Couche interne : dénommé “zone de Hohl” 2 Zone centrale ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 73
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    Qui comprend tousle reste du tissu conjonctif. IV.C.c. Histopathologie Sur le plan histopathologique, • Si l'agression est légère et de courte durée, la réponse est limitée au tibuli-dentinaire sous forme de dentine sclérotique ou d'irritation. • Si l'agression est plus sévère, le tissu pulpaire sous-jacent répond par une inflammation qui commence dans la zone sub-dentinoblastique et gagne progressivement la zone centrale. Nota bene Etapes de l'inflammation Sont diverses et complexes. • Voir prochain cours : les remaniements. IV.D. Le ciment Structuralement le cément ressemble à l'os, il possède une calcification voisine à celui-ci. Mais il en diffère du point de vue fonctionnel car il n'est ni vascularisé, ni énervé ni intéressé par la circulation lymphatique. C'est un tissu protecteur qui sera d'encrage Il se dépose de manière continue et remodèle la morphologie radiculaire, en compensation à l'éruption et au réaction à la dérive mésiale des dents. La mastication corosine est compensée par dépôt cortical autour du tiers apical de la racine. Ce dépot entraîne une augmentation de la longueur de la dent et la même fermeture de multiple canaux apicaux. Il existe également une contribution au remodelage de l'os alvéolaire et à la réparation des pertes de substances due à des pathologie infectieuse ou ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 74
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    inflammation par comblementdes lacunes de résorption et par la formation des foramen apicaux. Conclusion L'organe dentaire Est l'unité fonctionnel de l'appareil manducateur et de son intégrité dépondera de celui-ci. • Dans un système complexe de symétrie maxillo-mandibulaire afin de mener à bien sa fonction masticatoire. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 75
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    3- Les tissusdentaires et les moyens de défenses Plan du document: I. Généralités 1. Définition de l'organe dentaire II. Mécanismes de défenses 1. L'émail 1. Composition de l'émail et structure 2. Structure 3. Moyens de défense 2. Le complexe dentino-pulpaire 1. Dentine et pulpe 1. Définition de la dentine 2. Définition de la pulpe 2. Dentinogenèse 1. Une phase cellulaire 2. Une phase extracellulaire 3. Les remaniements dentinaires ou moyens de défenses 1. Dentine initiale, primaire ou tubulaire (péripulpaire) 2. Dentine fonctionnelle ou dentine secondaire 3. Dentine d'irritation: réparation ou de défense 4. L'inflammation pulpaire 1. La réponse exsudative 2. La réponse proliférative 5. Additif : Sénescence pulpaire et altération pulpaires dégénératives 1. L'atropine 2. La dégénérescence 3. Le cément I Généralités • Définition de l'organe dentaire L'organe dentaire est une entité composée de multiples tissus dont chacun est doté d'une structure et d'une physiologie particulière qui leur permet d'assurer leurs propres défenses et par conséquent la défense de tout l'organe dentaire II Mécanismes de défenses II.A. L'émail II.A.a. Composition de l'émail et structure Les analyses chimiques de la composition de l'émail permettent de montrer que • la teneur en éléments inorganiques varie entre 95 et 98% ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 76
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    • On considèreque sa matrice organique varie entre 0.5 à 2% du poids totale La quantité d'eau qu'il contient varie en fonction des méthodes de dissection utilisées • On peut l'évaluer entre 2 et 4% dont une partie est fixe et l'autre est liée II.A.b. Structure L'émail dentaire est formé d'une couche d'égale épaisseur recouvrant l'ensemble de la dentine couronaire au dessus du collet anatomique de la dent Il se termine en biseau au niveau gingival alors qu'il présente une épaisseur maximal au niveau des cuspides. Il est formée de substance interprismatiques qui traversent l'ensemble de l'émail de façon non rectiligne. Nota Bene: : Il existe une absence d'alternance entre substance inter- et intraprismatique ; à laquelle s'ajoute une processus de maturation tardive, ce qui donne l'impression de l'existence d'une zone aprismatique de surface d'où la notion d'émail prismatique et d'email non-prismatique II.A.c. Moyens de défense L'émail ne possède physiologiquement aucun moyen de défense ou de régénération, il constitue un capital de dureté qu'il faut conserver contre l'attaque carieuse II.B. Le complexe dentino-pulpaire II.B.a. Dentine et pulpe 1 Définition de la dentine La dentine est définit par la Fédération Dentaire Internationale de la façon suivante La dentine est le tissu dure qui forme le coeur de la dent, se développe à partir de la papille mésenchymateuse et qui quand elle est mature est minéralisée 2 Définition de la pulpe La pulpe occupe le centre de la dent, dans une cavité inextensible limitée extérieurement par la dentine minéralisée dont elle est séparée par la zone dentinogénétique II.B.b. Dentinogenèse ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 77
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    La mise enplace de la dentine ou “dentinogenèse” est l'aboutissement d'un processus qui comporte 2 phases: 1 Une phase cellulaire Pendant laquelle les odontoblastes synthétisent et rassemblent les précurseurs de la trame organique de la dentine Cette phase d'élaboration est suivie d'une phase de sécrétion 2 Une phase extracellulaire Au cours de laquelle interviennent des modifications biochimiques et des réactions enzymatiques au sein du matériel sécrété Cette phase de maturation aboutira à la minéralisation et à la formation de la “dentine” proprement dite La dentinogenèse se poursuivra, au delà de la période d'élaboration, pendant toute la vie de la dent au sein de la zone dentinogénétique C'est au niveau de la zone de prédentine que se situent les processus de minéralisation Cette zone appartient à la fois à la pulpe et à la dentine: elle assure la liaison histologique et fonctionnelle entre les 2 composantes du complexe dentino-pulpaire II.B.c. Les remaniements dentinaires ou moyens de défenses La formation de la dentine se poursuit tout au long de la vie de la dent à des cadences différentes sous différentes formes 1 Dentine initiale, primaire ou tubulaire (péripulpaire) Possède une disposition régulière à cause de la disposition semblable des dentinoblastes et que la dent à ce moment subit des efforts minimes. 2 Dentine fonctionnelle ou dentine secondaire Au fur et à mesure que les contraintes fonctionnelles augmentent pour la dent, la formation de la dentine augmente jusqu'à empiéter sur la chambre pulpaire Les dentinoblastes sécrètent de la matrice dentinaire et se rétracte vers le centre pulpaire, leur ordonnancement s'altère, la dentine est alors produite en ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 78
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    vague En conclusion,on dira que la dentine secondaire est produite tout au long de la vie de la dent et tend vers une diminution du volume pulpaire 3 Dentine d'irritation: réparation ou de défense Les stimuli excessifs de la part de l'environnement entraînent la formation de la dentine atypique Les interventions de la dentisterie, la carie et les stimulations excessives (abrasions) entraînent la formation rapide de la dentine Les tubuli sont irrégulier, souvent absents Cette dentine est moins sensible aux stimulations extérieures du fait de la solution de continuité dans la rangée des dentinoblastes Remarque Dentine traumatique Un mécanisme de défense peut activer les cellules responsables de la formation dentinaires à un tel point que la lumière canalaire se trouve presque complètement oblitéré On appelle cette dentine “dentine traumatique” mais en fait elle n'est qu'une forme de la dentine d'irritation II.B.d. L'inflammation pulpaire L'inflammation pulpaire est d'abord précédé par : • Une vasodilatation avec augmentation du volume sanguin, l'hyperémie pulpaire(=phase préinflammatoire), les capillaires de la pulpe vont être dilatés et congestionnés Si la vasodilatation est prolongée, il s'ensuit une inflammation pulpaire et périapicale .Il n'y a pas de différence entre ces 2 inflammations, dans les deux cas on distingue 2 réponses de types fondamentales 1 La réponse exsudative C'est une réponse immédiate qui vice à stopper et à neutraliser l'agent agresseur (microbien, chimique ou mécanique) ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 79
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    elle est caractériséepar • Un afflux de liquide exsudatif qui va viser à détoxiquer l'agent agresseur ; c'est l'oedème inflammatoire • Une infiltration des cellules qui vise à digérer et absorber l'agent agresseur; c'est les cellules polynucléaires neutrophiles 2 La réponse proliférative C'est une action secondaire retardée • Le tissu conjonctif pulpaire et périapical vont former de nouvelles cellules les fibroblastes • des vaisseaux sanguins : les angioblastes • et des fibres Ces nouveaux éléments vont constituée le tissu de granulation ; dont la fonction est de réparer et de remplacer le tissu endommagé Le tissu de granulation est dit “granulomateux” quand on constate la présence en grand nombre de lymphocytes, de cellules du plasma et de macrophages II.B.e. Additif : Sénescence pulpaire et altération pulpaires dégénératives La sénescence pulpaire est le vieillissement précoce de celle-ci En effet, l'attrition, les traumatismes, l'abrasion, les caries peuvent être à l'origine du déclenchement de l'évolution et du vieillissement de l'organe pulpo-dentinaire Ces altérations sont l'atropine et les dégénérescences pulpaires 1 L'atropine C'est la variation la plus évidente, consiste en une diminution du volume de la chambre pulpaire et du canal radiculaire par dépôt permanent de dentine secondaire et tertiaire • Dans les dents âgées ; le canal radiculaire n'apparaît le plus souvent que sous la forme d'une étroite fente et peut même à l'occasion être complètement oblitérée 2 La dégénérescence ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 80
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    Se sont descalcifications apparaissant également dans les dents des personnes âgées, spécialement du tiers apical et ceci par dépôt permanent de dentine canaliculaire Cette sclérose étant particulièrement rapide dans la dentine du tiers apical II.C. Le cément Structuralement le cément ressemble à l'os car il a une calcification voisine, mais il en diffère du point de vue fonctionnel, car il n'est ni vascularisé ni innervé, ni intéresser par le drainage lymphatique C'est un tissu protecteur qui sert d'encrage pour les fibres de Sharpey Il se dépose de manière continue et remodèle la morphologie radiculaire, en compensation de l'éruption, et en réaction à la dérive mésiale et aux mouvements dentaires physiologiques ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 81
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    4 - Étiopathologiede la carie Plan du document: Introduction II. Définition de la carie 1. Définition classique 2. Définition actuelle III. Étiologie de la carie 1. Étiologie générale 1. Âge 2. Le sexe 3. L'état de santé 4. Hérédité 5. La forme des dents 6. La race 7. Les hormones 8. Facteurs socio-économiques 9. Facteurs iatrogène 2. Étiologie locale 1. Les rôles des microorganismes 2. Alimentation et caries 3. Rôle de la salive 4. Rôles des propriétés morphologiques des dents 5. Rôle de la plaque dentaire IV. Pathogénie 1. Théorie d'origine externe 1. Théorie chimico-parasitaire de Miller 2. Théorie chimio-parasitaire d'alcaline (protéolyse) 3. Théorie de protéolyse chélation 2. Théorie d'origine interne 1. Théorie tropho-microbienne (paragraphe à revoir) 2. Carie et trouble de métabolisme transdentaire 3. Pathogénie actuelle V. Conclusion I Introduction Les problèmes et la pathogéniété de la carie sont encore méconnus, c'est un fléau qui s'est généralisé au cours des derniers siècles et qui coûte très chère aux collectivités de chaque pays. La découverte des causes préoccupe les chercheurs dans le monde entier, et depuis une trentaine d'année, nombreux sont les chercheurs qui ont orienté leurs travaille sur cette question. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 82
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    II Définition dela carie II.A. Définition classique C'est un processus chronique qui se développe d'abord sur la surface des dents en contact avec la cavité buccale, pour pénétrer par la suite et d'une façon progressive à l'intérieur du tissu dentaire et dont l'essentiel consiste dans la démolition irrécupérable des tissus dentaires durs. II.B. Définition actuelle La définition actuelle, moderne, fonctionnelle de nos jours, considère la genèse de la carie comme la résultante de divers processus de déminéralisation qui dans sa période initiale peut être réversible (carie arrêté, carie sèche). III Étiologie de la carie Il apparaît au niveau de nos connaissance actuelle que la carie passe par un processus possédant une étiologie variable et multiple dans sa genèse de laquelle entre plusieurs facteurs. Il faut la présence simultané de certain facteurs pour que la carie puisse de développer a : La surface dentaire b : Le substrat alimentaire c : Les microorganismes d : Le temps L'émail dentaire est exposé de plus en plus souvent à l'effet de la déminéralisation, susciter avec les produits terminaux: acide de l'hydrate de carbone se décomposant sous l'effet des microorganismes et ce dans la mesure où la duré du temps qui s'écoule entre les divers attaque cariogène ; devient de plus en plus courte. III.A. Étiologie générale III.A.a. Âge Les jeunes sont plus touchés parce que la maturation de leurs tissus n'est pas encore effectué, Il mange trop de sucre, leur hygiène dentaire est insuffisante voir même absente. Les gens âgés dont le débit salivaire est réduit font des caries plus nombreuses et plus évolutives et ils redevient souvent consommateur de sucrerie . Leur hygiène buccale redevient souvent infantine et elle devrais au contraire s'intensifier car les espaces interdentaires deviennent réel par l'existence du recul ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 83
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    gingivo-dentaire qui favoriseune intense rétention alimentaire. III.A.b. Le sexe On admet la proportion de 3 caries chez la femme pour 2 chez l'homme. Cette fréquence de carie chez la femme peut s'expliquer par des modifications hormonales de celle-ci en rapport avec la grossesse. “l'adage dit : chaque enfant doit une dent à sa mère“ L'absence du flux menstruel provoque chez la femme enceinte une congestion de la muqueuse buccale, Si cette modification n'est pas combattue par une hygiène buccale rigoureuse de la gencive, celle-ci se manifestera par des hémorragies gingivales appelées “gingivorragie” et entraîne également des modifications de l'environnement salivaire. On a remarqué que les seuls femmes enceinte à gingivite font plus de carie pendant cette période qu'elle en font habituellement. III.A.c. L'état de santé On considère que l'état de santé conditionne le bon état dentaire dans le temps et inversement. Des causes générales conditionnent des caries multiples: Exemples : tuberculose, typhoïde III.A.d. Hérédité La cause n'est pourtant pas une maladie héréditaire toutefois il existe des facteurs renforçant la sensibilité de l'infection. Chez l'homme, on considère le rôle de sa constitution somatique dans l'apparition de la carie qui est bien sûr héréditaire chez: • Les individus qui ont des crânes allongée appelée “dolichocéphale” qui ont des os maxillaires étroit, ce qui a pour effet de réduire la place disponible pour loger toutes les dents, par conséquent, le chevauchement rend l'hygiène bucco-dentaire, même si elle existe très dure à entretenir, ce qui à pour effet l'apparition de carie multiple. • Par contre: pour les individus “brachycéphale” qui sont caractérisé par un crâne élargie, par des muscles masticatoires bien développée, La denture est généralement moins exposées aux attaques de la carie. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 84
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    III.A.e. La formedes dents La forme ainsi que les propriétés anatomiques sont également héréditaires peuvent influencée la prédisposition. Chez une famille donnée, la composition de la flore dentaire est habituellement similaire, du fait des habitudes alimentaires semblables, Cette circonstance fait également partie de la genèse de la carie. III.A.f. La race Les liens entre la race de l'individu et les risques de caries (d'une façon indirecte) peuvent être influencée par la taille, le poids et la constitution physique, les habitudes alimentaires et la capacité générale à la résistance de l'organisme (capacité). On considère comme caractéristique essentielles d'une race par rapport à une autre c'est : les dimensions des dents. III.A.g. Les hormones Elles exercent point d'influence directe sur les tissus des dents, On a émit une hypothèse que les effets hormonaux exercent une influence en ce qui concerne les rapports entre la gestation et la carie. Exemple : diabète et la carie On dehors de l'aspect de la grossesse, des résultats de l'enquête ont fournis des preuves selon lesquels l'intensité de la carie à laquelle sont sujettes les dents permanentes des femmes est considérablement plus élevées que celle des hommes ayant le même âge. Cette différence peut-être totalement imputée à des effets hormonaux, Elle peut être par contre attribué au faite que les dents des filles font leurs éruption plutôt que celles des jeunes garçons. III.A.h. Facteurs socio-économiques Les facteurs socio susceptibles de faire objet d'investigation relative à la carie peuvent être réparties en trois groupes: • Circonstance propre à la géographie et à la race ; • Effet propre aux facteurs socio-économiques ; • Effet nocif de l'industrie. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 85
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    Les différences del'intensité de la carie propre aux races et à la géographie prennent naissance dans les habitudes alimentaires. La faible fréquence de la carie auprès des peuples primitives augmente de plus en plus avec que les habitudes alimentaires changent. Au fur et à mesure qu'augmente la fréquence de la carie augmente de plus en plus que le degré de civilisation. Le mode d'influence des facteurs soit disant socioculturelles s'avère fort complexe. L'accroissement des revenus ainsi que l'urbanisation vont de pair avec l'augmentation de la fréquence de la carie, ce phénomène est par exemple du à l'augmentation de la consommation du sucre. III.A.i. Facteurs iatrogène • L'existence ou non de restauration prothétique mal conçus ou mal adaptée ; • Les crochets mal conçus des prothèses partielles adjointes ; • Obturation débordante ; • Obturation mal finit dont le point de contact interdentaire n'a pas été reconstituer ;• Les bagues orthodentiques. III.B. Étiologie locale III.B.a. Les rôles des microorganismes La carie ainsi que les parodontopathies apparaissent sous l'effet nocif de la flore des plaques dont la composition est variée. Le 3/4 de la flore cariogène sont composées de Streptocoques. La composition microbienne de la carie varie en fonction de la durée qui s'écroule dans les premier jours (sans nettoyage), Se sont surtout les Cocci- qui sont présent + quelque bacilles puis le nombre de Cocci diminue parallèlement à la multiplication des filaments. Quelque expériences en 1920 ont permit d'isoler 2 espèces de micro-organismes rendus responsable de la genèse de la carie, ceux-ci sont les suivants: • Lactobacillus acidophilus et • Le streptocoque mutant. Les microbes se multiplient dans les milieux à pH faible pour pouvoir constituer plus tard l'acide lactique qui contribue à la déminéralisation de l'émail. Des 1960, on a mis en évidence le rôle des streptocoques qui constituent 80% de la substance organique de la plaque. • Les streptocoques mutants sont tenus responsable en premier lieu dans ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 86
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    l'apparition des cariesdans les substances lisses car elles disposent d'une grande capacité d'adhérence et se fixent à la surface de la dent surtout en présence des surfaces contenus des sucres Il synthétise des polysaccharides intra- ou extracellulaire, il les stockent dans sa capsule durant l'intervalle ou l'injection. Il est capable de produire de l'acide lactique en décomposant les polysaccharides. • Le rôle joué par les streptocoques sanguin est important dans l'étiologie de la carie, il adhère aux formations dures et molles dans la cavité buccale en compagnie du streptocoque salivaires. Il faut savoir que les streptocoques sanguin associés aux lactobacillus Casei sont responsable dans la carie des fissures. • Le “lactinomyces viscosus” est responsable dans les caries du cément. III.B.b. Alimentation et caries Les différentes substances alimentaires exercent leurs actions de 2 façons différentes sur les dents, - Localement après l'ingestion des aliments dans la cavité buccale et avant que ceci ne soit absorbée par voie systémique (effet de pré-résorption) ; - Après l'absorption des sub-aliments (effet post-résorption). • L'alimentation riche en protéines joue un rôle très important dans la nutrition des bébés {Idée à compléter}. • Lors de l'examen des effets post-éruptifs, on attribue un rôle décisif des hydrate de carbone dans la genèse de la carie. On a constaté que l'augmentation des substance alimentaires contenant du sucre va de paire avec l'intensité de la carie, L'effet atteint dépendrait non seulement de la quantité de sucre consommée mais aussi de la façon de repartir en dose cette quantité absorbée. III.B.c. Rôle de la salive Les chercheurs divisent en 3 temps le rôle relatif à la carie de la sécrétion salivaire: • Phase de sécrétion ;• Le mélange, la séparation et l'utilisation de la salive dans la cavité buccale ; • L'évacuation de la salive dans la cavité buccale. Dans ces différentes étapes, les rapports qualitatifs et quantitatifs de la salive exerce une influence sur les circonstances déterminants la genèse et le ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 87
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    développement de lacarie. Les enzymes de la salive participent à la décomposition des hydrate de carbone qui agissent parallèlement en faveur de la genèse de la carie, car la salive décompose de plus en plus rapidement les polysaccharides des aliments, les transformant en disaccharides puis monosaccharide (substance jouant par l'intermédiaire de leur produit acide un rôle effectif dans la genèse de la carie) et ce à fur et à mesure qu'on augmente les activités des enzymes précédemment décrites à savoir, la maltase salivaire. III.B.d. Rôles des propriétés morphologiques des dents Les altérations souvenues dans la morphologie de la denture peuvent être imputer à des caractères micro- ou macroscopiques. Les altérations macroscopiques sont les suivantes: • Les anomalies concernant le nombre, les dimensions, la forme des dents, y compris les modifications de la forme des fissures. • Les changements microscopiques se manifestent par rapports à l'homme (!!!) d'hypoplasie de l'émail et vont de paire avec les altération macroscopiques ainsi que d'autre facteurs. • Les fissures et les petits crus des molaires sont dans une endroit où le risque de carie est élevé, du fait que ces substances ne sont pas capables de se débarrasser (chasse salivaire associé au dépôt qu'il les recouvres) Plusieurs chercheurs ont découvert une relation entre la forme des fissures et la formation des carie. III.B.e. Rôle de la plaque dentaire La plaque est une réalité cariogène qui n'a pas peut être l'exclusivité de cette pathologie mais qui joue un rôle primordial. Certaine plaque, même ayant un métabolisme cariogène élevé peuvent ne pas créer de caries s'il y a une résistance suffisante à l'agression. IV Pathogénie IV.A. Théorie d'origine externe IV.A.a. Théorie chimico-parasitaire de Miller ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 88
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    Miller a expliquépar la fermentation acidogène microbienne des aliments hydrocarbonés, la production d'acide nécessaire au démarrage puis au développement de la carie. Le germe mis en cause (bacillus-lactique hôte habituelle: la cavité buccale) à l'effet susceptible de décalcifier l'émail par production de l'acide lactique responsable de l'apparition de la carie. Cette théorie est renfoncée par la formule de Kays: Bactérie acidogène + Logement de bactérie + Hydrate de carbone = Carie dentaire Cependant malgré la spécificité de cette théorie, certain objectifs restent en suspend: • On rencontre certaine bouche où la carie continu à se développer. • Des bouches où l'absence totale d'hygiène devrait vouer à des multiples lésions, mais ce n'est pas le cas. • Des bouches qui dans le temps vivent des périodes d'immuno-relative (dent carieuse) {Paragraphe à revoir. • Dans la même bouche, on trouve des îlots privilégiés alors que d'autre régions sont atteintes. • Les dents dépulpées ne se comporte pas comme les dents pulpées. IV.A.b. Théorie chimio-parasitaire d'alcaline (protéolyse) La carie serait un processus protéolytique dû aux microorganismes qui pénètrent dans l'émail, ce processus s'accompagne d'une déminéralisation. Les progrès de la théorie chimique, permet de mettre en exergue l'existence du tram organique dans l'émail. Cette théorie s'appuie sur le fait que les ferments protéolytiques des microorganismes attaqueraient tous d'abord les constituants organiques de l'émail ce qui enjoindrait par la suite la décalcification qui en seraient secondaire, Cette théorie explique tous simplement que la protéolyse facilite la pénétration de l'acide. IV.A.c. Théorie de protéolyse chélation La chélation est la réaction qui permet de retirer de certains sels métalliques d'acide fort le composant métallique. Pour Chouarte: la carie est une infection pour les dents, le germe progresse dans les ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 89
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    plus fines ramificationsorganiques. Les unes et les autres subissent une dégradation enzymatique et parmi les produits de cette réaction certain sont des “chélateurs”. IV.B. Théorie d'origine interne IV.B.a. Théorie tropho-microbienne La carie est d'abord un trouble de l'odontoblaste, sur laquelle se greffe secondairement l'action microbienne. Deshaum accepte pour l'origine de ce trouble • Soit une cause interne ; • Soit une cause externe ; • !!! Local péri-dentaire. Exemple La fermentation ... dentaire juxta-gingivale qui déclencherait les troubles de fermentation sympathiques rendant les dents voisines vulnérable aux fermentation externe. IV.B.b. Carie et trouble de métabolisme transdentaire Cette théorie est basée sur la pathogénie ionique, sur le déséquilibre des échanges métabolique des systèmes biologiques de l'odonte entre lesquelles il y communication • Système 1 => émail/salive : la phase solide => l'émail, dentine ; • Système 2 => émail/sang : la phase liquide => salive, sang. S'il y a déséquilibre entre ces deux phases, il y a apparition de carie. IV.C. Pathogénie actuelle La carie se présente actuellement comme la résultante des réactions des 4 éléments : • Dent ; • Salive ; • Plaque dentaire et son métabolisme bactérien ; ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 90
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    • et ...les aliments et son richesse en glucides. On effet les lésions carieuses sont le résultat de la dégradation des tissus dures de la dent par les bactérie de la plaque. Cette dernière constitue un écosystème dont le métabolisme est fonction de son accumulation sur les surfaces dentaire et son environnement biochimique lié aux facteurs salivaires et alimentaires. V Conclusion La nature exacte de l'origine carieuse et son développement chez un individu plus que chez un autre n'est pas encore attribuée à telle ou telle théorie. Il semblerait que l'étiologie aussi diverse, soit elles sont encore méconnues que la pathologie actuelle tendrait à se rapprocher à l'explication la plus logique toute en basant sur les théories précédentes mais tous reste encore à découvrir. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 91
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    5 - Classificationtopographique des cavités de carie et des cavités d'obturation Plan du document: I. Introduction II. Nomenclature 1. Nomenclature des cavités 2. Nomenclature des parois 1. Définition de l'axe de la dent 3. Nomenclature des bords 4. Nomenclature des angles III. Classification des cavités de caries 1. Classification de BLACK (1907) 1. Classe I 2. Classe II 3. Classe III 4. Classe IV 5. Classe V IV. Classification des cavités d'obturation 1. Classification de Johnson 1. Cavité simple 2. Cavité composée 2. Classification de Jean-Claude HESS 1. Classe A 2. Classe B 3. Classe C 4. Classe D 5. Classe E 6. Classe F V. Conclusion VI. Bibliographie I Introduction L'étude des différentes parties des cavités ainsi que la classification de ces cavités exige une nomenclature précise qu'il est indispensable de connaître. Selon le dictionnaire “Larousse”, le terme nomenclature désigne l'ensemble des termes techniques d'une discipline selon un classement. • La carie est la perte de substance qu'elle occasionne, se situe principalement sur la couronne, Une nomenclature et une classification ont été établie par différents auteurs pour désigner la désignation et la compréhension des différentes parties de la dent, des cavités de carie et des cavités d'obturation. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 92
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    II Nomenclature II.A.Nomenclature des cavités On appelle “cavité simple”, les cavités qui ne concerne qu'une seule face de la dent, on appelle “cavité complexe ou composée” une cavité qui concerne 2 ou plusieurs faces de la dent. • Un cavité est désigner par le nom de la face ou des faces concernées En assimilant les cavités à un cube s'il s'agit d'une molaire ou d'une prémolaire. On parlera de cavité : a : occlusale b : mésiale c : distale d : vestibulaire e : linguale II.B. Nomenclature des parois Les mots qui servent à nommer les faces des dents servent également à nommer les parois des cavités (les parois des cavité prennent le nom des faces qui les sont à la fois proche et parallèle). • Définition de l'axe de la dent C'est une ligne imaginaire longitudinale qui pénètre dans le centre de la couronne et s'enfonce verticalement à ce niveau. • S'il s'agit de l'incisive ou de la canine, l'axe se confond avec la pulpe prolongée (le canal radiculaire) . Figure 3-1 : Nomenclature des parois: cavité simple Dans une cavité simple, située sur une face vestibulaire de la dent, on aura un fond sensiblement parallèle à cette face et à l'axe de la dent, on parlera donc d'une “paroi axiale” ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 93
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    Figure 3-2 :Paroi axiale • Dans le cas d'une cavité proximale, on aura 4 parois Figure 3-3 : Cavité proximale • Dans le cas d'une cavité cervicale, on aura 5 parois : a : Occlusale b : Distale c : Mésiale d : Paroi gingivale ou cervicale e : Paroi axiale parallèle à l'axe de la dent • En présence de 2 cavités, le nom des parois est suivi du nom de la cavité Exemple : On parlera de parois vestibulaire de la cavité proximale distale ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 94
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    Figure 3-4 :Cavité composée, cavité occluso-proximale Remarque ! Paroi sub-pulpaire En cas de suppression de la pulpe, la paroi pulpaire disparait, le nouveau font peut-être le planché pulpaire se nomme “Paroi sub-pulpaire”. • Si la cavité développée sur une des faces verticales, la parois axiale se nomme “Paroi de la chambre pulpaire”. II.C. Nomenclature des bords Toute cavité est délimiter par des bords d'émail, le bord de la cavité est définit comme étant la ligne qui relie les parois de la cavité aux faces de la dent ou bien 2 parois entre-elle • Ces bords prennent le nom des parois qui délimite, on a un bord : a : Vestibulaire b : Linguale c : Cervicale d : Mésiale e : Distale II.D. Nomenclature des angles ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 95
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    • 2 paroisse rencontrent formant un angle diède, cette angle prend le nom des 2 parois qui lui ont donner naissance. • 3 parois qui se rencontrent forment un angle triède Exemple : angle cervico-vestibulo-axial L'angle externe (=cavo-superficiel)est l'angle formée par la surface externe de la dent avec la parois de la cavité en un point considéré. III Classification des cavités de caries • Classification de BLACK (1907) C'est une classification du siège de la cavités de caries, les cavités de carie étant des cavités naturels résultent de la progression de la lésion carieuse Ces cavités ont été classées par BLACK en 5 classes suivant le siège de la carie. III.A.a. Classe I Elle regroupe toutes les cavités de caries siégeant au niveau des dépressions anatomiques de toutes les dents • Les sillons occlusales des molaires et prémolaires • Les fossettes vestibulaire des molaires inférieures • Les fossettes palatines des molaires supérieures Figure 3-5 : Molaires et prémolaires • Le cingulum des dents antérieures ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 96
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    Figure 3-6 :Cingulum des dents antérieures III.A.b. Classe II Elle intéresse les cavités de caries situées sur les faces proximales des molaires et des prémolaires. Figure 3-7 : Face proximales d'une prémolaire III.A.c. Classe III Se sont des cavités de carie située sur les faces proximales des incisives et des canines sans destruction atteinte de l'angle incisive. Figure 3-8 : Face proximale d'une incisive III.A.d. Classe IV ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 97
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    Se sont descavités de carie située sur les faces proximales des incisives et des canines avec destruction atteinte de l'angle incisive. Figure 3-9 : Face vestibulaire d'une incisive III.A.e. Classe V Elle intéresse les cavités de caries au niveau du tiers gingivale (=cervical) de toutes les dents du coté vestibulaire comme du coté lingual. Figure 3-10 : Face vestibulaire d'une incisive IV Classification des cavités d'obturation IV.A. Classification de Johnson La classification la plus simple des cavités d'obturation, il a devisé ces cavités en 2 types : IV.A.a. Cavité simple Cavité qui intéresse une seule face de la dent. IV.A.b. Cavité composée Cavité qui intéresse 2 ou plusieurs faces de la dent. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 98
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    IV.B. Classification deJean-Claude HESS Il ne faut surtout pas confondre cavité de carie (lésion pathologique que l'on constate et qu'on localise) et cavité d'obturation (préparation que l'on crée) , c'est la transformation réfléchis de la précédente. • Pour éviter toute confusion entre carie et restauration, Jean-Claude HESS à proposé une classification complémentaire à celle de black. Hess à nommé ces cavités en subdivisant la classification de black en fonction de l'importance de chaque cavité et de l'étendue de la destruction carieuse. Elle comprend 6 classes : autant de classes que de faces, chaque classe caractérisée par une Majuscule de “A” à “F”. IV.B.a. Classe A Restauration qui intéresse une face de la couronne IV.B.b. Classe B Restauration qui intéresse 2 faces Exemple : proximo-occlusale IV.B.c. Classe C Restauration qui intéresse 3 faces IV.B.d. Classe D Restauration qui intéresse 4 faces IV.B.e. Classe E Intéresse 5 faces (aboutir à une couronne de revêtement) IV.B.f. Classe F Pour la restauration qui intéresse 6 faces, si la couronne à totalement disparus, il ne reste que la racine (dent à tenon) ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 99
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    L'union du chiffreromain de la classification de Black et de la majuscule de Jean-Claude Hess apporte des précisions, on aura ainsi : • Classe I.A, Classe II.A, Classe I.B ... Les lettres grecs sont utilisée pour préciser les parois : α : occlusale : β : Vestibulaire : γ : linguale : δ : Distale : ε : Mésiale Exemple Cavités • Classe I.A.α : cavité simple • Classe II.A.δ : cavité simple proximo-distale ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 100
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    Carie Classe deBlack Préparation et restauration Classe de Hess Classe I Simple Sillons Fossettes Cavité Occlusale Vestibulaire Linguale A Cavité Composée Union entre cavité de sillon et cavité de fossette Carie occlusale affaiblissant trop une autre paroi devant être traiter comme une cavité composée B Cavités Occluso-vestibulaire Occluso-lingual Occluso-proximale Classe II Cavité simple proximale sans dent voisine A Cavité composée Cavité bifaces Cavité proximo-occlusal B Cavité trifaces Cavité mésio-occluso- distal C Cavité complexe Recouvrement de la couronne, 4/5 et complète D, E Classe III Cavité simple proximale sans dent voisine A Cavité Composée Cavité bifaces Ouverture vestibulaire Cavité proximo-vestibulaire Cavité Cavité proximo-lingual B bifaces Ouverture lingual Cavité complexe Couronne ¾ et complète Dent à tenant D, E, F Classe IV Cavité composée Cavité bifaces Cavité d’angle B Cavité complexe Couronne ¾ et complète Dent à tenon D, E, F Classe V Cavité simple et cavité composée : cavité cervicale A, B, C V Conclusion Les nomenclatures décrites permettent d'écarter toutes confusion dans l'esprit du praticien de même les classification des restauration et des caris facilitent le language des differents clinicion. VI Bibliographie Dentisterie opératoire : Tomme 2, dentisterie conservatrice Enseignement de l'odontologie concervatrice : Jean-Claude HESS, Tomme 6 et tomme 7 ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 101
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    6 - Principesgénéraux de taille des cavités: Concepts biologiques Plan du document: I. Introduction II. Effets de la taille 1. Chaleur et pression 2. Vitesse de rotation 3. Profondeur de la préparation III. Précautions à prendre IV. Intérêts de la dentine réactionnelle V. Extension prophylactique 1. Définition 2. Limites superficielles 1. Sur les faces occlusale 2. Sur les faces proximales 3. Les restaurations cervicales 3. Limites profondes “Odontotomie de Hyatt” VI. Intérêts des procédés révélateurs de plaques VII. Résistance des bords de la préparation et de la restauration 1. Les bords de la préparation 1. Résistance des bords de l'émail 2. Résistance des bords de la dentine et du cément 2. Les bords de la restauration VIII. Résistance des parois 1. Suppression des forces transversales et augmentation des forces axiales de recouvrement 2. Réduction des forces transversales 1. Diminution des pentes cuspidiennes 2. Diminution de l'effet de point IX. Conclusion I Introduction La préparation d'une dent en vue de sa restauration doit suivre un certain nombre de règles. La restauration de la dent doit être durable, non seulement, elle ne doit pas être éliminée par les forces de mastication, mais il convient encore que la dent restaurée conserve son intégrité, les bords et les parois de la dent ne doit pas se fracturer. • La préparation de la dent doit permettre d'éviter ces lésions post-opératoires. Ainsi pour atteindre ces divers objectives, la préparation doit suivre un certain nombre de règles, reflétant un certain nombre de concepts dont la seule destination est liée à la bonne santé et à la vie ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 102
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    des dents, d'oùleurs calcification biologique. II Effets de la taille La taille des tissus dures constituent une blessurede l'ensemble du tissu dentino-pulpaire. De se fait, il faut savoir la limiter au minimum et équilibrer le souci d'une belle préparation et celui de l'économie dentaire (on ne taille que ce qui est indispensable) . En effet la préparation rendu plus facile grâce à l'apparition des turbines à grande vitesse. Même cette technique n'est pas sans danger pour la survie de l'organe dentino-pulpaire. Les réactions tissulaires aux instruments sont liées aux facteurs suivantes a : Température b : Pression c : Vibration d : Profondeur de la cavité • Les trois premiers sont liées à l'instrument et à la vitesse. • Le dernier est lié à la perte de substance II.A. Chaleur et pression L'élévation de la température traduit l'augmentation de la vitesse, et elle est aussi liée à la diminution de l'effet de coupe de l'instrument (fraise usée ou bourrée) et à la pression exercée, ces facteurs sont souvent associer. • Une augmentation de 5 à 6°C de la température entraînant une augmentation de la perméabilité capillaire conduisant à l'apparition d'un “oedème”. • Au delà de cette augmentation, de micro-abcés apparaissent. Par conséquent travailler sous refroidissement est nécessaire surtout pour les grandes vitesses. L'usage de projection d'un mélange vaporisé d'air et d'eau (Spray) est devenu habituel, cependant le Spray ne donne pas toujours des résultats, en cas d'extrême échauffement, il y a des phénomènes de pression négatives qui entraîne la destruction de la couche odontoblastique. Dans l'échauffement, il faut tenir compte de la continuité du fraisage, une action prolongée est dangereuse pour la pulpe. II.B. Vitesse de rotation ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 103
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    L'agression pulpaire variesuivant la vitesse de rotation • On peut considérer que les réactions provoquées par un instrument tournant à grande vitesse et sans refroidissement efficace sont 2 fois moins élevée qu'avec des techniques utilisant des vitesses lentes même avec refroidissement. Les vitesse de choix sont • Au dessous de 3000 tours/minutes • Les vitesses les plus rapides sont entre 4000 et 30000 tours/minutes Dans les zones dangereuses, son seulement, il faut utiliser le spray mais avoir les mains légère et éviter les vibrations en utilisant des instruments (contre angle, des pièces à mains) qui sont stables et n'ont pas de jeu. II.C. Profondeur de la préparation Enfin, il faut savoir que la lésion pulpaire est d'autant plus sévère que la cavité est plus proche de la pulpe. Mais pour de grandes vitesses, l'emploi des spray de refroidissement n'est pas plus dangereux que celui des vitesses lentes. III Précautions à prendre • Travailler lentement (éviter les plus grandes vitesses) • Se méfier des élévations de température • Travailler sous spray d'eau et d'air mais jamais travailler à sec • Se méfier des anesthésies, une dent anesthésiée ne répond plus • Éviter les augmentations de température • Éviter un approfondissement très important en direction pulpaire IV Intérêts de la dentine réactionnelle Constituent le fond de la carie à évolution lente mais avec moins de densité après un coiffage dentinaire, celui d'une ancienne carie à évolution rapide sécatrisée La dentine réactionnelle se forme à 2 niveau de la dentine. • À l'intérieur de la masse dentinaire dans les canalicules entraînant à la longue leur fermeture ou leur disparition. • À la périphérie de la cavité pulpaire mais ce qui la différencie de la dentine secondaire c'est qu'elle ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 104
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    se trouve seulementdans la zone en rapport avec la zone dentinaire irritée. Toute agression de l'ensemble dentino-pulaire quelque soit sa nature (infections, physique ou chimique) occasionne au moins une altération de la couche odontoblastique directement ou indirectement à partir d'une inflammation pulpaire. Des agressions pathologique provoquent d'avantage la dentine réactionnelle, cette dentine représente un processus sécatriciel, plus il y a de dentine réactionnelle plus il y a un remaniement pulpaire à la suite de l'inflammation. Physiologiquement la présence de dentine réactionnelle traduit un phénomène de sénilité pulpaire; la pulpe réagit bien à de nouvelles d'agressions qu'il convient d'en créer de nouvelles agressions (préparation restauratrice) V Extension prophylactique V.A. Définition Lorsqu'on reconstitue une dent, un des soucis de l'opération est d'éviter la formation de nouvelle carie aux abords de la restauration, en particulier aux niveau de ces limites avec le reste de la dent. Pour ce faire, il convient d'étendre la préparation à des zones d'immunité relative à la carie. V.B. Limites superficielles Dans le cas des reconstructions partielles, il est intéressant de déterminer les limites que l'on doit donner à l'extension selon le siège de la carie (occlusale, proximale ou cervical) V.B.a. Sur les faces occlusale La plaque se situe dans les sillons et les fossettes en fonction de la profondeur, l'extension sera généralisée où elle s'étendra à toute les infractuosité quand le relief est profond. V.B.b. Sur les faces proximales La plaque s'étend • Du point du contact à l'insertion de la papille gingivale (dans le sens axial) • et de l'embrasure vestibulaire à l'embrasure linguale (dans le sens transversal) . Les limites de ce quadrilatère constituent les limites de la taille V.B.c. Les restaurations cervicales La plaque se situe sous le bombé cervical de la face vestibulaire entre son sommet et l'attache gingivale jusqu'à la papille mésiale et distale ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 105
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    Dans le sensaxial, la restauration doit aller jusqu'à la gencive. • L'hygiène joue aussi son rôle dans la détermination de la limite. V.C. Limites profondes “Odontotomie de Hyatt” C'est l'excavation (creusement) suivit d'obturation immédiate des fessures, dès que la sonde la plus fine pénètre qu'il y est ou non carie. L'extension préventif(=prophylactique) peut s'allier à certaines extensions rétentives mais toutes les extensions préventifs ne sont pas nécessaires à la rétention et on peut admettre que la taille suffisante à la rétention étant exécuté, le reste de l'extension puisse être exécuter dans l'émail seul sans que cela porterai préjudice (sans qu'il touche à la fixité de la reconstruction). L'association de l'odontotomie Adamantine (de l'émail dentaire) à l'ensemble de la préparation assurent à la prophylaxie et réduit la plais opératoire ou dentinaire p VI Intérêts des procédés révélateurs de plaques Le praticien peut utiliser les “moyens visuels de détection de plaque” pour confirmer ces connaissance, en particulier les solutions révélatrices colorantes. le praticien révèle l'existence de la plaque : • fait brosser les dents par le malade et ensuite examine l'étendue de la zone colorée persistante (là où la coloration reste) . Le résultat de cette investigation varie beaucoup selon l'accès de la brosse à la plaque • La zone cervicale est très accessible, aussi peut-on réduire énormément l'extension prophylactique au niveau des reconstructions cervicales. • Par contres, les zones proximales et les fonds des sillons et des fossettes sont peut accessible à la brosse de même qu'à l'auto nettoyage alimentaire durant la mastication, dans ce cas le praticien aura tendance de pratiquer des extensions plus systématiquement. VII Résistance des bords de la préparation et de la restauration VII.A. Les bords de la préparation Les 3 tissus minéralisés peuvent être intéressés par la préparation VII.A.a. Résistance des bords de l'émail ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 106
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    L'émail subit directementles forces de la mastication. • Bien que très dure, il n'est pas très résistant à la traction bien moins que la dentine. - L'émail se déforme peu. - Il est cassant • Par contre il résiste bien à la compression, ceci est en rapport avec sa structure très particulière. VII.A.b. Résistance des bords de la dentine et du cément Lors d'une préparation habituelle d'une couronne de revêtement, toute l'émail est éliminée, les bords de la préparation sont dentinaires. Lorsqu'il existe une rétraction gingivale (raccourcissement ou réduction de volume de la gensive par contraction) physiologique ou pathologique, la limite de la reconstruction se situe en plein cément. La dentine et le cément ont des propriétés et une structure très différentes que celle de l'émail, autant l'émail est fragile, la dentine et le cément moins minéralisés possèdent une relative d'élasticité. Les bords des préparations dans ces tissus sont moins fragiles que ceux de l'émail. VII.B. Les bords de la restauration La résistance des bords de la restauration dépend avant tout de la résistance mécaniques du matériaux de reconstruction utilisé. • Quand le matériau utilisé est très résistant sous-faible épaisseur, les bords de la restauration peuvent être très fine ou très aigus • Au contraire quand le matériaux est peu résistant à la traction et à la compression, les bords de la restauration peuvent être épais avec des angles droits. VIII Résistance des parois L'intensité moyenne des forces masticatoires au niveau des molaires est de 75 Kg/cm² mais à cause des pentes cuspidiennes, il se produit des forces transversales. • Les forces axiales sont stabilisatrices. • Les forces transversales ont tendance à mobiliser la dent latéralement ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 107
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    Les forces transversalespeuvent faire éclater une dent cariée. Quand la cavité est obturée, les mêmes forces agissent sur l'obturation, l'action est accrut par la pression du matériau au niveau des parois. VIII.A. Suppression des forces transversales et augmentation des forces axiales de recouvrement On peut selon un plan transversal ; réséquer (résection : intervention qui consiste à ôter une partie ou la totalité d'un organe ou d'un tissu) partiellement ou totalement une parois affaiblie, ou supprimer la portion occlusale de la couronne sous une certaine hauteur. Grâce à ces plans transversaux ainsi créés, les forces de mastication sont dirigées vers le centre de la dent. Elles deviennent favorables, elles bloquent l'ensemble “parois - obturation” . L'importance de la résection des tissus dentaires dépend de la résistance du matériaux de reconstruction. VIII.B. Réduction des forces transversales On ne peut pas toujours pratiquer le recouvrement qui supprime totalement les forces trasversales, on peut cependant réduire ces forces en agissant sur 2 facteurs qui favorisent leurs apparitions qui sont : a : Diminution des pentes cuspidiennes b : Réduction de l'effet de point VIII.B.a. Diminution des pentes cuspidiennes 2 moyens sont à la disposition du praticien pour atteindre ce but a : Le meulages fonctionnaire b : La sculpture adoucie (douce) de la face occlusale de la restauration VIII.B.b. Diminution de l'effet de point 2 procèdes sont à la disposition du praticien pour la réduction de l'effet de point • L'établissement d'un fond oblique : par rapport aux forces de mastication, les forces transversales sont alors inversées et dirigées dans le ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 108
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    sens centripète (quirapproche du centre) . • La suppression des angles vifs: dans la cavités qui permettent aux parois de mieux supporter les efforts les plus importante en utilisant des fraises cylindriques ou coniques IX Conclusion La pérennité (caractère durable ou continuel) de toute restauration dépend du respect de toutes ces principes biologique de taille des cavités qui convient de veiller à les appliquer. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 109
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    7- Principes générauxde taille des cavités: Concepts mécaniques Plan du document: I. Introduction II. Les principes mécaniques 1. Stabilité ou sustentation 1. Fond naturel ou sphéroïdal 2. Fond oblique par rapport aux forces de mastication et à l'axe de la dent 3. Fond plat par rapport aux forces de mastication et à l'axe de la dent 1. Applications cliniques particulières 1. Le fond plat à étage 2. Puits stabilisateurs de Devin 3. Trottoir de Black 2. Principes de rétention 1. Rétention dans les cavités simples 1. Application clinique particulière 1. Élargissement du fond à l'aide d'une fraise cone renversée 2. Création d'une ou plusieurs cavités accessoires ou puits de rétention 3. Convergeance légère des parois 2. Rétention des cavités composées I Introduction Le traitement d'une cavité comporte 2 étapes essentielles • Étape thérapeutique médicochirurgicale • Étape restauratrice qui consiste en la restauration morphologique et fonctionnel de a dent Et ce à l'aide d'un matériau d'obturation approprié, ce matériau placé dans la cavité se trouve dans la cavité buccal sous l'action des forces très importante et de nature divers L'échec de notre thérapeutique se traduit par: a : Une désinsertion ou mobilisation du matériau b : Une récidive de carie c : Fracture secondaire de la dent ou du matériau d'obturation définitif La préparation cavitaire ne doit pas se faire d'une manière aléatoire, elle doit obéir aux principes ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 110
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    généraux de tailledes cavités » Il s'agit • Principes mécaniques : assurent l'afixité (stabilité et rétention) • Des principes prophylactiques : qui assurent la dureté de la dent et de l'obturation • Des concepts biologique : qui assure la pérennité de l'organe dentaire en évitant les altérations secondaire de la pulpe et du péri-apex. II Les principes mécaniques Sous la pression des forces de mastication, le matériau qui n'adhère pas à la dentine peut se déplacer Pour assurer sa fixité (sa stabilité et sa rétention), il faut concevoir des “artifices métalliques architecturaux” permettant d'obtenir les résultats exemplaire. Celles-là, élaborées par Black, ces principes visent essentiellement à la préparation des cavités d'obturation à l'Amalgame ou autre matériau non-adhéreux. II.A. Stabilité ou sustentation Les forces appliquées sur la reconstruction ou la restauration lors de la mastication sont transmises à travers celle-ci sur le fond de la préparation, c'est donc la forme du fond qui détermine la stabilité de la restauration. • Pour une dent en position normale sur l'arcade, la résultante des forces de mastication se confonde en principe avec l'axe de la dent. II.A.a. Fond naturel ou sphéroïdal ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 111
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    Figure 5-1 :Fond sphéroïdal C'est la forme obtenue après un “curtage dentinaire”, sa forme arrondie favorise le basculement du produit de l'obturation sous l'effet des forces de mastication En conclusion : Le fond naturel ne présente aucune stabilité II.A.b. Fond oblique par rapport aux forces de mastication et à l'axe de la dent Figure 5-2 : Fond oblique “F`” est la résultante des forces occlusales(=masticatoire), elle peut être décomposées au niveau du fond de la cavité en 2 forces F1 et F2 F1 est favorable : elle tend à appliquer intimement l'obturation sur le fond F2 est défavorable : elle tend à provoquer un glissement de l'obturation En conséquence : • ont peu avoir une récidive de carie et une fracture de la parois dentaire “AB” En conclusion : Le fond oblique ne présente aucune stabilité ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 112
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    II.A.c. Fond platpar rapport aux forces de mastication et à l'axe de la dent Figure 5-3 : Fond plat La résultante des forces “F`” à la même direction de mastication que l'axe de la dent au niveau de la cavité, elle ne se décompose pas, l'ensemble “surface d'obturation et fond de cavité” joui d'une grande stabilité En conclusion : La stabilité de l'obturation est assurée par un fond plat et perpendiculaire à l'axe de la dent et des forces de mastication • Applications cliniques particulières L'établissement d'un fond plat peut être mutilant et dangereux pour la vitalité pulpaire ou de la dent. » ainsi différentes solutions ont été proposées 1 Le fond plat à étage Le fond plat est constitué de plusieurs marches situées à des niveaux différents Figure 5-4 : fond plat à étage ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 113
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    2 Puits stabilisateursde Devin Figure 5-5 : Puits stabilisateurs La création de 3 puits stabilisateurs répartis assurent une bonne stabilité de l'obturation, les puits sont taillées à l'aide d'une fraise ronde en dehors des zones dangereuses pour la pulpe 3 Trottoir de Black Figure 5-6 : Trottoir de Black Dans les cavités profondes ; Black préconise un fond tout autour du fond naturel, ce méplat est réalisé à l'aide d'une fraise fissure ou fraise à cône renversé. II.B. Principes de rétention ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 114
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    Figure 5-7 :3 directions Une préparation est dite rétentive si elle immobilise le matériau de reconstitution dans les 3 directions perpendiculaires les unes aux autres Il s'agit des sens a : Vestibulo-lingual b : Mésio-distal c : Axial Les parois de la préparation doivent par leur direction et leur résistance empêcher le déplacement de la restauration dans ces 3 directions II.B.a. Rétention dans les cavités simples • Dans le sens Vestibulo-lingual, la présence des parois vestibulaire et linguales s'oppose à la mobilité du matériau dans cette direction • Dans le sens mésio-distal la présence des parois mésiale et distale évite tout déplacement du matériau dans ce sens Remarque ! parois vestibulaire et linguale Les parois vestibulaire et linguale doivient être parrallèle entre elles ou légèrement convergeantes vers l'axe de la dent dans le sens occlusal Les paroi mésiale et distale sont elles, parallèle aux faces correspondantes • Dans le sens axial : l'absence de la paroi occlusale pose le problème de la rétention des matéraix dans ce sens, pour résoudre le problème, deux paramètres interviennent ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 115
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    a : Ladirection des parois b : La profondeur de la cavité L'expériance du “tube en verre” décrite par Maimosse nous permet de conclure dans les préparations simples et en direction axiale que la rétention est assurée par une cavité. • Application clinique particulière Dans les cavités plus large que profonde et afin de préserver l'intergrité tissulaire, on préconise d'améliorer la rétention par différentes autres artifices 1 Élargissement du fond à l'aide d'une fraise cone renversée Figure 5-8 2 Création d'une ou plusieurs cavités accessoires ou puits de rétention Et cela dans les zones non dangereuses pour la pulpe ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 116
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    Figure 5-9 3Convergeance légère des parois Figure 5-10 : II.B.b. Rétention des cavités composées Si une paroi latérale vient à disparaitre, le bloquage dans les sens transversal n'est plus possible, on préconise alors le système du “queu d'arronde” • La rétention de la cavité secondaire assure la rétention de la cavité première et réciproquement ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 117
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    8- Préparation etobturation des cavités type classe I Plan du document: I. Introduction II. Généralités 1. Trépanation, ouverture 2. Curetage dentinaire III. Particularités 1. Sur les incisives et les canines 1. Caractéristiques 2. Taille 2. Sur prémolaires et molaires 1. Face occlusale 1. Pour les prémolaires 2. Pour les molaires inférieures 3. Pour les molaires supérieures 4. Cavité simple des fossettes vestibulaires des molaires inférieures et des sillons palatins des molaires supérieurs 5. Cavité composée occluso-vestibulaire ou occluso-palatine 6. Cavité de classe I très étendue IV. Vérification des principes de taille des cavités V. L'obturation 1. Généralités 2. L'obturation aux amalgames 1. Classification 1. Classe 1 2. Classe 2 3. Classe 3 2. Phénomène de prise 3. Manipulation 1. Préparation 2. Trituration 3. L'essorage 4. Prélèvement du meulage 5. La condensation 6. La sculpture 7. Polissage 3. L'obturation aux composites 1. Au stade 0 2. Au stade 1 3. Au stade 2 4. Au stade 3 ou 4 1. Composite fluide + composite compactable 2. Technique Sandwich 3. Technique indirect VI. Conclusion ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 118
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    I Introduction Lareconstitution ou restauration d'une dent excavée consiste dans l'adaptation d'un matériau de remplacement dans la cavité supposée saine ou assainie de telle sorte que malgré l'action de mastication, la fixité de l'obturation soit assurée. Le risque de provoquer ou de laisser se produire une altération secondaire de la dent par récidive de carie, maladie secondaire de la pulpe ou fracture de la dent ou de l'obturation doit être éliminé. II Généralités II.A. Trépanation, ouverture La carie communique avec l'extérieur par un étroit pertuis, il faut l'élargir pour faciliter les temps opératoires nécessaires à la reconstitution et ceci : • à l'aide d'une fine fraise boule en carbure de tangstène montée sur turbine, • si l'ouverture est assez large, on procède directement à l'extension de la cavité à l'aide d'une fine fraise cylindrique en carbure de tangstène ou bien diamantée montée sur turbine, on élimine ainsi donc l'émail en surplomb non soutenu de dentine dure. II.B. Curetage dentinaire Il s'agit de débarrasser la cavité dentaire de tout le tissu dentinaire altérée(=pathologique) Il est réalisé à l'aide de fraise boule montée sur contre angle et l'excavateur, - La taille des instruments utilisés varie en fonction de la grandeur de la cavité - On réalise ensuite la toilette de la cavité et son séchage. III Particularités La taille à l'aide d'une fraise à fissure montée sur turbine et sous-irrigation. La cavité est taillée en respectant les principes généraux de taille de cavité (principes de Black) ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 119
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    • Pour lescavités obturées à l'Amalgame après l'ouverture et le curetage dentinaire, on apprécie l'épaisseur du tissu dure résiduel et on réalise la “taille” proprement dite III.A. Sur les incisives et les canines III.A.a. Caractéristiques La cavité à la forme de puits à parois arrondis(évolution de la carie vers la distance inter-cornes) le fond est oblique ou plat par rapport à l'axe de la dent III.A.b. Taille Figure 7-1 Elle se fait à l'aide d'une fraise cylindrique montée sur turbine tenue obliquement par rapport à l'axe de la dent • La stabilité est assurée par le fond plat, • C'est une cavité rétentive pour ces dimensions (puits) ; de plus elle n'est pas soumise aux forces de mastication, - lorsqu'elle est large, on réalise un élargissement grâce à une fraise cône renversée. III.B. Sur prémolaires et molaires • Face occlusale On commence par l'extension à tous les sillons et fossettes susceptible de carier, et la forme de la cavité varie en fonction de l'anatomie occlusale de la dent 1 Pour les prémolaires Figure 7-2 : Prémolaires ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 120
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    2 Pour lesmolaires inférieures Figure 7-3 : molaire inférieure Le sillon mésio-distal est englobé jusqu'aux fossettes marginales où l'on réalise l'ébauche de la “queue d'aronde” (ont un rôle double) Les sillons secondaires inter-cuspidien vestibulaire et lingual sont englobés (mi-hauteur de la cuspide) 3 Pour les molaires supérieures Vue leur anatomie particulière (présence du pont d'émail) et selon que ce pont d'émail soit atteint ou non par la carie, on aura : • Soit une grande cavité sur la face occlusale (pont d'émail supprimé) • Soit 2 cavités réduites situées de part et d'autre du pont - Une cavité mésiale partant du sillon mésio-vestibulaire vers la crête marginale mésiale en forme de croissant à concavité vestibulaire - Et une cavité distale plus réduite de taille de concavité palatine Figure 7-4 : Deux cas, selon que ce pont d’émail soit atteint ou non par la carie ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 121
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    4 Cavité simpledes fossettes vestibulaires des molaires inférieures et des sillons palatins des molaires supérieurs La cavité à la forme triangulaire ou ovalaire à grande base cervicale car elle tend à se développer le long du sillon vestibulaire. L'extension se fait à l'aide d'une fraise à fissure. - L'axe de la cavité est perpendiculaire à l'axe de la dent - La cavité étant généralement plus profonde que large, les retentions ne sont pas nécessaire, sinon ; on peut laisser le fond à forme sphéroïdale et adjoindre seulement dans la dentine réactionnelle une rétention avec fraise cône renversée ou bien une fraise poire ce qu'on appelle “trottoir de Black partiel”. 5 Cavité composée occluso-vestibulaire ou occluso-palatine Si la cavité vestibulaire ou palatine est très étendue en direction occlusale où existe déjà une cavité occlusal, on réalise une cavité composée occluso-vestibulaire (ou occluso-palatine) Ceci après appréciation de la résistance mécanique du tissu résiduel entre les 2 cavités. 6 Cavité de classe I très étendue En présence d'une cavité Classe I très étendue en surface et que par conséquent plus large que profonde on a recoure à des tenons dentinaires pour assurer cette rétention. Figure 7-5 : tenons (=pinces) Ces “tenons” ou “Pins” (2 ou 3 en fonction du nombre de cuspides à restaurer ) sont logés dans des puits taillés dans la dentine à égale distance de la pulpe et de la jonction email-dentine. La portion émergente de ces puits assurera l'ancrage du matériau à la dent • S'il s'agit d'une restauration complexe, le coffrage pourra être assuré soit - à l'aide d'une bague en cuivre ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 122
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    - ou àl'aide d'une matrice montée sur “porte-matrice”. IV Vérification des principes de taille des cavités La stabilité est assurée par le fond plat perpendiculaire à la force de mastication • Dans le cas où la cavité serait profonde un trottoir autour du fond sphérique naturel réalisé à un niveau supérieur est une bonne solution Toute fois cette cavité doit être plus profonde que large pour que la rétention axiale puisse être obtenue par la seule préparation. • Dans le cas d'une cavité étendue en surface, on réalisera un élargissement du fond pour assurer cette rétention axiale tout en respectant l'intégrité pulpaire. Pour la rétention mésio-distal, elle est assurée par les parois elles-mêmes taillées parallèlement aux faces correspondantes pour leurs conserver une bonne épaisseur (légèrement divergente) Les parois vestibulaire et linguale épaisses et taillées parallèlement à l'axe de la dent assurent la rétention. Une fois le contour général de la cavité réalisée les principes préventifs et prophylactiques sont vérifiés, On passe aux finitions de la cavité: • Supprimer des angles vifs pour obtenir un contour harmonieux, net et continu • On vérifie le parallélisme des parois vestibulaire et linguale par rapport à l'axe de la dent • On vérifie également la profondeur et l'épaisseur des parois V L'obturation V.A. Généralités Tous les matériaux sont utilisés pour la restauration occlusale des sillons et fossettes quelque soit leur étendus L'aurification : • Les Inlays de céramique ne sont plus utilisés • L'inlay métallique en Or Spécial (dur) donne d'excellents résultats ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 123
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    La dent etla restauration doivent présenter avant tous une forte résistance à la compression et le matériau de reconstruction doit être assez dur pour ne pas s'user prématurément • Dans tous les cas on préférera l'Amalgame. Toute fois, si l'esthétique est altérée, on pourra utiliser du composite ou même du silicate. Exemples : • Cavité cingulaire trop profonde • Cavité de fossette vestibulaire sur les molaires inférieures V.B. L'obturation aux amalgames Les amalgames sont des biomatériaux métalliques de restauration de perte de substance simple ou complexe V.B.a. Classification D'après la spécification n°1 de l'ADA (Association dentaine américaine) , il faut distinguer : • 2 types d'amalgames Type 1 : Présentation en poudre et liquide Type 2 : Présentation en tablette ou capsule • et 3 classes pour chaque type (Les noms des classes sont en chiffres arabes) 1 Classe 1 Les amalgames à particules mécaniquement taillées. 2 Classe 2 Les amalgames à particules sphériques (de 4 à 6 micromètres) obtenus par pulvérisation du métal en atmosphère inerte. 3 Classe 3 Elle comprend ceux de la classe 1 ou bien ceux de la classe 2 avec ou sans éléments d'addition. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 124
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    Différents alliages desAmalgames (selon CRAIG, 1997) A l l i a g e s Formes des particules Ag Sn Cu Zn In Faible teneur en Cu Irrégulière ou limoille sphérique ou les 2 63~70 26~28 0~6 0~2 Riche en Cu Phases dispersées Limoille irrégulière ou sphérique 63~70 26~28 2~5 0~2 Composition unique mélangée Limoille irrégulière et sphère 52~53 17~18 29~30 Composition unique Sphère 40~60 22~30 10~13 0 0~5 V.B.b. Phénomène de prise Il s'agit d'un phénomène complexe qui passe par 3 stades successifs a : Dissolution b : Amalgamation c : Cristallisation V.B.c. Manipulation 1 Préparation ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 125
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    Elle nécessite unmatériel convenable • Les doseurs volumétriques pour le mercure • Les doseurs pondéreux (pour poudre) pour l'alliage Le rapport “poudre/mercure” adéquat est de 5/8. Un bon dosage est un facteur important pour la réussite de l'obturation Il existe des capsules pré-dosées qu'il est préférable d'utiliser pour ne pas entrer en contact avec l'“Hg”. 2 Trituration C'est la mise en présence de l'alliage et de l'Hg afin d'obtenir l'Amalgame • Elle peut être manuelle dans un mortier à l'aide d'un pilon. • Elle peut être mécanique à l'aide d'un vibreur, Le temps de trituration est réduit. 3 L'essorage Les n'est pas nécessaire lorsqu'on utilise des capsules prédosées Il se fait au moyen d'une compresse à gaz ou d'une “peau de chamois” - Le Hg exprimé doit être mit dans le mortier - Il faut éviter le contacte avec l'Or. 4 Prélèvement du meulage Il se fait à l'aide d'un “porte amalgame”(=pistolet à amalgame) Il est impératif de travailler à l'abri de la salive pour éviter l'extension exagérée de l'amalgame de même que la corrosion. 5 La condensation Elle se fait à l'aide de fouloir de contour et dimension adéquats La cavité est remplie par excès. 6 La sculpture Il faut débuter la sculpture au moyen d'une “spatule à bouche”. Il se fait à l'aide de brunissoir après contrôle de l'occlusion, c'est ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 126
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    l'opération consistant àrendre la surface de l'amalgame lisse. Les étapes de la finition retardée sont réalisées 24 à 48 heures selon l'Amalgame utilisé. 7 Polissage 24 à 48h après, après la sculpture réalisée au moyen de fraise montée sur contre angle, au moyen de “cupule en caoutchouc” chargée de pâte apolyre pour!!! l'amélioration du joint marginal. Le polissage évite la récidive de carie, et par la brillance et le poli qu'il confère à la restauration, il augmente le confort du patient V.C. L'obturation aux composites Les obturations du site I varient en fonction du stade d'évolution de la lésion carieuse, ainsi V.C.a. Au stade 0 • Application d'une vernie, • mise en place d'un cylindre V.C.b. Au stade 1 La réalisation d'un concept préventif de Simonson. • Accès Ponctuel à la carie. • Préparation d'une cavité ultra conservatrice sans ouverture du réseau de sillon adjacent. Restauration microhybride universelle de chacune des cavités ; puis mise en place par-dessus le réseau de sillon fermés d'un scellant pour le scellement des joins anatomiques caro-suspectible. V.C.c. Au stade 2 Les ponts d'émail peuvent être conservés en réalisant des tunélisations aux molaires supérieures. La restauration se fait par stratification de résine composite microhybride. V.C.d. Au stade 3 ou 4 ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 127
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    C'est toujours latechnique par stratification 1 Composite fluide + composite compactable 2 Technique Sandwich Verres ionomères (bioactif + composite) 3 Technique indirect C'est le comblement par un Inlay collé après renforcement à l'aide d'un composite de la structure interne. Dans tous les cas, un programme de prophylaxie individualisé est instauré. VI Conclusion La cavité de classe I doit être taillée en respectant le plus possible les principes généraux de taille des cavités (principes mécaniques, biologiques et esthétique) Seulement, ces principes doivent être réalisés dans tous les cas (perte de substance très importante ou trop petite) Ainsi on aura recours à des artifices supplémentaires de stabilité et de rétention (Pinces et des tenons radiculaires ou matériaux adhésifs) En effet les matériaux adhésifs nous permettent de ne pas mutiler les dents puisque la technique de restauration elle-même. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 128
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    9- Préparation etobturation des cavités type Classe III, IV et V Plan du document: I. Préparation et obturation des cavités de classe III 1. Définition 2. Les étapes de la préparation 1. Ouverture et trépanation 1. Cas de cavité simple: Classe III.A 2. Cas de cavité composée 1. Classe III.B 2. Classe III.C 2. Traitement dentinaire 3. Traitement proprement dit 1. La taille 1. Cas des cavités simples 2. Au cas de cavité composée: classe III.B palatine 2. Restauration II. Préparation et obturation des cavités de classe VI 1. Définition 2. Choix du matériau 3. Préparation III. préparation et obturation des cavités de classe V 1. Considération particulières 2. Préparation 3. Restauration I Préparation et obturation des cavités de classe III I.A. Définition Se sont des cavités de carie située sur les faces proximales des incisives et des canines sans destruction atteinte de l'angle incisive. I.B. Les étapes de la préparation I.B.a. Ouverture et trépanation • Dans le cas où la dent voisine est absente, l'accés est direct, on aura une classe III.A (cavité simple) • Dans le cas où la dent voisine est présente, l'accès à la face proximal se fait suivant les cas par la face vestibulaire ou la face linguale, c'est la classe III.B (cavité composée) ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 129
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    1 Cas decavité simple: Classe III.A L'ouverture est aisée et se fait avec une fraise boule dirigée perpendiculairement à la face considérée 2 Cas de cavité composée 1 Classe III.B Dans le cas où la carie est lingualement située sur la face proximale, pour un souci d'esthétique et lorsque la face vestibulaire est intacte, en ouvre la cavité du côté palatin pour avoir un accès direct en vision indirecte à la cavité proximale On fait sauter la crête marginale lorsqu'elle est encore là avec une fine pointe diamantées cylindrique montée sur turbine à grande vitesse Avant de toucher à la face palatine il faut faire un examen judicieux de l'intercuspidation afin que lors de la mastication les dents antérieurs ne viennent pas de butter contre le matériau d'obturation, ce qui provoque sa fracture. L'opération doit donc veiller à ce que la préparation se situe en dehors des zones d'intercuspidation surtout lors de l'utilisation d'un matériau esthétique. 2 Classe III.C L'existence de 2 cavités de classe III sur chacune des 2 faces proximales peut nous amener à les réunir en travers de la face palatine ; c'est la classe “III.C” C'est une restauration composée triface d'une perte de substance d'origine carieuse développée à partir des faces proximales des incisives et canines, Cette classe III peut être vestibulo-proximaux-lingual ou mésio-palato-distale (à partir des faces proximales), on ne réunit jamais 2 Classes III à évolution vestibulaire pour simple souci esthétique. I.B.b. Traitement dentinaire Une fois la cavité ouverte, on procède au curtage de la dentine, en suivant les règles propres au traitement des caries à évolution rapide ou à évolution lente. I.B.c. Traitement proprement dit ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 130
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    1 La taille La cavité ovalaire obtenue après curtage doit être taillée en respectant les principes généraux de taille de cavité en vue de recevoir et de retenir le matériau d'obturation. 1 Cas des cavités simples À l'aide d'une fraise cylindrique, il faudra ettendre la cavité au-delà des point de contact des 3 directions cervico-vestibulaire, cervico-palatine et cervico-libre Ils ne doivent jamais être affaiblis, ainsi la cavité aura la forme générale de la face proximale (triangulaire avec des parois épaisses et parallèles aux faces correspondantes) • paroi vestibulaire parallèle à la face vestibulaire • paroi linguale parallèle à la face linguale • paroi cervicale parallèle au collet • le fonds de la paroi axiale doit être parallèle à l'axe de la dent Pour augmenter la rétention, • 3 pertuis sont réalisées au niveau des angles vifs trièdres à l'aide d'une fine fraise boule dans une direction oblique 2 Au cas de cavité composée: classe III.B palatine Il s'agit de 2 cavités réunies par un isthme qui doit être assez large La cavité composée à les mêmes caractères que la cavité simple, elle est réunis par l'intermédiaire de l'isthme de la cavité palatine taillée en queue d'arronde (pour assurer la rétention mésio-distale) Cette cavité ne doit pas dépasser la moitié de la face palatine Nous accentuons la rétention en réalisant les pertuis au niveau de la cavité principale Le coiffage est assuré à l'aide de strip maintenu à l'aide d'une pince (de hawo) 2 Restauration Le silicate trouve son indication pour la restauration de petite perte de ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 131
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    substance en particulierquand il n'y a pas à supporter le contact de l'antagoniste ni des efforts à l'attraction Cet un matériau ... donc pour une cavité vestibulo-proximale ou pour une cavité palato-proximale non vestibulo-palatine • dans ce cas la restauration est assurée par le composite. II Préparation et obturation des cavités de classe VI II.A. Définition il s'agit soit d'une • classe III qui s'est développé suffisamment pour miner l'angle incisif à et faciliter sa fracture • Soit une fracture résultante d'un traumatisme accidentel considérés particulière le bord libre des dents antérieurs et trop utilisés pour l'incision des aliments ainsi la rétention dans la restauration doit être assuré malgré des agressions occlusales liées au mouvement mandibulaire En effet nous avons 2 sollicitations fractueuses • la disjonction proximale • la poussée vers le vestibule Figure 9-1 “AB” bénéficie d'une assise dentinaire cervical “CA” ... les pressions exercées sur cette partie ont tendance à provoquer la rotation du bloc autour de A` c'est la disjonction. II.B. Choix du matériau les cements sont trop cassant donc ils sont éliminés d'emblée, • On se trouve donc vers les résine-composites sur le plan mécanique en plus elle sont esthétiques ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 132
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    II.C. Préparation Ilfaut supprimer tous l'émail non soutenu de dentine dure, c'est le biseautage, Il se fait à l'aide de fraise cylindrique ou conique, flamme fines et diamanté monter sur turbine Après la phase médicochirurgicale, on passe à la restauration qui se fait à l'aide de résine-composite après mordensage à l'acide 1 ou 2 tenons dentinaires peuvent être utilisé selon les cas pour améliorer de rétention • si la dent dépulpée ; un tenon radiculaire est utilisé. Le rétablissement de la forme angulaire est réalisé à l'aide de moules angulaire en Aluminium de Hawe rétablissement oduspella en plastique transparent L'utilisation des pinces devient inutile lorsque on utilise des composites avec système adhésif dentinaire 4ème, 5, 6 et 7 génération En cas de traumatisme, on augmente la surface de contact de l'émail avec le composite en bisautant la surface voisine de la fracture La destruction par la carie des 2 angles ou lors d'un traumatisme important fragilise énormément la couronne • La restauration des 2 angles peut s'avérer dans ce cas provisoire en attendant de réaliser une couronne céramo-métallique à l'âge adulte III préparation et obturation des cavités de classe V Après la classification de Black, les faces linguales des molaires inférieurs ne sont jamais atteintes, étant donné qu'elle sont accessible au brossage, On peut en conclure qu'elle résulte d'un manque d'hygiène III.A. Considération particulières • La région intéressée n'est pas directement soumise aux forces de mastication • elle n'est pas nécessairement visible • Par contre est voisine du sulcus ce qui y déterminent le choix du matériau III.B. Préparation ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 133
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    Étant donné lamorphologie cervicale (bombée) et la situation parapulpaire ; le fond n'est pas plan mais convexe. Le problème de la rétention se pose comme-même malgré que la région est peu soumise aux forces de la mastication, hors les cavités peu profondes ; où la règle du plus profond que large est possible on a la plupart du temps recours à d'autres possibilités • Élargissement de la paroi pulpaire à l'aide de fraise cone renversée • Utilisation de tenon dentinaire dans le cas où la cavité est nettement étendues au-delà de la zone de projection de la pulpe Le contour de la cavité est parallèle au collet (forme en aricot) avec des parois proximales épaisses pour l'extension prophylactique • Dans le sens horizontal elle sera fonction de l'hygiène du patient, - Elle est limité au site de la carie si le patient se brosse régulièrement et convenablement - Sinon elle sera ettendue aux angles formé entre la face vestibulaire et la face proximale • Dans le sens vertical, l'extension vers le sulcus est envisageable si la carie est juxta-gingival, pour éviter une blessure du parodonte marginal La taille de la cavité est réalisée à l'aide fraise de cylindrique à vitesse lente maintenu perpendiculairement à l'axe de la dent III.C. Restauration Selon la visibilité de la future obturation lorsque le patient parle, sourit ou rit aux éclats • en l'utilisera de l'amalgame, composite • soit le silicate qui est contre indiqué pour la restauration avoisinant le sulcus • Par ailleurs, les verres ironiques trouvent leur indication en particulier à cause de leur libération de fluor Il faut veiller à la reconstitution du bombée cervicale à l'aide de moule adaptés • la “cupule de Hawe” pour composite ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 134
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    1-Ergonomie 2 -Asepsie / Antisepsie / Stérilisation 3 - La carie des tissus durs. Email, dentine, cément, Hyperesthésie dentinaire 4 - Le coiffage dentinaire 5 - Le coiffage pulpo-dentaire 6 - Mylolyses et dysplasies 7 - La pulpe saine (rappels anatomo-histo-embryologiques) 8 - Classification des pulpopathies 9 - Étiologie des pulpopathies 10 - Formes cliniques des pulpites aigues 11 - Formes cliniques des pulpites chroniques 12 - La nécrose pulpaire 13 - Pathologie septale et thérapeutiques 14 - La région apicale (anatomie, histologie, physiologie) 15 - Étiopathologie des desmodontites 16- Desmodontites formes aigues 17 - Desmodontites formes chroniques 18- La pulpotomie 19 - Traumatismes dentaires 20- Préparation canalaire ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 135
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    1 – Ergonomie Plan du document: I. Introduction II. Définition III. Le cabinet dentaire IV. Les éléments du poste du travail 1. Le fauteuil 2. Le siège de l'opérateur 3. Le crachoire avec verre 4. La tablette pour le plateau d'instruments 5. L'éclairage 6. Meuble et plateaux pré-préparés I Introduction Pour assurer les soins optimaux aux patients, il est indispensable que le chirurgien dentiste domine tous les éléments de son environnement, de son travail, et du bon fonctionnement du cabinet dentaire. II Définition L'ergonomie est l'étude des conditions de travail (i.e les rapports entre l'homme et l'outils) dans le but de simplifier le travail, le facteur essentiel de toute tentative d'ergonomie est l'économie du mouvement qui s'obtient par l'organisation du travail. III Le cabinet dentaire L'ordre géométrique est nécéssaire lorsque plusieurs personnes travaillent dans le cabinet, le minimum de toute installation devrais comporter: • Réception • Une salle d'attente • V.C Des locaux supplémetaires peuvent être envisagées tels que : • une salle de radio • un bureau du praticien • un laboratoire ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 136
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    IV Les élémentsdu poste du travail IV.A. Le fauteuil C'est le centre du poste de travail, il doit correspondre à des normes de sécurité du travail, la commande dégitale et celle du pied pour le praticien et l'assistante sont a prévoir pour des raisons hygiénique, la rotation du fauteil ... IV.B. Le siège de l'opérateur Les qualités d'un siège idéal sont: La mobilité Montée sur 5 roulette Avoir un support lombaire réglable IV.C. Le crachoire avec verre IV.D. La tablette pour le plateau d'instruments Elle trouve sa place sur la poitrine du patient ou à sa tête. IV.E. L'éclairage L'éclairage buccal fonctionnel est un facteur important pour la réalisation d'un travail de précision, cet éclairage est fourni par le “SCIALYTIQUE”. IV.F. Meuble et plateaux pré-préparés Les meubles modernes s'adaptent aux exigences de l'hygiène actup: surfaces lisses, bords arrondis, tiroir hémétique... Un meuble spécial ; conçu pour le rangement des plateaux pré-préparés permet de faciliter le travail. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 137
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    2 - Asepsie/ Antisepsie / Stérilisation Plan du document: I. Introduction II. Définitions 1. Asepsie 2. L'antisepsie 3. Désinfection 4. Désinfectant 5. Stérilisation III. Voies de transmissions 1. Du praticien au patient ou inversement 2. D'un patient à un autre patient 3. Au niveau du patient lui même IV. La désinfection V. Nettoyage, lavage des instruments 1. Nettoyage pré-opératoire 2. Nettoyage opératoire 3. Nettoyage post-opératoire VI. Antisepsie 1. Stérilisation 1. Stérilisation par la challeur sèche 1. Inconvénients 2. Stérilisation par la chaleur humide 1. Inconvenients 3. Stérilisation chimique I Introduction L'endodontie est un acte chirurgical, le contact directe avec le sang et la salive sont des risques de contamination, en effet, dès que nous touchons à la pulpe dentaire, nous touchons au milieu intérieur. Nous devrons le respecter, et de tout mettre en oeuvre pour le préserver et assurer la périnité de nos traitements. II Définitions II.A. Asepsie Ensemble des mesures propres à empêcher tout apport exogène de micro-organismes II.B. L'antisepsie Opération au résultat momentané permettant au niveau des tissus vivants dans la limite de leur tolérance, d'éliminer ou de tuer les micro-organismes et/ou d'inactiver les virus, en fonction des objectifs fixés. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 138
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    II.C. Désinfection Opérationau résultat momentané, permettant d'éliminer ou de tuer les micro-organismes et/ou d'inactiver les virus indésirables portés par le milieu inerte contaminées en fonction des objectifs fixés. Le résultats de cette opération est limité aux microorganismes présents au moment de l'opération. II.D. Désinfectant Produit ou procédé utilisé pour la désinfection dans des conditions définies II.E. Stérilisation Procédés tendant a l'élimination de toute vie microbienne et virale. III Voies de transmissions On définit classiquement trois voies de transmission de l'infection au cabinet dentaire: III.A. Du praticien au patient ou inversement Il s'agit d'une contamination directe, par les mains, les vêtements, le gros matériel, l'instrumentation manuelle et rotative. III.B. D'un patient à un autre patient Le praticien ou son matériel étaient les vecteurs principaux de transmission de ce type d'infection. III.C. Au niveau du patient lui même Le contrôle sera délicat, l'auto-inocculation du patient est toujours possible à tous moment pendant l'acte endodontique. IV La désinfection Elle a pour but de détruire les microbes partout où ils se trouvent, locaux, instruments, linge... La désinfection en endodontie s'adresse à l'organe dentaire et son environnement ; avant d'entreprendre un traitement endodontique, une hygiène buccal doit être enseigné, un ... rigoureux ... ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 139
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    V Nettoyage, lavagedes instruments Trois types de lavages sont a effectués: V.A. Nettoyage pré-opératoire Concerne les instruments neufs V.B. Nettoyage opératoire Il s'adresse à la micro-instrumentation endodontique et consiste à débarrasser les lames des instruments des débris et coopeaux dentinaires ramenés du canal. V.C. Nettoyage post-opératoire Il a pour but de débarasser les micro- et macro-instrumentations, ainsi que l'instrumentation rotative, de toute souillure afin de permettre la stérilisation et de pouvoir réutiliser les instruments (...) VI Antisepsie • Stérilisation VI.A.a. Stérilisation par la challeur sèche L'appareil est un poupinel, il permet la destruction des bactéries, virus et spores en: 30 minutes à 200°C 45 minutes à 180°C et une heure à 170°C • Inconvénients Ternissement du métal Fragelisation des instruments endodontiques Impossibilité de stériliser les tissus et cotons VI.A.b. Stérilisation par la chaleur humide L'appareil utilisé est un autoclave, les stérilisateurs à chaleur humide permettant la stérilisation des tissus et cotons, instrumentation endo ansi que les instruments rotatifs. • Inconvenients Risque de corrosion des instruments (vapeur d'eau) ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 140
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    VI.A.c. Stérilisation chimique Improprement appelée: “stérilisation à froid”, réalisée par des solutions bactérécides fongicides, virucides et sporicides, préconisée pour les instruments ne pouvant supporter de fortes températures Exemple: La trichlorine Les comprimés de trioxymithilène ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 141
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    3 - Lacarie des tissus durs. Email, dentine, cément, Hyperesthésie dentinaire Plan du document: I. Introduction II. Comment, quand et où débute la carie? 1. Phase de déminéralisation 2. Phase de réminéralisation III. Classification des cavités de carie 1. La classification de Black 2. La classification de Mount & Hume IV. La carie de l'émail (=lésion amélaire, lésion carieuse de l'émail) 1. Aspect macroscopique de la lésion amélaire 1. Au niveau des surfaces lisses 2. Au niveau des puits et des sillons 2. Aspect microscopique 3. Symptomatologie 4. Évolution de la lésion carieuse de l’émail 1. La cavitation 2. Carie arrêtée - lésion stabilisée V. La carie de la dentine (=lésion carieuse de la dentine, lésion dentinaire) 1. Aspect macroscpique de la lésion carieuse de la dentine 2. Aspect microscopique 3. Symptomatologie 4. Évolution de la carie de la dentine 5. Les formes cliniques de la lésion carieuse de la dentine. 1. La carie à évolution rapide (ou aigüe ou active) 2. La carie à évolution lente (chronique) 3. Carie arrêtée (stabilisée) VI. La carie du cément 1. Symptomatologie VII. L'hyperesthésie dentinaire (hypersensibilité dentinaire, sensibilité dentinaire) I Introduction La carie est une maladie d'observation très ancienne dont la fréquence n'a cessé de croitre avec le développement des civilisations et tous particulièrement avec l'augmentation de la consommation de sucres pour atteindre de nos jours un taux particulièrement éléve. Elle peut aller de la simple coloration de l'émail jusqu'à une destruction partielle voire même totale des tissus minéralisés dentaires. II Comment, quand et où débute la carie? Le milieu buccal subit en permanence des modifications physicochimiques et plus précisément des variations de pH entraînant des échanges ioniques permanents entre l’email et le milieu buccal. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 142
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    II.A. Phase dedéminéralisation La dégradation des hydrates de carbone par les microorganismes donne un Milieu acide (par baisse de pH) et l’email perd alors ses ions minéraux, on a apparition des sites de démineralisation. II.B. Phase de réminéralisation Et lorsque le pH remonte (phosphate PO4 carbonate Ca++) régulé par le pouvoir tampon de la salive, les ions minéraux se redéposent sur l’email. Ces deux phases vont se succéder continuellement, mais il arrive parfois que cette remineralisation ne peut se produire pour plusieurs raisons : • plaque bactérienne trop épaisse, • Ingestion excésive de sucres. Les phases de demineralisation ne sont alors plus compensées par des phases de reminéralisation on a donc un début d’une lésion carieuse. À ce stade cette lésion peut-être réversible, et peut être minéralisée soit spontanément soit grâce à un traitement prophylactique. La carie débute préférentiellement dans les zones difficilement accessibles à la chasse salivaire et à l’hygiène bucco dentaire. • Les replis morphologiques de l’email: sillons des surfaces occlusales des molaires et des prémolaires, cingulums des incisives, puits et fossettes. • La zone sous-jacente au point de contact inter dentaire • La zone du collet surtout s’il y a une inflammation gingivale • Les zones de contact avec les prothèses amovibles • Au niveau des dents en malposition III Classification des cavités de carie On a: III.A. La classification de Black (classe I, II, III, IV et V) ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 143
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    III.B. La classificationde Mount & Hume 3 sites: • Occlusal, • Proximal, • Cervical. 4 stades de perte de substance: • Petite étendue, • Étendue moyenne, • Étendue importante, • Étendue très importante. IV La carie de l'émail (=lésion amélaire, lésion carieuse de l'émail) La carie de l’email peut commencer soit: • Sur la face occlusale des dents (carie des sillons et des puits) • Sur la face vestibulaire, palatine, linguale ou le plus souvent Proximale (carie des surfaces lisses) Quelque soit sa localisation, cette lésion ne se manifeste dans ses premiers stades que par des modifications de coloration sans aucune perte de substance cliniquement décelable. IV.A. Aspect macroscopique de la lésion amélaire IV.A.a. Au niveau des surfaces lisses La lésion se présente à ses débuts sous forme d’une zone d'émail opaque, blanc crayeux, mat de taille variable aux contours diffus: “Tache blanche”(=White spot) IV.A.b. Au niveau des puits et des sillons La lésion prend la forme d’une tache blanchâtre située de part et d’autre du sillon. Mais dans les deux cas, la lésion se situe juste au dessus et parallèlement à la surface de l'émail ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 144
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    IV.B. Aspect microscopique Microscopiquement la carie de l’email comprend 04 zones: • Zone translucide • Zone opaque • Corps de la lésion • Zone superficielle Au niveau des sillons et des puits ; la lésion présente les mêmes couches mais son extension est guidée par la direction des prismes et donnera une cavité plus large vers la jonction amélo-dentinaire. IV.C. Symptomatologie La carie de l’email est une lésion asymptomatique, elle peut être inaperçue et son dépistage nécessite: • Un examen clinique minutieux, un bon éclairage et l’assèchement de la surface dentaire peuvent mettre en évidence le contraste entre cette tache opaque et l’email sain environnement qui est généralement d’un aspect glacé brillant. • On peut également utiliser pour son dépistage: - la radiographie retrocoronaire - le sondage - la radiographie numérique - les colorants révélateurs de carie - la transillumination IV.D. Évolution de la lésion carieuse de l’émail La carie de l’email non traitée peut évoluer soit: IV.D.a. La cavitation En absence de traitement la carie de l’email s’étend vers la jonction amélo-dentinaire puis en profondeur vers la dentine. La couche d’email en surface peut s’effondrer: la lésion devient cavitaire. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 145
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    IV.D.b. Carie arrêtée- lésion stabilisée La lésion en tache blanche peut ne pas évoluer vers la cavitation mais se transformer en carie ou lésion arrêtée dite stabilisée, ou tache brune. V La carie de la dentine (=lésion carieuse de la dentine, lésion dentinaire) La lésion carieuse de la dentine est toujours secondaire à la cariede l'email. Mais contrairement à la lésion carieuse de l’émail qui reste relativement bien limitée, la lésion dentinaire diffuse largement dans le tissu dentinaire en raison de sa structure. V.A. Aspect macroscpique de la lésion carieuse de la dentine Ces lésions de la dentine sont « extrêmement » polymorphes, elles peuvent être de simples orifices grisâtres ou noirâtres pouvant passer inaperçues, ou parfois d’importantes cavités anfractueuses avec des destructions coronaires partielles voire totales. V.B. Aspect microscopique L’étude histopathologique de la lésion carieuse de la dentine permet de distinguer plusieurs zones ou couches en partant de la zone superficielle vers la dentine saine • Zone superficielle (dentine nécrotique) • Zone d’invasion (dentine infectée) • Zone de transparence (dentine affectée) • Zone de réaction vitale (dentine réactionnelle) V.C. Symptomatologie Dans la lésion carieuse de la dentine les douleurs sont: • provoquées par les irritations externes (acides, sucre,chaud,froid), • localisées à la dent, • cessent avec la disparition du stimulus. • Parfois le malade ne ressent aucune douleur. Dans tous les cas, il n’y a pas de douleurs spontanées ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 146
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    V.D. Évolution dela carie de la dentine En absence de traitement, la lésion carieuse de la dentine évolue inévitablement vers une atteinte de l’organe dentino-pulpaire : Pulpopathie. V.E. Les formes cliniques de la lésion carieuse de la dentine. Cliniquement on peut observer 3 types de lésion carieuse de la dentine en fonction de la rapidité d’évolution du processus carieux: V.E.a. La carie à évolution rapide (ou aigüe ou active) Dans ce cas la cavité de carie présente une petite ouverture à travers l’émail alors qu’elle s’étend en profondeur vers la jonction amélo-dentinaire. La dentine est déminéralisée, jaunâtre, très molle, la pulpe est très vite exposée Cette carie est observée chez l’enfant comme chez l’adulte. V.E.b. La carie à évolution lente (chronique) Dans ce cas l’ouverture de la cavité de carie est plus large. En regard de la lésion on peut voir: • Une couche de dentine dure plus ou moins épaisse qui protège et isole la pulpe: dentine Réactionnelle(=Réparatrice, Tertiaire) V.E.c. Carie arrêtée (stabilisée) On a une cavité largement ouverte avec une surface occlusale abrasée. La dentine est dure, brun foncé/noirâtre. VI La carie du cément La jonction cémento-dentinaire est située en sous gingival. Mais au fur et à mesure du vieillissement de l’organe dentaire et avec l’apparition des affections parodontales, cette jonction devient supra gingivale, le cément se trouve ainsi exposé au milieu buccal,et donc susceptible d’être carié. La lésion carieuse du cément est impossible à détecter en raison de la faible épaisseur du cément, quand la carie radiculaire est visible, elle atteint déjà la dentine. Cette lésion apparaît brun-clair, son point de départ est généralement vestibulaire ou proximale. • Symptomatologie Ces caries sont peu profondes, mais peuvent entraîner parfois des douleurs exacerbées par le chaud, le froid, le brossage, les sucres. Mais dans la plupart des cas ce sont des lésions à évolution lente, elles se transforment en ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 147
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    carie arrêtée etsont donc asymptomatiques. VII L'hyperesthésie dentinaire (hypersensibilité dentinaire, sensibilité dentinaire) C’est un syndrome douloureux parfois intense en réponse à un stimulus chimique, tactile, ou thermique qui engendre un réel inconfort pour le patient. Très fréquent surtout chez l’adulte entre 30 et 40 ans. Les prémolaires sont les plus touchées Microscopiquement, la dentine est mise à nu. La sensibilité peut disparaître spontanément: • soit par des modifications histologiques du complexe dentino-pulpaire • soit par un traitement - occlusion des canalicules dentinaires, - scellement des canalicules avec des résines, - dentifrices contenant des agents désensibilisants. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 148
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    4 - Lecoiffage dentinaire Plan du document: I. Introduction et généralités II. Définition du coiffage dentinaire III. indications du coiffage dentinaire IV. Quels sont les produits de coiffage 1. Les propriétés d’un produit de coiffage 1. Les propriétés biologiques 2. Les propriétés anti-inflammatoires 3. Les propriétés physico-chimiques 4. Les propriétés techniques 2. Les différents matériaux de coiffage 1. La pâte oxyde de zinc-eugénol (=eugenolates, eugénates) 2. L'hydroxyde de calcium 3. Les ciments verre ionomères: CVI 4. Les adhésifs dentinaire à base de résine V. Protocole opératoire 1. L'anesthésie 2. Champ opératoire 3. Le curetage dentinaire 1. Pose du produit de coiffage 2. Obturation définitive VI. Processus de cicatrisation VII. Autres méthodes de curtage dentinaire 1. Le caridex 2. Laser CO2 3. Laser Yag 4. Air abrasion 1. Avantages de la technique I Introduction et généralités Dans les lésions carieuses des tissus durs sans symptomatologie pulpaire, la conservation de la vitalité pulpaire est indiquée. Elle se fera quelque soit la profondeur de la lésion et même s’il y a une effraction de la pulpe. La conservation de la vitalité pulpaire se fera par une série de thérapeutiques qu’on appellera “coiffage”. Ce coiffage se situera en dehors de la cavité pulpaire et se fera soit: • en pleine dentine: coiffage dentinaire. • parfois au contacte de la pulpe: ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 149
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    - Directement: coiffagepulpaire directe (effraction de la pulpe) - Indirectement: coiffage pulpaire indirect ou juxta-pulpaire ou naturel Ces thérapeutiques sont appelées: “Thérapeutiques dentinogènes”. Ce sont des thérapeutiques ou plutôt des techniques chirurgicales portant sur l’ensemble pulpo-dentinaire afin de redonner à la pulpe • une structure normale • une vie saine Pour une reprise normale de la dentinogenèse II Définition du coiffage dentinaire Le coiffage dentinaire est une intervention qui consiste à placer sur une plaie vive de la dentine, une substance capable de permettre une guérison du complexe pulpo-dentinaire accompagnée d’une cicatrisation et d’une apposition dentinaire. III indications du coiffage dentinaire Le coiffage dentinaire est indiqué dans: • Les plaies dentinaires, ou le niveau clinique de la lésion se situe uniquement dans la masse dentinaire, sans jamais atteindre le parenchyme pulpaire. • Les caries à évolution rapide non pénétrantes. • Les traumatismes dentaires: - fracture coronaire non pénétrante. - Dénudation de collets (brossage, érosions...) IV Quels sont les produits de coiffage IV.A. Les propriétés d’un produit de coiffage Un produit de coiffage doit avoir: • des propriétés biologiques • des propriétés anti-inflammatoires • des propriétés physico- chimiques • des propriétés techniques ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 150
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    IV.A.a. Les propriétésbiologiques • un pH alcalin (voisin de celui des tissus vivants). • non toxique. • non irritant pour les autres tissus dentaires et péri-dentaires. • non nocif pour la muqueuse buccale. IV.A.b. Les propriétés anti-inflammatoires • anti-inflammatoire (pour permettre la reprise de la dentinogenèse). • anti-infectieuse. • empêcher toute putréfaction. IV.A.c. Les propriétés physico-chimiques • pas d’odeur ni de goût désagréable. • ne colore pas la dent. • une bonne adhérence aux tissus dentinaires. • une bonne résistance mécanique sous l’effet de la pression du matériau d’obturation. • compatibilité avec les matériaux d’obturation. IV.A.d. Les propriétés techniques • une bonne conservation. • facile a manipuler. • radioapacité souhaitable. IV.B. Les différents matériaux de coiffage Différents matériaux de coiffage ont été proposés • Des substances biologiques. - Lysosyme en poudre - Gel de collagène • Des substances synthétiques: - pâte a base de polyamides ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 151
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    - Cyanoacrylate debutyle. - Ciments carboxylates. Mais les 2 produits les plus utilisés: • Oxyde de zinc-eugénol. • Ca(OH)2: hydroxydes de calcium. IV.B.a. La pâte oxyde de zinc-eugénol (=eugenolates, eugénates) On peut utiliser: • Soit le mélange ZnO-eugénol • Soit ZnO eugénol à prise rapide : ZnO/eugénol plus un acclérateur de prise: clorures ou acétales ou résines synthétiques (Kalsogen Alganol) La pâte ZnO-Eugénol possède : • une faible résistance à l’usure et à la pression (qui peut être améliorée par l’adjonction de polymétacrylate : c’est l’eugénate renforcé IRM) • un pH voisin de celui de la pulpe (7.8). • une action sédative importante (grâce à sa fonction phénol). • une action bactériostatique (Grâce à fonction phénol + eugénol libre) • il est facile a manipuler. • il a un goût désagréable IV.B.b. L'hydroxyde de calcium Ca+H2O > Ca(OH)2 Se présente sous différentes formes: • poudre blanche. • conditionné en cartouche (calcipulpe) • base+catalyseur (Dycal) • poudre+liquide ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 152
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    • pâte photopolymérisable. Il possède: • un pH=11 (alcalin) • un pouvoir antiseptique excellent, lié à son alcalinité (O h-). • un pouvoir hémostatique du à la présence de calcium qui est un facteur de coagulation sanguine. • une action anti-inflammatoire (S’oppose à l’acidose inflammatoire.) • une action sédative due a la libération des salicylates lors de la solubilisation progressive du ciment. • joue un rôle important dans la stimulation de l’élaboration des tissus calcifiés. • très peu soluble dans l’eau. • bon isolant thermique IV.B.c. Les ciments verre ionomères: CVI • Poudre: verre fluoroalumino-silicate de calcium • Liquide: eau + acide polycarboxylique Poudre + liquide ou photopolymérisable Les ciments verres ionomères possèdent une: • une très bonne adhésion à la dentine (Adhésion chimique) • un bon pouvoir isolant thermique supérieur à celui de tous les autres ciments • une bonne résistance la compression • sont de faibles isolants électriques • sont cariostatiques (libération de fluorures) IV.B.d. Les adhésifs dentinaire à base de résine • Photo polymérisable. • Résines non chargées (liner) V Protocole opératoire ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 153
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    V.A. L'anesthésie Lecoiffage dentinaire est indiqué sur une dent vivante il y'a donc sensibilité, l’anesthésie est donc souvent conseillée. L’anesthésie procure une disparition totale de la sensibilité, mais les risques de mise a nu accidentelle de la pulpe sont accrus. On peut faire une anesthésie: • Loco-régionale. • Para-apicale. • Intra-ligamentaire. • Intra-septale V.B. Champ opératoire Le champ opératoire est obligatoire au cours du coiffage dentinaire. La plais dentinaire béante qui résulte du curetage dentinaire doit être isolée du milieu buccal, pour éviter toute inoculation septique supplémentaire. La salive ne doit pas envahir la plaie V.C. Le curetage dentinaire Le curetage dentinaire est un acte spécifique au traitement de la carie. Il commence toujours au niveau de la jonction amélo-dentinaire, et progresse délicatement en direction pulpaire Il consiste à éliminer toute la dentine décalcifiée c’est-à-dire. • La totalité de la dentine ramollie superficielle (dentine infectée) • La totalité de la dentine décalcifiée plus profonde (Dentine affectée) Jusqu’à l’obtention d’une dentine dure. Même les bords de la cavité doivent être exemptes de toute trace de dentine décalcifiée pour assurer l’étanchéité et la tenue du matériau de coiffage et de l’obturation. Il est précédé par: • L’élimination des prismes de l’email non soutenu par la dentine, c’est ce qu’on appelle l’ouverture de la cavité. Cette ouverture est réalisée d’emblée en cas de cavité fermée soit au fur et à mesure du curetage en cas de cavité ouverte jusqu’à l’obtention d’un émail sain. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 154
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    Ce curetage dentinairese fait a l’excavateur et fraises boules de gros diamètre par rapport au volume de la cavité. Une fois le curetage dentinaire terminé, on contrôle la taille de la cavité (Épaisseur des parois de la cavité d’obturation, extension prophylactique...) V.C.a. Pose du produit de coiffage Le choix de produit de coiffage se fera selon le matériau de restauration utilisé et sera placé au niveau des parois en regard de la pulpe sur une épaisseur de 2mm. V.C.b. Obturation définitive L’obturation définitive peut être placée la même séance ou différée à une séance ultérieure. VI Processus de cicatrisation Le coiffage dentinaire fait appel à une fonction essentielle de la pulpe: La dentinogénèse En réalisant ce coiffage dentinaire c’est à dire en recouvrant la dentine cariée, ceci va: • isoler la dentine du milieu buccal et du risque d’invasion microbienne • soulager immédiatement le patient. • permttre la formation de la dentine Réactionnelle = sclérodentine Cette sciérodentine va se déposer dans la lumière des canalicules entraînant leur occlusion progressive. VII Autres méthodes de curtage dentinaire Il existe d'autres méthodes pour le curetage dentinaire VII.A. Le caridex C’est l’élimination chimique de la dentine cariée par l’utilisation d’un mélange de 2 solutions. • clona +H2O • clona+chlorure de sodium + eau + Acide dl-2-amino—butyrique Le mélange à une température de 37° est déposé sur la dentine cariée à l’aide d’un embout va entraîner en 05 minutes une destruction totale de la dentine cariée VII.B. Laser CO2 ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 155
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    VII.C. Laser Yag VII.D. Air abrasion Le système repose sur l'utilisation de fines particules d'alumine expulsées à 1200 KM/H sur la cavité entrainant la création d'une cavité. On a: • l'air abrasion sec • l'air abrasion humide • Avantages de la technique • Pas d'échauffement • Pas de nuisance pour la pulpe • Pas de vibration • Pas de bruit • Très rapide ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 156
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    5 - Lecoiffage pulpo-dentaire Plan du document: I. Rappels 1. La dentine 1. La dentine primaire 2. La dentine secondaire (sclérodentine) 3. La dentine tertiaire ou réactionnelle 2. Caractère de la douleur dans les dentinites II. Le coiffage 1. Interêt de la conservation vivante de la pulpe 2. Processus cicatriciel dentinogène 3. Les produits de coiffage 1. Qualités biologiques 2. Qualités anti-inflamatoires 3. Qualités physiques 4. Qualités techniques 4. Nature et composition des produits de coiffage 1. L'hydroxyde de calcium 2. Pâte oxyde de Zinc-eugénol 5. Durées d'application III. Coiffage dentinaire juxta-pulpaire ou pulpaire indirect 1. Définition 2. Indications 1. Les signes de cerne laiteux (Marmasse) 2. Pression légère 3. Produits de coiffage et instrumentation 4. Technique opératoire 1. Radiographie rétro-alvéolaire 2. Anesthésie locale ou loco-régionale 3. Champ opératoire 4. Curetage dentinaire 5. Désinfection 6. Séchage 7. Reconstitution provisoire de la dent 8. Durée d'application du produit de coiffage 9. Évolution et pronostie 5. Conclusion IV. Le coiffage pulpaire indirect 1. Principe 2. Définition 3. Indications 4. Produit de coiffage 5. Technique du coiffage direct 1. Radiographie 2. Anesthésie 3. Champ opératoire 4. Curetage dentinaire 5. Séchage-hémostase 6. Désinfection 7. Pose du produit de coiffage 8. Reconstitution provisoire de la dent 9. Durée d'application du produit de coiffage 10. Évolution et pronostic 6. Conclusion V. Mécanisme réparateur VI. Remarque VII. Conclusion générale ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 157
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    I Rappels I.A.La dentine C'est le tissu le plus important pas sa masse, elle est parcouru par des centaines de millions de fins canalicules ou tibuli, ils sont nombreux dans la couronne Il se produirait une oblitération progressive des tibuli liée au viellissement des odontoblastes et à leur disparition par oblitération minérale Les fibres de tomes (ou prolongements odontoblastiques) ont les même trajets que les tubuli, comme les odontoblastes dont elles émanent, elles ont un rôle dentino-génétique On distingue plusieurs variétés de dentine, selon les périodes d'activités où elles sont fermés!!! I.A.a. La dentine primaire Formée depuis la première couche jusqu'à la maturation, la fin de l'édification radiculaire, l'élaboration dentinaire se poursuit toute la vie mais à un rhytme ralentie I.A.b. La dentine secondaire (sclérodentine) Est la dentine translucide correspondant à une hyper minéralisation de la dentine primaire par oblitération des canalicules, c'est un phénomène de vieillissement physiologique I.A.c. La dentine tertiaire ou réactionnelle Qui est l'une des conséquences des irritations chroniques pathologiques, cette dentine peut être tubulaire ou amorphe Dans le cas d'irritation dentinaire excéssives (carie), il y a dépot de dentine tertiaire dans la chambre pulpaire réduisant ainsi la lumière de celle-ci Sous cette couche de dentine tertiaire, la pulpe est mise à l'abri. La formation de la dentine est dans le but de rendre thérapeutique et la ... de son existance est la preuve de son succès I.B. Caractère de la douleur dans les dentinites Provoquées par le foid surtout, le chaud, les aliments sucrés, les acides, à la mastication Ces douleurs cessent avec l'arrêt des stimulations, quand ces douleurs provoqués ne cessent ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 158
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    pas après lastimulation et durent 1 à 2 minutes on est en présence d'une hyperthémie pulpaire. II Le coiffage Il y a deux types de coiffages: dentinaire et pulpaire • Le coiffage pulpaire se subdivise en direct et indirect Le terme de coiffage désigne la mise en place au contact d'une plaie qu'elle soit dentinaire ou pulpaire, un médicament dentinogénétique destiné à provoquer la cicatrisation et l'élaboration d'une bannière minéralisée C'est grâce à ces thérapeutiques dentinogène portant sur l'ensemble pulpo-dentinaire qu'une pulpe enflamée reprend une structure saine et une vie normale (en particulier la dentinogénèse) II.A. Interêt de la conservation vivante de la pulpe La dentinogénèse à lieu pendant la formation de la dent puis a un rhytme plus ralenti tout au long de la vie de la dent, la dent se calcifie de plus en plus offrant ou permettant une plus grande résistance à la destruction carieuse. Une dépulpation précose arrête l'édification radiculaire, la dent dépulpée est fragile, car la suppression de l'apport de tous les éléments anti-inflammatoires, anti-infectieux et immunitaires, fait qu'il n'y a plus de barrière contre l'invasion microbienne. II.B. Processus cicatriciel dentinogène Quand il existe une inflammation de la pulpe, la minéralisation n'est plus possible, le soucis thérapeutique est de rendre à la pulpe sa stérilité et une circulation sanguine normale pour que la dentinogénèse momentanément interropue recommence. La formation de dentine tertiaire et réactionnelle et réparatrice c'est un mécanisme de défense, un barrage opposé à l'évolution de la carie par exemple, et à l'invasion microbienne Les études de Stanley portant sur la vitesse de formation de la dentine réparatrice, cette vitesse est interessante à connaitre dans la mesure où l'on peut savoir combien de temps on doit laisser le pansement pour obtenir le succès de l'intervention • La première dentine tertiaire apparait peu avant le 13ème jour post-opératoire • Le taux de formation est le plus élevé entre le 27ème jour et le 48ème jour (1 mois à 1 mois et demi) • Ce taux diminue à partir du 48ème jour • Il diminue encore entre le 72ème jour et le 132ème jour (4 mois et demi) II.C. Les produits de coiffage ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 159
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    Pour que leapulpe puisse retrouver une vie normale, ils doivent posseder certains qualités, ils doivent répondrent à des qualités biologiques, anti-inflammatoires, physiques et techniques. II.C.a. Qualités biologiques • Solubilité parfaite dans l'eau et dans les fluides des tissus • pH alcanins le plus voisin de celui des tissus vivant en contact (le pH de la pulpe saine = 7.4) • Non-toxicité et non tendance allergique • Pas d'irritation des tissus dentaires et péridentaires • Inocuité!!! pour la muqueuse buccale • Grande efficacité, même à faible concentration Les qualités 2 et 3 sont particulièrement interessantes à rechercher, l'absence de toxicité bien sûr, mais aussi le pH car il est inutile d'obliger l'organisme à tamponner un produit agressive, ce qui exige un effort de cicatrisation supplémentaire et inutile. II.C.b. Qualités anti-inflamatoires Anti-infmalatoire mais aussi anti-infectieuse, le produit de coiffage doit: • Avoir une administration anti-inflammatoire durable si faible soit elle • Empêcher toute putréfaction II.C.c. Qualités physiques • Pas de coloration de la dent • Pas d'odeur II.C.d. Qualités techniques • Bonne conservation dans les préparations. • Facilité d'introduction. II.D. Nature et composition des produits de coiffage Les deux produits qui sont les plus courrament utilisées sont l'hydroxyde de calcium et les pâte à oxyde de zinc eugénol ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 160
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    II.D.a. L'hydroxyde decalcium Ca(OH)2: hydroxyde de calcium ou chaux éteinte!!! il est très peu soluble dans l'eau et les fluides tissulaires et c'est bien ainsi, car la forte alcalinité (pH=11) ne peut avoir qu'une action limitée. S'il était très soluble, il se produirait très rapidement une nécrose généralisée de la pulpe, néamoins une nécrose superficielle à toujours lieu sans inconvénient sur la guérison. En plus de l'excitation pulpaire qu'elle crée et qui peut favoriser la dentinogénèse, l'alcalinité (pH=11) offre l'avantage de s'opposer à l'acidité de l'infection pulpaire (pH variant de 5.5 à 6.6). Ca(OH)2 est un anti-septique, il n'est pratiquement pas radio-opaque, l'adjonction de sulfate de baryon lui procure une qualité qui est l'opacité. Ca(OH)2 est le produit qui donne acctuelement les meilleurs résultats dans les interventions sur pulpe dénudée. II.D.b. Pâte oxyde de Zinc-eugénol L'eugénol est un antiseptique et analgésique, son pouvoir anti-septique doit être envisagé à deux niveaux dentinaire et pulpaire. L'utilisation analgésique de l'eugénol est limitée aux atteints superficielles, elle se justifue par le pouvoir qu'à l'eugénol de coaguler les ... dans la trame organique dentinaire. L'association de l'oxyde de Zinc à l'eugénol donne une pâte appelée eugénate. Elle s'adapte bien à la dentine et empêche les fluides et les agents pathogènes de s'insinuer. Cette pâte possède certaines qualités biologiques: s'il n'y a pas de solubilité parfaite dans les humeurs, le pH est voisin de celui de la pulpe, mais il est toujours un peu inférieur au point de devenir très faiblement acide. Il est facile à manipuler. Mis en contact de la pulpe, il ne permet pas la formation du pont dentinaire, et raison de plus la pulpe, il n'y ait que Ca(OH)2. II.E. Durées d'application ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 161
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    • Pansement dentinaire:6 semaines, 2 à 3 mois sont les délais rainsonnables, compte tenu de l'élaboration de dentine réactionnelle. • Coiffage dentinaire juxta-pulpaire ou pulpaire indirect: 6 mois • Coiffage pulpaire direct: minimuns 6 mois, pour la formation de la brèche pulpaire. III Coiffage dentinaire juxta-pulpaire ou pulpaire indirect C'est une thérapeutique particulière à la carie à évolution rapide. Il n'y a plus de dentine dure au contact de la pulpe, seule persiste de la dentine décalcifiée La thérapeutique ici est considérée comme un coiffage pulpaire mais indirect, car le produit de coiffage est déparé de la pulpe par de la dentine décalcifiée ou bien comme un coiffage dentinaire juxta-pulpaire Il existe un syndrome dentinaire avec des douleurs provoqués au froid, au chaud, au sucres, l'émail qui borde la cavité carieuse présente une couleur blanc, laiteux plus que le reste de la dent. III.A. Définition C'est une intervention qui consiste à placer sur une opercule de dentine décalcifiée supposée au contact de la pulpe et volontairement laissé en place une substance capable de permettre l'apposition dentinaire III.B. Indications Le coiffage pulpaire indirect est indiqué dans le cas de la carie à évolution rapide atteignant la pulpe. La radiographie est nécessaire, elle montre l'extrème proximité de la carie et la pulpe. Deux autres moyens cliniques permettant de s'assurer du contact entre le tissu pulpaire et la dentine décalcifiée III.B.a. Les signes de cerne laiteux (Marmasse) L'émail bordant la cavité de carie présente une opacité et une teinte très laiteuse plus blanche que le reste de la couronne. Ce signe certifie à coup sûr l'expédition de la pulpe sous la dentine décalcifiée sans préjuger du degré d'inflammation de celle-ci. III.B.b. Pression légère Une pression légère exercée par un fouloir sur le couvercle de la dentine décalcifiée éveille une sensibilité, car elle s'exerce à travers le couvercle ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 162
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    directement sur lapulpe. L'existance d'un syndrome douleureux dentinaire n'a lieu que si la carie est exposée à la mastication. Dans le cas d'une cavité proximale, il n'existe pas de signes douleureux. De légères douleurs spontanés peuvent apparaitrent (inflammation aigue de la pulpe) Bousack, estime que ces états pathologiques aigüe sont encore justiciable du coiffage pulpaire indirect III.C. Produits de coiffage et instrumentation La pâte oxyde de zinc eugénol employée en recouvrement de l'hydroxyde de calcium. III.D. Technique opératoire III.D.a. Radiographie rétro-alvéolaire III.D.b. Anesthésie locale ou loco-régionale mais elle présente un risque car toute réaction du malade est supprimée, l'opérateur risque d'éliminer l'opercule de dentine décalcifiée qu'on désire conserver et mettre à nu une corne pulpaire. Ainsi en voulant bien faire, on est tenté d'aller plus loin qu'il ne faut donc lésion d'une corne pulpaire. Par contre sans anesthésie, il est possible au fur et à mesure du curetage dentinaire de se rendre compte de l'approche de la pulpe. Il faut essayer de réduire la douleur, en employant des instruments biens tranchants dans une cavité séchée à l'air tiède. III.D.c. Champ opératoire le praticien agit au ras de la pulpe et peut accidentellement la dénuder donc il vaut mieux placer la digue pour prévoir ce risque, afin d'éviter la pollution de la pulpe III.D.d. Curetage dentinaire On ne recherche le cri dentinaire qu'à la périphérie de la cavité sur une bande de 2mm. Au fond de la cavité non, car on laisse un convercle de dentine pelable ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 163
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    décalcifiée, affectée III.D.e.Désinfection Un antiseptique dou, non-irritant H2O2. III.D.f. Séchage à l'air tiède III.D.g. Reconstitution provisoire de la dent Quand elle est délabrée, la surveillance des douleurs provoqués ou spontannés et nécessaire, il faut être prêt à intervenir au cas où il y aurait une pulpite aigüe. III.D.h. Durée d'application du produit de coiffage Dans un coiffage juxta-pulpaire, on laisse au plus le produit de coiffage pendant 6 mois, après lequels il devient possible de restaurer définitivement la dent. Il suffit d'ôter le produit de coiffage, de mettre la dentine à nu de faire sauter l'opercule de dentine ramollie d'un coup d'excavateur, on a la satisfaction d'apercevoir l'existance d'une paroi dentinaire dure, qui obture ce que l'on pensait être une brèche. III.D.i. Évolution et pronostie Cliniquement, les suites opératoires sont nulles, quand elles existent: elles sont semblables à celles décrites pour le coiffage dentinaire (sensibilité au froid principalement) Le échecs évoluent vers la pulpite totale etsont justiciables de la pulpectomie (on ne reprend pas un coiffage pour une amputation vitale) III.E. Conclusion C'est une intervention simple et fréquente, elle exige toutefois plus de précision du geste et une application plus rigoureuse des règles de l'aseptie. IV Le coiffage pulpaire indirect IV.A. Principe Lorsque la pulpe est découverte, il y a destruction de la couche odontoblastique et une inoculation septique ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 164
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    Si l'on placedirectement au contact de la plaie pulpaire une substance donnée qui la coiffe, les elements du tissu pulpaire se differencient après la disparition de l'inflammation, et pourraient reformer des odontoblastes et reconstituer la continuité de la couche cellulaire, les cellules reprenant une vie normale et leur fonction dentinogénique, et ont la possibilité de se développer à nouveau, il se forme une nouvelle couche de dentine. IV.B. Définition Le coiffage dentinaire direct est une intervention qui consiste à placer sur la pulpe dénudée superficiellement, une substance capable de permettre la cicatrisation et la fermeture dentinaire de la chambre pulpaire. IV.C. Indications • Le coiffage pulpaire direct est indiqué dans les dénudations accidentelles au cours des traitements dentinaires. • Dans le cas de dénudation qu'engendrent les fractures • Les dénudations occasionnés par abrasion ou érosions pouraient être aussi des indications de coiffage, mais dans ces cas il existe des degenerescences profondes du tissu pulpaire qui incitent davantage à la mamification ou l'extirpation. Il faut tenir compte du bilan biologique de la pulpe et l'on ne peut plus se contenter de la notion de mise à nu sans symptomes (qui n'indique rien de précis, puisqu'il peut s'agir d'une pulpe saine ou enflamée, jeune ou vielle, atrophiée ou dégradée) La radiographie fournis des renseignements dans ce sens. La symptomatologie est ainsi très variable, avec ou sans douleurs aigüe, la présence d'accidents inflammatoires aigue n'est pas une contre-indication Le niveau clinique de la lésion passe à la fois par les tissus durs, par la pulpe avec un simple effleurement de celle-ci. il y a plaie pulpaire mais plaie superficielle, la partie de la pulpe correspondant à la forme de trépanation est arrachée, la couche odontoblastique ayant disparu, la dentinogénèse est interrompue. IV.D. Produit de coiffage Un seul produit: l'hydroxyde de calcium Ca(OH)2 Il exige l'obturation à trois étages (Ca(OH)2 + eugénate à prise rapide + ciment à l'orthophosphate) C'est une variable intervention pulpaire -une intervention chirurgicale- la pulpe n'est plus protégée par une couche de dentine fut elle décalcifiée Tout geste opératoire malhabile peut entrainer une blessure supplémentaire plus profonde ou une infection septique contre indiquant la suite de l'intervention et necessitant sa transformation en pulpotomie ou pulpectomie. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 165
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    Il faut unelégereté de la main, la précision du geste et l'application stricte des régles de l'asepsie. IV.E. Technique du coiffage direct IV.E.a. Radiographie rétro-alvéolaire préalable IV.E.b. Anesthésie Locale ou loco-régionale: elle n'est pas indispensable, deux cas peuvent se présenter • La plaie pulpo-dentinaire est nette, c'est le cas de la fracture ou du traumatisme opératoire, l'anesthésie est inutile la plaie pulpaire est entourée de dentine décalcifiée. • Si au niveau de la plus grande superificie, la conduite à tenir est celle d'un coiffage dentinaire, après curetage partiel de la dentine décalcifiée Au niveau de la zone pulpaire dénudée, il faut pratiquer un parage de la plaie pulpaire, l'anesthésie est alors nécessaire. IV.E.c. Champ opératoire La pose de la digue est obligatoire, les techniques d'asepsie sont de règles, dès qu'une pulpe est à nue, il faut poser la digue, mais cet acte opératoire intervient tardivement puisque souvent la pulpe à eu le temps d'entrer en contact avec le milieu buccal, infectant, avant d'en être isolé. Mieux il faut prévoir la dénudation d'une pulpe et la protéger de la salive avant qu'elle n'ait lieu. Ainsi, dès que l'on voit une carie présentant une opacité laiteuse de l'émail, caractéristique d'une pulpe exposée, il vaut mieux placer la digue. IV.E.d. Curetage dentinaire Il doit être exécuté la digue en place, rien ne peut justifier une recherche systématique du cri dentinaire, sauf au bord de la brèche On pratique un parage de la pulpe à l'aide d'une fraise boule bien plus grosse que le point de trépanation, on ... la surface dentinaire et on pratique une section franche de la pulpe on crée ainsi une plaie nette et une cavité pulpaire permettant une bonne assise de m'hydroxyde de calcium. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 166
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    IV.E.e. Séchage-hémostase Lacavité ne peut être séchée qu'après l'arrêt de l'hémostase qui accompagne la blessure pulpaire. Tous les hémostasiques locaux peuvent être utilisés y compris le lait de chaux obtenu en diluant un peu d'hydroxyde de calcium dans quelques gouttes de sérum physiologique. On arrête l'hémorragie par le procédé de la compression, on tasse sans brutalité dans la cavité jusqu'au contact de la pulpe, une boulette de coton stérile imbibée de solution hémostatique que l'on maintient en place pendant 5mn. Une fois le caillot fermé, on lave la cavité au sérum physiologique, après, seulement on sèche à l'air tiède. IV.E.f. Désinfection Quand il existe des phénomènes aigue, on assosie au produit de coiffage un antibiotique et un anti-inflammatoire. On précède le coiffage proprement par un coiffage médicamenteux, on précède en deux temps: - 1er: coiffage de la pulpe avec une pâte (anesthésique, anti-biotique, anti-inflamatoire) sous obturation provisoire, on laisse 48H (disparition des phénomènes douleureux de l'Inflamation aigue) - 2ème: Réouverture de la cavité, élimination du pansement et pose du produit de coiffage définitif. IV.E.g. Pose du produit de coiffage Ca(OH)2 est déposé au contact de la pulpe, il doit exister un contact intime et continu entre lui et la pulpe Il ne doit pas exercer de pression sur la pulpe mais cela semble d'une importance relative puisque d'aucun!!! recommande au contraire une légère compression. On fait une obturation a trois étages • Ca(OH)2 • Eugénate à prise rapide • Ciment à l'orthophosphate IV.E.h. Reconstitution provisoire de la dent Le même que pour le coiffage dentinaire et le coiffage pulpaire indirect IV.E.i. Durée d'application du produit de coiffage Au minimum 6 mois pour obtenir la fermeture de la brèche pulpaire ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 167
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    On enlève leproduit de coiffage et on constate à l'emplacement de la carie à nu, un pertuis borgne au fond duquel existe une paroi dentinaire contre laquelle ... la sonde exploratrice. Il est possible mais souvent difficile de constater radiologiquement l'existance de la dentine néoformée La reconstitution définitive repose sur un fond de la cavité qui augmente le caractère isolant de la barrière dentinaire entre le matériaux et la pulpe IV.E.j. Évolution et pronostic Les suites opératoires sont similaire à celles dans les autres coiffages Elles sont nulles ou réduites à une petite sensibilité au froi les premiers jours (pousée inflamatoires aigue ou réaction à l'intervention) Il convient de surveiller le maintient de la vitalité de la pulpe, elle persiste dans plus de 80% des cas En cas d'échec, on assiste à une évolution vers la nécrose qui peut se faire à bas ..., soit avec une crise de pulpite aigue, seule la pulpectomie permet de conserver la dent. IV.F. Conclusion C'est l'intervention dentinogène type dans les fractures, la necessité de fournir une retention à l'obturation provisoire et à la reconstitution définitive lui font souvent préferer la pulpotomie ou la pulpectomie Cette intervention est simple, mais sont exécution demande une rigueur dans l'asepsie et une extrème minutie opératoire. V Mécanisme réparateur Lorsque cliniquement on a la curiosité après 6 mois de coiffage, de controler le succès de l'intervention, on est obligé d'aller voir si la brèche pulpaire est bien fermée, on constate que l'orifice de la trépanation persiste et que la néoformation dentinaire ne se trouve qu'au fond d'un petit infundibulun!!!, tandis que lors de la pose de l'hydroxyde de calcium, la pulpe effleurait le produit de coiffage et la surface dentinaire. L'histologie a montrée qu'a la suite de la blessure pulpaire et de la pose de l'hydroxyde de calcium, occasionnant l'une et l'autre une inflamation, il se produit une nécrose limitée et superficielle de la pulpe, En effet Ca(OH)2 à cause de son pH très élevé est caustique!!!, mais sa faible solubilité dans les humeurs limite son... il y a formation d'une escarre sous laquelle se reconstitue la ... des odontoblastes et ainsi la dentinogénèse L'application d'un rayon laser du CO2 sur la pulpe dénudée occasionne aussi une escarre et une dentinogénèse réactionnelle dans les mêmes conditions histologiques. VI Remarque L'eugénate mis en contact de la pulpe permet seulement use survie de celle-ci sans élaboration dentinaire, car il n'est pas capable d'engendrer cette matrice, par contre il convient quand on le met ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 168
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    au contact nonplus de la pulpe mais de la dentine. • Dans un coiffage juxta-pulpaire, l'eugénate est séparé de le pulpe par le copeau de dentine déminéralisé, ce copeau joue le rôle de trame tissulaire. • Dans le coiffage dentinaire, c'est la même chose, et la conservation du fond de dentine affectée peut être considérée comme la constitution de cette matrice organique qui coiffe les prolongements odontoblastiques. On peut déduire de cela que, quelque soit la nature du coiffage, on se trouve toujours dans le même cas: pour obtenir la réussite d'un coiffage, non seulement il faut s'assurer de la stérilisation de la pulpe mais il faut avant tout qu'il existe une trame tissulaire servant de matrice, là est la preuve que les coiffages sont véritablement des thérapeutiques biologiques Sous cette trame, une barrière donc se constitue, elle est d'abord formée de dentine amorphe que certains appele ostéodentine, puis plus en profondeur de dentine tubulaire quand la couche des odontoblastes est reconstituée. VII Conclusion générale Conserver vivante une pulpe même douleureuse est devenu un acte possible et quotidien, - Parceque les patients mieux informés de la dentisterie viennent consulter plus tôt qu'avant - Parcequ'un simple coiffage de la dentine permet au moins 3 fois sur 4 d'obtenir la guérison d'une pulpite aigue - Parceque les thérapeutiques dentinogènes sont devenus des interventions simples et rapides - Parceque les odontologistes ont pris conscience des problèmes biologiques des dents - Parcequ'ils éliminent les risques d'infection des dents dévitélisés - Parcequ'ils ne sont plus à l'origine des dents grises particulièrement disgracieuses qu'on leur reprochait souvent Le coiffage permet de conserver des dent, mais de les conserver vivantes ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 169
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    6 - Mylolyseset dysplasies Plan du document: I. Introduction II. Définitions 1. Dysplasie 2. Mylolyse III. Pathologie 1. 1er Chapitre: Dysplasies 1. Anomalies de l'émail: amélogénèses imparfaites 1. Anomalies héréditaires de l'émail (rares) 1. Hypoplasies: hypoplasies brunes héréditaires 2. Hypominéralisation 2. Anomalies acquises de l'émail 1. Anomalies acquises avant l'éruption de la dent 1. Les hypoplasies partielles simples 1. Hypoplasies coronaires 1. Les hypoplasies cupuliformes 2. Les hypoplasies en sillon 3. Les hypoplasies en baudes 4. Les hypoplasies en nappe 2. Hypoplasies cuspidiennes 1. Dent en clou de girafle 2. Hypoplasies complexes ou totales 1. Hypoplasie complexe de l'incisive centrale supérieure permanente: dent d'Hutckinson = hypoplasie sypluilitique 2. Hypoplasie Hutchinienne de la première molaire 3. Anomalies acquises après l'éruption 2. Anomalies de la dentine 1. Dentinogénèse imparfaite de type I I Introduction Les differents constituants de la dent (émail, dentine, cément) peuvent présenter des anomalies de structure et en particulier l'émail, tant au moment de sa formation que lors de sa maturation. On distingue deux types d'anomalies de structure de la dent: • Les dyslpalasies et • Les mylolyses II Définitions II.A. Dysplasie C'est une malformation ou anomalie du developpement d'un tissu ou d'un organe résultant d'un touble de l'embryogénèse. II.B. Mylolyse C'est une usure de la dent au niveau du collet, elle est essentielement dûe à des phénomènes de résorption qui interessent le tiers coronaire de la dent. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 170
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    III Pathologie •1er Chapitre: Dysplasies Ce sont des altérations microscopiques et macroscopiques des tissus durs de la dent, elles sont consécutives à un accident de parcours lors de l'odontogénèse. Ces altération peuveut affecter une dent ou l'ensemble de la denture, tant temporaire que permanente, allant du simple défaut penctiforme à des altérations sévères généralisés de toutes les dents. III.A.a. Anomalies de l'émail: amélogénèses imparfaites Les anomalies de l'émail sont héréditaire ou liées à l'environnement 1 Anomalies héréditaires de l'émail (rares) L'amélogénèse imparfaire regroupe des défault de 2 types: • Les hypoplasies, • L'hypominéralisation. 1 Hypoplasies: hypoplasies brunes héréditaires C'est une affection héréditaire liée au sexe, résulte d'une formation en quantité insuffisante de la matrice organisque de l'émail lors de l'amélogénèse. Les dent apparaissent jaunes brunâtres L'émail est très mince, peut présenter des rainures, sa traslucidité est diminué 2 Hypominéralisation Cette affection est causée par des défaults de minéralisation de la matrice organique de l'émail. Les dents sont jaunes ou brunes revêtues d'un émail d'aspect... L'émail est de mauvaise qualité À la radiographie, l'émail est moins dense que la dentine. 2 Anomalies acquises de l'émail Ce sont des altérations de structure de l'émail en rapport avec des troubles de formation de la dent: érosions • Ce sont des lésions acquises durant les derniers mois de la grossesse ; on parlera alors d'hypoplasie prénatale. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 171
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    • tandis queles hypoplasies néonatales surviennent pendant les premiers mois de la vie ou à la naissance. • Anomalies acquises avant l'éruption de la dent Elles peuvent être partielles ou totales: 1 Les hypoplasies partielles simples La forme générale de la dent est conservée, ces hypoplases peuvent être coronaires ou cuspidiennes 1 Hypoplasies coronaires 1 Les hypoplasies cupuliformes Ce sont des petites dépressions punctiformes (0.2 à 2mm de diamètre) disposées au bord de la dent ; d'aspect blanc-crayeux à l'éruption, elles se tapissant de couches brunes ou noiratres avec le temps. 2 Les hypoplasies en sillon La lésion est sous forme d'un sillon, de profondeur variable; parrallèle au bord libre. 3 Les hypoplasies en baudes Il s'agit d'une dépression large et profonde parralèle au bord libre. 4 Les hypoplasies en nappe La lésion intéresse une zone étendue de la couronne, le bord libre de l'émail est aminci et laisse entrevoir la dentine. 2 Hypoplasies cuspidiennes Ce sont les premières molaires qui sont souvent atteintes du feut, la calcification précose du gerne (I.U) Elle se présentent sous differentes formes ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 172
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    • Dent enclou de girafle Exemple : Pour la canine, la couronne se termine par un bourellet d'où sort 1 cône éradé 2 Hypoplasies complexes ou totales La dent n'est pas seulement éradée ; elle est modifier dans sa forme et ses dimensions. Les deux types fréquement observés sont: 1 Hypoplasie complexe de l'incisive centrale supérieure permanente: dent d'Hutckinson = hypoplasie sypluilitique La forme de a dent est altérée ; le bord incisif est plus étroit que le collet (dent en tourner-vis) Les axes des 2 incisives convergent vers la ligne médiane. 2 Hypoplasie Hutchinienne de la première molaire Le diamètre de la première molaire inférieure est rétrécit, ses cuspides sont formées de globules d'émail qui lui donne une allure mûriforme ; d'où sa dénomination molaire en mûre 3 Anomalies acquises après l'éruption Les fractures et luxations des dents temporaires sont souvent négligées chez l'enfant, cependant elles peuvent se compliquer d'hypoplasies des dents permantents L'hypoplasie est localisée à une seule dent (ou infection après traumatisme) allant de la simple tâche sur la face vestibulaire de la couronne à la modification complète de la forme. III.A.b. Anomalies de la dentine • Dentinogénèse imparfaite de type I C'est une affection qui survient toujours dans les familles affectées par une ostégénèse imparfaite. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 173
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    Les patients atteintsd'ostéogénèse imparfaite présentent une fragilité osseuse, une laxité ligamenteuse pathologique et de la surdité ; ainsi qu'une dentinogénèse imparfaite de type I. Les dents temporaires sont les plus affectées La coloration des dents varie du gris au jaune-brun ou brun-violet Histologiquement, la couche d'émail est normale; la dentine est hypominéralisée (fragile ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 174
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    7 - Lapulpe saine (rappels anatomo-histo-embryologiques) Plan du document: I. Introduction II. Rappel sur l'embrylogie de la pulpe III. Anatomie de la pulpe dentaire 1. La pulpe coronaire 2. La pulpe radiculaire 3. Histologie de la pulpe dentaire 1. Les cellules 1. Les fibroblastes 2. Les odontoblastes 3. Les cellules de défenses 4. Les fibres 2. La substance fondamentale 3. Vaisseaux sanguins 4. Vascularisation lymphatique 5. Innervation IV. Fonctions de la pulpe dentaire (ou physiologie) 1. Fonction de production ou de formation de la pulpe dentaire 1. La dentine primaire 2. La dentine secondaire ou physiologique 3. La dentine tertiaire 2. Fonctions de nutrition 3. Fonction nerveuse 4. Fonction de défense V. Incidences cliniques I Introduction La pulpe dentaire peut se définir comme un tissu conjonctif comblant la cavité centrale de la dent La pulpe joue un rôle physiologique fondamental: - D'une part elle produit la dentine par l'intermédiaire des odontoblastes - D'autre part, elle assure la nutrition et la sensibilité de la dentine par son réseau vasculaire et ses nerfs - Enfin, elle est capable d'édifier une nouvelle dentine dans certaines conditions physiologiques ou pathologiques L'évolution considérable de nos techniques et de nos thérapeutiques tend de plus en plus vers la conservation vitale de la pulpe vue son rôle et nous fait considérer toute dépulpation comme une sorte d'échec. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 175
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    II Rappel surl'embrylogie de la pulpe La pulpe dentaire provient de l'ectomesenchyme des crêtes neurales du trijumeau au cours de l'odontogénèse. Nous savons que dans son premier stade, le mesenchyme forme un manchon autour de l'organe de l'émail en forme de sphère. Puis dans un deuxième stade, il se localise dans la concavité de la cupule, il devient alors la papille dentaire. Cette papille dentaire dans laquelle ... la pulpe au fur et et mesure de l'histodifferentiation Ces éléments vont se multiplier pour atteindre leur plein developpement III Anatomie de la pulpe dentaire La pulpe dentaire est un tissu conjonctif occupant la cavité centrale de la dent. On distingue deux parties: • La pulpe coronaire et • La pulpe radiculaire III.A. La pulpe coronaire Se trouve dans la chambre pulpaire située donc dans la zone coronaire, elle épouse la forme de la couronne sous les cuspides de la zone masticatoire, elle s'étendent dans la zone des cornes pulpaire. La pulpe dentaire diminue de volume avec l'âge en raison du dépot continu de dentine secondaire à sa périphérie. III.B. La pulpe radiculaire Situé donc dans le canal radiculaire (racine), s'étends donc de la région cervicale de la dent jusqu'à son apex. Elle est reliée au tissu péri-apicaux par le foramen apical de configuration variable. Celui-ci met en communication la pulpe et le ligament parodontal, c'est lui qu'empreintent vaisseaux et nerfs pour entrer et sortir de la pulpe. Parfois on peut trouver des foramens accessoires qui constituent également des voies de propagations entre la pulpe et le ligament parodontal. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 176
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    NB Pulpe desdents jeunes La pulpe des dents jeunes, dont le foramen n'est pas completement fermé, communique avec les tissus péri-apicaux par une large ouverture. III.C. Histologie de la pulpe dentaire En microscopie optique, on distingue quatres zones dans la pulpe: La zone odontoblastique en périphérie La zone accelulaire de WEILL Immédiatement sous jacente et très apparente au niveau de la pulpe coronaire. • La zone riche en cellules egalement appelée zone de Höhl. • enfin la zone centrale, la plus étendue avec de gros vaisseaux et nerfs. Nous décrivons succecivement: - La composante cellulaire - La matrice de la pulpe, ainsi que - Des vaisseaux sanguins et lymphatiques, pour terminer par - Les nerfs III.C.a. Les cellules 1 Les fibroblastes Ce sont des cellules de bases, de formes étoilées, ils sont impliqué dans la synthèse de fibres de collagènes et sont directement liés à l'odontogénèse dans son ensemble. 2 Les odontoblastes Ce sont des cellules hautement differenciés, spécialisés dans la fermeture de la dentine. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 177
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    Il sont alignésen pallissade à la périphérie pulpaire et possèdent un prolongement cytoplasmique qui parcours l'épaisseur de la dentine coronaire et radiculaire, dans la portion radiculaire les odontoblastes sont moins developpées 3 Les cellules de défenses Les cellules mesenchymateuses indifferenciés participent aux réactions de défense: • Elle se differencient en fibroblastes ou en néoodontoblastes en cas de besoin • Ou se differenciant en macrophages durant le processus inflammatoires 4 Les fibres • Fibres collagènes (principales), et • Fibres réticulines (au niveau des vaisseaux) III.C.b. La substance fondamentale C'est le milieu intérieur, c'est dans ce milieu que se développent la diffusion de l'infection et les réactions de défense d'ordre cellulaire et humoral. Elle est formée d'un excudat plasmatique qui contient des protéines associés a des glycoprotéines. III.C.c. Vaisseaux sanguins Généralement une seule artère pénètre dans le foramen apical. Elle se divise en artérioles au niveau de la pulpe radiculaire et se ramifie en capillaires dans la zone coronaire de la pulpe Ceux-ci se regroupent pour former des veinules qui assurent le drainage ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 178
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    III.C.d. Vascularisation lymphatique Les vaisseaux lymphatiques suivent le trajet des vaisseaux sanguins. Ils drainent le fluide pulpaire en excès en direction des cannaux lymphatiques qui se deversent dans les ganglions sous-maxillaires et sous-mentaux. III.C.e. Innervation Elle provient des branches sensitives maxillaires et mandibulaires du trijumeau et des branches sympatiques du ganglion cervical supérieur. La pulpe est richement innervée, les nerfs pénètrent dans la pulpe par le foramen apical en suivant le trajet des vaisseaux avec lequels ils constituent un véritable pédicule vasculo-nerveux Elles se ramifient ensuite dans le parenchyme pulpaire, perdent leur gaine de myéline dans la région odontoblastique. Certains pénetrent les tibuli dentinaires, s'entrelacent pour former dans la zone odontoblastique, le plexus de Rashkow. IV Fonctions de la pulpe dentaire (ou physiologie) La physiologie pulpaire contribue au maintient de l'équilibre fonctionnel de la sphère buccale. Elle se résume en quatre fonctions principales: IV.A. Fonction de production ou de formation de la pulpe dentaire La pulpe dentaire est responsable de la production et l'élaboration de la dentine primaire, secondaire et tertiaire. Cette production se poursuit tout au long de la vie de la dent à des rhythmes differents et sous differentes formes. IV.A.a. La dentine primaire Initial ou tubulaire élaborée au cours du developpement de la dent jusqu'à achevement complet de sa forme. Sa disposition est très régulière car les odontoblastes sont bien ordonnés et que la dent en ce moment subit des efforts fonctionnels minimes. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 179
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    IV.A.b. La dentinesecondaire ou physiologique Elle se forme à un rythme plus long que celui de la dentine primaire et de façon régulière. Elles est encore appelée dentine fonctionnelle. IV.A.c. La dentine tertiaire C'est un mécanisme de défense tendant à compenser une perte superficielle de la dentine dans un secteur donnée, elle est encore appelée dentine réparatrice ou réactionnelle. Elle peut se former à la suite de caries, de procédès de dentisterie, d'erosion IV.B. Fonctions de nutrition La pulpe assure la vitalité de la dentine, en apportant l'oxygène et les elements nutritifs aux dentinoblastes et leurs prolongements. L'accomplissement de cette fonction nutritive est rendu possible par le riche réseau capillaire subdentinoblastique et ses nombreuses projections dans la zone dentinoblastiques IV.C. Fonction nerveuse Elle est assurée par les terminaisons nerveuses provenant des nerfs dentaires maxillaires et mandibulaires qui sont des branches du trijumeau. La pulpe contient des nerfs moteurs et sensitifs qui permettent le contrôle vasomoteur et la fonction de défense. IV.D. Fonction de défense Le mécanisme de défense du complexe pulpo-dentinaire est triple et consiste en: • La formation de la dentine sclérotique péri-tubulaire • La formation de la dentine réactionnelle • L'inflammation si l'agression est sévère V Incidences cliniques La physiologie de la pulpe dentaire telle qu'on la comprend aujourd'hui apporte quelques modifications essentielles aux idées classiques. Leur incidence sur l'element clinique est loin d'être négligeable. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 180
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    • En faitla présence de nombreuses anastomoses parodontales à l'entrée du paquet vasculaire dans le canal et à l'intérieur même de celui-ci par l'intermédiaire des cannaux accesoires assurent à la pulpe une circulation collatérale de nature à prévoir l'autothrombose au niveau de l'apex. • La pulpe possede un réeau capillaire périphérique extrenement riche au niveau de la couche des odontoblastes. L'importance de ce réseau périphérique diminue à mesure que s'accroit la dentine réactionnelle physiologique. Il existe certainement une relation étroite entre la physiologie de ces capillaires et la dentinogénèse. • On préfère qu'au cours des préparations, les techniques évitent tout dégagement de chaleur, l'élévation thermique entraine toujours un ralentissement circulatoire au niveau de la pulpe, et l'on sait que plus une technique est traumatique, plus la formation de dentine secondaire réactionnelle est importante, anarchique et accompagnés de calcifications divers au niveau des couronnes • Il faut également éviter avec les instruments rotatifs la zone maximale de vibrations (qui se situe entre 4000 et 30000 tour/minute) qui est extrêment néfaste pour la circulation. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 181
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    8 - Classificationdes pulpopathies Plan du document: I. Introduction II. Classification histologique III. Classification symptomatologique à un but thérapeutique 1. Classification de Bender et Seltzer 1. La catégorie A 2. La catégorie B 2. Classification de Baume (catégories) 1. Catégorie I de Baume 2. Catégorie II de Baume 3. Catégorie III de Baume 4. Catégorie IV de Baume 5. Catégorie V bis!!! de Baume 3. Classification anatomo-pathologique 1. Classification de Redier (1900) 2. Classification de Palazzi 1. État des prépulpites 2. Pulpites I Introduction Les examens histo-pathologiques et bactériologiques pratiqués sur un grand nombre de dents, après des examens cliniques sérieux, après des contrôles radiographiques et électriques ne permettent pas ou permettent mal de faire le diagnostic clinique. Ce sera parfois l'échec d'une thérapeutique qui nous inclinera au redressement d'un diagnostic érroné. Les auteurs qui ont étudié les aspects histo-pathologiques des lésions pulpaires en ont fait des classifications séduisantes, elles sont rigoureuses, ce sont malheureusement des comptes rendus d'autopsies. En medecine et en chirurgie, les dimensions des organes autorise des biopsies préopératoires ou même extemporanée qui permet de dicter le geste grâce à la sécurité du diagnostic. Cela nous est impssible en dentisterie. La première tentative d'approcher par un examen biopsique préopératoire l'aspect de la santé pulpaire à été à notre connaissance faite par : Prader (Bale en 1949) c'est l'examen du sang pulpaire pour préciser le diagnostic des altérations pulpaires, c'est l'hemopulpogramme. • La présence des lymphocytes et de monocytes signe une pulpite toxique plus qu'infectueuse et l'incite à proposer une amputation vitale. • La présence de polynucléraires signe l'interdiction de tous procédés de conservation vitaux • La présence de quelques neutrophiles serait l'indication d'une pulpotomie. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 182
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    • de mêmel'augmentation du nombre des leucocytes indiquerait la formation d'abcès intra-pulpaire et motiverait l'exérèse totale et la désinfection du canal. Donc nous retienderons que la technique de Prader est du domaine du laboratoire, malheureusement ses indications se sont pas supperposables aux constatations cliniques. Selon l'OMS: étant donnée qu'il est absolument impossible de déceler l'état pathologique de la pulpe lésée avec les seuls moyens cliniques, et que les classifications patho-histologiques usuelles des pulpopathies doivent être relegués au laboratoire d'histologie. Il faut utiliser en clinique une classification basée sur les symptomes et sur les buts thérapeutiques. II Classification histologique Il faut savoir que: • La pulpe peut dans ses differentes parties être atteinte à des stades inflammatoires differents. En particulier la pulpe radiculaire est pratiquement toujours en meilleur état que la pulpe camérale, la carie, lésion coronaire réagit d'abord sur la pulpe coronaire et l'atteinte radiculaire n'est que secondaire. Par voie de conséquence, sur une multiradiculée, l'atteinte des divers filets radiculaires n'est pas toujours au même stade. • Les réactions pulpaires sont dégénératives au niveau dentino-génétique (odontoblastes, processus de tomes) et de nature inflammatoire au niveau du tissu pulpaire (Baume) • Suivant l'âge du sujet, des états histologiques et des structures differentes s'affrent à des agressions à peu près identiques. Il en résulte une franche hybridité. III Classification symptomatologique à un but thérapeutique III.A. Classification de Bender et Seltzer Bender et Seltzer offrent aux dents qui ont un état pathologique pulpaire ou pulpo-dentinaire deux catégories de traitements: III.A.a. La catégorie A S'adresse aux dents dont on tentera de conserver tout ou une partie de la pulpe ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 183
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    III.A.b. La catégorieB S'adresse aux dents dans lequelles on enlevera toute la pulpe, ou à celle dont on désinfectera la racine avant d'obturer. III.B. Classification de Baume (catégories) C'est une classification symptomatique à but thérapeutique III.B.a. Catégorie I de Baume Pulpes vivantes sans symptomatologie, lésée accidentelement ou proche d'une carie ou d'une cavité profonde. Succeptible d'être protégés par coiffages. III.B.b. Catégorie II de Baume Pulpes vivantes avec symptomatologie, dont on tentera -surtout chez les jeunes-de conserver la vitalité par coiffages ou biopulpotomie. III.B.c. Catégorie III de Baume Pulpes vivantes, dont la biopulpectomie ou la pulpectomie totale (immédiate ou médiate) et l'obturation canalaire immédiate sont indiqués pour des raisons symptomatologiques, prothétiques ou iatrogène. III.B.d. Catégorie IV de Baume Pulpe nécrosée avec infection de la dentine radiculaire, sans ou avec complications péri-apicales, exigent un traitement antiseptiques et l'obturation des cannaux. III.B.e. Catégorie V bis!!! de Baume Pulpe nécrosée avec infection de la dentine radiculaire, avec ou sans complications péri-apicales sur dents immatures. Traitement antiseptiques et obturation provisoires des cannaux avec pâte résorbable. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 184
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    III.C. Classification anatomo-pathologique III.C.a. Classification de Redier (1900) P1 - Pulpe saine mise à nu ayant conservé son integrité anatomique et physiologique. P2 - Pulpe dégénérée, infectée, enflammée. P3 - Pulpe gangrénée III.C.b. Classification de Palazzi 1 État des prépulpites - Altération de la couche odontoblastiques - Pulpe déouverte mais non-enflammée - Hyperthermie pulpaire 2 Pulpites Aigues : subaigus, purulentes Chroniques : banales, ulcéreuses, hyperplasique Pulposes : Atrophie, dégénérescence. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 185
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    9 - Étiologiedes pulpopathies Plan du document: I. Introduction II. Pathogénie I Introduction Les atteintes pulpaires inflammatoires se manifestent sous des aspects divers, avec quelques particularites etiologiques. l'etiologie des pulpites est tres variee. On peut regrouper les causes des pulpites en trois (03) grandes categories: • infectieuses • physiques • Chimiques Dans chaque catégorie, on peut distinguer des causes générales et des causes locales. • les causes générales peuvent agir rarement seules ou plus frequement favoriser l'action des causes locales diminuant la résistance locale. • Inversement les causes locales, traumatiques par exemple, en agressant le tissu pulpaire le rendant, plus apte à fixer sur lui les germes d'une infection générale. • L'association des divers causes est un phénomène habituel. Beaucoup de causes locales sont iatrogènes. Elles engendrent les traumatismes dentaires pulpaires de tous ordre. L'inoculation septique de la pulpe est connue, lorsqu'elle provient d'une maladie dentaire. • Quand il y a effraction de l'émail, (carie, fracture...) une flore microbienne est celle de la salive. la pénétration des germes se fait par les tibuli dentinaires ou par l'effraction de la chambre pulpaire. • Mais dans la carie, l'inflammation de la pulpe débute bien avant l'invasion microbienne ; elle ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 186
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    résulte de l'activitémétabolique des enzymes microbiennes sur les constituants de la dentine et des produits de dégradation formés. On dit que l'inflammation précède l'infection et que la pulpite est plus toxique qu'infectieuse. Lorsqu'il s'agit de pulpites à rétro, la flore microbienne réflète celles des poches parodontales. D'une façon générale, la flore des pulpites n'est pas spécifique. elle est polymorphe et variée, selon l'étiologie de l'inoculation septique. Les anaerobies sont plus fréquentes quand la pulpite est fermée, sans communication directe avec le milieu buccal. II Pathogénie La pathogénie des pulpites montre qu'il existe deux grands espèces de pulpites: • Les aiguës sont toujours fermées • Les chroniques sont fermées ou ouvertes Les pulpites ouvertes prennent des allures differentes selon que le conjonctif pulpaire enflammé évolue vers la prolifération ou la nécrose, ce sont des formes hyperplasiques et ulcéreuses. Ces pulpites ouvertes peuvent rester que chroniques, parceque l'effet du drainage, possible par la trépanation de la chambre pulpaire, facilite l'élimination des sérosités de l'oedème inflammatoire et du pus. Aucune pression nerveuse n'est possible, ni aucun stase vasculaire importante. Par contre ces pulpites ouvertes sont toujours totales. L'infection et l'inflammation gagnant la pulpe vers l'apex. À l'inverse, les pulpites chroniques fermées (asymptomatologiques) peuvent donner lieu à des poussées inflammatoires aiguës (par absence de drainage) Il existe ainsi deux sortes de pulpites aiguës. • Celles qui le sont d'emblée (pulpites aiguës primaires), et • Celles qui sont secondaires à une pulpite chronique (pulpites aiguës secondaires) La difference entre ces deux variétés ne repose pas sur la symptomatologie (qui est identique), mais sur le fait que la seonde à un antécedent d'une pulpite chronique. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 187
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    10 - Formescliniques des pulpites aigues Plan du document: I. Introduction, généralités II. Anatomie-pathologique 1. Examen macroscopique 2. Examen microscopique 1. Couche odontoblastique 2. Inflammation aigüe du parenchyme pulpaire 1. Hyperthermie pulpaire 2. Congestion aigüe 3. Abcès pulpaire III. Physiologie-pathologique IV. Symptomatologie 1. Signes physiques 2. Signes fonctionnels 1. Douleurs spontanées 1. L'intensité 2. La durée 3. Localisation 4. Caractère de la douleur 2. Douleurs provoquéss 3. Crise de pulpite typique V. Formes cliniques 1. L'importance de la Douleur 2. Selon l'âge 3. Selon le tissu d'origine de la pulpite VI. Formes aiguës des pulpites, selon la classification histologique 1. Pulpite subaiguë 1. Symptomatologie 1. Signes subjectifs 2. Signes objectifs 2. Le diagnostic differentiel 2. Pulpite aiguë 1. Pulpite aiguë séreuse 1. Symptomatologie 2. Tests positives 3. Diagnostic differentiel 2. Pulpite aiguë purulente 1. Symptomatologie 1. Douleurs spontanées 2. Douleurs provoquées 2. Tests I Introduction, généralités Les conséquences des pulpites sont: - Il y a une entrave sérieuse à la circulation = rapidité de l'étranglement pulpaire à l'orifice apical, créant une condition favorable a la nécrose. - La compression oeudémateuse en Vase Clos des fibres sensitives déterminent de violentes douleurs, et celle des fibres sympathiques périvasculaires, occasionne des irradiations plus ou moins importantes. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 188
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    - La fonctionminéralisatrice sera modifiée, accentuée (formation de la dentine secondaire) ou stoppée - Terminologie II Anatomie-pathologique II.A. Examen macroscopique Il ne fournit pas de ...quement, l'organe n'étant pas directement visible. II.B. Examen microscopique Il permet d'identifier le degrés d'altération du tissu pulpaire, mais après son extirpation. II.B.a. Couche odontoblastique Elle est rapidement altérée quand le facteur étiologique est coronaire (carie, préparation de cavité...) Elle peut être disloquée, directe. II.B.b. Inflammation aigüe du parenchyme pulpaire Elle est caractéritique de la pulpe. On trouve le même aspect que peuvent présenter certains tissus conjonctifs au même stade de l'inflammation. 1 Hyperthermie pulpaire Elle se manifete par des phénomènes de vasodilatation avec afflux sanguin et un ralentissement circulatoire. 2 Congestion aigüe La vasodilatation deviens douteuse, le ralentissement circulatoire est très marqué, il y a oedème (extrusion séreuse) et infiltration leucocytaire (diapédèze) 3 Abcès pulpaire Il peut se former des abcès pulpaires sous l'influence de germes pyogènes. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 189
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    III Physiologie-pathologique Lesconséquences de l'inflammation sont variées. Elles reflètent les altérations tissulaires; la conséquence la plus immédiate est l'arrêt de la dentinogénèse, à la suite de l'altération de la couche odontoblastique. IV Symptomatologie La pulpite aiguë présente des symptômes fonctionnels et physiques IV.A. Signes physiques Il n'y a aucun signe (teinte coronaire) IV.B. Signes fonctionnels Douleurs spontanées et provoquées constituent l'essentiel des signes fonctionnels IV.B.a. Douleurs spontanées Caractéristiques des pulpites, les douleurs sont intermitantes, et se présentent sous forme de crise douleureuse, séparées par des périodes de recuission complète. L'intensité, la durée des crises et des accalmies peuvent être variables, ainsi que la possibilité pour le patient de les localiser exactement. 1 L'intensité La douleur peut être variable, sub-aiguë, aiguë, sur-aiguë. le malade peut seulement prendre conscience d'une dent qu'habituelement il le sent pas À côté, il existe un aspect plus aiguë, le malade souffre vraiment, Dans la pulpite suraiguë, elle peut revêter une intensité telle qu'elle arrache des crises au patient et le rend fou de douleur (rage de dent) Il est à noter que la douleur des pulpites, contrairement à la douleur desmodontique ou osseuse, réagit favorablement aux antalgiques 2 La durée La durée des crises et des périodes de recession est variable. la douleur peut durer quelques secondes mais aussi des minutes, voire des heures La crise commence et cesse brusquement. Elle est liée à des phénomènes de congestion, ou de décongestion rapides en rapport avec la petite dimension ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 190
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    et la situationanatomique de la pulpe Les crises sont plus ou moins fréquetes L'évolution à la chronocité est remplacée par une évolution rapide et aux douleurs pulpaires s'ajoutent, puis succedent rapidement des douleurs desmodontiques 3 Localisation Le malade peut être capable de localiser la douleur et de distinguer exactement la dent en cause. Mais très souvent la douleur est irradiée ou projetée aux dents contigues, antagonistes ou aux régions voisines Les irradiations ont lieu vers Le menton pour l'insisivé inférieur L'oreille pour prémolaires et molaires inférieures L'oeil pour canine supérieure La temps pour les prémolaires et molaires supérieures 4 Caractère de la douleur Dans le sens où elle est intermittente, par crises, la douleur pulpaire est discontinue, mais pendant la crise elle est continue, lancinante, parfois pulsatile. IV.B.b. Douleurs provoquéss À la difference des douleurs dentinaires, qui cessent dès que le stimulus à cessé d'agir dans la pulpite aiguë Les douleurs se poursuivent un certain temps après l'action causale, au point de déclencher une nouvelle crise douleureuse On peut noter des douleurs à la pression, du type demodentique, dans le cas où l'inflammation atteint le niveau péri-apical. IV.B.c. Crise de pulpite typique Le début est brusque, quelque fois à l'occasion d'un effort, du décubitus, d'une maladie infectieuse ou encore de tassement dans la cavité de carie La douleur est vive, elle est spontannée, mais augmentée par le froid surtout, souvent aussi par le chaud Elle est souvent localisée, mais peut présenter des irradiations étendues, qui finissent par masquer le point de départ Toutes les causes de congestion de la tête (position base, décubitus du sol, chaleur de l'oreille) aggravent la douleur. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 191
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    V Formes cliniques V.A. L'importance de la Douleur Selon l'importance de la douleur, la correspondance entre la douleur et la lésion est incertaine. La connaissance de telles variétés (aiguë, subaiguë) n'a pas un grand interêt pour la décision thérapeutique. V.B. Selon l'âge Il s'agit plus de l'âge de la dent que celui du patient Les pulpes jeunes ou âgées agissent differement aux agressions • Les pulpes jeunes ont une vie cellulaire et une circulation sanguine actives Elles absorbent facilement les bactéries et produits chimiques (toxiques, anhydride arsénieux, anesthésique), elles sont fragiles, suppurent et se nécrose facilement. Afin de conserver vivantes et saines les pulpes saines, il convient d'intervenir précocement. Si on élimine l'inflammation elles possèdent un pouvoir cicatrisant rigoureux. Leur cicatrisation est aussi rapide que leur infection • Chez les sujets âgées, le tissu conjonctif subit une modification fibrillaire, qui joue un rôle très accessoire dans les réactions inflammatoires. V.C. Selon le tissu d'origine de la pulpite La cause locale la plus fréquente, constitue la pulpite ascendante ou à rétro complication d'une parodontite profonde Dans cette forme, la pulpe devient une pulpo-desmodentite car il existe en même temps, que le foyer inflammatoire pulpaire, un foyer desmodontal Dans les cas où l'inflammation pulpaire s'étend au desmodonte, les douleurs spontanées durent plus longtemps et la dent devient sensible à la pression VI Formes aiguës des pulpites, selon la classification histologique VI.A. Pulpite subaiguë C'est l'inflammation de la partie superficielle de la pulpe camérale VI.A.a. Symptomatologie 1 Signes subjectifs • Douleurs spontanées, localisées, légères, peu durables • Douleurs provoquées par: - les variations thermiques ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 192
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    - Le sucre - Les acides Dans les pulpites, la douleur persiste après l'action du stimulus 2 Signes objectifs En général, la cavité de carie est très profonde. • Tests: - Au froid et au chaud positifs - P A négatif - P T par fraisage positif • La radiographie: montre la proximité de la carie avec la pulpe VI.A.b. Le diagnostic differentiel Se fait avec les pulpites aiguës VI.B. Pulpite aiguë VI.B.a. Pulpite aiguë séreuse La pulpe camérale et la pulpe radiculaire sont atteintes 1 Symptomatologie Les douleurs sont provoquées et spontannées Domine, de forme névralgique, vives, lancinantes Elles surviennent surtout dans le someil (décubitus dorsal) L'augmentation générale de la pression sanguine céphalique est transmise au tissu pulpaire Elles sont intermittantes (passent par des recessions) non localisées (irradiées, finissement par masquée le point de départ. L'intensité de la douleur dépend de l'importance de la compression des fibres nerveuses pulpaires (la pulpe étant située dans une cavité fermée à parois dures et inestensibles) et de l'excitabilité de ces fibres. La compression oeudémateuse en Vase Clos des fibres sensitives détermine le violentes douleurs, et celles des fibres sympathiques péri-vasculaires occasionne des irradiations et des troubles vasomoteurs reflexes L'inflammation peut diffuser dans le desmodonte, donnant lieu à une pulpodesmodontie Douleurs provoquées par le chaud et le froid ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 193
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    2 Tests positives • Froid, chaud, P A cas de pulpodesmodontites, P T 3 Diagnostic differentiel • Pulpite subaiguë • Sysdrome desmodontique • Lésion du septum VI.B.b. Pulpite aiguë purulente C'est la pulpite aiguë jaune avec abcès intrapulpaire 1 Symptomatologie 1 Douleurs spontanées violentes, pulsatiles, durables et irradiantes 2 Douleurs provoquées Exacerbées par le chaud, calmées par le froid L'ouverture de la cavité pulpaire soulage le malade et se fait sans douleur 2 Tests • Chaud: positive • Froid: négatif • PA et PT positifs ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 194
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    11 - Formescliniques des pulpites chroniques Plan du document: I. Introduction II. Manifestations inflammatoires 1. Inflammation pulpaire initiale 2. Inflammation pulpaire aigue (séreuse) 3. Inflammation pulpaire abcédante 4. Inflammation pulpaire chronique 1. Pulpite chronique ouverte (carie perforante) 1. Forme ulcéreuse 2. Forme hyperplasique 2. Pulpite chronique fermée III. Manifestations dégénératives (pulpose) 1. Atrophie 2. Fibrose radiculaire 3. Dégénérescence calcique I Introduction Totalement dans une cavité calcifiée inextensible, dont le volume se réduit avec l'âge, l'organe pulpo-dentinaire souffre de conditions physiologiques défavorables et ses diverses pathologies n'évoluent pas de façons conventionnelles. La difficulté du diagnostic et du choix du traitement réside dans l'ignorance ou se trouve le praticien de l'état réel de la pulpe puisqu'il est impossible de pratiquer une biopsie. On doit soupçonner l'état histo-pathologique de l'organe pulpo-dentinaire et des tissus pré-dentinaires, d'en évoluer le potentiel cicatriciel et de choisir le traitement. Les formes cliniques peuvent être classées: • Selon l'importance de la douleur; • Selon l'âge; • Selon le lien d'origine de la pathologie. II Manifestations inflammatoires Origine: Irritation exagérée qui donne une altération de la couche odontoblastique sous forme de lésions dégénératives irréversibles. Perméabilisations de la membrane des odontoblastes permettant une libération d'enzymes et de médiateurs chimiques déclenchant le processus inflammatoire proprement dit. Son évolution peut prendre divers aspects. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 195
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    II.A. Inflammation pulpaireinitiale La vasodilatation et la perméabilisation donnant une exsudation plasmatique locale perturbant localement l'équilibre osmotique intra tissulaire. Puis généralisation à toute la pulpe aboutissant à une congestion veineuse apicale, modifiant le drainage pulpaire. Evolution: Si l'irritation persiste et si le drainage est insuffisant, il ya apparition d'une forme inflammatoire aigue. II.B. Inflammation pulpaire aigue (séreuse) • Migration massive des globules blancs (neutrophiles et éosinophiles) avec une infiltration tissulaire donc formation d'un granulome; • Arrêt circulatoire total ou congestion apicale totale; • Réaction localisée puis généralisée à l'ensemble du parenchyme pulpaire. Evolution: En fonction des conditions locales notamment des possibilités de drainage peuvent l'aggraver vers une phase abcédante ou chronicité (arrêt de dentinogenèse évidemment) II.C. Inflammation pulpaire abcédante La présence de bactéries et des toxines faut évoluer le granulome (tumeur de nature inflammatoire formée de tissu hyper-vascularisé et infiltrés de cellules blanches) vers l'abcès (avec du pus collecté dans une cavité formée ou dépend du tissu environnant ou refoulé). Mécanisme: Après phagocytose d'une bactérie, le polynucléaire neutrophile se dégrade en libérant des enzymes protéolytiques qui liquéfient le tissu environnant ce qui donne le pus. Perturbation vasculaire très sévère. Evolution: Nécrose totale très importante. II.D. Inflammation pulpaire chronique Cette phase fait suite soit: • A une épisode aigue; • Ou à des irritations répétées modérées. L'état d'équilibre entre une tendance proliférative réparatrice (granulome) et persistance d'ilots exsudatifs d'inflammation aigue. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 196
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    On distingue deuxformes de pulpite chroniques selon qu'il existe ou non d'effraction pulpaire: II.D.a. Pulpite chronique ouverte (carie perforante) 1 Forme ulcéreuse Perte de substance du revêtement cutané ou muqueux ayant peu tendance à la cicatrisation. 2 Forme hyperplasique Bourgeonnement de tissu granulomateux qui donne à un polype pulpaire (tumeur bénigne fibreuse ou muqueuse s'implantant par un pédicule dans une cavité naturelle). II.D.b. Pulpite chronique fermée Elle est d'origine non bactérien. Métoplasie en vase clos du tissu conjonctif en tissu granulomateux. Formation de cavités de résorptions dentinaire (granulomes internes). Dans toutes les formes de pulpites chroniques les calcifications dystrophiques qui encombrent la lumière endocanalaire. Evolution: Nécrose à plus ou moins long terme. III Manifestations dégénératives (pulpose) Evolution régressive et vieillissement de l'organe pulpo-dentinaire suite aux agressions fonctionnelles (traumatisme, attrition) et pathologique (caries) de la dent. III.A. Atrophie Diminution du nombre et de la taille de l'ensemble des cellules pulpaires. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 197
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    III.B. Fibrose radiculaire Transformation fibreuse. III.C. Dégénérescence calcique Apparition de nodules minéralisés intra pulpaire. Accompagne les phénomènes d'atrophie et de fibrose du vieillissement mais accélérer par les atteintes et les inflammations chroniques de la pulpe. Remarque: Le denticule ou pulpotille est un foyer de minéralisation aberrant qui apparaît à l'intérieur de la chambre pulpaire et des canaux (apparemment non pathologique). ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 198
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    12 - Lanécrose pulpaire Plan du document: I. Introduction II. Terminologie 1. Anachorèse III. La nécrobiose 1. Définition 2. Étiologie 1. L'origine traumatique 2. l'origine électrique 3. l'origine thermique 1. le fraisage intempestif 2. La conduction thermique 4. L'origine chimique ou toxique 3. Symptomatologie 4. Anatomie pathologique 5. Évolution IV. La gangrène pulpaire 1. Définition 2. Étiologies 3. Pathogénie 4. Symptomatologie et diagnostic 1. La gangrène fermée 2. La gangrène ouverte 5. Bactériologie 1. Gangrènes ouvertes 2. Gangrènes fermées 6. Biochimie 1. La glycolyse 2. La protéolyse 7. Anatomie pathologique 1. dans la gangrène ouverte 2. dans la gangrène fermée 8. Évolution I Introduction L'infection du canal radiculaire de la dent, associée à la mortification totale de la pulpe, est un état pathologique appelé : « nécrose pulpaire » De ce fait, toute dent qui ne répond pas aux tests cliniques de vitalité pulpaire et n'ayant pas fait l'objet d'un traitement endodontique est considérée comme dent mortifiée, non vivante. Deux éventualités peuvent se produire suivant que la mortification de la pulpe est consécutive à un processus aseptique ou septique : • dans le 1er cas, on parlera de « nécrobiose » dans la quelle la mortification interviendra sans présence de germes pathogènes. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 199
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    • dans le2ème cas, on parlera de « gangrène pulpaire » dans la quelle la mortification est la conséquence d'une atteinte microbienne. II Terminologie • Anachorèse C'est l'action d'aller en arrière : Lors d'une bactériémie, des germes passent devant l'orifice canalaire et trouve refuge dans le tissu pulpaire déjà nécrosé, où ils vont se développer. III La nécrobiose III.A. Définition C'est la mortification totale de la pulpe sans participation de germes, donc elle est aseptique et stérile, la chambre pulpaire est généralement fermée. III.B. Étiologie Elle est dominée par des causes d'ordre : • Mécaniques, • physiques ou • chimiques III.B.a. L'origine traumatique C'est la plus fréquente, exemple : contusion, luxation, micropolytraumatismes. Pathogénie : le traumatisme provoque une rupture du paquet vasculo-nerveux au niveau du foramen, suivie de l'installation d'une nécrobiose qui par phénomène d'anachorèse se transforme en gangrène. III.B.b. l'origine électrique La radiothérapie des tumeurs au niveau de la sphère oro-faciale peut donner lieu à des nécroses pulpaires, d'où l'intérêt de protéger les dents vivantes avec des gouttières et des gels fluorés. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 200
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    III.B.c. l'origine thermique 1 le fraisage intempestif Le fraisage intempestif d'une dent vivante peut atteindre un certain niveau de T° 70° pouvant coaguler localement la pulpe. 2 La conduction thermique La conduction thermique des matériaux d'obturation métalliques est aussi susceptible de donner des irritations irréversibles de la pulpe lorsque celle-ci n'est pas protégée par un fond de cavité. III.B.d. L'origine chimique ou toxique L'action nocive sur la pulpe serait due aux impuretés contenues dans le liquide de certains ciments exemple : arsenic, ou par le liquide lui-même (acide orthophosphorique) de certains matériaux : silicate, composite. III.C. Symptomatologie • Le silence sémiologique est de règle • La trépanation canalaire se fait sans douleur • Il n'y a aucune odeur • La radiographie ne donne aucun renseignement III.D. Anatomie pathologique Du point de vue histologique on constate : • Une dilatation des capillaires pulpaires • Une dégénérescence hyaline conjonctive pulpaire • Une infiltration plasmocytaire III.E. Évolution ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 201
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    En l'absence detraitement, l'évolution de la nécrobiose se fait vers la gangrène pulpaire par phénomène d'anachorèse. IV La gangrène pulpaire IV.A. Définition L'infection du canal radiculaire de la dent, associée à la nécrose totale de la pulpe, est un état pathologique appelé : «gangrène pulpaire » ou « nécrose pulpaire septique » Elle peut être : • partielle ou totale • Primaire ou secondaire • Ouverte ou fermée • Sèche ou humide La gangrène est dite primaire lorsqu'elle est d'origine infectieuse dont l'aboutissement est la nécrose obligatoirement septique. La gangrène est dite secondaire lorsqu'elle résulte de l'inoculation septique d'une nécrobiose par anachorèse. Elle est dite ouverte lorsqu'il existe un drainage spontané de la pulpe vers la cavité buccale d'où une tendance naturelle à la chronicité de l'inflammation péri-apicale qui complique nécessairement la gangrène. La gangrène fermée évolue dans un milieu anaérobie. Il existe une forme intermédiaire, gangrène indirectement ouverte, quand l'orifice de trépanation de la chambre pulpaire est fermé par un couvercle de dentine décalcifiée. Cliniquement cette gangrène est fermée mais bactériologiquement elle est ouverte car la structure canaliculaire de la dentine décalcifiée permet l'imprégnation salivaire de la pulpe. IV.B. Étiologies L'inoculation septique de la pulpe a une double origine : • Coronaire : il s'agit de toutes les pertes de substances (carie…) • Apicale ou latéro-radiculaire, pulpite à rétro : dans ce cas la poche desmodontale donne lieu à une pulpite ascendante pouvant aboutir à la nécrose totale septique d'emblée. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 202
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    IV.C. Pathogénie Dupoint de vue pathogénique, il se produit une coagulation nécrotique associée à une ischémie. Le tissu nécrotique est composé de : protéines + matières grasses + eau. Ces produits nécrotiques sont nauséabonds et toxique pour le tissu péri-apical. IV.D. Symptomatologie et diagnostic - Le diagnostic d'une gangrène fermée est parfois délicat. - Celui d'une gangrène ouverte est évident. IV.D.a. La gangrène fermée Le signe caractéristique est l'absence de douleur aux tests de vitalité. Remarque Pas une certitude L'absence de réponse est une indication mais pas une certitude Le 2ème signe caractéristique est le changement de teinte, dû à la nécrose des matières organiques de l'émail et surtout de la dentine. La coloration peut aller d'un léger changement de teinte à une dyschromie très disgracieuse L'émail perd sa translucidité Le 3ème signe : c'est l'odeur nauséabonde qui est évidente quand la gangrène est ouverte, elle n'apparaît dans les gangrènes fermées qu'après trépanation de la cavité pulpaire mais l'odeur peut ne pas exister dans les formes sèches IV.D.b. La gangrène ouverte L'évidence du diagnostic est donnée par l'exploration de la cavité pulpaire. Les signes précédant demeurent les mêmes. La radiographie ne distingue pas une pulpe vivante d'une pulpe mortifiée. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 203
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    IV.E. Bactériologie Laflore des gangrènes pulpaire n'est pas spécifique. IV.E.a. Gangrènes ouvertes Sa flore est sensiblement la même que la flore buccale puisque la cavité pulpaire est ouverte sur le milieu buccal et baigne dans la salive. Elle est principalement aérobie vers la chambre pulpaire, et devient anaérobie facultative dans la profondeur des canaux. Elle est abondante, et plus élevée dans le tiers coronaire. On retrouve principalement des : lactobacillus, entérocoques et streptocoques. IV.E.b. Gangrènes fermées Les anaérobies prédominent (50%) La flore est plus réduite On retrouve des bactéries gram+ et gram- Remarque Il y a moins de germes dans une gangrène sèche que dans une humide. Il ne convient pas de laisser ouvert un canal d'une gangrène fermée dans la cavité buccale, on crée un phénomène de surinfection. IV.F. Biochimie Les germes par les enzymes qu'ils libèrent vont entraîner la destruction de la pulpe par phénomène de glycolyse et de protéolyse… ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 204
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    IV.F.a. La glycolyse Les produits de catabolisme des hydrates de carbones sont essentiellement : • CO2, H2O, alcool, acides (lactiques, acétiques) IV.F.b. La protéolyse Il y a libération d'acides aminés qui seront catabolisés par 2 voies différentes : • Désamination : en milieu alcalin. • Décarboxylation : en milieu acide. • Pour aboutir comme déchets. IV.G. Anatomie pathologique IV.G.a. dans la gangrène ouverte La pulpe apparaît sous l'aspect d'un putrilage noir très nauséabond. Une évolution se fait vers la pulpolyse c'est à dire : la disparition complète de la pulpe. IV.G.b. dans la gangrène fermée On rencontre une masse grisâtre peu humide ou sèche, pas ou peu odorante. Histologiquement, la pulpe gangrenée se présente comme un tissu désorganisé, amorphe, avec de nombreux microbiens situés surtout sur les parois canalaires et dans les canalicules. IV.H. Évolution L'état gangréneux diffuse le plus souvent par le delta apical, déterminant ainsi les desmodontites, qui peut à son tour donner lieu à d'autres complications. Granulomes, kystes, cellulites, ostéites. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 205
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    13- Pathologie septaleet thérapeutiques Plan du document: I. Définition II. Rappel anatomique de l'espace inter dentaire III. Étiologie IV. Pathogénie V. Diagnostic 1. Signes subjectifs 2. Signes objectifs 3. Tests VI. Diagnostic différentiel 1. Avec la pulpite aigue 2. Avec la mono-arthrite suppurée VII. Traitement VIII. Impératifs à respecter 1. Impératifs biologiques 2. Impératifs parodontologiques 3. Impératifs mécaniques 4. Impératifs prophylactiques 5. Impératifs esthétiques I Définition C'est une inflammation de l'espace inter-proximal qu'on peut appeler septite. C'est une gingivite de la papille marginale ou petite parodontite de l'espace interdentaire. II Rappel anatomique de l'espace inter dentaire L'espace inter dentaire est formé: • De la crête marginale. • De la face proximale. • Du point de contact. • De la papille gingivale. • Du septum alvéolaire. III Étiologie Le syndrome du septum peut être causé par: • Le brossage abusif et traumatique. • Un fragment d'allumette ou de cure dent. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 206
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    • Une arêtede poisson. Ou bien par des causes iatrogènes telles que: • La défaillance du point de contact qui reste la cause la plus importante. • Une obturation débordante. • Une coiffe mal ajustée. • Un crochet de prothèse. • Une prothèse partielle amovible mal réalisée. • Un dérapage d'instrument. IV Pathogénie L'irritation principale est le tassement alimentaire, la rétention alimentaire a d'abord: • Une action mécanique qui aboutit à la destruction de l'attache épithéliale. • Une prolifération bactérienne. Il s'en suit une inflammation avec un oedème de la papille et destruction des fibres gingivales. Il y'a une infiltration leucocytaire dans les tissus sous jacents avec des vaisseaux qui se dilatent pour créer un engorgement vasculaire et un changement de couleur de la papille qui va du rouge au rouge violet ensuite au bleu profond, et de cette stase résulte une anoxémie tissulaire. Ensuite il y'a une destruction des fibres desmodontales qui sont remplacées par un tissu de granulation. La lamina dura disparaît et il y'a formation d'une fausse poche parodontale grâce à la prolifération du tissu gingival. L'attache épithéliale est rompue et migre vers l'apex, l'inflammation se poursuit et atteint l'os (lyse osseuse verticale puis horizontale) et le desmodonte, ce qui entraînera une mobilité dentaire. V Diagnostic V.A. Signes subjectifs • Douleurs spontanées, continues dues au tassement alimentaire, avec une envie de curer les dents. • Douleurs à la mastication et au contact. • En cas de dénudation des collets, douleurs aux variations thermiques. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 207
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    V.B. Signes objectifs • Gencive tuméfiée, rouge saignante. • Extrusion et mobilité de la dent avec goût à la succion. • Il peut exister des abcès papillaires. V.C. Tests On force un fil de soie à passer entre deux dents adjacentes, s'il y'a un claquement et que le fil de soie sort aplati, c'est qu'il y'a un bon point de contact, s'il sort effiloché, mal odorant et saignant, c'est qu'il existe une pathologie septale. VI Diagnostic différentiel VI.A. Avec la pulpite aigue Les douleurs dues au tassement alimentaire, la sensibilité au chaud et au froid, et la présence de gingivite et de dénudation radiculaire, peuvent évoquer une pulpite, mais le retrait des débris alimentaire avec une sonde exploratrice ou la pression de l'espace interdentaire éveillant de vive douleurs, orientent notre diagnostic. Si on déclenche un saignement gingival avec la sonde exploratrice, on décongestionne la papille et le patient est soulagé. VI.B. Avec la mono-arthrite suppurée S'il y'a coexistence d'abcès papillaires et d'une desmodontite avec mobilité et extrusion de la dent, on peut penser à une mono-arthrite suppurée. Les tests de vitalité pulpaire (test thermique et électrique) et de la cavité (fraisage dentinaire) aident au diagnostic. VII Traitement - Décongestionner la papille. - Cureter le tissu de granulation. - Laver avec des antiseptiques. - Hygiène de l'espace interdentaire (brossage, hydro pulseur). - Restauration du point de contact. Restauration du point de contact: ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 208
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    L'obturation proximo-occlusale idéalesera toujours l'inlay, dans le cas contraire on utilisera l'amalgame ou les composites récents à forte charge minérale. VIII Impératifs à respecter VIII.A. Impératifs biologiques Le matériau utilisé devra: • Être biocompatible. • En aucun cas provoquer de courrant galvanique. • Être inaltérable dans la salive et le fluide gingival. VIII.B. Impératifs parodontologiques La restauration de la zone inter-proximale est primordiale pour la protection de la papille. Le choix du matériau dépendra de la limite gingivale de la cavité à restaurer et de l'hygiène du patient. VIII.C. Impératifs mécaniques Le matériau devra présenter des qualités mécaniques: dureté, résistance à la pression, à la traction, à la rupture, et à l'abrasion ainsi qu'une surface polie et lisse. VIII.D. Impératifs prophylactiques La restauration ne doit pas s'altère dans le temps et cela grâce à une taille de cavité adaptée et à un matériau étanche. VIII.E. Impératifs esthétiques Ils concernent les faces mésiales des 1ères et 2èmes prémolaires supérieures, et les dents antérieures qui sont une indication des composites. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 209
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    14 - Larégion apicale (anatomie, histologie, physiologie) Plan du document: I. Introduction II. Le desmodonte 1. Structure 1. Les fibres principales 2. Les fibres secondaires 3. Les fibres oxytalans 4. Des éléments cellulaires 1. Cellules de défense 2. Cellules formatrices 1. Les fibroblastes 2. Les ostéoblastes 3. Les cémentoblastes 3. Les cellules destructrices 4. Les cellules épithéliales (de Malassez) 5. Les cellules sanguins 6. Quelques cellules inflammatoires 5. Vascularisation 1. La vascularisation (artérioles) du desmodonte 2. Les veinules 3. Les lymphocytes 6. L'innervation 7. La substance fondamentale 2. Les différentes fonctions du ligament avéolo-dentaire (histophysiologie) III. Les tissus adjacents 1. L'apex radiculaire 2. La pulpe apicale 3. L'os alvéolaire 1. La lamina dura 2. L'os alvéolaire proprement dit 4. Le cément IV. Conclusion I Introduction Le péri-apex comprend: • Le cément radiculaire, • Le ligament alvéolo-dentaire (ou desmodental ou parodontal), et • l'os alvéolaire. D'autre part, les tissus adjacents au desmodonte sont: ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 210
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    • L'apex radiculaire; • La dentine apicale ; • Le tissu pulpaire apical et • L'os alvéolaire. II Le desmodonte Le desmodonte ou ligament alvéolo-dentaire est un tissu conjonctif dense qui entoure les racines dentaires et relie la dent dans son alvéole, il est ancré d'une part à la lame cribliforme de l'os alvéolaire, et d'autre part, au cément qui revêt la totalité de la surface radiculaire de la dent. C'est un tissu de soutien il occupe un espace dont la largeur moyenne varie entre 0,12mm à 0,35mm. Il remplit le rôle d'amortisseur hydromécanique, protégeant le tissu osseux des chocs occlusaux exercés dans les limites physiologiques. Le desmodonte est composé de fibres collagènes agencées en faisceaux. II.A. Structure Il n'est pas seulement constitué de fibres de collagène, mais comme les autres territoires conjonctifs, il est aussi composé de cellules, de vaisseaux, de nerfs qui avec les fibres, baignent dans la substance fondamentale conjonctive. II.A.a. Les fibres principales S'organisent en 5 groupes de faisceaux: • Le groupe transeptal ; • Le groupe du rebord alvéolaire ; • Le groupe horizontal ; • Le groupe oblique ; • Le groupe apical (délimitant l'espace de Black) Ces fibres traversent l'espace péri-radiculaire, s'insèrent à la fois dans le cément et l'os alvéolaire On donne le nom de “fibres de Sharpey” aux portions terminales de ces fibres • Fibres de collagène : Elles sont les plus nombreuses. Les fibres desmodontales sont constituées de faisceaux, chaque faisceau est ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 211
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    constitué de fibrillesparallèles. • Les fibres gingivales : du cément coronaire vers le chorion • Les fibres interdentaires=transeptales • Les fibres alvéolo-dentaires : les plus nombreuses qui s'insèrent du cément vers l'os alvéolaire. Il existe cinq groupes : • Fibres de la crête alvéolaire. • Fibres horizontales. • Fibres obliques. • Fibres apicales (délimitant l'espace de Black). II.A.b. Les fibres secondaires Forment des faisceaux constitués de fibrilles collagènes orientées plus ou moins au hasard et s'unissant entre les faisceaux des fibres principales. Elles sont plus ou moins sinueuses, voire spirales ou torsadées et se détendent quand la dent est en fonction. Elles permettent ainsi les mouvements de la dent dans son alvéole. D'autre part, les espaces entre les les fibres desmodontales, les vaisseaux et nerfs sont remplis d'un tissu conjonctif, lâche, régulier, qui a toutes les fonctions d'un périoste, fonction de formation, de nutrition, d'insertion et de défense. Le desmodonte comprend également: II.A.c. Les fibres oxytalanes Elles sont mal connues et seraient constituées par un complexe de muccopolysaccharides. Elles ont un rôle dans la stabilité du parodonte et sa vascularisation. II.A.d. Des éléments cellulaires 1 Cellules de défense De types macrophages, histiocytes, lymphocytes, mastocytes. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 212
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    2 Cellules formatrices 1 Les fibroblastes Les plus nombreux, responsables de la formation des fibres collagènes, participent à presque tous les compartiments de la physio-pathologie desmodontale. Ils ont une grande possibilité de différentiation et de multiplication. 2 Les ostéoblastes Cellules géantes, à proximité de l'os alvéolaire. 3 Les cémentoblastes Cellules géantes, à proximité du cément. 3 Les cellules destructrices • Les fibroclastes; • Les ostéoclastes (cellules géantes, à proximité de l'os alvéolaire) ; • Les cémentoblastes (cellules géantes, à proximité du cément) 4 Les cellules épithéliales (de Malassez) Inconstantes, les débris épithéliaux dit de Malassez, dont la prolifération, lors des processus inflammatoires est à l'origine de la formation de Kystes 5 Les cellules sanguines Dans les faisceaux sanguins. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 213
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    6 Quelques cellulesinflammatoires Dans le desmodonte sain: histiocytes, mastocytes, plasmocytes et lymphocytes. II.A.e. Vascularisation 1 La vascularisation (artérioles) du desmodonte Provient des vaisseaux qui traversent la lame criblée ... et par d'autres, issus des branches artérielles du tronc apical et enfin par ceux émanant de vaisseaux irriguant la gencive marginale. La plupart des vaisseaux s'insinuent à travers les faisceaux de fibres périapicales selon le grand axe de la dent et émettant des anastomoses horizontales. 2 Les veinules Suivent le trajet des artérioles dans le sens inverse. 3 Les lymphocytes Le drainage lymphatique s'effectue par voie sous muqueuse, transosseuse ou apicale. Les canaux lymphatiques se dirigent vers le canal dentaire à la mandibule, le canal sous-orbitaire au maxillaire et se drainent dans les ganglions lymphatiques sous-maxillaires. II.A.f. L'innervation Elle se compose de fibres sensorielles, qui pénètrent le ligament en permanence de la zone apicale à travers les canaux de l'os alvéolaire et suivent le trajet des vaisseaux sanguins. II.A.g. La substance fondamentale Elle constitue le milieu intérieur. C'est un gel plus ou moins visqueux contenant des mucco-polysaccharides. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 214
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    II.B. Les différentesfonctions du ligament avéolo-dentaire (histophysiologie) - Le ligament alvéolo-dentaire fixe la dent dans son alvéole. - Il exerce une fonction de défense et une fonction réparatrice par son pouvoir d'apposition. - Il maintient les relations interdentaires et les relations???? - Il joue un rôle encore mal défini dans le contrôle dans la mastication (il limite les mouvements de la dent). - Par sa fonction nerveuse, il est le siège de sensation douloureuse et une sensibilité???? (évolue les forces exercées sur les dents). Le desmodonte agit comme un périoste du fait qu'il renferme des cellules formatrices de l'os et du cément. Par ses fibroblastes, il est générateur de fibres collagènes d'où l'extraordinaire pouvoir d'adaptation du ligament alvéolo-dentaire. Dans l'inflammation, le desmodonte préside à la résorption des tissus calcifiés (os, cément et même dentine) L'inflammation met en oeuvre les mêmes processus réactionnels que dans les autres territoires conjonctifs. Ces processus sont différents de ceux de la pulpe du fait des différences morphologiques entre la pulpe et le desmodonte qui est un espace moins clos, en relation avec de nombreux espaces conjonctifs intra-osseux. Quand l'inflammation survient, les premières cellules détruites sont les ostéoblastes et les cémentoblastes. Dans l'inflammation chronique, les cellules les plus spécialisées sont détruites, les cellules moins spécialisées prolifèrent de sorte que les effets de l'inflammation chronique soit moins destructeurs pour le parodonte que les effets de l'inflammation aiguë. III Les tissus adjacents L'origine pulpo-dentaire de l'agression parodontale étant l'étiologie la plus fréquente, nous rappelons les principales structures adjacentes au desmodonte dont la convergence constitue le site apical ou région péri-apicale. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 215
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    III.A. L'apex radiculaire La dentine de la région apicale, moins tubulée, et plus régulière dans sa structure que la dentine coronaire, est plus minéralisée, elle ressemble à la dentine scléreuse. Moins perméable, elle se laisse peu imprégner par les microorganismes ou les irritants chimiques. Elle est traversée par le foramen apical et des canaux latéraux. Le système canalaire se simplifie au niveau apical, le canal principal a une section plus régulière, ce qui permet lors des thérapeutiques endodontiques, la mise en forme géométrique de cette portion. Mais la présence des ramifications en canaux latéraux pose un problème non encore résolu d'une manière satisfaisante. Un peu en deçà de l'apex réel de la dent, le cément péri-radiculaire s'invagine dans le canal tapissant le cône apical. Son sommet matérialise la jonction cémento-dentinaire frontière entre les tissus pulpaires et péri-apicaux, elle se situe entre 0.5 et 1.2mm de l'apex (??? cémentaire apical). L'orifice apical ne siège pas à l'extrémité anatomique (apex RX) de la racine, mais entre 0.46 et 0.78mm de celle-ci, c'est à dire en position latérale (importance thérapeutique) III.B. La pulpe apicale Le tissu pulpaire apical est légèrement différent du tissu pulpaire coronaire et radiculaire. Il contient moins de cellules et est plus fibreux, sa structure se rapproche de celle du ligament péri-radiculaire. On peut imaginer que ce tissu fibreux, riche en glycogène, apte à se reminéraliser rapidement, se comporte comme un obstacle à la progression apicale de l'inflammation pulpaire, et la retarde sans toutefois s'y opposer. Les fibres collagènes du desmodonte peuvent se prolonger dans le canal radiculaire entre vaisseaux et nerfs, la relation tissulaire est donc intime, la thérapeutique devra en tenir compte. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 216
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    III.C. L'os alvéolaire C'est l'os de soutien de la dent, il se développe avec la dent, il croit avec son éruption, il se résorbe avec la perte de l'organe dentaire. Il est l'objet de perpétuels remaniements par les phénomènes simultanés de résorption et d'apposition osseuses. Il est composé de deux parties essentielles: • La corticale alvéolaire interne ou os cribliforme (lamina dura radiologique) et • L'os aléolaire proprement dit. III.C.a. La lamina dura Est criblée d'orifices d'où son nom de lame cribiforme. Les fibres desmodontales y sont ?????? et elle livre passage aux vaisseaux et nerfs venant des espaces médullaires de l'os spongieux sous-jacent. Une rupture de cette lamina dura est l'indice d'une résorption ou d'une déminéralisation. III.C.b. L'os alvéolaire proprement dit Formé de deux parties: • Un os compact cortical formant les tables externes, vestibulaires et linguales et • Un os spongieux à l'intérieur de ces tables. Les corticales sont en continuité avec l'os compact basal du maxillaire et de la mandibule. III.D. Le cément Couche minéralisée, recouvrant toute la surface radiculaire, est un élément essentiel des tissus de soutien de la dent. Le ciment est un tissu protecteur, qui sert d'encrage aux fibres ligamentaires en fibres de Sharpey. Il se dépose d'une manière continue et remodèle la morphologie radiculaire. L'épaisseur moyenne de la couche de cément est de 95 microns à 20ans et 215 microns à 50ans. Il contribue avec le remodelage de l'os alvéolaire à la réparation des pertes de substances, dues à la pathologie infectieuse et inflammatoire, par comblement des lacunes de ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 217
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    résorption et lafermeture des foramens apicaux. Le cément est un élément essentiel dans la réparation des tissus radiculaires et péri-radiculaires après les traitements endodontiques dont l'un des objectifs est de favoriser la formation de néo-cément cicatriciel. Il n'est ni vascularisé, ni innervé, ni intéressé par le drainage lymphatique. Il peut être soit cellulaire, soit acellulaire. Le cément cellulaire recouvre plutôt le tiers apical de la racine. IV Conclusion Les agressions que subit la dent peuvent avoir des répercussions sur les tissus de soutiens. Dans les limites physiologiques, les tissus ont des facultés d'adaptation, le remodelage de l'os alvéolaire, l'apposition cémentaire en sont des exemples. Les résorptions dentinaires péri-apicales sont consécutives à des pathologies pulpaires ou parodontales. Elles sont accompagnées de résorption cémentaires. La lésion est entourée d'un tissu de granulation ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 218
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    15 - Étiopathologiedes desmodontites Plan du document: I. Introduction II. Causes infectieuses 1. L'infection pulpaire 2. L'inoculation septique du desmodonte 3. Toutes les causes d'infections septiques directs du desmodonte par pénétration d'un corps étranger III. Causes physiques IV. Causes chimiques V. Tableau récapitulatif de l'étiologie des desmodontites : 1. Causes infectieuses 2. Causes physiques 3. Causes chimiques VI. Pathogénie I Introduction Les desmodontites sont une réaction inflammatoire du ligament alvéolo-dentaire (LDM) Elle peut être septique ou aseptique (provoquée ou seulement compliquée par des éléments infectieux). Elle peut avoir plusieurs origines, les causes de l'inflammation du desmodonte sont locales, les stimuli locaux sont de trois ordres : infectieux, physique et chimique, il peut se produire une association entre eux. II Causes infectieuses L'espace desmodontal peut être ouvert dans la cavité buccale septique, • Soit au niveau du collet, après destruction de l'attache gingivale de la dent (parodontite) • Soit par voie canalaire lors d'une carie ou d'une fracture pénétrante. Les causes infectieuses des desmodontites tiennent compte de ces éventualités : II.A. L'infection pulpaire Comme à l'apex il n'existe pas de frontière entre la pulpe et le desmodonte, l'infection de la pulpe tend à diffuser et occasionner une desmodontite infectieuse, ce qu'on appele une pulpite purulente totale, mais le plus souvent gangrène pulpaire, cette dernière cause est de beaucoup la plus fréquente. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 219
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    II.B. L'inoculation septiquedu desmodonte Peut avoir lieu au cours des traitements radiculaires, en particulier de celui de la gangrène pulpaire. Des manoeuvres intempestives peuvent être à l'origine des piqûres septiques, de refoulement de débris infectés, de fausses routes, de fractures d'instruments non stériles au-delà de l'apex. Alors on parle de desmodontite iatrogène ou desmodontite secondaires lorsqu'elles surviennent à la suite de ces manoeuvres thérapeutiques. II.C. Toutes les causes d'infections septiques directs du desmodonte par pénétration d'un corps étranger • Piqûre par poil de brosse à dent. • Bourrage alimentaire par défaut ou absence de point de contact inter-dentaire, de lésion du septum inter-dentaire. • Luxation ou fracture ouvrant l'espace desmodontal. • Propagation d'un foyer infectieux voisin : gingivite, parodontite, ostéite, sinusite. III Causes physiques Elles sont exclusivement d'ordre mécanique les traumatismes qu'elles occasionnent sont souvent associés à des infections (contusions, luxations, pénétration de tout corps étranger) Il convient d'ajouter : • Les accidents thérapeutiques endodontiques (débordement de pâtes à canaux, dépassement d'une cône de Gutta) • Dépassement d'instrument • Troubles de l'occlusion et de l'articulation trop souvent en rapport avec les surocclusions déterminées par des restaurations coronaires mal-équilibrées. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 220
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    IV Causes chimiques Elles sont médicamenteuses et relèvent des traitements chimiques endodontiques. Toute substance utilisée dans ces traitements est susceptible de déterminer une desmodontite si son application ou sa dose n'est pas respectée, que ce soit l'AS2O3, le formol, le crésol, les hypochlorites…etc. Toute fois, il faut considérer un double problème : celui de la toxicité du médicament et de la tolérance du malade. Avec les pâtes à canaux l'irritation médicamenteuse se surajoute souvent à l'irritation mécanique. V Tableau récapitulatif de l'étiologie des desmodontites : V.A. Causes infectieuses • Infection pulpaire : pulpites totales, gangrène pulpaire • Traitements radiculaires : • Piqûres apicales par instruments • Refoulements septiques • Fausses routes • Pénétration : d'un corps étranger (lésion du septum) • Piqûres (poil de brosse à dents) • Luxations ou fractures • Propagation d'un foyer infectieux autre qu'infection pulpaire V.B. Causes physiques • Contusions, luxations • Pénétration d'un corps étranger • Traitement radiculaire : dépassement de pâte, de cône • Manoeuvres opératoires brutales • Traumatismes occlusaux • Causes chimiques ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 221
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    V.C. Causes chimiques • Médicaments : AS2O3, Formol, Créosol VI Pathogénie Au niveau d'un tissu conjonctif, tous les facteurs étiologiques cités précédemment, sont susceptibles d'engendrer une inflammation, en l'occurrence une desmodontite. La desmodontite débute toujours de la même manière avec un caractère aigu. Selon l'intensité du facteur étiologique, la réaction inflammatoire peut être ou bien paraître aiguë avec la clinique correspondante, ou bien, si la cause a une faible puissance, passer inaperçue. Si la cause persiste, l'inflammation devient chronique. On peut assister à l'atténuation des phénomènes aigus et au passage à la chronicité ou à la guérison, ou à l'inverse il peut se produire un réchauffement et la desmodontite chronique devient aiguë. L'apparition de facteurs étiologiques supplémentaires, peut entraîner le réchauffement d'une desmodontite chronique: trouble occlusal ou blessure du desmodonte péri-apical lors d'un parage canalaire. Les facteurs étiologiques peuvent être regroupés selon leur nature, leur mode d'action et par la suite selon la réaction aiguë ou chronique qu'ils déclenchent. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 222
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    16- Desmodontites formesaigues Plan du document: I. Définition II. Anatomie pathologique 1. Physiologie pathologique III. Symptomatologie 1. Signes physiques 2. Signes fonctionnels 1. Douleurs spontanées 1. Caractère de la douleur 2. Intensité 2. Douleurs provoquées 1. Elévation de température 2. Les efforts 3. Etat congestif général 4. Toute pression sur la dent 3. Signes généraux IV. Formes cliniques 1. Desmodontites aiguës; complications des gangrènes pulpaires 2. Desmodontite aiguë; complication des traitements de canaux 3. Desmodontite aiguë d'origine médicamenteuse V. Diagnostic 1. Interrogatoire 2. Examen du malade 3. Diagnostic positif 4. Diagnostic différentiel 1. Avec d'autres maladies dentaires 2. Avec des maladies extradentaires VI. Évolution et pronostic 1. Vers la cavité buccale 2. Vers les tissus péribuccaux 3. Vers le sinus maxillaire VII. Indications thérapeutiques 1. Cas de desmodontite aiguë primaire accidentelle 2. Cas de desmodontite aiguë secondaire I Définition C'est l'inflammation et la congestion du ligament alvéolo-dentaire, elle se présente sous 2 formes: • Forme primaire: de cause accidentelle, évoluant vers la guérison. • Forme secondaire: qui dure tant que sa cause persiste (gangrène pulpaire). ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 223
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    II Anatomie pathologique - Congestion et inflammation aiguë de tout tissu conjonctif. - Après l'oedème vient l'abcès provoquant une destruction du tissu ligamentaire. - Élimination du pus vers l'extérieur par une fistule ce qui diminution du caractère aigu et le passage à la chronicité. La fistulisation peut se faire au dépend de l'os alvéolaire, de la gencive ou du desmodonte. - Diffusion sceptique: Vers les tissus avoisinants (cellulites, ostéite) Par voie sanguine (septicémie) Par voie lymphatique (adénite). • Physiologie pathologique L'espace desmodontal comporte des parois rigides: racine de la dent et os alvéolaire. Dans la desmodontite aiguë, à cause de l'oedème la dent égresse un peu de l'alvéole induisant une mobilité relative de la dent. L'oedème provoque des douleurs par compression des fibres nerveuses ce qui entraînera un arrêt réflexe et spontané de la mastication. III Symptomatologie Les symptômes sont essentiellement locaux (physiques et fonctionnels), des signes généraux peuvent exister. III.A. Signes physiques • Rougeur très nette de la gencive vestibulaire. • Présence de tartre frais dû à la mobilité douloureuse de la dent atteinte. • Mobilité transversale légère. III.B. Signes fonctionnels III.B.a. Douleurs spontanées 1 Caractère de la douleur - La douleur est continue (quelle qu'en soit l'intensité), lancinante et pulsatile. - Commence progressivement mais ne s'arrête jamais. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 224
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    - Résiste auxantalgiques courants. 2 Intensité - Variable: de simple gêne à une douleur intolérable. - Peut être aiguë, subaiguë ou suraiguë selon l'oedème. - La douleur peut s'irradier selon les localisations. III.B.b. Douleurs provoquées 1 Elévation de température Boisson chaudes provoque un afflux de sang instantané induisant une congestion rapide et compression des fibres nerveuses se traduisant par une douleur. La chaleur de l'oreiller agravé par la position en décubitus induisent aussi la douleur. 2 Les efforts Le fait de courir, de monter rapidement un escalier...etc, représentent des facteurs déclenchants de la douleur. 3 Etat congestif général État prémenstruel. 4 Toute pression sur la dent - Contact avec la dent antagoniste. - Simple frôlement de la langue. - Aliments un peu durs. - Traction d'un crochet d'une prothèse mobile. - Évitant tout contact interdentaire, le patient reste la bouche entrouverte et bave. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 225
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    III.C. Signes généraux • La douleur épuise le malade, il ne dort plus. • L'état général peut être atteint: malade fatigué, teint altéré et yeux cernés. • État aggravé par l'abus d'antalgiques. • Adénopathie dans le territoire ganglionnaire correspondant à la dent. IV Formes cliniques IV.A. Desmodontites aiguës; complications des gangrènes pulpaires Elles s'observent lorsqu'il n'y a pas de drainage canalaire. C'est dont la complication des: • Gangrènes fermées. • Gangrènes indirectement ouvertes. • Gangrènes ouvertes refermées accidentellement ou par erreur diagnostic ou thérapeutique. • Gangrènes fermées laissées ouvertes par erreur thérapeutique (surinfection). IV.B. Desmodontite aiguë; complication des traitements de canaux Traumatismes apicaux au cours d'une intervention endodontique (piqûre par tire-nerf ou broche, débordement de pâte) Résultat d'un phénomène biologique post opératoire (rupture d'équilibre) Obturation incomplète (espaces vides colonisés par les germes), gangrène fermée. IV.C. Desmodontite aiguë d'origine médicamenteuse • Conséquence possible des pulpotomies, des pulpectomie et des traitements de gangrènes. • Pansement dévitalisant et antiseptique irritants. • Les antiseptiques volatils utilisés en endodontie, exemple: l'excès de formol. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 226
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    V Diagnostic V.A.Interrogatoire L'interrogatoire suffit souvent à poser le diagnostic. Les signes subjectifs retrouvés : • Sensation de dent longue. • Douleurs à la pression. • Douleurs continues, aggravées par la chaleur. • Douleurs intenses localisées ou irradiées. V.B. Examen du malade • L'examen et l'inspection sont pratiqués sans que le miroir heurte la dent. • Rechercher la présence unilatérale de tartre. • Rechercher les causes possibles d'une desmodontite: • Dent couronnée. • Traumatisme avec ou sans ecchymose gingivale. • Tassement alimentaire. • Poche parodontale…etc. • La percussion transversale et axiale de la dent à comparer avec les dents voisines ou antagonistes. • Rechercher l'absence de vitalité pulpaire (test au froid). • Radiographie: nécessaire pour la mise en évidence d'un foyer apical chronique réchauffé. V.C. Diagnostic positif • Douleur spontanée continue, tenace, lancinante, souvent irradiée, rebelle aux antalgiques. • Douleur provoquée par toute pression. • Légère mobilité. • Augmentation des douleurs spontanées au contact du chaud. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 227
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    • Présence detartre frais sur la dent et ses voisines. • Parfois le malade ne ferme pas la bouche et bave. • Radiographie: desmodonte élargi ou foyer apical chronique (réchauffé). V.D. Diagnostic différentiel V.D.a. Avec d'autres maladies dentaires • Les pulpites: douleurs spontanées intermittentes accentuées par le froid. • Le syndrome du septum interdentaire. V.D.b. Avec des maladies extradentaires Les sinusites maxillaires aiguës (palpation douloureuse de la base du sinus) VI Évolution et pronostic La desmodontite aiguë primaire disparaît spontanément en quelques jours, si elle est due à un facteur étiologique unique (accident). La guérison est retardée si le desmodonte est déjà enflammé. Dans les desmodontites aiguës secondaires, l'inflammation ne disparaîtra pas spontanément et se passent à des desmodontites chroniques réchauffées. Dans ce cas l'évolution se fera vers la suppuration puis la diffusion du pus vers l'extérieur: • Abcès superficiel (parulie), s'ouvre sur la gencive. • Évacuation dans des zones plus profondes. VI.A. Vers la cavité buccale Le plus souvent dans le vestibule, par l'intermédiaire d'une fistule, par 3 voies possibles: • À travers la table alvéolaire la plus mince puis la gencive. • Le long de l'espace desmodontal jusqu'au collet. • Par le canal radiculaire, après trépanation et ouverture de la chambre pulpaire. VI.B. Vers les tissus péribuccaux • Diffusion vers les espaces celluleux maxillo-faciaux et se complique de cellulites aiguës. • Diffusion vers le tissu osseux donnant des ostéites. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 228
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    Cellulites et lesostéites peuvent fistuliser soit dans la cavité buccale, soit à la peau. VI.C. Vers le sinus maxillaire Les dents antrales (prémolaires et molaires supérieures) peuvent évacuer leur pus dans le sinus maxillaire lorsque l'espace osseux séparant les apex du sinus est mince: sinusite maxillaire. VII Indications thérapeutiques C'est un traitement d'urgence. VII.A. Cas de desmodontite aiguë primaire accidentelle • Surveiller l'évolution de l'inflammation et attendre la guérison. • S'il existe un trouble occlusal, un contact prématuré, on le supprime par le meulage. VII.B. Cas de desmodontite aiguë secondaire • Supprimer la cause persistante (gangrène). • Application locale, intracanalaire, de Flagyl ® (metronidazole) car elle réduit les douleurs dès la 4ème heure. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 229
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    17 - Desmodontitesformes chroniques Plan du document: I. Définition II. Étiologie III. Les différentes formes de desmodontites chroniques 1. Desmodontite chronique simple (fibreuse) 1. Définition 2. Anatomie et physiologie pathologique 3. Symptomatologie 4. Examen radiologique 5. Évolution et pronostic 2. Desmodontite chronique hyperplasique 1. Le granulome 1. Définition 2. Anatomie pathologique 3. Bactériologie 4. Histopathologie 1. Le granulome simple 2. L'épithélio-granulome 5. Symptomatologie 1. Examen clinique 2. Examen radiologique 3. Diagnostic positif 4. Diagnostic différentiel 6. Évolution et pronostic 7. Indications thérapeutiques 2. Le kyste radiculo-dentaire 1. Définition et étiologie 2. Aspect macroscopique 3. Histopathologie et bactériologie 4. Symptomatologie 5. Examen radiologique 6. Évolution 3. Desmodontite chronique suppurée (abcès péri-apical chronique ou fistule) 1. Définition de la fistule 2. Pathogénie 3. Symptomatologie 4. Radiographie I Définition ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 230
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    La desmodontite chroniqueest une réponse de défense du tissu conjonctif desmodontal face à une agression répétée ou continue de faible intensité. Sa particularité est qu'elle est asymptomatique. II Étiologie Elle est due au passage continu d'éléments divers (infectieux, physiques, chimiques, et médicamenteux, cf. cours "Étiopathogénie des desmodontites") du canal radiculaire vers le desmodonte avec une faible intensité. III Les différentes formes de desmodontites chroniques La réaction se présente sous 3 aspects principaux: • Desmodontite chronique simple (fibreuse) • Desmodontite chronique hyperplasique (granulome, kyste) • Desmodontite chronique suppurée (abcès péri-apical chronique ou fistule) III.A. Desmodontite chronique simple (fibreuse) III.A.a. Définition C'est une inflammation partielle péri-apicale d'origine canalaire. III.A.b. Anatomie et physiologie pathologique - Le tissu desmodontal subit une différenciation cellulaire en tissu de granulation puis en fibrose. - L'inflammation provoque l'interruption de la cémentogenèse et de l'ostéogenèse ce qui provoque disparition de la lamina dura. - Augmentation de l'espace desmodontal. - Possibilité d'hypercémentose. III.A.c. Symptomatologie - Presque inexistante. - Dent légèrement mobile. - La dent peut être grisâtre (gangrène). - Le patient peut ressentir une légère douleur à la pression. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 231
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    III.A.d. Examen radiologique • Espace desmodontal élargi (surtout apical). • Disparition de l'image de la lamina dura. • Hypercémentose ou apex érodé. • Les limites et les contours de l'image sont flous. III.A.e. Évolution et pronostic • Statu quo, maintien de la chronicité. • Apparition d'une desmodontite aigue secondaire. • Possibilité de bactériémie, et d'infection focale. • Le silence est dangereux. III.B. Desmodontite chronique hyperplasique III.B.a. Le granulome 1 Définition C'est une réaction de défense contre l'envahissement de l'organisme par les germes, elle est associée à une réaction immunitaire retardée, contre le contenu canalaire. Situé très souvent à l'orifice du canal radiculaire (au niveau de l'espace de black), il peut être situé latéralement sur la racine, en regard d'un canal pulpaire supplémentaire. Dans la région inter radiculaire des molaires, il est au confluent d'un canal accessoire anormal. 2 Anatomie pathologique - Masse charnue, rouge foncée. - Contient plusieurs sortes de cellules inflammatoires, surtout celles immuno-compétantes (lymphocytes) - Adhère au cément radiculaire. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 232
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    - Lyses cémentaireset radiculaires fréquentes. - Creuse une logette à parois irrégulières dans l'os. 3 Bactériologie Dans 80% des cas le granulome ne renferme pas d'éléments infectieux. On dit que c'est un cimetière à microbes. 4 Histopathologie Selon Fish, il existe 4 zones concentriques dans une coupe de granulome: • Zone I : Zone de nécrose ou d'infection. • Zone II : Zone de contamination. • Zone III : Zone d'irritation. • Zone IV : Zone de stimulation. On distingue des granulomes simples et des épithélio-granulomes. 1 Le granulome simple À la structure du tissu de granulation, provoqué par l'inflammation subaiguë. Il est constitué par une réaction vasculaire accompagnée de fibres nerveuses, et par une prolifération fibroblastique du tissu conjonctif de soutien, et par la présence d'une infiltration de leucocytes et de plasmocytes. Selon son évolution, le granulome peut être hémorragique, oedémateux, abcédé, ou en voie de dégénérescence hyaline ou graisseuse, avec des cristaux de cholestérine. 2 L'épithélio-granulome Constitué par les même éléments que le granulome simple, mais en plus, d'amas ou d'un réseau de cellules épithéliales. 5 Symptomatologie 1 Examen clinique • Signes subjectifs: • Sensation de dent plus longue. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 233
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    • Sensation degêne plutôt que de douleur. • Inspection: • Rougeur vestibulaire en regard de l'apex. • Éventuelle coloration grisâtre de la dent. • Palpation: • La pression exercée par l'index (ou boulette de coton) dans la région apicale peut faire apparaître le signe du godet témoin d'un oedème. • Présence possible d'une voussure dure, du volume d'une lentille dans la région apicale vestibulaire qui est une lésion inflammatoire réactionnelle du périoste. • Percussion axiale: - Son plus net que celui obtenu sur les dents voisines. - Engendre rarement une sensibilité. - Possibilité d'une légère mobilité. • Percussion transversale: Perception par l'index placé dans le vestibule d'un "choc de retour" par la pulpe, et ce signe n'est possible que si le granulome est sous muqueux (impossible au niveau des molaires). 2 Examen radiologique Il est essentiel et impératif. Image radio claire le plus souvent au niveau péri-apical, dont le diamètre ne dépasse pas 5mm, avec un contour plus ou moins net. Lorsque le contour est flou, cela est le résultat d'une légère décalcification osseuse suite à une poussée inflammatoire aiguë ou suppurée du granulome. Lorsque le granulome est ancien, il peut être entouré d'une zone radio opaque de sclérose osseuse. Montre des facteurs étiologiques tels que: caries, fractures, mauvais traitement canalaire ou un trajet fistuleux. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 234
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    3 Diagnostic positif • La présence d'une dent décolorée ou d'une fistule. • La vitalité pulpaire est négative. • Rechercher les signes cliniques du granulome. • Faire une radiographie rétro-alvéolaire (petite lésion, radio-claire, à contour plus ou moins net) 4 Diagnostic différentiel Se fait avec: • Le kyste. • L'ostéite raréfiante. • L'énostose. Il est difficile de différencier un granulome simple d'un épithélio-granulome, autrement que par l'histologie. 6 Évolution et pronostic • Le granulome persiste et diffuse tant que l'infection canalaire existe. • L'épithélio-granulome peut évoluer en kyste, et cette transformation est impossible à diagnostiquer au début que par l'histologie. • Le granulome peut évoluer vers la desmodontite aiguë secondaire, suite à une réactivation inflammatoire. • L'évolution vers la suppuration (fistulisation ou cellulite). 7 Indications thérapeutiques Le traitement est étiologique. Le granulome disparaît et le desmodonte guérit par la suppression de l'infection et de tous les sous-produits microbiens (enzymes et toxines). En cas d'échec, ne pas tenter l'extraction, car il y'a possibilité de résection apicale. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 235
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    III.B.b. Le kysteradiculo-dentaire 1 Définition et étiologie C'est un sac à paroi épithéliale accroché à l'apex d'une dent, il est considéré comme tumeur bénigne. Il résulte de l'évolution possible d'un épithélio-granulome. 2 Aspect macroscopique C'est une cavité centrale variant du volume d'un petit pois à celui d'un oeuf de poule. La paroi kystique adhère à l'apex de la dent mais pas au tissu osseux (contact seulement). L'intérieur du kyste contient un liquide variable: • Séreux avec paillettes de cholestérine. • Séro-purulent ou bouillie purulente (couleur brune dans les kystes infectés) 3 Histopathologie et bactériologie Le kyste radiculo-dentaire comporte trois couches bien distinctes: • La couche interne: c'est une bordure épithéliale malpighienne pluristratifiée de type atrophique ou hypertrophique (les polynucléaires y sont nombreux). • La couche intermédiaire: est constituée par du tissu conjonctif lâche, vascularisé et innervé, et présente un infiltration inflammatoire (les monocytes y sont nombreux). • La couche périphérique: est fibreuse, dense, et pauvre en cellules, riche en fibres de collagène. 4 Symptomatologie En général sans symptômes. Dent causale silencieuse (gangrène) Signe clinique pathognomonique est le déplacement radiculaire visible lorsque le kyste se développe entre deux dents monoradiculées. Cliniquement le kyste passe par 3 phases: ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 236
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    • Phase delatence: C'est le stade de l'épithélio-granulome, dont la transformation kystique se fait en silence. Il est découvert fortuitement lors d'une radiographie. • Phase de transformation kystique: On retrouve l'existence d'une voussure en regard de la dent (vestibulairement), et une légère douleur à la pression lors de la palpation, avec sensation d'une balle en celluloïd (ping-pong) qui se déprime et revient sur elle-même, c'est la crépitation parcheminée. • Phase d'extériorisation: Au cours de cette phase on aura la destruction totale de la table osseuse et la muqueuse gingivale recouvrant le kyste devient bleuâtre. 5 Examen radiologique Image radio-claire de forme arrondie à limites nettes et régulières avec des dimensions variant de 0.5cm jusqu'à une balle de tennis. 6 Évolution Elle est continue et très lente, peut durer des années. Il refoule toutes les formations anatomiques voisines (dents, plancher du sinus, canal dentaire inférieur, vaisseaux…) La guérison ne se fait qu'après énucléation complète. III.C. Desmodontite chronique suppurée (abcès péri-apical chronique ou fistule) III.C.a. Définition de la fistule C'est un trajet infectieux avec un orifice d'évacuation du pus venant de l'os alvéolaire. Il peut s'ouvrir soit: • À la muqueuse gingivale par une fistule gingivale. • Dans une cavité naturelle de la face (plancher des fosses nasales, de l'orbite, du sinus) on parle d'emphysème. • À la peau, on parle d'une fistule cutanée. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 237
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    III.C.b. Pathogénie C'estun canal pathologique de nature fibreuse. Le périoste est soulevé par le pus, ce qui provoquera une perforation et un écoulement du pus. Suite à cette perforation la virulence microbienne est atténuée (granulome ouvert) L'embouchure à l'aspect d'un petit mamelon rougeâtre au milieu d'une muqueuse congestionnée. III.C.c. Symptomatologie Fistule silencieuse, elle n'est pas remarquée par le patient. L'aspect de l'orifice fistulaire est très varié: • Au niveau gingival: Petite saillie rouge foncée. Simple fente. Papille ou pédicule allongé, flexible. • Au niveau cutané: Orifice avec un aspect irrégulier, entouré d'une zone oedémateuse et congestionnée. III.C.d. Radiographie Confirmation de la dent ou de la racine causale grâce au cathétérisme du trajet fistulaire, et l'obtention d'une image radio-opaque. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 238
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    18- La pulpotomie Plan du document: I. Définition II. Indications 1. La pulpotomie sous anesthésie (dentinogène) 2. Pulpotomie après escarrification cémentogène III. Principes IV. Spécificité de chaque type de pulpotomie 1. La pulpotomie dentinogène 2. La pulpotomie cémentogène V. Technique 1. Radiographie préalable 2. Anesthésie 3. Champs opératoire 4. Curetage dentinaire 5. Ouverture de la chambre pulpaire 6. Pulpotomie proprement dite 1. Sur monoradiculées 2. Sur pluriradiculées 7. Séchage et hémostase 8. Pose du produit de coiffage et restauration VI. Evolution et pronostic 1. Pulpotomie dentinogène 1. Contrôle clinique 2. Contrôle radiologique 2. Pulpotomie cémentogène 1. Contrôle clinique 2. Contrôle radiologique 3. Contrôle histologique VII. Pulpotomie totale I Définition La pulpotomie est une intervention qui consiste à pratiquer, à un niveau choisi,la section de la pulpe, à éliminer la partie amputée et à placer au contact du moignon pulpaire radiculaire restant, une substance capable de permettre une obturation calcique naturelle du canal, dentinaire ou cémentaire selon le cas. A part les cas où l'intervention est pratiquée sur une monoradiculée immature, la pulpotomie est le plus souvent réalisée sur des multiradiculées pour deux raisons: Ces dents présentent une limite réelle entre la chambre pulpaire et les canaux: le plancher pulpaire avec les orifices des canaux; : • Les monoradiculées ont une morphologie canalaire rectiligne qui autorise une exécution facile de ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 239
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    la pulpotomie, alorsque les multiradiculées présentent une morphologie canalaire complexe. Il existe deux sortes de pulpotomie: • La pulpotomie sous anesthésie --- > cicatrisation dentinaire; • La pulpotomie sous escarrification --- > cicatrisation cémentaire. II Indications II.A. La pulpotomie sous anesthésie (dentinogène) Contre indication du coiffage pulpaire: • Dénudation pulpaire très étendue ; • Pénétration accidentelle d'une fraise ou d'un excavateur dans la pulpe avec dilacération tissulaire importante et inoculation septique massive ; • Perte de substance entraînant une mise à nue de la pulpe avec impossibilité technique de faire un coiffage (ex: traumatisme dentaire ---> fracture coronaire avec exposition pulpaire). Pour un motif prothétique dans la préparation des moignons coronaires, cela évite la dévitalisation et les risques qu'elle comporte (ces indications sont restées plus théoriques que réelles). II.B. Pulpotomie après escarrification cémentogène • La non infection de la pulpe (sauf pulpites partielles ou chroniques, partielles fermées); • Morphologie des canaux radiculaires; • Les contres indications des thérapeutiques dentinogènes sous anesthésie. III Principes • L'amputation exige une section franche et l'élimination de la pulpe camérale; • L'emploi d'instruments très tranchants:fraises neuves et excavateurs; • La limite de l'amputation est non seulement anatomique, mais aussi opératoire et technique, pour permettre la tenue du produit de coiffage du moignon radiculaire. IV Spécificité de chaque type de pulpotomie IV.A. La pulpotomie dentinogène ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 240
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    Sous anesthésie, appeléesaussi "amputation vitale", il s'agit d'un coiffage pulpaire mais de la seule pulpe radiculaire, elle repose sur les mêmes bases physiologiques. Le produit de coiffage: hydroxyde de calcium Ca(OH)2 ou MTA (Minerale Trioxyde Aggrégate), procure le processus cicatriciel. IV.B. La pulpotomie cémentogène Pratiquée après escarrification puis momification de la pulpe, l'anhydride arsénieux nécrose la pulpe sans la détruire, la trame tissulaire est respectée, mais il convient de fixer la pulpe avec le trioxyméthylène, certains auteurs ne fixe pas, ils coiffent directement la pulpe avec des pâtes antiseptiques: pâte eugénol-oxyde de Zinc seule ou additionnée d'aristol. Cette pulpotomie très ancienne permet la meilleure cémentogenèse cicatricielle apicale. V Technique La pulpotomie est pratiquée en une seule séance quand elle est faite sous anesthésie, et elle est précédée par une séance de mise en place de l'escharotique quand elle est pratiquée après escarrification. V.A. Radiographie préalable La pulpotomie est un acte de chirurgie pulpaire, et la radiographie est nécessaire avant toute pulpotomie, de façon à bien posséder les références anatomiques à partir desquelles on pratiquera l'amputation. V.B. Anesthésie Locale ou régionale, réalisée avant la mise en place du champ. V.C. Champs opératoire La pose de la digue et le respect des règles d'asepsie sont obligatoire. V.D. Curetage dentinaire S'il est nécessaire, il doit être total, il convient de chercher le cri dentinaire qui est pratiqué à l'excavateur à sec. V.E. Ouverture de la chambre pulpaire Elle se fait selon les règles habituelles à cet acte. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 241
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    V.F. Pulpotomie proprementdite V.F.a. Sur monoradiculées On utilise une fraise boule de diamètre supérieur à celui du canal (n°8 ), l'action sécante portée sur la pulpe et la dentine pour créer un moignon pulpaire net entouré d'un épaulement, pratiquer l'hémostase après nettoyage à la curette puis lavage au sérum physiologique ou eau oxygénée. V.F.b. Sur pluriradiculées Elle se fait en deux temps: Eliminer la pulpe camérale avec une fine fraise boule (n° 7, 8 ou 9). Après, éviction de la pulpe hachée à l'aide d'un excavateur à tige longue. Avec une fraise plus petite, on prépare une cavité profonde de 2 ou 3mm à l'orifice de chaque canal. V.G. Séchage et hémostase Sous anesthésie, il existe une véritable hémorragie, laver la chambre pulpaire puis compression à l'eau oxygénée. Après escarrification, il existe un suintement que l'on absorbe avec une boulette de coton. V.H. Pose du produit de coiffage et restauration On recouvre les moignons pulpaires et le petit épaulement avec la pâte adéquate en la foulant au contact de la pulpe. Sous anesthésie: hydroxyde de calcium recouvert d'un ciment du commerce (ZnO). Après escarrification: pâte formolée type Robin ou Trio qui servir d'obturation provisoire quand elle durcit. VI Evolution et pronostic VI.A. Pulpotomie dentinogène VI.A.a. Contrôle clinique La durée d'application du coiffage est de 6 à 9 mois pour la fermeture dentinaire et pour envisager la restauration, l'échec peut se traduire par une évolution vers ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 242
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    la gangrène. VI.A.b.Contrôle radiologique C'est le seul test vrai du succès, on note une apposition minérale: barrière radio opaque entre l'hydroxyde de calcium et la pulpe (fermeture de la plaie pulpaire), si la racine est immature, elle évolue vers la fermeture apicale. Si la barrière n'apparaît pas: échec du traitement, il faudra faire un traitement radiculaire total. VI.B. Pulpotomie cémentogène VI.B.a. Contrôle clinique S'il y'a échec, il est dû à l'infection et aboutit à une affection périapicale. VI.B.b. Contrôle radiologique Il accompagne le contrôle clinique à long terme. La cémentogenèse est lente.Si à 6 mois il n'existe aucune image pathologique, on peut estimer une évolution favorable. VI.B.c. Contrôle histologique Après momification, on note après plusieurs années l'oblitération du tiers apical par une substance minérale radio opaque: c'est le cément tertiaire. VII Pulpotomie totale Appelée: “biopulpotomie” ou “nécropulpotomie”, c'est une pulpectomie subtotale (on laisse 3à 5 mm de pulpe radiculaire), c'est une intervention qui a le mérite de ne pas intervenir dans la zone incertaine et dangereuse du delta apical et du péri apex. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 243
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    19 - Traumatismesdentaires Plan du document: I. Introduction II. Traumatismes des tissus durs de la dent 1. Etiologie 2. Classifications 1. la classification de Ellis 2. La classification officielle de l'OMS: rapportée par J.O.Andreasen 3. La classification de Vaneck 1. La classification globale 2. La classification détaillée 3. Mécanisme d'action des traumatismes dentaires 4. Examen clinique du traumatisme dentaire 1. Anamnèse 2. Examen clinique 1. Examen des dents 2. Tests de vitalité 3. Examen radiographique 5. Formes cliniques 1. Fêlures de l'émail 2. Fractures coronaires 1. Fractures amélaires 2. Fractures amélo-dentinaires sans exposition pulpaire 3. Fractures amélo-dentinaires avec exposition pulpaire 3. Fractures corono-radiculaires 4. Fractures radiculaires III. Traumatismes des tissus de soutien de la dent 1. Classification 2. Examen clinique 1. Contusion 2. Subluxation 3. Luxation en ingression 4. Luxation en égression 5. Luxation latérale 6. Luxation complète (expulsion de la dent) IV. Traumatismes des tissus gingivaux V. Conclusion I Introduction Les traumatismes dentaires sont du à des chocs directs et indirects sur l'étage inférieur de la face. Ils sont plus ou moins fréquents, surtout chez l'enfant entre 5 et 11 ans. Leurs étiologies sont diverses et leurs formes cliniques nombreuses. Le traumatisme peut concerner une ou plusieurs dents de façon isolée ou les dents avec l'os alvéolaire et les tissus mous. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 244
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    II Traumatismes destissus durs de la dent II.A. Etiologie Les traumatismes peuvent être provoqués par plusieurs facteurs, qui sont: • - les rixes, • - les chutes, • - les anomalies dentaires telle que la dysplasie de l'émail, • - les traumatismes iatrogènes II.B. Classifications Il existe plusieurs classification des traumatismes citons: II.B.a. la classification de Ellis Qui a longtemps servi de référence. II.B.b. La classification officielle de l'OMS: rapportée par J.O.Andreasen • 1- Fêlures énamélaires • 2- Fractures coronaires simples • 3- Fractures coronaires compliquées • 4- Fractures corono-radiculaires simples • 5- Fractures corono-radiculaires compliquées • 6- Fractures radiculaires II.B.c. La classification de Vaneck Que nous retenons, cette classification lie les considérations anatomiques et thérapeutiques, et elle présente 2 formes; la globale et la détaillée. 1 La classification globale • Classe I : fêlures coronaires • Classe II : fractures coronaires sans exposition pulpaire • Classe III : fractures coronaires avec exposition pulpaire ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 245
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    • Classe IV: fractures coronaires complètes • Classe V : fractures corono-radiculaires • Classe VI : fractures radiculaires • Classe VII : luxations • Classe VIII : avulsions. 2 La classification détaillée Chaque classe de Vaneck …(à compléter)……….divisions établies selon des critères qui sont surtout cliniques. II.C. Mécanisme d'action des traumatismes dentaires Les traumatismes peuvent être directs ou indirects. Parmi les traumatismes directs, on peut citer; la chute de l'enfant avec des chocs contre le sol ou encore ceux dus à un objet en mouvement, qui heurte les dents. Les traumatismes indirects surviennent par exemple à la suite d'un choc de la mandibule contre un objet dur, l'impact se transmet de l'arcade inférieure avec comme résultat final une fracture au niveau des incisives. II.D. Examen clinique du traumatisme dentaire II.D.a. Anamnèse Il est conseillé de poser des questions dans l'ordre suivant: • Généralités: nom, prénom, âge,….etc. • Où et comment s'est produit le traumatisme, • Renseignements sur d'éventuels traitements déjà effectués, • Renseignements sur les complications, • Douleur spontanée, • Évaluation des réactions aux stimulations thermiques, • Troubles éventuels de la mastication. II.D.b. Examen clinique Recherche des lésions de la muqueuse buccale et la nature de ces lésions, Contrôle des déplacements dentaires, ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 246
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    Contrôle de l'occlusion, Contrôle de la mobilité, Réaction de la dent à la percussion. 1 Examen des dents L'examen des fractures coronaires permet de différencier une classe II d'une classe III de Vaneck. Les troubles de l'occlusion peuvent être le signe d'une fracture du maxillaire supérieur ou inférieur. La mobilité horizontale et verticale des dents doit être évaluée. Si la mobilité axiale est importante, le paquet vasculo-nerveux est probablement rompu. Lors des fractures radiculaires, la dent est d'autant plus mobile, que la fracture est plus coronaire. 2 Tests de vitalité Ils sont fondamentaux pour établir un diagnostic correct et un plan de traitement adéquat. Les tests les plus fiables sont: • La gutta percha chaude, • Le chlorure d'éthyle, • La glace, • Les stimuli électriques. NB Lors de la période post traumatique immédiate, y'a absence de réponse à tous les stimulations pulpaires, il existe une sidération pulpaire qui accompagne toujours un traumatisme. Il faut répéter les tests de vitalité après un certain délai, ils sont souvent positifs. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 247
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    II.D.c. Examen radiographique Il est indispensable pour un diagnostic exact, il existe 2 types: • Les radiographies extra-buccales: la plus utilisée est la radiographie panoramique. • Les radiographies intra-buccales: sont les plus importantes, elles peuvent être rétroalvéolaires ou concerner le plan occlusal. A l'examen radiographique, il faut faire attention au stade de développement de la racine surtout pour les incisives centrales et latérales supérieures. La radiographie permet d'étudier en particulier la forme et l'extension de la chambre et des cornes pulpaires, et permet la comparaison des résultats à long terme. II.E. Formes cliniques II.E.a. Fêlures de l'émail Ce sont des fissures de l'émail, mises en évidence par transillumination (éclairage convenable, le faisceau lumineux est parallèle au grand axe de la dent). - - pas de douleurs, - - test de vitalité pulpaire positif - - ces fêlures peuvent être associées à d'autres types de lésions, - - la perte de vitalité pulpaire est exceptionnelle. II.E.b. Fractures coronaires 1 Fractures amélaires Il s'agit souvent d'un angle mésial ou distal d'une incisive n'intéressant que l'émail. - Pas de douleurs, - Tests de vitalité pulpaire positifs - Pas de mobilité dentaire, - Pas de trouble de l'occlusion. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 248
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    2 Fractures amélo-dentinairessans exposition pulpaire C'est des fractures intéressant l'émail et la dentine, mais sans exposition pulpaire. - Douleurs aux variations thermiques, - Tests de vitalité pulpaire positifs, - La radiographie montre un trait de fracture qui ne passe pas par la pulpe. 3 Fractures amélo-dentinaires avec exposition pulpaire Participation de l'émail, de la dentine avec exposition pulpaire. - - Douleurs aux variations thermiques, - - Point hémorragique, qui met en évidence la dénudation pulpaire, - - Tests de vitalité positifs - - La radiographie met en évidence l'exposition pulpaire. II.E.c. Fractures corono-radiculaires Le trait de fracture est oblique, intéresse la couronne et la racine. - Douleurs aux variations thermiques, - Saignement, - A la radiographie, le trait de fracture passe par la couronne et la racine. II.E.d. Fractures radiculaires La fracture radiculaire est le plus souvent observée sur une dent mature après un choc horizontal. Elle correspond à la classe VI de Vaneck. A l'examen clinique, la dent peut paraître en position normale ou extrusée ou déplacée. Ces fractures peuvent être associées à des traumatismes alvéolaires à des fractures coronaires et/ou à une atteinte des tissus mous. Le test de vitalité pulpaire au froid peut être positif ou négatif. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 249
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    Dans ce derniercas la pulpe est en sidération, juste après le traumatisme. Il est nécessaire de revoir le malade une semaine plus tard et de reprendre le test de vitalité pulpaire. Le test à la percussion est positif. Le degré de mobilité dépend: - De la sévérité du traumatisme, - De la localisation du trait de fracture, - Le trait de fracture est situé: • au tiers coronaire, • au tiers moyen, • au tiers apical. Si le trait de fracture est situé au tiers coronaire, la mobilité est importante, s'il est situé au tiers apical, la dent présente peu ou pas de mobilité. L'examen radiographique est un examen indispensable, il permet: - D'évaluer l'âge physiologique de la dent traumatisée, ce qui est capital chez l'enfant pour le diagnostic, la thérapeutique et le pronostic; - De mettre en évidence d'éventuelles lésions radiculaires ou parodontales. - Le test de vitalité pulpaire peut être positif ou négatif. III Traumatismes des tissus de soutien de la dent III.A. Classification Les traumatismes des tissus parodontaux peuvent être classés comme suit: • Contusion dentaire, • Subluxation, • Luxation en ingression • Luxation en égression, • Luxation latérale, • Luxation complète (avulsion) ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 250
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    III.B. Examen clinique III.B.a. Contusion La dent est ébranlée, il n'y pas de déplacement. III.B.b. Subluxation La dent est mobile, sans déplacement; les tissus parodontaux ne présentent pas de lésions parodontales. Il peut y avoir une douleur à la percussion. Il faut toujours contrôler l'occlusion. III.B.c. Luxation en ingression La dent est ingressée. La dent cliniquement n'est plus visible. Le diagnostic correct est posé après l'examen radiographique. Le ligament parodontal et le cément subissent des dommages importants. Elle s'accompagne d'une fracture de l'os alvéolaire. III.B.d. Luxation en égression La dent sort de son alvéole, d'où trouble de l'occlusion. Elle présente un sectionnement partiel du ligament parodontal et souvent une atteinte alvéolaire. On observe un saignement du ligament parodontal et une réponse négative aux tests de vitalité pulpaires. A la radiographie, une augmentation de l'espace desmodontal est observée. III.B.e. Luxation latérale La dent est déplacée latéralement. Cliniquement, on note une mobilité dentaire et des percussions axiales et transversales positives. La dent est bloquée dans sa nouvelle position. A l'examen des clichés radiographiques, on observe une augmentation de l'espace desmodontal. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 251
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    III.B.f. Luxation complète(expulsion de la dent) La dent généralement intacte mature ou immature est chassée de son alvéole. Lors d'une expulsion, la dent entière est complètement dissociée de ses tissus de soutien. IV Traumatismes des tissus gingivaux Il en existe 3 types: - Lacération de la muqueuse buccale, - Contusion de la muqueuse buccale, - Abrasion de la muqueuse buccale. Il faut toujours vérifier l'état des parties molles dans le cadre de l'anamnèse et de l'examen clinique. V Conclusion Les traumatismes dentaires représentent un important pourcentage de la pathologie dentaire, surtout chez les jeunes patients. Un diagnostic précis de l'étendue et de la sévérité du traumatisme, un suivi à long terme et un traitement des séquelles déterminent le pronostic d'un traumatisme dentaire. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 252
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    20- Préparation canalaire Plan du document: I. Introduction II. Définition III. Anatomie endodontique IV. Principes thérapeutiques V. Objectifs thérapeutiques 1. Objectifs mécaniques 1. Conicité 2. Le Calque 3. Position du foramen 4. Diamètre du foramen 2. Objectifs biologiques VI. Instrumentation 1. Description 1. Le manche 2. La tige 3. La lame 2. Les principaux instruments 1. Broche 2. Lime ou lime K (Kerr) 3. Racleur ou lime H (Heidström) 4. Le tire nerf 3. Mode d'action des instruments 1. Le raclage 2. Le limage 3. Le limage circonférenciel VII. Limites apicales de la préparation canalaire VIII. Etapes opératoires de la préparation canalaire 1. Diagnostic 2. Pose du champ opératoire 3. La cavité d'accès 4. Irrigation et désinfection canalaire 5. Cathétérisme ou pénétration initiale 1. Technique manuelle 6. Détermination de la longueur de travail 1. Méthodes empiriques 2. Méthodes radiographiques 1. Bissection et règle de trois 2. Technique parallèle et mesure directe sur le cliché 3. La radiographie numérisé 4. Méthode électrique de localisation d'apex 7. Assainissement et préparation de la cavité endodontique 1. Eviction du contenu canalaire 1. Eviction manuelle 1. Au tire-nerf 2. A la broche 2. Eviction mécanique ou sonore 2. Mise en forme du canal 1. L'élargissement 2. L'ampliation 3. La préparation en flamme 3. Assèchement du canal IX. Techniques de préparation canalaire 1. Techniques classique 1. Méthode de Stepback 2. La préparation canalaire sérielle 1. Elargissement initial de la région apicale 2. Mise en forme finale 3. La méthode de l'alternance 4. Méthode de l'alternance simplifiée 2. Préparation des canaux courbes : de l'endodontie manuelle à ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 253
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    l'endodontie mécanisée enratation continue 1. La superélasticité du NiTi 2. Mise en forme corono-apicale 3. Recommandation 1. Le mouvement de va et vient 2. Travailler en appui pariétal 3. Pas de passage en force 4. La négociation des obstacles 5. Respecter la séquence du fabriquant 4. Techniques 1. Le profile 1. Groupes 1. Les Orifice Shaper OS 2. Les Profile .06 3. Les Profile .04 2. Protocole opératoire 1. Principe d'utilisation 2. La séquence instrumentale 3. Séquence profile : Canaux fins et canaux standards 1. Phase de crown down 2. Détermination de la L.T 3. Phase de préparation apicale 4. Phase d'évasement finale 4. Séquence profile : canaux larges 1. Phase de crown –down 2. Détermination de la L.T 3. phase de préparation apicale 4. phase d'évasement finale 2. Le protaper 1. Présentation des instruments protaper 1. Les Shaping file 2. Les finishing files 2. Séquences Protaper X. Conclusion I Introduction Le succès de tout traitement endodontique est directement lié à la capacité de l'opérateur à débarrasser complètement l'endodonte de son contenu. L'objectif ultime de cette étape est l'élimination de tous le tissu pulpaire ainsi que les irritants de tous ordres : bactéries, toxines, cela est réalisé à la fois mécaniquement à l'aide d'instruments endodontiques et chimiquement par l'action de digestion de l'hypochlorite de sodium utilisé et renouvelé de façon permanente tout au long du traitement. « c'est une étape essentielle mais aussi délicate, le principale obstacle rencontré à l'origine de bien des échecs reste et restera l'anatomie endodontique. L'opérateur doit être conscient de sa variété et de sa complexité ». ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 254
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    II Définition Lapréparation canalaire est la phase la plus importante du traitement endodontique: son objectif principal consiste en l'élargissement du canal, et l'élimination aussi complète que possible du contenue organique du système canalaire, pour permettre et faciliter son obturation. III Anatomie endodontique Avant d'entreprendre un traitement endodontique et plus encore dans le cas de préparation de canaux courbes, il est indispensable : • De connaître le type de configuration canalaire que nous pourrons rencontrer • De visualiser mentalement ces configurations possibles. IV Principes thérapeutiques • Permettre le débridement et la désinfection de tout le système canalaire ; • Suppression préalable des interférences coronaires et radiculaires ; • La mise en relation de la cavité d'accès avec le canal de façon que les instruments g~it le long des parois ; • Respect des structures anatomiques apicales, en établissant avec précision les limites apicales ; • Irrigation à l'aide d'un antiseptique dilué pour évité la formation de bouchon organique ; • Respect des' structures biologiques favorisant les mécanismes de réparation des tissus du parodonte apical ; • Possibilité d'un scellement dense du système canalaire (dense et hermétique). V Objectifs thérapeutiques V.A. Objectifs mécaniques V.A.a. Conicité Le canal doit s'évaser régulièrement de l'orifice coronaire et venir se confondre avec les murs de la cavité d'accès, V.A.b. Le Calque Le canal nettoyé et mis en forme doit se calquer mais en plus large sur son anatomie originelle. Il ne s'agit pas de créer en nouveau canal, ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 255
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    V.A.c. Position duforamen Maintenir la courbure apicale, qui ne doit pas être ni déplacé, ni déchiré, ni perdu lors des manoeuvres instrumentales pendant le nettoyage et la mise en forme. V.A.d. Diamètre du foramen Il doit être maintenu le plus petit possible. V.B. Objectifs biologiques La préparation canalaire doit permettre l'élimination de tout le tissu pulpaire vivant, nécrosé ou potentiellement nécrosé, c'est la condition essentiel de tout traitement endodentique. En effet, il ne doit subsister à la fin de cette étape des débris organiques pouvant servir de substrat une prolifération bactérienne. L'expression “potentiellement nécrosé” se rapporte à une pulpe vivante qui ne le resterait plus longtemps parcequ'elle n'a pas été complètement éliminée lors du parage canalaire. Le respect du périapex doit rester permanent au cours de la préparation afin de ne pas créer d'iritation toxique c'est à dire éviter propulser des débris nécrotiques au delà du foramen. Les manoeuvres instrumentales seront effectuée avec le souci constant de favoriser l'action de retrait au dépend de l'action de poussée grâce à une instrumentation apicale passive. Les manoeuvres instrumentales seront limitées à l'endodonte, en évitant l'utilisation de produits ou médicaments agressifs. Il est recommandé de préparer complètement une monoradiculés, préparer chaque canal et complètement d'une pluriradiculés. VI Instrumentation VI.A. Description Un instrument endodontique est constitué de trois parties: VI.A.a. Le manche En métal ou en plastique, permet la préhension manuelle de l'instrument, ou s'il s'agit d'instrument mécanisé est adapté à la pièce à main sur laquelle il sera monté ; le manche doit comporter l'indication du diamètre de l'instrument et/ou être coloré selon le code ISO, il doit pouvoir supporter les différentes étapes de ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 256
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    stérilisation nécessaire aurespect de l'asepsie. Le manche comporte souvent des rugosités, des striations pour une meilleure préhension. VI.A.b. La tige C'est l'ébauche du fil métallique à partir du quel est fabriqué la partie travaillante de l'instrument, fixé dans le manche, de section : triangulaire, carré, ou ronde, la variation de la longueurs de la tige donne à l'instrument sa longueur : 21-25-29- 31mm de longueur totale. VI.A.c. La lame C'est la partie travaillante de l'instrument située dans le prolongement de la tige, la longueur de la lame est fixée à 16mm. Le diamètre à la pointe de la lame DI détermine le diamètre de l'instrument. VI.B. Les principaux instruments Les instruments de base sont en nombre de trois, il permettent à eux seuls la conduite de la préparation (manuelle). VI.B.a. Broche Instrument torsadé de section triangulaire ou carré, présentant un pas-de-spire lâche donc un petit nombre de spire, instrument de faible encombrement, plus adapté à l'élimination des déchets organiques et minéraux, ou lors de reprises de traitement endodontique. Utilisée en rotation d'1/4 de tours dans le sens horaire puis retrait, dans la partie rectiligne du canal. VI.B.b. Lime ou lime K (Kerr) Elle ne diffère de la broche que par son nombre de spires plus important, la lime torsadé à partir d'une ébauche triangulaire ou carrée est un instrument de choix de cathétérisme, son profil indique son emploi en rotation-traction. MMC: micro méga cathétérisme, instrument usiné. VI.B.c. Racleur ou lime H (Heidström) Instrument usiné à partir d'une ébauche de section ronde, le profil ainsi obtenue par usinage donne un aspect d'empilement hélicoïdale, avec un angle externe vif, permettant le raclage des,parois endocanalaire, présence de point faible à la jonction de chaque cône, utilisé en traction pure, en appui pariétal ; instrument ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 257
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    très actif pourl'élargissement, mais aussi très fragile, tout mouvement de rotation est à proscrire, utilisé après le passage d'une lime K ou d'une MIME : micro méga élargissement, utilisé en alternance avec les MMC au cours du cathétérisme (existent dans les numéro : 8, 10, 15). VI.B.d. Le tire nerf Instrument manuel usiné, destiné à l'extirpation du tissu pulpaire, présente des barbelure en forme d'hameçon, il s'emploie en rotation horaire de 180° puis traction (1/2 tour). VI.C. Mode d'action des instruments VI.C.a. Le raclage On introduit l'instrument vers l'apex à la LT puis on lui fait subir par l'intermédiaire de son manche un mouvement de rotation 1/2 tour, la rotation dans le sens des aiguille d'une montre détache la matière des parois canalaires et l'entraîne vers la surface par les canalures hélicoïdales de l'instrument. VI.C.b. Le limage On introduit l'instrument vers l'apex, puis on le retire en frottant contre une paroi dentinaire avec ou sans mouvement de rotation. VI.C.c. Le limage circonférenciel C'est une méthode qui consiste à faire agir l'instrument en le retirant d'abord contre la paroi vestibulaire du canal ( par exemple ) puis, après l'avoir réintroduit, à le retirer en tournant au tour de la préparation, jusqu'à ce que toute les parois dentinaires soient aplanies. Cette technique améliore la préparation lorsqu'on la pratique en forme de flamme rectiligne du canal. VII Limites apicales de la préparation canalaire Les travaux de Kuttler permettent d'établir quelques précisions sur l'anatomie descriptive des canaux dans leur partie terminale. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 258
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    Kuttler considère lecanal formé de 02 cônes, l'un dentinaire à base coronaire et l'autre cimentaire : son sommet est à la jonction cémento-dentinaire au point de rétrécissement maximal du précédent et sa base au foramen apical. Le canal se rétrécit avec l'âge, dans sa portion dentinaire, en raison d'apposition cimentaire continue, ce dernier s'élargit, la préparation doit se terminer dans la dentine et constituer un cône d'arrêt destiné à recevoir l'obturation. Pour Laurichesse cette limite se situe en fonction des cas à une distance variable de l'apex radiologique. VIII Etapes opératoires de la préparation canalaire VIII.A. Diagnostic Afin d'obtenir le meilleur résultat possible en matière de préparation canalaire, l'établissement d'un diagnostic précis de l'état pathologique de la pulpe et de la morphologie canalaire est un préalable indispensable. Une radiographie préliminaire sera nécessaire dans certain cas, pour la pose du diagnostic, et l'analyse de cette radio, permet d'éviter de nombreux accidents de préparation canalaire, en précisant le nombre de canaux, leurs formes, leurs trajectoire, et leurs longueur, ainsi que l'établissement des limites apicales. VIII.B. Pose du champ opératoire La mise en place de la digue permet : Un meilleur accès ; Une meilleure vue sur le champ opératoire maintenu sec ; évite la chut accidentel et l'ingestion d'instrument endodontique dans la région oropharyngé ; Maintenir'ase sie du champ opératoire ; Confort du patient. VIII.C. La cavité d'accès La cavité d'accès est la première phase de la préparation canalaire, elle consiste à réaliser une voie d'accès intracoronaire de forme, de dimension et de position bien déterminé qui doit permettre un passage direct des instruments vers l'orifice des canaux en direction apicale. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 259
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    VIII.D. Irrigation etdésinfection canalaire Selon P. Machtou : L'irrigation est l'action d'apporter un liquide par l'intermédiaire d'un instrument à l'intérieur de la chambre pulpaire et des canaux radiculaires. L'irrigation est une méthode de désinfection endocanalaire qui permet une thérapeutique rapide et efficace à l'aide d'un hypochlorite alcalin, l'utilisation d'un irriguant antiseptique apporte une aide précieuse au nettoyage instrumental du canal radiculaire. Elle doit commencer avec la cavité d'accès, et ne s'arrêter que la préparation canalaire terminée. L'irriguant doit être renouvelé après chaque passage instrumental (à raison de 02cc), ce qui va favoriser l'élimination progressive des débris organiques ou minéralisés détachés par les instruments et la réduction de la population bactérienne d'un système canalaire infecté, grâce à son pouvoir antiseptique. Les liquides d'irrigation doivent être disposés doucement dans le canal, et jamais poussés avec force dans les tissus périapicaux, c'est au instrument canalaire qu'il convient de les repartir dans les recoins du canal. L'action de l'irrigation est double Physique : • Lubrification des instruments ; • Emulsion des débris dentino-pulpaire ; • Evite l'obturation apicale par des débris et copeaux. Chimique : • Mise en solution des débris organiques ; • Antiseptique. Les produits d'irrigation doivent réunir 03 qualités : • Bon solvant pour les débris organiques • Etre un bon antiseptique • Ne pas être toxique ou du moins le moins toxique possible pour les tissus périapicaux. Plusieurs produits sont disponible, le plus utilisé: L'hypochlorite de sodium NaOC1 2.5% : Le produit est fortement alcalin et se décompose au contact des matières organiques en libérant du chlore, de l'oxygène naissant. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 260
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    Le produit possèdesune basse tension superficielle qui autorise sa diffusion rapide dans le canal et la dentine. 2NaOCl + H2O -a 2NaOH + Cl2 + 1/2 O2 La soude entraîne : • Solubilisation des albumines • Saponification des graisses • Lubrification des parois. Le Cl2 et l'O2 sont de très puissant antiseptiques. VIII.E. Cathétérisme ou pénétration initiale Ou exploration active de la perméabilité canalaire ; Cette étape la plus délicate à mener est peut être celle qui demande le plus d'expérience à l'opérateur. L'objectif principal est d'atteindre la JCD en respectant la trajectoire naturelle du canal. Différentes techniques ont été proposé mais elles obéissent aux même, règles rigoureuses: Radiographie préopératoire ; Précourber l'instrument ; Ne jamais forcer l'instrument en cas de blocage pendant la progression ; Travailler sous irrigation permanente. • Technique manuelle Marmasse, Schilder, Weine Hess, Machtou, Laurichesse proposent une pénétration initiale à l'aide de broche et de lime K de petit diamètre (6, 8, 10, 15/100). Actuellement on utilise des limes K usinées MMC destinées à la pénétration initiale du canal, en aucun cas à son élargissement, ces instruments seront associés au MME de même profil que les limes H, destinées à l'élargissement initial du canal. Séquence instrumentale et technique : • MMC : 8/100 10/100 15/100. • MME : 8/100 10/100 15/100. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 261
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    VIII.F. Détermination dela longueur de travail La limite apicale ayant été choisie, il faudra s'y tenir tout au long du traitement endodontique. De nombreuses techniques ont été et sont proposés : VIII.F.a. Méthodes empiriques Basée sur le sens tactile de l'opérateur et sur son expérience ou encore sur la sensation douloureuse du patient lorsqu'on dépasse la limite apicale. Ces méthodes sont entièrement dépassées parcequ'imprécise, non reproductibles, subjectives et dangereuses. VIII.F.b. Méthodes radiographiques Différentes techniques ou méthodes ont été proposés, elles présentent en commun 3 inconvénients: Irradiation du patient Difficulté à placer le film intrabuccal Perte de temps L'avantage en revanche est de pouvoir vérifier le niveau de pénétration de notre instrument de cathétérisme. 1 Bissection et règle de trois L'instrument peut se trouver à la limite, dans l'autre cas, on mesurait sur le cliché la longueur du canal et de l'instrument, on connaissait la longueur réelle de l'instrument , et pour connaître la longueur réelle du canal on appliquait la règle proportionnelle : L réelle du canal = (L Rx racine * L réelle lime) / L Rx lime. 2 Technique parallèle et mesure directe sur le cliché Cette méthode beaucoup plus précise grâce au appareils de radio long cône et à l'incidence perpendiculaire des rayons, une dent et un film parallèle (grâce à un système d'angulateur) ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 262
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    3 La radiographienumérisé La RVG apparue ces dernière année a révolutionnée l'imagerie radiographique dentaire. La visualisation de l'écran offre toutes les qualités pour un diagnostic fiable et une présentation détaillé au patient. 4 Méthode électrique de localisation d'apex Il existe une différence de résistance électrique entre le desmodonte et la dent. Un localisateur d'apex est un ohmmètre relié à deux électrodes : • Une électrode buccale fixé, figurant la mesure de résistance parodontal, • L'autre fixé sur l'instrument endo de cathétérisme mesure la résistance intracanalaire. Les électrodes sont reliés à un boîtier sur lequel on va pouvoir lire l'atteinte de l'apex ou la longueur canalaire. VIII.G. Assainissement et préparation de la cavité endodontique à l'époque de Marmasse, l'éviction du contenu canalaire, particulièrement lors de la biopulpectomie était une étape indépendante de la préparation canalaire. Aujourd'hui, les deux étapes sont totalement confondues du fait notamment de l'inefficacité prouvée des tire nerfs dans leurs action d'éviction tissulaire et d'autre part de la notion acceptée par tous de : « système canalaire complexe ». VIII.G.a. Eviction du contenu canalaire Elle ne sera envisagée que dans le cas de canaux larges et rectilignes pour une biopulpectomie 1 Eviction manuelle 1 Au tire-nerf Grâce à ces barbelures en forme d'hameçon, le tire-nerf va arracher des morceaux de pulpe, dans les cas les plus favorable le tronc pulpaire dans son entier, c'est une méthode grossière, le plus souvent des débris restent accroché au parois canalaire, et si l'instrument se coince, les fines barbelures risquent de se fracturer. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 263
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    2 A labroche Leur profil les indiquent tout à fait dans cette fonction d'élimination des tissus mous. La broche s'utilise en rotation horaire 1/4 de tour et retrait. Cette technique est également grossière : Dilacération du tissu pulpaire, écrasement contre les parois canalaires avec risque de créer des bouchons organiques. 2 Eviction mécanique ou sonore Le seul instrument mécanisé destiné en premier lieu à l'éviction pulpaire est le rispi monté sur giromatic ou sur MM3000 (rispisonic), profil d'un tire-nerf, ne doit être utilisé que dans les 2/3 coronaire du canal. VIII.G.b. Mise en forme du canal Son objectif est de permettre l'obturation du canal le plus hermétique possible: 1 L'élargissement Consiste à agrandir la lumière canalaire en respectant sa forme originelle et notamment ses courbures. Il est obtenu essentiellement par des techniques manuelles. 2 L'ampliation Terme employé et défini par Laurichesse comme : Un simple élargissement pariétal homothétique de la morphologie initiale du canal dans les trois dimension de l'espace, en l'amplifiant sans la dénaturer, depuis la cavité coronaire jusqu'à la limite apicale choisie. 3 La préparation en flamme Selon Schilder, le volume obtenu réalise dans ce cas, une véritable cavité d'inlay en vue de l'obturation canalaire par les techniques à la gutta chaude. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 264
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    VIII.G.c. Assèchement ducanal Constitue la dernière étape de la préparation canalaire, il est indispensable d'assécher le canal afin d'obtenir une obturation canalaire la plus hermétique possible. Il doit être effectuer minutieusement à l'aide de cône en papier. Quand le dernier cône en papier est ressortie du canal propre (sans trace de la solution d'irrigation, ou de sang) les manoeuvres de l'obturation canalaire peuvent être entreprises. Différentes techniques instrumentales sont à notre disposition pour obtenir ces différents volumes. IX Techniques de préparation canalaire IX.A. Techniques classique IX.A.a. Méthode de Stepback Le cathétérisme et la détermination de la LT fait appel aux limes type K n°: 8, 10, 15. La méthode de step-back fait appel à un élargissement progressif, par paliers successifs et programmées, associé à une diminution simultané de la LT de chaque instrument croissant ceci est réalisé à l'aide de broche dont l'action est complétée par l'usage de lime H. Un surfaçage final sera réalisé à l'aide de lime H de numéro immédiatement inférieure au diamètre endo-apical et d'une LT-1mm pour obtenir une continuité des surfaces canalaires. IX.A.b. La préparation canalaire sérielle 1 Elargissement initial de la région apicale Elle à pour objectif d'augmenter la vacuité du canal dans la région apicale. Ceci est obtenu grâce à la lime K mise en place presque passivement à la LT puis tractée avec une certaine force sur 2à3mm. La séquence opératoire est la suivante : • Lime K 08 • Lime K 10 • Lime K 15 - Broche 15 ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 265
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    • Lime K20 - Broche 20 Les limes 15 et 20 étant plus actifs, découpent beaucoup de copeaux dentinaires, les broches correspondantes sont utilisée après le passage des limes pour leur action de retrait sur les débris détachés. Le renouvellement d'une irrigation régulière et abondante prévient la création de bouchon ou leur désagrégation. 2 Mise en forme finale Cette opération est réalisée par l'utilisation en série de broches qu'il faut éviter d'amener à la LT , mais qui seront utilisée de plus en plus loin de l'apex au fur et mesure que leur calibre augmente. La rétrogradation des broches dans le corps du canal est la manoeuvre clé de la technique proposée car elle favorise l'accès aisé vers la région apicale. Là la broche à une action d'alésage qui est différent du rôle passif qu'elle jouait dans l'élargissement initial de la région apicale. L'irrigation abondante au NaOCl 2.5% doit être de règle. IX.A.c. La méthode de l'alternance Cette méthode fait alterner les limes type K et les limes type H. Une récapitulation par la lime K initial sépare chaque couple K+H, elle est accompagnée d'irrigation abondante. Le cathétérisme se fait à l'aide d'une lime K. Les séquences instrumentales : • Lime K 15 lime H 15 (récapitulation) • Lime K 20 lime H 20 (récapitulation) • Lime K 25 lime H 25 (récapitulation) IX.A.d. Méthode de l'alternance simplifiée L'apparition d'instruments à double action (unifile-hélifile) permet de simplifier la séquence instrumentale de l'alternance lime K-H. L'instrument travail d'abord par sa partie coronaire, puis médiane, puis apicale, il effectue le curetage des parois par rotation dans le sens des aiguilles d'une montre à raison d'1/8 de tour, il est retiré pour 1/8 de rotation en sens inverse il est finalement utilisé en limage longitudinal et en appliquant l'instrument sur toutes les parois canalaires. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 266
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    • Cathétérisme limeK n°10 ; • Unifile ou hélifile 15 ; • Irrigation ; • Unifie ou hélifile 20. Augmentation et élargissement suivant le volume canalaire d'origine. IX.B. Préparation des canaux courbes : de l'endodontie manuelle à l'endodontie mécanisée en ratation continue L'utilisation d'un instrument conventionnel de section quadrangulaire le long d'une trajectoire canalaire courbe se traduit par des contraintes particulières. L'instrument a tendance à travailler du côté interne à la courbure dans le tien moyen et du côté externe à la courbure dans le tiers apical. Plusieurs incidents de parcours peuvent survenir : • Fragilisation voire perforation de la paroi interne à la courbure :phénomène de «stripping ». • Formation d'une butée, • Déplacement de l'ouverture foraminale, • Modification de la forme originelle du foramen par ovalisation : « phénomène de zipping » • Création d'un faux-canal • Des fractures instrumentales peuvent également survenir du fait de l'utilisation d'instrument inadaptés aux courbures sévères. En fait, les instruments conventionnels en acier inoxydable avaient trois inconvénients principaux : une pointe agressive lors du mouvement longitudinal et active en rotation, une partie travaillante de 16mm qui encombre le canal et surprépare la partie interne de la courbure, une masse de métal trop importante qui diminue la flexibilité de l'instrument (problème de la mémoire élastique). Différentes techniques d'instrumentation manuelles et/ou mécaniques ont été développées depuis quelques années pour améliorer les performances des limes dans la préparation des canaux courbes citons pour mémoire « anticurving filing method », « balances force concept » et « technique de l'appui pariétal de Laurichesse ». L'une des dernières évolutions concernant les instruments endodontiques est représentée par l'utilisation du nickel-titane. De nombreuses études ont montré une plus grande flexibilité en torsion et en courbure, ainsi ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 267
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    qu'une plus granderésistance à la rupture en torsion que les limes en aciers inoxydable. L'avènement du NiTi a permis la conception de nouveau systèmes : les méthodes sont entièrement mécanisées, basées sur l'utilisation de la rotation continue et d'instruments de conicité variable. Plusieurs techniques sont ainsi mises à la disposition du praticien, répondant toutes à certains critères : IX.B.a. La superélasticité du NiTi La préparation des canaux courbes qui représentait encore, il y a quelques années, une difficulté opératoire certaine, peut actuellement être abordée avec beaucoup de sérénité. La superélasticité, la mémoire de forme et la résistance à la fracture des instruments en NiTi en comparaison des instruments en acier ont autorisé leur utilisation en rotation continue en Endodontie. IX.B.b. Mise en forme corono-apicale La préparation manuelle des canaux se fait selon la technique du « step back » au contraire de la préparation en rotation continue qui se fait selon la technique du « crown down ». Cette technique se base sur une préparation dans le sens corono-apical avec des instruments de diamètre de plus en plus gros et d'une conicité plus importante ce qui a pour but d'éliminer également les interférences coronaires afin de faciliter la préparation du 1/3 apical. Grâce à l'augmentation de cette conicité, on peut accéder de façon plus aisé à l'apex, de négocier des courbures importantes, et augmente la quantité d'irriguant et donc on améliorera le nettoyage et la mise en suspension des débris. IX.B.c. Recommandation 1 Le mouvement de va et vient éviter toute rotation stationnaire prolongée dans un canal courbe. A plus au moins brève échéance, le phénomène de fatigue du métal provoquera la rupture de l'instrument, procéder par brefs et rapides mouvements de va-et- vient. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 268
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    2 Travailler enappui pariétal Il ne faut pas se contenter d'être au centre du canal mais travailler sur toutes les parois. 3 Pas de passage en force Bannir tout passage en force, notamment dans les canaux étroits et/ou calcifiés. La pointe de sécurité assure un parfait guidage et centrage de l'instrument dans le canal. Si l'instrument ne progresse plus, n'insistez pas. Retirez le du canal, récapitulez manuellement. 4 La négociation des obstacles La progression doit se faire avec des mouvements de petite amplitude avec des séquences courtes. Si on insiste pour passer un obstacle, il y aura création d'une butée, d'une marche d'escalier et si l'obstacle se trouve au niveau d'une courbure, il y a risque de création d'un faux canal et d'une perforation. Il faudra progresser en direction apicale sans forcer. Cela demande un apprentissage pour avoir cette sensation tactile. 5 Respecter la séquence du fabriquant Plus le canal est difficilement négociable, plus on va utiliser d'instruments et il y aura une séquence spécifique pour chaque situation clinique. IX.B.d. Techniques On dispose de plusieurs techniques : • Profile. • Système GT Rotary files. • Héro 6.4.2 • Pro taper • Quantec 2000 ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 269
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    1 Le profile Conçus par Ben Johnson et commercialisés par Dentsply — Maillefer, ont été présentés pour la première fois en France lors du congrès de l'association dentaire française en 1994. Son protocole opératoire se caractérise par sa rapidité, sa simplicité, et la qualité du résultat obtenu. 1 Groupes La série Profile peut être divisée en 3 groupes : 1 Les Orifice Shaper OS Ont une longueur de 19mm et une partie active de l0mm. Ils présentent sur le manche trois bagues de couleur. Ils sont disponibles en six numéros correspondant à quatre conicités : 5%, 6% ,7%, et 8% et à six diamètres apicaux (20 à 80). 2 Les Profile .06 Ont une conicité de 6%. Ils existent en deux longueurs 21 et 25 mm avec des diamètres apicaux s'échelonnant du 15/100 au 40/100. Ils sont repérables par la présence de mandrin de deux anneaux dont la couleur correspond à la norme ISO. 3 Les Profile .04 Présentent une conicité de 4%, Ils sont fabriqués en trois longueurs 21 ,25 ,31 mm et possèdent des diamètres variant du 15/100 au 90/100. Ils sont reconnaissables par la présence sur le mandrin d'un seul anneau de couleur selon la norme ISO. Une boite stérilisable, le Profile Organizer, permet le rangement rationnel de l'ensemble des instruments nécessaires à un traitement endodontiques. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 270
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    2 Protocole opératoire 1 Principe d'utilisation La vitesse de rotation :150 et 350 tr/min. La dynamique réduit les phénomènes de vissage et d'engrainement qui peuvent être à l'origine de ruptures instrumentales. 2 La séquence instrumentale De base se divise en trois temps : • La phase de crown – down. • La préparation apicale. • Et l'évasement final. Elle s'adapte aux difficultés cliniques rencontrées. 3 Séquence profile : Canaux fins et canaux standards 1 Phase de crown down • OS (3) .06 diamètre 40 • OS (2) .06 diamètre 30 • Profile .06 diamètre 25 • Profile .06 diamètre 20 • Profile .04 diamètre 25 • Profile .04 diamètre 20 2 Détermination de la L.T ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 271
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    3 Phase depréparation apicale • Profile .04 diamètre 20 • Profile .04 diamètre 25 4 Phase d'évasement finale Dans la but d'améliorer la préparation canalaire et de faciliter l'obturation, il est nécessaire de procéder à un évasement apical. Pour cette phase finale ascendante, les instruments sont utilisés du plus petit au plus gros. Le profile .06 diamètre 20, 25...etc. réalisent un steep back afin d'améliorer la conicité; progressivement du foramen vers la partie coronaire du canal. 4 Séquence profile : canaux larges 1 Phase de crown –down • OS (4) .07 diamètre 50 • OS (3) .06 diamètre 40 • Profile .06 diamètre 30 • Profile .06 diamètre 25 • Profile .04 diamètre 30 • Profile .04 diamètre 25 2 Détermination de la L.T 3 phase de préparation apicale • Profile .04 diamètre 25 • Profile .04 diamètre 30 ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 272
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    4 phase d'évasementfinale Les profile .06 diamètre 25 , 30 ... Remarque: L'irrigation doit être abondante après chaque passage instrumental. 2 Le protaper La caractéristique principale du Protaper est la « conicité variable », qui permet d'obtenir : • Une efficacité de coupe sans effet de vissage et d'aspiration dans le canal. • Une résistance accrue à la fracture avec conservation de la flexibilité. • Préparation apicale à des conicités importantes, permettant le nettoyage et l'obturation , avec là aussi, conservation de la flexibilité. • Séquence opératoire simplifiée (3 instruments pour les canaux courbes) 1 Présentation des instruments protaper 1 Les Shaping file Sont destinés à l'ouverture canalaire. • Shaping file 1 (Si) : ressemble par sa forme à la Tour Eiffel avec une pointe fine et une portion très large = mise en forme du 1/3 coronaire. • Shaping file 2 (S2) = mise en forme du 1/3 médian. • Shaping file sz (SX) = redressement de l'accès (si nécessaire). Il peut aussi être utilisé à la place des forêts de gâtes dans la partie coronaire du canal pour relocaliser les entrées coronaires par un mouvement d'appui pariétal. 2 Les finishing files Sont destinés à la finition apicale : présentent des conicités inversées. • Finishing file 1 (F1) = conicité apicale de 7%, la conicité passe ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 273
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    à 5.5 surle reste de la partie active de l'instrument. • Finishing file 2 (F2) = conicité de 8% sur les 3 premiers mm, elle passe de 6% sur 2mm puis à 5.5% sur le reste de la partie active de l'instrument. • Finishing file 3 (F3) = trois conicités inversées : 9% sur les 3 premiers mm, 7% sur 2mm puis à 5% sur le reste de la partie active de l'instrument. 2 Séquences Protaper • Toujours explorer le canal avec des limes manuelles de diamètres 10 et 15. • Après avoir redressé l'accès du canal, amener par un mouvement de va-et-vient le S1 (violet) au niveau de pénétration de la lime 15. Répéter les étapes 1 et 2. • Après ouverture des 2/3 coronaires (étape 1 et 2) déterminer la longueur de travail à l'aide d'une lime manuelle de diamètre 10 ou 15. • Amener progressivement par un mouvement de va et- vient le SI (violet) à la longueur de travail. • Amener progressivement par un mouvement de va-et-vient le S2 (Blanc) à la longueur de travail. • Amener progressivement par un mouvement de va-et-vient le F1 (jaune) à la longueur de travail. X Conclusion Sans minimiser l'importance de l'obturation canalaire, le succès de tout traitement endodontique est directement lié à la capacité de l'opérateur à débarrasser complètement l'endodonte de son contenu. Réussir une préparation canalaire est synonyme d'une longévité du traitement endodontique, qui permet de sauvegarder l'organe dentaire ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 274
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    1 - Approchepsychologique chez l'enfant 2 - Physiopathologie des dents temporaires 3 - Thérapeutiques dentinogènes chez l'enfant 4 - Endodontie pédodontie 5 - La dent permanente immature particularités embryo-anatomo-physiologique 6 - La dent de 6ans ; conservation 7 - Traitement des dents immatures: Apexogénèse et Apexification 8 - Pharmacologie endodontique 9- Les pulpectomies (thérapeutiques cémentogènes) 10 - La chirurgie endodontique 11 - Les traumatismes dentaires: thérapeutiques 14- Première partie: Les reconstitutions complexes chez l'adulte 15- Deuxième partie: Les reconstitutions complexes chez l'enfant 16 - Maladies professionnelles du chirurgien dentiste ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 275
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    1 - Approchepsychologique chez l'enfant Plan du document: I. Introduction II. Principes de l'approche psychologique III. Rencontre de l'enfant dans la pratique des soins 1. Soigner par la parole (Esculape) 2. Capter l'attention 3. Dédramatiser les instruments 4. Observer une progression dans les soins IV. Conclusion I Introduction Pour faire face aux problèmes des relations entre enfant et praticien, ce dernier doit être habité par une double préoccupation. Comprendre psychologiquement son patient et discerner sa motivation aux soins. Savoir lui apporter une thérapeutique appropriée et correcte. Il faut dégager le caractère de l'enfant et savoir quel thérapeutique il conviendra de lui appliquer, en fonction de son âge, de son comportement, tout ceci sera nécessaire pour faire passer entre le praticien et l'enfant ce courant qui rendra notre travail possible, efficace et agréable. II Principes de l'approche psychologique Il faut toujours avoir présent à l'esprit que l'enfant est déjà plus ou moins informé, sinon motivé, par ses proches, de la nature des soins dentaires et qu'il possède, à sa façon, une idée particulière de ces soins, de celui qui les effectue et de la douleur qui peut en résulter. On estime ainsi souvent qu'il est nécessaire de capter la confiance de l'enfant en allant nous même à sa rencontre. Cette rencontre est possible à la condition que nous observions un certain nombre de principes: Il nous faut d'abord aller nous mêmes à la rencontre de l'enfant, en faisant tout, pour minimiser son angoisse et sa peur. Il faudra alors éliminer du cadre de nos soins, de nos gestes, de nos paroles, tout l'aspect étranger, ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 276
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    agressif, frustrant ouhumiliant. Il faut toujours se rappeler que des accessoires, qui objectivement, ne foutent pas mal (pompe à salive, rouleaux de coton salivaire...) peuvent déclancher des réactions de peur. Il faudra donc familiariser notre patient avec notre installation, nos instruments, avec nous mêmes Réciproquement, il faut que l'enfant vienne à notre rencontre. Par notre autorité et notre amitié, nous devons susciter la confiance, cela nous permettra de l'encourager, de stimuler son amour propre et de l'emmener à surmonter lui même son angoisse. III Rencontre de l'enfant dans la pratique des soins L'enfant est sur le fauteuil, il ne s'oppose pas à nos soins, mais nous savons que l'anxiété n'est pas surmontée et qu'elle reste prête à se manifester. Il faut donc "apprivoiser" l'enfant, par notre attitude, nos paroles, nos gestes, notre façon de pratiquer les soins. On doit accorder à la reconsultation, un rôle primordial et décisif pour une mise en confiance, dans l'action thérapeutique qui lui succède. Pour cette raison, beaucoup d'enfants ont intérêt, à être traitée en groupe restreint. Dans cette démarche, nous disposerons des moyens suivants: • Soigner par la parole ; • Capter l'attention ; • Dédramatiser les instruments ; • Observer une progression dans les soins. III.A. Soigner par la parole (Esculape) Il faut parler à l'enfant et le faire parler. Le silence est toujours impressionnant, notre bonjour amical a pu rompre la glace, mais le silence ne doit pas s'installer, La conversation doit nous permettre d'apaiser les craintes de l'enfant, de détourner son attention, de mieux le connaître et de créer des liens entre lui et nous. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 277
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    Mais elle n'estpas efficace avec tous les enfants. Cela dépend de leur tempérament. Notre langage doit être adapté à l'âge mental de l'enfant. Si nous employons un vocabulaire trop évalué, en particulier des termes techniques, l'enfant s'inquiétera de ce qu'il ne comprendra pas. Mais il faut pas non plus faire le contraire et le traiter comme un bébé. Il peut être humilié. Il faut éviter les mots comme, mal, douleur, peine, peur et même des expressions comme celle-ci: "je vais enlever cette dent sale, pourrie". C'est désagréable à entendre, on peut dire: "elle ne sert plus à rien, elle gêne, je vais faire l'extraction et elle sera remplacée par une autre, plus jolie" III.B. Capter l'attention Avant de capter l'attention, il faut toujours essayer de la détourner. Parlons lui de ce qui l'intéresse, les petits aiment les animaux, les jouets, les friandises. Ils aiment être complimentées pour leurs habits. Quand il grandissent, il préfères qu'on leur parle de distraction: sports, voitures, jeux... Les filles restent toujours sensibles à la toilette et à la coiffure. La pensée de l'enfant peut être aussi occupée par la promesse d'une récompense, certains praticiens remettent à leurs patients, dès le début de la séance, une enveloppe brillante et colorée dont on ne sait ce qu'elle contient. Ils l’appellent "l'enveloppe magique". Ce seul mot intrigue l'enfant pendant les soins, il la garde en mail et il est pressé d'en dévoiler le secret. III.C. Dédramatiser les instruments L'enfant est un être essentiellement affectif, et chez nous, il a peur. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 278
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    Ce sont doncdeux raisons pour lesquelles il ne faut pas compter d'emblée sur les explications et le raisonnement pour le tranquilliser, surtout s'il a moins de 7 ans. Ainsi, un petit enfant est incapable de distinguer un instrument qui peut faire mal d'un autre. Se faire donc rapporter ce qui peut effrayer à autre chose qui ne fait pas peur, faire des comparaisons avec le mode familier. Ainsi, à titre d'exemple, le Spray d'anesthésie devient un vaporisateur d'eau fraîche. La fraise = enlève le noir. L'anesthésie comme quelques chose qui ressemble à une piqûre de moustique qui fera dormir la dent. On peu faire toucher à l'enfant tous ces instruments qui l'impressionnent, le miroir, la pompe à salive, un rouleau de coton, le faire jouer avec la seringue à eau et à air. Nous dédramatiserons la fameuse roulette, en donnant un petit coup de fraise sur l'angle, puis nous proposerons à l'enfant de lui faire la même chose, rares sont ceux qui refusent, et comme cela fout évidemment pas mal, la plus part, rassurés, ouvrent la bouche. Après 8ans, on peut leur donner des explications sur ce que nous faisons, le déroulement du traitement, et le rôle de chaque outil, il faudra aussi minimiser nos actes (on fera une petite piqûre, un petit traitement) Cela rassure le patient. III.D. Observer une progression dans les soins Il ne faudra jamais commencer par une extraction, acte le plus redouté des patients. Au petit enfant, ou à l'enfant anxieux qui vient nous voir pour la première fois, nous dirons que nous voulons regarder et compter ses dents, et nous le ferons d'abord sans miroir, au besoin sans le faire asseoir sur le fauteuil. Après on pourra parler de nettoyer la dent avec une "brosse qui tourne". Nous éviterons toute douleur que l'enfant, normalement ne pourra supporter, le soin en est variable selon les individus et la patience a des limites chez l'enfant. Il faut être bref et efficace, s'il y a un "ratage" lors d'une séance, lui laisser le temps d'oublier, et contrairement à la règle générale, éloigner le rendez-vous suivant. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 279
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    IV Conclusion Lescauses d'échec sont nombreuses dans ce domaine. Elles tendent trop souvent à faire indiquer l'anesthésie générale comme dernier recours. Cependant, l'échec peut être partagé et il peut aussi bien venir du praticien qui met son insuccès sur le compte de l'enfant. On doit ainsi, connaître les faiblesses de son propre jugement. Renoncer à l'action si l'on discerne une incapacité personnelle à aboutir et transmettre l'enfant à un autre praticien qui réussira peut être sur d'autres bases... ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 280
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    2 - Physiopathologiedes dents temporaires Plan du document: I. Introduction II. Physiologie de la dent temporaire 1. Développement et évolution de la dent 2. Chronologie des dents temporaires III. États physiologiques 1. Stade T ou stade M: la dent temporaire en formation 1. Caractères morphologiques 2. Caractères physiologiques 2. Stade II ou stade S: la dent temporaire stable 1. Caractères morphologiques 1. Les rapports émail-dentaire-pulpe 2. Structures péridentaires 2. Caractères physiologiques 3. Caractères physiopathologiques 3. Stade de résorption de la dent temporaire (R) ou stade 3 IV. Aspects histologiques de la rhizalyse 1. Incisives 2. Molaires 3. Modification histologique au cours de la rhizalyse V. Caractéristiques du complexe dentino-pulpaire des dents temporaires 1. Du point de vu morphologique 2. Du point de vu histologique VI. Physiopathologie de la dent temporaire 1. Pathologies carieuses de la dent temporaire 1. Stade I: atteinte initiale 2. Stade II: atteinte dentaire 3. Stade III: atteinte profonde 4. Stade IV: atteinte traumatique 2. La mélanodontie infantile de Beltran 3. La pathologie pulpaire et pulpo-parodontale 1. Syndrome du septum 2. Pathologie de la furcation 3. La pulpite 4. Nécrose pulpaire sur pathologie péri-apicale 5. La nécrose pulpaire associée à une pathologie péri-apicale 4. Les complications intéressant le germe sous-jacent VII. Conclusion ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 281
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    I Introduction Ladent temporaire a une durée de vie déterminée dans le temps, son évolution est soumise aux phénomènes de résorption et sa finalité est d'être remplacée par une dent permanente. La carie est un phénomène complexe qui fait intervenir: • L'hôte (surfaces dentaires susceptibles...) et ses défenses, • L'alimentation (apport important et fréquent d'hydrate de carbone) et • La présence de bactéries cariogènes. II Physiologie de la dent temporaire II.A. Développement et évolution de la dent L'odontogénèse est un phénomène physiologique de nature embryologique, la dent est le résultat de la confrontation de deux tissus: Épithéliale et mésenchymateux, agissant par induction réciproque et assurant par leur propre transformation la morphogenèse de l'organe dentaire et la minéralisation de la trame sécrétée par ses tissus qui ont acquis un haut degré de différenciation. L'influence inductrice d'organe nerveux des cellules issues de la crête neurale céphalique est indispensable pour déclencher un début de différentiation parmi les cellules mésenchymateuses qui sont à l'origine des odontoblastes, ce début de différentiation se traduit par une condensation cellulaire (future papille dentaire) La condensation du mésenchyme induit la prolifération épithéliale de l'épiblaste, le mésenchyme intervient pour établir des rapports trophiques avec la couche des odontoblastes qui fournira la trame organique de la dentine, l'épithélium assure son rôle protecteur habituel et sa production final d'émail. L'édification radiculaire est une seconde phase de la morphogenèse dentaire qui met en présence les deux tissus fondamentaux, la réunion des deux couches adamantines, interne et externe s'enfonce dans le mésenchyme et constitue la gaine épithéliale de Hertwing au contact de laquelle vont se différencier les odontoblastes formateurs de la dentine radiculaire. Après destruction de la gaine épithéliale dont les résidus constituent les débris épithéliaux de Mallassez, la dentine radiculaire induit à son tour une formation pseudo-osseuse, le cément, dont les cémentoblastes semblent prendre leur origine dans le mésoblaste condensé qui forme le sac dentaire. Puisque la formation coronaire d'édification radiculaire est un facteur dynamique, ce facteur participe à l'éruption dentaire, mais aussi à la formation de l'os alvéolaire qui se développe ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 282
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    avec l'éruption dentaireet qui disparaît avec la dent elle-même. Le ligament alvéolaire s'édifie avec la racine et l'os alvéolaire et les fibres ligamentaires s'orientent obliquement avec l'éruption de la dent. II.B. Chronologie des dents temporaires Chaque dent temporaire à une durée de vie déterminée dans le temps, elle passe par les stades suivants: • Formation: pendant la période intra-utérine, labile structure, • Éruption: qui, pour l'ensemble des dents temporaires se situe entre l'âge de 6 mois à 3ans, • Occlusion et stabilité: que la stabilité de la dentition temporaire ne présente dans son ensemble que pendant un très court temps puisque très rapidement apparaissent les phénomènes de résorption. • Résorption: qui débute labile destructive: • Vers 4 à 5ans pour les incisifs, • Après 6ans pour les prémolaires et canines inférieures, • Vers 8ans pour les canines supérieures. Dent Éruption Edification complète des racines Résorptions Remplacement Centrale 3 à 6 mois 2ans 4ans 7ans Latérale 6 à 12 mois 2ans et demi 5ans 8ans Canine de lait 18 à 24 mois 3ans 8ans 11ans Première molaire 12 à 18 mois 3ans 6ans 10ans Deuxième molaire 24 à 30 mois 4ans 7ans 11ans La durée de fonction de la dent temporaire est répartie sur plus ou moins 3ans. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 283
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    III États physiologiques À partir de l'émergence dans la cavité buccale jusqu'à l'exfoliation, la dent temporaire poursuit différentes étapes, différents processus biologiques vont marquer cette évolution au cours de laquelle, on distingue trois périodes ou états qui sont définis par rapport à l'aspect anatomique de la racine, mais qui sont aussi marqués par d'autres caractéristiques: • État de maturation (M): de l'émergence de la dent sur l'arcade à la fin de l'édification radiculaire. • État de stabilité (S): de la fin de l'édification radiculaire au début de la rhizalyse • État de rhizalyse/Involution (R): du début de la rhizalyse à l'exfoliation de la dent Durant ces trois périodes définis par rapport aux modifications radiculaires, d'autres paramètres se modifient (anatomie coronaire, attrition, physiologie pulpaire, remaniements parodontaux) Un an est nécessaire pour que la dent temporaire ayant fait son éruption forme complètement sa racine. Cliniquement, 3ans plus ou moins 6 mois s'écoulent entre la formation radiculaire complète et la résorption. III.A. Stade T ou stade M: la dent temporaire en formation III.A.a. Caractères morphologiques Tout en ayant les caractères anatomiques propres à la dent temporaire, on observe conjointement des racines incomplètement formées. III.A.b. Caractères physiologiques Les dents temporaires en formation sont heureusement peu atteintes par la carie mais peuvent être le siège de traumatisme. Dans ces cas, la réaction pulpaire sera variable: • Une réaction de type "réparation" avec une conservation de la vitalité. • Une stimulation anormale de la dentinogénèse avec fermeture complète de la lumière canalaire. • Une nécrose pulpaire souvent asymptomatique et ne s'extériorisant parfois qu'après des mois par une coloration anormale. Au niveau des structures radiculaires des dents traumatisées, la réaction cémentaire et osseuse peut se traduire par une réparation ankylosante, il n'est ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 284
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    pas rare d'observerun léger retard dans la chronologie de remplacement. De ce fait, tout traumatisme survenu au niveau des incisives temporaires exige une surveillance radiologique et clinique régulière. Stade I: Racine en formation, Physiologie semblable à celle de la dent permanente immature, Vascularisation importante, Potentiel cellulaire, Réparation toujours possible, Thérapeutiques orientées vers la conservation de la vitalité pulpaire. III.B. Stade II ou stade S: la dent temporaire stable III.B.a. Caractères morphologiques 1 Les rapports émail-dentaire-pulpe La couche d'émail est de faible importance (1mm) mais sa réparation est très régulière. Les prismes d'émail au collet sont dirigés vers la face triturante au lieu de rayonner vers la sertissure gingivale. L'abrasion d'émail est plus rapide que celle des dents permanente. L'épaisseur totale émail-dentine est moindre que celle de la définitive, l'épaisseur moyenne n'est que de 2 à 3mm comparée à 6mm pour la dent permanente, avec un maximum de 4mm à hauteur de certaines cuspides et un minimum de 0.7mm au niveau de l'étranglement du collet, donc le tissu dentinaire est de faible épaisseur et correspond à peu près à la moitié de celle de la dent définitive. La pulpe est proportionnellement beaucoup plus importante, avec un développement exubérant des cornes qui forment parfois de véritables digitations pulpaires. Stade II: stabilité: • Dent complètement formée. • Physiologie comparable à celle de la dent permanente. • Ébauche du germe de la dent de remplacement. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 285
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    • Caractères propresà la dent temporaire: • Email: faible épaisseur, • Dentine: tubuli largement ouverts, • _________________________ vascularisation. • Pathologie: • Atteinte pulpaire rapide, • Atteinte parodontale fréquente. • Réparation: possible. • Thérapeutiques: orientée vers la conservation de la dent. 2 Structures péridentaires L'attache épithéliale de la dent temporaire: Les dents temporaires sont des couronnes particulièrement bombées, les surfaces de contact sont situées plus près du tiers coronaire que gingival, la papille est nettement plus volumineuse puisqu'elle comble l'espace interdentaire, la gencive libre arrive jusqu'au bombé de la couronne, le sulcus se situe à 1mm. Les zones de contact interdentaire et les structures septales, le ligament alvéolo-dentaire, subiront de remaniements tout au long de la durée de vie de la dent temporaire. III.B.b. Caractères physiologiques La dent temporaire présente dans sa phase stable une physiologie assez comparable à celle de la dent permanente. Elle possède en effet la capacité de réagir aux stimuli physiologiques. La dentinogénèse peut être particulièrement intense et plus importante qu'au niveau de la dent définitive, la quantité de la dentine réactionnelle élaborée en réponse au phénomène d'abrasion par exemple en est la meilleure illustration. La pulpe présente une structure comparable à celle de la dent permanente mais le temps nécessaire pour que celle-ci atteigne son plein développement est nettement plus important pour la dent définitive que pour la dent temporaire. La relation avec le parodonte s'établit à l'instar de la dent définitive par la zone apicale, mais aussi par les canaux accessoires pulpo-parodontaux. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 286
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    III.B.c. Caractères physiopathologiques La dent temporaire stable répond à une agression en concentrant les activités de défense et de réparation. Nos thérapeutiques auront le même but. Certains caractères propres à la dent temporaire expliquent la variation de la réponse à la carie, étant donnée la faible épaisseur que représentent les structures émail-dentine, qui constituent la protection pulpaire la plus efficace, l'atteinte pulpaire peut se faire malgré une faible perte de substance et une petite cavitation. Cette évolution rapide est également occasionnée par la moindre minéralisation de l'émail et par le fait qu'une dentine jeune est d'autant plus perméable. La pénétration bactérienne dans les tubuli dentinaires étant facilitée, l'inflammation pulpaire sera plus vite engendrée que sur une dent définitive. En revanche et l'observation clinique de caries arrêtés prouve la formation de dentine réactionnelle, réparatrice peut être extrêmement abondante et régulière. III.C. Stade de résorption de la dent temporaire (R) ou stade 3 La résorption physiologique est un processus déterminant dans la vie de la dent temporaire, non seulement parce qu'elle aboutit à l'expulsion de celle-ci, mais également parce qu'elle modifie les structures environnantes, cette résorption résulte de l'activité des cellules multinucléés, les ostéoclastes qui apparaissent dans l'environnement des structures dentaires, leur activité de clasie est régulièrement compensée par une consolidation de réparation mais aboutit néanmoins à une destruction du cément et de la dentine et enfin à l'expulsion de la dent. On sait que plusieurs facteurs tant locaux que généraux participent à ce processus et qu'il est indispensable pour l'expliquer de considérer comme zones concernées, la dent temporaire et ses structures parodontales. La présence de la dent permanente, les zones alvéolaires adjacentes aux deux structures qui subiront des remaniements continuels. Les modifications de ces zones sont très significatives dans le processus de résorption, sous les actions conjuguées des forces éruptives de la dent permanente et des forces masticatoires exercées sur la denture temporaire, on observe une modification du tissu conjonctif interposé entre les deux organes dentaires en un tissu de granulation typique fortement hyperhémié de type inflammatoire. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 287
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    Ce tissu degranulation à forte activité ostéoclastique est formé à la fois au départ des zones alvéolaires et des tissus parodontaux. Plusieurs modifications se réalisent lors de la résorption: Modification des structures radiculaires: • La longueur de la racine diminue, • Élargissement de l'orifice apical. Modification des structures parodontales: • L'attache épithéliale migre vers les régions en voie de résorption, • L'os interradiculaire est souvent le siège d'une complication importante, pathologique de la furcation. Facteurs influençant la résorption physiologique de la dent temporaire. • Occlusion traumatique • Carie, • Inflammation: • Pulpaire, • Parodontale, • Thérapeutiques. • Germe de la dent permanente. • Hérédité. • Facteurs généraux: • Grands syndromes, • Hormones, • Vitamines. • Facteurs locaux • Dysharmonie dento-faciale, • Malpositions, • Agénésies. • Physiologie: orientée vers le remplacement: ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 288
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    • Dent temporaire-> dent permanente, • Parodonte temporaire -> parodonte permanent. • Pathologie: à évolution rapide et non réversible. • Thérapeutiques: • Orientée vers la conservation de la dent ou vers l'extraction, • Indication du traitement limité. IV Aspects histologiques de la rhizalyse IV.A. Incisives Débute à la jonction du tiers médian et du tiers apical de la face linguale, elle progresse en biseau en direction apicale. Échappe à l'examen radiographique pendant longtemps. Dans les stades plus avancés la résorption progresse sur les autres faces en direction cervicales. IV.B. Molaires Débute à mi-hauteur des faces internes et souvent plus importantes sur les racines distales, deux sites de remaniements: • Le 1/3 médian sur le versant interne de la racine laisse temporairement la zone apicale intacte, les remaniements progressent sur la face interne de la racine en direction apicale pendant la période de rhizalyse initiale. • Puis la phase de résorption terminale, concerne la rhizalyse du 1/3 coronaire de la racine jusqu'à disparition complète de celle-ci. IV.C. Modification histologique au cours de la rhizalyse La rhizalyse (dans les périodes initiale et avancée) est une succession de la phase active de résorption et de phase de réparation. Il y a destruction cémentaire et dentinaire, désorganisation des fibroblastes desmodontaux, de la matrice extracellulaire et présence de nombreux macrophages. Mais la phase destructive est suivie de réparation _______ ____ ______ __ _______ ___________ transitoire limitée spatialement. Des phases destructrices et compensatrices se succèdent avec une balance en faveur de la ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 289
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    destruction. Au coursde la réparation, la néo-cémentogénèse est toujours en quantité inférieure au tissu résorbé. Dans la phase terminale, de très nombreux ostéoclastes sont présents et du tissu de granulation sur les deux versants, pulpaire et desmodontal. V Caractéristiques du complexe dentino-pulpaire des dents temporaires V.A. Du point de vu morphologique L'épaisseur des tissus durs de la dent temporaire est réduite, la pulpe est donc proportionnellement plus volumineuse, les cornes pulpaires plus longues, plus effilées sont peu éloignées de la surface amélaire, les implications pulpaires aux différentes agressions (carieuse ou traumatique) sont donc beaucoup plus fréquentes et rapides qu'en denture permanente. Le plancher pulpaire présente de nombreux canaux pulpo-parodontaux communiquant avec l'espace interradiculaire l'______ canalaire complexe est la principale cause des échecs des traitements endodontiques, les nombreux canaux accessoires rendent impossible l'élimination totale du parenchyme pulpaire et des débris nécrosés et infectés. La mise en forme canalaire est particulièrement délicate du fait de la courbure accentuée des racines et de leur finesse dans la zone ___________ ____ ____ _____ différentes positions qui évoluent en fonction de la résorption radiculaire. Les techniques d'obturation radiculaire doivent tenir compte de cette particularité. V.B. Du point de vu histologique Le tissu pulpaire des dents temporaires est de même nature que celui des dents permanentes avec les caractéristiques d'un tissu conjonctif jeune, très fortement vascularisées, richesse enzymatique et forte activité odontoblastique, les caractéristiques expliquent la fréquence des réactions hyperplasiques du parenchyme pulpaire. VI Physiopathologie de la dent temporaire Les sites de prédilection de la carie en denture lactéale comme en denture permanente, sont les puits et les fissures, les faces proximales et le tiers cervical des surfaces lisses de la dent. En denture temporaire, les puits et fissures sont cependant moins profonde et plus ouverts qu'en denture permanente et sont donc moins susceptibles à la carie. Cette constatation concerne surtout les premières et deuxièmes molaires lactéales. Les dents les plus fréquemment atteintes sont représentés par les molaires ainsi que les incisives maxillaires alors que les canines et les dents mandibulaires à l'éruption des molaires sont très ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 290
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    souvent indemnes decaries. Avant 5ans, la localisation la plus fréquente est la face occlusale des molaires, les molaires mandibulaires sont plus atteintes que les molaires maxillaires et la deuxième molaire est plus susceptible que la première. Pendant cette période, il n'y a pas encore de contact proximaux et les surfaces proximales des molaires ne sont pas en générale cariés. Cependant, la face distale de la deuxième molaire temporaire devient plus susceptible à la carie à partir de l'éruption de la première molaire permanente. VI.A. Pathologies carieuses de la dent temporaire Pour Fortier et Demaires-Frémault ??? les manifestations cliniques de la carie en denture lactéale sont représentés par: • La carie évolutive, • La carie arrêtée, • Les poly-caries aux formes complexes. Comme facteurs favorisant, l'endormissement de l'enfant (le biberon contact), du lait sucré, l'eau sucrée ou bien du jus de fruit. Pour Veerkau et Weerheijm, quatre stades cliniques peuvent être décrits: VI.A.a. Stade I: atteinte initiale C'est un stade où les lésions sont réversibles et s'observent entre 10 et 20 mois, sur les dents antérieures maxillaires, la lésion initiale de l'émail se caractérise par une zone de déminéralisation blanche-opaque située au niveau cervical de la dent, plus rarement sur les faces proximales, le diagnostic nécessite un séchage soigneux de la dent. VI.A.b. Stade II: atteinte dentaire Il s'observe à l'âge de 16 à 24 mois, et se caractérise par des lésions carieuses plus prononcées au niveau des dents antérieures maxillaires touchant la dentine qui prend une couleur jaune brun. Ces lésions à ce stade, inquiètent les parents et les enfants commencent à se plaindre d'une grande sensibilité au froid, les premières molaires temporaires maxillaires présentent des lésions initiales au niveau des zones cervicales et ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 291
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    proximales. VI.A.c. StadeIII: atteinte profonde Il s'observe entre 20 et 36 mois et se caractérise par des lésions importantes et profondes des dents antérieures maxillaires s'accompagnant d'irritation pulpaire, l'enfant se plaint de douleurs provoquées par la mastication, la boisson et le brossage ainsi que de douleurs spontanées la nuit et durant plusieurs minutes. VI.A.d. Stade IV: atteinte traumatique Il se diagnostique à l'âge de 30~48 mois et se caractérise par une fracture de la couronne amélo-dentinaire. Ces dents sont nécrosées dans la plupart des cas. La syndrome du biberon doit être différencié de la mélanodontie infantile de Beltran qui s'observe aussi au niveau des dents temporaires. VI.B. La mélanodontie infantile de Beltran Se caractérise: Par l'apparition de tâches brunâtres sur la face vestibulaire des incisives maxillaires qui vont s'étendre en profondeur au en détruisant progressivement les couronnes de lait. Et par une coloration noire des moignons dentinaires. Ces lésions atteignent l'ensemble des dents temporaires (à l'exception des incisives mandibulaires), au fur et à mesure de leur éruption et s'observent surtout chez les enfants en provenance du bassin méditerranéen. VI.C. La pathologie pulpaire et pulpo-parodontale VI.C.a. Syndrome du septum Qu'est une complication des caries évolutives touchant les faces proximales des molaires temporaires, l'effet effondrement des crêtes marginales, consécutif au processus carieux permet l'accumulation d'aliments au niveau de cette zone, ce qui provoquerait une irritation de la papille inter-dentaire et par conséquent provoque des douleurs vives et localisées après les repas. VI.C.b. Pathologie de la furcation Les caractéristiques morphologiques et physiologiques des molaires temporaires ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 292
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    (existence d'une multitudesde canaux parodontaux au niveau du plancher pulpaire) _____ _______ _________ pathologie particulière qui se manifeste cliniquement par la poche qui est un abcès proche du sulcus. VI.C.c. La pulpite La douleur liée à la pulpite est de très courte durée au niveau de la dent temporaire, et cède de surcroit aux antalgiques habituels tel que l'enfant ne revient pratiquement jamais consulter pour cette pathologie, les douleurs aiguës et pulsantes sont fréquemment l'expression d'un syndrome du septum. VI.C.d. Nécrose pulpaire sur pathologie péri-apicale Pour Fortier et Demaires Fremault, c'est la pathologie la plus fréquentes d'une dent temporaire cariée non traitée. Cette nécrose, le plus souvent indolore fait suite à l'atteinte pulpaire, sur les dents pluriradiculées, elle peut intéresser la totalité ou une partie de la pulpe radiculaire et être aussi responsable d'une pathologie mixte associant signes de nécrose et signes d'inflammation pulpaire. VI.C.e. La nécrose pulpaire associée à une pathologie péri-apicale C'est la complication de la dent temporaire la plus complexe et la plus grave par ses répercussions possibles sur le germe de la dent permanente sous-jacente. Une forme aiguë et une forme chronique sont décrites, la forme aigue s'observe plus fréquemment au niveau de la dent temporaire au stade II, et les signes cliniques sont les même que ceux que l'on observe au cours des desmodontites et des cellulites de la dent permanente (altération de l'état général, douleurs vives et spontanées, dent mobile sensible à la moindre pression, adénopathies...) La forme chronique est plus fréquente lorsque les dents temporaires sont au stade R, très souvent l'examen ne révèle que la présence de lésions carieuses et seul l'examen radiologique permet de diagnostiquer l'atteinte osseuse. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 293
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    VI.D. Les complicationsintéressant le germe sous-jacent Les pathologies pulpaires peuvent être, -si elles ne sont pas traitées-, à l'origine de péri-coronarité, d'hypoplasies, de dyschromies voir d'un arrêt de développement de la dent de remplacement. Ces pathologies peuvent aussi être à l'origine d'un kyste folliculaire avec pour conséquence le refoulement et le déplacement du germe de la dent permanente. VII Conclusion Dans l'ensemble des pulpopathies et de leurs conséquences, l'étude de la pathologie des dents de lait laisse apercevoir des particularités intéressant leur diagnostic qui ne seront pas sans influencer directement le stade thérapeutique. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 294
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    3 - Thérapeutiquesdentinogènes chez l'enfant Plan du document: I. Introduction II. Coiffage pulpaire indirect 1. But de la thérapeutique 2. Indications 3. Contre-indications 4. Matériel-matériau utilisé 5. Méthode III. Coiffage pulpaire direct 1. Principe 2. Indications 3. Contre-indications 4. Matériel 5. Méthode 6. Pronostic IV. La pulpotomie 1. Définition 2. Indications 3. Contre-indications 4. Matériau utilisé 5. Réalisation opératoire 6. Pronostic I Introduction Les dents temporaires, de par leurs caractéristiques anatomiques et physiopathologiques, sont particulièrement sensibles à la carie et ses complications. Celles du secteur antérieur sont, de surcroît, exposées aux traumatismes dus aux chutes et heurts fréquente dans les premières années de la vie. Les thérapeutiques dentino-pulpaires, qui constituent l'un des aspects majeurs des soins dentaires chez l'enfant, permettent de les conserver sur l'arcade, jusqu'à leur remplacement par les dents définitives sous-jacentes: Les dents temporaires constituent les meilleurs mainteneurs d'espace, en plus du rôle primordial qu'elles jouent dans l'apprentissage du langage et la phonation, tout en assurant la mastication dans une période capitale de la croissance. Les thérapeutiques orientées vers la conservation de la vitalité pulpaire sont: • Le coiffage pulpaire indirect ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 295
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    • Le coiffagepulpaire direct • La pulpotomie Leurs buts: permettre de conserver la pulpe vivante ainsi que sa cicatrisation II Coiffage pulpaire indirect II.A. But de la thérapeutique • Induire la reminéralisation de la dentine affectée, supposée au contact ou à proximité de la pulpe. • Susciter la formation de dentine réactionnelle qui renforce la sauvegarde de l'intégrité pulpaire (vitalité) II.B. Indications Lésions carieuses sans symptomatologie d'atteinte pulpaire aux stades I et II: technique de choix. Le diagnostic (souvent difficile) doit être confirmé au cours de l'ablation prudente de la dentine cariée II.C. Contre-indications Elles sont liées au doute concernant la vitalité pulpaire. II.D. Matériel-matériau utilisé • L'hydroxyde de calcium • L'oxyde de zinc-Eugènol Ils présentent les mêmes possibilités de reminéralisation et cicatrisation II.E. Méthode • Appréciation de la proximité pulpaire (radiographie) • Ablation délicate, sans anesthésie, à l'excavateur, de la carie superficielle, tout en recherchant la sensibilité. • Dès les premiers signes de sensibilité, anesthésier la dent • Curetage de toute la dentine ramollie infectée, en laissant persister la dentine affectée (à proximité de la pulpe) sous champ opératoire • Séchage de la cavité, et mise en place du fond de cavité. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 296
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    • Restauration dela cavité à l'aide d'un matériau adéquat ou mise en place d'une coiffe pédodontique préformée (CPP) • Contrôles cliniques et radiographiques pour s'assurer du succès du traitement (1 à 3 mois) III Coiffage pulpaire direct III.A. Principe Cette thérapeutique a pour but la conservation de l'intégrité de l'organe dentino-pulpaire et de ses fonctions. Les néoformations dentinaires colmateront la brèche pulpaire, la capacité dentinogénétique de la dent temporaire est supérieure à celle de la dent permanente d'où le succès de cette thérapeutique. III.B. Indications • Elles concernent l'ouverture accidentelle et punctiforme (-1mm de diamètre) de la chambre pulpaire (préparation de la cavité, traumatisme récent...) • Pulpe asymptomatique, en stade I. • Pas de contre-indication liée à l'état général. III.C. Contre-indications Atteintes pulpaires aux stades II ou III (enfant très jeune) III.D. Matériel L'hydroxyde de calcium est le matériau préconisé (MTA??) Ses propriétés de stimulation réparatrice ont été confirmées en denture temporaire. III.E. Méthode • L'anesthésie peut s'avérer nécessaire • Asepsie: pose du champ opératoire (digue) • L'hémorragie doit être faible, ou hémostase obtenue rapidement • Lavage au sérum physiologique, séchage de la cavité • Apposer du Ca(OH)2 sur la pulpe dénudée • Obturation provisoire de la cavité avec du ZnO à prise accélérée: bonne résistance et herméticité périphérique (au verres ionomères) ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 297
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    • 3 à6 semaines d'observation, puis procéder à la restauration définitive de la dent (CPP, composite...) • Le suivi des cas est impératif, jusqu'à 6 mois. III.F. Pronostic Les échecs nombreux de cette technique se traduisent par des résorptions internes, péridentaires et interadiculaires. Les conditions d'asepsie et la rapidité de la progression de l'inflammation en denture temporaire, constituent des handicapes sérieux. Ce traitement, peut donner des résultats satisfaisants lorsqu'il répond à une sélection rigoureuse, mais il reste encore très controversé. IV La pulpotomie IV.A. Définition Elle consiste en l'ablation totale de la pulpe coronaire, suivie de l'apposition, à l'orifice pulpaire, d'un matériau biocompatible et étanche. IV.B. Indications • Lésions carieuses avec atteintes profondes, en l'absence de pathologies pulpaires, aux stades II et III. • Chez les enfants à haut potentiel carieux (prévention) IV.C. Contre-indications • Toutes les pathologies pulpaires (dégénérescences, inflammations, nécroses) • Mobilité dentaire, résorption subterminale • Résorption interne • Contre-indication d'ordre général IV.D. Matériau utilisé L'eugénate, matériau stable, est cliniquement bien toléré, avec l'emploi extemporané d'un antiseptique: le para-mono-chloro(ou CPC)-phénol-camphre. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 298
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    IV.E. Réalisation opératoire • Radiographie rétro-alvéolaire • Anesthésie locale para-apicale (même locorégionale à l'épine de Spix) • Pose du champ opératoire (digue) • Éviction de la dentine cariée et taille de cavité • Trépanation de la chambre pulpaire et suppression du plafond (pulpe camérale) • Élimination du parenchyme pulpaire à l'aide d'une fraise boule montée sur contre-angle (section franche des filets radiculaires) • Lavage au sérum physiologique de toute la cavité • L'hémostase est réalisée par compression avec une boulette de coton stérile pendant 2 à 3mn. • Puis application d'une boulette de coton imprégnée de MCPC au contact des filets radiculaires pendant une minute. • Mise en place du matériau de coiffage: ZnO à prise rapide • Obturation définitive à l'amalgame ou CVI (ciments verres ionomères) ou CPP. IV.F. Pronostic La pulpotomie en denture temporaire est un traitement curatif définitif. Un diagnostic rigoureux et une réalisation opératoire simple contribuent à la constance des résultats et au très bon pronostic. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 299
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    4 - Endodontiepédodontie Plan du document: I. La pulpectomie 1. Définition 2. Indications 3. Contre indication 4. Protocole opératoire II. Traitement endodontique des dents non-vitales III. Suivi post-opératoire IV. Conclusion I La pulpectomie I.A. Définition C'est l'éviction aussi complète que possible, du parenchyme pulpaire, suivie d'une obturation du système endodontique. I.B. Indications Elle est indiquée: • En présence d'une inflammation pulpaire irréversible • En cas d'échecs des pulpotomies • Les dents temporaires aux stades II et III (début) I.C. Contre indication Elle ne doit pas être envisagée: • S'il existe des contre-indications systémiques • Si l'enfant est inapte à coopérer • Si la dent n'est pas restaurable • En cas résorption radiculaire pathologies (supérieures au deux tiers) • En cas de résorption interne • S'il y a atteinte du sac folliculaire du germe sous-jacent ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 300
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    I.D. Protocole opératoire • Radiographie préopératoire • Anesthésie • Pose du champ opératoire • Nettoyage et désinfection de la cavité • Cavité d'accès large pour compenser la courbe canalaire • Localisation des orifices canalaires • La longueur radiculaire est préévaluée sur la radiographie, on retire 2mm (résorption radiculaire) • Radiographie avec une lime K en place • Cathétérisme sous irrigation à NaOCl à 2.5% ou __ La mise en forme du canal n'est pas recherchée, le but est le retrait du tissu organique _______ • Obturation canalaire à l'oxyde de zinc eugénol par un lentulo • Radiographie de contrôle • Pansement provisoire ou CIV • Restauration de la dent et CPP à la séance ultérieure. II Traitement endodontique des dents non-vitales La méthodologie est la même que précédemment, sauf que l'anesthésie n'est pas nécessaire, en cas de nécrose totale. L'irrigation antiseptique doit être réalisée Le traitement radiculaire s'effectue en deux séances L'obturation canalaire n'intervient qu'après disparition des signes cliniques (abcès, fistules...) En cas de cellulite, et si la dent est conservable, une antibiothérapie est prescrite pendant dix jours. 5 à 7 jours après le début de la prescription, la dent est obturée. Si les symptômes cliniques persistent, les dents temporaires au stade III sont extraites. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 301
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    III Suivi post-opératoire Radiographie tous les 6 mois, jusqu'à la chute physiologique de la dent temporaire Surveillance de la résorption de la pâte d'obturation Parfois, la rétention de la dent temporaire peut nécessiter son extraction pour permettre l'éruption de la dent permanente sous jacente. Pronostic favorable dans environ 80% des cas, le reste se traduit souvent par des complications infectieuses. IV Conclusion Les pathologies bucco-dentaires d'un enfant expriment une spécificité très différente de celle d'un adulte. Elles connaissent des expressions diverses en fonction de l'âge, et sont dominées par la notion d'évolution de la croissance. Elle justifient des thérapeutiques interceptives et préventives simples à conduire, afin d'éviter l'installation de pathologies beaucoup plus complexes. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 302
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    5 - Ladent permanente immature particularités embryo-anatomo-physiologique Plan du document: I. Définition II. Introduction III. Particularités embryologiques 1. Rappels 1. Formation des molaires permanentes 1. Remarques IV. Particularités anatomiques 1. La couronne 2. La racine 3. Les différents stades développement des dents permanentes V. Particularités physiologiques 1. Physiologie de la région apicale 2. Éruption dentaire I Définition Une dent permanente est dite immature tant que la jonction cémento-dentinaire n'est pas en place. II Introduction Le respect des dents permanente est un impératif que seuls des nécessités orthodontiques viennent parfois transgresser. Sinon, tout doit être mis en oeuvre pour conserver ces dents en place, et à plus forte raison, quand elles sont jeunes et immatures. Toute pathologie (carie, traumatisme) de la dent immature nous oblige à reconsidérer nos thérapeutiques conservatrices en fonction du stade de formation radiculaire et apicale. Nos interventions vont donc porter sur des structures en évolution et notre but premier sera de permettre aux formations dentaires et alvéolaires de parachever leur édification. Et donc, pour ce faire, nous allons rappeler les particularités de ces dents. III Particularités embryologiques • Rappels Développement du mur plongeant à partir de l'épithélium buccal par prolifération de celui-ci en profondeur (dans l'ectomésenchyme) Ce mur plongeant se dédouble en donnant: ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 303
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    • La lamevestibulaire (sillon vestibulaire + vestibule) • La lame dentaire • Prolifération: bourgeons temporaires (dix par arcade) • Prolongements: • Lame dentaire de remplacement • Bourgeons des dents permanentes La lame dentaire de remplacement (LDR) Au fur et a mesure que s'accroissent les bourgeons temporaires, la lame-dentaire devenue un mince feuiller, va pousser au dessus de cas bourgeons en direction linguale, une série de prolongements: Leur ensemble forme ce que l'on appelle la lame dentaire de remplacement, cette dernière apparaît au stade de 8 à 9cm (3ème~4ème mois) sous forme d'une prolifération à bords ondulés, car sa croissance ne s'effectue nettement qu'au niveau et au-dessus de chaque germe temporaire. Il apparaît donc, non pas un rideau continu comme l'était la première lame dentaire mais une série de 10 longuettes reliées par des zones de moindre prolifération, durant le 4ème mois. Ces longuettes par leurs extrémités, donnant naissance aux bourgeons des canines et des incisives, ceux des prémolaires sont plus tardifs. Des bourgeons de remplacement de la première molaire temporaire apparaît à la naissance, celui de la seconde 9 mois plus tard. • Formation des molaires permanentes La lame dentaire se termine à chacune de ces extrémités distales par un bord libre, à l'endroit où est apparu le bourgeon de la 2ème molaire-temporaire (11ème semaine: 5cm). Les dents qui se développeront au-delà en direction distale sont les 3 molaires permanentes, en effet d'une prolifération issue du bord libre de la lame distale qui progressera en direction distale, cette expansion va d'abord donner naissance au voisinage de la deuxième molaire temporaire au bourgeon de la première molaire permanente (3ème~4ème mois: 9cm) continuant sa migration en direction distale, la formation épithéliale du bord libre formera le bourgeon de la deuxième molaire temporaire (après la naissance: 9 mois) Enfin, une ultime différentiation, toujours au dépend de la même formation, s'effectuant tardivement pour donner le bourgeon de la 3ème molaire temporaire (dent ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 304
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    de sagesse: versl'âge de 4ans) Puis la lame distale progressivement aura complété sa désintégration. • Remarques Concernant le développement des molaires permanentes, le développement des molaires-temporaires diffère de celui des autres dents par deux point: • Ces dents ne sont pas apparues au niveau de la limite-distale mais de son prolongement distal. • Ces trois molaires permanentes singularisent par rapport aux autres dents qui correspondent à deux générations: dent temporaire et dent permanente. À l'heure actuelle, on admet que les molaires permanente (monophysaires) sont des dents d'origine lactéale qui ont subi un retard dans leur développement et leur éruption (versions modernes qui confirment les idées anciennes: Owen 1845) Les deux dentitions peuvent se formuler ainsi: • Première dentition: It + Ct + Mol T + Mol P • Deuxième dentition: Ip + Cp + PM IV Particularités anatomiques IV.A. La couronne Du point de vue anatomique, la dent permanente immature présente une couronne dont la morphologie mouvementée est marquée par ses cuspides prononcées, des sillons profonds ou fractueux??? avec parfois même des puits creusés dans l'émail (zones de moindre résistance) La dentine présente une structure fragile peu minéralisée (la dentine secondaire se déposant progressivement au cours de la vie: épaisseur plus importante au même temps qu'une hypercalcification renforce la résistance de la dent à la carie) Les tubulies dentinaires sont largement ouverts (favorise la progression de la carie dans ces structures peu minéralisées) d'où une apparition précoce de caries chez l'enfant à un âge où l'hygiène est souvent insuffisante et l'alimentation riche en sucres: évolution rapide. IV.B. La racine Elle est d'apparence frêle plus ou moins courte selon son degré d'évolution avec les parois dentinaires minces et peu conséquent, très fragiles. La cavité pulpaire (chambre pulpaire et canaux radiculaires) est importante dans son ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 305
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    ensemble et abriteune masse pulpaire volumineuse (difficile à extirper) Une dent permanente immature jeune présente un canal très large évasé dans le sens où l'extrémité apicale et plus large que l'extrémité cervicale (à l'inverse d'une dent mature) On dit que le canal est en tromblon (canal a fusif) Enfin, elle présente un apex largement ouvert béant qu'on appelle "entonnoir apical". IV.C. Les différents stades développement des dents permanentes Ils ont été établis par Carmen. M Nolla (1960) • Stade 10: l'extrémité apicale de la racine est achevée, la jonction cémento-dentinaire est en place • Stade 9: la racine est presque achevée (l'apex est ouvert, de forme cylindrique) • Stade 8: deux tiers (2/3) de la racine sont édifiés (forme de tromblon) • Stade 7: Un tiers (1/3) de la racine est édifié • Stade 6: La couronne est achevée • Stade 5: La couronne est presque achevée • Stade 4: deux tiers (2/3) de la couronne sont édifiés • Stade 3: un tiers (1/3) de la couronne est édifié • Stade 2: Calcification initiale • Stade 1: Présence de la crypte • Stade 0: Absence de la crypte Remarque: les points forts à retenir sont: En se referont à l'âge moyen d'éruption et aux stades de Nolla, on peut tirer les conclusions suivantes: • Les dents font leur éruption sur l'arcade après que la racine ne soit atteint les 2/3 de sa longueur (stade 8) • Il s'écoule environ 4ans entre l'éruption de la dent et sa maturation (stade 10) • Lorsque la dent a atteint a peu près sa longueur définitive (stade 9), il faudra environ 3ans pour que la jonction cémento-dentinaire se mette en place (stade 10) • La maturation des dents est plus rapidement réalisée chez les filles que chez les garçon (environ un an d'écart) ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 306
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    Exemple: l'incisive centralemaxillaire atteint le stade 10 a 10ans chez une fille, alors que chez un garçon, ce stade ne sera pas encore tout a fait réalisé à 11 ans. V Particularités physiologiques V.A. Physiologie de la région apicale La dent immature se caractérise essentiellement par une région apicale non encore formée, cette zone très vascularisée et à intense activité cellulaire participe directement à l'éruption du tiers apical. Dès que la couronne est complètement formée, débute la formation de la racine par prolifération épithéliale dans les tissus conjonctifs sous-jacents, prolifération qui constitue la gaine de Hertwig, les cellules de l'épithélium adamantin interne gardent un pouvoir inducteur envers le tissu conjonctif de voisinage qui continue à se différencier en odontoblastes pour élaborer la dentine radiculaire. Les odontoblastes vont ainsi former de la dentine primaire jusqu'à l'obtention de la longueur radiculaire normale. La gaine de Hertwig participe ainsi à la formation de l'artifice apicale par accroissement horizontal centripète et à l'élongation de la racine, pour évoluer en direction verticale. Dès que la racine a atteint sa longueur normal définitive, la gaine de Hertwig se désintègre, mettant ainsi la dentine a nue en contact direct avec le tissu conjonctif environnant, sur induction sur celui-ci va entraîner la formation de cémentoblastes, ceux-ci élaborent le dément primaire puis le cément secondaire ou ostéocément qui recouvre l'ensemble de la racine et contribue ainsi à la formation de l'apex. Même lorsque la racine a atteint sa longueur définitive, cet apex reste béant pour une période de 3 à 4ans durant laquelle l'entonnoir apical sera comblé par du tissu conjonctif qu'il sera primordial de respecter. Ce n'est qu'on terme de cette période que la maturation apicale sera atteinte avec la mise en place de la jonction cémento-dentinaire. Conjointement à la maturation dentaire bien sur, les structures entourant l'apex vont s'organiser: Mise en place de la lamina-dura et de l'alvéole dentaire, formation des fibres ligamentaires (à partir du sac dentaire, l'ensemble d'attache dentinaire à l'os de la dent mature) V.B. Éruption dentaire Le développement et la structure de la dent considérée comme un élément isolé ont enfin des rapports fonctionnels avec les tissus qui les environnent. Depuis la formation du germe jusqu'à la mise en place de la dent sur l'arcade (et même après ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 307
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    cette mise enplace) Suite de mouvement modifie constamment les relations de la dent avec son environnement. C'est l'ensemble des déplacements qu'exécute la dent depuis la formation du germe qu'on appelle "l'éruption" Durant la plus grande partie de son développement, la dent se trouve en situation intra-osseuse, la couronne dentaire fait son apparition dans la cavité buccale pendant que la racine s'accroît (2/3) et que l'os alvéolaire qui supporte la dent (l'alvéole se forme) atteint ses dimensions fonctionnelles. C'est seulement lorsque la racine est pratiquement terminé que la couronne occupe sa place normale sur l'arcade. Remarque Les dents permanentes se développent à proximité des racines des dents temporaires (sauf les molaires permanentes) et doivent accomplir un trajet compliqué pour se mettre en place sur l'arcade. Âge moyen d'éruption des dents permanantes Dents mandibulaires Dents maxillaires 31 + 41 entre 6 et 7ans 11 + 21 entre 7 et 8ans 32 + 42 entre 7 et 8ans 12 + 22 entre 8 et 9ans 33 + 34 entre 9 et 10ans 13 + 23 entre 11 et 12ans 34 + 44 entre 10 et 11ans 14 + 24 entre 10 et 11ans 35 + 45 entre 11 et 12ans 15 + 25 entre 11 et 12ans 36 + 46 entre 6 et 7ans 16 + 26 entre 6 et 7ans 37 + 47 entre 11 et 13ans 17 + 27 entre 12 et 13ans 38 + 48 à partir de 17ans 18 + 28 à partir de 17ans ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 308
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    6 - Ladent de 6ans ; conservation Plan du document: I. Introduction II. Rappel anatomique 1. La première molaire inférieure 2. La première molaire supérieure III. Considérations générales 1. Le développement de la dent de bans 2. Les étapes de formation IV. La pathologie carieuse 1. L'immaturité amélaire 2. L'anatomie occlusale 3. L'immaturité dentinaire 4. L'immaturité pulpaire 1. Carie évolutive des sillons, puits et fissures 2. Carie de surface 3. Carie mésiale arrêtée de la première molaire 4. Carie secondaire à l'hypoplasie de l'émail V. Thérapeutique conservatrice 1. Thérapeutique préventive 1. Action sur l'alimentation 2. Mise en place d'une hygiène bucco-dentaire adaptée 3. Renforcement des dents par apport de fluor 4. Actes professionnels de prévention : scellement prophylactique des sillons, puits et fissures «sealants» 2. Thérapeutique curative 1. Traitement et restauration des lésions occlusales (site 1) 2. Traitement et restauration des lésions proximales (site 2) 3. Traitement et restauration des lésions cervicales (site3) VI. Conclusion I Introduction La dent de 6 ans est la première molaire permanente à apparaître. Elle pousse derrière la 2ème molaire temporaire. Son éruption passe souvent inaperçue car elle est souvent confondue avec une dent temporaire. Du fait de sa localisation, elle est le siège de caries fréquentes et doit faire l'objet d'une attention particulière lors du brossage. C'est la dent clé de l'occlusion, dent stratégique dans la cavité buccale, considérée comme le carrefour de tous les dangers pour certains. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 309
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    II Rappel anatomique Sur le plan anatomique dans son ensemble, la morphologie générale de la première molaire permanente est une transposition de celle de la deuxième molaire temporaire. Il existe un lien évident entre ces deux catégories de dents. II.A. La première molaire inférieure Elle est biradiculée, pentacuspidée, présente 5 sillons triturant. Les 2 racines sont le plus souvent incurvé distalement, elles sont rarement fusionnées, elles sont aplaties. • La racine distale est un peu plus longue et comporte un canal et souvent deux canaux. • La racine mésiale comporte 2 canaux, elle se dédouble parfois par une simple dépression radiculaire, parfois on trouve même 2 racines bien distincts l'une mésiovestibulaire plus longue que la mésiolinguale. Les mensurations de cette molaire sont souvent variables avec les caractères raciaux, la longueur des racines va de 1là 15mm. II.B. La première molaire supérieure Elle est triradiculée, tetracuspidée et présente 5 sillons triturant. Les racines se décompose en 2 racines vestibulaires (mésiale, distale), et une racine palatine plus importante, leur inclinaison est distale, elles sont rarement fusionnées, leur allure générale est conique. III Considérations générales En plus de son importance physiologique, la première dent permanente ou dent de bans occupe la position de dent symbole en odontostomatologie, par sa chronologie, son rôle et sa pathologie. C'est la première dent permanente chez l'enfant, elle joue un rôle très important dans la mastication, c'est une dent pilier de l'arcade dentaire. III.A. Le développement de la dent de bans Quand on examine l'origine, la situation, la fonction et la pathologie de la première molaire permanente, on s'aperçoit que cette dent continue à poser des problèmes sur le plan anthropologique et sur le plan physio-génétique. Les problèmes embryologiques qu'elle soulève ne sont pas encore résolus et donnent lieu à des interprétations qui ne font que compliquer leur compréhension au temps à admettre de ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 310
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    manière catégorique queles molaires permanentes appartiennent à la même série dentaire que la dentition de lait. III.B. Les étapes de formation Embryologiquement, la première molaire permanente, ainsi que la deuxième résulte de l'extension distale de la lame dentaire, la même qui a formée les dents temporaires, son éruption se fait entre 5ans et demi et 6 ans et demi quand la couronne et les 2/3 radiculaires sont formées. Là encore, les variations individuelles interviennent, la couronne est achevée sur le plan morphologique externe vers 3 à 4ans et l'édification radiculaire demande 3 à 4ans après l'éruption pour qu'elle soit complète. Selon la classification de Nolla, la dent de bans fait son éruption au stade 8 (forme en tromblon, parois radiculaires divergente) et c'est 2 à 3ans plus tard que la dent atteint sa longueur définitive avec formation de la JCD (stade 10). IV La pathologie carieuse Le diagnostic d'une lésion carieuse sur les dents permanentes immatures revêt un caractère d'urgence. Il faut à tout pris et le plus rapidement possible arrêter l'évolution de la carie et sauvegarder la vitalité pulpaire (afin de permettre une édification radiculaire physiologique et favorisée l'évolution harmonieuse des arcades). Le praticien devra expliqué au parents et au enfants les facteurs favorisants de la carie précoce, en présence de la plaque bactérienne, le brossage défectueux, l'alimentation riche en produit adhèrent et sucré. Plusieurs paramètres influencent le développement précoce et rapide de la lésion carieuse chez l'enfant: IV.A. L'immaturité amélaire Cette vulnérabilité précoce des premières molaires permanentes est due en premier lieu à l'immaturité de l'émail, qui n'a pas encore subi sa maturation post-éruptive, c'est à dire qui n'a pas bénéficié, en surface entre autre de la précipitation de phosphate de calcium et fluoro-phosphate de calcium. Devant cet émail immature, avec une surface poreuse, la plaque y adhère fortement. La maturation de l'émail s'effectue au cours des années qui suivent son éruption. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 311
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    Le fait quela dent soit en cours d'éruption pendant plusieurs mois favorise la rétention de la plaque sur la face occlusale qui n'est-pas totalement fonctionnelle au cours de la mastication. IV.B. L'anatomie occlusale Elle présente de nombreuses anfractuosités, puits et fissures, qui sont des facteurs anatomiques de rétention de la plaque. IV.C. L'immaturité dentinaire La dentine sur dent immature présente des tubuli largement ouvert ; ce qui favorise la prolifération rapide de la carie une fois la jonction amélo-dentinaire soit franchit. La déminéralisation de la dentine se fait à la fois en direction pulpaire et sous les cuspides aboutissant à une destruction coronaire presque totale en 3ans. IV.D. L'immaturité pulpaire Elle se caractérise par une innervation immature, qui contribue à rendre moins sensible la dent permanente jeune aux différentes stimulations externe. L'absence de la constriction apicale fait que les voies nerveuses ne sont pas comprimées lors de l'inflammation et contribue à ce qu'il n y ait pas des douleurs. Plusieurs formes curieuses sont détectées : IV.D.a. Carie évolutive des sillons, puits et fissures C'est une forme très extensible, celle-ci va non seulement se développée en direction pulpaire mais en largeur sur toute la surface de l'émail à tel point que la simple ouverture occlusale repérée à la sonde nous confronte avec une bonne partie de l'émail non soutenue. Ceci devrait inciter le praticien à un dépistage soigneux clinique et radiographique qui lui permettra des mesures préventives plus tôt possible. IV.D.b. Carie de surface Cette arme clinique à été décrite sous plusieurs vocables : White spot ou tache blanche, leucome précarieux. Il s'agit de l'atteinte carieuse de l'émail avec extension rapide en surface. Les sites préférentiels sont les faces vestibulaires des incisives et canines et ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 312
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    collet vestibulaire desPM et M. Son apparition est souvent liée à une insuffisance de brossage et l'installation de plaque bactérienne, elle se développe en 3 phases : • Au début elle se présente comme une tache blanche dans laquelle la sonde accroche, (élément différentiel dans le diagnostic différentiel des opacités de l'émail qui se minéralise). • Période d'état : la lésion évolue en profondeur, l'émail est totalement détruit au centre de la lésion laissant apparaître la dentine, à cette période, la rétention de la plaque bactérienne est favorisée par la perte de substance. Les bords de la lésion sont mal limités et d'aspect crayeux. • L'extension de la lésion se fait au niveau de toute la face vestibulaire rejoignant l'aspect d'une cavité classe V très étendue avec des bords d'émail plus ou moins distincts. IV.D.c. Carie mésiale arrêtée de la première molaire Elle succède à une carie évolutif survenant au point de contact de la dent de bans avec la deuxième molaire temporaire, la chute ou la perte de dent temporaire permettra une meilleure hygiène de la région et la lésion carieuse se transforme en lésion arrêtée. Elle se présente au niveau de l'émail sous forme de tâche marron limitée à la surface de contact sans perte de substance. IV.D.d. Carie secondaire à l'hypoplasie de l'émail La carie siège au niveau des brèches de l'hypoplasie sous forme de déminéralisation blanc crayeux, au niveau de la dentine sous forme de cavitation à progression lente rampant sous l'émail avec un fond résistant et de contour foncé, au cours de cette pathologie le patient ne se plein pas de douleurs mais au cours des variations thermiques, la douleur peut être violente. V Thérapeutique conservatrice V.A. Thérapeutique préventive La prévention stricto sensu ou prévention primaire est l'ensemble des mesures mises en oeuvre pour empêcher une maladie de s'installer. Quand la prévention individuelle s'adresse à l'enfant, elle est le fait d'un partenariat entre trois volontés: celle des parents, celle de l'enfant, et celle de l'odontologiste. L'action préventive doit porter sur plusieurs de ces facteurs: ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 313
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    • Action surl'alimentation ; • Mise en place d'une hygiène bucco-dentaire adaptée ; • Renforcement des dents par apport de fluor; • Visites dentaires et actes professionnels de prévention (Sealants). V.A.a. Action sur l'alimentation Tous les aliments qui contiennent des hydrates de carbone sont potentiellement cariogènes. Cela signifie que la majorité des aliments et des besoins que nous prenons est cariogène. Les supprimer de notre alimentation est impossible, mais on peut modifier certains aliments afin de rendre non cariogènes. Notre action portera sur : • Limitation des prises alimentaires; • Choix d'une alimentation équilibrée; • Eviter les prises répétées de boissons sucrées, ou les boissons à pH bas. V.A.b. Mise en place d'une hygiène bucco-dentaire adaptée L'objectif est de contrôler la plaque dentaire en quantité et en qualité. V.A.c. Renforcement des dents par apport de fluor Le fluor est un minéral présent dans la nature et est considéré comme un élément nutritif essentiel à la formation des os et de dents saines, tout comme le calcium. On le retrouve généralement à l'intérieur d'un composé minéral ou organique appelé fluorure. Les trois principaux mécanismes d'action du fluor sont: • Inhibition de la déminéralisation des lésions carieuses débutantes et promotion de la reminéralisation avec formation d'un émail moins soluble. • Inhibition de la glycolyse réduisant le potentiel acidogène des bactéries. • Réduction de la solubilité de l'émail dans les acides par incorporation du fluorure dans le cristal d'hydroxyapatite. Le fluorure peut être absorbé de deux façons, soit de façon topique ou systémique: ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 314
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    • Le modetopique consiste en l'application de la substance sur la surface externe des dents. (Par exemple : dentifrices, rince-bouche contenant du fluorure, gels). • Le mode systémique consiste en l'ingestion de fluorure. Il agit alors en se fixant à la dent durant sa formation. V.A.d. Actes professionnels de prévention : scellement prophylactique des sillons, puits et fissures «sealants» Les sealants sont des composites placés en général, dans les sillons des première molaires définitives (évoluant vers 6ans), éventuellement des deuxièmes molaires définitives (évoluant vers 12 ans) àfin de les protéger, évitant l'installation du processus carieux ainsi. V.B. Thérapeutique curative Une approche réellement conservatrice débute par le diagnostic et l'évaluation du risque carieux afin de décider des traitements les plus pertinents, et ce en considérant le statut individuel de chaque patient. Les plans de traitement modernes intègrent le contrôle de la maladie carieuse, pour prévenir de figures lésions, retarder les obturations initiales, et limiter la taille des cavités lorsque la perte de substance rend nécessaire la mise en place d'une restauration. Préserver les structures dentaires originelles constitue la priorité de l'odontologie moderne, à la fois médicale et préventive. V.B.a. Traitement et restauration des lésions occlusales (site 1) La résine composite reste le matériau de choix actuellement pour la réalisation de la dentisterie moderne plus préventive que curative. La maîtrise du champ opératoire est la clé essentielle de succès en dentisterie adhésive et la digue apparaît comme le moyen d'y parvenir. V.B.b. Traitement et restauration des lésions proximales (site 2) On privilégiera la préparation de cavités ultraconservatrices avec préservation des crêtes marginales surplombantes et du contact amélaire interproximale. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 315
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    Ces interventions sontréalisées grâce à des aides visuelles (loupes) associées à des instruments de préparation conventionnels (microfraises) ou innovants (insert abrasifs sonores ou ultrasonores, air abrasion). Plusieurs formes peuvent être distinguées en fonction de l'accessibilité à la lésion (microcavités « slot », tunnels, cavités en gouttes). Ces petites cavités s'obturent par injection d'un matériau fluide (verres ionomères hybrides ou composites fluides). Les cavités conservatrices ont toutes pour objectifs de préserver les tissus minéralisés, et en particulier les crêtes marginales et l'aire de contact interproximal. Cependant, à partir du stade 2 et pour le stade 3, la zone du contact interproximal est souvent intégrée dans la préparation cavitaire. V.B.c. Traitement et restauration des lésions cervicales (site3) Cette zone particulière présente habituellement des lésions carieuses dont la topographie et le développement sont en rapport avec la situation du collet anatomique et celle du collet clinique (la gencive libre), comme pour les autres zones de cario-susceptibilité, des lésions initiales en rapport avec l'accumulation de la plaque bactérienne peuvent et doivent impérativement être traitées par des méthodes qui induisent la reminéralisation. Lorsque la restauration est nécessaire, les traitements peu invasifs sont néanmoins préférées pour préserver les tissus dentaires, en profitant des avantages que peuvent offrir les matériaux de restauration adhésifs bioactifs (puisque l'exigence esthétique n'est pas le critère principal). VI Conclusion L'odontologie pédiatrique actuelle est tout à fait armée pour offrir à nos enfants des bouches pratiquement exemptes de lésion carieuse avec une denture harmonieusement implantée. À charge pour les parents d'inculquer de saints principes d'hygiène et de ne pas attendre la survenue d'un problème pour consulter. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 316
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    7 - Traitementdes dents immatures: Apexogénèse et Apexification Plan du document: I. Introduction II. Caractéristique de la dent immature III. Anatomie-physiologie de la dent immature IV. Apexogenèse 1. Définition 2. Matériaux utilisés 1. L'hydroxyde de calcium, Ca(OH)2 1. Propriétés 2. Préparation 2. Minéral Trioxyde-aggregate "M.T.A" 1. Composition 2. Propriétés 3. Préparations 3. Techniques 1. Le coiffage pulpaire indirect 1. Définition 2. Coiffage pulpaire direct 1. Définition 2. Indications 3. Contre-indications 4. Protocole opératoire 3. Pulpotomie 1. Définition 2. Indication 3. Protocole opératoire 4. Classification de Nolla 5. Résultats de l'Apexogénèse V. Apexification 1. Définition 2. Protocole opératoire 3. Résultats de l'apexification I Introduction Dent sur l'arcade mais elle n'a pas terminé son évolution radiculaire. II Caractéristique de la dent immature La racine a le plus souvent un canal large, à parois parallèles voir divergentes en direction corono- ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 317
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    apicale, avec unapex en tromblon, non délimité en apical, soit un canal de forme tout à fait opposée à la forme recherchée en endodontie, il est donc indispensable face à une dent à apex immature de créer une matrice de la zone apicale avant d'entreprendre la thérapie endodontique habituelle afin de pouvoir condenser l'obturation de façon satisfaisante. III Anatomie-physiologie de la dent immature La racine présente des caractéristiques déterminées par la classification de Nolla, particulièrement aux stades 8 et 9. Anatomiquement, la racine possède; • Des parois dentinaires minces et fragiles; • Un endodonte large; • Ouverture apicale importante avec un ligament alvéolo-dentaire en formation. Physiologiquement, la pulpe et le parodonte immature possèdent des cellules jeunes à fort potentiel de différenciation, de défense et de réparation. IV Apexogenèse IV.A. Définition L'Apexogenèse est la manoeuvre thérapeutique qui permet la poursuite physiologique du développement radiculaire et la fermeture apicale d'une dent incomplètement formée. Elle est réalisée sur une dent permanente vivante et immature. Le but du traitement est double: • Provoquer au niveau coronaire une néoformation dentinaire qui protège la pulpe. • Permettre aux tissus pulpaires restant d'induire l'édification radiculaire. IV.B. Matériaux utilisés IV.B.a. L'hydroxyde de calcium, Ca(OH)2 Aussi dit: chaux éteinte, chaux hydratée ou chaux délitée. C'est une poudre blanche très fine, sans odeur, peu soluble dans l'eau, résulte de la réaction suivante: ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 318
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    CaO + H2O> Ca(OH)2 1 Propriétés • pH alcalin de 9 à 13 suivant les préparations ; • Peu soluble dans l'eau ; • Radio opacité identique à la dentine ; • Bonne isolation thermique ; • Résistance à la compression satisfaisante ; • Résorbable ; • Action caustique superficielle sur les tissus ; • Pouvoir dentinogène important ; • Action antiseptique ; • Action anti-inflammatoire ; • Action hémostatique liée à la présence de Calcium. 2 Préparation • Préparation magistrale: La poudre est dissoute dans l'eau bidistillée stérile dans un flacon hermétique et sombre • Préparation extemporanée: Poudre + solution anesthésique sans vasoconstricteur au sérum physiologique. • Préparation commerciale: • Préparations endocanalaires fluides Cal Sept, Pulp-dent, Hystopulpe, Calxyl... ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 319
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    • Préparations durcissantes Dycal, Procal, Difel... IV.B.b. Minéral Trioxyde-aggregate "M.T.A" 1 Composition • Oxyde de calcium: 65%; • Dioxyde de silicate: 21%; • Oxyde de Fer: 4%; • Sulfate de calcium: 4%; • Oxyde de Magnésium: 2%; • Oxyde de Na-K: 0.5%. 2 Propriétés • pH=10.2; • Non soluble dans l'eau et les fluides buccaux; • Bonne radio opacité; • Bonne étanchéité; • Faible cytotoxicité; • Pouvoir dentinogène; • Pouvoir antibactérien; • Biocompatible. 3 Préparations Le MTA se présente sous forme d'une poudre grise ou blanche mélangée à l'eau stérile dans un rapport de 3 pour 1. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 320
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    IV.C. Techniques Deuxtypes d'intervention sont possibles: le coiffage pulpaire et la pulpotomie, le choix est fonction du bilan biologique et du diagnostic posé. IV.C.a. Le coiffage pulpaire indirect • Définition C'est une intervention particulière à la carie à évolution rapide, elle a pour but de placer sur un opercule de dentine décalcifiée une substance capable d'induire l'apposition et la formation d'un pont dentinaire. IV.C.b. Coiffage pulpaire direct 1 Définition Intervention qui consiste à protéger une pulpe lésée accidentellement par une substance biologique dans des conditions aseptiques afin de lui conserver sa vitalité et sa fonction. 2 Indications Elles sont limitées aux catégories I et II de Baume, c'est à dire: • Aux pulpes vivantes sans symptomatologies, lésées accidentellement ou proches d'une carie ou d'une cavité profonde susceptible d'être protégé par coiffage. • Aux pulpes vivantes avec symptomatologies dont on tentera chez le jeune de conserver la vitalité pulpaire. 3 Contre-indications • D'ordre général chez les sujets porteurs d'affections graves. • D'ordre local: • Si la dent présente des signes de pulpite. • Lorsque la mise à nu pulpaire est consécutive à une carie profonde (micro-abcés potentiel). ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 321
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    • Si l'expositionpulpaire est importante. • Quand l'effraction pulpaire date de plus de quelques heures. 4 Protocole opératoire • Contrôle de la vitalité pulpaire ; • Radiographie préopératoire ; • Anesthésie locale sans vasoconstricteur ; • Pose du champ opératoire ; • En cas de carie: curetage dentinaire prudent ; • En cas de fracture, lavage de la plaie dentinaire et pulpaire au sérum physiologique ; • Hémostase si nécessaire ; • Légère élargissement de l'ouverture pulpaire afin de créer un moyen de rétention et de stabilité du matériau de coiffage ; • Restauration provisoire ; • Contrôles post-opératoires à 1, 3, 6 et 9 mois, cliniques et radiographiques. IV.C.c. Pulpotomie 1 Définition Thérapeutique qui consiste à amputer la pulpe d'une dent immature à un certain niveau et à coiffer provisoirement le moignon pulpaire par un produit de coiffage (Ca(OH)2, MTA) dont le but est de permettre à la pulpe de terminer l'édification radiculaire et apicale. C'est un traitement provisoire, après la mise en place de la jonction cémento-dentinaire, on réalise la pulpectomie et l'obturation canalaire définitive. 2 Indication • Exposition pulpaire large et sans signe d'inflammation irréversible. • Si le patient est traité plus de 30 minutes après l'effraction. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 322
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    3 Protocole opératoire • Radiographie préopératoire; • Anesthésie sans vasoconstricteur; • Pose du champ opératoire; • Ouverture de la cavité d'accès; • Excision sous-irrigation de la pulpe camérale; • Coiffage du moignon pulpaire avec Ca(OH)2 ou MTA; • Pose d'un pansement type IRM; • Reconstruction provisoire; • Contrôle post-opératoire à 1, 3, 6 et 9 mois. IV.D. Classification de Nolla Les différentes étapes morphologiques du développement ont été décrites par Nolla en 1960. • Stade 0: Absence de crypte; • Stade 1: Présence de crypte; • Stade 2: Calcification initiale; • Stade 3: le tiers de la couronne est édifié; • Stade 4: les deux tiers de la couronne sont édifiés; • Stade 5: la couronne est presque achevée; • Stade 6: la couronne est achevée; • Stade 7: le tiers de la racine est édifié; • Stade 8: les deux tiers de la racine sont édifiés (forme en tromblon); • Stade 9: la racine est presque achevée ; • Stade 10: l'extrémité apicale de la racine est achevée (la jonction cémento-dentinaire en place); ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 323
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    IV.E. Résultats del'Apexogénèse • Formation d'un pont dentinaire, se déroule en 3 phases: • Organisation de la couche superficielle nécrosée; • Formation d'un réseau fibrillaire grossier qui se minéralise; • Réorganisation d'une couche d'odontoblastes avec formation de dentine tubulaire. • Édification radiculaire et fermeture apicale: La durée nécessaire pour obtenir une fermeture apicale complète dépend du stade de développement de la dent au moment du traitement. V Apexification V.A. Définition C'est une thérapeutique effectuée sur dents permanentes immatures dont la pulpe est apparemment nécrosé, son objectif est d'induire la fermeture apicale par la formation d'une barrière minéralisée. Parfois la croissance et l'allongement peuvent s'effectuer si: • Le stade d'évolution radiculaire correspond à l'âge dentaire du patient; • Et certaines cellules de la gaine de Hertwing peuvent demeurer vivantes. V.B. Protocole opératoire • Radiographie préliminaire; • Pose du champ opératoire; • Ouverture de la cavité d'accès; • Détermination de la longueur de travail par rapport à la paroi canalaire la plus courte; • Parage canalaire sous l'image excessive des parois sans irrigation constante d'hypochlorite de sodium à 2.5%; • Séchage soigneux du canal; • Obturation canalaire au Ca(OH)2 ou MTA jusqu'à la longueur du travail Contrôle radiographique immédiat, à 1 et 3 semaines puis toutes les semaines durant les trois premiers mois ouis tous les 2 à 3 mois. Si l'obturation est faite au Ca(OH)2, ils mettent en évidence les modifications de l'obturation ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 324
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    et la nécessitéde réintervention. • Obturation définitive: Par condensation à froid ou à chaud de la Gutta percha est possible quand: La dent est asymptomatique; La barrière apicale est visible radiographiquement et perceptible cliniquement. • Ecouvillonnage: Faire rentrer et sortir avec mèche monté sur sonde ecourissoire et ne pas laisse pas à demeure. V.C. Résultats de l'apexification Formation d'une barrière calcifiée apicale sans allongement radiculaire. Ce type de réponse est lié au stade d'évolution de la dent immature qui au moment du traitement ne correspond pas à l'âge du patient. Formation d'un apex anatomique: Très rare, ce type de réponse peut se rencontrer lorsque le stade d'évolution de la dent immature correspond à l'âge dentaire du patient au début du traitement et lorsque quelques restes pulpaires sont encore en place. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 325
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    8 - Pharmacologieendodontique Plan du document: I. Introduction II. Solutions d'irrigation 1. Dérivés chlorés 2. Agents oxydants 3. Chlérateurs 4. Solutions annexes 5. Mercryl Laurylé 1. Composition 2. Indications III. Médicaments intra canalaire temporaires 1. Les antiseptiques 1. Phénol et ses composés 2. Les aldéhydes 1. Le formol 2. Le glutaraldehyde 3. Les halogénés 1. Les dérivés chlorés 2. Les chloramines 3. L'iode 2. Les antibiotiques 3. Les corticostéroïdes 4. Hydroxyde de calcium (Ca(OH)2) 5. Les M.T.A I Introduction Depuis des décénnie, de nombreux agents thérapeutiques ont été proposé pour répondre aux objectifs endodontiques (parages canalaires, contrôles de l'infection et maitrise de la douleur) L'évolution des concepts et de la technique endodontiques a considérablement réduit la pharmacologie endodontique, elle se limite actuellement à quelques solutions d'irrigations et aux médicaments temporaires. II Solutions d'irrigation L'irrigant à deux actions complémentaires • une action physique liée à la quantité de la solution utilisée • une action chimique liée aux qualités de l'irrigant L'effet de l'irrigant est fonction de sa nature, de sa concentration de la température et du temps d'action. De nombreux agents chimique ont été proposés: ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 326
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    II.A. Dérivés chlorés L'hypochlorite de sodium, utilisé à des concentration de 1 à 5%, il reste la solution d'irrigation de choix en endodontie, de formule chimique “ClONa” Propriétés • Action solvante très interessante • Action antiseptique et action bactéricide • Toxicité: sa cytotoxicité est proportionnelle à sa concentration II.B. Agents oxydants Peroxyde d'exygène: eau oxygéné de formule chimique H2O2, représente l'agent oxydant le plus utilisé en endodontie. Propriétés • Action solvante: les propriétés solvantes sont quasiment nulles mais il a une bonne action hémostatique. • Action antiseptique, son action est brève et rapidement neutralisé par les débris organiques. • Toxicité: en cas de son utilisation, il est recommandé de terminer les préparations par rinçage au ClONa. II.C. Chlérateurs Sont des acides faibles qui réagissent avec la partie minérale des parois dentinaire. Ils ont une cetaine affinité aux ions de calcium. Les principales solutions sont: • EDTA (Ethyl Di-amine Tétra Acétique) ex LARGAL • Acide citrique • RC-PREP • Savizol II.D. Solutions annexes L'eau distillé et le sérum physiologiques: Leur indication pricipale reste le rinçage final ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 327
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    • PARCAN: eaude Javel stabilisé purifié • Solution de DAKIN: c'est dy permenganette de potacium • Solution de LABARRAQUE • Chlorhexidine et héxitidine: ce sont les substaces dont l'activité anti-bactérienne est démontrée. Elles semblent moins efficaces que l'hypochlorite de sodium. Elle se caractérisent par l'absence totale de toxicité. II.E. Mercryl Laurylé II.E.a. Composition Mercurolentol, sulfate de laryl et de Na, excipiant qualité suffisante pour (q. sp ????) Propriétés: solution antiseptique associant un agent organomercryl (Mercurobutol) et un détergent tesio-actif anionique (lauryl sulfate de NA) cette solution contient 5mg de mercure pour 100ml Spectre d'activité in vitro: activité antifongique (fongistatique) sur candida-albicans. Activité bactériostatique à large spectre et plus particulièrement sur les cocci gram+ II.E.b. Indications • En chirurgie: nottoyage des plaies même souillées • En dermatologie: dematose susceptibles de se surinfecter, ecrymas, hyperthyroïdie, acné, ulcère. • En Gynécologie: toilette vulvaire et périanale • En chirurgie dentaire (endodontie): traitement et désinfection endocanalaire. III Médicaments intra canalaire temporaires Le nettoyage et la mise en forme canalaire constituent l'element déterminant de la réussite des traitement endodontiques Les médicaments placés dans la chambre pulpaire exercent leur activité anti-bactérienne par contact direct avec les micro-organismes et/ou par émission de vapeur et de substances volatiles. Leur rôle est de s'opposer à une éventuelle contamination entre les séances et/ou compléter la désinfection canalaire. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 328
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    III.A. Les antiseptiques Bien ques très efficaces dans les infections canalaires, les antiseptiques présentent une agressivité tissulaire importante et une perte d'activité en présence de débris tissulaires qui risque de causer des dommages sévères aux tissus péri-apicaux, et qui peuvent entraver la guérison. III.A.a. Phénol et ses composés C'est un produit volatil, légèrement soluble dans l'eau, il possède un effet irritant sur les tissus vivants et présente un leger effet anesthésique. III.A.b. Les aldéhydes 1 Le formol Antiseptique puissant, toxique mais combiné avec le crésole ou le thymol, il devient moins irritant. Remarque: Actuellement, nous nous séparons de ce produit, car il est toxique. 2 Le glutaraldehyde Est moins volatil que le formolaldehyde, son pouvoir irritant est considérablement diminué. Actuellement, les produits formolés (Type OSOMOL) sont contre indiqués et ne doivent plus être utilisés dans les traitement endodontiques. III.A.c. Les halogénés 1 Les dérivés chlorés Sont des antiseptiques puissants mais il possèdent une certaine toxicité. 2 Les chloramines Elles présentent d'excellente propriétés anti-microbiennes mais aussi un pouvoir lytique minimal sur les tissus organiques. Les amines chlorés sont solubles, mais irritants et moins toxiques que les ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 329
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    autres composés duCl. Elles sont utilisés comme médicament intra-canalaire. 3 L'iode L'iode est un produit bactéricide, antimycosique, antiviral, sporicides et sédatif, mais malheureusement il colore en brun les tissus dentaires. III.B. Les antibiotiques Certaines spécialités sont utilisés en endodontie, ces antibiotiques sont parfois associés à des anti-inflammatoires. Ils sont introduits dans le système canalaire dans le but de réduire rapidement les manifestations aiguës mais leur utilisation peut être à l'origine des manifestations allergiques de sensibilité et de résistance. L'emploi de ces médicaments intra-canalaire reste relativement rare, actuellement nous les utilisons dans les cannaux radiculaires. III.C. Les corticostéroïdes La mise en place de corticoïdes (dexamétasone) après préparation canalaire diminue la douleur de façon significative dans les 24 heures mais ils ulcèrent les mécanismes de defense et rendent les tissus péri-apicaux particulièrement sensibles à l'infection. Leur usage intra-canalaire est déconseilé. III.D. Hydroxyde de calcium (Ca(OH)2) Parmi les médicament intra-canalaire temporaires, il occupe aujourd'hui encore une place de choix, il peut être utilisé sous forme de préparation magistrale ou commerciale. Propriétés: ATP-AI-Action hémostatique, action dentinogénétique. III.E. Les M.T.A Parmi les nouveaux produits présentés en endodontie, mis sur le marché sous le nom de “PRO-ROOT-MTA”. Nous avons ce qu'on appele le MTA, il a été utilisé la première fois comme matériaux d'obturation. Propriétés: • Physico-chimiques: PH=10,2 et atteint 12 après 3 heures. • présente une absence de solubilité dans l'eau. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 330
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    • radio opaque:présente une bonne adaptation marginale et une bonne étanchéité s'opposant aux infiltrations. • Biologiques: bio-compatible, non-cytotoxique • À son contact, les auteurs ont constatés la formation du cément et de l'os. Remarque Cher c'est un produit très cher. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 331
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    9- Les pulpectomies(thérapeutiques cémentogènes) Plan du document: I. Définition II. La pulpectomie est une intervention cémentogène III. Indications 1. Selon l'état pathologique de la pulpe 2. Selon les exigences prothétiques 3. Selon l'âge du malade et de la dent IV. Ablation de la pulpe V. Les limites anatomiques de la pulpectomie 1. Au niveau de l'apex 2. Au niveau des canaux secondaires VI. Parage et mise en forme canalaire VII. Obturation canalaire VIII. Processus cicatriciel IX. Desinfection des canaux X. Protocole operatoire 1. Pulpectomie sous anesthésie 1. Radiographie préliminaire 2. Anesthésie 3. Pose de champ opératoire 4. Curetage dentinaire complet 5. Ouverture 6. Exèrèse 7. Hémostase 8. Repérag des orifices 9. Cathétérisme des canaux 10. Pulpectomie proprement dite 11. Séchage et hémostase 12. Obturation canalaire 1. Méthode classique 2. Obturation tridimentionnelle 13. Radiographie de contrôle 14. Obturation provisoire de la dent 15. Obturation étanche 2. Pulpectomie après escharification 1. Radiographie préliminaire 2. Curtage dentinaire complet 3. Pose de l'escarrotique 1. Mode d'action 2. Indications 3. Contre indications 4. Technique opératoire 4. Dépose du pansement arsenical 5. Ouverture de la chambre pulpaire 6. Excision de la pulpe camérale 7. Repérage des canaux 8. Cathétérisme des canaux 9. Préparation canalaire sous irrigation. 10. Extirpation 11. Séchage 12. Obturation canalaire 13. RX de contrôle 14. Restauration coronaire étanche XI. Evolution et pronostic XII. Conclusion ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 332
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    I Définition C'estune intervention qui consiste dans l'ablation de la pulpe camérale et radiculaire suivie de l'obturation de la cavité pulpaire, pour supprimer sa vacuité et permettre la cicatrisation du desmodonte, puis la fermeture cémentaire de l'orifice canalaire apical. II La pulpectomie est une intervention cémentogène Le terme de pulpectomie couvre à la fois: • L'ouverture de la cavité pulpaire, pour accéder à la pulpe (réalisation de la cavité d'accès) • L'ablation de la pulpe, c'est à dire pulpectomie proprement dite. • L'obturation canalaire, qui suit et peut correspondre sous un certain angle à une “suture”. III Indications III.A. Selon l'état pathologique de la pulpe • Pulpites totales, quelles que soient leur origine, y compris les échecs des thérapeutiques dentinogènes. • Fermées: pulpites aigués primaire ou secondaires, ou pulpo-desmodontites, pulpites ascendantes. • Ouvertes hyperplasiques, ou ulcéreuses: pulpites chroniques ouvertes, pulpites chroniques hyperplasiques. • Résorptions intraradiculaires centrales (granulome interne). III.B. Selon les exigences prothétiques • La perte de substance subie par la dent est importante. La restauration exige une rétention canalaire, c'est à dire un ancrage radiculaire. • La préparation coronaire est très mutilante, proche de la pulpe. L'indication d'une pulpectomie est posée. III.C. Selon l'âge du malade et de la dent Les coiffages sont indiqués sur des pulpes jeunes (Catégorie II de Baume) Les pulpectomies aussi, ont besoin de canaux facilement pénétrables pour être bien réussies. Les dents figées peuvent devenir une contre indication. La pulpectomie surtout dans sa ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 333
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    forme “haute” trouveson indication. La généralisation de la pulpectomie chez le jeune parce que les canaux sont larges, n'est pas admise. IV Ablation de la pulpe L'arrachement de la pulpe avec un tire nerf est une méthode grossière et barbare. Dans les cas favorables, la pulpe est extirpée en une seule fois, mais sans savoir si elle l'est ou non dans les canaux latéraux. Il y a déchirement du parenchyme pulpaire et des paquets vasculonerveux sans contrôle, en aveugle. Cette élimination en bloc de la pulpe exige un canal volumineux où tire nerf et autres instruments puissent passer facilement jusqu'à l'apex. Ceci est possible sur les monoradiculéea, mais pour les autres dents, il faut agrandir au préalable la lumière du canal. L'élargissement à l'aide de limes et de broches, précède l'ablation de la pulpe dans un canal plus étroit. En même temps que l'on régularise les parois canalaires, on déchire le tissu pu1paire, on parle de “débridement”. Du point de vue de la section de la pulpe, la lime et la broche ont un avantage sur le tire nerf, bien que la coupe ne soit pas franche non plus. Dans tous les cas, l'absence d'une section franche de la pulpe apicale, occasionne à elle seule, une desmodontite passagère, qui peut être aggravée par des fautes opératoires. Le débridement ou déchirement de la pulpe radiculaire à l'aide de limes ou de broches, se fait sous irrigation au CloNa, qui a une action solvante. Les instruments ultrasoniques ont permis d'améliorer 1es traitements endodontiques, débridements, irrigation et autres, sont des actes qui ont évolués grâce à l'amélioration de la technologie. V Les limites anatomiques de la pulpectomie À cause de la complexité morphologique de la cavité pulpaire, et du passage étroit entre la pulpe et le desmodonte, la pulpectomie ne peut jamais être totale (On parle d'un réseau canalaire) La pulpectomie se situe à 3 niveaux anatomiques différents, par rapport aux orifices: • Du foramen apical • Des canaux secondaires • Des canalicules dentinaires ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 334
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    V.A. Au niveaude l'apex Le foramen apical est rarement unique, mais présente souvent la forme d'un delta. La limite théorique de la pulpectomie doit correspondre à la jonction cémentodentinaire. L'extirpation pulpaire et l'obturation canalaire doivent être en deçà de l'apex. En rappel, pour dénommer l'extrémité radiculaire d'une dent, il existe plusieurs synonymes. On parle de: • Jonction cémentodentinaire • construction appical • Apex physiologique Lieu de confluence de la dentine et du cément sur les parois canalaires. Tous ces termes ne sont pas à confondre avec: • Apex anatomique • Dôme apical. • Vertex anatomique Qui désignent tous l'extrémité radiculaire. L'apex radiographique ou foramen apical ou extrémité apicale est l'endroit sur la radiographie où un instrument placé dans le canal intersecté la surface radiculaire. La construction apicale est la zone la plus rétrécie du canal. Sa situation est toujours proche du foramen. L'intervention doit être limitée par la butée apicale naturelle (rétrécissement du foramen) ou artificielle, due à la préparation. V.B. Au niveau des canaux secondaires Il est impossible d'extirper la pulpe contenue dans tous les canaux secondaires et de les remplir. Un certain nombre de considérations importantes en découlent: • L'extirpation de la pulpe n'est pas le seul contenu du canal principal. Avec la technique d'arrachage au tire nerf, on ne sait pas ce qu'on enlève ; la section à la broche est préférable. • Après l'extirpation de la pulpe, les canaux secondaires peuvent être vides ou pleins et l'opérateur l'ignore. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 335
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    • Après l'actiondes la broche, le contenu tissulaire persiste dans les canaux secondaires. La matière obturatrice viendra coiffer son extrémité interne et l'on se trouve dans un cas d'une pulpotomie des canaux secondaires. VI Parage et mise en forme canalaire Le concept triade endodontique ou le parage canalaire, consiste à éliminer tissu pulpaire et irritant par une action chimico-mécanique de mise en forme et nettoyage où l'obturation tridimensionnelle assure la pérennité des résultats obtenus. La mise en forme canalaire doit se faire en milieu humide. La mise en forme à sec peut conduire au tassement dans la zone apicale des débris dentinaires, qui empêcheraient le scellement correct du foramen. Lors d'une pulpectomie, la préparation canalaire vise à régulariser les parois canalaires (la dentine radiculaire n'est pas infectée) et à éliminer le contenu canalaire. Le “CloNa” reste la solution la plus utilisée. Ses propriétés physicochimiques lui confèrent l'effet de dissolution nécessaire à la mise en suspension des débris dentinaires. Les manoeuvres instrumentales génèrent des copeaux dentinaires, qui en s'ajoutant aux débris pulpaires et aux solutions d'irrigation forment une couche de bone(???) dentinaire, adhérente aux parois canalaires. Avant l'obturation canalaire, afin d'éliminer l'enduit pariétal pour avoir des parois propres qui garantissent la mouillabilité et l'adaptation des matériaux d'obturation sur les parois canalaires. On procède de la manière suivante: L'irrigation consiste en une première solution d'EDTA à 17% pendant 2 min (2 ml par canal) suivie d'hypochlorite de sodium à 2.25% (pendant 2 min et 2 ml par canal). L'EDTA pour éliminer les enduits pariétaux. Le CloNa pour compléter l'ouverture des entrées des canalicules dentinaires. La réalisation d'une cavité d'accès à 4 parois a son importance: elle constitue un réservoir pour la solution d'irrigation et permet ainsi son renouvellement et sa pénétration. Pendant toute la durée du traitement, l'irrigation est in situ et les instruments le font pénétrer dans le système canalaire. L'hypochlorite est transporté à l'aide de seringue, en respectant la triade : • contact avec les murs canalaires • retrait ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 336
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    • éjection VIIObturation canalaire L'obturation canalaire a le mérite de supprimer l'espace mort et l'infection, de coiffer les portions tissulaires persistantes et le desmodonte. L'obturation canalaire ne doit pas déborder à l'apex, elle doit se tenir légèrement en deçà au contact de l'invagination desmodontale (J.C.D). Il ne faut pas blesser le desmodonte, dont on attend la cicatrisation. Afin d'obturer les canaux secondaires, il faut réaliser une obturation sous pression, ce que ne fait pas le bourre pâte de Lentulo. On l'obtient par la technique de Schilder, par condensation de gutta percha chauffée. Le meilleur matériau d'obturation canalaire est un polymère résineux avec les mêmes propriétés thermoplastiques que la gutta percha, mais qui est collé dans le canal mis en forme, à l'aide d'un adhésif automordançant: Le Real Seal. Il est utilisable avec les mêmes techniques de condensation que la gutta percha. VIII Processus cicatriciel C'est un processus cémentogène. A l'apex, il y a plusieurs possibilités de rapport entre la matière obturatrice canalaire et le desmodonte. 1. La pâte est au contact du desmodonte. Elle le coiffe, c'est sous la substance, que se produit la cicatrisation. L'irritation due, à la section de la pulpe, au contact de la pâte et ses composantes chimiques, est à l'origine d'une inflammation, puis d'une petite escarre desmodontale, qui joue le même rôle de trame inductrice, que l'escarre de la pulpe dans le coiffage pulpaire. Le caillot consécutif à l'extirpation de la pulpe intervient également. La clé du succès d'une pulpectomie réside dans le maintien en bonne santé du desmodonte. Il faut rester en deçà de l'apex. 2. Il persiste entre la pâte et le desmodonte un peu de tissu. Le cément cicatriciel se constitue sous ce tissu. 3. La matière obturatrice déborde du foramen apical La cémentogénèse n'a pas lieu autour de ce corps étranger, tant qu'il constitue une irritation pour le ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 337
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    desmodonte et qu'ildétermine son inflammation. 4. La substance obturatrice n'a pas atteint le desmodonte et le canal est vide: • La distance est grande entre eux, un espace mort est créé et l'infection s'installe. • La distance est courte, l'espace peut être comblé par capillarité, par des fluides provenant du desmodonte. • La cicatrisation et la minéralisation ne peuvent avoir lieu, que dans un milieu stérile légèrement basique. Une technique opératoire aseptique est nécessaire. IX Desinfection des canaux C'est une étape de la pulpectomie que l'on peut éviter à condition de travailler aseptiquement, car il n'y a pas infection pulpaire radiculaire dans le cas des pulpites. Aux stades de pulpite purulente, les germes sont dans les canaux radiculaires, mais pas encore dans la dentine radiculaire. Quand la désinfection est nécessaire, on la pratique de la même manière que pour la gangrène. La solution d'irrigation utilisée lors de la préparation canalaire joue le rôle de désinfection. X Protocole operatoire X.A. Pulpectomie sous anesthésie appelée également: • Pulpectomie immédiate. • Biopulpectomie X.A.a. Radiographie préliminaire Permet de visualiser le nombre, la forme des racines, l'anatomie apicale et la lumière canalaire, les rapports de la dent avec ses antagonistes. X.A.b. Anesthésie Elle peut être locale ou locorégionale. X.A.c. Pose de champ opératoire La mise en place de la digue est obligatoire. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 338
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    X.A.d. Curetage dentinairecomplet X.A.e. Ouverture Ouverture de la chambre pulpaire avec: • Trépanation du plafond pulpaire, à l'aide d'une fraise boule stérile. • Extension ou ouverture complète de la chambre pulpaire à l'aide d'une fraise de Batt, on réalise la cavité d'accès. X.A.f. Exèrèse Exérèse de la pulpe camérale à l'aide d'un excavateur X.A.g. Hémostase X.A.h. Repérag des orifices Repérage de l'orifice des canaux à l'aide d'une sonde Rhein n°3 X.A.i. Cathétérisme des canaux On utilise une lime n°10 ou 15. On prend une radiographie avec la lime en place, afin de déterminer la longueur de travail L.T. X.A.j. Pulpectomie proprement dite • À l'aide de tire nerf, si le canal est large, on fait pénétrer le tire nerf, au 2/3, puis avec une torsion d'1/4 de tour, on retire l'instrument et le paquet vasculo-nerveux. • À l'aide de lime ou de broche, on réalise le débridement et en même temps la préparation canalaire. La L.T. doit être reportée sur chaque instrument, qui pénétre dans le canal. Dans la séquence de la préparation canalaire, la lime H suit toujours la lime K, du ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 339
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    même numéro. LeCloNa utilisé lors de la préparation canalaire a la propriété d'être antihémorragique. X.A.k. Séchage et hémostase Séchage et hémostase à l'aide des pointes absorbantes ou de mèches de coton montées sur sonde à canaux. X.A.l. Obturation canalaire 1 Méthode classique Selon la méthode classique à l'aide de Ozn-Eu et un bourre pâte Lentulo. La pâte doit être de consistance crémeuse. Le diamètre du Lentulo correspond à un numéro inférieur au dernier instrument, utilisé lors de la préparation canalaire. Le Lentulo doit tourner dans le sens des aiguilles d'une montre, a faible vitesse. Le Lentulo est introduit à l'arrêt et ressortit en marche. Plusieurs transports de pâte sont nécessaires. Afin d'avoir une obturation homogène, nous pourrons utiliser des cônes de gutta: on parle d'une obturation mixte. 2 Obturation tridimentionnelle Selon les techniques de condensation à la gutta percha X.A.m. Radiographie de contrôle X.A.n. Obturation provisoire de la dent Restauration coronaire étanche le plus rapidement, afin de prévenir la contamination des réseaux canalaires. X.A.o. Obturation étanche Obturation coronaire étanche le plus rapidement afin de prévenir la contamination ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 340
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    du réseau canalaire. X.B. Pulpectomie après escharification appelée également • Pulpectomie médiate • Nécropulpectomie X.B.a. Radiographie préliminaire X.B.b. Curtage dentinaire complet X.B.c. Pose de l'escarrotique L'escarrotique utilisé est l'anhydride arsénieux As2 03 Le As2 03 réclame une méthodologie rigoureuse et des indications précises. 1 Mode d'action L'As3 03 n'agit que sur le tissu vivant, par intoxication cellulaire. Le fluide pulpaire rentre en contact avec le produit et provoque une escarre irréversible. En profondeur, le produit diffuse dans la masse sanguine et entraîne 3 sortes de perturbation: • Altération des cellules pulpaires : inhibition de l'oxygénation par blocage des systèmes d'oxydoréduction qui entraîne anoxie et asphyxie tissulaire. • Altération vasculaire provoquant l'inflammation, congestion, hyperhémie et dégénérescence tissulaire. • Altération des structures nerveuses. 2 Indications de nos jours, les indications de 1'As203 ne révèlent plus que des contre indications formelles de l'anesthésie, à savoir hémophilie, allergie, lipothymies. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 341
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    3 Contre indications dents antérieures, dents délabrées, dents temporaires, pulpite chronique hyperplasique. 4 Technique opératoire La diffusion du produit par voie vasculaire doit étre rapide et profonde. L'interposition d'une couche épaisse freine l'action en profondeur. Une corne pulpaire doit être dénudée? La pulpe ne doit pas être trop congestionnée. Pour éviter sa diffusion marginale “la fusée”, l'herméticité de l'obturation doit être parfaite. Le pansement dit “tête d'épingle” contient 1mg. Cette tête doit être disposée sur la corne pulpaire dénudée si possible. Pour diminuer la réaction algique, on peut accompagner le pansement arsenical d'une boulette d'antalgique (pulpisedol, pulperyl, pulparthrol). L'As2 03 est soluble dans les ciments à base d'engénol et de résine. On utilise un ciment à l'oxyphosphate de zinc, comme obturation temporaire qui sera coulé dans la cavité. L'ajustage et la stabilité de l'obturation assurent une herméticité durable indispensable à la prévention de la “fusée médicamenteuse” La fusée arsenicale, peut être le résultat d'une erreur opératoire. L'action arsenicale peut s'étendre: • à la gencive • au desmodonte • à l'os La durée d'action de l'As2 03 est de 7 jours pour la pulpectomie. X.B.d. Dépose du pansement arsenical Les étapes suivantes sont identiques à la pulpectomie sous anesthésie à savoir ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 342
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    X.B.e. Ouverture dela chambre pulpaire X.B.f. Excision de la pulpe camérale La pulpe étant escarrifiée, ii n y a pas de saignement, donc pas d'hémostase. X.B.g. Repérage des canaux X.B.h. Cathétérisme des canaux Prise d'une radiographie avec limes en place, pour déterminer le L.T. X.B.i. Préparation canalaire sous irrigation. X.B.j. Extirpation Les filets radiculaires escarrifiés, peuvent être extirpés à l'aide de tire nerf. X.B.k. Séchage Séchage des canaux à l'aide de pointes ou de mèches de coton montées sur sondes à canaux. X.B.l. Obturation canalaire • Selon la méthode classique à l'aide Ozn—Eu. • Selon les techniques de condensation à la gutta percha. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 343
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    X.B.m. RX decontrôle X.B.n. Restauration coronaire étanche XI Evolution et pronostic Habituellement, la pulpectomie n'est suivie d'aucune symptomatologie. Le malade doit être revu entre 4 et 7 jours. Il arrive qu'on note: • une douleur au point d'injection de l'anesthésie locale • une desmodontite subaiguë, qui résulte d'une accumulation d'irritations dues à des dépassements: • mécaniques, d'instruments (piqûres apicales), du matériau d'obturation (pâte, cône) • chimiques et médicamenteuses (As2 03, antiseptiques volatiles) • Ces inflammations postopératoires sont peu douloureuses ne durent que quelques jours. • Si la radiographie de contrôle est satisfaisante, ii faut savoir attendre et calmer sans réintervenir. XII Conclusion La pulpectomie est une intervention chirurgicale difficile. Si le pronostic est convenable sur les monoradiculées à canaux larges. Il devient médiocre pour les pluriradiculées. Il ne faut pratiquer une pulpectomie que lorsque l'on est contraint et forcé. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 344
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    10 - Lachirurgie endodontique Plan du document: I. Introduction II. Indications de la chirurgie endodontique 1. La douleur 2. Complications anatomiques 3. Les problèmes iatrogènes 4. Traumatismes 5. Traitement des lésions parodontales importantes III. Contre-indications de la chirurgie endodontique 1. Contre-indications générales 2. Contre-indications locales IV. Techniques opératoires de la chirurgie endodontique 1. Principes de l'intervention 1. Choix du tracé du lambeau 1. Lambeau semi-lunaire: lambeau N°1 2. Lambeau triangulaire: lambeau N°2 3. Lambeau trapézoïdal: Lambeau N°3 2. L'ostéotomie 2. Les actes chirurgicaux 1. Le curetage apical 1. Définition 2. L'intervention 2. La résection apicale: apicectomie 1. Intervention 3. L'obturation à rétro 4. Le drainage trans-alvéolaire V. Conclusion I Introduction La chirurgie endodontique est l'ensemble des procédés chirurgicaux qui ont pour objectif de pallier à l'inefficacité ou l'impossibilité des traitements endodontiques. Des progrès de la thérapeutique canalaire endodontiques conventionnelle de ces dernières années ont réduit de façon considérable les indications de l'intervention chirurgicale. Ce phénomène s'explique par l'amélioration des instruments et matériaux, une connaissance accrue de l'anatomie canalaire, l'amélioration des techniques d'intervention, ainsi qu'une meilleure compréhension des sciences médicales de base. Cependant, malgré ces améliorations, le clinicien doit faire face à des problèmes qui ne peuvent être traités par les méthodes non chirurgicales, et pour cela le recours aux techniques chirurgicales reste une nécessité pour résoudre ces problèmes (faute de quoi, l'extraction est la seule solution) Ainsi, la chirurgie endodontique, doit être considérée comme une extension rationnelle de la thérapeutique endodontique et non comme une technique endodontique radicale. Les interventions les plus courantes sont: ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 345
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    • Les drainagestransalvéolaires • Les curetages péri-apicales avec ou sans résection de l'apex • Les amputations radicales et les hémisections assurant dans bien de cas, la conservation de l'organe dentaire II Indications de la chirurgie endodontique II.A. La douleur Les douleurs peuvent être intenses avec peu ou pas de tuméfaction et persistants même après traitement analgésique chez certains patients présentant un abcès aigu. Pour ces cas, l'indication d'un drainage s'impose, après trépanation de l'os. II.B. Complications anatomiques Des systèmes canalaires telles que: • Canaux calcifiés • Calcifications pulpaires infranchissables (dentinels ou pulpoliths) • Edification apicale incomplète (après échec du traitement endodontique) • Les résorptions radiculaires (internes et externes) • Fenestration et déhiscence canalaire ou dent non-négociable. II.C. Les problèmes iatrogènes • Dépassement important du matériau d'obturation canalaire non résorbable • Présence de cône d'argent ou cône de Gutta avec obturation incomplète du canal • Fracture d'instrument dans le canal • Perforation produite lors de préparation du logement du tenon radiculaire en cas de déviation. • Présence de prothèse à tenon radiculaire sur une racine atteinte d'une lésion péri-apicale. • Douleur persistante après obturation. • Absence de guérison d'une lésion péri-apicale. • Traitements endodontiques antérieurs incomplets ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 346
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    II.D. Traumatismes •Fracture radiculaire avec nécrose profonde. • Dents extrusées, intrusées ou déplacées. II.E. Traitement des lésions parodontales importantes • Affectant une racine dentaire sur l'espace interadiculaire des molaires supérieures et inférieures. III Contre-indications de la chirurgie endodontique III.A. Contre-indications générales Chez les patients présentant: • Une hypertension sévère incontrôlée • Infarctus du myocarde récent • Endocardite (bactériémie) subaiguë infectieuse • Problèmes hématologiques incontrôlés • Ostéoradionécrose de la zone d'intervention choisie • Diabète incontrôlé. III.B. Contre-indications locales • Insuffisance du support osseux • Lésion parodontale avec mobilité dentaire • Accès opératoire difficile (dent postérieures, racine palatine...) • Rapport anatomique défavorable (sinus maxillaire, trou mentonnier, canal dentaire mandibulaire...) • Pour les pluri-radiculées: racines fusionnées ou trop proches rendant difficile l'hémisection ou l'amputation radiculaire • Lésions parodontales ou carieuse affectant toutes les racines • Racines excessivement longues. IV Techniques opératoires de la chirurgie endodontique Après évaluation clinique et radiologie du cas, l'indication opératoire est posée. Une prémédication peut s'avérer nécessaire si l'état psychologique du patient le requiert ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 347
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    (prescription d'anxiolytique) Danscertains cas, la prise d'ATB préopératoire est indiquée (cardiopathe à risque minime, diabétiques contrôlés...) Les différents temps d'anesthésie choisis sont réalisés... Le matériel et matériaux utilisés (instruments, plateau chirurgical stérile, asepsie, pâtes d'obturation...) IV.A. Principes de l'intervention IV.A.a. Choix du tracé du lambeau Il existe plusieurs tracés au dessus du lambeau, l'indication se fait selon certains facteurs (nombre de dents intéressées, longueur des racines, hauteur de la gencive attachée, structures anatomiques avoisinantes, accès nécessaire, présence de prothèses scellées...) 1 Lambeau semi-lunaire: lambeau N°1 C'est une incision horizontale courbe, avec sa partie convexe près de la crête gingivale. Il est facile à réaliser, avec proximité de l'apex dentaire concerné, étendue anesthésique limité, attache gingival non-perturbée. Mais il est toujours hémorragique car situé en grande partie dans la muqueuse alvéolaire (limité si mauvaise appréciation de la taille de la lésion: problème) 2 Lambeau triangulaire: lambeau N°2 C'est une incision horizontale le long de la crête gingivale, jointe à une simple incision verticale de décharge. Bon tracé pour les traitements des racines courtes, bon accès pour les traitements latéraux de la racine, facile à repositionner, mais les attaches gingivales sont perturbés et les sutures sont difficiles car entre les dents, l'hygiène également difficile. 3 Lambeau trapézoïdal: Lambeau N°3 C'est une incision gingivale horizontale reliant deux incisions verticales. Il permet un accès excellent au site chirurgical, permet le traitement de plusieurs dents, traitement latéral des racines possible, traitement des racines longues ou courtes, mais l'atteinte gingivale plus grande: attaches, ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 348
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    fibres. Sutures difficiles,hygiène orale également. IV.A.b. L'ostéotomie Le premier objectif de la chirurgie apicale est de localiser l'apex de la dent atteinte (ou des dents...) Parfois, une résorption pathologique chirurgicale peut provoquer la destruction importante de l'os vestibulaire recouvrant les extrémités radiculaires: Cependant, dans la plus part des cas, l'os vestibulaire est pratiquement totalement intact et l'exposition de la racine doit être obtenue en éliminant l'os qui la recouvre (localisation selon les repères anatomiques, radiographiques, longueur moyenne...) Un trou est pratiqué (entre 2 à 6mm en deçà de l'extrémité radiculaire) perpendiculairement au grand axe dentaire avec des fraises en carbure de tungstène chirurgicales fissures, cône cylindrique ou ronde N°6, utilisées à vitesse moyenne sous irrigation pour éviter les brûlures de l'os (ostéonécrose), on débute avec la turbine, puis on continue avec un contre angle (ou pièce à main à vitesse variable) En cas de problème de localisation, prendre une radiographie avec un petit morceau d'enveloppe radio-opaque du film placé dans l'os de la zone de fraisage pour la réorientation. IV.B. Les actes chirurgicaux IV.B.a. Le curetage apical 1 Définition C'est une intervention intéressant le 1/3 apical radiculaire qui consiste en l'exérèse des tissus pathologiques de l'apex entretenus par une infection en zone canalaire. 2 L'intervention La trépanation osseuse est faite comme décrite précédemment. On procède d'abord au décollement de la lésion avec une curette à bords tranchants (les parois cavitaire, osseuse et apex radiculaire) puis le tissu pathologique est dégagé, la curette est utilisée comme une cuillère pour vider la cavité osseuse. L'élimination chirurgicale du tissu pathologique après une thérapeutique en ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 349
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    zone efficace permetà l'organisme de commencer immédiatement la réparation. La cavité osseuse vidée est remplie par un caillot sanguin et, au cours des semaines suivantes, la formation osseuse se produit. De l'os nouveau (néoformé) se formant dans l'espace précédemment vidé, l'observation radiographique d'une trabéculation peut être vue six semaines après l'intervention. IV.B.b. La résection apicale: apicectomie La résection d'un fragment de l'extrémité de la racine est indiqué après curetage apical, lorsqu'une obturation à été nécessaire et lorsque l'accès à l'ensemble de la lésion pathologique l'indique (pour l'accès postérieur) • Intervention La résection de l'apex est oblique, c'est à dire taillée en biseau linguo-vestibulaire de façon à voir la surface totale de la section radiculaire. Cette intervention est réalisée à l'aide d'une fraise fissure. La préparation canalaire apicale est semblable à celle d'une cavité de classe I: de la surface biseauté, à l'aide d'une fraise boule ou cône renversée sur une profondeur de 2 à 3mm: le foramen apical est élargi L'obturation assure l'hémostase et tamponne la cavité osseuse (protection avec la cire à os ou bande gaze) L'obturation canalaire conventionnelle peut se faire à la même séance. IV.B.c. L'obturation à rétro Le scellement apical de la racine va se faire de préférence avec de l'amalgame d'argent, l'utilisation d'instruments adaptés: micro porte-amalgame et petits fouloirs conçus pour l'obturation des petites préparations _______. Après avoir obturé et condensé le maximum, il faut éliminer les débris d'amalgame. Polir l'amalgame en surface (lisse) avec un brunissoir. On repositionne le lambeau qui est ensuite suturé, la radiographie de contrôle peut être prise. Le patient est mis sous couverture antibiotique post-opératoire. Le fil de suture sera enlevé environ une semaine plus tard ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 350
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    Bains de bouched'eau salée tiède seront préconisés et brossage modéré. La guérison des sites chirurgicaux, péri-apicaux sera suivie par contrôles chirurgical et radiographique, dans les mois qui suivent. La plaie cicatrice de la même manière que lors d'une extraction et la muqueuse de recouvrement cicatrise la première parce que les berges de la ____ ont été affrontées (reliées) Dans la zone apical se forme un caillot avec croissance de fibroblastes de la zone environnante, de nouveaux capillaires se forment (cellules endothéliales) Les ostéoblastes apparaissent, et dépassent la matrice ostéoïde (collagène) qui se minéralise pour former un tissu osseux, ceci jusqu'à disparition complète du tissu de granulation: guérison variable selon les individus. IV.B.d. Le drainage trans-alvéolaire En présence d'un abcès aiguë (pendant le drainage cortical ne se fait pas ou canal obturé en pâte ou tenon), l'évolution de l'inflammation péri-apicale se limite à la densité osseuse corticale, et dans ces cas, il faut établir une voie d'évacuation pour les fluides emprisonnés dans l'os (pus, sang, ligament inflammatoires...) Une première incision est réalisée d'abord de la muqueuse, puis l'os est trépané à l'aide d'une fraise puis élargissement de l'ouverture. Mise sous couverture antibiotique du patient et surveillance doit être assurée (évolution) V Conclusion La combinaison des connaissance et d'un jugement clinique sûr peut apporter (améliorer) la qualité des soins apportés aux patients en incorporant l'endodontie chirurgicale au plan de traitement. Actuellement, elle est officiellement reconnue en tant que spécialité à part entière de l'art dentaire. Il faut reconnaître l'importance de ces techniques dans le traitement conservateur. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 351
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    11 - Lestraumatismes dentaires: thérapeutiques Plan du document: I. Rappels: 1. L'émail 2. La dentine 3. La pulpe 4. Le cément 5. Le desmodonte 6. L'os alvéolaire II. Étiologies des traumatismes dentaires III. Mécanismes des lésions traumatiques dentaires 1. Traumatisme direct 2. Traumatisme indirect 3. Intensité du traumatisme IV. Classification détaillée 1. Lésions des tissus durs de la dent et de la pulpe 2. Lésions des tissus parodontaux 3. Lésion de l'os de soutien 4. Lésions de la gencive V. Première consultation du patient traumatisé 1. Anamnèse 2. Examen clinique 3. Test de vitalité 4. Examen radiographique VI. Traumatismes des dents permanentes 1. Traumatismes coronaires 1. Fractures coronaires non pénétrantes 1. Fêlures 1. Le diagnostic 2. Signes cliniques 3. Traitement 4. Pronostic 2. Fractures de l'émail 1. Signes cliniques 2. Traitement 3. Pronostic 3. Fractures coronaires amélo-dentinaires 1. Diagnostic 2. Signes cliniques 3. Radiographie rétro-alvélolaire 4. Traitement 2. Fractures coronaires pénétrantes 1. Dents matures 2. Dents immatures 1. Technique d'apexo-génèse 1. Coiffage pulpaire direct 1. Indications 2. Techniques opératoires 3. Contrôle radiologique et chimique 4. Pronostic 2. Pulpotomie partielle 1. Indications 2. Technique opératoire 3. Pronostic 3. Pulpectomie cervicale ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 352
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    1. Technique opératoire 2. Suivi post-opératoire 3. Technique d'apexification 1. Examen clinique 2. Examen radiographique 3. Technique opératoire 2. Les fractures corono-radiculaires 1. Fractures corono-radiculaires non pénétrantes 1. Traitement 2. Fracture corono-radiculaire compliquée 3. Fractures radiculaires 1. Diagnostic 1. Fracture du 1/3 cervical 2. Fracture du 1/3 moyen 3. Fracture du 1/3 cervical 2. Traitements 3. Pronostic à long terme des fractures radiculaires 1. Guérison avec formation de tissu calcifié 2. Guérison avec interposition de tissu conjonctif 3. Guérison avec interposition d'os et de tissu conjonctif 4. Guérison avec interposition de tissu granulomateux 3. Concussion et subluxation 1. Concussion 1. Diagnostic 2. Traitement 3. Pronostic 2. Subluxation 1. Diagnostic 2. La radiographie 1. Traitement 2. Pronostic 3. Extrusion 1. Diagnostic 2. Radiographie 3. Le traitement 4. Pronostic 4. Luxation latérale 1. Diagnostic 2. La radiographie 3. Le traitement 4. Contrôle 5. Pronostic 5. Intrusion 1. Diagnostic 2. Diagnostic 3. Traitement 1. Dents immatures 2. Dents matures 6. Expulsion 1. Diagnostic 2. Traitement 1. Dent mature 1. La première phase 2. La deuxième phase 2. Dent immature 1. Traitement 1. La première phase ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 353
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    2. La deuxièmephase 2. Contrôle 3. Pronostic VII. Traumatismes des dents temporaires 1. Examen du jeune patient 1. Examen clinique 2. Examen radiographique 3. Traitements 2. Fractures 1. Fractures coronaires 1. Fracture de l'émail 2. Fracture email, dentine 3. Fractures email, dentine et pulpe 4. Anesthésie 5. Pour les dents résorbés (stade III) 2. Fractures corono-radiculaires 3. Fractures radiculaires 3. Concussion et subluxation 4. Extrusion 5. Intrusion et luxation latérale 1. Traitement 6. Expulsion I Rappels: La dent est formée de la couronne et de la racine, la couronne est formée de l'émail, de la dentine et de la pulpe camérale. La racine est formée de dentine, cément et pulpe radiculaire Le parodonte, élément de soutient de la dent comprend le cément, le desmodonte, l'os alvéolaire et la fibro-muqueuse gingivale. I.A. L'émail Recouvre la dentine coronaire au dessus du collet anatomique plus épais au niveau des cuspides (2.5mm), plus mince au niveau du collet. I.B. La dentine Dureté inférieure à celle de l'émail, contrairement à l'émail, la dentine s'édifie de façon concentrique et l'on distingue: _ La dentine primaire _ La dentine secondaire _ La dentine tertiaire (réactionnelle) ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 354
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    I.C. La pulpe Zone de rôle capitale dans la dentinogénèse En communication avec le périodonte par le foramen apical, largement ouvert quand la dent est jeune et de plus en plus rétréci en fonction de l'âge Par ce foramen pénètre les vaisseaux et nerfs pulpaires I.D. Le cément Entoure la dentine radiculaire. On fait jouer au cément un rôle compensateur dans le cas de résorption osseuse L'épaisseur du cément augmente avec l'âge. I.E. Le desmodonte Caractérisé par la présence de fibres collagènes étendues de la paroi alvéolaire à la racine de la dent Existe aussi des fibres dento-gingivales et transeptales, ainsi que de nombreux éléments vasculo-nerveux I.F. L'os alvéolaire Il se forme et disparaît avec la dent II Étiologies des traumatismes dentaires Le sport Collectif ou individuel surtout pendant l'adolescence, prédominance de traumatisme dentaire au niveau du groupe incisivo-canin Accidents de la circulation Traumatismes iatrogènes: Scellement ou descellement d'une prothèse à tenon radiculaire peut provoquer une fracture radiculaire Dérapage avec l'élévateur lors d'une extraction dentaire Accidents domestiques: Chutes des enfants à la maison Coup de poing, coup de pied, projection de Pierre III Mécanismes des lésions traumatiques dentaires Les traumatismes peuvent résulter d'un choc direct ou indirect III.A. Traumatisme direct Quand la dent elle même reçoit le choc (cause: la chaise, le sol, le volant, la table) Cela concerne les dents antérieures et notamment les incisives supérieures III.B. Traumatisme indirect Résultat du choc violent de l'arcade mandibulaire contre l'arcade maxillaire, suite à un coup à la partie inférieure du menton, ce type de traumatisme est à l'origine des fractures coronaires ou corono-radiculaires ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 355
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    III.C. Intensité dutraumatisme L'aspect des lésions dépend de l'impact du traumatisme (masse et vitesse) IV Classification détaillée Chaque classe de VANEK présente, plusieurs divisions établies selon le critère clinique surtout IV.A. Lésions des tissus durs de la dent et de la pulpe 1- fêlure coronaire (amélaire) fracture incomplète de l'émail sans perte de substance 2- Fracture coronaire simple: fracture de l'émail ou émail/dentine, sans exposition pulpaire 3- Fracture coronaire compliquée: fracture avec exposition de la pulpe 4- Fracture corono-radiculaire simple: fracture de l'émail, dentine et cément sans exposition pulpaire 5- Fracture corono-radiculaire compliquée avec expositions pulpaires 6- Fracture radiculaire: fracture de la dentine, cément et pulpe. IV.B. Lésions des tissus parodontaux - Ebranlement: lésions des tissus de soutien sans mobilité anormale, mais avec une douleur à la percussion. - Subluxation: mobilité normale sans déplacement. - Luxation avec intrusion: c'est le déplacement de la dent dans l'os alvéolaire, s'associant ou non de la fracture de l'alvéole. - Luxation avec extrusion: Déplacement partiel de la dent hors de son alvéole - Luxation latérale: associée le plus souvent à une fracture de l'alvéole - Avulsion IV.C. Lésion de l'os de soutien - Communication de l'alvéole - Fracture d'une paroi de l'alvéole - Fracture des procès alvéolaires IV.D. Lésions de la gencive Déchirure de la muqueuse buccale Contusion de la muqueuse buccale V Première consultation du patient traumatisé On procède avec attention - À l'anamnèse, - À l'examen clinique, - aux tests de vitalité - À l'examen radiographiques V.A. Anamnèse - Nom prénom du patient - Age (dent mature ou immature) - Le temps écouté entre l'heure de l'accident et la consultation (très important pour la réimplantation des dents avulsées ou luxées, de ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 356
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    même pour fracturesavec ou sans exposition pulpaire) - Endroit de l'accident (sérum anti-tétanique) - Comment s'est produit l'accident (pour détecter les lésions associées) - Des épisodes de pertes de connaissances, de céphalées, de vomissement (peu être traumatisme crânien donc prendre des dispositions) - État de santé du malade (maladies d'ordres générales) - Douleurs spontanés (lésions pulpaires) - Prendre des photographies (jointes au certificat médico-légal) V.B. Examen clinique Extra-oral, intra-oral, examen des dents, examen radiographique. - Palpation des téguments faciaux - Recherche des lésions de la muqueuse buccale, et gingivales et la nature de ces lésions (sutures) - Contrôle des déplacements dentaires - Contrôle de l'occlusion - Contrôle de la mobilité - Palpation des procès alvéolaires - Réactions de la dent à la percussion - Lèvres tuméfiées (peuvent contenir un corps étranger ex: fragment de couronne) V.C. Test de vitalité Fondamentale, se fait au chlorure d'éthyle, l'interprétation des testes de vitalité pratiqués juste après le traumatisme est compliqué car souvent le test de vitalité est négatif en raison de la sidération pulpaire qui accompagne toujours un traumatisme. Il faut donc répéter les tests de vitalité après un certain délai, car ils sont souvent positifs après une quinzaine de jours. V.D. Examen radiographique Toutes les dents ayant subi un traumatisme doivent être radiographiés, pour déterminer le stade d'évolution de la dent et mettre en évidence d'éventuel lésions radiculaires ou parodontales - Radio rétro-alvéolaires: indiquées dans le cas de traumatisme dento-alvéolaire (plusieurs incidences) - Radio extra-orale (panoramique): elle donne: - L'état général de la denture - L'état de l'os basal et alvéolaire - L'état, la présence de corps étranger - L'état des expulsions dentaires VI Traumatismes des dents permanentes VI.A. Traumatismes coronaires VI.A.a. Fractures coronaires non pénétrantes 1 Fêlures Elles sont fréquentes ce sont des solutions de continuité des tissus de la dent. Elles sont plus ou moins profondes, pouvant intéresser l'émail seul ou émail et dentine 1 Le diagnostic Mise en évidence par transillumination, ces fêlures sont souvent associées à d'autres traumatismes, qu'il est nécessaire de rechercher. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 357
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    2 Signes cliniques Ils peuvent être inexistant parfois le patient se plaint d'une légère05/12/2006 sensibilité au froid 3 Traitement On préconise le scellement des fêlures à l'aide d'une résine composite photo-polymérisable. Ces fêlures peuvent également être traités par application fluorée 4 Pronostic Il est excellent, ce traumatisme n'entraînant pas de conséquences pulpaires graves 2 Fractures de l'émail Bien que la perte de substance soit peu étendue, ces traumatismes ne doivent pas être minimisées, car ils peuvent être associées à un traumatisme des tissus de soutien 1 Signes cliniques Test au froid positif Test à la percussion légèrement douloureux 2 Traitement Lorsque la perte d'émail est minime, la thérapeutique consiste en une coronoplasie des bords de l'émail avec une fraise ogivo-tronconique diamantée montée sur turbine et sous irrigation afin d'éviter tout réchauffement du tissu pulpaire, cet acte peut être suivi d'une séance de fluoration, de l'application d'un vernis fluoré, ou d'un scellant Dans d'autres cas, il est nécessaire d'effectuer la reconstitution de la dent à l'aide d'un composite photo-polymérisable micro-hybride à densité ordinaire (de 4ème ou 5ème génération) La surveillance de la vitalité pulpaire sera nécessaire. Elle se fera 1 mois plus tard, puis à 3 mois, puis tous les 6 mois 3 Pronostic Excellent, les risques de nécrose pulpaire se limitent à 0.2 à 1% des cas 3 Fractures coronaires amélo-dentinaires ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 358
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    Ce sont destraumatismes très fréquents des incisives permanentes (ils concernent l'angle) 1 Diagnostic Perte de substance plus ou moins étendue, elles peuvent être associés à une atteinte du ligament parodontal (subluxaxtion ou extension) 2 Signes cliniques Hyperesthésie dentaire Douleur à la mastication 3 Radiographie rétro-alvélolaire Permet d'objectiver les rapports entre la pulpe et la fracture 4 Traitement - Anesthésie locale: la décision revient au praticien en fonction de l'étendue de la lésion par rapport à la pulpe, de la sensibilité du patient - Isolation de la dent (digue+ pompe à salive) - Lavage de la plaie au sérum physiologique - Au niveau des bords de l'émail, on réalise un biseau court, à l'aide d'une fraise diamantée ogivo-tronconique et montée sur contre-angle rouge. - Choix de la teinte grâce à la multiplication des teintes disponibles - Mordensage acide: à l'aide de l'acide phosphorique (H3PO4) à 37%, appliqué pendant 45 secondes sur la dentine et 15 secondes sur l'émail biseauté L'attaque acide permet une déminéralisation sur une profondeur de quelques microns en moyenne. Cela va permettre la pénétration d'une résine adhésive dans les canalicules et à l'intérieur du réseau de fibrilles collagéniques, c'est le principe de la couche hybride Au niveau de l'émail, ... de micro-pertuis classiques servant à l'adhésion de la résine adhésive - Rinçage: pendant 30 secondes - Séchage: modéré, sans assèchement dentinaire, conserver un degré d'humidité suffisant au réseau de collagène sous peine d'induire son collapsus - L'apprêtage des surfaces (exemple des systèmes bi-composant dit de 4ème génération À l'aide d'un pinceau, le primer est brossé sur la dentine en 5 couches successives, afin d'améliorer sa pénétration et à l'évaporation du solvant certains auteurs préconisent de photopolymériser le Primer dans le but de stabiliser cette couche. - La résine adhésive est appliquée en couche assez épaisse sur le primer et l'émail biseauté, puis photopolymériser. REMARQUE: dans le cas de systèmes mono-composant dits de 5ème génération, les système adhésif est conditionné en un seul flacon (one bottle systems) dans un seul flacon, nous avons le promoteur d'adhésion et la résine adhésive mélangés dans un ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 359
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    solvant organique (éthanolou acétone) - Mise en place du composite microhybride à densité ordinaire, par couches successivement photo-polymérisées pendant 20 secondes (stratification anatomique) REMARQUE: on peut utiliser un moule "odus" une perforation sera faite dans l'angle incisive de cette matrice pour permettre l'échappement du surplus du composite, pour éviter la création de bulles d'air et des imperfections morphologiques. - Dégrossissage: Avec une fraise ogivo-tronconique diamantée, bague rouge (granulométrie de 25μm) montée sur contre angle rouge Au niveau inter-proximal des strips abrasifs ordinaires ou métalliques de granulométrie décroissante peuvent être utilisés Finition: fraise ogivo-tronconique bague jaune, de faible granulométrie (15μm) au niveau proximal: strip de faible granulométrie. - Polissage: Il restitue le Poli, le brillantage final, de la restauration, il s'effectue à l'aide de cupules. Leur manche en plastique présente l'avantage de ne léser ni les restaurations ni la gencive. Ces cupules, seront utilisés avec des pâtes à base d'oxyde d'alumine. - Glaçage de la surface: on utilise une résine de liaison (Fortify) peu chargée de basse viscosité, avec un pinceau sur toute la restauration, puis photopolymériser Cette résine obture les imperfections et donne un glaçage de la surface. - Contrôle de la vitalité pulpaire et contrôle radiographique 6 à 8 semaines après le traitement. Remarque: Dans le cas où le trait de fracture est prêt de la pulpe, on peut faire une protection pulpo-dentinaire à Ca(OH)2 VI.A.b. Fractures coronaires pénétrantes 1 Dents matures - Si l'expression est minime et récente (moins de 3h) on peut envisager de réaliser un coiffage pulpaire direct. - Si l'exposition pulpaire est plus étendue et plus ancienne, le traitement endodontique conventionnel à la gutta percha est la technique de choix. Un ennage canalaire (screw-post) est nécessaire à la reconstitution au composite photo-polymérisable (micro-hybride) - Dans le cas de fracture coronaire pénétrante, très importante (1/3 cervical seulement reste) on réalise une reconstitution corono-radiculaire (méthode directe) - On utilise des tenons fibrés: Composition: 64% de fibres de Carbonne ou de quartz 36% de matière organique de type époxy ou vinyl Tenon conique (en fibre de verre) il est conducteur. 1ère séance: pulpectomie sous anesthésie 2ème séance: obturation canalaire à la gutta percha (eugénate-> eugénol-> perturbe la polymérisation du composite) 3ème séance: désobturation des 2/3 canalaires à l'aide de forts calibres Irrigation pour éliminer tous les débris canalaires Essayer le tenon-> il doit flotter dans le canal, pour laisser la place au composite - Mordensage, rinçage, séchage modéré du canal. - Dégrossissage du tenon à l'alcool puis séchage. - Appliquer 5 couches de "One bottle system" (adhésif de 5ème génération) sur les parois canalaires + photo polymérisation avec une lampe à ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 360
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    haute énergie (>800mw) Appliquer le "One Bottle system" sur le tenon + photopolymérisation - On remplis le canal d'un composite fluide (Flow) plus obturation avec un composite mono-hybride de la partie coronaire à l'aide d'un moule en celluloïd en forme de cylindre + photopolymérisation. - Enlever le moule - Dégrossissage et taille du faut moignon - Empreinte haut et bas à adresser au labo pour la confection d'une CIV - Vaseliner le faux moignon avant de placer une couronne provisoire (pour ne pas fracturer le composite lors des scellements) La séance suivante: scellement de la CIV 2 Dents immatures • Technique d'apexo-génèse Une dent permanente est dite immature tant qu'elle n'a pas atteint le stade 10 de Nolla. C'est à dire aussi longtemps que la jonction cémento-dentinaire apicale n'est pas en place. Lorsque la pulpe d'une telle dent est lésée, il n'est pas possible de réaliser immédiatement un traitement endodontique conventionnel, la béance apicale de la racine en empêche l'obturation correcte Sous le nom d'apexogénèse sont groupés 3 types d'interventions. - Le coiffage pulpaire direct - La pulpectomie partielle - La pulpectomie cervicale Chacun de ces traitements vise les mêmes buts: - Inciter la pulpe à édifier un pont calcifié qui l'isolera à nouveaux, naturellement du milieu extérieur. - Permettre à la pulpe, ni infectée ni enflammé, de poursuivre l'élaboration de la racine jusqu'à la mise ne place de la jonction cémento-dentaire. 1 Coiffage pulpaire direct 1 Indications - Petite exposition ( < à 1mm) - Laps de temps ( < à 22h) - La pulpe ne présente pas d'inflammation et des dommages 2 Techniques opératoires - Anesthésie - Champs opératoire - Nettoyage de la dent avec du mercryl laurylé - Nettoyage de la plaie (sérum physiologique) (on recommande de préparer au niveau de l'exposition pulpaire une petite cavité) - Pose de Ca(OH)2 (dycal) sans exercer de pression (afin de ne pas provoquer d'inflammation pulpaire) - Reconstituer la dent à l'aide d'un moule "Odus" rempli d'IRM de Caulk. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 361
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    3 Contrôle radiologiqueet chimique À une semaine, la dent doit être asymptomatique et les testes de vitalité pulpaire sont positifs, à 4 semaines l'examen radiographique montre la présence d'un pont dentinaire À 6 moi, normalement, il y a fermeture de la lésion et apparition de dentine tertiaire réparatrice, donc on peut faire la reconstitution coronaire au composite micro-hybride photo-polymérisable. Le contrôle radiographique et clinique est effectué tous les 6 mois, et jusqu'à la mise en place de la fonction cémento-dentinaire, pendant 3ans. 4 Pronostic Excellent, varie de 70 à 88%, l'examen radiographique régulier permet de vérifier l'éventuelle apparition de résorption interne et/ou d'une oblitération canalaire qui impose le traitement endodontique 2 Pulpotomie partielle Elle consiste à agrandir la brèche dentinaire et à enlever une partie minime de la pulpe camérale sur une profondeur de 2mm. 1 Indications Lorsque la taille de l'exposition pulpaire est plus importante et/ou lorsque le patient est vu plus tardivement (laps de temps ne dépasser 48h) La pulpe exposée doit montrer l'évidence d'une bonne vascularisation sans signes de nécrose superficielle (sinon, il faut envisager la pulpotomie cervicale) 2 Technique opératoire - Anesthésie avec vasoconstricteur - Champ opératoire + pompe à salive - lavage de la dent avec un anti-septique doux (chlorhexidine) - Amputation de la pulpe sur une profondeur de 2mm environ au dessous de l'exposition pulpaire, avec une fraise boule diamantée stérile montée sur turbine (sans Spray) Mais refroidie en permanence à l'aide d'une irrigation de sérum physiologique stérile On opère de façon intermittente et par touches brèves et sans pression. - Attendre que l'hémostase se produise (5 minutes environ) On peut contrôler l'hémorragie en utilisant des ions de papier de gros calibres stériles et utilisés à l'envers - Le lavage de la plaie avec du sérum physiologique stérile (permet d'évacuer le caillot) - Le coiffage du tissu pulpaire ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 362
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    par Ca(OH)2 sanseffectuer de pression (2 à 3mm d'épaisseur) On réalise une obturation à 2 étages avec un ciment type IRM qui servira de base à la reconstitution avec un composite 3 Pronostic Le pont dentinaire isolant à nouveau la pulpe doit être visible radiographiquement en 4 semaines Des contrôles réguliers sont importants lorsque la jonction cémento-dentinaire est mise ne place, on peut pratiquer une pulpectomie s'il y a complication. 3 Pulpectomie cervicale C'est la technique d'apexogénèse la plus fréquemment utilisée Indiquée quand l'exposition pulpaire est importante et le laps de temps est supérieur à 3 jours 1 Technique opératoire - Anesthésie locale avec vasoconstricteur - Pose de la digue + pompe à salive - Lavage de la dent et de la plaie pulpaire à l'aide d'un antiseptique doux (chlorhexidine) - La pulpe camérale est amputée à l'aide d'une grosse fraise boule stérile N°6 ou 7 à long col, montée sur contre-angle tournant à environ 6000 t/mn sous irrigation de sérum physiologique. La pulpe doit saigner normalement (sang rouge clair) si elle ne saigne pas, ou très peu (zone de pulpe en vois de nécrose) Si elle saigne trop (tissu en état inflammatoire) Dans les deux cas, c'est une contre indication de la pulpectomie cervicale (donc extirpation totale) Afin de contrôler l'hémorragie, utiliser des cons de papier de gros calibres stériles et utilisés à l'envers. - Réouvrir le moignon pulpaire de Ca(OH)2 (mis en place à l'aide d'un porte-amalgame stérile) Faire plusieurs apports, tasses à l'aide de gros fouloir de Schilder. La couche de Ca(OH)2 doit avoir 2 à 3mm; il est préférable de réaliser une obturation à 2 étages avec un ciment type IRM de Caulk (eugénol modifié à prise rapide) ou CIV, qui servira de base à la reconstitution au composite. 2 Suivi post-opératoire Le patient est revu une semaine après en général aucun symptôme n'apparaît au bout de 3 à 4 semaines, on peut apprécier la réparation sur radio= un pont de dentine apparaît généralement séparé du produit de coiffage par une zone radio-claire. Le praticien doit se fier à l'examen radiographique, car aucun teste de vitalité ne peut être pratiqué. À l'heure actuelle, ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 363
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    quand la jonctioncémento-dentaire est mise en place, on recommande généralement de pratiquer une pelpectomie. 3 Technique d'apexification Les traitements d'apexification concernent les dents permanentes immatures dont la pulpe nécrosée les laisse figées en stade d'évolution où elles étaient lorsque la cause nécrosante s'est manifestée (traumatisme) La technique d'apexification à pour but de provoquer la fermeture de l'apex sans allongement radiculaire Et ce par la formation d'une barrière calcifiée 1 Examen clinique La dent ne répond pas au test de vitalité pulpaire 2 Examen radiographique Permet d'établir le stade d'évolution de la racine 3 Technique opératoire - Champ opératoire + pompe à salive - Préparation de la cavité d'accès - Détermination de la longueur de travail, selon la technique habituelle (grosse lime H n° 110) Mais avant, la chambre pulpaire est lavée (ClONa) à 2.5% On retire du canal à l'aide de gros tire-nerfs les débris pulpaires décomposés. Le nettoyage des parois est réalisée sous irrigation continue de (ClONa) à l'aide de limes H. Le séchage du canal est fait, à l'aide de grosses pointes de papier stériles dont la longueur sera préétablie à la longueur de travail. Remplissage du canal avec Ca(OH)2 à l'aide du fouloir de Shilder. L'hydroxyde de calcium poudre blanche très fine mélangée à du sérum physiologique On a des préparations prêtes à l'emploi, ne contenant pas d'adhésif de prise ou durcisseur pour les obturations canalaires. Elles se présentent en seringues ou en cartouches. - Les excès de Ca(OH)2 sont éliminés sur une hauteur de 4mm pour permettre une obturation à 2 étages. - La surveillance radiographique sera mensuelle. Des séances de rappel se feront au bout de 6 semaines, puis tous les 2 ou 3 mois. La préparation Ca(OH)2 est changée quand elle n'est plus visible radiologiquement, le praticien restera toujours à 1mm en ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 364
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    deçà de lalongueur de travail établie. - Au bout de 6 mois ou apparition d'une barrière calcifiée dans la région apicale le moment est venu de terminer le traitement. Procéder à l'obturation définitive à la gutta percha. Après désobturation de Ca(OH)2 et reconstitution de la couronne au composite. VI.B. Les fractures corono-radiculaires VI.B.a. Fractures corono-radiculaires non pénétrantes Ces fractures intéressent l'émail, la dentine et le cément, sans atteinte du tissu pulpaire. Le trait de fracture oblique passe sous l'attache épithéliale. La douleur n'est pas spontanée mais fonctionnelle. L'examen clinique montre la grande mobilité du fragment fracturé qui n'est maintenu que par l'attache épithéliale et quelques fibres desmodontales. La radiographie n'est que de peu de secours pour visualiser le trait de fracture Il faudra procéder à l'extraction de ce fragment par dissection à l'aide d'une lame tranchante Le but du traitement est de conserver la vitalité pulpaire de la dent. • Traitement Sans anesthésie, élimination du fragment, gingivo-plasie associée à un traitement orthodontique sur le moignon radiculaire en vue d'une reconstitution prothétique correcte. VI.B.b. Fracture corono-radiculaire compliquée Dans de tels cas, il faut traiter individuellement le problème pulpaire et le problème parodontal. Anesthésie locale, élimination du fragment. Si la fracture descend à plus de 3 à 4mm sous le bord gingival, faire une gingivoplastie, pulpectomie (dent mature), égression orthodontique du moignon radiculaire pour une restauration prothétique. VI.B.c. Fractures radiculaires L'attitude thérapeutique devant une fracture radiculaire peut se diviser en 3 phases - Traitement d'urgence - La surveillance clinique et radiographique - Traitements des éventuelles complications 1 Diagnostic L'examen radiographique rend aisé le diagnostic Il faut faire un examen clinique attentif, des testes de vitalité pulpaire Ces fractures se divisent en 3 catégories: - Fractures du 1/3 cervical - Fractures du 1/3 moyen - Fractures du 1/3 apical. 1 Fracture du 1/3 cervical Le fragment coronaire peut rester attaché par ses attaches alvéolaires, hémorragie de la pulpe et gencive grande mobilité du fragment coronaire La ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 365
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    radio rétro-alvéolaire montrele trait de fracture. La pulpe s'infecte rapidement par le ligament gingivo-cervical (car c'est une fracture ouverte) 2 Fracture du 1/3 moyen Fracture de type fermée, quand le fragment coronaire n'est pas mobile, garder la dent sous contrôle 3 Fracture du 1/3 cervical C'est des fractures de types fermées, la dent est très peu douloureuses, pas d'hémorragie. Faible mobilité du fragment corono-radiculaire. On observe parfois une consolidation de la fracture La nécrose pulpaire est rare. 2 Traitements Il faut toujours recourir à des traitements conservateurs en particulier: - Réduction de la fracture - Immobilisation parfaite (2 mois de contention) - Radio de contrôle et testes de vitalité pulpaire (pendant plus d'un an) Technique de contention basée sur l'utilisation d'appareils orthodontiques fixes (Bracket + arc), ou bien simplement un arc collé avec composites photopolymérisable. L'oedème maintient les 2 fragments de racine éloignés l'un de l'autre au début et ceci empêche l'écrasement de petits vaisseaux qui se forment petit à petit dans la fente de la fracture. La contention est prolongée pendant 6 mois et on fait des radios plus contrôles de vitalité pendant cette période Après 6 mois, on enlève la contention, absence de mobilité, reprise de la formation, testes de vitalités positives 3 Pronostic à long terme des fractures radiculaires Parfois nécrose pulpaire, en général 2 mois qui suivent le traumatisme. Donc désinfection à ClONa puis obturation canalaire à Ca(OH)2, puis contrôle radiographique. Quand tout entre dans l'ordre, obturation canalaire normale et reconstitution coronaire au composite. (Si fracture coronaire en plus) Les fractures radiculaires peuvent guérir de 4 façons: - Avec formation de tissus calcifié - Avec interposition de tissu conjonctif - Avec interposition d'os et de tissu conjonctif - Avec interposition du tissu de granulomateux. 1 Guérison avec formation de tissu calcifié Nature du tissu dur qui unit les 2 fragments= dentine (réactionnelle) cément. Le trait de fracture est visible à la radio Les testes de vitalité sont positifs ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 366
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    2 Guérison avecinterposition de tissu conjonctif Les deux surfaces de fractures se recouvrent de cément, de fibres collagènes, peuvent aller soit d'un fragment à l'autre, soit être disposés parallèlement au trait de fracture. La radio montre un élargissement périphérique au niveau du trait de fracture ou un trait radiotransparent qui sépare les 2 fragments. Cliniquement, la dent ne présente pas de mobilité anormale et les testes de vitalité sont positifs. Parmi les causes d'un tel résultat= une réduction inadaptée Une contention insuffisante. 3 Guérison avec interposition d'os et de tissu conjonctif Les deux fragments sont isolés par un pont osseux visible à la radio, mais aussi par le ligament périodontal qui entoure les extrémités fracturées. La dent est stable cliniquement et le test de vitalité est positif. Ce type de guérison s'observe quand le traumatisme survient alors que la croissance du procès alvéolaire n'est pas terminée. Le fragment coronaire continue son éruption alors que la partie apicale reste dans le maxillaire. 4 Guérison avec interposition de tissu granulomateux La nécrose de la partie coronaire de la pulpe est responsable des phénomènes inflammatoires au niveau du trait de fracture, la dent est mobile, douloureuse à la percussion et peut avoir subi une égression. Plus la gencive marginale est près du trait de fracture, plus la guérison est difficile Il est maintenant possible, grâce à l'ODF, de provoquer une égression de la racine qu'on utilise après traitement radiculaire pour un faut moignon. VI.C. Concussion et subluxation VI.C.a. Concussion C'est l'ébranlement de l'organe dentaire consécutif à un choc Les dommages créés au ligament parodontal et au tissu pulpaire sont bénins 1 Diagnostic La dent ne présente aucune mobilité et aucun déplacement anormal par rapport aux dents controlatérales Une petite hémorragie et un léger oedème pouvant exister dans le parodonte. Le test à la percussion peut provoquer une légère sensibilité et la mastication légèrement douloureuse. - Les testes pulpaires sont ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 367
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    positifs - Laradiographie ne montre aucune anomalie 2 Traitement Abstention ou ajustage de l'occlusion si nécessaire Alimentation molle pendant 1 à 2 semaines La vitalité est contrôlée pendant une à deux mois 3 Pronostic Excellent VI.C.b. Subluxation Le choc est plus fort que dans la concussion Certaines fibres desmodontales peuvent alors être rompues. Il existe un oedème et une hémorragie dans le ligament parodontal. 1 Diagnostic Cliniquement: - Mobilité dentaire dans le sens vestibulo-lingual - Petit saignement au niveau du sulcus gingival - Le test à la percussion émet un son plutôt sourd, et peut être douloureux, le patient se plaint d'avoir "une dent plus longue" et une gène à la mastication - Testes de vitalité pulpaire positifs 2 La radiographie Ne montre pas de déplacement de la dent dans son alvéole 1 Traitement Ajuster l'occlusion si celle-ci est traumatisante Prescription d'une alimentation molle La contention n'est pas toujours nécessaire (1 à 2 semaines) Surveillance de la vitalité pulpaire 2 Pronostic Bon VI.C.c. Extrusion 1 Diagnostic La couronne de la dent est généralement intacte, mais déplacée hors de son alvéole. Le plus souvent en position linguale L'apex est forcé vers la paroi alvéolaire vestibulaire Elle n'est retenue que par les fibres desmodontales palatines La dent parait plus longue que les controlatérales Grande mobilité La ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 368
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    racine est intacte,mais peut être plus ou moins exposée Le test à la percussion donne une légère douleur et un son sourd - Les testes pulpaires immédiats sont le plus souvent négatifs - Il existe toujours un saignement au niveau du ligament parodontal 2 Radiographie Montre un épaississement plus ou moins important de l'espace desmodontal dans la région apicale prouvant le déplacement de la dent. 3 Le traitement Repositionnement atraumatique de la dent, ainsi le callot qui s'est formé à l'apex peut s'évacuer en glissant le long de la racine Contention pendant 1 à 3 semaines Antibiothérapie et anti-inflammatoire pendant 8jours La surveillance de la vitalité pulpaire est obligatoire, ainsi que la prise de radiographie (pour voir l'apparition ou non de résorptions radiculaires) Cette surveillance se fait à 2 semaines, 6 semaines, 6 mois puis tous les 6 mois, pendant 4 ans. En cas d'apparition de résorptions inflammatoires radiculaires, il faut envisager un traitement endodontique précédé par la mise en place dans le canal de CaOH2 pendant une année environ 4 Pronostic Dépend du repositionnement et du stade d'évolution radiculaire. - Le repositionnement doit être atraumatique, dans le cas contraire, on aura des dégâts sévères, au niveau du desmodonte et du tissu pulpaire. Et la revascularisation de ces deux éléments ne se fait pas Dans le cas de dents immatures, il peut y avoir arrêt de l'édification radiculaire (conséquence de la nécrose pulpaire) _ Stade d'évolution radiculaire: après un an 90% des dents à apex ouvert présentent des testes de vitalités pulpaires positifs contre seulement 40% des dents à apex fermé Les résorptions de surface sont plus nombreuses pour les dents à apex fermé. VI.C.d. Luxation latérale 1 Diagnostic La dent apparaît déplacée latéralement et fermement bloquée, dans sa nouvelle position La couronne dentaire est forcée en position linguale ou palatine et l'occlusion peut être perturbée. Il existe très souvent, une fracture alvéolaire. Le test à la percussion donne un son métallique et est douloureux Les testes de vitalité pulpaire sont le plus souvent négatifs La mobilité peut être normale ou accentuée ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 369
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    2 La radiographie Montre un épaississement du ligament parodontal dans la région de l'apex lorsque ce dernier est déplacé vestibulairement. Il montre aussi l'éventuelle fracture de la lame osseuse vestibulaire 3 Le traitement Anesthésie, puis repositionnement de la dent dans l'alvéole. Compression manuelle des lames osseuses alvéolaires vestibulaires et palatine pour avoir un repositionnement correct et une guérison du ligament parodontal. Suture de la muqueuse gingivale si nécessaire Radiographie pour contrôler la position de la dent dans son alvéole Contention semi-rigide pendant 3 semaines (par Fil d'orthodontie) La prise d'une radiographie est nécessaire avant son retrait. 4 Contrôle Une semaine, un mois, tous les 3 mois pendant une année Le patient est suivi sur une période de 5ans. 5 Pronostic Ce traumatisme entraîne un grand nombre de nécroses pulpaires, et plus spécialement pour les dents à apex fermé, et dans le cas de déplacement supérieur à 2mm. (Traitement avec CaOH2= apexification) On peut avoir comme complication l'oblitération canalaire On peut avoir une perte osseuse alvéolaire On peut avoir des résorptions radiculaires externes et internes VI.C.e. Intrusion 1 Diagnostic Il existe une différence de hauteur entre le bord libre de la dent traumatisé et la controlatérale Dans le cas de dents permanentes immatures, la couronne peut totalement disparaître Parfois, la dent semble bloquée dans son alvéole Test à la percussion douloureux (son métallique dû à la dent bloquée dans son alvéole) 2 Diagnostic Montre une diminution de l'épaisseur du ligament parodontal et une disparition totale au niveau de la région apicale. La racine est généralement intacte ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 370
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    3 Traitement Antibiotiqueet anti-inflammatoire pendant 8 jours 1 Dents immatures On observe souvent une rééruption spontané (plusieurs semaines après) Test de vitalité pulpaire à 3 semaines, 6 semaines, 2 mois, 6 mois puis tous les 6 mois pendant au moins 5ans Radiographie, lors des contrôles s'il y a apparition d'une image radio-claire apicale ou une résorption inflammatoire, faire l'extirpation du tissu nécrosé et traitement à CaOH2 pendant une année. Si, pendant 4 semaines la dentine fait pas son rééruption, l'extrusion doit se faire par des forces orthodontiques. 2 Dents matures Si le déplacement est inférieur au 1/3 de la couronne dentaire, la rééruption naturelle peut se faire: - La vitalité pulpaire est surveillée, en cas de mortification, le traitement endodontique est effectué - Si le déplacement est important, le repositionnement se fait par moyens orthodontiques Contrôles À 3 semaines, 6 semaines, 2 mois, 6 mois puis tous les 6 mois pendant 5ans VI.C.f. Expulsion 1 Diagnostic C'est le déplacement complet de la dent hors de l'alvéole Si la dent est retrouvée, il faut vérifier l'intégralité de la racine. Si la dent n'est pas retrouvée, faire une radiographie pour voir s'il n'y a pas eu une intrusion totale. 2 Traitement 1 Dent mature 1 La première phase C’est le traitement d'urgence Rincer la dent avec du sérum physiologique. La tenir par la couronne afin de ne pas endommager le parodonte (Ne pas gratter les cellules du ligament parodontal, ne pas dessécher la racine avec l'air) Rincer l'alvéole avec du sérum physiologique (ne pas cureter) Replacer doucement la dent dans l'alvéole (contrôle radiographique) Contention souple pendant une à deux semaines (4 à 6 semaines s'il y a fracture du rebord alvéolaire) ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 371
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    Prescrire une bonnehygiène bucco-dentaire plus bains de bouche à la chlorhexidine. Antibiotiques (adulte: 1 MUI immédiatement puis 2 à 4 MUI pendant 4 jours) Faire un sérum anti-tétanique Alimentation ferme pour stimuler la fonction du ligament parodontal 2 La deuxième phase Traitement endodontique une semaine plus tard Extirpation du tissu pulpaire plus parage canalaire au ClONa à 2.5% plus obturation canalaire intermédiaire à Ca(OH)2 Le traitement endodontique définitif à la gutta percha est réalisé 12 mois après, Ca(OH)2 étant renouvelé tous les 3 à 6 mois 2 Dent immature 1 Traitement 1 La première phase Première phase du traitement d'urgence (même que la dent mature) 2 La deuxième phase (Traitement endodontique) On peut espérer une revascularisation et une reinnervation du tissu pulpaire. La vitalité pulpaire est testée tous les mois (2 mois après, elle peut réapparaître) Le traitement endodontique au moyen de la CaOH2 n'est instauré qu'en cas d'apparition d'une pathologie à la radiographie (résorption ou lésion apicale) 2 Contrôle À une semaine, 3 semaines et 6 semaines Test de vitalité Test à la percussion Radiographie rétro-alvéolaire 3 Pronostic Dépend du temps extra-alvéolaire et du milieu de conservation (lait, sérum physiologique, salive du patient) VII Traumatismes des dents temporaires Ils sont plus nombreux que les traumatismes en denture permanentes Du fait de la proximité de la racine des dents temporaires avec le germe sous-jacent, les séquelles de ces traumatismes sur les dents permanentes peuvent être importants Ces traumatismes surviennent la première année (apprentissage de la marche) entre 3 et 4ans (moment où l'enfant acquiert une certaine indépendance de mouvement) Les ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 372
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    déplacements dentaires (subluxation,luxation) sont plus fréquents que les fractures coronaires, ceci est dû - À la plasticité de l'os alvéolaire et la relative faiblesse du ligament parodontal - La structure radiculaire plus courte Les séquelles avec le germe sous-jacent peuvent être - Directes: dues au traumatisme lui-même - Indirectes: dues aux complications du traumatisme Le maintien de l'espace est primordial, la perte d'une ou de plusieurs incisives avant l'éruption des canines temporaires entraîne un raccourcissement du sagement antérieur Problème phonétique, esthétique (psychologique) Le traitement doit tenir compte du stade d'évolution de la dent temporaire. On a 3 périodes dans l'évolution des dents temporaires: - Stade I: Édification - Stade II: Stabilité - Stade III: Régression ou résorption Pour les incisives centrales: - Stade I: de 6 à 18 mois, - Stade II: de 18mois à 4 ans, - Stade III: de 4ans à 7ans. VII.A. Examen du jeune patient Le contact mère/enfant est essentiel et rassure le jeune patient (donc la présence d'une personne accompagnée est souhaitable) VII.A.a. Examen clinique On fait l'examen exo-buccal et endo-buccal VII.A.b. Examen radiographique Plusieurs incidences Cet examen nous permet d'objectiver l'espace desmodontal et l'amplitude du déplacement (film occlusal + rétro-alvéolaire) Le maxillaire défilé (technique extra-orale pour connaître et évacuer un déplacement. (Position de l'apex radiculaire, par rapport au germe de la dent permanente, et la présence ou non de fracture de la lame osseuse vestibulaire) À la radiographie, lorsque la dent parait plus courte, c'est le signe d'un déplacement vestibulaire de l'apex Une élongation de la dent temporaire est le signe d'une atteinte du follicule dentaire VII.A.c. Traitements Le praticien doit poser de façon précise l'intérêt du maintien sur l'arcade de la ou des dents traumatisés VII.B. Fractures VII.B.a. Fractures coronaires Le traitement des dents temporaires présente un problème particulier du faite de la petite taille de leurs couronnes clinique et de la pulpe proportionnellement plus large 1 Fracture de l'émail - Meulage (fraise diamantée) et polissage sous irrigation constante - Suivi de l'application d'un gel fluoré ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 373
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    2 Fracture email,dentine En cas de petite perte de substance, un simple meulage est suffisant, suivi d'une application de fluor. En cas d'une plus grande perte de substance, la reconstitution de la dent se fait au composite photo-polymérisable. En cas de fractures coronaires importantes, on utilise des moules transparents La surveillance de la vitalité pulpaire et de l'apparition d'éventuelles colorations est effectuée à 15 jours, 1 mois, 3mois et tous les 6 mois. 3 Fractures email, dentine et pulpe Dans le cas d'exposition pulpaire minime et récente (temps inférieur à 48h) Le traitement de choix: Pour les dents immatures ou en cours de résorption (stade II et III): la pulpotomie de fixation avec le formonésol ou la glutasaldéhyde 4 Anesthésie Extirpation de la pulpe camérale Contrôle du saignement Pose d'une boulette de coton imprégnée de formo-crésol ou de glutaraldéhyde à 2% et laissée pendant 5 minutes au contact du tissu pulpaire Pose d'une pâte oxyde de zinc eugénol tassée doucement au contact de la pulpe. Reconstitution avec un composite Dans le cas d'exposition pulpaire plus importante: et dont le délai est supérieur à 48H C'est la pulpectomie, c'est le traitement de choix pour les dents matures (stade II) - Anesthésie - Pose du champ opératoire - Ablation de la pulpe camérale et radiculaire - Détermination de la longueur de travail qui doit être 2 mm inférieure par rapport a l'apex radiologique. (Longer la paroi vestibulaire, car la résorption s'effectue en biseau, aux dépens de la paroi palatine) - Le but n'est pas d'obtenir la conicité canalaire, mais le retrait de tout le tissu organique. - La séquence instrumentale peut aller jusqu'à des instruments N° 80 - Séchage du canal avec des pointes de papier stériles. - Obturation canalaire avec une pâte oxyde de zinc eugénol semi-résorbable qui ainsi n'interfère pas avec la résorption physiologique. (Introduire à l'aide d'un bourre pâte de lentulo à l'aide d'une seringue endodontique) Le contrôle radiologique s'effectue tous les 6mois en comparant avec la résorption de la dent controlatérale. (Si la résorption de la dent temporaire est retardée, et si la controlatérale est proche de sa chute, il est nécessaire d'extraire la dent temporaire obturée. 5 Pour les dents résorbés (stade III) L'extraction est recommandée. L'extraction est aussi recommandée dans tous les cas de fractures coronaires intéressant la pulpe, si le patient n'est pas ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 374
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    coopérant. VII.B.b. Fracturescorono-radiculaires L'extraction s'impose VII.B.c. Fractures radiculaires Les dents présentant des fractures radiculaires sans déplacement peuvent être conservés, mais il faut surveiller la résorption du fragment apical qui s'effectue le plus souvent de manière accélérée Dans le cas de déplacement sévère du fragment coronaire, il est préférable de l'extraire, car une nécrose pulpaire de ce fragment peut entraîner une infection. Il est souhaitable de ne pas extraire le fragment apical, les manoeuvres d'extraction peuvent léser le germe sous-jacent, la résorption physiologique doit être surveillée tous les 6 mois. VII.C. Concussion et subluxation Pas de traitement immédiat - Surveillance clinique (couleur, mobilité de la dent) - Surveillance radiologique (apparition d'une zone radio-claire ou d'une résorption radiculaire pathologique) Ces surveillances se font à 1 mois, 2 mois, puis tous les 6 mois, jusqu'à l'éruption du germe successionnal VII.D. Extrusion Une dent extrusée peut être soit - Remplacée doucement dans son alvéole (plus contention) Ne pas forcer pour ne pas léser le germe sous-jacent Prescrire des antibiotiques plus anti-inflammatoires pendant 8 jours - Extraire: dans le cas où elle crée des interférences occlusasles VII.E. Intrusion et luxation latérale Le traitement chirurgical: - du stade d'évolution radiculaire - du degré d'intrusion - des rapports avec le germe de la dent permanente L'examen radiographique est important. • Traitement Si l'apex est forcé vers le germe successionel, l'extraction s'impose (Ne pas utiliser l’élévateur, ne pas la luxer pour ne pas créer de dommage au germe de la dent permanente) Après extraction, les lames osseuses palatines et vestibulaires sont replacés par pression digitale, puis suturer. Si la dent est conservée, prescription d'antibiotique et anti-inflammatoire pendant 8 jours. Dans le cas où l'apex est déplacé eu position vestibulaire et surtout dans le cas de dents immatures (stade I), où la rééruption naturelle ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 375
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    se fait de1 à 6mois La surveillance est obligatoire. Toute inflammation ou infection péri-apicale pendant la rééruption nous oblige à faire l'extraction VII.F. Expulsion La réimplantation est contre indiquée car risque pour le germe de la dent permanente. - Les gestes thérapeutiques peuvent forcer la dent dans le follicule - Le caillot peut être forcé dans l'alvéole, entraînant un phénomène infectieux. - Risque de nécrose pulpaire, résorption inflammatoire ou ankylose peuvent créer plus de dommages au germe sous-jacent. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 376
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    14- Première partie:Les reconstitutions complexes chez l'adulte Plan du document: I. Introduction II. Les reconstitutions complexes sur les dents vivantes 1. Reconstitutions complexes sur les dents vivantes posterieures 1. Le protocole opératoire d'une reconstitution complexe avec tenon dentinaire sur une dent postérieure vivante 1. Restauration à l'amalgame d'argent 2. Restauration au composite 2. Reconstitutions complexes sur les dents vivantes anterieures 1. Le protocole opératoire d'une reconstitution complexe avec tenon dentinaire sur une dent vivante antérieure 1. Restauration au composite autopolymérisable 1. Une matrice ANGULUS 2. Un moule en CELULOÏD 2. Restauration au composite photopolymérisable 3. Au niveau des dents antérieures vivantes 4. Au niveau des dents postérieures vivantes 1. La méthode indirecte 2. La technique sandwich 1. Technique Sandwich fermé 2. Sandwich ouvert III. Les reconstitutions complexes sur les dents dépulpées 1. Reconstitutions complexes sur les dents depulpees postérieures 1. Le protocole opératoire d'une reconstitution complexe avec tenon radiculaire métallique sur une dent dépulpée postérieure 2. Le protocole opératoire d'une reconstitution complexe avec tenon radiculaire en fibre de quartz sur une dent dépulpée postérieure I Introduction Les reconstitutions complexes chez l'adulte c'est-à-dire en denture permanente sont courantes. Elles sont réalisées sur les dents vivantes et dépulpées et utilisent le tenon dentinaire, le tenon radiculaire, ou la combinaison des deux. Le choix de l'ancrage dépendra de: • la dent vivante ou dépulpée • de l'importance de la perte de substance. • Les reconstitutions complexes sur les dents vivantes: • Reconstitutions complexes sur les dents vivantes postériures ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 377
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    • Reconstitutions complexessur les dents vivantes antérieures • Les reconstitutions complexes sur les dents depulpees: • Reconstitutions complexes sur les dents depulpees posterieures • Reconstitutions complexes sur les dents depulpees anterieures II Les reconstitutions complexes sur les dents vivantes II.A. Reconstitutions complexes sur les dents vivantes posterieures Pour la reconstitution complexe des dents vivantes postérieures, on utilisera comme moyen de rétention extrinsèque le tenon dentinaire associé ou non, en fonction de l'étendue de la cavité à un élément de rétentions intrinsèques. • Le protocole opératoire d'une reconstitution complexe avec tenon dentinaire sur une dent postérieure vivante • anesthésie locale, • mise en place du champ opératoire, • préparation de la cavité, Elimination de l'email non soutenu et des parois affaiblies pour supprimer tout risque de fracture • Le nombre de tenons: Sera déterminé par l'importance de la perte de substance Généralement un tenon par cuspide manquant • Leur emplacement: Ils doivent se situer dans la zone dentinaire à 0,5 mm de la jonction email dentine, en prenant soins de: • de choisir leur longueur (le tenon doit être recouvert de deux mm de matériau) • de régler leur orientation pour qu'ils s'inscrivent dans le volume de la reconstitution • de les placer parallèlement à la paroi radiculaire pour éviter toute perforation (voir schéma) Réalisation du puit dentinaire ou logement pour le tenon: ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 378
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    À l'aide d'unefraise boule réaliser une encoche de guidage à l'endroit repéré pour leur emplacement A l'aide d'un foret on va forer le puit dentinaire • à basse vitesse • jusqu'à la profondeur maximale du foret • en un seul temps pour éviter l'élargissement du puit Positionner et fixer le tenon. Le tenon est placé sur le contre angle et positionné au niveau du puit Exercer une légère pression associée à une basse vitesse de rotation ce qui va permettre au tenon de se fixer et de se sectionner automatiquement. Vérifier que le tenon est stable. Mise en place d'un fond protecteur. Mise en place de la restauration. 1 Restauration à l'amalgame d'argent Dans le cas d'une reconstitution à l'amalgame d'argent on utilisera pour le coffrage: • une matrice métallique montée sur un porte matrice • des coins interdentaires (pour le serrage cervical et la reconstitution des contacts proximaux) L'amalgame est foulé dans la cavité en utilisant des fouloirs fins, afin de le pousser dans tous les coins de la cavité, et obtenir ainsi une meilleure étanchéité. Obturer la cavité en excès Faire la présculpture pour redonner à la dent sa morphologie • versants cuspidiens • fossettes, crêtes, sillons principaux et secondaires La matrice est ensuite déposée, l'occlusion est corrigée. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 379
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    NB Sculpture etpolissage Ne pas oublier de faire la sculpture et le polissage dans une séance ultérieure afin d'obtenir un bon état de surface ce qui va: • Diminuer la rétention de la plaque • Diminue la corrosion • Et augmenter ainsi la pérennité de la restauration 2 Restauration au composite Dans le cas d'une reconstitution au composite on utilisera pour le coffrage: • Une matrice en polyester, c'est-à-dire transparente anatomiquement formée avec un système de serrage intégré HAWE LUCIFIX Ou une bande matrice transparente • Complété par la mise en place de coins interdentaires LUCIWEDGE La cavité est reconstituée au composite autopolymérisable ou photopolymêrisable • Si on utilise un composite photopolymérisable, la reconstitution se fera par couches successives en respectant la teinte et en donnant à la dent sa forme naturelle, La cavité obturée, faire un dégrossissage à l'aide d'une fraise turbine de granulométrie fine sous spray abondant, Vérifier l'occlusion, Polissage à l'aide de disques à granulométrie différente. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 380
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    II.B. Reconstitutions complexessur les dents vivantes anterieures • Le protocole opératoire d'une reconstitution complexe avec tenon dentinaire sur une dent vivante antérieure • Après anesthésie locale et champ opératoire, • Préparation de la cavité (biseautage des parois de la cavité) • On choisira: • Le nombre de tenons: Il dépendra de l'importance de la perte de substance • Leur emplacement: Le tenon est placé à 0,5 mm de la jonction email-dentine. • Leur longueur: Dépendra de la profondeur de la cavité • Leur orientation Le tenon doit s'inscrire dans le volume de la reconstitution Il doit être placé parallèlement, à la paroi radiculaire pour éviter toute perforation. • Le protocole de leur mise en place est le même que pour les dents postérieures • Mise en place d'un fond protecteur • Mise en place de la restauration 1 Restauration au composite autopolymérisable On utilisera soit: 1 Une matrice ANGULUS Pour les cavités de classe IV La matrice est découpée et ajustée, elle doit déborder la partie biseautée de 1 mm, Un coin de bois transparent bloque la partie cervicale, La reconstitution est effectuée. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 381
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    2 Un mouleen CELULOÏD Soit un moule en CELULOÏD transparent de taille et de forme spécifique à la dent traitée, Le moule est ajusté à la dent en forme et en volume en se referant à la dent symétrique, Il est percé à l'angle proximo-incisif afin de laisser échapper le composite en excès lors de la compression et d'éviter la constitution de bulles d'air, Le composite est mélangé, le moule est rempli et mis en place sous pression Les excès sont éliminés, Après la prise du composite: On dépose le moule en le sectionnant en palatin à l'aide d'une Fraise turbine, Dégrossissage à l'aide d'une fraise turbine de granulométrie fine sous spray abondant, Vérifier l'occlusion, Polissage â l'aide de disques à granulométrie différente (SOFLEX) 2 Restauration au composite photopolymérisable Si on utilise un composite photopolymérisable, la reconstitution se fera à l'aide d'un strip lisse et des coins interdentaires transparents LUCIWEDGE Elle se fera par stratification c'est-à-dire par couches successives de composite de teintes différentes, Vérifier l'occlusion, Dégrossissage et polissage du composite (comme dans le composite auto) Il est vrai que le tenon dentinaire améliore considérablement la rétention dans les cavités complexes, mais son utilisation ne reste pas sans dangers. En plus de la sensibilité qu'il peut provoquer, on peut citer également: • des perforations pulpaires ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 382
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    • des fractures • les fêlures Aujourd'hui les tenons dentinaires sont de moins en moins utilisés en dentisterie restauratrice en raison • Des complications citées ci-dessus • Apparition sur le marché • des nouveaux composites photo-polymérisables et plus précisément des composites micro-hybrides qui présentent • d'excellentes propriétés mécaniques, • des propriétés optiques performantes, • une mise en oeuvre facile • et des nouveaux systèmes adhésifs M&R3, M&R2, SAM2, SAM1 qui ont connu ces dernières années une véritable révolution (hybridation et le total etch) et qui permettent un très bon collage à l'email et à la dentine et par conséquent assurent une très bonne étanchéité interfaciale II.C. Au niveau des dents antérieures vivantes Actuellement, la reconstitution des cavités complexes sur les dents antérieures vivantes se fait au composite photopolymérisable, sans ancrage dentinaire (collage amélioré par les nouveaux adhésifs) ni de rétention intrinsèque et se fera: • À l'aide d'un strip lisse, par stratification c'est-à-dire par couches successives de composite de teintes différentes, • ou en utilisant un guide palatin en silicone (toujours par stratification en utilisant différentes teintes) II.D. Au niveau des dents postérieures vivantes Le composite a également été utilisé dans la reconstitution des cavités complexes sur les dents postérieures vivantes, en méthode directe et sans ancrage dentinaire malgré sa contraction à la polymérisation. Mais, aujourd'hui avec l'apparition des ciments verres ionomères et des composites de laboratoire, d'autres techniques ont été introduites pour pallier à ce défaut (c'est-à-dire la rétraction à la polymérisation) on peut citer: la méthode indirecte la technique sandwich ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 383
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    II.D.a. La méthodeindirecte C'est-à-dire la réalisation d'un inlay ou d'un onlay au composite. L'inlay et l'onlay sont un mode de restauration partielle de la couronne dentaire. L'INLAY : est une pièce prothétique destinée à restaurer une perte de substance ne nécessitent pas de recouvrement de cuspide. L'ONLAY : est une pièce prothétique destinée à restaurer une perte de substance avec un recouvrement d'une ou plusieurs cuspides. Ces restaurations utilisent les composites de laboratoire. Leur confection comprend une étape clinique et une étape de laboratoire Étape clinique comprend: • la préparation de la cavité selon des principes bien définis, • la prise d'empreinte et l'enregistrement de l'occlusion, • la réalisation d'une restauration provisoire. L'étape de laboratoire pour la confection de l'inlay ou de l'onlay • L'empreinte est coulée, • L'inlay ou l'onlay est réalisé sur modèle, est sera envoyé en clinique où il est • Essayé et ajusté, • Collé à l'aide d'un composite de collage, • Fini et poli. Même dans cette technique le composite subi une rétraction à la polymérisation, mais au laboratoire sur le modèle. L'espace qui en résulte sera comblé en clinique par le matériau de collage. II.D.b. La technique sandwich C'est une technique de restauration mixte, combinant un cvi, ou un cvimar, et une résine composite. Actuellement on utilise le CVIMAR car il présente une meilleure adhésion au composite. Dans cette technique, une couche de ciment verres ionomères est appliquée au niveau de la paroi pulpaire pour les cavités de classe I, et au niveau de la paroi axio pulpaire pour les cavités de classe II, ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 384
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    • Dans lacavité de classe II, la technique sandwich peut être: • Technique Sandwich fermé • Technique Sandwich ouvert 1 Technique Sandwich fermé Dans cette technique le cvimar est appliqué sur la paroi: • pulpo-axiale • et cervicale Le tout est recouvert par un composite, qui va restaurer l'ensemble de la face proximale et rétablir le point de contact donc pas de relargage de fluor. 2 Sandwich ouvert Dans cette technique le cvimar est placé sur: • Sur la paroi cervicale (dans le boxe proximal) Sur une épaisseur de 2mm tout en restant au dessous du point de contact. Le cvimar reste en contact avec le milieu buccal au niveau de l'embrasure proximal. Le tout sera recouvert par le composite qui va assurer la restauration du point de contact proximal de la crête marginal et de la face occlusale. Dans cette technique il y a un relargage de fluor. III Les reconstitutions complexes sur les dents dépulpées • Reconstitutions complexes sur les dents depulpees postérieures Pour la reconstitution complexe des dents dépulpées postérieures, on utilisera comme moyen de rétentions extrinsèques: le tenon radiculaire. À ce tenon radiculaire on peut, si le délabrement est très important associer un tenon dentinaire ou une rétention intrinsèque. III.A.a. Le protocole opératoire d'une reconstitution complexe avec tenon radiculaire métallique sur une dent dépulpée postérieure La dent est dépulpée: ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 385
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    Une radio decontrôle est effectuée pour vérifier: • L'étanchéité de l'obturation canalaire • La persistance d'une éventuelle pathologie apicale. Mise en place du champ opératoire, préserve les matériaux de l'humidité évite tout risque d'ingestion des ancrages radiculaires Dépose de l'obturation provisoire, Correction des bords de la cavité, Évaluation, de la valeur des parois dentinaire résiduelles Ne pas hésiter à faire un recouvrement cuspidien dans le cas de cuspide fragile ce qui augmente la rétention et la stabilité de l'obturation, Visualiser l'orifice des canaux radiculaires, Le choix de l'emplacement du tenon radiculaire On choisira les racines les plus robustes: • le canal palatin pour les molaires supérieures • le canal distal pour les molaires inférieures Le choix du tenon radiculaire La forme et la longueur du tenon radiculaire seront choisies en fonction de l'anatomie radiculaire, Le tenon cylindro-conique est le plus adapté à l'anatomie radiculaire. Utiliser le tenon radiculaire le plus rigide pour une meilleure répartition des contraintes dans tout le volume radiculaire. Préparation du logement pour le tenon radiculaire: Elle doit respecter: • l'obturation du tiers apical • doit se faire sur la moitié de la longueur canalaire (5à 8mm) La désobturation du canal se fait: • manuellement à l'aide d'une broche de gros diamètre munie d'un stop en s'aidant d'un solvant: ENDOSOLV —E, DPC7 ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 386
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    • soit àl'aide d'un foret de GATES La désobturation est complétée par un foret correspondant au tenon choisi en respectant la longueur à l'aide d'un stop. Essayage du tenon radiculaire: utiliser le mandrin pour l'essayage, le tenon doit pénétrer librement, et sans frottement dans son logement, sa longueur coronaire doit être au moins de 2mm c'est-à-dire que le tenon doit être recouvert d'une épaisseur suffisante de matériau pour une meilleure répartition des contraintes la tête du tenon doit être dégagée des parois de la cavité. Le scellement du tenon: Préparer un ciment de scellement: • Polycarboxylate de zinc • Oxyphosphate de zinc • Ciment verres ionomères Enduire les parois du canal avec ce ciment Placer le tenon sur le mandrin, enduire son extrémité de ciment et le porter au niveau du canal Dans le cas d'un tenon vissé, effectuer un vissage d'un quart de tour (jamais plus d'un quart de tour car il y à un risque de fracture) Éliminer les excès de ciment, et laisser durcir. Liquide/Poudre Acide phosphorique Acide polyacrylique Ciment oxyde de zinc Ciments oxyphosphate de zinc Ciments polycarboxylate de zinc Verres alumino-siliciques Silicates Ciments verres ionomères Mise en place de la restauration • Dans le cas d'une reconstitution composite: Utiliser les matrices transparentes et reconstituer au composite auto ou photopolymérisable. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 387
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    • Dans lecas d'une reconstitution à l'amalgame d'argent: utiliser une matrice métallique et un porte matrice et reconstituer à F amalgame d'argent Si la cavité est très étendue, utiliser: Une bague de cuivre La mise en place d'une bague de cuivre, est précédée par un ajustage de cette bague et qui se fera comme suit: Ajustage de la bague de cuivre: • choisir une bague de cuivre dont le diamètre est légèrement inférieur à celui de la dent à reconstituer, pour que les frottements sur les faces, vestibulaire, linguale ou palatine aident à sa tenue, • à l'aide d'une paire de ciseaux ajuster la bague: • au niveau cervical en prenant soin de ne pas léser la gencive • en hauteur pour régler l'occlusion, • orienter la bague en prenant des repères pour les faces vestibulaires et palatines, • une fois la bague ajustée, elle est retirée: • les bords sont polis et émoussés • les bords au niveau cervical sont bouterollés pour bien sertir la dent au niveau du collet. • La bague de cuivre est placée en bouche, • elle est coincée par deux coins inter dentaires au niveau des embrasures, • la reconstitution à l'amalgame est réalisée suivie d'une présculpture, • laisser durcir 24 â 48 heures, • après 24 à 48 heures la bague est sectionnée â l'aide d'une fraise turbine et déposée, • l'amalgame est poli. III.A.b. Le protocole opératoire d'une reconstitution complexe avec tenon radiculaire en fibre de quartz sur une dent dépulpée postérieure La dent est dépulpée: Une radio de contrôle est effectuée pour vérifier: ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 388
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    • l'étanchéité del'obturation canalaire • la persistance d'une éventuelle pathologie apicale. Mise en place du champ opératoire: • préserve les matériaux de l'humidité • évite tout risque d'ingestion des ancrages radiculaires Dépose de l'obturation provisoire Correction des bords de la cavité Evaluation de la valeur des parois dentinaire résiduelles Ne pas hésiter à faire un recouvrement cuspidien dans le cas de cuspide fragile ce qui augmente la rétention et la stabilité de l'obturation. Visualiser l'orifice des canaux radiculaires Le choix de 1'emplacement du tenon radiculaire On choisira les racines les plus robustes • le canal palatin pour les molaires supérieures • le canal distal pour les molaires inférieures Préparation du logement pour le tenon radiculaire Elle doit respecter: • l'obturation du tiers apical • doit se faire sur la moitié de la longueur canalaire (5à 8mm) La désobturation du canal se fait: • manuellement • soit à l'aide d'un foret de GATES Elle est complétée par un foret correspondant au tenon choisi en respectant la longueur du tenon. Essayage du tenon radiculaire: • le tenon doit pénétrer librement et sans frottement dan son logement • régler sa hauteur en fonction de l'occlusion • le sectionner avec un disque Préparation des parois du logement canalaire: ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 389
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    • Mordançage desparois du logement canalaire pendant 15s • Après rinçage et séchage, l'adhésif est appliqué sur les parois du logement canalaire et photopolymérisé, Scellement du tenon • silanage du tenon • mélanger le composite (autopolymérisable ou dual) et l'injecter dans le canal • enduire le tenon et le placer dans le canal par un mouvement lent et continu (photopolymérisation nécessaire dans le cas d'un composite dual) Mise en place du composite photopolymérisable pour la reconstitution en utilisant un coffrage transparent Finitions et polissage. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 390
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    15- Deuxième partie:Les reconstitutions complexes chez l'enfant Plan du document: I. En denture temporaire 1. Au niveau des dents antérieures 2. Au niveau des dents postérieures 1. La coiffe préformée pédodont1que (CPP) 2. Protocole opératoire de la mise en place d'une coiffe préformée pédodontique II. En denture permanente 1. Au niveau des dents antérieures 2. Au niveau des dents postérieures I En denture temporaire Chez le jeune patient, en denture temporaire on peut rencontrer des délabrements coronaires importants dans le cas de polycarie, du syndrome du biberon et des traumatismes dentaires, ces cavités sont également appelées “CAVITES COMPLEXES”. Il y a quelques années de cela, ces dents de laits délabrées même en période labile étaient extraites. De nos jours ces dents sont conservées et leur reconstitution et grandement facilitée grâce aux nouveaux matériaux: • Les résines composites • Les ciments verres ionomères hybrides (cvimar) • Les compomères • Les ciments verres ionomères • Les adhésifs de dernière génération I.A. Au niveau des dents antérieures Des reconstitutions rapides et faciles ,des cavités complexes sur les dents temporaires antérieures (moitié de la hauteur coronaire absente dans le cas de traumatisme dentaire) sont réalisées au composite, en utilisant des moules transparents préfabriqués “STRIP CROWN” Le protocole opératoire est le même qu'avec les moules transparents utilisés sur les dents antérieures chez l'adulte. Après le retrait du moule: • l'aspect de surface est lisse • les points de contact sont respectés ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 391
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    • les excèssont minimes I.B. Au niveau des dents postérieures La reconstitution des cavités complexes sur les molaires de lait utilise: • CVI • CVIMAR • Compomères • amalgame d'argent Elle est complétée surtout dans le cas de pertes de substance importantes par la mise en place d'une COIFFE PEDODONTIQUE PREFORMÉE (CPP) I.B.a. La coiffe préformée pédodont1que (CPP) La coiffe préformée pédodontique est un coiffe provisoire en nickel chrome pour la restauration provisoire des dents temporaires et dont le rôle est de: • Restaurer anatomiquement la dent, mais également • Protéger les dents temporaires fragilisées par un traitement endodontique et portant des restaurations étendues, • Augmenter la pérennité des restaurations étendues sur les dents temporaires vivantes, • Maintenir l'espace dans le sens mésiodistal et occlusal permettant ainsi, à la dent permanente sous jacente d'évoluer normalement sur l'arcade Elles sont utilisées également en restauration temporaire de la dent de 6 ans très cariée ou dysplasique, Certains l'utilisent sur la dent de 6ans restaurée avec ancrage radiculaire en attendant l'age idéal pour réaliser une prothèse. I.B.b. Protocole opératoire de la mise en place d'une coiffe préformée pédodontique après les soins habituels, la dent est reconstituée et obturée, les faces mésiales et distales sont meulées pour supprimer les bombés proximaux, à l'aide d'une fraise turbine diamantée les faces vestibulaire et linguale ou palatine sont respectées La face occlusale est diminuée de l'épaisseur nécessaire à la mise en place d'une coiffe en occlusion 1.5mm à l'aide d'une fraise turbine diamantée en respectant ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 392
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    l'anatomie de laface occlusale. L'espace compris entre les deux dents est mesurée au pied à coulisse. La coiffe correspondante est choisie en fonction de cet espace. La coiffe pédodontique est placée sur la dent préparée, sa mise en place doit se faire avec une force légère (effet bouton pression), La coiffe est basculée du coté palatin ou linguale vers le coté vestibulaire. s'il y a un blanchiment gingival au niveau cervical: La coiffe est trop longue, il faut la découper, ses limites doivent être en juxta gingival La coiffe est polie, Son bord cervical est bouterollé Vérifier l'occlusion Sceller la coiffe avec un ciment de scellement (Ciment oxyphosphate de zinc ou carboxylate de zinc) Maintenir la pression jusqu'à sa prise définitive. Éliminer les excès de ciment. II En denture permanente II.A. Au niveau des dents antérieures Si les dents sont matures, qu'elles soient vivantes ou dépulpées, on utilisera les mêmes techniques de reconstitution complexe pour les dents antérieures appliquées chez l'adulte. II.B. Au niveau des dents postérieures Les mêmes techniques de reconstitution des dents postérieures vivantes ou dépulpées appliquées chez l'adulte seront utilisées chez l'enfant sur les dents permanentes matures: • en utilisant le plus souvent les matériaux bioactifs: CVI, cvimar, compomères qui permettent un relargage de fluor, induisant • une activité antibactérienne • une reminéralisation des tissus durs adjacents, et une • augmentation de leur résistance la déminéralisation ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 393
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    peuvent se rechargeren fluor • privilégier la technique sandwich et plus précisément la technique du sandwich ouvert. Avantages de la technique du sandwich ouvert Restauration des deux tiers profonds au Cvimar ou cvi • obturation en masse rapide indépendante de la profondeur de la cavité, • tolérance des conditions cliniques cervicales difficiles • liaison naturelle avec la dentine, excellente étanchéité, • comportement mécanique en harmonie avec la dentine, • libération de fluorures. Restauration du tiers occlusal au composite • résistance à l'usure en harmonie avec celle le l'émail, • résistance à la fracture, • durabilité du poli, • grand choix de teintes, • très grande stabilité des teintes Les reconstitutions complexes sur les dents antérieures et postérieures, vivantes ou dépulpées, chez l'enfant ou chez l'adulte sont devenues aujourd'hui un acte courant dans notre pratique quotidienne. Elles sont grandement facilitées par cette variété de matériaux, de matériel et de techniques mise à la disposition du praticien. En effet grâce à ces matériaux, certains bioactifs (cvi), d'autres aux propriétés mécaniques et esthétiques améliorées (composite et tenon en fibre) mais également à ces techniques (semi directe et indirecte) nos reconstitutions sont anatomiques, esthétiques et surtout fiables. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 394
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    16 - Maladiesprofessionnelles du chirurgien dentiste Plan du document: I. Introduction II. Risques de transmission de maladies infectieuses au chirurgien dentiste 1. Germes en cause et leur mode de transmission 1. Germes présents au niveau oro-pharyngé 2. Transmission par voie aérienne et parentérale 2. Pouvoir pathogène des germes menaçant le praticien 1. Tuberculose pulmonaire 2. Grippe 3. Infections herpétiques 4. Hépatites virales 1. Hépatite B 2. Hépatite C 3. Contamination 5. SIDA : Syndrome d'Immun-Déficience-Acquise 3. Mesures prophylactiques 1. Hygiène et stérilisation 2. Précautions opératoires 3. Vaccins III. Les problèmes rachidiens du Chirurgien Dentiste IV. Problèmes sonores résultant de l'exercice de l'odontologiste V. Risques d'intoxication et d'allergie en pratique odontologique 1. Intoxication professionnelle 2. Lésions allergiques professionnelles VI. Radioprotection en Chirurgie Dentaire I Introduction Comme tous les personnels de santé, le Chirurgien Dentaire et l'assistante sont exposés à de nombreux risques qui engendrent des maladies professionnelles. Une maladie professionnelle est une maladie imputable à l'exposition à un agent nocif au cours de l'exercice habituelle de la profession. II Risques de transmission de maladies infectieuses au chirurgien dentiste II.A. Germes en cause et leur mode de transmission II.A.a. Germes présents au niveau oro-pharyngé Les germes susceptibles d'être transmis par les patients peuvent être séparés en trois groupes : • Dans le premier, sont réunies les flores commensales orales et rhinopharyngées ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 395
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    des patients sains,qui ne constituent aucune menace pour le personnel soignant. • Le second groupe comporte des germes pathogènes, mais fréquents, comme les bactéries pyogènes (Staphylocoques aureus, Streptocoques pyogènes), les virus respiratoires, les virus des maladies de l'enfance, ainsi que les Candida Albicans. • Le troisième groupe, est constitue de germes pathogènes portés par des patients malades et qui représentent un risque professionnel majeur pour le personnel soignant. Il s'agit de la tuberculose, de la grippe, des infections à herpès virus, des hépatites A, B et C et du Sida. II.A.b. Transmission par voie aérienne et parentérale • Contamination par voie aérienne directe, favorisée par l'extrême promiscuité du contamineur et du contaminé au cours des soins dentaires. • Contamination par voie parentérale peut être directe par contact entre le sang ou la salive infectée et une coupure même minime au niveau des mains du praticien. La transmission peut être indirecte par le biais d'un instrument ou d'une aiguille souillée par le sang ou la salive. II.B. Pouvoir pathogène des germes menaçant le praticien II.B.a. Tuberculose pulmonaire Les mycobactéries responsables sont bacilles de Koch et la contagiosité disparaît en 2 à 4 semaines, à condition d'associer les antituberculeux et les prescrire pendant au moins 9 mois. Pour le chirurgien dentiste, la meilleure prophylaxie est vaccinale. Il est recommandé aux praticiens de contrôler leur état d'immunité antituberculeuse par le test d'Intradermoréaction (IDR) à la tuberculine, afin de pratiquer si nécessaire un rappel vaccinal. II.B.b. Grippe Le Chirurgien Dentiste et son personnel font partie des groupes exposés, pour lesquels la vaccination est recommandée. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 396
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    II.B.c. Infections herpétiques Les herpès virus humains 1 et plus rarement 2, peuvent être accidentellement transmis au praticien. Communément appelés Herpes Simplex I et II. Le type I est plus fréquent dans les éruptions labiales et le type II, dans les éruptions génitales. Le Chirurgien Dentiste est exposé à de fréquents contacts avec les Herpes virus. Les praticiens ne peuvent se protéger qu'en appliquant rigoureusement les mesures habituelles d'hygiène et de prévention, en évitant de traiter des patients présentant une lésion herpétique manifeste. II.B.d. Hépatites virales Les hépatites virales peuvent être provoquées par le virus de l'hépatite A (HAv), de l'hépatite B (HBv), de l'hépatite C (HCv) (non A non B). Tous ces virus peuvent donner les meures symptômes cliniques, mais les hépatites dues aux HAv ont une évolution favorable. Ce virus étant transmissible par voie orofécale, il ne fait pas partie des risques professionnels. 1 Hépatite B Ce virus est un virus ADN. Les 3 modes de transmission principaux sont : • La transmission percutanée (l'exposition accidentelle professionnelle au sang, les transfusions sanguines ou des dérivés sanguins, toxicomanie intraveineuse). • La transmission sexuelle. • La transmission verticale de la mère A l'enfant. L'hépatite B s'exprime comme la maladie numéro I des professions de santé. 2 Hépatite C Le virus est un virus à ARN. 3 Contamination ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 397
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    Trois modes detransmissions : • Patients contaminés par transfusion sanguine avant 1990, • Les patients toxicomanes contaminés par échange de matériel souillés, • Transmission sexuelle, familiale ou materno-foetale. Chez le personnel soignant et au cabinet dentaire, la contamination par voie parentérale est nosocomiale (accident implique les instruments piquants ou tranchants) En cas de contamination accidentelle par l'HBv, les immunoglobulines spécifiques anti-HBs sont efficaces, si elles sont injectées, le plus rapidement possible par voie intramusculaire. Mais la prévention (les groupes a risque repose sur le vaccin inactivé, qui est efficace a 94%, après 3 injections à un mois d'intervalle, suivies d'un rappel un an après, puis tous les 5 ans. Le Chirurgien Dentiste et son personnel sont particulièrement exposés car il suffit de 10-5 ml de sang contaminé pour transmettre le virus, par piqûre ou blessure, ou par contact avec une plaie minime des mains. II.B.e. SIDA : Syndrome d'Immun-Déficience-Acquise Ce fléau a pour origine le virus VIH 1, responsable de la majorité des cas dans le monde et plus rarement le VIH 2, surtout présent en Afrique de l'Ouest. Les risques de contamination par le SIDA existent au cabinet dentaire. Ils sont faibles ou nuls, si les règles fondamentales d'hygiène sont respectées. De nombreuses études ont montré que dans un grand nombre de cas, les patients n'ont pas jugé utile d'informer le Chirurgien Dentiste de leur séropositivité. Le VIH est présent dans le sang des malades infectés, mais aussi sécrétés dans les fluides corporels comme le sperme, la salive, le lait et les larmes. Les deux modes de transmission sont : • La voie sexuelle • Et la voie parentérale. La première mesure préventive doit être une attitude d'hygiène générale. Pour chaque patient, il faut établir une anamnèse discrète portant sur les facteurs ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 398
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    de risques associésau SIDA. Il faut éviter tout risque de contamination par désinfection parfaite du matériel et des surfaces de travail. Le virus peut être inactivé par les procédés chimiques ou physiques: • Glutaraldéhyde à 0.01% pendant une heure, • Eau de Javel à 0.1%, pendant une heure, • Ethanol à concentration supérieure à 20% pendant 10 minutes, • Incubation à 50°C pendant 30 minutes. L'incubation à 56°C pendant 15 minutes ne neutralise que 95% de l'activité virale, • Rayons Gamma à partir de 200 rad seulement, • Rayons UV à partir de 5000 J/m3, cette dose est plus supérieure à celle employée pour stériliser les instruments, le HIV est résistant aux radiations et il faut mettre une solution désinfectante dans la cuve à UV. II.C. Mesures prophylactiques Des mesures prophylactiques doivent être appliquées, quotidiennement au cabinet dentaire, afin de minimiser tous les risques infectieux, pour le personnel comme pour son entourage et pour les patients. Ces mesures consistent à : • Appliquer les règles d'hygiène et de stérilisation, • Dépister les patients à risque, • Prendre des précautions opératoires rigoureuses, • Faire vacciner tout le personnel soignant. II.C.a. Hygiène et stérilisation Un cabinet dentaire doit être conçu et entretenu comme un bloc chirurgical avec nettoyage (détergent) et désinfection (eau de Javel) biquotidiens des sols et des surfaces. La décontamination du cabinet et notamment du fauteuil et du scialytique avec de l'eau de Javel est impérative après le passage de malades reconnus suspects. Les mains du praticien et de l'assistante doivent être savonnées entre chaque patient. Il faut préférer les savons liquides, les robinets à pédale et les serviettes en papier ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 399
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    (air). Le praticiendoit désormais prendre l'habitude de porter des gants stériles, qu'il changera après chaque malade, et l'assistante celle de ne manipuler les instruments souillés qu'avec de gants. Les instruments non jetables sont désinfectés, nettoyés et stérilisés. Dans le cas de patient suspecté, les instruments à usage unique seront utilisés. II.C.b. Précautions opératoires Quelque soient le patient et l'acte pratiqué, le Chirurgien Dentiste doit non seulement porter un masque, des gants et des lunettes, mais il est de plus souhaitable pour lui et son entourage qu'il utilise au cabinet des tenues opératoires complètes, avec pantalons, blouses et chaussures. Pour limiter le risque de piqûre, ou de blessure, accidentelle, les instruments seront toujours orientés dans le même sens sur les plateaux. Les aiguilles de seringues, d'anesthésie, et des fils de suture ainsi que les bistouris seront systématiquement replacés dans leur conditionnement d'origine après usage. II.C.c. Vaccins Il est recommandé de vacciner le Chirurgien Dentiste et son personnel, contre la grippe, l'hépatite et la tuberculose si les tests à la tuberculine sont négatifs. III Les problèmes rachidiens du Chirurgien Dentiste Les conditions de travail des Chirurgiens Dentistes engendrent des problèmes vertébraux bien particuliers. Ces troubles surviennent avec une fréquence importante. De tels problèmes peuvent être évités par des mesures prophylactiques précises qui devraient être mises en oeuvre dés le début des études dentaires. Les syndromes douloureux typiques sont : • Le syndrome cou-colonne vertébrale, • Migraine cervicale, • Névralgie occipitale, • Syndrome de la colonne lombaire. La prévention selon (FD1) : • Il faut autant que possible travailler assis et prévenir la fatigue des membres inférieurs et du ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 400
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    bassin, • Ilfaut limiter autant que possible la rotation et l'inclinaison latérale de la colonne vertébrale. On se penchera le moins possible vers l'avant, • Il faut limiter le nombre de mouvements de la tête, • Il faut garder les coudes aussi prés que possible du corps, • Il est nécessaire de surveiller et d'entretenir notre colonne vertébrale par l'activité sportive. En absence de troubles rachidiens, il y a d'abord prophylaxie par le sport. La prévention de l'accentuation des pathologies rachidiennes en phase infraclinique, est assurée également par l'activité sportive. IV Problèmes sonores résultant de l'exercice de l'odontologiste Il existe un risque auditif aux aspects multiples liés à l'exercice de la profession. Les nuisances sonores sont engendrées par le matériel utilisé à savoir, aspiration chirurgicale, vibreur à amalgame et à plâtre, compresseur, détartreur a ultrasons et turbine à air. V Risques d'intoxication et d'allergie en pratique odontologique La manipulation de nombreux produits peut entraîner des états pathologiques qu'il est important de connaître car une prévention efficace doit être entreprise. V.A. Intoxication professionnelle • L'hydrargyrisme est l'un des 7 métaux connu et susceptible d'entraîner une intoxication, • Le mercure et ses sels ont été utilisés dans de multiples thérapeutiques. Les recommandations de l'Américan Dental Association (A.D.A.) sont : • Utilisation de récipients étanches, placés dans un endroit frais et ventilé, • Manipuler l'amalgame "à minima", • Ventilation des locaux de travail, • Proscrire l'utilisation de moquettes ou tapis. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 401
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    V.B. Lésions allergiquesprofessionnelles L'eczéma allergique cutané est un risque local fréquent. La prévention impose la mise en place de crème protectrice, de gants et une technique de lavage des mains correcte: • Choix du savon, • Température de l'eau de rinçage, • Serviette à usage unique. VI Radioprotection en Chirurgie Dentaire Les dangers sont minimes, les précautions sont les suivantes : • Port du tablier plombé, • Position de l'opératoire doit se situer dans un angle compris entre 90 et 135° par rapport au faisceau primaire, • Préférer la RVG qui diminue la dose du rayonnement de plus de la moitie. ALGDENT –UNIVIRTA Odontologie Conservatrice Page 402
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    « Celui quine remercie pas les gens n’a pas remercié Allah. » Yacine.:::LiOnBlAnC :::. Ne pleure pas parce quelque chose est terminée, mais souris parce qu’elle a eu lieu Fin.