MINISTERE DE LA SANTE DE LA POPULATION ET DE LA EFORME HOSPITALIERE   INSTITUT NATIONAL DE SANTE PUBLIQUE LE PALUDISME EN ALGERIE SITUATION – EVOLUTION  DONNEES ACTUELLES
Historique Le paludisme a toujours existé en Algérie où il a été  déjà signalé au 12ème siècle . L’Algérie a été le premier champ d’expérience de la lutte antipaludique.  Avant les années 50,les ravages étaient considérables: tout le nord de l’Algérie était concerné par l’endémie parasitaire ;les victimes se comptaient par millions (1).  Le niveau d’endémie était tel que la recherche sur le terrain  a pu avancer ; ainsi, des noms de chercheurs sont entrés dans l’histoire : -1820: extraction de la quinine de l’écorce de quinquina par  Pelletier  et  Caventou. -1834 : Définition des règles de la thérapeutique par la quinine par  Maillot.
-   1880  : découverte de l’hématozoaire par  Laveran  à Constantine . Celui-ci a émis l’hypothèse de la présence du parasite chez le moustique , hypothèse confirmée par  Ronald Ross  en 1884 en Inde . - dès 1902 , l’Algérie fut le pionnier dans l’expérimentation de la lutte antipaludique grâce aux frères  Sergent  qui développèrent les techniques modernes de la paludologie. Vers les années 50 (Sergent,Andarelli,Sénevet), les niveaux d’endémicité étaient de 50000 à 70000 cas /an , avec un Indice splénique de 10 à 50% ( 2 ) Le Paludisme à Plasmodium vivax était réparti sur tout le nord de l’Algérie (plus fréquent que falciparum) La stratégie de lutte consistait en la désinsectisation et  la  quininisation (quinine pour les adultes et chocolatine de quinine pour les enfants ).
- Vers 1960  :la maladie a connu des pics atteignant les  100.000 cas /an  en raison d’une baisse de la lutte antipaludique   .Mais celle-ci a continué grâce aux travaux du Docteur Andarelli   ,médecin chef   du service antipaludique en Algérie  (3)  - En 1963  : l’Algérie , avec le soutien technique de l’OMS et en coordination avec le Maroc et la Tunisie, décide de lancer un programme  d’éradication du Paludisme   par étapes  d’Est en Ouest  (4)  couvrant la totalité des Wilayas du nord du pays et devant permettre de conclure ,en 1983, à l’absence de cas autochtones . Le Bureau Central de l’Eradication du paludisme(BCEP) fut créé ; sa mission principale était la prise en charge technique des opérations . ( Gassabi et coll.). Dès 1902 , l’Algérie fut bl’un dfes premiares champs d’experience de la lutte antipaludique grâce aux frères Sergent qui développèrent les techniques modernes de la paludologie. Vers la années 50 , les niveaux d’endemicité ont été ramenés à de niveaux très bas : 50000 à 70000 cas /an . Mais recrudescence des cas vers 1960 où les chiffres atteignaient 100000 cas /an  L’ère post-coloniale: L’état algérien , grâce au soutien technique de l’OMS décide de lancer en 1964 un programme national de lutte copntre le Paludisme en créant le Bureau central de l’éradication du paludisme (BCEP) chargé de la Direction technique des opérations.
- La période préparatoire (1963-1968)  : En 1963, une vaste enquête épidémiologique permettait d’établir une «carte du paludisme » à partir des indices spléniques et plasmodiques ( 5 ) De 1963 à 1967, la lutte antipaludique était basée sur  la lutte antilarvaire et la chimioprophylaxie   collective .Dans le même temps, la formation de formateurs était assurée à l’étranger .  En 1965, Ténés a été choisie pour assurer la formation du personnel technique et les démonstrations pour les futures campagnes .(6)
- La période de lancement du programme national de lutte  contre le paludisme (PNLP):   à partir de 1968 : Elle s’est déroulée en 3 phases : 1-  Une phase d’attaque :  dès 1968 Son objectif était  l’arrêt de la transmission en 03 ans.   Elle consistait en l’épandage d’insecticide à effet rémanent (DDT) de l’Est vers l’Ouest , la lutte antilarvaire et le traitement des malades . 2-  Une phase de consolidation  :  1978 - 1986 Durant cette phase , le nombre de cas est passé  de 12630 (incidence 100/100000) à 30 cas (incidence 0,17 pour 100000hab.) Le taux annuel d’examens hématologiques (TAEH)était de 12% ,  soit près de un million de lames examinées.
Les mesures suivantes avaient été prises : - Suppression de la couverture par les insecticides à effet  rémanent  (DDT)  .  - Surveillance épidémiologique : Dépistage-traitement de tout nouveau cas. Cette phase n’a pris fin que  lorsque aucun cas autochtone  n’a été notifié pendant trois années consécutives  ( 4) Au milieu des années 80, on assistait à une inversion du profil épidémiologique en faveur du  paludisme d’importation  avec,cependant, la persistance de foyers résiduels de paludisme autochtone au nord (notification de quelques cas à Ain Defla , Khemis El Khechna) et au sud (oasis de Ouargla).Les mesures de contrôle et de surveillance durant trois années consécutives aboutirent au tarissement de ces foyers ( confirmation sérologique).
Ainsi, le paludisme d’importation connaîtra une hausse remarquable. 0% en 1977, 46% en 1978, 80% en 1980, et supérieur à 95% à partir de 1985. Ce profil épidémiologique exprime la transition épidémiologique en faveur du paludisme d’importation par le sud du pays. Fait important : Ce bouleversement des données épidémiologiques coïncidait  avec l’accroissement des échanges  commerciaux et les mouvements de populations avec les états africains frontaliers.
Ouargla Tamanrasset Bordj badji Mokhtar In Guezzam Adrar Ghardaïa
3-  Une phase d’entretien :  à partir de 1986 A cette phase, l’éradication du paludisme est  considérée comme atteinte .   Cette phase avait pour objectif la  surveillance  pour éviter la reprise de la transmission. Son action reposait  essentiellement sur le   dépistage et le traitement de tout  foyer  occasionnel dû à une importation de cas . Elle devra durer aussi longtemps que le danger d’introduction  du paludisme existe .(4)
Remarque : Le sud du pays n’était pas concerné par le programme d’éradication du paludisme et est resté sous lutte classique. La lutte classique vise à abaisser la prévalence du paludisme et exige des mesures de contrôle permanentes .( 4)
Evolution du TAEH(Taux Annuel d’Examens  Hématologiques)  :1968-2000 Le TAEH était le  principal indicateur de performance du  programme d’éradication; de  12%  dans les  années 70-78  (plus de 1 million de lames examinées pour une population sous risque de 10 millions d’habitants),il a chuté  en 1998 à  0,19%,soit environ 30000lames examinées. (7)
Evolution des espèces plasmodiales/année
DONNEES ACTUELLES
1/ Le Paludisme d’importation: En même temps que l’éradication se concrétisait par l’absence de cas autochtones au nord du pays , à partir de 1978, on assistait à une augmentation progressive des cas de paludisme  d’importation, notamment à Plasmodium falciparum à partir du sud du pays  .(8)
Caractéristiques  épidémiologiques du paludisme  d’importation   90 % des cas sont déclarés  par les Wilayas du sud:   Tamanrasset et Adrar   Lieu d ’infection :  Mali et Niger  dans 95 % des cas . Nationalité : 60 % des cas sont de nationalité algérienne. Age: les 20-35 ans constituent la tranche d’âge la plus touchée ( 62 %). Conditions socioprofessionnelles: 25 % sans profession déclarée , 17 % prof. libérale, 17 % touristes.  Espèce plasmodiales : l’espèce   falciparum   est la plus  fréquente , retrouvée dans  80 % des cas. Mortalité:15 décès ont été enregistrés (1997-2001).
La courbe représentant les cas importés se confond presque avec celle du total des cas avec un pic en l’an   2000 : 478 cas Evolution des cas d’importation  :  (1990 - 2005)
Cartographie des cas importés durant ces dix dernières années
Nombre de cas de paludisme importés de 1995 à 2005 3313 cas
2/Le paludisme autochtone En Algérie, le paludisme autochtone, qui était  endémique sur toute la partie nord avant 1978, a disparu  grâce à une lutte longue , acharnée et très coûteuse sur le  plan financier (plusieurs milliards de centimes ). Le paludisme autochtone sévit à l’état sporadique au  niveau du  sud algérien  qui est devenu vulnérable et réceptif par: -la présence d’un biotope favorable au développement des  anophèles : collections d’eau , climat favorable. -Une population non prémunie .  -Le flux migratoire de porteurs de parasites surtout africain  ( 9 )
Evolution du paludisme autochtone(1968-2005) 1,8 0,3  2auto + 1intr 1 163 293 2004 2005 2,6 8 307 2002 0,5 1 197 1997 11,3 12 106 1992 10,9 7 64 1987 43,2 29 67 1982 100 58 58 1977 100 1940 1940 1972 100 12630 12630 1968 Auto % Total auto Total(Imp+auto) Annees
Distribution des cas de paludisme autochtone(1990-2005)* * Cas confirmés par le laboratoire de référence de l’INSP au 31 décembre 2005 Pv : plasmodium vivax  Pf : Plasmodium falciparum 274 TOTAL Pf(05),Pv(01) Pf(18),Pv(03) Pv(40) Pf(03) Tamanrasset(06) Adrar(21) Ouargla(40) Ghardaia(03) 70 1999-2005 Pv Pv Ain Defla(31) Iherir(173) 204 1990-1998 ESPECE LOCALITE  NB DE CAS ANNEE
Inversion du profil épidémiologique à partir de 1978 en faveur du paludisme d’importation . Le nombre de cas d’importation continue d’augmenter d’année en année. En 2005, sur 293 cas notifiés au 30 décembre 2005,  292  sont classés importés et  01  cas autochtone  Courbes comparatives cas autochtones/cas importés   (1968 -2005)
Cartographie des cas autochtones  durant ces 20 dernières années  ( 10)
Foyers de Paludisme autochtone déclarés en Algérie (Années 1980-1989)
Foyers de Paludisme autochtone déclarés en Algérie (Années 1990 – 1999)
Foyers de Paludisme autochtone déclarés  en Algérie: années 2000 à 2005
Description de quelques Wilayas à risque paludogène
Description 1 :  Ghardaïa  (11)
+ GHARDIAIA
Contexte géographique: Située au centre de la partie nord du Sahara Superficie : 86105Km2 Densité : 3,42 hab./Km2 9 Dairates, 13 communes, 4 secteurs sanitaires: Ghardaia,ElMénéa,Metlili,Guerrara Climat :  Etés très chauds, Hivers doux Température : de 36°à46°(max)en été ; 2,5°à 12°en hiver Pluviométrie  : Pluies faibles et irrégulières,mais torrentielles et durant peu de temps.(70 mm/an environ) Oued Mzab   traversant toute la Wilaya Puits,canaux,khendek,dahra…
Les zones à risque paludogène Caractères communs:Eaux stagnantes,densité anoph,Envir -Oued Mzab -Mouvements de la population  - Forte présence de ressortissants étrangers: Mali-Niger -Eaux stagnantes -Gîtes  -Ressortissants africains  -Lit de l’oued Mzab -Drains -Remontée de la nappe phréatique -Gîtes  -Grand lac -Khendeks -Gîtes d’Anophèles  -Mouvements de population vers le Mali-Niger Ghardaia El Atteuf Bounoura El-Menea
Toutes les conditions favorables à une reprise de la transmission   sont réunies : Présence d’eaux stagnantes Conditions climatiques et t°favorables Pluviométrie Remontée des eaux Dégradation de l’environnement  Présence d’anophèles vectrices (A.sergenti A.multiclore)  Forte immigration de pays d’endémie palustre (MALI++,NIGER) Surtout non déclarés
Description 2 :  Village de Iherer  (12)
Oued et village de Iherer
Oued Iherer
Village d’Iherer  :  - Situé au cœur du Tassili NAjjer à 240 Kms au nord-ouest de Djanet  -Présente beaucoup de variations climatiques:  Souvent hiver à pluies  torrentielles -Oued Iherer  -Crues des oueds+++ -Gueltas -Densité d’herbage et de plantes aquatiques
Description 3  : Oasis de Ouargla :
OASIS de Ouargla PhotoZ.H
Oasis de Ouargla  PhotoZ.H
La wilaya de Ouargla  comporte les communes de Said Othba,  Rouissat et Aïn Beida . Elle a été ,jusqu'à un passé récent, une région d'endémie palustre ;  l’épidémie de 1883  à 1885  a fait plus de  800 victimes  à Othba et Beni Tour. D urant les années 1978 et 1979 ont été notifiés respectivement  42 et 14 cas   de paludisme autochtone à P. Vivax . Les campagnes massives d'aspersions intradomiciliaires au D.D.T entreprises durant trois années successives  (1980,1981,1982) et couvrant environ 80% de la population , ont eu pour résultat l'arrêt de la transmission de la maladie. Malheureusement, il y a eu recrudescence des cas entre 2000 et 2005 (40cas)  .(13)  Elle est  classée zone réceptive  lorsque les conditions météorologiques sont favorables à la transmission :bonne pluviométrie ,  remontée des  eaux, (nappe phréatique+++)   circulation de porteurs  de parasites.
Cartographie des cas de paludisme déclarés ,  confirmés par l’INSP durant ces vingt dernières années ( importés + Autochtones )
 
Répartition des cas de paludisme déclarés de 1995 à 2005, Total= 3606 ,
DONNEES ENTOMOLOGIQUES
En Algérie ,la faune anophélienne est variée . De nombreuses espèces appartenant à plusieurs genres et sous -genres vivent dans de vastes régions du territoire  (14) (6) Les principales espèces décrites sont : - Anopheles labranchiae: C’est le principal vecteur du paludisme dans toute l’Algérie du nord .  - Au sud  :  Anopheles sergenti – Anopheles multicolor Plusieurs autres espèces ont été décrites et nécessitent une mise à jour .
FACTEURS DE RISQUE  (15) Les effets des changements climatiques:  se classent parmi les facteurs de risque dans le sens où ils déplacent l’aire de distribution des vecteurs tropicaux plus efficients vers le nord et favorisent le peuplement ou le repeuplement des anciens foyers . Les projets de développement  : mise en valeur des  terres , création de barrages, voies de communication terrestres , contribuent à modifier les régions dans le sens d’une plus grande réceptivité. L’extension de la chimiorésistance:  l’absence de standardisation du traitement antipaludique et de la disponibilité des médicaments antipaludiques . La circulation intense de réservoirs de parasites . La lenteur et la dilution de l’information  . Le fléchissement de la vigilance+++
PLAN D’ACTION 2006 Le plan d’action 2006 de l’Institut National de la Santé Publique tient compte de toutes les données de la situation épidémiologique du paludisme en Algérie, son évolution depuis ces dernières années et tente d’y  répondre par une  stratégie opérationnelle adaptée ,en collaboration avec la direction de la prévention du MSPRH .Il consiste à évaluer et  surveiller le risque   paludogène  au niveau de chaque strate épidémiologique, ciblant particulièrement les Wilayas à haut risque :  Tamanrasset, Adrar, Illizi, Ghardaia,Ouargla ,au sud du pays .
Le paludisme en Algérie est de type  instable  ,avec des foyers  sporadiques  ,  influencé par les changements climatiques . L’objectif principal du plan d’action est : Le   Renforcement du programme national de lutte contre le  Paludisme , par la  Surveillance épidémiologique  , basée sur: La prise en charge précoce des cas. Les enquêtes hématologiques :  renforcement du Dépistage actif/passif pour améliorer le TAEH au niveau des régions à risque paludogène :  Tamanrasset, Illizi, Ouargla, Adrar et Ghardaia .
Le dépistage sérologique  au niveau des anciens foyers, des zones silencieuses, et autour du cas pour contrôler le réservoir de parasites.  (16) La redynamisation du circuit d’information , introduisant l’utilisation du système d’information géographique (SIG) , l’utilisation des données météorologiques , sociodémographiques,etc.…  La multiplication des enquêtes sur le terrain . La dotation des laboratoires et structures de santé  en matériel de laboratoire et pour le terrain (entomologie++),réactifs, médicaments …
L’i nstauration d’une dynamique d’échanges   multisectorielle   et constante   avec les autorités et les personnes concernées de l’agriculture, l’hydraulique, l’aménagement du territoire, les communes , la santé…   Le renforcement de la lutte antivectorielle  (17) La supervision des activités. L’organisation de séminaire- atelier  sur la surveillance et la lutte antivectorielle .
La collaboration inter pays  . La formation du personnel technique   au diagnostic parasitologique ,aux techniques entomologiques , à la surveillance et à la lutte antivectorielle  La recherche appliquée
BIBLIOGRAPHIE 1- Edmond Sergent et Etienne Sergent: Vingt-cinq années d’étude et de prophylaxie du  Paludisme en Algérie;  Arch . Institut Pasteur d’Algérie,  t.6,N°s 2-3 ,juin-septembre 1928 2-Andarelli. L : Première campagne antipaludique par voie aérienne en Algérie, 1952 Direction de la santé publique et de la famille en Algérie 3- Andarelli. L : Sér. Rapp. annuels - campagnes antipaludiques de  1952 à 1963.  Direction de la santé publique et de la famille Algérie 4- Comité d’experts du paludisme 1957-  sér.rapp.tech. 123  sixième rapport (Genève)
5- S.Amara: Evolution de la politique antipaludique du ministère de la santé publique et de la population en Algérie-  Thèse pour le Doctorat en Médecine, Mars 1974 6- Sylvie Christiane Viegas: Lutte contre le paludisme en Algérie- Méthodes et résultats actuels– Thèse   de Doctorat en médecine , Lyon 1978 7- A.Kabrane, B. Tchicha , M. Atek: Le risque paludogène ;  journée de parasitologie, Avril 2001
8- A. Kabrane, D.Hammadi,B. Tchicha: Le paludisme d’importation –  journée africaine du paludisme  Avril 2002 9- D.Hammadi,A.Kabrane, B.Tchicha,A.Saber,M.Achir : Le paludisme autochtone en Algérie. journ.SAPM  , Alger ,  2005   10- Institut National de la Santé Publique: Situation épidémiologique du paludisme en Algérie ;  Sér. Rapp. annuels 1985-2005 11-S. Ait Oudia : Programme national de lutte contre le  paludisme ; Rapp. décennie 1991-2000 12- Service de médecine préventive de Djanet (SEMEP): Aperçu sur un ancien foyer de paludisme,  2003.
13- Institut National de la Santé Publique: Situation épidémiologique du paludisme en Algérie;  Sér. Rapp.annuels ,2000 -2005 14- G/Senevet et L.Andarelli: Les anophèles de l’Afrique du nord et du bassin  méditerranéen .  Ed.Paul Lechevalier, ParisVI, 1956 15-Organisation Mondiale de la Santé,Comité OMS d’experts  du paludisme,  20 ème rapport- ch.7
16- Benzerroug .E.H: Le paludisme dans la région saharienne et les risques d’introduction en rapport avec la route transsaharienne. Thèse de Doctorat en sciences médicales INESSM,,1987, Alger 17- Faye.O,Gaye,Konate.L,Soumare.M,Denokho.E.F: La lutte antivectorielle dans un programme de lutte antipaludique .
GLOSSAIRE  (  Ref :Terminologie de l’OMS ) 1/ L’indice   splénique =  Nombre de porteurs d’une splenomegaliex100   Nombre de sujets examinés   2/ L’indice plasmodique ou indice parasitaire :   E xprimé en pourcentage, il correspond au nombre de personnes d’un âge donné dont le sang contient à l’examen microscopique des hématozoaires quelle que soit l’espèce de plasmodie. L’indice plasmodique des nourrissons et des enfants de moins de quinze ans reflète la persistance ou l’absence de transmission locale .  3/  L’indice gamétocytique(I.G ): Pourcentage de sujets porteurs de gamétocytes (réservoirs)et donc infectants pour les vecteurs
4/   L’éradication du paludisme: L’arrêt de la transmission du paludisme et la suppression du  réservoir d’infection  au moyen d’une campagne limitée  dans le temps et portée à un tel degré de perfection que lorsqu’elle  prend fin, la transmission n’est plus possible.  5/  La lutte antipaludique classique:  Elle vise à abaisser la prévalence du paludisme afin qu’il ne puisse pas poser un problème majeur aux services de santé mais exige des  mesures de contrôle permanentes
6/  Le taux d’incidence :  Le nombre de nouveaux cas par unité de temps , rapporté à la population totale . 7/  La prévalence :  Fraction d’une population infectée à un moment donné.  8/ Le paludisme stable : Lorsque la transmission s’effectue toute l’année avec de faibles variations saisonnières. 9/  Le paludisme instable : Lorsque la transmission s’effectue seulement une partie de l’année au cours de la saison humide. Cette transmission saisonnière ,parfois très courte, peut prendre alors une allure epidemiqe.
10/  Cas autochtone: Cas où l’infection a été contractée localement 11/  Cas importé: Cas où l’infection est acquise en dehors de la région où le diagnostic a été établi 12/  Cas induit (provoqué): Cas dans lequel l’infection est probablement attribuée à une transfusion de sang ou à une autre forme d’inoculation parentérale , mais non à une transmission normale par un  moustique. 13/  Cas introduit : Cas secondaire contracté localement  mais lié à un cas  reconnu importé
Comité de rédaction  :  Pr. M. Achir , Directeur Général Drs  :  D.Hammadi , B.Tchicha , M.Guettai,  et  M.  Gasmi , N. Zakour, A.Saber, Y.Younes, Y. Khechache, D. Adra Département Soutien Technique /Service de Parasitologie/Paludisme/INSP Algérie
FORMATIONS EN  MICROSCOPIE ET ENTOMOLOGIE DU PALUDISME DISPENSEES PAR LE DEPARTEMENT SOUTIEN TECHNIQUE DE L’INSP , SERVICE DE  PARASITOLOGIE DURANT CES CINQ DERNIERES ANNEES
Techniciens formés au Diagnostic microscopique du Paludisme / Wilaya ( 2000 – 2005)
TECHNICIENS FORMES EN ENTOMOLOGIE MEDICALE DE 2000 à 2005
 
 
 
 

Palu allgeriehist-sit-evol-

  • 1.
    MINISTERE DE LASANTE DE LA POPULATION ET DE LA EFORME HOSPITALIERE INSTITUT NATIONAL DE SANTE PUBLIQUE LE PALUDISME EN ALGERIE SITUATION – EVOLUTION DONNEES ACTUELLES
  • 2.
    Historique Le paludismea toujours existé en Algérie où il a été déjà signalé au 12ème siècle . L’Algérie a été le premier champ d’expérience de la lutte antipaludique. Avant les années 50,les ravages étaient considérables: tout le nord de l’Algérie était concerné par l’endémie parasitaire ;les victimes se comptaient par millions (1). Le niveau d’endémie était tel que la recherche sur le terrain a pu avancer ; ainsi, des noms de chercheurs sont entrés dans l’histoire : -1820: extraction de la quinine de l’écorce de quinquina par Pelletier et Caventou. -1834 : Définition des règles de la thérapeutique par la quinine par Maillot.
  • 3.
    - 1880 : découverte de l’hématozoaire par Laveran à Constantine . Celui-ci a émis l’hypothèse de la présence du parasite chez le moustique , hypothèse confirmée par Ronald Ross en 1884 en Inde . - dès 1902 , l’Algérie fut le pionnier dans l’expérimentation de la lutte antipaludique grâce aux frères Sergent qui développèrent les techniques modernes de la paludologie. Vers les années 50 (Sergent,Andarelli,Sénevet), les niveaux d’endémicité étaient de 50000 à 70000 cas /an , avec un Indice splénique de 10 à 50% ( 2 ) Le Paludisme à Plasmodium vivax était réparti sur tout le nord de l’Algérie (plus fréquent que falciparum) La stratégie de lutte consistait en la désinsectisation et la quininisation (quinine pour les adultes et chocolatine de quinine pour les enfants ).
  • 4.
    - Vers 1960 :la maladie a connu des pics atteignant les 100.000 cas /an en raison d’une baisse de la lutte antipaludique .Mais celle-ci a continué grâce aux travaux du Docteur Andarelli ,médecin chef du service antipaludique en Algérie (3) - En 1963 : l’Algérie , avec le soutien technique de l’OMS et en coordination avec le Maroc et la Tunisie, décide de lancer un programme d’éradication du Paludisme par étapes d’Est en Ouest (4) couvrant la totalité des Wilayas du nord du pays et devant permettre de conclure ,en 1983, à l’absence de cas autochtones . Le Bureau Central de l’Eradication du paludisme(BCEP) fut créé ; sa mission principale était la prise en charge technique des opérations . ( Gassabi et coll.). Dès 1902 , l’Algérie fut bl’un dfes premiares champs d’experience de la lutte antipaludique grâce aux frères Sergent qui développèrent les techniques modernes de la paludologie. Vers la années 50 , les niveaux d’endemicité ont été ramenés à de niveaux très bas : 50000 à 70000 cas /an . Mais recrudescence des cas vers 1960 où les chiffres atteignaient 100000 cas /an L’ère post-coloniale: L’état algérien , grâce au soutien technique de l’OMS décide de lancer en 1964 un programme national de lutte copntre le Paludisme en créant le Bureau central de l’éradication du paludisme (BCEP) chargé de la Direction technique des opérations.
  • 5.
    - La périodepréparatoire (1963-1968) : En 1963, une vaste enquête épidémiologique permettait d’établir une «carte du paludisme » à partir des indices spléniques et plasmodiques ( 5 ) De 1963 à 1967, la lutte antipaludique était basée sur la lutte antilarvaire et la chimioprophylaxie collective .Dans le même temps, la formation de formateurs était assurée à l’étranger . En 1965, Ténés a été choisie pour assurer la formation du personnel technique et les démonstrations pour les futures campagnes .(6)
  • 6.
    - La périodede lancement du programme national de lutte contre le paludisme (PNLP): à partir de 1968 : Elle s’est déroulée en 3 phases : 1- Une phase d’attaque : dès 1968 Son objectif était l’arrêt de la transmission en 03 ans. Elle consistait en l’épandage d’insecticide à effet rémanent (DDT) de l’Est vers l’Ouest , la lutte antilarvaire et le traitement des malades . 2- Une phase de consolidation : 1978 - 1986 Durant cette phase , le nombre de cas est passé de 12630 (incidence 100/100000) à 30 cas (incidence 0,17 pour 100000hab.) Le taux annuel d’examens hématologiques (TAEH)était de 12% , soit près de un million de lames examinées.
  • 7.
    Les mesures suivantesavaient été prises : - Suppression de la couverture par les insecticides à effet rémanent (DDT) . - Surveillance épidémiologique : Dépistage-traitement de tout nouveau cas. Cette phase n’a pris fin que lorsque aucun cas autochtone n’a été notifié pendant trois années consécutives ( 4) Au milieu des années 80, on assistait à une inversion du profil épidémiologique en faveur du paludisme d’importation avec,cependant, la persistance de foyers résiduels de paludisme autochtone au nord (notification de quelques cas à Ain Defla , Khemis El Khechna) et au sud (oasis de Ouargla).Les mesures de contrôle et de surveillance durant trois années consécutives aboutirent au tarissement de ces foyers ( confirmation sérologique).
  • 8.
    Ainsi, le paludismed’importation connaîtra une hausse remarquable. 0% en 1977, 46% en 1978, 80% en 1980, et supérieur à 95% à partir de 1985. Ce profil épidémiologique exprime la transition épidémiologique en faveur du paludisme d’importation par le sud du pays. Fait important : Ce bouleversement des données épidémiologiques coïncidait avec l’accroissement des échanges commerciaux et les mouvements de populations avec les états africains frontaliers.
  • 9.
    Ouargla Tamanrasset Bordjbadji Mokhtar In Guezzam Adrar Ghardaïa
  • 10.
    3- Unephase d’entretien : à partir de 1986 A cette phase, l’éradication du paludisme est considérée comme atteinte . Cette phase avait pour objectif la surveillance pour éviter la reprise de la transmission. Son action reposait essentiellement sur le dépistage et le traitement de tout foyer occasionnel dû à une importation de cas . Elle devra durer aussi longtemps que le danger d’introduction du paludisme existe .(4)
  • 11.
    Remarque : Lesud du pays n’était pas concerné par le programme d’éradication du paludisme et est resté sous lutte classique. La lutte classique vise à abaisser la prévalence du paludisme et exige des mesures de contrôle permanentes .( 4)
  • 12.
    Evolution du TAEH(TauxAnnuel d’Examens Hématologiques) :1968-2000 Le TAEH était le principal indicateur de performance du programme d’éradication; de 12% dans les années 70-78 (plus de 1 million de lames examinées pour une population sous risque de 10 millions d’habitants),il a chuté en 1998 à 0,19%,soit environ 30000lames examinées. (7)
  • 13.
    Evolution des espècesplasmodiales/année
  • 14.
  • 15.
    1/ Le Paludismed’importation: En même temps que l’éradication se concrétisait par l’absence de cas autochtones au nord du pays , à partir de 1978, on assistait à une augmentation progressive des cas de paludisme d’importation, notamment à Plasmodium falciparum à partir du sud du pays .(8)
  • 16.
    Caractéristiques épidémiologiquesdu paludisme d’importation 90 % des cas sont déclarés par les Wilayas du sud: Tamanrasset et Adrar Lieu d ’infection : Mali et Niger dans 95 % des cas . Nationalité : 60 % des cas sont de nationalité algérienne. Age: les 20-35 ans constituent la tranche d’âge la plus touchée ( 62 %). Conditions socioprofessionnelles: 25 % sans profession déclarée , 17 % prof. libérale, 17 % touristes. Espèce plasmodiales : l’espèce falciparum est la plus fréquente , retrouvée dans 80 % des cas. Mortalité:15 décès ont été enregistrés (1997-2001).
  • 17.
    La courbe représentantles cas importés se confond presque avec celle du total des cas avec un pic en l’an 2000 : 478 cas Evolution des cas d’importation : (1990 - 2005)
  • 18.
    Cartographie des casimportés durant ces dix dernières années
  • 19.
    Nombre de casde paludisme importés de 1995 à 2005 3313 cas
  • 20.
    2/Le paludisme autochtoneEn Algérie, le paludisme autochtone, qui était endémique sur toute la partie nord avant 1978, a disparu grâce à une lutte longue , acharnée et très coûteuse sur le plan financier (plusieurs milliards de centimes ). Le paludisme autochtone sévit à l’état sporadique au niveau du sud algérien qui est devenu vulnérable et réceptif par: -la présence d’un biotope favorable au développement des anophèles : collections d’eau , climat favorable. -Une population non prémunie . -Le flux migratoire de porteurs de parasites surtout africain ( 9 )
  • 21.
    Evolution du paludismeautochtone(1968-2005) 1,8 0,3 2auto + 1intr 1 163 293 2004 2005 2,6 8 307 2002 0,5 1 197 1997 11,3 12 106 1992 10,9 7 64 1987 43,2 29 67 1982 100 58 58 1977 100 1940 1940 1972 100 12630 12630 1968 Auto % Total auto Total(Imp+auto) Annees
  • 22.
    Distribution des casde paludisme autochtone(1990-2005)* * Cas confirmés par le laboratoire de référence de l’INSP au 31 décembre 2005 Pv : plasmodium vivax Pf : Plasmodium falciparum 274 TOTAL Pf(05),Pv(01) Pf(18),Pv(03) Pv(40) Pf(03) Tamanrasset(06) Adrar(21) Ouargla(40) Ghardaia(03) 70 1999-2005 Pv Pv Ain Defla(31) Iherir(173) 204 1990-1998 ESPECE LOCALITE NB DE CAS ANNEE
  • 23.
    Inversion du profilépidémiologique à partir de 1978 en faveur du paludisme d’importation . Le nombre de cas d’importation continue d’augmenter d’année en année. En 2005, sur 293 cas notifiés au 30 décembre 2005, 292 sont classés importés et 01 cas autochtone Courbes comparatives cas autochtones/cas importés (1968 -2005)
  • 24.
    Cartographie des casautochtones durant ces 20 dernières années ( 10)
  • 25.
    Foyers de Paludismeautochtone déclarés en Algérie (Années 1980-1989)
  • 26.
    Foyers de Paludismeautochtone déclarés en Algérie (Années 1990 – 1999)
  • 27.
    Foyers de Paludismeautochtone déclarés en Algérie: années 2000 à 2005
  • 28.
    Description de quelquesWilayas à risque paludogène
  • 29.
    Description 1 : Ghardaïa (11)
  • 30.
  • 31.
    Contexte géographique: Situéeau centre de la partie nord du Sahara Superficie : 86105Km2 Densité : 3,42 hab./Km2 9 Dairates, 13 communes, 4 secteurs sanitaires: Ghardaia,ElMénéa,Metlili,Guerrara Climat : Etés très chauds, Hivers doux Température : de 36°à46°(max)en été ; 2,5°à 12°en hiver Pluviométrie : Pluies faibles et irrégulières,mais torrentielles et durant peu de temps.(70 mm/an environ) Oued Mzab traversant toute la Wilaya Puits,canaux,khendek,dahra…
  • 32.
    Les zones àrisque paludogène Caractères communs:Eaux stagnantes,densité anoph,Envir -Oued Mzab -Mouvements de la population - Forte présence de ressortissants étrangers: Mali-Niger -Eaux stagnantes -Gîtes -Ressortissants africains -Lit de l’oued Mzab -Drains -Remontée de la nappe phréatique -Gîtes -Grand lac -Khendeks -Gîtes d’Anophèles -Mouvements de population vers le Mali-Niger Ghardaia El Atteuf Bounoura El-Menea
  • 33.
    Toutes les conditionsfavorables à une reprise de la transmission sont réunies : Présence d’eaux stagnantes Conditions climatiques et t°favorables Pluviométrie Remontée des eaux Dégradation de l’environnement Présence d’anophèles vectrices (A.sergenti A.multiclore) Forte immigration de pays d’endémie palustre (MALI++,NIGER) Surtout non déclarés
  • 34.
    Description 2 : Village de Iherer (12)
  • 35.
    Oued et villagede Iherer
  • 36.
  • 37.
    Village d’Iherer : - Situé au cœur du Tassili NAjjer à 240 Kms au nord-ouest de Djanet -Présente beaucoup de variations climatiques: Souvent hiver à pluies torrentielles -Oued Iherer -Crues des oueds+++ -Gueltas -Densité d’herbage et de plantes aquatiques
  • 38.
    Description 3 : Oasis de Ouargla :
  • 39.
  • 40.
  • 41.
    La wilaya deOuargla comporte les communes de Said Othba, Rouissat et Aïn Beida . Elle a été ,jusqu'à un passé récent, une région d'endémie palustre ; l’épidémie de 1883 à 1885 a fait plus de 800 victimes à Othba et Beni Tour. D urant les années 1978 et 1979 ont été notifiés respectivement 42 et 14 cas de paludisme autochtone à P. Vivax . Les campagnes massives d'aspersions intradomiciliaires au D.D.T entreprises durant trois années successives (1980,1981,1982) et couvrant environ 80% de la population , ont eu pour résultat l'arrêt de la transmission de la maladie. Malheureusement, il y a eu recrudescence des cas entre 2000 et 2005 (40cas) .(13) Elle est classée zone réceptive lorsque les conditions météorologiques sont favorables à la transmission :bonne pluviométrie , remontée des eaux, (nappe phréatique+++) circulation de porteurs de parasites.
  • 42.
    Cartographie des casde paludisme déclarés , confirmés par l’INSP durant ces vingt dernières années ( importés + Autochtones )
  • 43.
  • 44.
    Répartition des casde paludisme déclarés de 1995 à 2005, Total= 3606 ,
  • 45.
  • 46.
    En Algérie ,lafaune anophélienne est variée . De nombreuses espèces appartenant à plusieurs genres et sous -genres vivent dans de vastes régions du territoire (14) (6) Les principales espèces décrites sont : - Anopheles labranchiae: C’est le principal vecteur du paludisme dans toute l’Algérie du nord . - Au sud : Anopheles sergenti – Anopheles multicolor Plusieurs autres espèces ont été décrites et nécessitent une mise à jour .
  • 47.
    FACTEURS DE RISQUE (15) Les effets des changements climatiques: se classent parmi les facteurs de risque dans le sens où ils déplacent l’aire de distribution des vecteurs tropicaux plus efficients vers le nord et favorisent le peuplement ou le repeuplement des anciens foyers . Les projets de développement : mise en valeur des terres , création de barrages, voies de communication terrestres , contribuent à modifier les régions dans le sens d’une plus grande réceptivité. L’extension de la chimiorésistance: l’absence de standardisation du traitement antipaludique et de la disponibilité des médicaments antipaludiques . La circulation intense de réservoirs de parasites . La lenteur et la dilution de l’information . Le fléchissement de la vigilance+++
  • 48.
    PLAN D’ACTION 2006Le plan d’action 2006 de l’Institut National de la Santé Publique tient compte de toutes les données de la situation épidémiologique du paludisme en Algérie, son évolution depuis ces dernières années et tente d’y répondre par une stratégie opérationnelle adaptée ,en collaboration avec la direction de la prévention du MSPRH .Il consiste à évaluer et surveiller le risque paludogène au niveau de chaque strate épidémiologique, ciblant particulièrement les Wilayas à haut risque : Tamanrasset, Adrar, Illizi, Ghardaia,Ouargla ,au sud du pays .
  • 49.
    Le paludisme enAlgérie est de type instable ,avec des foyers sporadiques , influencé par les changements climatiques . L’objectif principal du plan d’action est : Le Renforcement du programme national de lutte contre le Paludisme , par la Surveillance épidémiologique , basée sur: La prise en charge précoce des cas. Les enquêtes hématologiques : renforcement du Dépistage actif/passif pour améliorer le TAEH au niveau des régions à risque paludogène : Tamanrasset, Illizi, Ouargla, Adrar et Ghardaia .
  • 50.
    Le dépistage sérologique au niveau des anciens foyers, des zones silencieuses, et autour du cas pour contrôler le réservoir de parasites. (16) La redynamisation du circuit d’information , introduisant l’utilisation du système d’information géographique (SIG) , l’utilisation des données météorologiques , sociodémographiques,etc.… La multiplication des enquêtes sur le terrain . La dotation des laboratoires et structures de santé en matériel de laboratoire et pour le terrain (entomologie++),réactifs, médicaments …
  • 51.
    L’i nstauration d’unedynamique d’échanges multisectorielle et constante avec les autorités et les personnes concernées de l’agriculture, l’hydraulique, l’aménagement du territoire, les communes , la santé… Le renforcement de la lutte antivectorielle (17) La supervision des activités. L’organisation de séminaire- atelier sur la surveillance et la lutte antivectorielle .
  • 52.
    La collaboration interpays . La formation du personnel technique au diagnostic parasitologique ,aux techniques entomologiques , à la surveillance et à la lutte antivectorielle La recherche appliquée
  • 53.
    BIBLIOGRAPHIE 1- EdmondSergent et Etienne Sergent: Vingt-cinq années d’étude et de prophylaxie du Paludisme en Algérie; Arch . Institut Pasteur d’Algérie, t.6,N°s 2-3 ,juin-septembre 1928 2-Andarelli. L : Première campagne antipaludique par voie aérienne en Algérie, 1952 Direction de la santé publique et de la famille en Algérie 3- Andarelli. L : Sér. Rapp. annuels - campagnes antipaludiques de 1952 à 1963. Direction de la santé publique et de la famille Algérie 4- Comité d’experts du paludisme 1957- sér.rapp.tech. 123 sixième rapport (Genève)
  • 54.
    5- S.Amara: Evolutionde la politique antipaludique du ministère de la santé publique et de la population en Algérie- Thèse pour le Doctorat en Médecine, Mars 1974 6- Sylvie Christiane Viegas: Lutte contre le paludisme en Algérie- Méthodes et résultats actuels– Thèse de Doctorat en médecine , Lyon 1978 7- A.Kabrane, B. Tchicha , M. Atek: Le risque paludogène ; journée de parasitologie, Avril 2001
  • 55.
    8- A. Kabrane,D.Hammadi,B. Tchicha: Le paludisme d’importation – journée africaine du paludisme Avril 2002 9- D.Hammadi,A.Kabrane, B.Tchicha,A.Saber,M.Achir : Le paludisme autochtone en Algérie. journ.SAPM , Alger , 2005 10- Institut National de la Santé Publique: Situation épidémiologique du paludisme en Algérie ; Sér. Rapp. annuels 1985-2005 11-S. Ait Oudia : Programme national de lutte contre le paludisme ; Rapp. décennie 1991-2000 12- Service de médecine préventive de Djanet (SEMEP): Aperçu sur un ancien foyer de paludisme, 2003.
  • 56.
    13- Institut Nationalde la Santé Publique: Situation épidémiologique du paludisme en Algérie; Sér. Rapp.annuels ,2000 -2005 14- G/Senevet et L.Andarelli: Les anophèles de l’Afrique du nord et du bassin méditerranéen . Ed.Paul Lechevalier, ParisVI, 1956 15-Organisation Mondiale de la Santé,Comité OMS d’experts du paludisme, 20 ème rapport- ch.7
  • 57.
    16- Benzerroug .E.H:Le paludisme dans la région saharienne et les risques d’introduction en rapport avec la route transsaharienne. Thèse de Doctorat en sciences médicales INESSM,,1987, Alger 17- Faye.O,Gaye,Konate.L,Soumare.M,Denokho.E.F: La lutte antivectorielle dans un programme de lutte antipaludique .
  • 58.
    GLOSSAIRE ( Ref :Terminologie de l’OMS ) 1/ L’indice splénique = Nombre de porteurs d’une splenomegaliex100 Nombre de sujets examinés 2/ L’indice plasmodique ou indice parasitaire : E xprimé en pourcentage, il correspond au nombre de personnes d’un âge donné dont le sang contient à l’examen microscopique des hématozoaires quelle que soit l’espèce de plasmodie. L’indice plasmodique des nourrissons et des enfants de moins de quinze ans reflète la persistance ou l’absence de transmission locale . 3/ L’indice gamétocytique(I.G ): Pourcentage de sujets porteurs de gamétocytes (réservoirs)et donc infectants pour les vecteurs
  • 59.
    4/ L’éradication du paludisme: L’arrêt de la transmission du paludisme et la suppression du réservoir d’infection au moyen d’une campagne limitée dans le temps et portée à un tel degré de perfection que lorsqu’elle prend fin, la transmission n’est plus possible. 5/ La lutte antipaludique classique: Elle vise à abaisser la prévalence du paludisme afin qu’il ne puisse pas poser un problème majeur aux services de santé mais exige des mesures de contrôle permanentes
  • 60.
    6/ Letaux d’incidence : Le nombre de nouveaux cas par unité de temps , rapporté à la population totale . 7/ La prévalence : Fraction d’une population infectée à un moment donné. 8/ Le paludisme stable : Lorsque la transmission s’effectue toute l’année avec de faibles variations saisonnières. 9/ Le paludisme instable : Lorsque la transmission s’effectue seulement une partie de l’année au cours de la saison humide. Cette transmission saisonnière ,parfois très courte, peut prendre alors une allure epidemiqe.
  • 61.
    10/ Casautochtone: Cas où l’infection a été contractée localement 11/ Cas importé: Cas où l’infection est acquise en dehors de la région où le diagnostic a été établi 12/ Cas induit (provoqué): Cas dans lequel l’infection est probablement attribuée à une transfusion de sang ou à une autre forme d’inoculation parentérale , mais non à une transmission normale par un moustique. 13/ Cas introduit : Cas secondaire contracté localement mais lié à un cas reconnu importé
  • 62.
    Comité de rédaction : Pr. M. Achir , Directeur Général Drs : D.Hammadi , B.Tchicha , M.Guettai, et M. Gasmi , N. Zakour, A.Saber, Y.Younes, Y. Khechache, D. Adra Département Soutien Technique /Service de Parasitologie/Paludisme/INSP Algérie
  • 63.
    FORMATIONS EN MICROSCOPIE ET ENTOMOLOGIE DU PALUDISME DISPENSEES PAR LE DEPARTEMENT SOUTIEN TECHNIQUE DE L’INSP , SERVICE DE PARASITOLOGIE DURANT CES CINQ DERNIERES ANNEES
  • 64.
    Techniciens formés auDiagnostic microscopique du Paludisme / Wilaya ( 2000 – 2005)
  • 65.
    TECHNICIENS FORMES ENENTOMOLOGIE MEDICALE DE 2000 à 2005
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