Les meilleures pratiques de
prévention du suicide
Institut universitaire en santé mentale de Montréal
3 février 2015
Brian L. Mishara, Ph.D.
Directeur, Centre de recherche et d’intervention sur le
suicide et l’euthanasie (CRISE)
Professeur, Département de psychologie
Université du Québec à Montréal (UQAM)
mishara.brian@uqam.ca
PLAN
• Comprendre le suicide – une perspective mondiale
• Pourquoi les êtres humaines se suicident
• Les meilleures pratiques en prévention du suicide
• Défis en intervention
• Stratégies pour augmenter l’espoir
Historique et explications du suicide
en 10 minutes
• Le suicide
– Existe depuis toujours
Historique et explications du suicide
en 10 minutes
• Le suicide
– Existe depuis toujours
– Se trouve partout dans le monde
Taux de suicide standardisés selon l’âge (pour 100 000
habitants, hommes et femmes, 2012
Le poids du suicide
• Plus de 800,000 morts par suicide chaque année
• Deux fois plus de suicides que de décès dans les guerres
et par des actes terroristes chaque année
• 4 à 5 millions de personnes endeuillées par suicide
• Plus de 40 millions de tentatives de suicide par an
• Les taux chez les hommes sont plus élevés, mais les
différences entre genres sont moindres dans les pays à
faible et moyen revenu
• Deuxième cause de décès dans le groupe d’âge des 15-35
ans
• Parfois, les faibles taux indiquent le fait de « cacher » les
décès par suicide dans les pays où le suicide est
stigmatisé. Au Canada, les taux plus élevés dans
certaines provinces peuvent être dus à l’identification
plus assidue des cas de décès par suicide
Historique et explications du suicide
en 10 minutes
• Le suicide
– Existe depuis toujours
– Se trouve partout dans le monde
– Les causes n’ont jamais changé
Historique et explications du suicide
en 10 minutes
• Le suicide
– Existe depuis toujours
– Se trouve partout dans le monde
– Les causes n’ont jamais changé
– La maladie mentale est un facteur de risque
important mais n’est pas suffisante pour « causer»
un suicide
Historique et explications du suicide
en 10 minutes
• Le suicide
– Existe depuis toujours
– Se trouve partout dans le monde
– Les causes n’ont jamais changé
– La maladie mentale est un facteur de risque
important mais n’est pas suffisante pour « causer»
un suicide
– On se tue pour cesser de souffrir
Problèmes «insupportables»
Solutions
Option suicide
Je peux me tuer pour régler mes problèmes
Problèmes «insupportables»
Solutions
Option suicide
Intention suicidaire
Je veux me tuer
Problèmes «insupportables»
Solutions
Option suicide
Intention suicidaire
+
Motivation suicidaire
Je vais me tuer
Problèmes «insupportables»
Solutions
Option suicide
Intention suicidaire
+
Motivation suicidaire
Accès à un moyen acceptable
Je me tue
+
Problèmes «insupportables»
Solutions
Option suicide
Intention suicidaire
+
Motivation suicidaire
Accès à un moyen acceptable
+
Tentative de suicide
Suicide complété
Problèmes «insupportables»
Solutions
Option suicide
Intention suicidaire
+
Motivation suicidaire
Accès à un moyen acceptable
+
Tentative de suicide
Suicide complété
Facteurs de
risque
Facteurs de
protection
Abus d’alcool &
drogues
Troubles mentaux
Pertes
Événements
Déclencheurs
Intoxication
Moyens acceptables
Aide du réseau
Interventions
Contrôle
Traitement
Suivis
On note des variantes régionales
• Par exemple, les moyens pour se suicider et
les groupes à risque varient:
– USA: 61% armes à feu
– Chine: 58 % pesticides
– Canada: 48 % pendaison
Le suicide est un événement
rare
Peu de personnes suicidaires se
suicident
• Seulement 1 personne sur 300 qui pense sérieusement
au suicide passera à l’acte
• Il est rare puisque la plupart des gens résolvent leurs
problèmes sans avoir recours au suicide (même les gens
qui pensent sérieusement à se tuer)
• Mais il faut soit ratisser large soit bien définir des
groupes cibles à haut risque pour obtenir un effet
significatif sur les taux de suicide
Traitements médicamenteux
• Constituent 23.8% de toutes les recherches
publiées
• Études des tentatives et de la réduction du risque
avec:
– Clozapine
– Benzodiazepines
– Lithium
– Antidépresseurs (la controverse des SSRI)
• Des observations corélationnelles suggèrent une
relation avec les taux de suicide, mais c’est très
controversé et il y a de notables exceptions
Psychothérapies
• Constituent 21.7% de toute la recherche publiée
• Surtout des recherches sur les tentatives de suicide et les idéations:
– Thérapie cognitivo-behaviorale
– Thérapie interpersonnelle behaviorale
– Thérapie par la résolution de problèmes
– Thérapie dialectique behaviorale
– Thérapie multi-systémique
– Thérapies cognitives reposant sur le mindfullness
– Thérapies de groupe
– Thérapies conbinées avec médications
• La relation avec les suicides complétés n’est pas déterminée
• Traitement en milieu hospitalier comportant généralement de la
médication et une forme de psychothérapie = 42,8 % des
publications
Dépistage génétique précoce
du risque suicidaire
• Peut-être les recherches en génétique vont
nous permettre à identifier les personnes à
risque du suicide et nous pouvons effectuer
des interventions préventives précoces
Les lignes d’écoute
• Disponibles pour une large proportion de la
population mondiale
• Ne constituent que 1,2 % des articles publiés
• Interventions liées à la diminution du risque
suicidaires (Mishara & autres)
• Toutes les études à date ont montré que les
bénévoles sont « meilleurs » que le personnel
rémunéré (à l’exception d’une étude: mes
données récentes pour le Québec ne montrent
pas de différence)
Sentinelles
• Ne constituent que 0,6 % des recherches publiées
• 3 niveaux:
– Répondants de crise ou en première ligne ( par ex., la
police)
– Citoyens bien informés (enseignants, clergé)
– Professionnels (Médecins )
• Des programmes locaux peuvent avoir un impact sur
les taux de suicide
– Celui de l’armée de l’air américaine
– Le programme de prévention du suicide chez les policiers
de Montréal ( près de 80 % de diminution vs aucun
changement dans les autres corps policiers du Québec)
Internet
• L’avenir de la prévention du suicide
Restreindre l’accès aux moyens
• Exemples impressionnants (les ponts)
• Risque de substitution, mais en générale il n’y
en a pas
• Il y a des moyens qu’on ne peut contrôler
(pendaison, noyade)
• Le rôle des médias (ex: le charbon de bois à
Hong Kong)
Contrôle de la consommation d’alcool et de
drogues ou traitement de la dépendance
• L’association du suicide avec l’alcool est bien
établie aussi bien au niveau individuel qu’au
niveau écologique
• Difficulté du contrôle et du traitement – cela
implique des changements culturels à long
terme
Quelques défis
Les recherches incluent seulement les
participants fiables
• Nous publions seulement sur des participants
qui:
– Acceptent les interventions proposées
– Observent intégralement les protocoles de traitement
• Dans la vraie vie, les gens qui refusent le
traitement, qui l’interrompent ou qui ne le
suivent pas intégralement sont plus nombreux
que les “bons patients” recensés dans les études
publiées.
Les recherches décrivent
• Quelques interventions évaluées dans
quelques pays riches
• On étudie majoritairement :
– Les médicaments (parce que ces recherches sont
facilement financées)
– La psychothérapie par professionnels
– Les traitements dans les unités psychiatriques en
milieu hospitalier
• La majorité des participants dans les autopsies
psychologiques vient du Royaume Uni (42%), des
États-Unis et de l’Australie.
• Les trois pays avec le plus de publications sur le
suicide sont les États-Unis, le Royaume Uni et
l’Australie.
• En 2012 seulement 23,7% des décès par suicide
viennent des pays à haut revenu.
• Donc, on tire des conclusions des études qui
portent sur une minorité de pays et de suicides à
l’échelle mondiale.
• 88% des publications de recherche sur des interventions
portent sur des professionnels psychiatriques/médicaux
• 46% des pays dans le monde ont moins d’un psychiatre par
100 000 habitants et 22% des pays, moins d’un psychiatre
par 1 million d’habitants
• (La corrélation entre le nombre de psychiatres pour
100 000 habitants et les taux de suicide d’un pays est
positive (là où y a plus de psys, il y a plus de
suicides)(r=.371 pour les hommes, r=.295 pour les femmes:
p<.001).
• Ne pas avoir suffisamment de données de recherche sur les
stratégies de prévention ne signifie pas nécessairement que
ces stratégies ne fonctionnent pas
Facteurs de risque et facteurs de
protection selon l’OMS (2014)
• Approche en santé publique: pas de
« causes »
– Facteurs de risque augmentent le risque
– Facteurs de protection diminuent le risque
Mettre l’accent sur les facteurs de
protection
• On en sait beaucoup sur:
– comment une personne devient suicidaire
– Et sur l’identification des personnes à risque
• Mais bien peu sur les facteurs de protection et
sur ce qui a contribué avec succès à la
diminution du suicide
Quelques exemples de stratégies
pour augmenter l’espoir
• Malgré une situation qui lui semble désespérée, la personne
est toujours en vie.
• Il y a des choses qui la maintiennent en vie. Il faut les
identifier et les soutenir.
• Investiguer les raisons de vivre. Il n’est pas utile d’explorer les
multiples raisons de mourir.
• Croire dans les forces et les habiletés de la personne, et poser
des questions basées sur cette croyance. Par ex. : « Qu’est-ce
que vous avez fait cette semaine pour vous sentir mieux ? »
• L’encourager à changer ses perceptions: Demander à la
personne de décrire quand elle se sentait moins mal ou quand
ce n’était pas si pire récemment. Qu’est-ce qui vous aide à
continuer à vivre ?
Brian L. Mishara, Ph.D.
mishara@iasp2015.com
Je vous invite au congrès en juin 2015
Vous pouvez demander une subvention de 50%
des frais d’inscription
www.iasp2015.com

Les meilleures pratiques de prévention du suicide

  • 1.
    Les meilleures pratiquesde prévention du suicide Institut universitaire en santé mentale de Montréal 3 février 2015 Brian L. Mishara, Ph.D. Directeur, Centre de recherche et d’intervention sur le suicide et l’euthanasie (CRISE) Professeur, Département de psychologie Université du Québec à Montréal (UQAM) mishara.brian@uqam.ca
  • 2.
    PLAN • Comprendre lesuicide – une perspective mondiale • Pourquoi les êtres humaines se suicident • Les meilleures pratiques en prévention du suicide • Défis en intervention • Stratégies pour augmenter l’espoir
  • 3.
    Historique et explicationsdu suicide en 10 minutes • Le suicide – Existe depuis toujours
  • 4.
    Historique et explicationsdu suicide en 10 minutes • Le suicide – Existe depuis toujours – Se trouve partout dans le monde
  • 5.
    Taux de suicidestandardisés selon l’âge (pour 100 000 habitants, hommes et femmes, 2012
  • 6.
    Le poids dusuicide • Plus de 800,000 morts par suicide chaque année • Deux fois plus de suicides que de décès dans les guerres et par des actes terroristes chaque année • 4 à 5 millions de personnes endeuillées par suicide • Plus de 40 millions de tentatives de suicide par an • Les taux chez les hommes sont plus élevés, mais les différences entre genres sont moindres dans les pays à faible et moyen revenu • Deuxième cause de décès dans le groupe d’âge des 15-35 ans • Parfois, les faibles taux indiquent le fait de « cacher » les décès par suicide dans les pays où le suicide est stigmatisé. Au Canada, les taux plus élevés dans certaines provinces peuvent être dus à l’identification plus assidue des cas de décès par suicide
  • 7.
    Historique et explicationsdu suicide en 10 minutes • Le suicide – Existe depuis toujours – Se trouve partout dans le monde – Les causes n’ont jamais changé
  • 8.
    Historique et explicationsdu suicide en 10 minutes • Le suicide – Existe depuis toujours – Se trouve partout dans le monde – Les causes n’ont jamais changé – La maladie mentale est un facteur de risque important mais n’est pas suffisante pour « causer» un suicide
  • 9.
    Historique et explicationsdu suicide en 10 minutes • Le suicide – Existe depuis toujours – Se trouve partout dans le monde – Les causes n’ont jamais changé – La maladie mentale est un facteur de risque important mais n’est pas suffisante pour « causer» un suicide – On se tue pour cesser de souffrir
  • 10.
    Problèmes «insupportables» Solutions Option suicide Jepeux me tuer pour régler mes problèmes
  • 11.
  • 12.
    Problèmes «insupportables» Solutions Option suicide Intentionsuicidaire + Motivation suicidaire Je vais me tuer
  • 13.
    Problèmes «insupportables» Solutions Option suicide Intentionsuicidaire + Motivation suicidaire Accès à un moyen acceptable Je me tue +
  • 14.
    Problèmes «insupportables» Solutions Option suicide Intentionsuicidaire + Motivation suicidaire Accès à un moyen acceptable + Tentative de suicide Suicide complété
  • 15.
    Problèmes «insupportables» Solutions Option suicide Intentionsuicidaire + Motivation suicidaire Accès à un moyen acceptable + Tentative de suicide Suicide complété Facteurs de risque Facteurs de protection Abus d’alcool & drogues Troubles mentaux Pertes Événements Déclencheurs Intoxication Moyens acceptables Aide du réseau Interventions Contrôle Traitement Suivis
  • 16.
    On note desvariantes régionales • Par exemple, les moyens pour se suicider et les groupes à risque varient: – USA: 61% armes à feu – Chine: 58 % pesticides – Canada: 48 % pendaison
  • 17.
    Le suicide estun événement rare
  • 18.
    Peu de personnessuicidaires se suicident • Seulement 1 personne sur 300 qui pense sérieusement au suicide passera à l’acte • Il est rare puisque la plupart des gens résolvent leurs problèmes sans avoir recours au suicide (même les gens qui pensent sérieusement à se tuer) • Mais il faut soit ratisser large soit bien définir des groupes cibles à haut risque pour obtenir un effet significatif sur les taux de suicide
  • 20.
    Traitements médicamenteux • Constituent23.8% de toutes les recherches publiées • Études des tentatives et de la réduction du risque avec: – Clozapine – Benzodiazepines – Lithium – Antidépresseurs (la controverse des SSRI) • Des observations corélationnelles suggèrent une relation avec les taux de suicide, mais c’est très controversé et il y a de notables exceptions
  • 22.
    Psychothérapies • Constituent 21.7%de toute la recherche publiée • Surtout des recherches sur les tentatives de suicide et les idéations: – Thérapie cognitivo-behaviorale – Thérapie interpersonnelle behaviorale – Thérapie par la résolution de problèmes – Thérapie dialectique behaviorale – Thérapie multi-systémique – Thérapies cognitives reposant sur le mindfullness – Thérapies de groupe – Thérapies conbinées avec médications • La relation avec les suicides complétés n’est pas déterminée • Traitement en milieu hospitalier comportant généralement de la médication et une forme de psychothérapie = 42,8 % des publications
  • 24.
    Dépistage génétique précoce durisque suicidaire • Peut-être les recherches en génétique vont nous permettre à identifier les personnes à risque du suicide et nous pouvons effectuer des interventions préventives précoces
  • 26.
    Les lignes d’écoute •Disponibles pour une large proportion de la population mondiale • Ne constituent que 1,2 % des articles publiés • Interventions liées à la diminution du risque suicidaires (Mishara & autres) • Toutes les études à date ont montré que les bénévoles sont « meilleurs » que le personnel rémunéré (à l’exception d’une étude: mes données récentes pour le Québec ne montrent pas de différence)
  • 27.
    Sentinelles • Ne constituentque 0,6 % des recherches publiées • 3 niveaux: – Répondants de crise ou en première ligne ( par ex., la police) – Citoyens bien informés (enseignants, clergé) – Professionnels (Médecins ) • Des programmes locaux peuvent avoir un impact sur les taux de suicide – Celui de l’armée de l’air américaine – Le programme de prévention du suicide chez les policiers de Montréal ( près de 80 % de diminution vs aucun changement dans les autres corps policiers du Québec)
  • 29.
    Internet • L’avenir dela prévention du suicide
  • 31.
    Restreindre l’accès auxmoyens • Exemples impressionnants (les ponts) • Risque de substitution, mais en générale il n’y en a pas • Il y a des moyens qu’on ne peut contrôler (pendaison, noyade) • Le rôle des médias (ex: le charbon de bois à Hong Kong)
  • 33.
    Contrôle de laconsommation d’alcool et de drogues ou traitement de la dépendance • L’association du suicide avec l’alcool est bien établie aussi bien au niveau individuel qu’au niveau écologique • Difficulté du contrôle et du traitement – cela implique des changements culturels à long terme
  • 34.
  • 35.
    Les recherches incluentseulement les participants fiables • Nous publions seulement sur des participants qui: – Acceptent les interventions proposées – Observent intégralement les protocoles de traitement • Dans la vraie vie, les gens qui refusent le traitement, qui l’interrompent ou qui ne le suivent pas intégralement sont plus nombreux que les “bons patients” recensés dans les études publiées.
  • 36.
    Les recherches décrivent •Quelques interventions évaluées dans quelques pays riches • On étudie majoritairement : – Les médicaments (parce que ces recherches sont facilement financées) – La psychothérapie par professionnels – Les traitements dans les unités psychiatriques en milieu hospitalier
  • 37.
    • La majoritédes participants dans les autopsies psychologiques vient du Royaume Uni (42%), des États-Unis et de l’Australie. • Les trois pays avec le plus de publications sur le suicide sont les États-Unis, le Royaume Uni et l’Australie. • En 2012 seulement 23,7% des décès par suicide viennent des pays à haut revenu. • Donc, on tire des conclusions des études qui portent sur une minorité de pays et de suicides à l’échelle mondiale.
  • 38.
    • 88% despublications de recherche sur des interventions portent sur des professionnels psychiatriques/médicaux • 46% des pays dans le monde ont moins d’un psychiatre par 100 000 habitants et 22% des pays, moins d’un psychiatre par 1 million d’habitants • (La corrélation entre le nombre de psychiatres pour 100 000 habitants et les taux de suicide d’un pays est positive (là où y a plus de psys, il y a plus de suicides)(r=.371 pour les hommes, r=.295 pour les femmes: p<.001). • Ne pas avoir suffisamment de données de recherche sur les stratégies de prévention ne signifie pas nécessairement que ces stratégies ne fonctionnent pas
  • 39.
    Facteurs de risqueet facteurs de protection selon l’OMS (2014) • Approche en santé publique: pas de « causes » – Facteurs de risque augmentent le risque – Facteurs de protection diminuent le risque
  • 41.
    Mettre l’accent surles facteurs de protection • On en sait beaucoup sur: – comment une personne devient suicidaire – Et sur l’identification des personnes à risque • Mais bien peu sur les facteurs de protection et sur ce qui a contribué avec succès à la diminution du suicide
  • 42.
    Quelques exemples destratégies pour augmenter l’espoir • Malgré une situation qui lui semble désespérée, la personne est toujours en vie. • Il y a des choses qui la maintiennent en vie. Il faut les identifier et les soutenir. • Investiguer les raisons de vivre. Il n’est pas utile d’explorer les multiples raisons de mourir. • Croire dans les forces et les habiletés de la personne, et poser des questions basées sur cette croyance. Par ex. : « Qu’est-ce que vous avez fait cette semaine pour vous sentir mieux ? » • L’encourager à changer ses perceptions: Demander à la personne de décrire quand elle se sentait moins mal ou quand ce n’était pas si pire récemment. Qu’est-ce qui vous aide à continuer à vivre ?
  • 43.
    Brian L. Mishara,Ph.D. mishara@iasp2015.com Je vous invite au congrès en juin 2015 Vous pouvez demander une subvention de 50% des frais d’inscription www.iasp2015.com