Evaluation du handicap cognitif ou de l’atrophie?
Problématique en pratique courante dans la SEP
Dr L.Suchet
Quelques données sur le Handicap Cognitif
Stade SCI
Pelletier J, et al. La Lettre du Neurologue 2012.
Rao SM, et al. Neuro...
Quelques données sur le Handicap Cognitif (2)
Troubles cognitifs & SEP-RR
Prakash RS, et al. Mult Scler 2008.
 Les troubl...
Troubles cognitifs & SEP bénigne
 47 % des patients suivis pendant 10 ans et répondant aux critères de SEP
Bénigne (EDSS ...
Troubles cognitifs précoces prédictifs de progression
du handicap à long terme
Deloire M, et al. Mult Scler 2010.
n = 46 p...
Et l’IRM dans tout ça…(1)
Impact des lésions en IRM & troubles cognitifs dans les 2 premières
années de la maladie
Río J, ...
Les lésions de la substance grise corrélées à la progression
du handicap à long terme
Filippi M, et al. Neurology 2013.
n ...
L’atrophie cérébrale corrélée à la progression du handicap
dans la SEP
n = 78 patients atteints de SCI (âge moyen : 51,4 ±...
Les principaux facteurs prédictifs de changements
cognitifs sur 7 ans sont les atteintes diffuses
cérébrales au début du s...
Méthodes les plus courantes de mesure de l’atrophie.
Principes Avantages Inconvénients
Volume cérébral
global
VV Semi-quan...
Les troubles cognitifs sont ils un moyen d’appréhender
l’atrophie cérébrale ?
 L’atrophie cérébrale significativement cor...
En pratique: Atrophie ou Cognitif? Cognitif et EDSS
Kurtzke, Neurology 1983
Fonction cérébrale (ou mentale)
0. Normale,
1....
Détection en pratique de routine de troubles cognitifs
Alors quel cognitif ?
En pratique: Atrophie ou Cognitif? Dépistage orienté
rapide
SDMT
Fait partie de la Batterie
BICAMS ( Langdon et al Mult Sc...
SDMT en pratique
 Mesure la vitesse de traitement d’information
 Incluse avec la PASAT dans MACFIMS
 BICAMS (Brief Cogn...
Dépistage rapide sans effet retest avec la
version informatisée du SDMT
Intérêt thérapeutique de suivre l’atrophie/cognitif?
Méta analyse sur treize essais (>13,500 RRMS patients). Les
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Corrélations et intérêts respectifs du suivi de l'atrophie et troubles cognitifs

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Comment arriver à approcher/palier la difficulté de suivre l'atrophie cérébrale dans la SEP pour un praticien libéral.

Corrélations et liens entre imagerie et évolution du handicap, entre imagerie et cognitif.

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  • Segmentation seule: meilleure précision en automatique, mais meilleure reproductibilité en semi-automatique
    Variabilité rescan BPF: automatique: 0,19%, semi-automatique 0,50 à 1,03 %
    Variabilité rescan Siena: 0,15 %
    Sienax: Surestime le gris et sous estime le blanc

    Correction manuelle parfois appliquée à SIENA(X) pour améliorer la précision (corrige les erreurs de segmentation).

    SIENA(X) est en fait intermédiaire entre segmentation pur et recalage pur, donc inconvénients des 2.
  • Equipe lorraine: Meilleure différentiation dans les EDSS bas.

  • Corrélations et intérêts respectifs du suivi de l'atrophie et troubles cognitifs

    1. 1. Evaluation du handicap cognitif ou de l’atrophie? Problématique en pratique courante dans la SEP Dr L.Suchet
    2. 2. Quelques données sur le Handicap Cognitif Stade SCI Pelletier J, et al. La Lettre du Neurologue 2012. Rao SM, et al. Neurology 1991. Brochet B. Elsevier Masson 2000.  Prévalence des troubles cognitifs dans la SEP : 40 à 65%, présents dès le SCI  Les atteintes à ce stade de la maladie sont parcellaires et hétérogènes, touchant essentiellement : ► la mémoire de travail, ► l’attention, ► la vitesse de traitement de l’information, ► La fluence verbale.  Les lésions focales de la substance blanche, visibles en IRM conventionnelle, ne peuvent pas rendre compte à elles seules de l’importance de ces symptômes Aucune corrélation entre charge lésionnelle et performance cognitive dans la SEP
    3. 3. Quelques données sur le Handicap Cognitif (2) Troubles cognitifs & SEP-RR Prakash RS, et al. Mult Scler 2008.  Les troubles cognitifs dans les SEP-RR sont modérément sévères ; les domaines les plus touchés : ► la mémoire de travail, ► l’attention. Méta-analyse de 57 études ; n = 3 891 patients atteints de SEP–RR [29]. Domaines (nombre de mesures) g (IC à 95%) Capacité cognitive générale (QI, tests globaux) (35) - 0,539 (- 0,610 à - 0,467) Attention et fonctions exécutives (237) - 0,555 (- 0,588 à – 0,522) Perception visuelle et auditive (15) - 4,440 (- 0,552 à - 0,328) Mémoire (215) - 0,607 (- 0,636 à - 0,577) Fonctions verbales et langage (64) - 0,442 (- 0,496 à - 0,388) Capacité constructive (24) - 0,529 (- 0,613 à - 0,444) Raisonnement, conceptualisation (68) - 0,310 (- 0,355 à - 0,264) Figure 11. Taille de l’effet (G) des domaines cognitifs d’après une méta-analyse de 57 études dans la SEP-RR (29)
    4. 4. Troubles cognitifs & SEP bénigne  47 % des patients suivis pendant 10 ans et répondant aux critères de SEP Bénigne (EDSS < 3 après 10 ans) avaient des troubles cognitifs  Si on rajoute la dépression, la fatigue et la douleur : 81% après 10 ans  Correale et al Mult Scler Journal 18(2) 210-218 Quelques données sur le Handicap Cognitif (3)
    5. 5. Troubles cognitifs précoces prédictifs de progression du handicap à long terme Deloire M, et al. Mult Scler 2010. n = 46 patients atteints de SEP-RR diagnostiquée au cours des 6 mois précédents ; Âge moyen = 38, 6 ans (DS : 8,7) ; Femmes 78,2 % ; EDSS moyen à l’inclusion = 2.0 (0.0 à 5.5 ) Variable dépendante Variable indépendante p Modèle R2 Progression de l’EDSS > 5 ans Score SDMT à l’inclusion 0,0283 0,187 EDSS à l’inclusion 0,014 Âge lors du diagnostic 0,8367 Progression de l’EDSS > 7 ans Score SRT CLTR à l’inclusion 0,0494 0,165 EDSS à l’inclusion 0,0637 Âge lors du diagnostic 0,5151 Figure 12. Modèle de régression linéaire : les scores cognitifs à l’inclusion prédictifs de la progression de l’EDSS après 5 ans et 7 ans de suivi Au début de la maladie, les déficits de la mémoire verbale (évaluée par le score CLTR) et de la vitesse de traitement de l’information (évaluée par le score SDMT) sont prédictifs de la progression de l’EDSS après 5 ans et 7 ans d’évolution Atteinte cognitive comme marqueur du handicap
    6. 6. Et l’IRM dans tout ça…(1) Impact des lésions en IRM & troubles cognitifs dans les 2 premières années de la maladie Río J, et al. Mult Scler 2008. Bermel RA, et al. Ann Neurol 2013. Cohen BA, et al. Neurology 2004. Deloire M, et al. Mult Scler 2010 Figure 24. Corrélation entre le score EDSS et les tests d’évaluation de la fonction cognitive (Lynch, 2005)L’activité en IRM : lésion Gd+ et/ou augmentation de la charge lésionnelle en T2 persistante sous traitement de fond peut être prédictive de handicap à long terme, ce qui doit inciter à un changement thérapeutique. Cela a été montré dans plusieurs étude sous traitement par interférons. Les troubles cognitifs (notamment les déficits de l’attention et de la mémoire) sont significativement corrélés à la progression de l’EDSS
    7. 7. Les lésions de la substance grise corrélées à la progression du handicap à long terme Filippi M, et al. Neurology 2013. n = 73 patients atteints de SEP (20 SCI, 34 SEP-RR, 19 SEP-SP) suivis pendant 13 ans (38) MTR : Rapport de transfert d’aimantation ; FSG : Fraction de la substance grise. Figure 18. Résultats de l’analyse par forêt aléatoire Après 13 ans de suivi, les lésions de la substance grise (évaluées par l’IRM de transfert d’aimantation et une mesure de l’atrophie) étaient le seul facteur prédictif du handicap (p < 0,01 ; C-index = 0,69) Et l’IRM dans tout ça…(2)
    8. 8. L’atrophie cérébrale corrélée à la progression du handicap dans la SEP n = 78 patients atteints de SCI (âge moyen : 51,4 ± 7,2 ; 67,1 % Femmes) suivis pendant 20 ans (DS = 1,5) ; au terme de la période de suivi : SCI ( n = 29 ; durée de la maladie = 20,4 ans ± 2,06 ; âge moyen = 51,5 ans ± 8,4) ; SEP-RR ( n = 33 ; durée de la maladie = 19,7 ans ± 2,06 ; âge moyen = 51 ans ± 6,1) ; SEP-SP ( n = 11 ; durée de la maladie = 19,8 ans ± 0,68 ; âge moyen = 52 ans ± 7,3) ; EDSS moyen : 2.5 (0.0 à 8.0) pour tous les patients ; aTous les patients ; bSous-groupe de patients atteints de SEP ; rs : r de Spearman ; EDSS : Expanded Disability Status Scale ; MSFC : Multiple Sclerosis Functional Composite Score ; FSG : Fraction de la substance grise ; FSB : Fraction de la substance blanche. Figure 17. L’atrophie de la substance grise significativement corrélée au handicap dans la SEP Fisniku LK, et al. Annal Neurol 2008. rs (p) EDSS (n = 73)a (44b) MSFC (n = 67)a (41b) Z-PEG (n = 70)a (42b) Z-WALK (n = 68)a (40b) Z-PASAT (n = 68)a (42b) FSGa - 0,48 (< 0,001) 0,56 ( < 0,001) 0,59 ( < 0,001) - 0,40 (0,001) 0,27 (0,026) FSGb - 0, 41 (0,005) 0,55 (< 0,001) 0,44 (0,003) - 0,49 (0,001) 0,32 (0,038) FSBa - 0,20 (0,086) 0,03 (0,784) 0,16 (0,176) - 0,11 (0,337) - 0,07 (0,537) FSBb - 0,11 (0,443) 0,10 (0,526) 0,28 (0,071) - 0,09 (0,560) - 0,04 (0,761) Et l’IRM dans tout ça…(3)
    9. 9. Les principaux facteurs prédictifs de changements cognitifs sur 7 ans sont les atteintes diffuses cérébrales au début du suivi et la progression de l’atrophie cérébrale dans les 2 ans suivant le diagnostic MRI predictors of cognitive outcome in early multiple sclerosis Neurology 2011;1161- 67 Et l’IRM dans tout ça…(4)
    10. 10. Méthodes les plus courantes de mesure de l’atrophie. Principes Avantages Inconvénients Volume cérébral global VV Semi-quantitatif, linéaire; élargissement des ventricules Utilisable en pratique courante images 2D Reproductibilité <0 Neuroradiologiste entraîné BPF segmentation; ratio BPF/TIV Prend en compte la taille du crâne images parfaites/ post traitement ++ / etudes longit SIENA Segmentation + Recalage (Enregistrements successifs); longitudinal; automatisé; applicable/images 2D Analyses régionales limitées. Adapté multicentrique. SIENAX SIENA + études transversales (atlas) automatisé; applicable/images 2D Idem SIENA = intervalle concordance large…. Volumes régionaux VBM Segmentation et Enregistrements successifs Etudes transversales et longitudinales Atlas / groupe témoin Automatisée; permet des études régionales sur tout le cerveau Nécessites images 3D Algorithme peut réduire la sensibilité longitudinale de la GM Changements dans la WM mal cernés ? CT Segmentation et Enregistrements successifs Etudes transversales et longitudinales Automatisé; permets des études régionales sur tout le cortex Difficultés de délimiter la GM liées aux variations de champs IRM BPF = brain parenchymal fraction; BPV = brain parenchymal volume; CT = cortical thickness measurement; GM = grey matter; SIENA = structural image evaluation, using normalisation, of atrophy; SIENAX = SIENA – transversall; TIV = total intracranial volume; VBM = voxel-based morphometry; VV = ventricular volumes; WM = white matter Radue et al Swiss Med Wkly. 2013;143:w13887 Atrophie ou Cognitif? Méthodes d’approche de l’atrophie
    11. 11. Les troubles cognitifs sont ils un moyen d’appréhender l’atrophie cérébrale ?  L’atrophie cérébrale significativement corrélée à l’altération des fonctions cognitives dans le stade précoce de SEP-RR (- 66 ml (5,4 %) ; IC à 95 % : 37 à 108,9 ; p = 0,0031)  La progression de l’EDSS ≥ 1 point significativement associée à la réduction du volume du parenchyme cérébral (-99 ml (8%) ; IC à 95 % : 47,6 à 182,3 ; p = 0,0003) L’atrophie cérébrale : unique facteur prédictif des troubles cognitifs dans le stade précoce de la SEP-RR (r = 0,51, p = 0,0003) L’atrophie cérébrale : facteur fortement corrélé à la progression de l’EDSS (r = 0,59, p < 0,0001) n = 53 patients atteints de SEP-RR suivis pendant 2 ans ; Âge moyen = 30,2 ans ; 69,8 % Femmes ; EDSS moyen à l’inclusion 1.6 (0.0 à 5.0 ) ; Durée moyenne de la maladie = 3,8 ans (37) Ziivadinov R, et al. J Neurol Neurosurg Psychiatry 2001. En pratique: Atrophie ou Cognitif?
    12. 12. En pratique: Atrophie ou Cognitif? Cognitif et EDSS Kurtzke, Neurology 1983 Fonction cérébrale (ou mentale) 0. Normale, 1. Altération isolée de l'humeur 2. Diminution légère de l'idéation, 3. Diminution modérée de l'idéation, 4. Diminution marquée de l'idéation ("chronic brain syndrome" modéré), 5. Démence ou "chronic brain syndrome" sévère, V. Inconnue EDSS V 04/10.2 2011
    13. 13. Détection en pratique de routine de troubles cognitifs Alors quel cognitif ?
    14. 14. En pratique: Atrophie ou Cognitif? Dépistage orienté rapide SDMT Fait partie de la Batterie BICAMS ( Langdon et al Mult Scler 2012 Jun;18(6):891-8 ) avec la California Verbal Learning test V2 et le Brief Visuospatial Memory Test – Revised Test de 90 sec: principalement vitesse de traitement de l’information
    15. 15. SDMT en pratique  Mesure la vitesse de traitement d’information  Incluse avec la PASAT dans MACFIMS  BICAMS (Brief Cognitive Assessment for MS) a recommandé son usage plutôt que celui de la PASAT  Moins anxiogène que la PASAT, qui dépend de conditions pratiques  Même reproductibilité, effet retest que la PASAT sur un suivi de 2 ans 400 patients  90 secondes contre trois minutes pour la PASAT  Corrélation significative avec Charge lésionelle T2, (-0.22 à -0.51) pour SEP RR  Corrélation significative avec CLT2 (-0.45 à -0.89) SEP mélangées  Corrélation avec atrophie (-0.40 à -0.73): atrophie = mauvais score  Score < 55 est signe de détérioration (PASAT ?) (Parmenter et al 2007)  Intérêt dans le suivi : -4 points = modification significative (Benedict et Walton 2012)  Meilleure corrélation avec l’atrophie et CLT2 que la PASAT Rao et al, Multiple Sclerosis International, Vol 2014, Article ID 975803 En pratique: Atrophie ou Cognitif? Dépistage orienté rapide (2)
    16. 16. Dépistage rapide sans effet retest avec la version informatisée du SDMT
    17. 17. Intérêt thérapeutique de suivre l’atrophie/cognitif? Méta analyse sur treize essais (>13,500 RRMS patients). Les effets des traitements sur la progression du handicap étaient corrélés avec les effets sur l’atrophie (R(2)  = 0.48, p = 0.001) et les lésions actives (R(2)  = 0.61, p < 0.001). La correlation était meilleure si les deux effets IRM étaient atteints (R(2)  = 0.75, p < 0.001).

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