ARTIPS, « UNE DOSE D’ART AU QUOTIDIEN » :
QUAND L’AVANT-GARDE NUMÉRIQUE ÉCLATE
LES CODES CULTURELS ET ARTISTIQUES
Exposé présenté par LEMAIRE Elissa, BUTTIGIEG Marine et FENON Gwenaëlle
INTRODUCTION
ARTIPS -une start up, prend forme grâce à Coline Debayle et Jean Perret qui partagent une même passion : l’histoire
de l’art. Les deux collaborateurs font alors le constat: dans la vie active nous manquons de temps pour la culture,
notamment pour se rendre au musée.
Ainsi, en avril 2013, entourés de Gérard Marié, historien de l’art, ils renouvèlent ensemble le discours académique des
institutions grâce à la méthode dite de l’écriture d’anecdotes qui se lit en une minute et envoyées par Newsletter.
Artips s’inscrit au cœur des nouveaux comportements sociaux actuels engendrés par l’apparition des NTIC.
START UP de discours au sujet de la culture, service de médiation, ou agence de communication
auprès des instituions, notre enquête nous a mené à :
-se rendre aux Palais des Beaux Arts pour rencontrer Amandine Jeanson, chargée de communication
du musée.
-à échanger un entretien téléphonique avec Gabrielle Mirallié, chargée de projet pour Artips.
-à procéder à une journée questionnaire auprès des publics du musée des beaux arts sous le signe
d’une rencontre entre les pratiques du numérique et les pratiques artistiques.
Nos terrains s’articulent autour des problématiques institutionnelles et sociales remis en cause par les
nouvelles formes d’échange numérique dans ce monde de plus en plus inter et intra connecté.
Problématique:
Dans quelles mesures la Start up ARTIPS peut-elle être considérée comme une médiation à part entière
dans le champ artistique et culturel ?
Le support numérique est-il en phase de devenir un défi tangible pour ces institutions face aux
nouvelles pratiques émergentes ? ARTIPS porte-t-elle une assez grande légitimité aux yeux des
professionnels et des experts de l’art ?
I. UN MODELE NOVATEUR DANS LE MONDE ARTISTIQUE ET CULTUREL
A. BUSINESS MODEL : LA NEWSLETTER CULTURELLE
-UNE DOSE D ART AU QUOTIDIEN SOUS FORME
D’ANECDOTE A LIRE EN UNE MINUTE et ENVOYEE TROIS
FOIS PAR SEMAINE
-NOUVELLE FORME DE L ART REMIXEE GRACE A
INTERNET et EST UN MOYEN DE COMMUNICATION
PARTAGE PAR UNE MAJORITE DE LA POPULATION.
-OBJECTIF: MISSIONNER AU NOM DE LA CULTURE
=> PARTICIPE DE L ACCROISSEMENT DE LA CULTURE DE
SOI
LA NEWSLETTER PORTE UN BUT
EXCLUSIVEMENT INFORMATIF :
 Traduction cocasse d’une œuvre pour faciliter
faciliter l’appropriation du lecteur
 Vérification des anecdotes par un historien de
de l’art
MISE EN PLACE DE DIFFERENTES
STRATEGIES POUR DONNER SUR UN
PALTEAU LES CLES DE L ART selon:
 Un mode de lecture linéaire
 Un mode de navigation
 Un mode de communication
BUSINESS MODEL ATTRACTIF :
 Les musées et les entreprises proposent leurs
leurs œuvres pours des anecdotes
 Campagne de Crowfunding pour rassembler
rassembler des fonds : 16 000 euros ont permis
permis la création de l’application : « les 10
secrets de »
 Les prix et récompenses ont permis une
meilleure légitimité et visibilité de la START UP.
B. ARTIPS amène un nouveau postulat dans l’art : le numérique comme
appropriation de l’art
ARTIPS C’EST UNE NEWSLETTER ET
UNE APPLICATION:
-Propose à l’utilisateur visiteur un rapport
de proximité avec l’objet et le savoir qui lui
est associé
-Offre artistique complémentaire des
musées et des institutions en général
- Individualisation et personnalisation de
l’offre artistique qui tend à l’appropriation
sur son smartphone, tablette ou ordinateur
-Facilité d’accessibilité accroît les amateurs
et les appelants vers le monde de l’art
TOUTEFOIS:
Il existe des usages détournés de
l’application à des fins personnels.
DECOUVRIR UNE NOUVELLE
DISPLINE NON FAMILIERE
L’individu 2.0 est guidé dans ses
recherches et analyses par Internet:
Internet:
> Concepts de transmédiation et de
de culture de la convergence
>gain de temps et aspects
pratiques exhaussé par une
ergonomie de l’espace d’expression.
d’expression.
=> EFFET D AUBAINE car ce nouvel
nouvel intermédiaire matériel de
l’œuvre est très performatif .
Ceux qui ont fait et qui
font ARTIPS s’accroissent
puisque le BUSINESS
MODEL est un simple
partenariat commercial
proposé ou demandé
par les parties
C. Une communication addictive à l’aune d’une meilleure
appréhension et appréciation de l’art
 Les formats proposés par ARTIPS participent du nouveau
paradigme médiatique de l’abondance informationnelle
 RESPONSIVE DESIGN : stratégie d’ergonomie de mise en ligne
qui accroît la fluidité de lecture
Le phénomène d’écranisation
participe du concept du
CAPITALISME du sommeil.
ARTIPS est une veille du monde
de l’art toujours consultable.
Format storytelling participe de
l’addiction à l’information.
II. UNE COMMUNAUTÉ ORIGINALE ET ÉVOLUTIVE
 Pour légitimer le fond du discours la
Newsletter suit un processus de
rédaction très précis.
 Écrite par l’un des 200 prescripteurs
nommé et identifié sous la
contrainte de 250 mots
 Puis relue par deux historiens de l’art
afin de reprendre le ton et le format
storytelling
 Est validée enfin par Gérard Marié,
Professeur d’Histoire de l’Art à
Sciences Politiques Paris.
A. Processus d’écriture interactif
Il est la figure de caution
pour la diffusion de
l’information.
B. LA NOTION DE MISE EN RÉSEAU
→ Donner à l'art une
visibilité, sur une nouvelle
sphère publique :
Renouveau de la temporalité
liée à l'art: quasi-
permanence de la Start-up
UBIQUITÉ
→ MISE EN
COLLABORATION
Producteurs, diffuseurs, et
destinataires :
Chacun est tout cela à la fois.
= GLISSEMENT
Partage du sens commun
aux yeux de tous et « tous »
peut être un « Je » comme
un processus d’extension.
C. LA NOTION D’INTERMÉDIATION
III. LE MONDE DE L’ART EN MUTATION
A. Une nouvelle temporalité à l'art, une nouvelle forme de médiation culturelle
« Le domaine de l'art, ce n'est pas l'absolu, c'est
le possible. L'art et la technique ne sont pas deux
modes d'expression et de pensée figés et
antagonistes, mais deux champs susceptibles de
se croiser et de se renforcer en vue de générer de
la nouveauté dans la main et l'esprit de l'individu.
»
Art & technique, Pierre Francastel
→ Donner à l'art une nouvelle temporalité :
- Renouveau de la temporalité liée à l'art. Artips peut être lu sur un
smartphone dans le métro, sur un ordinateur au bureau, ou sur une
tablette le soir en famille.
- Le Palais des Beaux Arts de Lille a remplacé les audioguides par des
des applications consultables dans le musée et hors musée.
→ Une nouvelle forme de médiation culturelle :
- En ce sens, on peut aussi penser le numérique comme
comme une nouvelle forme de médiation culturelle.
On passe du schéma :
« un sujet, un support d’énonciation et un espace de
référence » (Caune, 1999, 170).
Au schéma :
« objet, dispositif et public ».
B. ARTIPS : QUAND LE NUMÉRIQUE VIENT BOULEVERSER LES HABITUDES DES
GRANDES INSTITUTIONS CULTURELLES
→ Entretien avec Amandine, responsable des
partenariats du Palais des Beaux Arts de Lille :
Origines du projet :
Naît d'une rencontre inter-professionnelle, démarche qui vient
du musée
-Occasion de rafraîchir le discours sur le musée (regard neuf)
-S'inscrit dans le cadre de la refonte du site internet et dans un
objectif numérique plus global de la politique culturelle de la
ville depuis 2013 (accent mis sur tout le numérique)
-Désacraliser le lieu
-Créer du lien et instaurer une proximité avec le public
-Changer le regard sur les œuvres, éviter la ringardisation, et se
rendre compréhensible par tous
ARTIPS donne l’impulsion
et l’inspiration aux
institutions : exemple du
site du PBA Lille
résonnant avec l’appli
ARTIPS
Mise en pratique :
-Rédaction de notices par les employés Artips et les
responsables du musée
-Phase de correction des textes les plus difficiles
-Homogénéisation du discours (harmoniser le ton des
notices)
Résultat :
-300 notices d’œuvres revues et corrigées
-Révision du discours sur l'histoire du bâtiment et des
collections (storytelling)
-10 histoires secrètes sur l'Appli
-un contrat commercial qui garantit le partage de 50
œuvres par an (si non renégocié) par le musée
Nous pouvons retrouver sur l’applications les 10
premières histoires secrètes dont le palais des Beaux
Arts de Lille y participe
C. LA DÉMOCRATISATION DE L'ACCÈS À LA CULTURE : UN PARI RÉUSSI POUR
ARTIPS
→ Trop Classique, Académique, Elitiste, Légitime : L'accès
à l'art tel que proposé jusque là par les grandes
institutions a quelque chose de sacré et d'intimidant pour
beaucoup.
L'objectif d'Artips :
→ Le numérique est envisagé comme un vrai moyen de
dialoguer avec les gens, d'attiser la curiosité mais surtout
de participer au décloisonnement de l'art et à la
démocratisation de l'accès à la culture.
sondage sur la question de l’investissement des pouvoirs publics
dans la culture:
Est révélateur d’un manque à gagner qui montre pourquoi
ARTIPS est né via son objectif: accroître l’accès à l’art.
CONCLUSION
 Les services numériques tels que proposés par ARTIPS deviennent un lieu de vie, de divertissement, un
lieu de support d’expériences, de sociabilité hybridant connectivité, créativité, sociabilité.
 ARTIPS s’inscrit dans son temps car elle prônent les usages permis par le carré nomade, c’est à dire les
services de la start up qui se concentrent essentiellement dans les objets mobiles et connectés:
échanger, s’informer, communiquer, ….
 Rendre accessible la culture artistique et culturelle par les NTIC promeut une nouvelle communauté qui
se compose d’un éclectisme plus poussé qu’au naturel des amateurs d’art. Conséquences des échanges
incessants permis par le numériques - sans frontières.
 Dépoussiérer et redonner de la vigueur à ce monde si ostracisé participe de la démocratisation de l’art
lancé par le ministère de la culture dès sa création. Particulièrement la forme numérique bouleverse
d’autant plus.
BIBLIOGRAPHIE
Fourmentraux Jean-Paul., « Le public à l'œuvre. Arts numériques et médias praticables », Les Cahiers du
du numérique 2010/2 (Vol. 6), p. 83-98.
Hénocque Bruno et al., « Introduction. Appropriation, usages et ergonomie des espaces d'expression
d'expression numériques », Les Cahiers du numérique 2010/2 (Vol. 6), p. 13-18.
Vieira Lise., « Avant-propos. Les nouveaux supports du numérique. Mutation des espaces d'expression, de
d'expression, de l'ergonomie et des usages », Les Cahiers du numérique 2010/2 (Vol. 6), p. 9-12.
Lesaffre Gaëlle, Watremez Anne, et Flon Émilie., « Les applications mobiles de musées et de sites
patrimoniaux en France : quelles propositions de médiation ? », La Lettre de l’OCIM [En ligne], 2014. URL :
http:// ocim.revues.org/1423 ; DOI : 10.4000/ocim.1423

ARTIPS

  • 1.
    ARTIPS, « UNEDOSE D’ART AU QUOTIDIEN » : QUAND L’AVANT-GARDE NUMÉRIQUE ÉCLATE LES CODES CULTURELS ET ARTISTIQUES Exposé présenté par LEMAIRE Elissa, BUTTIGIEG Marine et FENON Gwenaëlle
  • 2.
    INTRODUCTION ARTIPS -une startup, prend forme grâce à Coline Debayle et Jean Perret qui partagent une même passion : l’histoire de l’art. Les deux collaborateurs font alors le constat: dans la vie active nous manquons de temps pour la culture, notamment pour se rendre au musée. Ainsi, en avril 2013, entourés de Gérard Marié, historien de l’art, ils renouvèlent ensemble le discours académique des institutions grâce à la méthode dite de l’écriture d’anecdotes qui se lit en une minute et envoyées par Newsletter. Artips s’inscrit au cœur des nouveaux comportements sociaux actuels engendrés par l’apparition des NTIC.
  • 3.
    START UP dediscours au sujet de la culture, service de médiation, ou agence de communication auprès des instituions, notre enquête nous a mené à : -se rendre aux Palais des Beaux Arts pour rencontrer Amandine Jeanson, chargée de communication du musée. -à échanger un entretien téléphonique avec Gabrielle Mirallié, chargée de projet pour Artips. -à procéder à une journée questionnaire auprès des publics du musée des beaux arts sous le signe d’une rencontre entre les pratiques du numérique et les pratiques artistiques. Nos terrains s’articulent autour des problématiques institutionnelles et sociales remis en cause par les nouvelles formes d’échange numérique dans ce monde de plus en plus inter et intra connecté. Problématique: Dans quelles mesures la Start up ARTIPS peut-elle être considérée comme une médiation à part entière dans le champ artistique et culturel ? Le support numérique est-il en phase de devenir un défi tangible pour ces institutions face aux nouvelles pratiques émergentes ? ARTIPS porte-t-elle une assez grande légitimité aux yeux des professionnels et des experts de l’art ?
  • 4.
    I. UN MODELENOVATEUR DANS LE MONDE ARTISTIQUE ET CULTUREL A. BUSINESS MODEL : LA NEWSLETTER CULTURELLE -UNE DOSE D ART AU QUOTIDIEN SOUS FORME D’ANECDOTE A LIRE EN UNE MINUTE et ENVOYEE TROIS FOIS PAR SEMAINE -NOUVELLE FORME DE L ART REMIXEE GRACE A INTERNET et EST UN MOYEN DE COMMUNICATION PARTAGE PAR UNE MAJORITE DE LA POPULATION. -OBJECTIF: MISSIONNER AU NOM DE LA CULTURE => PARTICIPE DE L ACCROISSEMENT DE LA CULTURE DE SOI
  • 5.
    LA NEWSLETTER PORTEUN BUT EXCLUSIVEMENT INFORMATIF :  Traduction cocasse d’une œuvre pour faciliter faciliter l’appropriation du lecteur  Vérification des anecdotes par un historien de de l’art MISE EN PLACE DE DIFFERENTES STRATEGIES POUR DONNER SUR UN PALTEAU LES CLES DE L ART selon:  Un mode de lecture linéaire  Un mode de navigation  Un mode de communication BUSINESS MODEL ATTRACTIF :  Les musées et les entreprises proposent leurs leurs œuvres pours des anecdotes  Campagne de Crowfunding pour rassembler rassembler des fonds : 16 000 euros ont permis permis la création de l’application : « les 10 secrets de »  Les prix et récompenses ont permis une meilleure légitimité et visibilité de la START UP.
  • 6.
    B. ARTIPS amèneun nouveau postulat dans l’art : le numérique comme appropriation de l’art ARTIPS C’EST UNE NEWSLETTER ET UNE APPLICATION: -Propose à l’utilisateur visiteur un rapport de proximité avec l’objet et le savoir qui lui est associé -Offre artistique complémentaire des musées et des institutions en général - Individualisation et personnalisation de l’offre artistique qui tend à l’appropriation sur son smartphone, tablette ou ordinateur -Facilité d’accessibilité accroît les amateurs et les appelants vers le monde de l’art TOUTEFOIS: Il existe des usages détournés de l’application à des fins personnels.
  • 7.
    DECOUVRIR UNE NOUVELLE DISPLINENON FAMILIERE L’individu 2.0 est guidé dans ses recherches et analyses par Internet: Internet: > Concepts de transmédiation et de de culture de la convergence >gain de temps et aspects pratiques exhaussé par une ergonomie de l’espace d’expression. d’expression. => EFFET D AUBAINE car ce nouvel nouvel intermédiaire matériel de l’œuvre est très performatif . Ceux qui ont fait et qui font ARTIPS s’accroissent puisque le BUSINESS MODEL est un simple partenariat commercial proposé ou demandé par les parties
  • 8.
    C. Une communicationaddictive à l’aune d’une meilleure appréhension et appréciation de l’art  Les formats proposés par ARTIPS participent du nouveau paradigme médiatique de l’abondance informationnelle  RESPONSIVE DESIGN : stratégie d’ergonomie de mise en ligne qui accroît la fluidité de lecture Le phénomène d’écranisation participe du concept du CAPITALISME du sommeil. ARTIPS est une veille du monde de l’art toujours consultable. Format storytelling participe de l’addiction à l’information.
  • 9.
    II. UNE COMMUNAUTÉORIGINALE ET ÉVOLUTIVE  Pour légitimer le fond du discours la Newsletter suit un processus de rédaction très précis.  Écrite par l’un des 200 prescripteurs nommé et identifié sous la contrainte de 250 mots  Puis relue par deux historiens de l’art afin de reprendre le ton et le format storytelling  Est validée enfin par Gérard Marié, Professeur d’Histoire de l’Art à Sciences Politiques Paris. A. Processus d’écriture interactif Il est la figure de caution pour la diffusion de l’information.
  • 10.
    B. LA NOTIONDE MISE EN RÉSEAU → Donner à l'art une visibilité, sur une nouvelle sphère publique : Renouveau de la temporalité liée à l'art: quasi- permanence de la Start-up UBIQUITÉ → MISE EN COLLABORATION Producteurs, diffuseurs, et destinataires : Chacun est tout cela à la fois. = GLISSEMENT Partage du sens commun aux yeux de tous et « tous » peut être un « Je » comme un processus d’extension.
  • 13.
    C. LA NOTIOND’INTERMÉDIATION
  • 14.
    III. LE MONDEDE L’ART EN MUTATION A. Une nouvelle temporalité à l'art, une nouvelle forme de médiation culturelle « Le domaine de l'art, ce n'est pas l'absolu, c'est le possible. L'art et la technique ne sont pas deux modes d'expression et de pensée figés et antagonistes, mais deux champs susceptibles de se croiser et de se renforcer en vue de générer de la nouveauté dans la main et l'esprit de l'individu. » Art & technique, Pierre Francastel
  • 15.
    → Donner àl'art une nouvelle temporalité : - Renouveau de la temporalité liée à l'art. Artips peut être lu sur un smartphone dans le métro, sur un ordinateur au bureau, ou sur une tablette le soir en famille. - Le Palais des Beaux Arts de Lille a remplacé les audioguides par des des applications consultables dans le musée et hors musée.
  • 16.
    → Une nouvelleforme de médiation culturelle : - En ce sens, on peut aussi penser le numérique comme comme une nouvelle forme de médiation culturelle. On passe du schéma : « un sujet, un support d’énonciation et un espace de référence » (Caune, 1999, 170). Au schéma : « objet, dispositif et public ».
  • 17.
    B. ARTIPS :QUAND LE NUMÉRIQUE VIENT BOULEVERSER LES HABITUDES DES GRANDES INSTITUTIONS CULTURELLES → Entretien avec Amandine, responsable des partenariats du Palais des Beaux Arts de Lille : Origines du projet : Naît d'une rencontre inter-professionnelle, démarche qui vient du musée -Occasion de rafraîchir le discours sur le musée (regard neuf) -S'inscrit dans le cadre de la refonte du site internet et dans un objectif numérique plus global de la politique culturelle de la ville depuis 2013 (accent mis sur tout le numérique) -Désacraliser le lieu -Créer du lien et instaurer une proximité avec le public -Changer le regard sur les œuvres, éviter la ringardisation, et se rendre compréhensible par tous ARTIPS donne l’impulsion et l’inspiration aux institutions : exemple du site du PBA Lille résonnant avec l’appli ARTIPS
  • 18.
    Mise en pratique: -Rédaction de notices par les employés Artips et les responsables du musée -Phase de correction des textes les plus difficiles -Homogénéisation du discours (harmoniser le ton des notices) Résultat : -300 notices d’œuvres revues et corrigées -Révision du discours sur l'histoire du bâtiment et des collections (storytelling) -10 histoires secrètes sur l'Appli -un contrat commercial qui garantit le partage de 50 œuvres par an (si non renégocié) par le musée Nous pouvons retrouver sur l’applications les 10 premières histoires secrètes dont le palais des Beaux Arts de Lille y participe
  • 19.
    C. LA DÉMOCRATISATIONDE L'ACCÈS À LA CULTURE : UN PARI RÉUSSI POUR ARTIPS → Trop Classique, Académique, Elitiste, Légitime : L'accès à l'art tel que proposé jusque là par les grandes institutions a quelque chose de sacré et d'intimidant pour beaucoup. L'objectif d'Artips : → Le numérique est envisagé comme un vrai moyen de dialoguer avec les gens, d'attiser la curiosité mais surtout de participer au décloisonnement de l'art et à la démocratisation de l'accès à la culture. sondage sur la question de l’investissement des pouvoirs publics dans la culture: Est révélateur d’un manque à gagner qui montre pourquoi ARTIPS est né via son objectif: accroître l’accès à l’art.
  • 20.
    CONCLUSION  Les servicesnumériques tels que proposés par ARTIPS deviennent un lieu de vie, de divertissement, un lieu de support d’expériences, de sociabilité hybridant connectivité, créativité, sociabilité.  ARTIPS s’inscrit dans son temps car elle prônent les usages permis par le carré nomade, c’est à dire les services de la start up qui se concentrent essentiellement dans les objets mobiles et connectés: échanger, s’informer, communiquer, ….  Rendre accessible la culture artistique et culturelle par les NTIC promeut une nouvelle communauté qui se compose d’un éclectisme plus poussé qu’au naturel des amateurs d’art. Conséquences des échanges incessants permis par le numériques - sans frontières.  Dépoussiérer et redonner de la vigueur à ce monde si ostracisé participe de la démocratisation de l’art lancé par le ministère de la culture dès sa création. Particulièrement la forme numérique bouleverse d’autant plus.
  • 21.
    BIBLIOGRAPHIE Fourmentraux Jean-Paul., «Le public à l'œuvre. Arts numériques et médias praticables », Les Cahiers du du numérique 2010/2 (Vol. 6), p. 83-98. Hénocque Bruno et al., « Introduction. Appropriation, usages et ergonomie des espaces d'expression d'expression numériques », Les Cahiers du numérique 2010/2 (Vol. 6), p. 13-18. Vieira Lise., « Avant-propos. Les nouveaux supports du numérique. Mutation des espaces d'expression, de d'expression, de l'ergonomie et des usages », Les Cahiers du numérique 2010/2 (Vol. 6), p. 9-12. Lesaffre Gaëlle, Watremez Anne, et Flon Émilie., « Les applications mobiles de musées et de sites patrimoniaux en France : quelles propositions de médiation ? », La Lettre de l’OCIM [En ligne], 2014. URL : http:// ocim.revues.org/1423 ; DOI : 10.4000/ocim.1423