Par :S /Abdessemed
 Nul doute que l’information, l’éducation
et la communication sont des
composantes fondamentales de la
politique de population.
De ce fait, pour garantir leur
efficacité, les activités IEC nécessitent
un suivi régulier et une évaluation
systématique à l’aide d’indicateurs
appropriés.
 L’IEC est un domaine relativement
nouveau. Il n’existe aucun modèle
théorique ou conception susceptible de
permettre la mise au point d’indicateurs
mieux adaptés aux approches IEC.
 Le concept de l’information, l’éducation
et la communication dont l’utilisation est
très récente, signifie une série
d’interventions programmées et
globales.
 Il est constitué de trois composantes
ou entités qui jouent ensemble un rôle
décisif dans la consolidation et/ou le
changement d’attitudes et de
comportements d’auditoires déterminés.
 Bien qu’ils soient complémentaires,
chaque entité a sa propre signification
en fonction de l’objectif qu’elle vise à
atteindre.
 Définition de l’IEC :
« l’ensemble des interventions qui utilisent
de manière planifiée et intégrée les
démarches, techniques et ressources de
l’Information, de l’Education et de la
Communication pour faciliter, au niveau d’un
individu, d’un groupe ou d’une communauté
donnée, l’adoption, le changement ou la
consolidation des comportements favorables
au bien-être individuel et collectif ».
Waisbord
 Cette composante comprend la
production et la diffusion des
informations, des faits et des questions
générales et techniques, en vue de
sensibiliser les responsables politiques,
les administrateurs, les enseignants et le
large public au sujet des développements
importants qui sont apparues concernant
la situation de la population et la politique
menée dans un pays.
 La composante d’éducation concerne la
facilitation de l’apprentissage en vue d’aider
les auditoires à prendre des décisions
rationnelles et en connaissances de causes
et d’influencer leurs comportements à long
terme.
 Cette composante peut être exécutée par
le biais du secteur d’enseignement de type
formel ou par des voies autres, telles que
les réseaux d’organismes sociaux, les cours
d’enseignement ou de formation continue,
les coopératives et les associations de
travailleurs.
 Cette composante est un processus planifié
destiné à encourager les populations à
adopter de nouvelles attitudes ou
comportements ou à utiliser des services
existants.
 Elle s’appuie sur une analyse des
préoccupations des groupes de population,
des besoins qu’ils ressentent, des
croyances et des pratiques en cours.
 Elle encourage le dialogue (également
appelé communication à double sens ).
 Le retour des informations est une
attente accrue entre les divers acteurs.
 Ce processus est particulièrement
efficace quand il combine de façon
stratégique les médias de masse et la
communication interpersonnelle (ou face
à face) soutenus grâce à des documents
d’appui imprimés et autres.
 Dans le cadre d’une approche
multidimensionnelle, le concept IEC en
tant que structure cohérente et outil
fondamental d’information en matière
de population, contient une série
d’éléments qui se complètent dans
toutes les étapes de la mise en œuvre
de la stratégie de l’information,
l’éducation et la communication :
 a) L’IEC est l’une des composantes
principales du programme national de
population ou de la politique de
population du pays.
 Il est considéré comme l’un des outils
pouvant aider à la réalisation du
changement et le renforcement
d’attitudes souhaitées auprès des
groupes cibles concernés.
 b) L’IEC se base essentiellement sur
des besoins déterminés d’auditoires
bien définis (sensibilisation et
information dans les domaines :
 les dynamiques de la population et ses
conséquences, santé de la reproduction
y compris la planification familiale,
genre et bien-être de la famille,
environnement et développement
durable...).
 L’identification des besoins qualitatifs,
nécessiterait la réalisation d’études
scientifiques approfondies axées sur les
caractères sociodémographiques des
concernés (études socio-culturelles).
 Accroître la sensibilisation, la
connaissance, la compréhension et la
volonté d’agir dans toutes les couches
de la société de façon que les familles,
les couples, les individus, les guides de
l’opinion et responsables
communautaires, les organisations non
gouvernementales, les décideurs.
 Les gouvernements et la communauté
internationale apprécient l’importance
et la pertinence des questions liées à la
population et prennent les mesures
nécessaires pour aborder ces questions
dans l’optique d’une croissance
économique soutenue et d’un
développement durable.
 Appliquée au domaine de la santé, l’IEC
(Information, Education et
Communication), ensemble d’activités
visant à modifier le comportement
d’individus, adoptée lors du 13è sommet
mondial de l’éducation pour la santé
tenu à Houston (USA) permet un
changement de comportement des
populations pour leur bien-être.
 De ce fait, la promotion de la santé ne
peut certainement pas relever
seulement du seul secteur sanitaire et
des professionnels de la santé.
 Elle exige donc l’action concertée de
tous les intervenants politiques,
professionnels de la santé, organismes
bénévoles, autorités régionales et
locales, etc.
 Dans une vision de la promotion de la
santé, l’éducation pour la santé doit
être vue comme la base de la
participation des communautés.
 Elle permet d’acquérir et de conserver
des habitudes saines de vie aux
populations, de leur apprendre à mettre
judicieusement à profit les services
sanitaires qui sont à leur disposition et de
les conduire à prendre eux-mêmes
individuellement et collectivement les
décisions qui contribuent à l’amélioration
de leur état de santé et des conditions du
milieu où ils vivent.
 Le développement de la science a permis
de codifier un certain nombre de
connaissances et de pratiques, bref un
ensemble dont la mise en pratique et le
suivi peuvent permettre de vivre mieux
en ayant un contrôle sur les différents
facteurs physiques et socio-culturels,
etc.
 Plus spécifiquement, les sciences de la
santé publique ont énoncé des règles
d’hygiène et d’assainissement des modes
de vie sains qui permettront de juguler
de façon efficace les maladies
transmissibles.
 Ces connaissances doivent être
transmises aux populations pour les
amener à changer de comportement.
 Dans notre pays, le faible niveau
d’instruction (l’ignorance) est une cause
majeure de comportements
défavorables à la santé.
 Le manque de connaissances se conjugue
avec les pratiques coutumières pour
constituer des poches de résistances,
des pesanteurs à l’application de toute
innovation en général.
 Dans nos cultures, la conscience du
danger et de la maladie est fortement
liée à la relation avec autrui.
 Les médias ont donc un rôle capital dans
la promotion de la santé.
 Les professionnels de la communication,
se présentent alors comme des
personnes ressources pour véhiculer
l’information sanitaire pour le
changement de comportements.
 Cependant, pour véhiculer l’information
sanitaire, les professionnels de
l’information se doivent de bien cerner
les objectifs et la cible pour éviter
d’aboutir au contraire du résultat
recherché.
 C’est pourquoi, face à un problème de
santé clairement identifié dont la
solution proviendrait d’une intervention
en matière de communication, il est
nécessaire de formuler des objectifs de
communications et de définir une
stratégie à adopter.
Elle permet en fait de :
 choisir les activités appropriées ;
 déterminer les canaux de communication
adaptés ;
 définir les axes sur lesquels il faut
mettre l’accent afin d’amener le
changement souhaité ;
 élaborer les messages appropriés.
 Le communicateur qui élabore le message
doit prendre plusieurs précautions dans
la mesure où le plus important n’est pas
ce qui est dit mais ce que le public cible a
compris et retenu.
 Dans ce sens, le message doit comporter
deux éléments essentiels qui
conditionnent sa qualité.
Il s’agit du fond et de la forme, du
contenu et du contenant.
 Pour pouvoir donc véhiculer
l’information sanitaire, le journaliste a
besoin des rudiments nécessaires. Mais
force est de reconnaître que l’obtention
de l’information par les journalistes
pose souvent problème rendant le
travail plus compliqué.
 Le domaine de la santé étant très
sensible, il appartient aux
professionnels de la santé d’instaurer
une collaboration franche avec les
médias pour la promotion de la santé.
Information-éducation-communication

Information-éducation-communication

  • 1.
  • 2.
     Nul douteque l’information, l’éducation et la communication sont des composantes fondamentales de la politique de population. De ce fait, pour garantir leur efficacité, les activités IEC nécessitent un suivi régulier et une évaluation systématique à l’aide d’indicateurs appropriés.
  • 3.
     L’IEC estun domaine relativement nouveau. Il n’existe aucun modèle théorique ou conception susceptible de permettre la mise au point d’indicateurs mieux adaptés aux approches IEC.
  • 4.
     Le conceptde l’information, l’éducation et la communication dont l’utilisation est très récente, signifie une série d’interventions programmées et globales.  Il est constitué de trois composantes ou entités qui jouent ensemble un rôle décisif dans la consolidation et/ou le changement d’attitudes et de comportements d’auditoires déterminés.
  • 5.
     Bien qu’ilssoient complémentaires, chaque entité a sa propre signification en fonction de l’objectif qu’elle vise à atteindre.
  • 6.
     Définition del’IEC : « l’ensemble des interventions qui utilisent de manière planifiée et intégrée les démarches, techniques et ressources de l’Information, de l’Education et de la Communication pour faciliter, au niveau d’un individu, d’un groupe ou d’une communauté donnée, l’adoption, le changement ou la consolidation des comportements favorables au bien-être individuel et collectif ». Waisbord
  • 7.
     Cette composantecomprend la production et la diffusion des informations, des faits et des questions générales et techniques, en vue de sensibiliser les responsables politiques, les administrateurs, les enseignants et le large public au sujet des développements importants qui sont apparues concernant la situation de la population et la politique menée dans un pays.
  • 8.
     La composanted’éducation concerne la facilitation de l’apprentissage en vue d’aider les auditoires à prendre des décisions rationnelles et en connaissances de causes et d’influencer leurs comportements à long terme.  Cette composante peut être exécutée par le biais du secteur d’enseignement de type formel ou par des voies autres, telles que les réseaux d’organismes sociaux, les cours d’enseignement ou de formation continue, les coopératives et les associations de travailleurs.
  • 9.
     Cette composanteest un processus planifié destiné à encourager les populations à adopter de nouvelles attitudes ou comportements ou à utiliser des services existants.  Elle s’appuie sur une analyse des préoccupations des groupes de population, des besoins qu’ils ressentent, des croyances et des pratiques en cours.  Elle encourage le dialogue (également appelé communication à double sens ).
  • 10.
     Le retourdes informations est une attente accrue entre les divers acteurs.  Ce processus est particulièrement efficace quand il combine de façon stratégique les médias de masse et la communication interpersonnelle (ou face à face) soutenus grâce à des documents d’appui imprimés et autres.
  • 11.
     Dans lecadre d’une approche multidimensionnelle, le concept IEC en tant que structure cohérente et outil fondamental d’information en matière de population, contient une série d’éléments qui se complètent dans toutes les étapes de la mise en œuvre de la stratégie de l’information, l’éducation et la communication :
  • 12.
     a) L’IECest l’une des composantes principales du programme national de population ou de la politique de population du pays.  Il est considéré comme l’un des outils pouvant aider à la réalisation du changement et le renforcement d’attitudes souhaitées auprès des groupes cibles concernés.
  • 13.
     b) L’IECse base essentiellement sur des besoins déterminés d’auditoires bien définis (sensibilisation et information dans les domaines :  les dynamiques de la population et ses conséquences, santé de la reproduction y compris la planification familiale, genre et bien-être de la famille, environnement et développement durable...).
  • 14.
     L’identification desbesoins qualitatifs, nécessiterait la réalisation d’études scientifiques approfondies axées sur les caractères sociodémographiques des concernés (études socio-culturelles).
  • 15.
     Accroître lasensibilisation, la connaissance, la compréhension et la volonté d’agir dans toutes les couches de la société de façon que les familles, les couples, les individus, les guides de l’opinion et responsables communautaires, les organisations non gouvernementales, les décideurs.
  • 16.
     Les gouvernementset la communauté internationale apprécient l’importance et la pertinence des questions liées à la population et prennent les mesures nécessaires pour aborder ces questions dans l’optique d’une croissance économique soutenue et d’un développement durable.
  • 17.
     Appliquée audomaine de la santé, l’IEC (Information, Education et Communication), ensemble d’activités visant à modifier le comportement d’individus, adoptée lors du 13è sommet mondial de l’éducation pour la santé tenu à Houston (USA) permet un changement de comportement des populations pour leur bien-être.
  • 18.
     De cefait, la promotion de la santé ne peut certainement pas relever seulement du seul secteur sanitaire et des professionnels de la santé.  Elle exige donc l’action concertée de tous les intervenants politiques, professionnels de la santé, organismes bénévoles, autorités régionales et locales, etc.
  • 19.
     Dans unevision de la promotion de la santé, l’éducation pour la santé doit être vue comme la base de la participation des communautés.
  • 20.
     Elle permetd’acquérir et de conserver des habitudes saines de vie aux populations, de leur apprendre à mettre judicieusement à profit les services sanitaires qui sont à leur disposition et de les conduire à prendre eux-mêmes individuellement et collectivement les décisions qui contribuent à l’amélioration de leur état de santé et des conditions du milieu où ils vivent.
  • 21.
     Le développementde la science a permis de codifier un certain nombre de connaissances et de pratiques, bref un ensemble dont la mise en pratique et le suivi peuvent permettre de vivre mieux en ayant un contrôle sur les différents facteurs physiques et socio-culturels, etc.
  • 22.
     Plus spécifiquement,les sciences de la santé publique ont énoncé des règles d’hygiène et d’assainissement des modes de vie sains qui permettront de juguler de façon efficace les maladies transmissibles.
  • 23.
     Ces connaissancesdoivent être transmises aux populations pour les amener à changer de comportement.  Dans notre pays, le faible niveau d’instruction (l’ignorance) est une cause majeure de comportements défavorables à la santé.
  • 24.
     Le manquede connaissances se conjugue avec les pratiques coutumières pour constituer des poches de résistances, des pesanteurs à l’application de toute innovation en général.  Dans nos cultures, la conscience du danger et de la maladie est fortement liée à la relation avec autrui.
  • 25.
     Les médiasont donc un rôle capital dans la promotion de la santé.  Les professionnels de la communication, se présentent alors comme des personnes ressources pour véhiculer l’information sanitaire pour le changement de comportements.
  • 26.
     Cependant, pourvéhiculer l’information sanitaire, les professionnels de l’information se doivent de bien cerner les objectifs et la cible pour éviter d’aboutir au contraire du résultat recherché.
  • 27.
     C’est pourquoi,face à un problème de santé clairement identifié dont la solution proviendrait d’une intervention en matière de communication, il est nécessaire de formuler des objectifs de communications et de définir une stratégie à adopter.
  • 28.
    Elle permet enfait de :  choisir les activités appropriées ;  déterminer les canaux de communication adaptés ;  définir les axes sur lesquels il faut mettre l’accent afin d’amener le changement souhaité ;  élaborer les messages appropriés.
  • 29.
     Le communicateurqui élabore le message doit prendre plusieurs précautions dans la mesure où le plus important n’est pas ce qui est dit mais ce que le public cible a compris et retenu.  Dans ce sens, le message doit comporter deux éléments essentiels qui conditionnent sa qualité. Il s’agit du fond et de la forme, du contenu et du contenant.
  • 30.
     Pour pouvoirdonc véhiculer l’information sanitaire, le journaliste a besoin des rudiments nécessaires. Mais force est de reconnaître que l’obtention de l’information par les journalistes pose souvent problème rendant le travail plus compliqué.
  • 31.
     Le domainede la santé étant très sensible, il appartient aux professionnels de la santé d’instaurer une collaboration franche avec les médias pour la promotion de la santé.