INTRODUCTION À LA MÉDECINE DU 
TRAVAIL 
Pr NEZZAL Abdelmalek 
Faculté de médecine Annaba 
Université Badji Mokhtar
OBJECTIF GÉNÉRAL 
Décrire l’évolution des conceptions sur: 
- l’origine, 
- la réparation, 
- la responsabilité, 
- la prévention 
- le management 
des lésions professionnelles.
TRAVAIL 
 Selon Alain Rey: 
- Moyen âge: travail (1130) substantif de travailler 
(1080) du latin populaire tripaliare :« torturer par 
trepalium ». 
Instrument de torture formé 
de trois pieux depuis l’Antiquité
LA PRODUCTION EN ALGÉRIE 
FRUIT DU TRAVAIL 
180 
160 
140 
120 
100 
80 
60 
40 
20 
0 
ALGERIE PRODUIT INTERIEUR BRUT (PIB) 
Milliards $ (1960-2010) Source FMI 
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 
PIB
LE SUIVI DE L’ÉCONOMIE ALGÉRIENNE, 
C’EST À LA FOIS TRÈS SIMPLE… 
 Hydrocarbures = 45,7% du PIB (2005) 
 Hydrocarbures = 98% des exportations (2005) 
 Consommation et transferts de l’Etat = 20% du PIB 
 Investissement public = 10% du PIB 
85du PIB sont couverts par le suivi de la Sonatrach 
et des dépenses d% e l’Etat (décaissements) 
CORDONNIER Christophe Expert AMECO
LES IMPORTATIONS CONSOMMENT L’ESSENTIEL DES 
FRUITS DE LA PRODUCTION.. 
80 
70 
60 
50 
40 
30 
20 
10 
0 
ALGERIE Importations/PIB 
% (1960-2010) Source FMI 
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 
Importation/PIB
SECTEURS D’ACTIVITÉ 
 Secteur primaire: regroupe l'agriculture, la pêche, 
l'exploitation forestière et l'exploitation minière. 
 Secteur secondaire: regroupe les activités liées à 
la transformation des matières premières issues du 
secteur primaire (industrie manufacturière, 
construction). 
 Secteur tertiaire: Il s’agit du secteur qui produit des 
services
CLASSEZ CES ENTREPRISES ALGÉRIENNES 
SELON LE SECTEUR D’ACTIVITÈ 
 Plus de 20 000 Employés 
• Sonatrach 40 000, Sonelgaz plus de 28 000, 
• Algérie Télécom plus de 20 000, Cosider (BTP) 15 000 
 Plus de 5000 et moins de 10 000 
• Air Algérie, plus de 9400, GTP, plus de 7500 
• ONAB (agroalimentaire) 7000, ENTP, plus de 6000 
• Groupe Blanky (grande distribution…) plus de 5500 
• SNVI, 5000 employés. 
• Plus de 1000 et moins de 5000 
• SNTA, (Tabac) plus de 4000, CPA, (banque) 4000 
• Giplait, entre 3700 et 4100, 
• Orascom Telecom Algérie, 3000, 
• Groupe Benhamadi Antar Trade (Equipements)1700 
• EMB-FBF, (Boites) 1200
10000 
9000 
8000 
7000 
6000 
5000 
4000 
3000 
2000 
1000 
0 
ALGÉRIE EMPLOI 2001-2008 
(SOURCE OIT EN MILLIERS) 
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 
Hommes 
Femmes 
Total
HISTORIQUE 
 Antiquité: 
- HIPPOCRATE (Grèce), PLINE l’ANCIEN (Rome) 
- Signalent la pathologie associée au travail dans les 
industries exposant au soufre, au mercure et autres 
éléments chimiques 
- et recommandaient le port de masques aux ouvriers 
exposés.
HISTORIQUE 
 Au sommet de la civilisation musulmane: 9ème 
et 10ème siècle 
ER RAZI 
remettront en mémoire les 
connaissances de l’antiquité 
sur plusieurs maladies professionnelles.
HISTORIQUE 
 IBN SINA, (980-1038), médecin et philosophe: 
- Ouvrage de référence médicale 
- en Orient et en Occident: 
- « Les Canons de la Médecine », 
- étudia entre autres le plomb 
et l’hygiène de l’air, 
ses critères de salubrité 
- et évoqua la pollution de l’air par une 
combinaison de brouillards, de fumée et de 
particules solides.
HISTORIQUE 
 Au XVIème siècle, 
AGRICOLA (1556) : 
dénonce les dangers 
des vapeurs et poussières 
de métaux.
HISTORIQUE 
 Le suisse PARACELSUS 
composait en 1527 
une monographie sur la 
nocivité des métaux et les 
maladies des mineurs.
HISTORIQUE 
 1701, l’italien RAMAZZINI publie un traité 
sur les maladies des artisans 
« De Morbis Artificum », 
décrivant les maladies 
professionnelles, leur 
prévention et leur traitement 
dans près de cinquante 
métiers. 
 Il donna à la pathologie du travail son unité, 
son ampleur, son caractère scientifique et 
sa méthode.
HISTORIQUE 
En 1775, SIR PERCIVAL POTT 
signale à Londres 
le cancer du scrotum 
des ramoneurs et 
incrimine la suie et 
le frottement des 
cordes ainsi que le 
manque d’hygiène.
HISTORIQUE 
 Avec la « révolution industrielle » au début du 
XIXème siècle, 
- Industrie du textile, 
- Mines de charbon 
- Hauts fourneaux 
Secteurs de travail très nuisibles à la santé et avec 
des accidents fréquents.
HISTORIQUE 
 Les publications se multiplient dans 
plusieurs pays. Ainsi en France, 
les « Annales d’hygiène publique 
et de médecine légale » 
sont fondées en 1829 et 
divers traités sur les maladies 
professionnelles sont édités.
Historique 
 La prise de conscience des risques de l’industrialisation, 
 L’apparition de nouveaux risques, biologiques, physiques, 
chimiques, psychologiques, 
 De nouvelles techniques et substances 
modifiant complètement les conditions 
de vie et de travail, 
Conduisent au XXème siècle à l’institution de la santé au 
travail pour la prévention des risques professionnels
LA RECONNAISSANCE DES LÉSIONS 
PROFESSIONNELLES 
 En France, le saturnisme 
est le premier tableau 
des maladies professionnelles 
a être adopté (1919), 
puis l’hydrargyrisme (TMP n°2) 
la même année. 
 Le nombre de tableaux de maladies professionnelles 
reconnus et indemnisables passera de 48 à 98 de1970 à 
1990.
EN ALGÉRIE LES TEXTES RÉGLEMENTAIRES 
 En Algérie le système de réparation des accidents 
du travail et des maladies professionnelles est 
fortement inspiré d système de réparation en 
France. 
 L’ accident du travail est reconnu et réparé comme 
tel dés que la relation de travail avec l’employeur 
est établi ainsi que la survenue au moment et sur 
les lieux de travail. 
 La réparation de la maladie professionnelle est 
basée sur la présomption d’origine.
EN ALGÉRIE LES TEXTES RÉGLEMENTAIRES 
 Ordonnance modificative n°96-19 du 06 Juillet 
1996. portant réparation des accidents de travail et 
des maladies professionnelles. 
 Arrêté interministériel modificatif du 5 mai 2010. 
instituant une commission des maladies 
professionnelles, chargée de la confection, révision 
et extension des tableaux de maladies. 
 Arrêté du 05 mai 1996 modificatif fixant la liste 
des maladies présumée d’origine professionnelle 
ainsi que ses annexes 1 et 2.
L’ENSEIGNEMENT DE LA MÉDECINE DU 
TRAVAIL EN ALGÉRIE. 
Cette enseignement s’est développé dans le cadre du 
Département de médecine sociale: 
 A l’Université d’Alger: Pr Abed 
 A l’Université d’Oran: Pr Mokhtari 
 A l’Université de Constantine: Dr Masseboeuf
ORGANISATION DE LA MÉDECINE DU TRAVAIL 
EN ALGÉRIE: 
 Services Hospitalo –Universitaires de référence 
CHU. 
 Services de médecine du travail dans les 
établissements de santé de proximité. 
 Services de médecine du Travail interentreprises. 
 Services de médecine du travail d’entreprise. 
 Cabinets de médecine du travail.
SYSTEME HOMME MACHINE ET 
DANGERS 
La définition des caractéristiques 
du système homme-machine est 
essentielle dans l’analyse 
du travail : 
 l’homme et ses caractéristiques 
physiques, psychologiques, 
cognitives, socioprofessionnelles 
(niveau de qualification) etc. 
 la machine et ses caractéristiques d’interface, de 
modes de fonctionnement, de niveau 
d’automatisation, de fiabilité, etc.
SYSTEME HOMME MACHINE ET DANGERS
EVOLUTION DE LA CONCEPTION DE 
L’ACCIDENT 
 Conception unicausale: Fin du 19ème siècle 
(taylorisme): causes directes des accidents facilement 
attribuables à des procédés techniques peu fiables, à 
des machines sans protections, à des techniques mal 
maîtrisées. 
 Les sciences humaines: recherches sur la genèse 
des accidents (de1900 à 1950), aboutissent à la 
théorie de: "la prédisposition aux accidents"
EVOLUTION DE LA CONCEPTION DE L’ACCIDENT 
CONCEPTION MULTICAUSALE DE L'ACCIDENT 
 Années 1930, la théorie des dominos introduit le 
schéma selon lequel l’accident dépendrait d’une 
série d’événements (symbolisés par les dominos) 
qui se suivent dans un ordre déterminé et 
prévisible. 
 Pour certains auteurs (Heinrich, 1950), on peut 
décrire une séquence logique qui partant de 
l'hérédité et du milieu social, passant par 
l'inaptitude personnelle, amène, par un acte 
dangereux, à l'accident et à la blessure.
THÉORIE DES DOMINOS HENRICH 
THE AXIOMS OF INDUSTRIAL SAFETY (1931)
THÉORIE DES DOMINOS 
MISE À JOURBIRD & LOFTUS 
INTERNATIONAL LOSS CONTROL INSTITUTE
EVOLUTION DE LA CONCEPTION DE L’ACCIDENT 
CONCEPTION MULTICAUSALE DE L'ACCIDENT 
 Raymond, 1952, la conjonction du facteur 
technique et du facteur humain est nécessaire pour 
qu'il y ait accident, le plus souvent consécutif au 
"geste néfaste" de la victime. 
 Cette conception ignore les autres éléments de la 
situation de travail :l'environnement technique et 
social en particulier.
EVOLUTION DE LA CONCEPTION DE L’ACCIDENT 
CONCEPTION MULTICAUSALE DE L'ACCIDENT 
 Ecole anglaise de psychanalyse de la "Tavistoc 
clinic", ou des travaux du sociologue Moreno, 
considèrent que le groupe de travail, en tant 
qu'entité psychosociale, est un paramètre important 
de la situation. On associe alors la sécurité à la 
cohésion du groupe par exemple, ou à son 
"équilibre sociométrique".
EVOLUTION DE LA CONCEPTION DE L’ACCIDENT 
CONCEPTION SYSTÉMIQUE DE L'ACCIDENT 
 Vers 1960, l'entreprise est considérée comme un 
système sociotechnique finalisé et organisé en 
éléments interdépendants. 
 L'accident est alors considéré comme un symptôme 
de dysfonctionnement du système, et non plus 
comme un phénomène isolé, circonscrit. 
 L'investigation s'élargit au fonctionnement de 
l'ensemble du système.
COURANT FIABILISTE 
 1980 se développe le courant fiabiliste sous 
l’influence de l'évolution technologique qui va se 
caractériser par l'automatisation et l'informatisation, 
mais aussi par la prééminence des tâches de 
contrôle, de surveillance, de maintenance par des 
systèmes complexes. 
 Ce courant a donc donné lieu à de nombreuses 
théories sur la fiabilité humaine et sur l'erreur 
humaine.
LE SYSTÈME D’ASSURANCES SOCIALES EN 
ALGÉRIE 
 La réparation par l’assurance des préjudices 
causées par les lésions professionnelles se fait 
dans le cadre du système de sécurité sociale 
solidaire. 
 La CNAS est gérée par l’état pour le compte des 
employeurs et employés représentés dans le 
conseil d’administration. 
 La CNAS gère: la maladie, la maternité, la retraite 
et les accidents du travail et maladies 
professionnelles.
SÉCURITÉ SOCIALE EN ALGÉRIE 
 1920 Mise en oeuvre de la législation sur les accidents du 
travail. 
 En 1962 le système de sécurité sociale était composé de 
plus de 70 organismes et plus de 9 régimes avec des 
différences dans le financement, la nature et le niveau des 
prestations ainsi que le mode de gestion. 
 1983 Refonte de tout le système de sécurité sociale : 
unification des régimes, uniformisation des avantages 
 1992 Ré institution de la caisse des assurances sociales 
des non salariés C.A.S.N.O.S 
 1995 Mise en place de la Caisse Nationale d'Assurance 
Chômage C.N.A.C 
 1998 Réinstitution de la Caisse des Congés Payés des 
Travailleurs du Bâtiment C.A.C.O.B.A.T.P.H
SECURITE SOCIALE 
ACCIDENTS DU TRAVAIL ET MALADIES 
PROFESSIONNELLES 
Il s'agit des accidents survenus à l'occasion du 
travail, des accidents de trajet ainsi que les 
maladies professionnelles faisant l'objet d'une liste. 
Le droit aux prestations en nature et en espèces est 
ouvert indépendamment de toute condition de 
période de travail. 
1) Soins 
2) Incapacité temporaire 
3) Incapacité permanente 
4) Survivants
ÉVOLUTION DE LA CONTRIBUTION DES AGENTS À LA 
DÉPENSE NATIONALE DE SANTÉ (1974-2007)
50000 
45000 
40000 
35000 
30000 
25000 
20000 
15000 
10000 
5000 
0 
ALGÉRIE ACCIDENTS DU TRAVAIL DÉCLARÉS 
(1999-2008) 
SOURCE OIT 
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 
Total Général
1000 
900 
800 
700 
600 
500 
400 
300 
200 
100 
0 
ALGÉRIE ACCIDENTS DU TRAVAIL MORTELS 
DÉCLARÉS (1999-2008) 
SOURCE OIT 
Total Accidents Mortels
RAPPORT DE FRÉQUENCE DES ACCIDENTS ET INCIDENTS 
(2003, CONOCOPHILLIPS MARINE) 
1 
10 
30 
600 
Accidents 
Graves 
Blessures 
mineures 
Accidents 
avec 
dommages 
matériels 
Incident sans 
blessures ni 
dégâts 
apparents 
300 000 
Attitudes ou 
conduites à 
risques
RAPPORTS ENTRE LES COÛTS DES 
ACCIDENTS ASSURÉS ET NON ASSURÉS. 
Source :http://www.hse.gov.uk/betterbusiness/large/getting_cost_savings.htm
COÛTS DIRECTS ET INDIRECTS DES 
ACCIDENTS DU TRAVAIL 
 Blessures 
 Maladies 
 Décès 
 Dommages aux constructions, 
produits et matériaux 
 Indemnités journalières 
 Temps perdus durant les arrêts 
de production 
 Indemnités journalières 
 Réparation des équipements 
 Heures supplémentaires 
 Retards Production / 
interruptions des affaires 
 Perte d’expertise/expérience 
 Dépenses pour assurer les 
urgences 
 Temps investi pour les enquêtes 
accidents 
 Amendes et pénalités 
 Perte de contrats 
 Coûts des frais de justice 
 Baisse de la motivation
EVALUATION DES RISQUES 
En général, pour effectuer une évaluation, il faut : 
 Identifier les dangers. 
 Évaluer la probabilité de survenue d'une blessure 
ou d'apparition d'une maladie ainsi que sa gravité. 
 Contrôler le risque par des mesures pour éliminer 
ou maîtriser. 
 Surveiller ces mesures et évaluer si le risque est 
maîtrisé. 
 Conserver toute la documentation ou les registres
Matrice Fréquence gravité pour évaluer les 
risques 
(British Standards Organization) 
Probabilité de 
préjudices 
Gravité du préjudice 
Préjudice léger Préjudice modéré Préjudice élevé 
Très improbable Risque très faible Risque très faible Risque élevé 
Peu probable Risque très faible Risque modéré Risque très élevé 
Probable Risque faible Risque élevé Risque très élevé 
Très probable Risque faible Risque très élevé Risque très élevé
SYSTÈMES DE MANAGEMENT 
QUALITÉ SÉCURITÉ ENVIRONNEMENT 
 La qualité des services et des produits, la santé et 
la sécurité des travailleurs, l’environnement et les 
attentes de la société doivent être pris en compte 
dans les processus de décision. 
 La mise en place d’un SMQSE permet d’acquérir 
les compétences nécessaires pour comprendre, 
analyser, évaluer les risques et donc les enjeux 
stratégiques pour l’organisme.
SYSTÈMES DE MANAGEMENT 
QUALITÉ SÉCURITÉ ENVIRONNEMENT 
 Les moyens disponibles seront alors prioritairement 
orientés vers le traitement des principaux risques : 
- accident mortel, 
- atteinte à la santé des riverains, 
- pollution du milieu naturel, 
- indisponibilité de l’outil de production, 
- perte d’un client, etc.
LES NORMES ET RÉFÉRENTIELS : 
 ISO 9001 V 2008 SMQ: Qualité 
 ISO 14001 V 2004 SME: Environnement 
BS OHSAS 18001 V 2007 SMHS: Sécurité 
 Les entreprises s’orientent actuellement 
vers la mise en place de systèmes de 
management intégrés des trois normes.

Introduction à la médecine du travail

  • 1.
    INTRODUCTION À LAMÉDECINE DU TRAVAIL Pr NEZZAL Abdelmalek Faculté de médecine Annaba Université Badji Mokhtar
  • 2.
    OBJECTIF GÉNÉRAL Décrirel’évolution des conceptions sur: - l’origine, - la réparation, - la responsabilité, - la prévention - le management des lésions professionnelles.
  • 3.
    TRAVAIL  SelonAlain Rey: - Moyen âge: travail (1130) substantif de travailler (1080) du latin populaire tripaliare :« torturer par trepalium ». Instrument de torture formé de trois pieux depuis l’Antiquité
  • 4.
    LA PRODUCTION ENALGÉRIE FRUIT DU TRAVAIL 180 160 140 120 100 80 60 40 20 0 ALGERIE PRODUIT INTERIEUR BRUT (PIB) Milliards $ (1960-2010) Source FMI 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 PIB
  • 5.
    LE SUIVI DEL’ÉCONOMIE ALGÉRIENNE, C’EST À LA FOIS TRÈS SIMPLE…  Hydrocarbures = 45,7% du PIB (2005)  Hydrocarbures = 98% des exportations (2005)  Consommation et transferts de l’Etat = 20% du PIB  Investissement public = 10% du PIB 85du PIB sont couverts par le suivi de la Sonatrach et des dépenses d% e l’Etat (décaissements) CORDONNIER Christophe Expert AMECO
  • 6.
    LES IMPORTATIONS CONSOMMENTL’ESSENTIEL DES FRUITS DE LA PRODUCTION.. 80 70 60 50 40 30 20 10 0 ALGERIE Importations/PIB % (1960-2010) Source FMI 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Importation/PIB
  • 7.
    SECTEURS D’ACTIVITÉ Secteur primaire: regroupe l'agriculture, la pêche, l'exploitation forestière et l'exploitation minière.  Secteur secondaire: regroupe les activités liées à la transformation des matières premières issues du secteur primaire (industrie manufacturière, construction).  Secteur tertiaire: Il s’agit du secteur qui produit des services
  • 8.
    CLASSEZ CES ENTREPRISESALGÉRIENNES SELON LE SECTEUR D’ACTIVITÈ  Plus de 20 000 Employés • Sonatrach 40 000, Sonelgaz plus de 28 000, • Algérie Télécom plus de 20 000, Cosider (BTP) 15 000  Plus de 5000 et moins de 10 000 • Air Algérie, plus de 9400, GTP, plus de 7500 • ONAB (agroalimentaire) 7000, ENTP, plus de 6000 • Groupe Blanky (grande distribution…) plus de 5500 • SNVI, 5000 employés. • Plus de 1000 et moins de 5000 • SNTA, (Tabac) plus de 4000, CPA, (banque) 4000 • Giplait, entre 3700 et 4100, • Orascom Telecom Algérie, 3000, • Groupe Benhamadi Antar Trade (Equipements)1700 • EMB-FBF, (Boites) 1200
  • 9.
    10000 9000 8000 7000 6000 5000 4000 3000 2000 1000 0 ALGÉRIE EMPLOI 2001-2008 (SOURCE OIT EN MILLIERS) 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Hommes Femmes Total
  • 10.
    HISTORIQUE  Antiquité: - HIPPOCRATE (Grèce), PLINE l’ANCIEN (Rome) - Signalent la pathologie associée au travail dans les industries exposant au soufre, au mercure et autres éléments chimiques - et recommandaient le port de masques aux ouvriers exposés.
  • 11.
    HISTORIQUE  Ausommet de la civilisation musulmane: 9ème et 10ème siècle ER RAZI remettront en mémoire les connaissances de l’antiquité sur plusieurs maladies professionnelles.
  • 12.
    HISTORIQUE  IBNSINA, (980-1038), médecin et philosophe: - Ouvrage de référence médicale - en Orient et en Occident: - « Les Canons de la Médecine », - étudia entre autres le plomb et l’hygiène de l’air, ses critères de salubrité - et évoqua la pollution de l’air par une combinaison de brouillards, de fumée et de particules solides.
  • 13.
    HISTORIQUE  AuXVIème siècle, AGRICOLA (1556) : dénonce les dangers des vapeurs et poussières de métaux.
  • 14.
    HISTORIQUE  Lesuisse PARACELSUS composait en 1527 une monographie sur la nocivité des métaux et les maladies des mineurs.
  • 15.
    HISTORIQUE  1701,l’italien RAMAZZINI publie un traité sur les maladies des artisans « De Morbis Artificum », décrivant les maladies professionnelles, leur prévention et leur traitement dans près de cinquante métiers.  Il donna à la pathologie du travail son unité, son ampleur, son caractère scientifique et sa méthode.
  • 16.
    HISTORIQUE En 1775,SIR PERCIVAL POTT signale à Londres le cancer du scrotum des ramoneurs et incrimine la suie et le frottement des cordes ainsi que le manque d’hygiène.
  • 17.
    HISTORIQUE  Avecla « révolution industrielle » au début du XIXème siècle, - Industrie du textile, - Mines de charbon - Hauts fourneaux Secteurs de travail très nuisibles à la santé et avec des accidents fréquents.
  • 18.
    HISTORIQUE  Lespublications se multiplient dans plusieurs pays. Ainsi en France, les « Annales d’hygiène publique et de médecine légale » sont fondées en 1829 et divers traités sur les maladies professionnelles sont édités.
  • 19.
    Historique  Laprise de conscience des risques de l’industrialisation,  L’apparition de nouveaux risques, biologiques, physiques, chimiques, psychologiques,  De nouvelles techniques et substances modifiant complètement les conditions de vie et de travail, Conduisent au XXème siècle à l’institution de la santé au travail pour la prévention des risques professionnels
  • 20.
    LA RECONNAISSANCE DESLÉSIONS PROFESSIONNELLES  En France, le saturnisme est le premier tableau des maladies professionnelles a être adopté (1919), puis l’hydrargyrisme (TMP n°2) la même année.  Le nombre de tableaux de maladies professionnelles reconnus et indemnisables passera de 48 à 98 de1970 à 1990.
  • 21.
    EN ALGÉRIE LESTEXTES RÉGLEMENTAIRES  En Algérie le système de réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles est fortement inspiré d système de réparation en France.  L’ accident du travail est reconnu et réparé comme tel dés que la relation de travail avec l’employeur est établi ainsi que la survenue au moment et sur les lieux de travail.  La réparation de la maladie professionnelle est basée sur la présomption d’origine.
  • 22.
    EN ALGÉRIE LESTEXTES RÉGLEMENTAIRES  Ordonnance modificative n°96-19 du 06 Juillet 1996. portant réparation des accidents de travail et des maladies professionnelles.  Arrêté interministériel modificatif du 5 mai 2010. instituant une commission des maladies professionnelles, chargée de la confection, révision et extension des tableaux de maladies.  Arrêté du 05 mai 1996 modificatif fixant la liste des maladies présumée d’origine professionnelle ainsi que ses annexes 1 et 2.
  • 23.
    L’ENSEIGNEMENT DE LAMÉDECINE DU TRAVAIL EN ALGÉRIE. Cette enseignement s’est développé dans le cadre du Département de médecine sociale:  A l’Université d’Alger: Pr Abed  A l’Université d’Oran: Pr Mokhtari  A l’Université de Constantine: Dr Masseboeuf
  • 24.
    ORGANISATION DE LAMÉDECINE DU TRAVAIL EN ALGÉRIE:  Services Hospitalo –Universitaires de référence CHU.  Services de médecine du travail dans les établissements de santé de proximité.  Services de médecine du Travail interentreprises.  Services de médecine du travail d’entreprise.  Cabinets de médecine du travail.
  • 25.
    SYSTEME HOMME MACHINEET DANGERS La définition des caractéristiques du système homme-machine est essentielle dans l’analyse du travail :  l’homme et ses caractéristiques physiques, psychologiques, cognitives, socioprofessionnelles (niveau de qualification) etc.  la machine et ses caractéristiques d’interface, de modes de fonctionnement, de niveau d’automatisation, de fiabilité, etc.
  • 26.
  • 27.
    EVOLUTION DE LACONCEPTION DE L’ACCIDENT  Conception unicausale: Fin du 19ème siècle (taylorisme): causes directes des accidents facilement attribuables à des procédés techniques peu fiables, à des machines sans protections, à des techniques mal maîtrisées.  Les sciences humaines: recherches sur la genèse des accidents (de1900 à 1950), aboutissent à la théorie de: "la prédisposition aux accidents"
  • 28.
    EVOLUTION DE LACONCEPTION DE L’ACCIDENT CONCEPTION MULTICAUSALE DE L'ACCIDENT  Années 1930, la théorie des dominos introduit le schéma selon lequel l’accident dépendrait d’une série d’événements (symbolisés par les dominos) qui se suivent dans un ordre déterminé et prévisible.  Pour certains auteurs (Heinrich, 1950), on peut décrire une séquence logique qui partant de l'hérédité et du milieu social, passant par l'inaptitude personnelle, amène, par un acte dangereux, à l'accident et à la blessure.
  • 29.
    THÉORIE DES DOMINOSHENRICH THE AXIOMS OF INDUSTRIAL SAFETY (1931)
  • 30.
    THÉORIE DES DOMINOS MISE À JOURBIRD & LOFTUS INTERNATIONAL LOSS CONTROL INSTITUTE
  • 31.
    EVOLUTION DE LACONCEPTION DE L’ACCIDENT CONCEPTION MULTICAUSALE DE L'ACCIDENT  Raymond, 1952, la conjonction du facteur technique et du facteur humain est nécessaire pour qu'il y ait accident, le plus souvent consécutif au "geste néfaste" de la victime.  Cette conception ignore les autres éléments de la situation de travail :l'environnement technique et social en particulier.
  • 32.
    EVOLUTION DE LACONCEPTION DE L’ACCIDENT CONCEPTION MULTICAUSALE DE L'ACCIDENT  Ecole anglaise de psychanalyse de la "Tavistoc clinic", ou des travaux du sociologue Moreno, considèrent que le groupe de travail, en tant qu'entité psychosociale, est un paramètre important de la situation. On associe alors la sécurité à la cohésion du groupe par exemple, ou à son "équilibre sociométrique".
  • 33.
    EVOLUTION DE LACONCEPTION DE L’ACCIDENT CONCEPTION SYSTÉMIQUE DE L'ACCIDENT  Vers 1960, l'entreprise est considérée comme un système sociotechnique finalisé et organisé en éléments interdépendants.  L'accident est alors considéré comme un symptôme de dysfonctionnement du système, et non plus comme un phénomène isolé, circonscrit.  L'investigation s'élargit au fonctionnement de l'ensemble du système.
  • 34.
    COURANT FIABILISTE 1980 se développe le courant fiabiliste sous l’influence de l'évolution technologique qui va se caractériser par l'automatisation et l'informatisation, mais aussi par la prééminence des tâches de contrôle, de surveillance, de maintenance par des systèmes complexes.  Ce courant a donc donné lieu à de nombreuses théories sur la fiabilité humaine et sur l'erreur humaine.
  • 35.
    LE SYSTÈME D’ASSURANCESSOCIALES EN ALGÉRIE  La réparation par l’assurance des préjudices causées par les lésions professionnelles se fait dans le cadre du système de sécurité sociale solidaire.  La CNAS est gérée par l’état pour le compte des employeurs et employés représentés dans le conseil d’administration.  La CNAS gère: la maladie, la maternité, la retraite et les accidents du travail et maladies professionnelles.
  • 36.
    SÉCURITÉ SOCIALE ENALGÉRIE  1920 Mise en oeuvre de la législation sur les accidents du travail.  En 1962 le système de sécurité sociale était composé de plus de 70 organismes et plus de 9 régimes avec des différences dans le financement, la nature et le niveau des prestations ainsi que le mode de gestion.  1983 Refonte de tout le système de sécurité sociale : unification des régimes, uniformisation des avantages  1992 Ré institution de la caisse des assurances sociales des non salariés C.A.S.N.O.S  1995 Mise en place de la Caisse Nationale d'Assurance Chômage C.N.A.C  1998 Réinstitution de la Caisse des Congés Payés des Travailleurs du Bâtiment C.A.C.O.B.A.T.P.H
  • 37.
    SECURITE SOCIALE ACCIDENTSDU TRAVAIL ET MALADIES PROFESSIONNELLES Il s'agit des accidents survenus à l'occasion du travail, des accidents de trajet ainsi que les maladies professionnelles faisant l'objet d'une liste. Le droit aux prestations en nature et en espèces est ouvert indépendamment de toute condition de période de travail. 1) Soins 2) Incapacité temporaire 3) Incapacité permanente 4) Survivants
  • 38.
    ÉVOLUTION DE LACONTRIBUTION DES AGENTS À LA DÉPENSE NATIONALE DE SANTÉ (1974-2007)
  • 39.
    50000 45000 40000 35000 30000 25000 20000 15000 10000 5000 0 ALGÉRIE ACCIDENTS DU TRAVAIL DÉCLARÉS (1999-2008) SOURCE OIT 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Total Général
  • 40.
    1000 900 800 700 600 500 400 300 200 100 0 ALGÉRIE ACCIDENTS DU TRAVAIL MORTELS DÉCLARÉS (1999-2008) SOURCE OIT Total Accidents Mortels
  • 41.
    RAPPORT DE FRÉQUENCEDES ACCIDENTS ET INCIDENTS (2003, CONOCOPHILLIPS MARINE) 1 10 30 600 Accidents Graves Blessures mineures Accidents avec dommages matériels Incident sans blessures ni dégâts apparents 300 000 Attitudes ou conduites à risques
  • 42.
    RAPPORTS ENTRE LESCOÛTS DES ACCIDENTS ASSURÉS ET NON ASSURÉS. Source :http://www.hse.gov.uk/betterbusiness/large/getting_cost_savings.htm
  • 43.
    COÛTS DIRECTS ETINDIRECTS DES ACCIDENTS DU TRAVAIL  Blessures  Maladies  Décès  Dommages aux constructions, produits et matériaux  Indemnités journalières  Temps perdus durant les arrêts de production  Indemnités journalières  Réparation des équipements  Heures supplémentaires  Retards Production / interruptions des affaires  Perte d’expertise/expérience  Dépenses pour assurer les urgences  Temps investi pour les enquêtes accidents  Amendes et pénalités  Perte de contrats  Coûts des frais de justice  Baisse de la motivation
  • 44.
    EVALUATION DES RISQUES En général, pour effectuer une évaluation, il faut :  Identifier les dangers.  Évaluer la probabilité de survenue d'une blessure ou d'apparition d'une maladie ainsi que sa gravité.  Contrôler le risque par des mesures pour éliminer ou maîtriser.  Surveiller ces mesures et évaluer si le risque est maîtrisé.  Conserver toute la documentation ou les registres
  • 45.
    Matrice Fréquence gravitépour évaluer les risques (British Standards Organization) Probabilité de préjudices Gravité du préjudice Préjudice léger Préjudice modéré Préjudice élevé Très improbable Risque très faible Risque très faible Risque élevé Peu probable Risque très faible Risque modéré Risque très élevé Probable Risque faible Risque élevé Risque très élevé Très probable Risque faible Risque très élevé Risque très élevé
  • 46.
    SYSTÈMES DE MANAGEMENT QUALITÉ SÉCURITÉ ENVIRONNEMENT  La qualité des services et des produits, la santé et la sécurité des travailleurs, l’environnement et les attentes de la société doivent être pris en compte dans les processus de décision.  La mise en place d’un SMQSE permet d’acquérir les compétences nécessaires pour comprendre, analyser, évaluer les risques et donc les enjeux stratégiques pour l’organisme.
  • 47.
    SYSTÈMES DE MANAGEMENT QUALITÉ SÉCURITÉ ENVIRONNEMENT  Les moyens disponibles seront alors prioritairement orientés vers le traitement des principaux risques : - accident mortel, - atteinte à la santé des riverains, - pollution du milieu naturel, - indisponibilité de l’outil de production, - perte d’un client, etc.
  • 48.
    LES NORMES ETRÉFÉRENTIELS :  ISO 9001 V 2008 SMQ: Qualité  ISO 14001 V 2004 SME: Environnement BS OHSAS 18001 V 2007 SMHS: Sécurité  Les entreprises s’orientent actuellement vers la mise en place de systèmes de management intégrés des trois normes.