Service d’Hépato-gastroentérologie
      CHU Hassan II de Fès




                   Présenté par : Dr N. AQODAD
                   Cours de physiologie 2012 1
Les objectifs
• Connaitre le rôle de la sécrétion pancréatique
  exocrine
• Pouvoir énumérer les différentes enzymes
  pancréatiques et les substrats auxquels elles
  s’adressent
• Comprendre la mise en jeu physiologique la
  sécrétion pancréatique
• Faire le lien entre la physiologie de la sécrétion
  pancréatique exocrine et certaines maladies du
  pancréas.
                                                       2
PLAN
I-INTRODUCTION
II-RAPPEL ANATOMIQUE ET HISTOLOGIQUE
III-COMPOSITION DU SUC PANCREATIQUE
IV-REGULATION DE LA SECRETION PANCREATIQUE
VI-MISE EN JEU PHYSIOLOGIQUE
VII- RÔLE DE LA SÉCRÉTION PANCRÉATIQUE
VII-EXPLORATIONS FONCTIONNELLES
VIII-APPLICATIONS CLINIQUES
IX-CONCLUSION



                                             3
I-INTRODUCTION


•   Pancréas: Organe profond
•   Fonction exocrine importante et endocrine.
•   Rôle essentiel dans la digestion des aliments.
•   L’insuffisance pancréatique exocrine n’apparaît qu’en cas de
    réduction de plus de 90% des cellules acineuses.
•   Des progrès importants ont été effectués récemment dans
    nos connaissances.




                                                               4
II-Rappel anatomique et
Histologique                                         Cel.endocrines
                                                     ( sec.hormones)
                          Cel.exocrines
                          ( sec.enzymes)


                                                         Cel.ductulaires
                                                         ( sec.HCO3-)




    Gall bladder
    Vésicule biliaire



                                                     Canal principal (wirsung)




  Sphincter of Oddi       Voie biliaire principale (cholédoque)
                                                                             5
Schéma d’un lobule
Pancréatique
« structure en grappe                      Acini
de raisin »




                Canal                                    Canal
        Intralobulaire                             Intercalaire


                Canal
        Interlobulaire
                                                       Canal
                                                   Collecteur

                         (Wirsung, Santorini)             6
L’acini:
     unité fonctionnelle du pancréas
                HCO 3-


Cellules ductales
                                    Cellules acineuses: 96% de
                                    La masse cellulaire globale
II-RAPPEL ANATOMIQUE ET HISTOLOGIQUE
                 Innervation du pancréas:


• Parasympathique = nerf vague: stimulateur.
• Sympathique = plexus solaire et mésentérique sup:
  inhibiteur.




                                                      9
III-COMPOSITION DU SUC PANCREATIQUE


•   Liquide incolore
•   Débit=1,5 à 2,5 l/j.
•   Alcalin PH=7,5 à 9.
•   Isotonique au plasma
•   Composante hydroéléctrolytique
•   Composante enzymatique.




                                               10
A-Sécrétion hydroélectrolytique:




Variations des concentrations électrolytiques du suc pancréatique
en fonction de débit. [Cl-]+[HCO 3-]=[Na+]+[K+]                     11
B-Protéines enzymatiques:



• 90% des substances organiques de suc pancréatique sont des
  protéines enzymatiques.
• Certaines enzymes sont sécrétées sous forme active: (lipase)
• D’autres enzymes (protéolytiques) sont sécrétées sous forme
  inactive: zymogènes.
• On classe les enzymes en fonction des substrats auxquels elles
  s’adressent.




                                                              12
Le pancréas sécrètent de nombreuses
                    enzymes
Enzymes protéolytiques            Enzymes lipolytiques
Endopeptidases:                  Lipase
     Trypsinogène                 Pro-phospholipase A1-A2
    Chymotrypsinogène: A et B     Esterases nonspécifiques
    Proélastase: 1 et 2.
    Prékallikrine:
Exopeptidases:
   Carboxypeptidases.
   Aminopeptidases




Enzyme amylolytique             Nucléase
-amylase                       Deoxyribonucléase (DNase)
                                Ribonucléase (RNase)


                                                             13
1-enzymes lipolytiques:


    Lipase et colipase:

   • La lipase hydrolyse les triglycérides.




Triglycérides                                              Acides gras
alimentaires                                               Glycérol

                Lipase + colipase (Sels biliaires, Ca++)



                                                                         14
   PhospholipaseA2:
•   Sécrétée sous forme de prophospholipaseA2,
•   activée par la trypsine dans la lumière intestinale.
•   Hydrolyse les liaisons esters des phospholipides.

 Carboxyl-ester-hydrolase:
• N’a pas une grande spécificité de substrat.
• Participe à la digestion du cholestérol alimentaire et à celle
  des vitamines liposolubles.




                                                                   15
2-Enzymes glycolytiques= Alpha amylase:




• La plus importante des amylases digestives.
• Hydrolyse l’amidon en dextrine.


                    Amylase


     Amidon                             Dextrines




                                                    16
3-Enzymes protéolytiques:


 Endopeptidases:
 Trypsinogène:
• Activée en trypsine par une entérokinase intestinale.
• Trypsine=agent activateur des zymogènes pancréatiques.
• La trypsine hydrolyse les liaisons peptidiques après les acides
  aminés basiques(arginine ou lysine) [PH:6-9].

                 Entérokinase


  Trypsinogène                                       Trypsine



                       Réaction auto-catalytique
                                                                    17
 Chymotrypsinogène: A et B
• Activée en chymotrypsine par la trypsine.
• Hydrolyse les liaisons peptidiques après les acides aminés
  aromatiques (tryptophane, tyrosine, phénylalanine).

 Proélastase: 1 et 2.
• Activée en élastase par la trypsine.
• Hydrolyse les liaisons peptidiques après les acides aminés
  aliphatiques(alanine,valine,leucine)

 Prékallikrine:
• Activée par la trypsine dans le duodénum.
• Activité enzymatique voisine de celle de la trypsine.



                                                               18
Exopeptidases:
Carboxypeptidases A et B; Aminopeptidases.
  Rôle complémentaire de celui des
  endopeptidases.




                                             19
L’inhibiteur trypsique sécrétoire:
  inhibiteur de KAZAL (gène SPINK1)
• Un inhibiteur spécifique de la trypsine est
  normalement sécrété par les Cs acineuses.
• Protège le pancréas contre l’autolyse en cas
  d’activation intracellulaire de la trypsine.




                                                 20
entérokinase

         trypsinogéne                        trypsine

       chymotrypsinogène                     chymotrypsine


         proélastase                           élastase

       procarboxypeptidases                    carboxypeptidases

       prophospholipaseA2                      phospholipaseA2

        procolipase                              colipase




Activation en cascade des zymogènes pancréatiques par l’entérokinase
duodénale et la trypsine pancréatique.
                                                                       21
IV-REGULATION DE LA SECRETION PANCREATIQUE.

A-peptides stimulant la sécrétion pancréatique:
 Sécrétine:
• Origine: Cs S de duodénum.
• Libérée par l’acidité duodénale.
• Augmente le débit sécrétoire hydro-bicarbonaté
  du pancréas.
 VIP= vasoactive intestinal peptide
• Peptide apparenté à la sécrétine et au glucagon.
• Stimule la sécrétion hydrobicarbonatée.
• Pouvoir sécrétoire<Sécrétine.


                                                     22
 Cholécystokinine- pancreozymine(CCK-PZ).
• Origine= Cs duodénale.
• Libérée par la présence d’acide gras, acides
  aminés essentiels dans le duodénum.
• Stimule la sécrétion enzymatique.
• Potentialise les effets de la Sécrétine.
 Gastrine:
• Analogie structurale avec la CCK.
• Stimule la sécrétion enzymatique du pancréas.


                                                  23
B-Peptides inhibant la sécrétion pancréatique:
1-Somatostatine:
• Origine: Cs D des ilôts pancréatiques et des
  muqueuses gastrique et intestinale.
• Inhibe la libération de sécrétine.
• Inhibe la sécrétion enzymatique.
2-Glucagon:




                                                 24
C-Contrôle nerveux de la sécrétion pancréatique:

• La stimulation vagale sécrétion pancréatique à
  contenu enzymatique élevé.
• La stimulation des nerfs splanchniques inhibe la
  sécrétion pancréatique.




                                                     25
V- Mise en jeu physiologique



A-En dehors des repas:
• 10 à 20% du taux sécrétoire maximal.
B-Réponse pancréatique au repas:
On distingue classiquement trois phases:
• La phase céphalique.
• La phase gastrique.
• La phase intestinale.




                                               26
Phase céphalique et gastrique de la sécrétion pancréatique
Après un repas.
   Phase céphalique:
   odorat, Vue, Goût,
   mastication
   déglutition



                                         Phase gastrique:
                                         Distension gastrique par
                                         l’arrivée des aliments




                                                             27
Phase intestinale de la sécrétion pancréatique




                                                 28
VI/ ROLE DU SUC PANCREATIQUE


  1- ROLE DE NEUTRALISATION

      HCO3- neutralise H+ gastrique



  2- ROLE DIGESTIF: indispensable à la digestion des aliments

      Déficit enzymatique

               
      Maldigestion, Malabsorption

      Amaigrissement,
      stéatorrhée et créatorrhée


                                                                29
VII/ EXPLORATION FONCTIONNELLE

     1/ Tubage duodénal: méthode lourde et invasive, peu utilisée en pratique


     2/ Dosage des enzymes dans le sang


      Enzymes : lipase +++, amylasémie


    3/ Dosage de l’amylase dans les urines


     Amylasurie

     3/ Dosage de l’élastase dans les selles:
      meilleur dosage de la fonction pancréatique

    5/ Coprologie fonctionnelle
     Stéatorrhée (excrétion anormale de graisse dans les selles)
      et créatorrhée (excrétion anormale de proteines dans les selles)   30
VIII-APPLICATIONS CLINIQUE
A-Pancréatite chronique:
 Le degré de l’insuffisance sécrétoire dépend de stade évolutif
  de la maladie.
 Conséquences de l’insuffisance pancréatique:
       = maldigestion alimentaire:
• Stéatorrhée et créatorrhée surviennent lorsque les débits de
  lipase et de trypsine<à 10% de la sécrétion normale.
• Conséquence: malabsorption des graisses et des vitamines
  liposplubles (A,D,E,K).


    NB: pancréatite chronique héréditaire: mutation du gène SPINK1


                                                                     31
B-pancréatite aigue: PA.
  Cytolyse pancréatique (autodigestion du pancréas).
 Amylasemie:
• Augmente 2 à 12heures après début de la douleur.
• Reste élevée pendant 3 à 5jours.
• sensibilité< à 70%.
• Non spécifique .
 Lipasemie:
• Plus spécifique que l’amylasemie.
• Le retour à une valeur normale nécessite environ 2 semaines.
• Lipasemie + amylasemie augmente la sensebilité à 95%.




                                                             32
C-Cancer du pancréas exocrine:
   Diminution fréquente de volume de la sécrétion.
D-Syndrome de Zollinger – Ellison (gastrinome):
   Hypersécrétion hydroélécrolytique .
E-Vagotomie et gastrectomie:
• La vagotomie tronculaire diminue de 50% la sécrétion
   pancréatique exocrine.
• La gastrectomie diminue la sécrétion pancréatique exocrine.
F-Les anti-sécrétoires acides: Inhibiteur de la pompe à proton ,
   antiH2.
   Diminuent la sécrétion pancréatique exocrine par diminution
   de la sécrétion acide gastrique.

                                                                   33
CONCLUSION

 Réserves fonctionnelles importante.
 Rôle important dans la digestion (protides, lipides,
  glucides).
 Régulation neuro-hrmonale
 Perspectives: meilleure connaissance des mécanismes
  de la sécrétion pancréatique grâce au développement
  de la biologie moléculaire et la mise en évidence des
  récepteurs membranaires.


                                                     34

La sécrétion pancréatique 2012

  • 1.
    Service d’Hépato-gastroentérologie CHU Hassan II de Fès Présenté par : Dr N. AQODAD Cours de physiologie 2012 1
  • 2.
    Les objectifs • Connaitrele rôle de la sécrétion pancréatique exocrine • Pouvoir énumérer les différentes enzymes pancréatiques et les substrats auxquels elles s’adressent • Comprendre la mise en jeu physiologique la sécrétion pancréatique • Faire le lien entre la physiologie de la sécrétion pancréatique exocrine et certaines maladies du pancréas. 2
  • 3.
    PLAN I-INTRODUCTION II-RAPPEL ANATOMIQUE ETHISTOLOGIQUE III-COMPOSITION DU SUC PANCREATIQUE IV-REGULATION DE LA SECRETION PANCREATIQUE VI-MISE EN JEU PHYSIOLOGIQUE VII- RÔLE DE LA SÉCRÉTION PANCRÉATIQUE VII-EXPLORATIONS FONCTIONNELLES VIII-APPLICATIONS CLINIQUES IX-CONCLUSION 3
  • 4.
    I-INTRODUCTION • Pancréas: Organe profond • Fonction exocrine importante et endocrine. • Rôle essentiel dans la digestion des aliments. • L’insuffisance pancréatique exocrine n’apparaît qu’en cas de réduction de plus de 90% des cellules acineuses. • Des progrès importants ont été effectués récemment dans nos connaissances. 4
  • 5.
    II-Rappel anatomique et Histologique Cel.endocrines ( sec.hormones) Cel.exocrines ( sec.enzymes) Cel.ductulaires ( sec.HCO3-) Gall bladder Vésicule biliaire Canal principal (wirsung) Sphincter of Oddi Voie biliaire principale (cholédoque) 5
  • 6.
    Schéma d’un lobule Pancréatique «structure en grappe Acini de raisin » Canal Canal Intralobulaire Intercalaire Canal Interlobulaire Canal Collecteur (Wirsung, Santorini) 6
  • 7.
    L’acini: unité fonctionnelle du pancréas HCO 3- Cellules ductales Cellules acineuses: 96% de La masse cellulaire globale
  • 8.
    II-RAPPEL ANATOMIQUE ETHISTOLOGIQUE Innervation du pancréas: • Parasympathique = nerf vague: stimulateur. • Sympathique = plexus solaire et mésentérique sup: inhibiteur. 9
  • 9.
    III-COMPOSITION DU SUCPANCREATIQUE • Liquide incolore • Débit=1,5 à 2,5 l/j. • Alcalin PH=7,5 à 9. • Isotonique au plasma • Composante hydroéléctrolytique • Composante enzymatique. 10
  • 10.
    A-Sécrétion hydroélectrolytique: Variations desconcentrations électrolytiques du suc pancréatique en fonction de débit. [Cl-]+[HCO 3-]=[Na+]+[K+] 11
  • 11.
    B-Protéines enzymatiques: • 90%des substances organiques de suc pancréatique sont des protéines enzymatiques. • Certaines enzymes sont sécrétées sous forme active: (lipase) • D’autres enzymes (protéolytiques) sont sécrétées sous forme inactive: zymogènes. • On classe les enzymes en fonction des substrats auxquels elles s’adressent. 12
  • 12.
    Le pancréas sécrètentde nombreuses enzymes Enzymes protéolytiques Enzymes lipolytiques Endopeptidases: Lipase Trypsinogène Pro-phospholipase A1-A2 Chymotrypsinogène: A et B Esterases nonspécifiques Proélastase: 1 et 2. Prékallikrine: Exopeptidases: Carboxypeptidases. Aminopeptidases Enzyme amylolytique Nucléase -amylase Deoxyribonucléase (DNase) Ribonucléase (RNase) 13
  • 13.
    1-enzymes lipolytiques:  Lipase et colipase: • La lipase hydrolyse les triglycérides. Triglycérides Acides gras alimentaires Glycérol Lipase + colipase (Sels biliaires, Ca++) 14
  • 14.
    PhospholipaseA2: • Sécrétée sous forme de prophospholipaseA2, • activée par la trypsine dans la lumière intestinale. • Hydrolyse les liaisons esters des phospholipides.  Carboxyl-ester-hydrolase: • N’a pas une grande spécificité de substrat. • Participe à la digestion du cholestérol alimentaire et à celle des vitamines liposolubles. 15
  • 15.
    2-Enzymes glycolytiques= Alphaamylase: • La plus importante des amylases digestives. • Hydrolyse l’amidon en dextrine. Amylase Amidon Dextrines 16
  • 16.
    3-Enzymes protéolytiques:  Endopeptidases: Trypsinogène: • Activée en trypsine par une entérokinase intestinale. • Trypsine=agent activateur des zymogènes pancréatiques. • La trypsine hydrolyse les liaisons peptidiques après les acides aminés basiques(arginine ou lysine) [PH:6-9]. Entérokinase Trypsinogène Trypsine Réaction auto-catalytique 17
  • 17.
     Chymotrypsinogène: Aet B • Activée en chymotrypsine par la trypsine. • Hydrolyse les liaisons peptidiques après les acides aminés aromatiques (tryptophane, tyrosine, phénylalanine).  Proélastase: 1 et 2. • Activée en élastase par la trypsine. • Hydrolyse les liaisons peptidiques après les acides aminés aliphatiques(alanine,valine,leucine)  Prékallikrine: • Activée par la trypsine dans le duodénum. • Activité enzymatique voisine de celle de la trypsine. 18
  • 18.
    Exopeptidases: Carboxypeptidases A etB; Aminopeptidases. Rôle complémentaire de celui des endopeptidases. 19
  • 19.
    L’inhibiteur trypsique sécrétoire: inhibiteur de KAZAL (gène SPINK1) • Un inhibiteur spécifique de la trypsine est normalement sécrété par les Cs acineuses. • Protège le pancréas contre l’autolyse en cas d’activation intracellulaire de la trypsine. 20
  • 20.
    entérokinase trypsinogéne trypsine chymotrypsinogène chymotrypsine proélastase élastase procarboxypeptidases carboxypeptidases prophospholipaseA2 phospholipaseA2 procolipase colipase Activation en cascade des zymogènes pancréatiques par l’entérokinase duodénale et la trypsine pancréatique. 21
  • 21.
    IV-REGULATION DE LASECRETION PANCREATIQUE. A-peptides stimulant la sécrétion pancréatique:  Sécrétine: • Origine: Cs S de duodénum. • Libérée par l’acidité duodénale. • Augmente le débit sécrétoire hydro-bicarbonaté du pancréas.  VIP= vasoactive intestinal peptide • Peptide apparenté à la sécrétine et au glucagon. • Stimule la sécrétion hydrobicarbonatée. • Pouvoir sécrétoire<Sécrétine. 22
  • 22.
     Cholécystokinine- pancreozymine(CCK-PZ). •Origine= Cs duodénale. • Libérée par la présence d’acide gras, acides aminés essentiels dans le duodénum. • Stimule la sécrétion enzymatique. • Potentialise les effets de la Sécrétine.  Gastrine: • Analogie structurale avec la CCK. • Stimule la sécrétion enzymatique du pancréas. 23
  • 23.
    B-Peptides inhibant lasécrétion pancréatique: 1-Somatostatine: • Origine: Cs D des ilôts pancréatiques et des muqueuses gastrique et intestinale. • Inhibe la libération de sécrétine. • Inhibe la sécrétion enzymatique. 2-Glucagon: 24
  • 24.
    C-Contrôle nerveux dela sécrétion pancréatique: • La stimulation vagale sécrétion pancréatique à contenu enzymatique élevé. • La stimulation des nerfs splanchniques inhibe la sécrétion pancréatique. 25
  • 25.
    V- Mise enjeu physiologique A-En dehors des repas: • 10 à 20% du taux sécrétoire maximal. B-Réponse pancréatique au repas: On distingue classiquement trois phases: • La phase céphalique. • La phase gastrique. • La phase intestinale. 26
  • 26.
    Phase céphalique etgastrique de la sécrétion pancréatique Après un repas. Phase céphalique: odorat, Vue, Goût, mastication déglutition Phase gastrique: Distension gastrique par l’arrivée des aliments 27
  • 27.
    Phase intestinale dela sécrétion pancréatique 28
  • 28.
    VI/ ROLE DUSUC PANCREATIQUE 1- ROLE DE NEUTRALISATION HCO3- neutralise H+ gastrique 2- ROLE DIGESTIF: indispensable à la digestion des aliments Déficit enzymatique  Maldigestion, Malabsorption Amaigrissement, stéatorrhée et créatorrhée 29
  • 29.
    VII/ EXPLORATION FONCTIONNELLE 1/ Tubage duodénal: méthode lourde et invasive, peu utilisée en pratique 2/ Dosage des enzymes dans le sang Enzymes : lipase +++, amylasémie 3/ Dosage de l’amylase dans les urines Amylasurie 3/ Dosage de l’élastase dans les selles: meilleur dosage de la fonction pancréatique 5/ Coprologie fonctionnelle Stéatorrhée (excrétion anormale de graisse dans les selles) et créatorrhée (excrétion anormale de proteines dans les selles) 30
  • 30.
    VIII-APPLICATIONS CLINIQUE A-Pancréatite chronique: Le degré de l’insuffisance sécrétoire dépend de stade évolutif de la maladie.  Conséquences de l’insuffisance pancréatique: = maldigestion alimentaire: • Stéatorrhée et créatorrhée surviennent lorsque les débits de lipase et de trypsine<à 10% de la sécrétion normale. • Conséquence: malabsorption des graisses et des vitamines liposplubles (A,D,E,K). NB: pancréatite chronique héréditaire: mutation du gène SPINK1 31
  • 31.
    B-pancréatite aigue: PA. Cytolyse pancréatique (autodigestion du pancréas).  Amylasemie: • Augmente 2 à 12heures après début de la douleur. • Reste élevée pendant 3 à 5jours. • sensibilité< à 70%. • Non spécifique .  Lipasemie: • Plus spécifique que l’amylasemie. • Le retour à une valeur normale nécessite environ 2 semaines. • Lipasemie + amylasemie augmente la sensebilité à 95%. 32
  • 32.
    C-Cancer du pancréasexocrine: Diminution fréquente de volume de la sécrétion. D-Syndrome de Zollinger – Ellison (gastrinome): Hypersécrétion hydroélécrolytique . E-Vagotomie et gastrectomie: • La vagotomie tronculaire diminue de 50% la sécrétion pancréatique exocrine. • La gastrectomie diminue la sécrétion pancréatique exocrine. F-Les anti-sécrétoires acides: Inhibiteur de la pompe à proton , antiH2. Diminuent la sécrétion pancréatique exocrine par diminution de la sécrétion acide gastrique. 33
  • 33.
    CONCLUSION  Réserves fonctionnellesimportante.  Rôle important dans la digestion (protides, lipides, glucides).  Régulation neuro-hrmonale  Perspectives: meilleure connaissance des mécanismes de la sécrétion pancréatique grâce au développement de la biologie moléculaire et la mise en évidence des récepteurs membranaires. 34