Les moustiquaires imprégnées
d’insecticides : Pour qui? Pour où?
Comment?
Valérie ANDRIANTSOANIRINA - Atelier Paludisme 2006
IPM
EVALUATION
par les FACILITATEURS
EVALUATION
par les FACILITATEURS
EVALUATION
par les FACILITATEURS
Généralités
C’est au cours de la 2ème guerre mondiale que l’on a commencé à
appliquer de l’insecticide à effet rémanent à des tissus pour prévenir
le paludisme (Curtis et al., 1991) K-othrine
Fin années 70 : pyréthrinoides synthétiques (permethrine,
deltamethrine) étaient efficaces pouvoir insecticide élevé et peu
toxiques pour les mammifères
Moustiquaires non imprégnées
Moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII) :
réimpregnation après 6 mois
Moustiquaires imprégnées durables (MID) : faire pénétrer
l’insecticide dans les fibres mêmes de la moustiquaire
Caractéristiques
Textile + insecticide
Propriétés :
Effets insecticides
(effet Knock down)
Effets répulsifs
éloignant les
moustiques
Pyréthrinoides (permethrine,
deltamethrine) : tuent
rapidement les insectes,
action durable, non toxiques
pour les mammifères
Tulle
Nylon
Polyester
polyéthylène
insecticidestextiles
Pyréthrinoïde : photo stable,
résiste à l’eau, au frottement, à
l’air, ne tache pas, inodore, non
toxique pour les mammifères
« Efficacité: bien bordée, non trouée,
suffisamment grande »
Pour qui?
Pour tout le monde, mais surtout pour
les groupes cibles :
Femmes enceintes : immunité
normalement élevée des femmes
adultes qui vivent dans les zones où la
transmission est stable, moindre
pendant la 1ère grossesse risque
d’infection accru
Enfants < 5 ans : plus vulnérable qu’ils
sont pour la plupart infectés pour la
1ère ou 2ème année, alors que pas
encore acquis une immunité clinique
(3000 enfants/jours)
Pour où?
Zone à transmission
stable
Diminution de contact avec
les piqûres ( °mortalité et
morbidité)
Limite la transmission
Zone à transmission
moyen et instable
Tout le monde doit être
couvert à cause de la
faible immunité
Absence protection
immunitaire chaque
piqûre infectée : accès
palustre et risque non
négligeable de décès
MADAGASCAR
côte est : paludisme stable à forte transmission
toute l’année
côte ouest et le nord : stable mais avec forte
transmission en saison des pluies (novembre à
mars)
utilisation des MII
sud : paludisme instable à transmission liée aux
précipitations (faciès sahélien)
Hautes Terres Centrales : instable et saisonnier
(novembre à avril) jusqu'à 1500 mètres d’altitude
CAID mais pas MII
OMS, 2003
Pourquoi?
Coosemans et al.,
2001
réduction globale de la
mortalité : 20%
1000 enfants protégés (1-59
mois) : 6 décès/an
MII : diminution de la mortalité et morbidité
Des essais randomisés ont révélé une baisse
de 17% de la mortalité chez les enfants < 5ans
OMS, 2003
Cas Madagascar
2000
OMS, 2003
Comment?
Distribution
Distribution avant la pluie
Distribution et imprégnation gratuites
Assurer la réimpregnation tous les 6 mois
Marketing social
Essayer de distribuer ou vendre à coût réduit les MID
Assurer la pérennisation
enquête par ménage
évaluer le taux d’accrochage (nb de moustiquaires accrochés)
Efficacité
- Protection individuelle
- Barrière mécanique
- Effet répulsif
- Effet mortel
- Bon marché
- Protection si bien utilisée
- Diminution du nombre de
piqûre
- Baisse de la transmission
- Réduction de l’incidence
- Réduction de la mortalité
Problèmes
Accessibilité du produit : prix abordable
pour les populations démunies, points de
distribution
Comportement : ce n’est pas parce que les
habitants disposent de MI qu’ils les utilisent.
La motivation à se protéger dépend du
niveau de nuisance
Disponibilité : rupture de stock
Acceptabilité : odeur, pique les yeux,
déchirure, beaucoup d’effort pour la
réimpregnation
Réimpregnation : régulière et suivi de la
qualité de l’imprégnation en tenant compte
des habitudes locales
Bonne utilisation
Heure du coucher (18h – 6h)
Les ménages pauvres sont moins nombreux à
posséder des moustiquaires, imprégnées ou non
imprégnées. Pourtant, ils sont probablement plus
touchés par le paludisme car ils vivent dans des
maisons et des quartiers souvent davantage
exposés aux moustiques, et manquent de
moyens pour se soigner lorsqu’ils sont malades.
1998–2001, moyenne pour 22 pays
OMS, 2003
Pour la PNLP à Madagascar :
Utilisation MII est fortement recommandée pour toutes
les femmes enceintes
Distribution gratuite aux indigents et aux femmes
enceintes (pendant CPN) et enfants < 5 ans (pendant
PEV),
Distribution gratuite en cas de catastrophe et épidemie
Vente à un prix fortement subventionné pour la
population en général
méthode simple, efficace, économique
Conclusion
Prise de conscience qui représente un progrès
décisif dans la lutte
MII efficace mais insuffisant pour lutter contre le
paludisme
Place importante de l’IEC/ CCC (information,
éducation, communication/communication pour le
changement de comportement
Références
Coosemans M, d’Alessandro U. Pour : plaidoyer pour les moustiquaires imprégnées
dans les programmes de lutte contre le paludisme. Bull Soc Pathol Exot, 2001, 94,
2bis, 169- 173.
Trape J- F.Contre : les limites des moustiquaires imprégnées dans la lutte contre le
paludisme en Afrique tropicale. France : Mai 2000 (Journée « Situation et
perspectives en prophylaxie antipaludique).
Talani P, Biahouila- Satounkazi et Moyen G. Prevention du paludisme par le
moustiquaire impregnée : impact d’une journée de mobilisation sociale à Brazaville.
Bull Soc Pathol Exot, 2002, 95, 2, 115- 116.
OMS. Le rapport mondial sur le paludisme. 2005
OMS. Le rapport dur le paludisme. 2003
2002 : < 5%
2006 : 20%
2007 : 30%
2008 : 40%
2009 : 60%
Application form for proposal to the global fund
Madagascar
Global fund 3
femmes enceintes et
enfants < 5 ans
•2006 : 60%
• 2009 : 85%
Global Fund 4
Objectif : 60% d’enfants < 5 ans et femmes enceintes : sous MII (Global Fund 3)
Talstar ®25 mg m.a./m2ME 0.3%
Bifenthrine(can
didat)
Vectron ®
200 mg
m.a./m2
EW 10%Etofenprox
Peripel ®
500 mg
m.a./m2
EC 10%
Perméthrine
25/75
Icon ®
15-20mg
m.a./m2
CS 2.5%
Lambdacyhalot
hrine
K-Othrin® ou K-
Otab®
15-25 mg
m.a./m2
SC 1-2.5Deltaméthrine
Solfac ®50 mg m.a./m2EW 5%Cyfluthrine
Fendona ®40mg m.a./m2SC 10%
Alphacypermet
hrin
Il y a actuellement 6 pyréthrinoides (et un pseudopyréthrinoide, l’étofenprox) qui sont
utilisables pour imprégner les moustiquaires, ci-joint : la liste le nom commercial et les
doses recommandées, (références l’OMS) :

Moustiquaires imprégnées d'insecticide : Pour qui ? Pour où ? Comment ?

  • 1.
    Les moustiquaires imprégnées d’insecticides: Pour qui? Pour où? Comment? Valérie ANDRIANTSOANIRINA - Atelier Paludisme 2006 IPM EVALUATION par les FACILITATEURS EVALUATION par les FACILITATEURS EVALUATION par les FACILITATEURS
  • 2.
    Généralités C’est au coursde la 2ème guerre mondiale que l’on a commencé à appliquer de l’insecticide à effet rémanent à des tissus pour prévenir le paludisme (Curtis et al., 1991) K-othrine Fin années 70 : pyréthrinoides synthétiques (permethrine, deltamethrine) étaient efficaces pouvoir insecticide élevé et peu toxiques pour les mammifères Moustiquaires non imprégnées Moustiquaires imprégnées d’insecticide (MII) : réimpregnation après 6 mois Moustiquaires imprégnées durables (MID) : faire pénétrer l’insecticide dans les fibres mêmes de la moustiquaire
  • 3.
    Caractéristiques Textile + insecticide Propriétés: Effets insecticides (effet Knock down) Effets répulsifs éloignant les moustiques Pyréthrinoides (permethrine, deltamethrine) : tuent rapidement les insectes, action durable, non toxiques pour les mammifères Tulle Nylon Polyester polyéthylène insecticidestextiles Pyréthrinoïde : photo stable, résiste à l’eau, au frottement, à l’air, ne tache pas, inodore, non toxique pour les mammifères « Efficacité: bien bordée, non trouée, suffisamment grande »
  • 4.
    Pour qui? Pour toutle monde, mais surtout pour les groupes cibles : Femmes enceintes : immunité normalement élevée des femmes adultes qui vivent dans les zones où la transmission est stable, moindre pendant la 1ère grossesse risque d’infection accru Enfants < 5 ans : plus vulnérable qu’ils sont pour la plupart infectés pour la 1ère ou 2ème année, alors que pas encore acquis une immunité clinique (3000 enfants/jours)
  • 5.
    Pour où? Zone àtransmission stable Diminution de contact avec les piqûres ( °mortalité et morbidité) Limite la transmission Zone à transmission moyen et instable Tout le monde doit être couvert à cause de la faible immunité Absence protection immunitaire chaque piqûre infectée : accès palustre et risque non négligeable de décès MADAGASCAR côte est : paludisme stable à forte transmission toute l’année côte ouest et le nord : stable mais avec forte transmission en saison des pluies (novembre à mars) utilisation des MII sud : paludisme instable à transmission liée aux précipitations (faciès sahélien) Hautes Terres Centrales : instable et saisonnier (novembre à avril) jusqu'à 1500 mètres d’altitude CAID mais pas MII
  • 6.
  • 7.
    Pourquoi? Coosemans et al., 2001 réductionglobale de la mortalité : 20% 1000 enfants protégés (1-59 mois) : 6 décès/an MII : diminution de la mortalité et morbidité Des essais randomisés ont révélé une baisse de 17% de la mortalité chez les enfants < 5ans OMS, 2003
  • 8.
  • 9.
  • 10.
    Comment? Distribution Distribution avant lapluie Distribution et imprégnation gratuites Assurer la réimpregnation tous les 6 mois Marketing social Essayer de distribuer ou vendre à coût réduit les MID Assurer la pérennisation enquête par ménage évaluer le taux d’accrochage (nb de moustiquaires accrochés)
  • 11.
    Efficacité - Protection individuelle -Barrière mécanique - Effet répulsif - Effet mortel - Bon marché - Protection si bien utilisée - Diminution du nombre de piqûre - Baisse de la transmission - Réduction de l’incidence - Réduction de la mortalité Problèmes Accessibilité du produit : prix abordable pour les populations démunies, points de distribution Comportement : ce n’est pas parce que les habitants disposent de MI qu’ils les utilisent. La motivation à se protéger dépend du niveau de nuisance Disponibilité : rupture de stock Acceptabilité : odeur, pique les yeux, déchirure, beaucoup d’effort pour la réimpregnation Réimpregnation : régulière et suivi de la qualité de l’imprégnation en tenant compte des habitudes locales Bonne utilisation Heure du coucher (18h – 6h)
  • 12.
    Les ménages pauvressont moins nombreux à posséder des moustiquaires, imprégnées ou non imprégnées. Pourtant, ils sont probablement plus touchés par le paludisme car ils vivent dans des maisons et des quartiers souvent davantage exposés aux moustiques, et manquent de moyens pour se soigner lorsqu’ils sont malades. 1998–2001, moyenne pour 22 pays OMS, 2003
  • 13.
    Pour la PNLPà Madagascar : Utilisation MII est fortement recommandée pour toutes les femmes enceintes Distribution gratuite aux indigents et aux femmes enceintes (pendant CPN) et enfants < 5 ans (pendant PEV), Distribution gratuite en cas de catastrophe et épidemie Vente à un prix fortement subventionné pour la population en général méthode simple, efficace, économique
  • 14.
    Conclusion Prise de consciencequi représente un progrès décisif dans la lutte MII efficace mais insuffisant pour lutter contre le paludisme Place importante de l’IEC/ CCC (information, éducation, communication/communication pour le changement de comportement
  • 15.
    Références Coosemans M, d’AlessandroU. Pour : plaidoyer pour les moustiquaires imprégnées dans les programmes de lutte contre le paludisme. Bull Soc Pathol Exot, 2001, 94, 2bis, 169- 173. Trape J- F.Contre : les limites des moustiquaires imprégnées dans la lutte contre le paludisme en Afrique tropicale. France : Mai 2000 (Journée « Situation et perspectives en prophylaxie antipaludique). Talani P, Biahouila- Satounkazi et Moyen G. Prevention du paludisme par le moustiquaire impregnée : impact d’une journée de mobilisation sociale à Brazaville. Bull Soc Pathol Exot, 2002, 95, 2, 115- 116. OMS. Le rapport mondial sur le paludisme. 2005 OMS. Le rapport dur le paludisme. 2003
  • 16.
    2002 : <5% 2006 : 20% 2007 : 30% 2008 : 40% 2009 : 60% Application form for proposal to the global fund Madagascar Global fund 3 femmes enceintes et enfants < 5 ans •2006 : 60% • 2009 : 85% Global Fund 4 Objectif : 60% d’enfants < 5 ans et femmes enceintes : sous MII (Global Fund 3)
  • 17.
    Talstar ®25 mgm.a./m2ME 0.3% Bifenthrine(can didat) Vectron ® 200 mg m.a./m2 EW 10%Etofenprox Peripel ® 500 mg m.a./m2 EC 10% Perméthrine 25/75 Icon ® 15-20mg m.a./m2 CS 2.5% Lambdacyhalot hrine K-Othrin® ou K- Otab® 15-25 mg m.a./m2 SC 1-2.5Deltaméthrine Solfac ®50 mg m.a./m2EW 5%Cyfluthrine Fendona ®40mg m.a./m2SC 10% Alphacypermet hrin Il y a actuellement 6 pyréthrinoides (et un pseudopyréthrinoide, l’étofenprox) qui sont utilisables pour imprégner les moustiquaires, ci-joint : la liste le nom commercial et les doses recommandées, (références l’OMS) :