HÉPATITE E
Après les recommandations de l'EASL 1) 2)
1) EASL Clinical Practice Guidelines on hepatitis E virus infection
European Association for the Study of the Liver

J Hepatol 2018;68:1256-1271.
2) Centrées sur les génotypes 3 et 4 endémiques dans les pays développés


Voir aussi le topo sur l'hépatite E dans foiepratique.fr et les lectures recommandées à la

fin de cette présentation
Claude EUGÈNE 1
HÉPATITE E
Recommandations
Dans cet exposé les recommandations
de l'EASL
seront en rouge
Claude EUGÈNE 2
HÉPATITE E
Introduction
Évolution des connaissances sur les virus de l'hépatite E (VHE) depuis une décennie


- Le VHE est endémique dans les pays développés, dont l'Europe 

Europe : VHE = cause la plus fréquente d'hépatite aiguë. 

Devant un tableau d'hépatite aiguë il faut rechercher les virus A, B, C et E
- C'est une zoonose : facteurs de risque principaux : porc mal cuit 1), sanglier, cerf
- En Europe les génotypes prédominants sont le génotype 3 (et à un moindre degré le 4)
.............................................................................................................................
1) Par exemple les saucisses séchées à l'air comme le figatellu (sud de la France)
Claude EUGÈNE 3
HÉPATITE E
Génotypes
8 Génotypes (G)
- G1 et G2

. seulement l'homme. Inde, Afrique, Mexico

. mortalité femme enceinte (25%)

=> unité transplantation du foie si insuffisance hépatique

. transmission féco-orale (eau contaminée)


- G3 et G4 

. porc, sanglier : zoonose => homme

. viande mal cuite ++, contact direct, +/- autres

. Europe


- G3

. divers => lapin et parfois homme


- G5 et G6

. sanglier


- G7 et G8 = chameau (=> un cas humain)

Claude EUGÈNE 4
HÉPATITE E
Épidémiologie
Europe

- environ 2 millions de cas annuels

- zoonose +++ (porc, sanglier...)
France
- environ 2000 cas annuels 1)
- 9 fois sur 10 chez des non voyageurs

- génotype 3 +++
- génotype 4
..............................................................................
1) En France, incidence variable dans le temps et l'espace : anti IgM VHE de
0,4% à 4,6%, plus élevée dans le sud-est et le sud-ouest ("hot-spot" :
incidence 3-4%).
Claude EUGÈNE 5
HÉPATITE E
Aspects cliniques (1/2)
A) Infection aiguë
- VHE génotype 3 : infection le plus souvent silencieuse

- Symptômes < 5% des cas

- Souvent hommes "âgés" (# 60 ans) 1)

- Enzymes hépatiques

- Europe, avec génotype 3 : 

. Risque insuffisance hépatique = faible

. Pas d'augmentation de mortalité maternelle

- Ré-infection possible, habituellement atténuée


....................................................................................................................
1) Peut-être en raison d'un stéatose et/ou d'un fibrose hépatique pré-existante,

plus fréquente que dans le reste de la population
Claude EUGÈNE 6
Claude EUGÈNE
Hépatite aiguë
ou
Poussée inexpliquée d'une maladie du foie
Chercher une hépatite E
7
HÉPATITE E
Aspects cliniques (2/2)
B) Infection chronique
- Définition

. Persistance de la réplication virale : 6 mois
- Facteurs favorisants

. génotype 3 ou 4

. immuno-dépression (transplantation d'organes +++)

(si immuno-dépression : chronicité = 2/3 des cas)


- Symptômes

. 1/3 des cas

. Fatigue surtout

. GGT, ASAT, ALAT :

=> augmentation minime ou modérée

=> parfois N

. Sérologie parfois (-)

Claude EUGÈNE 8
Claude EUGÈNE
Sujet immuno-déprimé
+
anomalies du bilan hépatique
=>
Chercher une hépatite E
(tests moléculaires parfois nécessaires)
9
HÉPATITE E
Manifestations extra-hépatiques (1/3)
A) Neurologiques
- Surtout en Europe avec génotype 3 (et génotype 1 en Asie)


- Sujet immuno-compétent (> 90% des cas)
- Plusieurs entités :
. Amyotrophie neurologique douloureuse 1) 2) (+++)

. Syndrome de Guillain Barré

. Encéphalite/Myélite
. Mononévrites multiples
. Spamodicité de Bell
. Névrite vestibulaire
. Myosite
. Neuropathie périphérique


- Bilan biologique hépatique peu perturbé, voire normal
.............................................................................
1)Souvent bilatérale, plexus brachial, nerf phrénique.

2) Douleurs des 2 épaules chez un homme d'âge moyen + anomalies du bilan

hépatique => rechercher le VHE (fréquemment en cause)
Claude EUGÈNE 10
HÉPATITE E
Manifestations extra-hépatiques (2/3)
B) Atteinte rénale

- Plusieurs types
- Glomérulonéphrite

Sujet immuno-compétent ou immunodéprimé

(transplanté d'organe)
- Glomérulonéphrite membrano-proliférative

+/- cryoglobulinémie
- Glomérulonéphrite membraneuse
- Amélioration possible

Spontanée ou sous traitement



C) Cryoglobulinémie
Claude EUGÈNE 11
HÉPATITE E
Manifestations extra-hépatiques (3/3)
D) Autres manifestations
- Pancréatite
Aiguë, génotype 1 en Asie du sud-est

Pas de cas avec le génotype 3
- Hématologiques

Thrombopénie sévère : génotype 1 et 3

Autres 1)
...................................................................................................
1) Souvent des case reports, références in EASL Clinical Practice

Guidelines on hepatitis E virus infection. European Association for the

Study of the Liver. J Hepatol 2018;68:1256-1271.
Claude EUGÈNE 12
Claude EUGÈNE
Tests pour l'hépatite E
(Même si bilan hépatique normal)
devant
Amyotrophie neurologique douloureuse 1)
Syndrome de Guillain Barré 1)

Encéphalite/Myélite 2)
Protéinurie 2) 3) 4)
.....................................................................
1) Recommandation
2) Suggestion
3) Infection VHE + protéinurie => biopsie rénale
4) Infection VHE chronique + atteinte glomérulaire => traitement antiviral
13
HÉPATITE E
Diagnostic : Quelles méthodes ?
A) Introduction
- Incubation : 15 à 60 jours

- 3 semaines après contamination ARN VHE détectable, sang 1), selles 

(durée jusqu'à 6 semaines)

B) Sérologies

- au moment des symptômes IgM anti-VHE 2)

- peu après : IgG 3)
C) Analyse moléculaire

- Détection de l'ARN du VHE dans le sang ou les selles 4)
- Quantification : utile en cas d'infection chronique (> 3 mois),

permet d'évaluer la réponse à :

1) la baisse d'une immuno-suppression, 

2) un traitement anti-viral
........................................................................................................
1) L'ARN VHE est détectable dans le sang peu avant le début des symptômes.
2) Persistance des IgM : 3 à 4 mois, parfois 1 an.
3) Longue persistance des IgG.
4)Technique particulièrement nécessaire chez le sujet immuno-déprimé, car la sérologie est

souvent (-).
Claude EUGÈNE 14
Claude EUGÈNE
DIAGNOSTIC 1)
COMBINER LES TESTS
Sérologie
+
Biologie moléculaire 2)
.......................................................
1) Devant toute hépatite : en 1ère ligne, même en l'absence de voyage,

ainsi que devant toute suspicion d'hépatite médicamenteuse. 

ou devant un bilan hépatique anormal après une transfusion sanguine.
2) Recommandée en cas d'infection chronique
15
HÉPATITE E
Quand traiter ?
(1/2)
Traitement généralement non nécessaire ...
A/ Hépatite aiguë
=> Guérison spontanée : habituelle 

=> Ribavirine: envisageable devant

- Hépatite aiguë sévère

- Acute-on-chronic liver failure
Claude EUGÈNE 16
HÉPATITE E
Quand traiter ?
(2/2)
B/ Hépatite chronique / immunodépression

=> Transplanté d'organe

- Réduire l'immunodépression si possible 1)
=> Persistance ARN VHE à 3 mois

- Ribavirine (monothérapie) x 3 mois
Si (-) : (sang et selles) : stop traitement
Si (+) : envisager 3 mois supplémentaires 2)
.............................................................................................
1) Permet d'obtenir une clairance virale soutenue dans environ 30% des cas

2) Transplanté hépatique et non réponse à la ribavirine : envisager un traitement par

l'interféron pegylé alpha
Claude EUGÈNE 17
HÉPATITE E
Quelle prévention ?
- Immunodépression / maladie chronique du foie
Éviter :

Viande mal cuite (porc, sanglier, venaison)

Fruits de mer
- Sujet immunodéprimé

Ne consommer que de la viande cuite à 70° C 1)
........................................................................
1) Le VHE semble détruit par une température de 70° C pendant 2 minutes

(et 80°C pendant 1 minute), alors qu'il résiste à 28 jours de congélation.
Claude EUGÈNE 18
RÉFÉRENCES
EASL Clinical Practice Guidelines on hepatitis E virus infection.
European Association for the Study of the Liver. J Hepatol
2018;68:1256-1271.

Pischke S, Hartl J, PAS SD et al. Hepatitis E virus: Infection
beyond the liver ? J Hepatol 2017;66:1082-1095.
Debing Y, Moradpour D, Neyts J et al. Update on hepatitis E
virology: Implications for clinical practice. J Hepatol
2016;65:200-212.
Claude EUGÈNE 19

HEPATITE E EASL 2018

  • 1.
    HÉPATITE E Après lesrecommandations de l'EASL 1) 2) 1) EASL Clinical Practice Guidelines on hepatitis E virus infection European Association for the Study of the Liver
 J Hepatol 2018;68:1256-1271. 2) Centrées sur les génotypes 3 et 4 endémiques dans les pays développés 
 Voir aussi le topo sur l'hépatite E dans foiepratique.fr et les lectures recommandées à la
 fin de cette présentation Claude EUGÈNE 1
  • 2.
    HÉPATITE E Recommandations Dans cetexposé les recommandations de l'EASL seront en rouge Claude EUGÈNE 2
  • 3.
    HÉPATITE E Introduction Évolution desconnaissances sur les virus de l'hépatite E (VHE) depuis une décennie 
 - Le VHE est endémique dans les pays développés, dont l'Europe 
 Europe : VHE = cause la plus fréquente d'hépatite aiguë. 
 Devant un tableau d'hépatite aiguë il faut rechercher les virus A, B, C et E - C'est une zoonose : facteurs de risque principaux : porc mal cuit 1), sanglier, cerf - En Europe les génotypes prédominants sont le génotype 3 (et à un moindre degré le 4) ............................................................................................................................. 1) Par exemple les saucisses séchées à l'air comme le figatellu (sud de la France) Claude EUGÈNE 3
  • 4.
    HÉPATITE E Génotypes 8 Génotypes(G) - G1 et G2
 . seulement l'homme. Inde, Afrique, Mexico
 . mortalité femme enceinte (25%)
 => unité transplantation du foie si insuffisance hépatique
 . transmission féco-orale (eau contaminée) 
 - G3 et G4 
 . porc, sanglier : zoonose => homme
 . viande mal cuite ++, contact direct, +/- autres
 . Europe 
 - G3
 . divers => lapin et parfois homme 
 - G5 et G6
 . sanglier 
 - G7 et G8 = chameau (=> un cas humain)
 Claude EUGÈNE 4
  • 5.
    HÉPATITE E Épidémiologie Europe
 - environ2 millions de cas annuels
 - zoonose +++ (porc, sanglier...) France - environ 2000 cas annuels 1) - 9 fois sur 10 chez des non voyageurs
 - génotype 3 +++ - génotype 4 .............................................................................. 1) En France, incidence variable dans le temps et l'espace : anti IgM VHE de 0,4% à 4,6%, plus élevée dans le sud-est et le sud-ouest ("hot-spot" : incidence 3-4%). Claude EUGÈNE 5
  • 6.
    HÉPATITE E Aspects cliniques(1/2) A) Infection aiguë - VHE génotype 3 : infection le plus souvent silencieuse
 - Symptômes < 5% des cas
 - Souvent hommes "âgés" (# 60 ans) 1)
 - Enzymes hépatiques
 - Europe, avec génotype 3 : 
 . Risque insuffisance hépatique = faible
 . Pas d'augmentation de mortalité maternelle
 - Ré-infection possible, habituellement atténuée 
 .................................................................................................................... 1) Peut-être en raison d'un stéatose et/ou d'un fibrose hépatique pré-existante,
 plus fréquente que dans le reste de la population Claude EUGÈNE 6
  • 7.
    Claude EUGÈNE Hépatite aiguë ou Pousséeinexpliquée d'une maladie du foie Chercher une hépatite E 7
  • 8.
    HÉPATITE E Aspects cliniques(2/2) B) Infection chronique - Définition
 . Persistance de la réplication virale : 6 mois - Facteurs favorisants
 . génotype 3 ou 4
 . immuno-dépression (transplantation d'organes +++)
 (si immuno-dépression : chronicité = 2/3 des cas) 
 - Symptômes
 . 1/3 des cas
 . Fatigue surtout
 . GGT, ASAT, ALAT :
 => augmentation minime ou modérée
 => parfois N
 . Sérologie parfois (-)
 Claude EUGÈNE 8
  • 9.
    Claude EUGÈNE Sujet immuno-déprimé + anomaliesdu bilan hépatique => Chercher une hépatite E (tests moléculaires parfois nécessaires) 9
  • 10.
    HÉPATITE E Manifestations extra-hépatiques(1/3) A) Neurologiques - Surtout en Europe avec génotype 3 (et génotype 1 en Asie) 
 - Sujet immuno-compétent (> 90% des cas) - Plusieurs entités : . Amyotrophie neurologique douloureuse 1) 2) (+++)
 . Syndrome de Guillain Barré
 . Encéphalite/Myélite . Mononévrites multiples . Spamodicité de Bell . Névrite vestibulaire . Myosite . Neuropathie périphérique 
 - Bilan biologique hépatique peu perturbé, voire normal ............................................................................. 1)Souvent bilatérale, plexus brachial, nerf phrénique.
 2) Douleurs des 2 épaules chez un homme d'âge moyen + anomalies du bilan
 hépatique => rechercher le VHE (fréquemment en cause) Claude EUGÈNE 10
  • 11.
    HÉPATITE E Manifestations extra-hépatiques(2/3) B) Atteinte rénale
 - Plusieurs types - Glomérulonéphrite
 Sujet immuno-compétent ou immunodéprimé
 (transplanté d'organe) - Glomérulonéphrite membrano-proliférative
 +/- cryoglobulinémie - Glomérulonéphrite membraneuse - Amélioration possible
 Spontanée ou sous traitement
 
 C) Cryoglobulinémie Claude EUGÈNE 11
  • 12.
    HÉPATITE E Manifestations extra-hépatiques(3/3) D) Autres manifestations - Pancréatite Aiguë, génotype 1 en Asie du sud-est
 Pas de cas avec le génotype 3 - Hématologiques
 Thrombopénie sévère : génotype 1 et 3
 Autres 1) ................................................................................................... 1) Souvent des case reports, références in EASL Clinical Practice
 Guidelines on hepatitis E virus infection. European Association for the
 Study of the Liver. J Hepatol 2018;68:1256-1271. Claude EUGÈNE 12
  • 13.
    Claude EUGÈNE Tests pourl'hépatite E (Même si bilan hépatique normal) devant Amyotrophie neurologique douloureuse 1) Syndrome de Guillain Barré 1)
 Encéphalite/Myélite 2) Protéinurie 2) 3) 4) ..................................................................... 1) Recommandation 2) Suggestion 3) Infection VHE + protéinurie => biopsie rénale 4) Infection VHE chronique + atteinte glomérulaire => traitement antiviral 13
  • 14.
    HÉPATITE E Diagnostic :Quelles méthodes ? A) Introduction - Incubation : 15 à 60 jours
 - 3 semaines après contamination ARN VHE détectable, sang 1), selles 
 (durée jusqu'à 6 semaines)
 B) Sérologies
 - au moment des symptômes IgM anti-VHE 2)
 - peu après : IgG 3) C) Analyse moléculaire
 - Détection de l'ARN du VHE dans le sang ou les selles 4) - Quantification : utile en cas d'infection chronique (> 3 mois),
 permet d'évaluer la réponse à :
 1) la baisse d'une immuno-suppression, 
 2) un traitement anti-viral ........................................................................................................ 1) L'ARN VHE est détectable dans le sang peu avant le début des symptômes. 2) Persistance des IgM : 3 à 4 mois, parfois 1 an. 3) Longue persistance des IgG. 4)Technique particulièrement nécessaire chez le sujet immuno-déprimé, car la sérologie est
 souvent (-). Claude EUGÈNE 14
  • 15.
    Claude EUGÈNE DIAGNOSTIC 1) COMBINERLES TESTS Sérologie + Biologie moléculaire 2) ....................................................... 1) Devant toute hépatite : en 1ère ligne, même en l'absence de voyage,
 ainsi que devant toute suspicion d'hépatite médicamenteuse. 
 ou devant un bilan hépatique anormal après une transfusion sanguine. 2) Recommandée en cas d'infection chronique 15
  • 16.
    HÉPATITE E Quand traiter? (1/2) Traitement généralement non nécessaire ... A/ Hépatite aiguë => Guérison spontanée : habituelle 
 => Ribavirine: envisageable devant
 - Hépatite aiguë sévère
 - Acute-on-chronic liver failure Claude EUGÈNE 16
  • 17.
    HÉPATITE E Quand traiter? (2/2) B/ Hépatite chronique / immunodépression
 => Transplanté d'organe
 - Réduire l'immunodépression si possible 1) => Persistance ARN VHE à 3 mois
 - Ribavirine (monothérapie) x 3 mois Si (-) : (sang et selles) : stop traitement Si (+) : envisager 3 mois supplémentaires 2) ............................................................................................. 1) Permet d'obtenir une clairance virale soutenue dans environ 30% des cas
 2) Transplanté hépatique et non réponse à la ribavirine : envisager un traitement par
 l'interféron pegylé alpha Claude EUGÈNE 17
  • 18.
    HÉPATITE E Quelle prévention? - Immunodépression / maladie chronique du foie Éviter :
 Viande mal cuite (porc, sanglier, venaison)
 Fruits de mer - Sujet immunodéprimé
 Ne consommer que de la viande cuite à 70° C 1) ........................................................................ 1) Le VHE semble détruit par une température de 70° C pendant 2 minutes
 (et 80°C pendant 1 minute), alors qu'il résiste à 28 jours de congélation. Claude EUGÈNE 18
  • 19.
    RÉFÉRENCES EASL Clinical PracticeGuidelines on hepatitis E virus infection. European Association for the Study of the Liver. J Hepatol 2018;68:1256-1271.
 Pischke S, Hartl J, PAS SD et al. Hepatitis E virus: Infection beyond the liver ? J Hepatol 2017;66:1082-1095. Debing Y, Moradpour D, Neyts J et al. Update on hepatitis E virology: Implications for clinical practice. J Hepatol 2016;65:200-212. Claude EUGÈNE 19