Septembre 2007 Cours Gestion des connaissances 5A M. STOCK
Exemples d'applications industrielles Besoins Plan du cours Etat de l'art Méthodes de développement Introduction
Partie I  Introduction à la gestion des connaissances
Introduction Gérer la connaissance = regrouper + accumuler + formaliser + conserver + transmettre + réutiliser + valoriser + ... les connaissances des différents métiers de l’entreprise On s’intéresse particulièrement aux connaissances techniques
INTRODUCTION KM (Knowledge Management), un terme à la mode ?? Concorde ? Voyage sur la lune ? ?? La gestion des connaissances   Pour faire quoi ? Tour EIFFEL ?
INTRODUCTION 2 principaux aspects :   Evolution du contexte industriel Mieux, plus vite, moins chère Remédier aux erreurs de gestion du passé Facteur rentabilité cours terme >> pérennité de l’entreprise
Pour répondre à quels problèmes concrets ?   INTRODUCTION  La gestion des connaissances
On apprend seulement à 10% par la logique déductive, et à 90% par la mise en situation, le mimétisme (prendre les habitudes d’une personne. Avant, le passage par le terrain était considéré comme formateur; maintenant les jeunes sont tout de suite responsables d’affaires.  Avant, les gens travaillaient moins dans leur coin J’ai un gros carnet d’adresses; c’est ce qui me permet d’être renseigné, d’anticiper les problèmes Analyse de remarques des acteurs  Le point de vue des plus anciens : ??
On n’a pas suffisamment capitalisé les historiques des affaires, les raisons d’abandon d’un produit...  On réinvente la poudre tous les 4 ou 5 ans;  Il faudrait faire un grand ménage dans nos archives Quand je suis arrivé, on nous donnait ce document de 1965 (unique exemplaire restant), qui dit l’essentiel sur le sujet et reste une bible.  Quand quelqu’un part, même si ses armoires sont bien rangées, le successeur n’exploite pas ces informations Analyse de remarques des acteurs Le point de vue des plus anciens :
On m’a vaguement attribué un tuteur, mais il n ’est pas assez disponible pour m’aider  Je ne sais pas ce que font les autres équipes;  Les clients en profitent, quand ils ont un jeune en face d’eux On ne me diffuse pas suffisamment les compte rendus importants Heureusement qu’il y a la machine à café pour se tenir au courant!  Analyse de remarques des acteurs Le point de vue des plus jeunes :
Rédiger, c’est bien, ça force à mettre en forme, à se poser des questions, à dire ce que l’on fait Dans les documents, on a toujours l ’impression que tout va bien; de plus il ne sont pas pédagogiques;  On apprend souvent trop tard qu’une étude antérieure a été faite sur le même sujet Quelqu’un de chez nous avait commandité une étude sur le même sujet; je l’ignorais et j’ai failli payer une seconde fois Analyse de remarques des acteurs Le point de vue des plus jeunes :
Pour répondre à quels problèmes concrets ?   INTRODUCTION  Connaissances oubliées  : acquis antérieurs, solutions « rejetées », échecs et erreurs instructives, historique des décisions.   ?? Iceberg de la connaissance Pertes de compétences individuelles  : turn-over, départs en retraite d’experts.   Pertes de compétences collectives  : dispersion équipes projets, réorganisations, fusions difficiles.
Pour répondre à quels problèmes concrets ? INTRODUCTION  Compétences collectives  : surmonter les difficultés dues à la division du travail et à l’éloignement, au travail en partenariat  Compétences/connaissances ignorées  : on ne connaît pas toujours ceux qui savent faire; on partage mal nos connaissances des clients, on ignore des solutions nouvelles (veille insuffisante)  ??
INTRODUCTION   Non Est-ce que la gestion des connaissances c'est quelque chose de nouveau ? L ’entreprise gère depuis longtemps ses savoir-faire sous de multiples formes. ?? Attention aux effets de mode!!
Le savoir-faire codifié : (reproductible, répétitif): les procédures et les processus, l’assurance qualité  Le savoir-faire « mis en boîte » : outils, machines, produits...  Le savoir-faire « documenté» : les archives, placards, le système documentaire, l’encyclopédie Les connaissances déjà formalisées ??
Le savoir-faire informatisé : bases de données, CFAO, logiciels, workflow...  La gestion des compétences: organisation du travail, DRH, formation tutorat...  Le savoir-faire « rétrospectif : l ’activité de retour d ’expérience  L’ouverture sur l ’extérieur : veille technologique, partenariats Les connaissances déjà formalisées
INTRODUCTION Et la gestion des données …(les SGDT)? ?? Ce n’est plus suffisant Face aux quantités de données disponibles Aujourd’hui, besoin de gérer des connaissances  ( contexte et mécanismes d’utilisation des données).
La richesse principale d’une entreprise, c’est : réalisations personnel Données Connaissances : capital majeur de l’entreprise Connaissances matériel logiciel
Il faut donc développer des méthodes et des outils pour améliorer et optimiser la « gestion » des connaissances disponibles au sein de l'entreprise INTRODUCTION  - Diversité - Complexité - Aspects humains Faire face aux évolutions du monde industriel :
Partie II Les évolutions du monde industriel
Répondre aux exigences et aux évolutions du monde industriel… Pourquoi cette recherche de « Qualité Totale » Les objectifs  Réduire le temps pour commercialiser Réduire le coût total du produit Augmenter la standardisation et la modularité des produits Améliorer l’échange d’informations Augmenter la personnalisation du produit Augmenter le champ de prédiction Améliorer la qualité des produits
Les évolutions du monde industriel S’inscrire dans le triangle coût-Qualité-Délais  Rester compétitif =  Coûts Compétitivité Qualité Délais
Répondre aux exigences de diminution des coûts imposées par les Donneurs d’Ordres Coûts Maîtriser les coûts de développement des projets Exemple : impose aux fournisseurs de diminuer les prix de X% par an. Exemple : Chrysler
Respect des délais : contrainte importante Délais Diminution constante de la durée des projets :  Exemple : conception d’une automobile :  - avant 5 ans - aujourd’hui 3 ans - objectif de 22-24 mois  Exemple : EADS Idem en aéronautique
La spirale de la compétitivité Fort niveau  de compétitivité Entreprise Maîtrise des processus +  de compétitivité Objectif de « Qualité Totale » Maîtrise des coûts des projets +  de Qualité Respect des délais
La spirale de la non-compétitivité Faible niveau  de compétitivité Entreprise Travail dans l’urgence Moins  compétitif Coûts des projets non maîtrisés Pb   de Qualité Non respect des délais
Les évolutions du monde industriel Ce n’est plus suffisant  Et aujourd’hui ?? Coûts Compétitivité Qualité Délais Réactivité Innovation
Et aujourd’hui ? Diversité  Réactivité Mondialisation de la concurrence + - Innover - Se spécialiser - Travailler en collaboration - Travailler en ingénierie simultanée Les évolutions du monde industriel
Innovation Pourquoi innover ? « Si l’avantage compétitif d’une entreprise ne repose que sur ses équipements, ses concurrents n’auront aucun mal à la rattraper en réalisant les mêmes investissements » Ryuji FUDUDA Faire autrement que la concurrence, faire mieux.
Réactivité Pourquoi nécessaire d’être très réactif ? Savoir réagir vite Répondre plus rapidement que la concurrence  « Faire mieux et plus vite que la concurrence »
Autres évolutions  Processus deviennent de plus en plus complexe : Complexité des produits Pluridisciplinarité de l’équipe (+ entreprise étendue) Diversité des procédés  Disciplines  propres à l’ingénieur Disciplines nouvelles : Qualité, CFAO Disciplines « carrefour » : design, ergonomie, marketing, créativité De multiples discipline :
Autres évolutions  Chef de projet Informations produit Analyse des besoins Conception Fabrication Métrologie Nouvelles connaissances et source de justification des décisions  Qualité CFAO Ergonomie Créativité Sécurité Environnement
Travailler dans l’entreprise étendue Autres évolutions Nouvelles contraintes :
L ’entreprise étendue Données d’entrées Produit fini Sous-Traitants Fournisseurs Partenaires Clients Recherche Consultants Veille Technologique Entreprise
Autres évolutions  Démarche de conception séquentielle Ingénierie simultanée Nouvelles contraintes :
Ingénierie simultanée  206 208 Semaines C2 104 Semaines
Méthode global de conception  Autre aspect augmentant la complexité : Démarche de conception séquentielle Ingénierie simultanée Etape 1 Etape 2 Etape 3 Etape 4 Etape 1 Etape 2 Etape 3 Etape 4 Durée du projet Concept simple, mise en place très complexe
Ingénierie simultanée  Développement de produit Conception générale Conception détaillée Intégration Validation Qualification Contrôle Approvision nement Fabricat ion Industrialisation Réduction du cycle de 30% INGENIERIE SEQUENCIELLE Développement de produit Qualification Conception générale Conception détaillée Intégration Validation Approvision nement Fabrication Contrôle Production Analyse du besoin INGENIERIE SIMULTANEE Analyse du besoin
Ingénierie simultanée  Nouvelle stratégie de décision au plus tôt
Ingénierie simultanée  Nouvelle stratégie de décision au plus tôt
Ingénierie simultanée  Nouvelle stratégie de décision au plus tôt   au plus tard Introduire l’ensemble des contraintes des différentes phases de développement (prise en compte des contraintes des autres métiers) Quantifier au plus tard la valeur des paramètres Définir des espaces admissibles pour les paramètres Choix des valeurs prises en fin de développement => Besoin des connaissances des autres métiers
Réduire les cycles de vie et les coûts de production Améliorer la qualité Développer l’innovation Travailler dans l’entreprise étendue Résumé des évolutions industriels Tels sont les challenges actuels de l’entreprise.
Pérenniser les connaissances de l’entreprise Utiliser au mieux ce capital de connaissances Développer des partages de connaissances (partenariats) Résumé des évolutions industriels Comment répondre à notre niveau à ces exigences
Partie II Les besoins
S ’inscrire dans une démarche de « Qualité totale» Evolution de la norme  :  ISO 9000-2000 Demande une maîtrise des différentes étapes du cycle de vie d’un produit et des connaissances constituant un métier. Votre vision de la qualité ??
Les principaux enjeux  ?? Partager et enrichir un capital de connaissances.  Optimiser les processus Pérenniser les compétences Favoriser l’innovation
Gérer un capital de compétences Restructuration Pérenniser les savoir-faire des experts Pertes de compétences ? =
Besoin de faire partager les connaissances Travail dans l’entreprise étendue   = Collaboration, partenariat Optimisation des projets à un niveau global, à la place du développement d’optimums locaux
Optimiser et standardiser les processus Utilisation des meilleures démarches et solutions de l’entreprise.   Diminution coûts des projets amélioration des processus =
Favoriser l ’innovation Pour survivre, l ’entreprise doit innover Elargir le champ des connaissances disponibles Méthode Triz (Outil Tech-optimizer)
Géométrie 2D\3D Modèle du produit Couple produit\process Automatisation des processus Nécessite intégration des connaissances métiers KM 1980 1990 1995 2000 S ’inscrire dans les évolutions des démarches de conception de produit (CFAO) Prendre en compte des informations plus proches de chaque métier
Les évolutions
Besoins liés à l’évolution des recherches en génie industriel Recherche de compétitivité :  On s’intéresse aujourd’hui à la disponibilité des connaissances\compétences pour réaliser les tâches Améliorer la technique Optimiser l’organisation
Besoins liés à l’évolution des outils informatiques Coupler les outils informatiques à des bases de connaissances Développer des systèmes d’un niveau d’automatisation plus élevé Evolution exponentielle des données disponibles sous une forme numérique Apparition de nouvelles technologies  (NTIC)
- Exigences industrielles (coûts, délais, qualité, +.) Erreurs de gestion du passé Evolutions des techniques, des technologies et des outils disponibles. Accroissement exponentiel des quantités de données disponibles Un besoin accru de partager des informations Conclusion sur les besoins
Conclusion sur les besoins Aujourd’hui, il devient indispensable pour les entreprises de se soucier de la gestion de leur capital de connaissances Il faut donc développer des méthodes et des outils spécifiques pour améliorer et optimiser cette « gestion » des connaissances
Partie III Quelques applications industrielles
Les étapes d’une gestion des connaissances :  A faire au tableau IDENTIFIER RE-UTILISER FAIRE   EVOLUER FORMALISER RECUEILLIR ENREGISTRER Connaissances d’une organisation VALIDER
Exemples industriels AEROSPATIALE  :  Mise en œuvre d'un recueil collectif des connaissances,  réunir les anciens experts avec les nouvelles recrues.  Création d'une base de données techniques multimédia à partir des retours d'incidents, des faits techniques en fabrication et aux essais.
Exemples industriels Centre spatial à KOUROU  :  une base de cas comprenant  30 champs,  un thesaurus de 7500 mots  avec 2000 mots clés d'indexation.
Exemples industriels CHRYSLER  :  un outil de base de connaissances "Book of Knowledge" comportant 1300 thèmes :  base de données électroniques accessible par Intranet permettant de stocker les meilleures démarches de conception et de process décelées lors d'un projet pour en faire bénéficier les autres équipes de développement.
Exemples industriels EDF (projet DIADEME)  :  système de gestion collective des connaissances associant à une masse documentaire des outils permettant d'accéder aux documents existants et de produire de nouveaux documents via le réseau.
Exemples industriels PECHINEY  :  mise en œuvre d'une base de données internes où figure un certain nombre de communications, de publications internes et externes. SNECMA  :  Capitaliser le savoir-faire "maison", faire retranscrire par les experts tout l'historique de la conception des nouveaux moteurs
Exemples industriels CEA  : Développement de systèmes experts, optimisation du cycle des Retours d’Expériences en utilisant la méthodologie REX [MAL94]. VALEO  :  Projet de gestion des connaissances, partage des info. sur intranet (insiste sur la qualité des documents)
Exemples industriels PSA, TECH AEROSPACE  : production d'un bréviaire de connaissances en utilisant la méthodologie CYGMA [SER99]. RENAULT  :  démarche de Mise En Règle de l'Expérience (MEREX) qui propose de capitaliser les expériences acquises d'un projet à l'autre
Exemples industriels STEIN HERTEY  :  recueil des questions récurrentes, des points sensibles du  métier résumés en  divers éléments de connaissances. SOLLAC  :  Création d’un pôle IA, démarche de gestion des connaissances

Partie 1 Besoins

  • 1.
    Septembre 2007 CoursGestion des connaissances 5A M. STOCK
  • 2.
    Exemples d'applications industriellesBesoins Plan du cours Etat de l'art Méthodes de développement Introduction
  • 3.
    Partie I Introduction à la gestion des connaissances
  • 4.
    Introduction Gérer laconnaissance = regrouper + accumuler + formaliser + conserver + transmettre + réutiliser + valoriser + ... les connaissances des différents métiers de l’entreprise On s’intéresse particulièrement aux connaissances techniques
  • 5.
    INTRODUCTION KM (KnowledgeManagement), un terme à la mode ?? Concorde ? Voyage sur la lune ? ?? La gestion des connaissances Pour faire quoi ? Tour EIFFEL ?
  • 6.
    INTRODUCTION 2 principauxaspects : Evolution du contexte industriel Mieux, plus vite, moins chère Remédier aux erreurs de gestion du passé Facteur rentabilité cours terme >> pérennité de l’entreprise
  • 7.
    Pour répondre àquels problèmes concrets ? INTRODUCTION La gestion des connaissances
  • 8.
    On apprend seulementà 10% par la logique déductive, et à 90% par la mise en situation, le mimétisme (prendre les habitudes d’une personne. Avant, le passage par le terrain était considéré comme formateur; maintenant les jeunes sont tout de suite responsables d’affaires. Avant, les gens travaillaient moins dans leur coin J’ai un gros carnet d’adresses; c’est ce qui me permet d’être renseigné, d’anticiper les problèmes Analyse de remarques des acteurs Le point de vue des plus anciens : ??
  • 9.
    On n’a passuffisamment capitalisé les historiques des affaires, les raisons d’abandon d’un produit... On réinvente la poudre tous les 4 ou 5 ans; Il faudrait faire un grand ménage dans nos archives Quand je suis arrivé, on nous donnait ce document de 1965 (unique exemplaire restant), qui dit l’essentiel sur le sujet et reste une bible. Quand quelqu’un part, même si ses armoires sont bien rangées, le successeur n’exploite pas ces informations Analyse de remarques des acteurs Le point de vue des plus anciens :
  • 10.
    On m’a vaguementattribué un tuteur, mais il n ’est pas assez disponible pour m’aider Je ne sais pas ce que font les autres équipes; Les clients en profitent, quand ils ont un jeune en face d’eux On ne me diffuse pas suffisamment les compte rendus importants Heureusement qu’il y a la machine à café pour se tenir au courant! Analyse de remarques des acteurs Le point de vue des plus jeunes :
  • 11.
    Rédiger, c’est bien,ça force à mettre en forme, à se poser des questions, à dire ce que l’on fait Dans les documents, on a toujours l ’impression que tout va bien; de plus il ne sont pas pédagogiques; On apprend souvent trop tard qu’une étude antérieure a été faite sur le même sujet Quelqu’un de chez nous avait commandité une étude sur le même sujet; je l’ignorais et j’ai failli payer une seconde fois Analyse de remarques des acteurs Le point de vue des plus jeunes :
  • 12.
    Pour répondre àquels problèmes concrets ? INTRODUCTION Connaissances oubliées : acquis antérieurs, solutions « rejetées », échecs et erreurs instructives, historique des décisions. ?? Iceberg de la connaissance Pertes de compétences individuelles : turn-over, départs en retraite d’experts. Pertes de compétences collectives : dispersion équipes projets, réorganisations, fusions difficiles.
  • 13.
    Pour répondre àquels problèmes concrets ? INTRODUCTION Compétences collectives : surmonter les difficultés dues à la division du travail et à l’éloignement, au travail en partenariat Compétences/connaissances ignorées : on ne connaît pas toujours ceux qui savent faire; on partage mal nos connaissances des clients, on ignore des solutions nouvelles (veille insuffisante) ??
  • 14.
    INTRODUCTION Non Est-ce que la gestion des connaissances c'est quelque chose de nouveau ? L ’entreprise gère depuis longtemps ses savoir-faire sous de multiples formes. ?? Attention aux effets de mode!!
  • 15.
    Le savoir-faire codifié: (reproductible, répétitif): les procédures et les processus, l’assurance qualité Le savoir-faire « mis en boîte » : outils, machines, produits... Le savoir-faire « documenté» : les archives, placards, le système documentaire, l’encyclopédie Les connaissances déjà formalisées ??
  • 16.
    Le savoir-faire informatisé: bases de données, CFAO, logiciels, workflow... La gestion des compétences: organisation du travail, DRH, formation tutorat... Le savoir-faire « rétrospectif : l ’activité de retour d ’expérience L’ouverture sur l ’extérieur : veille technologique, partenariats Les connaissances déjà formalisées
  • 17.
    INTRODUCTION Et lagestion des données …(les SGDT)? ?? Ce n’est plus suffisant Face aux quantités de données disponibles Aujourd’hui, besoin de gérer des connaissances ( contexte et mécanismes d’utilisation des données).
  • 18.
    La richesse principaled’une entreprise, c’est : réalisations personnel Données Connaissances : capital majeur de l’entreprise Connaissances matériel logiciel
  • 19.
    Il faut doncdévelopper des méthodes et des outils pour améliorer et optimiser la « gestion » des connaissances disponibles au sein de l'entreprise INTRODUCTION - Diversité - Complexité - Aspects humains Faire face aux évolutions du monde industriel :
  • 20.
    Partie II Lesévolutions du monde industriel
  • 21.
    Répondre aux exigenceset aux évolutions du monde industriel… Pourquoi cette recherche de « Qualité Totale » Les objectifs Réduire le temps pour commercialiser Réduire le coût total du produit Augmenter la standardisation et la modularité des produits Améliorer l’échange d’informations Augmenter la personnalisation du produit Augmenter le champ de prédiction Améliorer la qualité des produits
  • 22.
    Les évolutions dumonde industriel S’inscrire dans le triangle coût-Qualité-Délais Rester compétitif = Coûts Compétitivité Qualité Délais
  • 23.
    Répondre aux exigencesde diminution des coûts imposées par les Donneurs d’Ordres Coûts Maîtriser les coûts de développement des projets Exemple : impose aux fournisseurs de diminuer les prix de X% par an. Exemple : Chrysler
  • 24.
    Respect des délais: contrainte importante Délais Diminution constante de la durée des projets : Exemple : conception d’une automobile : - avant 5 ans - aujourd’hui 3 ans - objectif de 22-24 mois Exemple : EADS Idem en aéronautique
  • 25.
    La spirale dela compétitivité Fort niveau de compétitivité Entreprise Maîtrise des processus + de compétitivité Objectif de « Qualité Totale » Maîtrise des coûts des projets + de Qualité Respect des délais
  • 26.
    La spirale dela non-compétitivité Faible niveau de compétitivité Entreprise Travail dans l’urgence Moins compétitif Coûts des projets non maîtrisés Pb de Qualité Non respect des délais
  • 27.
    Les évolutions dumonde industriel Ce n’est plus suffisant Et aujourd’hui ?? Coûts Compétitivité Qualité Délais Réactivité Innovation
  • 28.
    Et aujourd’hui ?Diversité Réactivité Mondialisation de la concurrence + - Innover - Se spécialiser - Travailler en collaboration - Travailler en ingénierie simultanée Les évolutions du monde industriel
  • 29.
    Innovation Pourquoi innover? « Si l’avantage compétitif d’une entreprise ne repose que sur ses équipements, ses concurrents n’auront aucun mal à la rattraper en réalisant les mêmes investissements » Ryuji FUDUDA Faire autrement que la concurrence, faire mieux.
  • 30.
    Réactivité Pourquoi nécessaired’être très réactif ? Savoir réagir vite Répondre plus rapidement que la concurrence « Faire mieux et plus vite que la concurrence »
  • 31.
    Autres évolutions Processus deviennent de plus en plus complexe : Complexité des produits Pluridisciplinarité de l’équipe (+ entreprise étendue) Diversité des procédés Disciplines propres à l’ingénieur Disciplines nouvelles : Qualité, CFAO Disciplines « carrefour » : design, ergonomie, marketing, créativité De multiples discipline :
  • 32.
    Autres évolutions Chef de projet Informations produit Analyse des besoins Conception Fabrication Métrologie Nouvelles connaissances et source de justification des décisions Qualité CFAO Ergonomie Créativité Sécurité Environnement
  • 33.
    Travailler dans l’entrepriseétendue Autres évolutions Nouvelles contraintes :
  • 34.
    L ’entreprise étendue Donnéesd’entrées Produit fini Sous-Traitants Fournisseurs Partenaires Clients Recherche Consultants Veille Technologique Entreprise
  • 35.
    Autres évolutions Démarche de conception séquentielle Ingénierie simultanée Nouvelles contraintes :
  • 36.
    Ingénierie simultanée 206 208 Semaines C2 104 Semaines
  • 37.
    Méthode global deconception Autre aspect augmentant la complexité : Démarche de conception séquentielle Ingénierie simultanée Etape 1 Etape 2 Etape 3 Etape 4 Etape 1 Etape 2 Etape 3 Etape 4 Durée du projet Concept simple, mise en place très complexe
  • 38.
    Ingénierie simultanée Développement de produit Conception générale Conception détaillée Intégration Validation Qualification Contrôle Approvision nement Fabricat ion Industrialisation Réduction du cycle de 30% INGENIERIE SEQUENCIELLE Développement de produit Qualification Conception générale Conception détaillée Intégration Validation Approvision nement Fabrication Contrôle Production Analyse du besoin INGENIERIE SIMULTANEE Analyse du besoin
  • 39.
    Ingénierie simultanée Nouvelle stratégie de décision au plus tôt
  • 40.
    Ingénierie simultanée Nouvelle stratégie de décision au plus tôt
  • 41.
    Ingénierie simultanée Nouvelle stratégie de décision au plus tôt au plus tard Introduire l’ensemble des contraintes des différentes phases de développement (prise en compte des contraintes des autres métiers) Quantifier au plus tard la valeur des paramètres Définir des espaces admissibles pour les paramètres Choix des valeurs prises en fin de développement => Besoin des connaissances des autres métiers
  • 42.
    Réduire les cyclesde vie et les coûts de production Améliorer la qualité Développer l’innovation Travailler dans l’entreprise étendue Résumé des évolutions industriels Tels sont les challenges actuels de l’entreprise.
  • 43.
    Pérenniser les connaissancesde l’entreprise Utiliser au mieux ce capital de connaissances Développer des partages de connaissances (partenariats) Résumé des évolutions industriels Comment répondre à notre niveau à ces exigences
  • 44.
  • 45.
    S ’inscrire dans unedémarche de « Qualité totale» Evolution de la norme : ISO 9000-2000 Demande une maîtrise des différentes étapes du cycle de vie d’un produit et des connaissances constituant un métier. Votre vision de la qualité ??
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    Les principaux enjeux ?? Partager et enrichir un capital de connaissances. Optimiser les processus Pérenniser les compétences Favoriser l’innovation
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    Gérer un capitalde compétences Restructuration Pérenniser les savoir-faire des experts Pertes de compétences ? =
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    Besoin de fairepartager les connaissances Travail dans l’entreprise étendue = Collaboration, partenariat Optimisation des projets à un niveau global, à la place du développement d’optimums locaux
  • 49.
    Optimiser et standardiserles processus Utilisation des meilleures démarches et solutions de l’entreprise. Diminution coûts des projets amélioration des processus =
  • 50.
    Favoriser l ’innovation Poursurvivre, l ’entreprise doit innover Elargir le champ des connaissances disponibles Méthode Triz (Outil Tech-optimizer)
  • 51.
    Géométrie 2D\3D Modèledu produit Couple produit\process Automatisation des processus Nécessite intégration des connaissances métiers KM 1980 1990 1995 2000 S ’inscrire dans les évolutions des démarches de conception de produit (CFAO) Prendre en compte des informations plus proches de chaque métier
  • 52.
  • 53.
    Besoins liés àl’évolution des recherches en génie industriel Recherche de compétitivité : On s’intéresse aujourd’hui à la disponibilité des connaissances\compétences pour réaliser les tâches Améliorer la technique Optimiser l’organisation
  • 54.
    Besoins liés àl’évolution des outils informatiques Coupler les outils informatiques à des bases de connaissances Développer des systèmes d’un niveau d’automatisation plus élevé Evolution exponentielle des données disponibles sous une forme numérique Apparition de nouvelles technologies (NTIC)
  • 55.
    - Exigences industrielles(coûts, délais, qualité, +.) Erreurs de gestion du passé Evolutions des techniques, des technologies et des outils disponibles. Accroissement exponentiel des quantités de données disponibles Un besoin accru de partager des informations Conclusion sur les besoins
  • 56.
    Conclusion sur lesbesoins Aujourd’hui, il devient indispensable pour les entreprises de se soucier de la gestion de leur capital de connaissances Il faut donc développer des méthodes et des outils spécifiques pour améliorer et optimiser cette « gestion » des connaissances
  • 57.
    Partie III Quelquesapplications industrielles
  • 58.
    Les étapes d’unegestion des connaissances : A faire au tableau IDENTIFIER RE-UTILISER FAIRE EVOLUER FORMALISER RECUEILLIR ENREGISTRER Connaissances d’une organisation VALIDER
  • 59.
    Exemples industriels AEROSPATIALE : Mise en œuvre d'un recueil collectif des connaissances, réunir les anciens experts avec les nouvelles recrues. Création d'une base de données techniques multimédia à partir des retours d'incidents, des faits techniques en fabrication et aux essais.
  • 60.
    Exemples industriels Centrespatial à KOUROU : une base de cas comprenant 30 champs, un thesaurus de 7500 mots avec 2000 mots clés d'indexation.
  • 61.
    Exemples industriels CHRYSLER : un outil de base de connaissances "Book of Knowledge" comportant 1300 thèmes : base de données électroniques accessible par Intranet permettant de stocker les meilleures démarches de conception et de process décelées lors d'un projet pour en faire bénéficier les autres équipes de développement.
  • 62.
    Exemples industriels EDF(projet DIADEME) : système de gestion collective des connaissances associant à une masse documentaire des outils permettant d'accéder aux documents existants et de produire de nouveaux documents via le réseau.
  • 63.
    Exemples industriels PECHINEY : mise en œuvre d'une base de données internes où figure un certain nombre de communications, de publications internes et externes. SNECMA : Capitaliser le savoir-faire "maison", faire retranscrire par les experts tout l'historique de la conception des nouveaux moteurs
  • 64.
    Exemples industriels CEA : Développement de systèmes experts, optimisation du cycle des Retours d’Expériences en utilisant la méthodologie REX [MAL94]. VALEO : Projet de gestion des connaissances, partage des info. sur intranet (insiste sur la qualité des documents)
  • 65.
    Exemples industriels PSA,TECH AEROSPACE  : production d'un bréviaire de connaissances en utilisant la méthodologie CYGMA [SER99]. RENAULT  : démarche de Mise En Règle de l'Expérience (MEREX) qui propose de capitaliser les expériences acquises d'un projet à l'autre
  • 66.
    Exemples industriels STEINHERTEY : recueil des questions récurrentes, des points sensibles du métier résumés en divers éléments de connaissances. SOLLAC : Création d’un pôle IA, démarche de gestion des connaissances

Notes de l'éditeur

  • #2 Dire que cela devient important aujourd’hui Demander si certaines personnes savent ce que c’est