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(1219-1292), frère franciscain, savant et philosophe anglais.
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Polémiste infatigable, philosophe hardi, mathématicien,
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« Aucun discours ne peut donner la certitude, tout repose sur
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Ibn Khaldoun
Abū Zayd 'Abd ar-Ramān ibn Muhammad ibn Khaldūn al-Ḥaḍramī
(1332-1406), historiographe et historien arabe tunisien. Originaire d’une
famille andalouse d’origine yéménite, émigrée en Tunisie après la
reconquista menée par les Catholiques en Espagne.
Après une existence active comme conseiller ou ministre des
souverains berbères musulmans du Maghreb, se retire à 45 ans au
Caire, alors sous la domination des Mamelouks, où il rédige son œuvre
et enseigne. À Damas en 1401, rencontre Tamerlan, obtient du redouta-
ble conquérant qu'il épargne la vie des habitants, mais Tamerlan ne tient
pas sa promesse.
Muqaddimah (ou "Prolegomena"), préface à son ouvrage Kitab al-
Ibar ("Le livre des exemples"), est un projet d'histoire universelle.
Précurseur des disciplines modernes de l'historiographie, de la
sociologie, de l'économie, de la démographie, de la pédagogie, un des
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« L'histoire (…) consiste à méditer, à s'efforcer d'accéder à la
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connaître à fond le pourquoi et le comment des événements. L'histoire
prend donc racine dans la philosophie dont elle doit être comptée
comme une des branches. »
Photo : statue d’Ibn Khaldoun à Tunis, avenue Habib Bourguiba
Léonard de Vinci
Leonardo di ser Piero da Vinci (1452-1519), peintre italien, dessina-
teur et homme de science (géologie, hydraulique, balistique, géométrie,
optique, anatomie, botanique), ingénieur, sculpteur, architecte. Travaille à
Florence, Milan, Rome, termine sa vie au château du Clos Lucé à Amboise à
l’invitation du roi François 1er .
Affirme qu'il faut utiliser la raison pour découvrir la vérité. N'a pas peur
des erreurs et des échecs : ceux-ci sont une bonne opportunité pour s'appro-
cher des bonnes méthodes. Fait donc l'usage constant d'expériences pour
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nouvelles. Pratique la dissection malgré l’interdiction de l’Église. Végétarien.
Pour lui, l’être humain doit s'engager à combattre le mal et à faire le bien.
« Va prendre tes leçons dans la nature, c’est là qu’est notre futur. »
« Toute connaissance commence par les sentiments. »
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une vie bien vécue nous mène à une mort paisible. »
« Blâme ton ami en secret ; vante-le devant les autres. »
« Le mal est notre ennemi. Mais ne serait-il pas pire qu'il fût notre
ami ? »
« Il ne faut pas appeler richesses les choses que l’on peut perdre. »
« Plus on connaît, plus on aime. »
Images : Autoportrait, études anatomiques
Nicolas Copernic
(1473-1543), chanoine, médecin et astronome polonais. Étudie à
Bologne le droit canonique, le droit civil, la médecine et la philosophie, le
grec.
Dès 1511, abandonne le modèle d’univers de Ptolémée (la Terre,
immobile, est le centre de l’univers) au profit d'un système héliocentrique
(le Soleil se trouve au centre de l‘univers et la Terre tourne autour de lui *).
Le système de Copernic permet même de mesurer les distances de
chaque planète au Soleil, ce qui était impossible dans un système
géocentrique. Cela permettra plus tard à Johannes Kepler de calculer les
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système solaire, lois sur lesquelles Isaac Newton s'appuiera pour élaborer
sa théorie de la gravité.
Bien que chanoine, n’est pas inquiété de son vivant, et dédie même
son livre au Pape Paul III. Mais en 1616, son ouvrage De Revolutionibus
Orbium Coelestium est finalement mis à l’Index. Cette censure très tardive
arrive parce que les preuves de la réalité des thèses de Copernic sont enfin
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  • 2. Roger Bacon (1219-1292), frère franciscain, savant et philosophe anglais. Études à Oxford puis à Paris. Apprend d'abord l'arabe, le grec et l'hébreu, afin de pouvoir étudier dans le texte original les traités d'Aristote et des philosophes orientaux, que, selon lui, l'ignorance des traducteurs latins avait totalement dénaturés. Substitue à l’autorité d’Aristote celle de l’expérience, s’entoure de jeunes qu’il instruit et qui l’aident dans ses recherches expérimentales. Fait des découvertes en astronomie, en physique, en chimie et en médecine. Le premier à s’apercevoir de l’erreur du calendrier Julien par rapport à l’année solaire. Un des fondateurs de l’optique : met au point la théorie des miroirs ardents, explique la formation de l’arc-en-ciel, étudie l’action des lentilles et des verres connexes, invente les lunettes pour les presbytes. En 1266, le pape Clément IV (mort en 1268) qui l'a en grande estime lui demande de lui envoyer ses travaux en secret, malgré les interdits des Constitutions de Narbonne (1260). Bacon lui envoie son Opus majus et quelques instruments de mathématiques qu’il a inventés. ../..
  • 3. Roger Bacon Pour cette infraction aux règlements de son ordre, et pour « certaines nouveautés suspectes », est emprisonné de 1277 à 1292 par le ministre général de l'ordre franciscain. Vers 1292, compose le Compendium studii theologiae (Abrégé des études théologiques), qui résume sa pensée en philosophie et théologie. Pour lui, il appartient aux chercheurs de corriger les erreurs de leurs prédécesseurs : ainsi Aristote a modifié le système de PIaton, Avicenne celui d'Aristote, Averroès les doctrines de tous ses devanciers. Dénonce les Croisades, qu'il considère comme une entreprise de domination sur des peuples. Polémiste infatigable, philosophe hardi, mathématicien, logicien, grammairien et expérimentateur accompli, premier promoteur de la méthode expérimentale et le plus grand linguiste de son temps, est surnommé le ‟ Doctor mirabilis” (Docteur admirable). « Aucun discours ne peut donner la certitude, tout repose sur l'expérience », expérience scientifique ou religieuse, précise-t-il.
  • 4. Ibn Khaldoun Abū Zayd 'Abd ar-Ramān ibn Muhammad ibn Khaldūn al-Ḥaḍramī (1332-1406), historiographe et historien arabe tunisien. Originaire d’une famille andalouse d’origine yéménite, émigrée en Tunisie après la reconquista menée par les Catholiques en Espagne. Après une existence active comme conseiller ou ministre des souverains berbères musulmans du Maghreb, se retire à 45 ans au Caire, alors sous la domination des Mamelouks, où il rédige son œuvre et enseigne. À Damas en 1401, rencontre Tamerlan, obtient du redouta- ble conquérant qu'il épargne la vie des habitants, mais Tamerlan ne tient pas sa promesse. Muqaddimah (ou "Prolegomena"), préface à son ouvrage Kitab al- Ibar ("Le livre des exemples"), est un projet d'histoire universelle. Précurseur des disciplines modernes de l'historiographie, de la sociologie, de l'économie, de la démographie, de la pédagogie, un des plus grands philosophes du Moyen-Âge. « L'histoire (…) consiste à méditer, à s'efforcer d'accéder à la vérité, à expliquer avec finesse les causes et les origines des faits, à connaître à fond le pourquoi et le comment des événements. L'histoire prend donc racine dans la philosophie dont elle doit être comptée comme une des branches. » Photo : statue d’Ibn Khaldoun à Tunis, avenue Habib Bourguiba
  • 5. Léonard de Vinci Leonardo di ser Piero da Vinci (1452-1519), peintre italien, dessina- teur et homme de science (géologie, hydraulique, balistique, géométrie, optique, anatomie, botanique), ingénieur, sculpteur, architecte. Travaille à Florence, Milan, Rome, termine sa vie au château du Clos Lucé à Amboise à l’invitation du roi François 1er . Affirme qu'il faut utiliser la raison pour découvrir la vérité. N'a pas peur des erreurs et des échecs : ceux-ci sont une bonne opportunité pour s'appro- cher des bonnes méthodes. Fait donc l'usage constant d'expériences pour infirmer ou confirmer ses théories ou tout simplement en découvrir des nouvelles. Pratique la dissection malgré l’interdiction de l’Église. Végétarien. Pour lui, l’être humain doit s'engager à combattre le mal et à faire le bien. « Va prendre tes leçons dans la nature, c’est là qu’est notre futur. » « Toute connaissance commence par les sentiments. » « Comme une journée bien remplie nous donne un bon sommeil, une vie bien vécue nous mène à une mort paisible. » « Blâme ton ami en secret ; vante-le devant les autres. » « Le mal est notre ennemi. Mais ne serait-il pas pire qu'il fût notre ami ? » « Il ne faut pas appeler richesses les choses que l’on peut perdre. » « Plus on connaît, plus on aime. » Images : Autoportrait, études anatomiques
  • 6. Nicolas Copernic (1473-1543), chanoine, médecin et astronome polonais. Étudie à Bologne le droit canonique, le droit civil, la médecine et la philosophie, le grec. Dès 1511, abandonne le modèle d’univers de Ptolémée (la Terre, immobile, est le centre de l’univers) au profit d'un système héliocentrique (le Soleil se trouve au centre de l‘univers et la Terre tourne autour de lui *). Le système de Copernic permet même de mesurer les distances de chaque planète au Soleil, ce qui était impossible dans un système géocentrique. Cela permettra plus tard à Johannes Kepler de calculer les trajectoires de ces astres, et d'établir les lois du mouvement dans le système solaire, lois sur lesquelles Isaac Newton s'appuiera pour élaborer sa théorie de la gravité. Bien que chanoine, n’est pas inquiété de son vivant, et dédie même son livre au Pape Paul III. Mais en 1616, son ouvrage De Revolutionibus Orbium Coelestium est finalement mis à l’Index. Cette censure très tardive arrive parce que les preuves de la réalité des thèses de Copernic sont enfin apportées par Galilée. * Copernic n'est pas l'inventeur de la théorie héliocentrique. Il cite d’ailleurs l'astronome grec Aristarque de Samos, partisan de l'héliocentrisme dès le IIIe siècle avant notre ère.
  • 7. Paracelse Philippus Theophrastus Aureolus Bombast von Hohenheim (1493- 1541), ou Theophrast Paracelsus, ou Paracelse, médecin-chirurgien suisse, théologien et alchimiste d’expression alémanique. Enfance et scolarité à Einsiedeln et en Carinthie. Premier cycle de voyages comme chirurgien-barbier dans diverses armées et d'études à travers l'Europe, 1er établissement à Salzbourg. Deuxième cycle de voyages comme médecin-chirurgien en Souabe, en Alsace, à Strasbourg. Professeur et médecin à Bâle. Émasculé dans l'enfance par un militaire, atteint de disgrâces phy- siques par lesquelles on a expliqué son instabilité, ses penchants alcooliques et son irritabilité. Ses théories constituent un échafaudage surprenant où se combinent la médecine, la philosophie, l'alchimie, l'occultisme et l'astrologie. En tant qu'alchimiste, donne une certaine impulsion à l'emploi des substances chimiques en thérapeutique. Apporte d'excellentes notions sur un grand nombre de médicaments : l'opium, le mercure, l'arsenic, le soufre, l'antimoine. Développe l'usage des métaux non-toxiques dans les traitements médicaux. Initie le tournant de la médecine galéniste vers la médecine moderne basée sur la biochimie, en déstabilisant les édifices d’Aristote et de Galien et en ouvrant la voie à la physiologie expérimentale. ../..
  • 8. Paracelse Sa pensée est le point de départ du long processus de séparation de la chimie de l'alchimie. Philosophe de la nature d'inspiration chrétienne et alchimiste, théo- logien laïque. Théoricien du ‘Grand Tout', toujours animé par le désir de pénétrer la nature profonde des choses, attiré aussi bien par la Nature que par le Royaume de Dieu. Sa pensée foisonnante, exubérante, est à l'image de l'homme rebelle, truculent, profondément croyant, se pensant, sur la fin de sa vie, comme le médecin-prophète du dernier âge. À Salzbourg dans le réquisitoire De septum punctis idolatriae cristianae ("Sur sept points de l'idolâtrie chrétienne"), s'en prend à toutes les cérémonies, prières, aumônes, bénédictions et formes excessives de pèlerinages. Affirme que homme possède 1) un corps physique, mortel, 2) un corps sidéral, son esprit, 3) une âme immortelle. « On ne peut point aimer la médecine sans aimer les hommes.» « Vous n'attendez pas de moi une leçon de conformisme, et vous avez raison. »« Je préfère les sentiers et les routes aux universités où l'on n'apprend rien. »
  • 9. Bernardino de Sahagún Bernardino de Ribera (v. 1500-1590), missionnaire franciscain et ethnographe espagnol, père de l’ethnologie mderner. Étudie au couvent de Salamanque où il prononce les vœux. En 1529, envoyé au Mexique, affecté au collège franciscain de Santa Cruz à Tlatelolco, près de Mexico. Participe à l'œuvre de prédication, de conversion, et d'instruction des enfants de la noblesse indigène en latin et en nahuatl, acquiert la maîtrise de la langue aztèque. De 1550 à 1555, il travaille à une histoire de la Conquista espagnole, en se basant sur les récits des survivants indigènes. Malgré les criantes de ses supérieurs que cet ouvrage n'encou- rage "l'idolâtrie", effectue un travail de compilation précurseur de l'ethnologie aztèque : le Codex de Florence, dont le texte nahuatl est traduit sous le nom d’Histoire générale des choses de la Nouvelle- Espagne : 3 volumes divisés en 12 livres. L'ouvrage comporte un texte nahuatl, un texte espagnol et 2468 illustrations faites par des scribes nahuas. En 1577, le roi Philippe II prend la décision d'interdire l'étude du passé "païen" des indigènes et, pour éviter leur circulation, fait rapatrier les livres en Espagne. Rodrigo de Sequera, commissaire de l’ordre franciscain, parvient à préserver le codex et le rapporte en Espagne en 1580.
  • 10. Michel Servet Miguel Serveto ou Michel de Villeneuve (1511-1553), théologien et médecin français d'origine espagnole. S'intéresse à toutes les branches du savoir, de la géographie aux mathématiques, de l'alchimie à l'astrologie, de la médecine à la théologie. Découvre la circulation pulmonaire, précise que le sang se régénère dans les poumons au contact de l'air. À l’âge de 20 ans, dans son traité De Trinitatis erroribus, remet en question la nature divine de Jésus, affirme que les Évangiles n'apportent aucune preuve du dogme de la Trinité. S'affirme cependant Chrétien et espère que l'abolition du dogme de la Trinité permettra de rallier au christianisme les fidèles des autres religions monothéistes que sont les Juifs et les Musulmans. En 1536, au service de l'évêque de Vienne (Dauphiné) en qualité de médecin, entame une correspondance secrète avec le réformateur protestant Jean Calvin. Condamné à mort pour hérésie par les Catholiques et les Protestants.
  • 11. Giambattista della Porta (1535-1615), savant italien. Auteur de travaux en agriculture, physique (magnétisme), optique, alchimie, géométrie, philosophie, cryptologie, physionomie, mnémotechnique. Auteur dramatique. S'intéresse particulièrement au merveilleux et aux secrets de la nature, compose à 15 ans les premiers tomes de son ouvrage Magia naturalis (Magie naturelle), publié en1558. De nombreux chapitres concernent la production de denrées agricoles et de boissons. S'intéresse aux légumes, fruits, viandes, à la conservation des aliments et à la distillation. Fondateur de l'académie des Otiosi, puis de l’Accademia dei secreti (Académie des secrets) dont le nom éveille des soupçons de magie. L’Inquisition et le pape Paul III la suppriment et lui interdisent de se mêler plus longtemps d’ "arts illicites". Plus tard, il installe chez lui un cabinet de curiosités qu'il fait visiter à des savants étrangers. On lui attribue l'invention de la chambre noire et des combinaisons de lentilles optiques et de miroirs. Dans le domaine de la cryptographie, met au point un procédé de chiffrement par substitution polyalphabétique.
  • 12. William Gilbert ou William Gylberde (1544-1603), savant et médecin anglais. Médecin de la reine Élisabeth Ire puis de Jacques Ier. Son premier ouvrage De magnete, magneticisque corporibus, et de Magno Magnete Tellure ("Du magnétisme, des corps magnétiques, et du Grand Aimant Terre" - 1600) fait le bilan de près de 20 années d'expériences sur le magnétisme des aimants naturels et artificiels et sur les boussoles. Ce livre développe une théorie d'ensemble du magnétisme terrestre tout en puisant dans le vieux savoir des forgerons de Colchester. Fondant son hypothèse sur des expériences précises, assimile la Terre à un aimant, raison pour laquelle la boussole indique le nord. Découvre que de nombreux matériaux autres que l'ambre peuvent acquérir par frottement la propriété d'attirer des corps légers. Ainsi l'aimant n'attire que le fer, tandis que l'ambre attire des matériaux très divers. Donne une liste de ces corps, et pour désigner la propriété qu'ils partagent avec l'ambre - elektron en grec - forge l'adjectif "électrique". En son honneur, une unité de force magnétique est appelée le gilbert.
  • 13. John Napier (1550-1617), théologien, physicien, astronome et mathématicien écossais, en français Jean Neper. Salvator's College de l'université de St Andrews’, puis études et voyages en Europe (Paris, Bâle, Genève, Iena, Marbourg ?). Passe la majeure partie de sa vie dans le manoir familial de Merchiston, près d'Édimbourg, gère activement sa propriété, commerce beaucoup, et développe une approche scientifique de l'agriculture. Imagi- ne des machines de guerre pour la défense contre les papistes, perfec- tionne la vis d'Archimède. Fervent Protestant, condamne vivement l'Église de Rome et fait même du pape l'antéchrist décrit par St Jean dans l’Apocalypse. Donne quelques formules en trigonométrie sphérique, sépare la partie entière et la partie fractionnaire d'un nombre en écriture décimale. Veut rendre plus simples et le plus rapides les calculs portant sur les multiplications, les divisions et les extractions de racine carrée de grands nombres. Invente des ‘os de Neper’, des petits bâtons de bois sur lesquels sont inscrits les tables de multiplication, et qui permettent de simplifier ces opérations. Découvre les logarithmes et écrit la première table des logarith- mes népériens, publiés par le mathématicien anglais Henry Briggs (1556- 1630).
  • 14. Matteo Ricci (1552-1610), prêtre jésuite italien. Un des premiers jésuites à pénétrer en Chine, en étudie la langue et la culture. Acquérant une profonde sympa- thie pour la civilisation chinoise, y est reconnu comme un authentique "lettré" et comme l'un des rares étrangers à être considéré comme père fondateur de l'histoire chinoise. . Se présente comme un religieux qui a quitté son pays natal dans le lointain Occident, à cause de la renommée du gouvernement de la Chine, où il désire demeurer jusqu'à sa mort, en y servant Dieu, le Seigneur du ciel. Dessine des mappemondes qui font connaître aux Chinois le reste du monde, traduit en chinois des livres de philosophie, de mathématiques et d'astronomie. Inversement, révèle à l'Occident Kong Fu Tseu (Confucius), dont il traduit les 4 livres, créant un dialogue approfondi avec les lettrés et les hommes de culture. Partage avec les savants chinois ses connaissances de mathématicien et d’astronome pour la réforme du calendrier chinois, ses talents de cartographe, sa pratique de l’horlogerie et de la musique. Son travail et ses activités ont une perspective d'évangélisation en profondeur, même s'il ne cherche pas à baptiser en masse. Compose le Traité de l’Amitié, recueil de 100 maximes de sagesse de l’Occident. Son ouvrage le plus célèbre reste le Tianzhu Shyi, le véritable sens du Seigneur du ciel, catéchèse en forme de dialogue entre deux sages d’Orient et d’Occident.
  • 15. Francis Bacon (1561-1626), homme politique anglais, philosophe et théori- cien de la science expérimentale. S’oppose à la logique aristotélicienne, dégage la science de la théologie qui a rendu l’intelligence humaine « stérile comme une nonne ». Abandonne la pensée déductive, qui procède à partir des principes admis par l’autorité des Anciens, au profit de l’ « interprétation de la nature », où l’expérience apporte des connaissances nouvelles. Soumet la nature à l’expérience par une investigation au ras du sol. Tire de l’expérience une induction, non pas simplement totalisante qui se borne à constituer le catalogue des données acquises, mais amplifiante qui passe des faits connus à ceux qu’on peut raisonnablement leur assimiler. Dresse un état des connaissances pour en déterminer les parties déficientes qui sont à compléter et entend réorganiser la carte du savoir en tenant compte de l’avancement historique de la science. Son utopie scientifique, exposée dans la Nouvelle Atlantide, repose sur une société dirigée par un "collège universel" qui regrou- perait laboratoires, bibliothèques et observatoires où le travail de recherche serait réalisé par des équipes de techniciens. « La science véritable est la science des causes ». « Ce ne sont pas des ailes qu’il faut à notre esprit, mais des semelles de plomb ». « On ne commande à la nature qu’en lui obéissant. »
  • 16. Galilée Galileo Galilei (1564-1642), mathématicien, géomètre, physicien et astronome italien. En physique, démontre la relativité du mouvement et la loi qui fait dépendre la durée d'oscillation d'un pendule de sa longueur. Invente des instruments tels que le compas géométrique. Met au point une lunette astronomique qui lui permet de découvrir les cratères de la Lune, et les 4 plus gros satellites de Jupiter. Dans son ouvrage De revolutionibus, en 1543, défend la conception de l’univers de Copernic : la Terre tourne autour du Soleil et n'est qu'une planète parmi les autres du système solaire. Attaqué pour ses théories par l'Église catholique, qui les juge non conformes à la foi chrétienne. Jugé en juin 1633 par l’Inquisition qui le force à renier ses affirmations, ce qu'il fait pour éviter la mort. La légende veut qu'à la fin de sa vie il ait prononcé ces mots : « Et pourtant, elle tourne ». Termine sa vie en résidence surveillée tout en pouvant continuer ses travaux. Réhabilité par l'Église catholique en …1992. “ Si l’Écriture ne peut errer, certains de ses interprètes et commentateurs le peuvent, et de plusieurs façons, dont une des plus communes et des plus graves serait de s’en tenir toujours au sens littéral. ”
  • 17. Johannes Kepler (1571-1630), mathématicien, physicien, astrologue-astronome et musicien allemand. Études de théologie et de mathématiques. Débute sa carrière comme assistant de Tycho Brahé (1546-1601) à Prague. Confirme l’hypothèse héliocentrique de Nicolas Copernic, affirmant que la Terre tourne autour du Soleil. Découvre que les planètes ne tournent pas autour du Soleil en suivant des trajectoires circulaires parfaites, mais des trajectoires elliptiques. Énonce les relations mathématiques (dites lois de Kepler) qui régissent les mouvements des planètes sur leur orbite*. Dans Harmo- nices mundi, exprime, en termes musicaux, ses convictions concernant les connexions entre le physique et le spirituel : l’univers est une image de Dieu, l'harmonie de la musique réflète celle de l'univers et de son créateur Son dernier ouvrage Somnium seu astronomia lunari est un roman de science-fiction sur le thème du voyage vers la Lune. Doit déployer d'immenses efforts pour sauver du bûcher sa mère accusée de sorcellerie. Meurt sans recevoir les derniers sacrements d’un pasteur luthérien, car il n'a pas voulu auparavant condamner les calvinistes… * le carré de la période de révolution d’une planète (ou temps nécessaire pour faire un tour complet) est proportionnel au cube de la taille de son orbite. Ces lois seront exploitées par Isaac Newton pour élaborer la théorie de la gravitation universelle.
  • 18. Pierre Gassendi Pierre Gassend (1592-1655), mathématicien, philosophe, prêtre, théologien et astronome français. Docteur en théologie, chanoine de Digne, professeur de philosophie à Aix-en-Provence puis professeur de mathématiques au ‘Collège Royal’. Observe les comètes, Jupiter, la Lune, Mars, les taches solaires, les éclipses, donne leur nom aux aurores boréales. Étudie la chute des corps, les flocons de neige. Croit au vide et aux atomes. S’oppose aux aristotéliciens et à Descartes (qui le méprise), ne croit pas qu’on puisse prouver rationnellement l’existence de Dieu. Défend l’âme des animaux. Ne cesse de combattre toutes les formes du dogmatisme et les métaphysiques aventureuses. Voudrait que soit reconnue à l'imagination une place aussi importante que celle de la raison. Se réclame de l’épicurisme des Anciens et se rattache au courant empiriste et scientifique. Considère que les avancées contem- poraines seront à leur tour relativisées par les découvertes à venir. Fait preuve de modestie, douceur, bienfaisance, et simplicité. Reste fidèle à l’Église, mais on ne sait trop s’il était chrétien, agnostique ou partisan d’une religion épurée.
  • 19. Comenius né Jan Amos Komenský (1592-1670), philosophe, grammairien et pédagogue tchèque. Né en Moravie, orphelin à 12 ans, études à Herborn et Heidelberg. Directeur d’école puis pasteur protestant. En 1621, au début de la Guerre de Trente Ans, perd en quelques mois son pays, sa paroisse, ses travaux et sa famille. Condamné à l’éternel exil, voyage dans une grande partie de l'Europe : c’est pourquoi on a vu en lui un précurseur de l’unité européenne. À partir de 1628, s'intéresse à la pédagogie, intervient en Pologne, Hongrie, Angle- terre, Suède. Termine sa vie à Amsterdam. Membre du mouvement protes- tant des ‘Frères tchèques’, s'occupe toute sa vie de perfectionner les méthodes d'instruction. La dimension universaliste de sa pensée est contenue dans le concept de pansophia, ou sagesse universelle. Il s’agit d’apprendre à bien penser : les élèves doivent mémoriser le moins possible. Insiste sur le travail manuel, l’éducation artistique, l’enseignement des langues, les jeux de groupe, considère que l’éducation est un processus qui doit durer toute la vie et que le monde entier est une école. Préconise une démocratisation de l’éducation, affirme que les filles ont les mêmes capacités intellectuelles que les garçons, plaide pour une meilleure prise en charge des élèves en difficulté « Tout doit être enseigné à tout le monde, sans distinction de richesse, de religion ou de sexe ».
  • 20. René Descartes (1596-1650), mathématicien, physicien et philosophe français. Études chez les jésuites de la Flèche, licence en droit à la faculté de Poitiers. S'engage dans l'armée bavaroise, voyage à travers l'Europe. Sa méthode scientifique, exposée en 1628 dans les Règles pour la direction de l'esprit, puis dans le Discours de la méthode en 1637, affirme constamment une rupture par rapport à la scolastique enseignée dans l'Université. Elle s’appuie sur les mathématiques, qui sont pour lui la seule chose certaine. Le Discours est suivi de 3 essais : optique, météorologie, géométrie. En 1633, son ouvrage Traité du monde et de la lumière décrit les struc- tures physiques qui nous régissent, défend notamment le fait que la Terre tourne sur elle-même et autour du Soleil, suivant en cela Copernic et Galilée. Mais ce dernier vient d'être condamné par l'Inquisition, et Descartes préfère être prudent. Publie les Principes de la philosophie en 1644. Comme la plupart des savants de son époque, fait l'objet de contestations (‘Querelle d'Utrecht’, lancée par le théologien calviniste Gisbertus Voetius), mais est soutenu par son ami le Père Marin Mersenne (1588-1648) à Paris. Décédé en Suède où il a été nommé tuteur de la reine Christine. ■