CARDIOLOGIE

Prévention des maladies cardiaques (Rôle infirmier)

-Fièvre rhumatismale: (RAA) Valvulopathies acquises
    • Si pharyngite ou amigdalite : écouvillon pharyngé pour déceler un strepstocoque et
       expliquer les complications possibls d'une angine.

-Maladies cardiaques congénitales
   • pas d'automédication pendant la grossesse
   • Rubéole: vaccin ou si non immunisée et exposée pendant la grossesse, envoyer chez le
       médecin (injection prophylactique de gamma-globulines)
   • Diagnostic précoce

-Maladie coronarienne
 Déterminer les facteurs de risque:
   • cholestérol
   • hérédité, stress, tabac
   • obésité
   • diabète et hypertension
   • sexe masculin

-Décompensation cardiaque
   • contrôle régulier chez le médecin
   • Autosurveillance!
      enseignement préventif (régime diététique, surveillance du poids pour détecter la
      rétention d'eau, tension, saturation, complience traitement...)
   • Symptômes principaux D cardiaque D :
      -jugulaire saillante
      -hépatomégalie
      -oedème MI
   • Symptômes principaux D cardiaque G:
      -Dyspnée

Observations lors de l’examen clinique

-Coloration de la peau et des muqueuses
-Respiration,toux expecto.
-Température
-Transpiration
-Pouls
-TA
-Douleur
-Œdème
-Diurèse (min ½ cc/kg/h)
-Poids
-Fatigue
-État psychologique (rassurer)
-État de conscience

L’anamnèse: âge, antécédents médicaux et chir, symptômes subjectifs récents,
l’auscultation, et la palpation (médecin) complètent l’examen clinique.

Constantes biologiques

Électrolytes:
    - Na: 135 à 145 meq/L
    – K: 3, 5 à 5 meq/L
–   Ca:8,8 à 10,4 mg/dl
   –   Urée: 15 à 50 mg/dl
   –   créatinine: 0,8 à 1,3 mg/dl

Enzymes sériques

-Troponine: normale: < ou = à 0,6mg/L
            angor instable: 0,6 à 1,5 mg/L
            infar: > ou = à 1,5mg/L
-CK-MB: 0 à 12 UI/L

ces enzymes augmentent en cas d'infarctus.

Coagulation

-INR: 0,8 à 1,2 (zone thérapeutique entre 3,5 et 4 pour les P sous sintrom) mais danger
d'hémorragie si = à 5
-TCA: 25 à 39 sec
-Fibrinogène: 150 à 400 mg/dl (si trop élevé, risque de trop grande coagulation)

Hématlologie

-Globules rouges: 4 à 6 millions/mm3
-Hématocrite: 35 à 54%
-Globules blancs 4.000 à 10.000/mm3
-hémoglobine: 12 à 16 gr/dl
-CRP: - de 1 mgr/dl
-Cofo: déceler Hb (si – de 9gr/dl)
       déceler HT (si – de 30%)
       alors transfusion!


Examens fonctionnels

-ECG, Holter, ECG d’effort
-Rx Thorax
-Echocardiogramme (mesure la fraction d'éjection des ventricules)
-Explorations isotopiques: angiocardioscintigraphie et scintigraphie myocardique (permet de
savoir si le coeur est suffisamment perfusé)

Fraction d'éjection des ventricules = % du volume sanguin éjecté par le coeur à chaque
contraction par rapport au volume total ventriculaire.

Electrophysilogie du coeur

Le tissus a différentes fonctions:

   1. Excitation:
      Repos, Dépolarisation, Repolarisation
      C'est l'effet bathmotrope
      Problèmes si pome à sodium défecteueuse ou/et si troubles ioniques
   2. Conduction:
      Le noeud sinusal est responsable de la conduction, c'est le tissus conducteur!
      C'est l'effet dromotrope
3. Contraction (qu'est-ce que l'on entend par le volume d'éjection?)
      C'est l'effet inotrope

Pour la fréquence, c'est l'effet chronotrope (médicaments)

La polarisation = repos de la cellule musculaire
La dépolarisation = stimulation de la cellule musculaire
la repolarisation = phénomène actif, pompe à sodium

Voir schéma page 10, anatomie du tissu de conduction
Voir schéma page 11, le cycle cardiaque




CONTRACTION: Volume d’éjection

Quantité de sang que le ventricule éjecte à chaque contraction

-Précharge: tension des fibres myocardiques qui se développe en fin de diastole dans la paroi
du ventricule (la volémie entraîne une augmentation de la précharge)

-Postcharge: la résistance contre laquelle le ventricule doit lutter pour éjecter son volume
(+élevée si tension haute, plus basse si tension basse)

-Contractilité: capacité intrinsèque des fibres myocardiques à se contracter et à éjecter le
contenu ventriculaire

L’ECG

est la représentation graphique de l’activité électrique du coeur

Les 12 dérivations de l’ECG

Une dérivation permet d’enregistrer l’activité électrique du cœur à partir d’un angle de vision
déterminé.

6 dérivations périphériques (plan frontal)
3 dérivations bipolaires des membres D1, D2, D3 (2 mains et le pied G)
3 dérivations augmentées des membres AVR, AVL, AVF (2 mains et pied G)




6 dérivations précordiales thoraciques (plan horizontal)
on place une éléctrode neutre à la jambe droite et les électrodes ventouses à 6 endroits
différents sur le thorax.

V1,V2,(cavités droites)
V3, V4,(septum)
V5,V6.(cavités gauches)

Voir schéma page 15




Quand l’onde de dépolarisation se déplace vers une électrode positive, on enregistre une
déflexion positive (D2, V5, V6).
Inversement ,si elle s’en éloigne, la déflexion sera négative (AVR, V1, V2)


Surveillance de l’ECG:

   –   Fréquence :
       Le nœud sinusal, pace maker principal du cœur, engendre un rythme sinusal.
   –   Repérer l’onde R sur une ligne épaisse et compter: 300, 150, 100, 75, 60, 50


   –   Le centre ectopique = foyer d'automaticité donnant des rythmes d'échappement (si le
       noeud sinusal ne fonctionne plus)
   –   Le rythme prore des
       - oreillettes: 60 à 80 b/min
       - jonction AV: 40 à 60 b/min
       - ventricule: 20 à 40 b/min
   –   en cas de bradychardie sinusale, compter les cycles sur un tracé d'une longueur de 15
       cm qui représente 6 secondes d'enregistrement (4 cycles) et faire x10.


   –   Rythme:
   –   A l’ECG: distance égale entre des ondes similaires (R) car le nœud SA maintient une
       durée constante entre les influx dépolarisants qu’il engendre.

   –   Ondes:
   –   Présence de chaque onde: P QRS T

   –   Conduction:
   –   Espace PQ< 0,20 sec (5 carrés)
– Espace QT<0,40 sec
   – Espace QRS< 0,12 sec
(Dia 35)


Les arythmies

Arythmie: sans rythme, mais on utilise ce terme pour désigner tout rythme anormal.
Troubles du rythme niveau oreillettes, niveau du nœud AV et niveau ventricules.

Arythmies atriales (oreillettes):

1.Bradycardie sinusale

Correspond à un rythme qui prend naissance dans le sinus, à une fréquence régulière< à 60/
min.

2.Bloc sinusal

Le noeud sinusal peut cesser de décharger pendant au moins un cycle faisant apparaître un
BLOC SINUSAL et puis il reprend son rythme (pause)
peut être régulier ou irrégulier.

3.Rythmes rapides

-tachycardie auriculaire paroxystique (TAP):150 à 250 bat/min
    • décharge rapide et soudaine d'un seul foyer ectopique auriculaire très excitable
    • QRS: oui




-Flutter auriculaire: 250 à 350     bat/min
   •   prend naissance dans un seul foyer ectopique auriculaire
   •   les ondes P se succèdent rapidement et chacune est identique à la suivante
   •   le QRS n'aura pas l'occasion d'apparaître régulièrement (espacé)




- Fibrillation auriculaire: 350 à 450 bat/min
    • prend naissance dans de nomlbreux foyers ectopiques
    • La réponse ventriculaire est irrégulière.

RISQUE DE FORMATION ET MOBILISATION DE CAILLOTS!!!
Arythmies jonctionnelles:

1.Tachycardie supraventriculaire

TAP ou TJP issu de foyers d’automaticité prenant naissance au dessus des ventricules

2.Blocs auriculo-ventriculaires (BAV)

retardent ou font disparaître la conduction des oreillettes vers les ventricules

Le bloc AV 1(du premier degré)

   •   retarde ou fait disparaitre la conduction des oreillettes vers les ventricules
   •   prolongeant l’intervalle PR

BAV 2° (de Wenckebach)

   •   L’intervalle PR s’allonge progressivement jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de réponse
       ventriculaire. (onde P isolée) Ces séries se répètent.
   •   PR allongé puis disparait

BAV 2° (Mobitz)


   •   Bloque complètement plusieurs      dépolarisations atriales avant qu’il y ait conduction aux
       ventricules
   •   Bloc AV 2/1: 2 ondes P pour un seul QRS
   •   Bloc AV 3/1: 3 ondes P pour un seul QRS



BAV 3° (complet)

Aucune dépolarisation atriale n’est transmise aux ventricules. Il y a alors activation d’un foyer
automatique situé sous le bloc. Celui-ci va entraîner le ventricule à sa fréquence intrinsèque
(succession d'ondes P).
Les oreillettes et ventricules sont complètement desynchronisées.


Arythmies ventriculaires:

1. Extrasystoles ventriculaires

L’ESV est un battement ventriculaire prématuré. Il naît d’un foyer d’automaticité irritable
faisant apparaître un complexe QRS géant
    • si + que 6, il faut traiter:anti-arythmique ventriculaire et traiter la cause (infar, brady,
        kaliémie...)

2. Tachycardie ventriculaire paroxystique

La TVP ou TV est engendrée par un foyer d’automaticité ventriculaire irritable qui décharge
brusquement à une fréquence de 150 à 250/ min
   • traitement d'urgence: si conscient anti arythmique ventriculaire IV, sinon défibrillateur!

3. Flutter ventriculaire

Est engendré par un seul foyer d’automaticité qui décharge à 250- 350/min; Il évolue vers la
fibrillation ventriculaire et nécessite une réanimation cardio-pulmonaire et la défibrillation!
4.Fibrillation ventriculaire

Est due à des décharges rapides provenant de nombreux foyers d’automaticité faisant
apparaître des secousses chaotiques du ventricule;
les ventricules ne sont plus efficaces, ils n'éjectent plus rien! RCP + DEFIBRILLATEUR!


Modifications électriques

1.En cas d’ischémie:
   • onde T inversée (pour les dérivations où elle est généralement positive D1, D2 etV2 à
       V6)
   • pas de nécrose, mais souffrance




2.En cas de lésion:


   •   un sus-décallage ou sous décallage du segment ST     témoigne d’un infarctus.
   •   Onde de Pardee




3.Nécrose (Infarctus)

   •   L’onde Q profonde et large d’un petit carré témoigne d’une nécrose.
   •   Diagnostic:
       -Troponine augmentées
       -Douleur+++
       -Modif ECG

Le cathétrisme , la coronarographie et l’angioplastie.

   •   Cathéterisme: injection rapide d’un produit de contraste dans le ventricule gauche.
       Voie d'abord: fémorale ou radiale
   •   Coronarographie:opacification du réseau coronaire
   •   Angioplastie:dilatation coronaire par gonflement d’un ballonnet. Cette opération
       s’accompagne souvent de l’insertion d’un stent

Schéma coeur:
Préparation du patient à l’examen

1. Anamnèse: Si allergie aux produits iodés... Si diabète...(ID, NID) Si insuffisant rénal...
2. Surveillance de la biologie sanguine :
    • Fonction rénale
    • Équilibre électrolytique
    • Hémostase (pas d’HBPM le jour du cathé. mais peut recevoir les AAP)
    • Cofo
    • enzymes
3.Rasage en short
4. ECG
5. TA et paramètres de référence


Préparation psychologique

   •   Informations à donner au patient
   •   Livret d’information à remettre Explications

   •   Réponses aux questions par rapport à la douleur éventuelle, la durée de l’examen, la
       participation du patient.
   •   Patient cardiaque =patient anxieux!




Préparation physique

   •   Prise de paramètres
   •   Prise des médicaments prévus avec un peu d’eau
   •   A jeun au moins 4 heures avant l’examen
   •   Si anxiété 10 à 15 gttes de Lysanxia®2 heures avant l’examen
   •   Blouse d’opéré+ bracelet
   •   Faire uriner
   •   Placement d’une voie d’entrée
   •   Compléter la feuille de protocole
   •

Surveillances du patient après l’examen

Si pansement compressif au niveau du pli inguinal:

   •   Le patient doit rester coucher au moins 6h
   •   Eviter de plier la jambe ponctionnée)
   •   Prise des paramètres et pouls pédieux
   •   Surveillance de la perf
   •   Observation du pansement compressif



Le patient remonte avec un Angioseal®:

   •   si coronarographie simple, le patient peut se lever 1h après l’intervention
   •   si angioplastie, le patient peut se lever 4h après l’intervention
   •   + idem surveillances précédentes
Si le patient revient avec un pansement compressif au niveau de l’artère radiale

   •   lever autorisé,
   •   pas de pression sur la main
   •   observation de la main
   •   bracelet à dégonfler: 2cc ttes les 2heures, puis à oter après 6h

Dans tous les cas:

   •   Le patient peut boire dès son retour pour permettre l’élimination du produit de
       contraste
   •   Le patient peut manger 2h après son retour Surveillance du DU si IR
   •   Prendre connaissance du protocole post- cathéterisme:
   •   La sténose d’une artère coronaire s’exprime en % par rapport à la lumière normale
       d’une artère
   •   si le patient a une sténose du tronc commun ou si il a subi une angioplastie,il faut lui
       placer une télémétrie
   •   Si angioplastie et insertion d’un stent,un traitement d’antiagrégants plaquettaires est
       prescrit pour au moins un mois




Complications

Problèmes locaux:

   •   Angor
   •   Déchirure ou spasme d’un vaisseau
   •   Troubles du rythme
   •   Hématome, hémorragie, pseudoanévrysme (hématome important)
   •   Infection

Problèmes généraux:

   •   Chaleur,
   •   nausée,
   •   réflexe vagale
   •   Choc
   •   OAP
   •   Embolie-> AVC
   •   T°
   •   Insuffisance rénale aigue


Les chocs électriques:

1 .Défibrillation

   •   Choc électrique externe d’un voltage élevé et d’une durée brève capable de dépolariser
       toutes les cellules myocardiques. Il est effectué en urgence
   •   La défibrillation permet de réduire une TV ou FV
   •   La défibrillation ne s’effectue jamais sur un patient conscient
   •   La défibrillation s’accompagne d’une RCP
Les défibrillateurs automatiques ou semi- automatiques sont de plus en plus utilisés en
service d’ hospitalisation ainsi que dans les lieux publiques


2. Cardioversion

   •   Choc électrique externe (planifié)
   •   En cas de flutter ou fibrillation auriculaire
   •   But: rétablir un rythme sinusal

Le patient doit avoir arrêté les digitaliques et doit être bien anticoagulé (+ contrôle K


Le patient, à jeun, sera sédaté   10min (prothèse dentaire ôtée) et surveillé par monitoring
jusqu’au lendemain du choc.

Lever autorisé après 24h (sur PM)




3. Le stimulateur cardiaque

   •   Est un appareil électronique qui émet des stimuli électriques pour régulariser le rythme
       cardiaque lorsque le mécanisme naturel est défaillant.
   •   Il peut être -temporaire: p ex à la suite d’un infarctus ou d’une opération cardiaque. Il
       est laissé jusqu’à ce que l’état du patient s’améliore ou qu’un stimulateur permanent
       soit implanté.
   •   La stimulation temporaire peut se faire par voie transthoracique ou transveineuse
   •   Permanent: surtout en cas de bloc complet irréversible. Son implantation consiste
       généralement à introduire l’électrode par voie trans veineuse jusqu’au ventricule droit
       et ensuite placer le générateur sous la peau dans la région thoracique

Il existe des pace- maker..

   •   A rythme fixe (asynchrone): de fréquence et d’intensité variable mais indépendant de
       l’activité cardiaque spontanée
   •   A la demande ou sentinelle :qui détecte l’activité cardiaque spontanée et n’émet aucun
       stimulus lorsque le cœur fonctionne normalement
   •   Certains peuvent comporter une fonction « défibrillation »


Education sanitaire...

   •   Avoir sur soi un carnet « porteur de pace- maker » contenant des infos telles que la
       fréquence cardiaque, type de pace-maker, date d’implantation...
   •   Se présenter régulièrement aux consultations quand l’épuisement des piles est
       imminent
   •   Avertir si la fréquence programmée est > aux pulsations, si dyspnée, fatigue,douleurs
       locales, oedèmes..
   •   Pas de sports violents (éviter les traumatisme)

... et Interférences néfastes:

   •   Proximité de champs magnétiques puissants
•   La RMN est contre-indiquée
   •   Proximité d’un four micro-onde non étanche
   •   Gsm allumé à moins de 10cm du boîtier
   •   Traitement à ondes courtes (kiné) est à éviter
   •   Attention aux portiques détecteurs de métaux


Infar:Actes infirmiers

   •   Installation
   •   Placement d’électrodes
   •   Prise de paramètres
   •   Administration d’O2 si nécessaire
   •   Prise de sang et pose de perfusion
   •   Sur PM administration de dérivés nitrés, antidouleur, anticoagulant et/ou fibrinolytique
   •   Calmer le patient
   •   Si TV et perte de conscience, défibriller
   •   Préparer le patient pour une éventuelle coronarographie


Infar: diagnostic

   1. plaintes du patient (douleurs caractéristiques)

   2. prise de sang: enzymes (+ pose perf)

   3. ECG+ pose cardiomonitoring

Deux des trois points sont présents=>le diagnostic d’infar est pose

Résumé cardio

  • 1.
    CARDIOLOGIE Prévention des maladiescardiaques (Rôle infirmier) -Fièvre rhumatismale: (RAA) Valvulopathies acquises • Si pharyngite ou amigdalite : écouvillon pharyngé pour déceler un strepstocoque et expliquer les complications possibls d'une angine. -Maladies cardiaques congénitales • pas d'automédication pendant la grossesse • Rubéole: vaccin ou si non immunisée et exposée pendant la grossesse, envoyer chez le médecin (injection prophylactique de gamma-globulines) • Diagnostic précoce -Maladie coronarienne Déterminer les facteurs de risque: • cholestérol • hérédité, stress, tabac • obésité • diabète et hypertension • sexe masculin -Décompensation cardiaque • contrôle régulier chez le médecin • Autosurveillance! enseignement préventif (régime diététique, surveillance du poids pour détecter la rétention d'eau, tension, saturation, complience traitement...) • Symptômes principaux D cardiaque D : -jugulaire saillante -hépatomégalie -oedème MI • Symptômes principaux D cardiaque G: -Dyspnée Observations lors de l’examen clinique -Coloration de la peau et des muqueuses -Respiration,toux expecto. -Température -Transpiration -Pouls -TA -Douleur -Œdème -Diurèse (min ½ cc/kg/h) -Poids -Fatigue -État psychologique (rassurer) -État de conscience L’anamnèse: âge, antécédents médicaux et chir, symptômes subjectifs récents, l’auscultation, et la palpation (médecin) complètent l’examen clinique. Constantes biologiques Électrolytes: - Na: 135 à 145 meq/L – K: 3, 5 à 5 meq/L
  • 2.
    Ca:8,8 à 10,4 mg/dl – Urée: 15 à 50 mg/dl – créatinine: 0,8 à 1,3 mg/dl Enzymes sériques -Troponine: normale: < ou = à 0,6mg/L angor instable: 0,6 à 1,5 mg/L infar: > ou = à 1,5mg/L -CK-MB: 0 à 12 UI/L ces enzymes augmentent en cas d'infarctus. Coagulation -INR: 0,8 à 1,2 (zone thérapeutique entre 3,5 et 4 pour les P sous sintrom) mais danger d'hémorragie si = à 5 -TCA: 25 à 39 sec -Fibrinogène: 150 à 400 mg/dl (si trop élevé, risque de trop grande coagulation) Hématlologie -Globules rouges: 4 à 6 millions/mm3 -Hématocrite: 35 à 54% -Globules blancs 4.000 à 10.000/mm3 -hémoglobine: 12 à 16 gr/dl -CRP: - de 1 mgr/dl -Cofo: déceler Hb (si – de 9gr/dl) déceler HT (si – de 30%) alors transfusion! Examens fonctionnels -ECG, Holter, ECG d’effort -Rx Thorax -Echocardiogramme (mesure la fraction d'éjection des ventricules) -Explorations isotopiques: angiocardioscintigraphie et scintigraphie myocardique (permet de savoir si le coeur est suffisamment perfusé) Fraction d'éjection des ventricules = % du volume sanguin éjecté par le coeur à chaque contraction par rapport au volume total ventriculaire. Electrophysilogie du coeur Le tissus a différentes fonctions: 1. Excitation: Repos, Dépolarisation, Repolarisation C'est l'effet bathmotrope Problèmes si pome à sodium défecteueuse ou/et si troubles ioniques 2. Conduction: Le noeud sinusal est responsable de la conduction, c'est le tissus conducteur! C'est l'effet dromotrope
  • 3.
    3. Contraction (qu'est-ceque l'on entend par le volume d'éjection?) C'est l'effet inotrope Pour la fréquence, c'est l'effet chronotrope (médicaments) La polarisation = repos de la cellule musculaire La dépolarisation = stimulation de la cellule musculaire la repolarisation = phénomène actif, pompe à sodium Voir schéma page 10, anatomie du tissu de conduction Voir schéma page 11, le cycle cardiaque CONTRACTION: Volume d’éjection Quantité de sang que le ventricule éjecte à chaque contraction -Précharge: tension des fibres myocardiques qui se développe en fin de diastole dans la paroi du ventricule (la volémie entraîne une augmentation de la précharge) -Postcharge: la résistance contre laquelle le ventricule doit lutter pour éjecter son volume (+élevée si tension haute, plus basse si tension basse) -Contractilité: capacité intrinsèque des fibres myocardiques à se contracter et à éjecter le contenu ventriculaire L’ECG est la représentation graphique de l’activité électrique du coeur Les 12 dérivations de l’ECG Une dérivation permet d’enregistrer l’activité électrique du cœur à partir d’un angle de vision déterminé. 6 dérivations périphériques (plan frontal) 3 dérivations bipolaires des membres D1, D2, D3 (2 mains et le pied G)
  • 4.
    3 dérivations augmentéesdes membres AVR, AVL, AVF (2 mains et pied G) 6 dérivations précordiales thoraciques (plan horizontal) on place une éléctrode neutre à la jambe droite et les électrodes ventouses à 6 endroits différents sur le thorax. V1,V2,(cavités droites) V3, V4,(septum) V5,V6.(cavités gauches) Voir schéma page 15 Quand l’onde de dépolarisation se déplace vers une électrode positive, on enregistre une déflexion positive (D2, V5, V6). Inversement ,si elle s’en éloigne, la déflexion sera négative (AVR, V1, V2) Surveillance de l’ECG: – Fréquence : Le nœud sinusal, pace maker principal du cœur, engendre un rythme sinusal. – Repérer l’onde R sur une ligne épaisse et compter: 300, 150, 100, 75, 60, 50 – Le centre ectopique = foyer d'automaticité donnant des rythmes d'échappement (si le noeud sinusal ne fonctionne plus) – Le rythme prore des - oreillettes: 60 à 80 b/min - jonction AV: 40 à 60 b/min - ventricule: 20 à 40 b/min – en cas de bradychardie sinusale, compter les cycles sur un tracé d'une longueur de 15 cm qui représente 6 secondes d'enregistrement (4 cycles) et faire x10. – Rythme: – A l’ECG: distance égale entre des ondes similaires (R) car le nœud SA maintient une durée constante entre les influx dépolarisants qu’il engendre. – Ondes: – Présence de chaque onde: P QRS T – Conduction: – Espace PQ< 0,20 sec (5 carrés)
  • 5.
    – Espace QT<0,40sec – Espace QRS< 0,12 sec (Dia 35) Les arythmies Arythmie: sans rythme, mais on utilise ce terme pour désigner tout rythme anormal. Troubles du rythme niveau oreillettes, niveau du nœud AV et niveau ventricules. Arythmies atriales (oreillettes): 1.Bradycardie sinusale Correspond à un rythme qui prend naissance dans le sinus, à une fréquence régulière< à 60/ min. 2.Bloc sinusal Le noeud sinusal peut cesser de décharger pendant au moins un cycle faisant apparaître un BLOC SINUSAL et puis il reprend son rythme (pause) peut être régulier ou irrégulier. 3.Rythmes rapides -tachycardie auriculaire paroxystique (TAP):150 à 250 bat/min • décharge rapide et soudaine d'un seul foyer ectopique auriculaire très excitable • QRS: oui -Flutter auriculaire: 250 à 350 bat/min • prend naissance dans un seul foyer ectopique auriculaire • les ondes P se succèdent rapidement et chacune est identique à la suivante • le QRS n'aura pas l'occasion d'apparaître régulièrement (espacé) - Fibrillation auriculaire: 350 à 450 bat/min • prend naissance dans de nomlbreux foyers ectopiques • La réponse ventriculaire est irrégulière. RISQUE DE FORMATION ET MOBILISATION DE CAILLOTS!!!
  • 6.
    Arythmies jonctionnelles: 1.Tachycardie supraventriculaire TAPou TJP issu de foyers d’automaticité prenant naissance au dessus des ventricules 2.Blocs auriculo-ventriculaires (BAV) retardent ou font disparaître la conduction des oreillettes vers les ventricules Le bloc AV 1(du premier degré) • retarde ou fait disparaitre la conduction des oreillettes vers les ventricules • prolongeant l’intervalle PR BAV 2° (de Wenckebach) • L’intervalle PR s’allonge progressivement jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de réponse ventriculaire. (onde P isolée) Ces séries se répètent. • PR allongé puis disparait BAV 2° (Mobitz) • Bloque complètement plusieurs dépolarisations atriales avant qu’il y ait conduction aux ventricules • Bloc AV 2/1: 2 ondes P pour un seul QRS • Bloc AV 3/1: 3 ondes P pour un seul QRS BAV 3° (complet) Aucune dépolarisation atriale n’est transmise aux ventricules. Il y a alors activation d’un foyer automatique situé sous le bloc. Celui-ci va entraîner le ventricule à sa fréquence intrinsèque (succession d'ondes P). Les oreillettes et ventricules sont complètement desynchronisées. Arythmies ventriculaires: 1. Extrasystoles ventriculaires L’ESV est un battement ventriculaire prématuré. Il naît d’un foyer d’automaticité irritable faisant apparaître un complexe QRS géant • si + que 6, il faut traiter:anti-arythmique ventriculaire et traiter la cause (infar, brady, kaliémie...) 2. Tachycardie ventriculaire paroxystique La TVP ou TV est engendrée par un foyer d’automaticité ventriculaire irritable qui décharge brusquement à une fréquence de 150 à 250/ min • traitement d'urgence: si conscient anti arythmique ventriculaire IV, sinon défibrillateur! 3. Flutter ventriculaire Est engendré par un seul foyer d’automaticité qui décharge à 250- 350/min; Il évolue vers la fibrillation ventriculaire et nécessite une réanimation cardio-pulmonaire et la défibrillation!
  • 7.
    4.Fibrillation ventriculaire Est dueà des décharges rapides provenant de nombreux foyers d’automaticité faisant apparaître des secousses chaotiques du ventricule; les ventricules ne sont plus efficaces, ils n'éjectent plus rien! RCP + DEFIBRILLATEUR! Modifications électriques 1.En cas d’ischémie: • onde T inversée (pour les dérivations où elle est généralement positive D1, D2 etV2 à V6) • pas de nécrose, mais souffrance 2.En cas de lésion: • un sus-décallage ou sous décallage du segment ST témoigne d’un infarctus. • Onde de Pardee 3.Nécrose (Infarctus) • L’onde Q profonde et large d’un petit carré témoigne d’une nécrose. • Diagnostic: -Troponine augmentées -Douleur+++ -Modif ECG Le cathétrisme , la coronarographie et l’angioplastie. • Cathéterisme: injection rapide d’un produit de contraste dans le ventricule gauche. Voie d'abord: fémorale ou radiale • Coronarographie:opacification du réseau coronaire • Angioplastie:dilatation coronaire par gonflement d’un ballonnet. Cette opération s’accompagne souvent de l’insertion d’un stent Schéma coeur:
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    Préparation du patientà l’examen 1. Anamnèse: Si allergie aux produits iodés... Si diabète...(ID, NID) Si insuffisant rénal... 2. Surveillance de la biologie sanguine : • Fonction rénale • Équilibre électrolytique • Hémostase (pas d’HBPM le jour du cathé. mais peut recevoir les AAP) • Cofo • enzymes 3.Rasage en short 4. ECG 5. TA et paramètres de référence Préparation psychologique • Informations à donner au patient • Livret d’information à remettre Explications • Réponses aux questions par rapport à la douleur éventuelle, la durée de l’examen, la participation du patient. • Patient cardiaque =patient anxieux! Préparation physique • Prise de paramètres • Prise des médicaments prévus avec un peu d’eau • A jeun au moins 4 heures avant l’examen • Si anxiété 10 à 15 gttes de Lysanxia®2 heures avant l’examen • Blouse d’opéré+ bracelet • Faire uriner • Placement d’une voie d’entrée • Compléter la feuille de protocole • Surveillances du patient après l’examen Si pansement compressif au niveau du pli inguinal: • Le patient doit rester coucher au moins 6h • Eviter de plier la jambe ponctionnée) • Prise des paramètres et pouls pédieux • Surveillance de la perf • Observation du pansement compressif Le patient remonte avec un Angioseal®: • si coronarographie simple, le patient peut se lever 1h après l’intervention • si angioplastie, le patient peut se lever 4h après l’intervention • + idem surveillances précédentes
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    Si le patientrevient avec un pansement compressif au niveau de l’artère radiale • lever autorisé, • pas de pression sur la main • observation de la main • bracelet à dégonfler: 2cc ttes les 2heures, puis à oter après 6h Dans tous les cas: • Le patient peut boire dès son retour pour permettre l’élimination du produit de contraste • Le patient peut manger 2h après son retour Surveillance du DU si IR • Prendre connaissance du protocole post- cathéterisme: • La sténose d’une artère coronaire s’exprime en % par rapport à la lumière normale d’une artère • si le patient a une sténose du tronc commun ou si il a subi une angioplastie,il faut lui placer une télémétrie • Si angioplastie et insertion d’un stent,un traitement d’antiagrégants plaquettaires est prescrit pour au moins un mois Complications Problèmes locaux: • Angor • Déchirure ou spasme d’un vaisseau • Troubles du rythme • Hématome, hémorragie, pseudoanévrysme (hématome important) • Infection Problèmes généraux: • Chaleur, • nausée, • réflexe vagale • Choc • OAP • Embolie-> AVC • T° • Insuffisance rénale aigue Les chocs électriques: 1 .Défibrillation • Choc électrique externe d’un voltage élevé et d’une durée brève capable de dépolariser toutes les cellules myocardiques. Il est effectué en urgence • La défibrillation permet de réduire une TV ou FV • La défibrillation ne s’effectue jamais sur un patient conscient • La défibrillation s’accompagne d’une RCP
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    Les défibrillateurs automatiquesou semi- automatiques sont de plus en plus utilisés en service d’ hospitalisation ainsi que dans les lieux publiques 2. Cardioversion • Choc électrique externe (planifié) • En cas de flutter ou fibrillation auriculaire • But: rétablir un rythme sinusal Le patient doit avoir arrêté les digitaliques et doit être bien anticoagulé (+ contrôle K Le patient, à jeun, sera sédaté 10min (prothèse dentaire ôtée) et surveillé par monitoring jusqu’au lendemain du choc. Lever autorisé après 24h (sur PM) 3. Le stimulateur cardiaque • Est un appareil électronique qui émet des stimuli électriques pour régulariser le rythme cardiaque lorsque le mécanisme naturel est défaillant. • Il peut être -temporaire: p ex à la suite d’un infarctus ou d’une opération cardiaque. Il est laissé jusqu’à ce que l’état du patient s’améliore ou qu’un stimulateur permanent soit implanté. • La stimulation temporaire peut se faire par voie transthoracique ou transveineuse • Permanent: surtout en cas de bloc complet irréversible. Son implantation consiste généralement à introduire l’électrode par voie trans veineuse jusqu’au ventricule droit et ensuite placer le générateur sous la peau dans la région thoracique Il existe des pace- maker.. • A rythme fixe (asynchrone): de fréquence et d’intensité variable mais indépendant de l’activité cardiaque spontanée • A la demande ou sentinelle :qui détecte l’activité cardiaque spontanée et n’émet aucun stimulus lorsque le cœur fonctionne normalement • Certains peuvent comporter une fonction « défibrillation » Education sanitaire... • Avoir sur soi un carnet « porteur de pace- maker » contenant des infos telles que la fréquence cardiaque, type de pace-maker, date d’implantation... • Se présenter régulièrement aux consultations quand l’épuisement des piles est imminent • Avertir si la fréquence programmée est > aux pulsations, si dyspnée, fatigue,douleurs locales, oedèmes.. • Pas de sports violents (éviter les traumatisme) ... et Interférences néfastes: • Proximité de champs magnétiques puissants
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    La RMN est contre-indiquée • Proximité d’un four micro-onde non étanche • Gsm allumé à moins de 10cm du boîtier • Traitement à ondes courtes (kiné) est à éviter • Attention aux portiques détecteurs de métaux Infar:Actes infirmiers • Installation • Placement d’électrodes • Prise de paramètres • Administration d’O2 si nécessaire • Prise de sang et pose de perfusion • Sur PM administration de dérivés nitrés, antidouleur, anticoagulant et/ou fibrinolytique • Calmer le patient • Si TV et perte de conscience, défibriller • Préparer le patient pour une éventuelle coronarographie Infar: diagnostic 1. plaintes du patient (douleurs caractéristiques) 2. prise de sang: enzymes (+ pose perf) 3. ECG+ pose cardiomonitoring Deux des trois points sont présents=>le diagnostic d’infar est pose