E-réputation, identités numériques : enjeux, outils, méthodologies «Les hommes se distinguent par ce qu’ils montrent et se ressemblent par ce qu’ils cachent.» Paul Valéry, Tel Quel, dans Œuvres II, éd. La Pléiade, p. 781 Olivier Ertzscheid Université de Nantes. IUT de La Roche sur Yon McF Sciences de l’Information www.affordance.info Intervention  URFIST Bretagne / Pays de Loire / Formation du 4 Mai 2010 Creative commons. Paternité. Pas d’utilisation commerciale. Partage à l’identique. Plus de renseignements sur :  http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/fr/
Synopsis Objectifs :  Faire le point sur les nouvelles problématiques et les enjeux de l’identité numérique,  présenter les méthodologies de gestion de son identité numérique sur le web,  former à la connaissance et à l'utilisation des outils de recherche et de veille sur la « e-réputation » d’une personne ou d’une organisation. Contenus :  Définition des identités numériques, repères sur la réputation internet ; enjeux des identités numériques : traçabilité, transparence…; enjeux de la e-réputation : pour les individus, pour les organisations… ; gérer ses traces et ses identités numériques : méthodologies, démarche, outils… ; outils et méthodologies de recherche d’information sur une personne, une organisation : moteurs de personnes, etc. ;
Petite mise en bouche QUI À DÉJÀ :  Un compte Facebook ? Un compte Twitter ? Tapé son nom sur Google ? Tapé le nom d’un(e) de ses collègues sur Google ? Publié en ligne des photos privées ou intimes ? Vu des photos privées ou intimes de ses collègues en ligne ?
CHAPITRE PREMIER HISTORIQUE (rapide).  DÉFINITION (tentatives de).  CONTEXTE(s).  ENJEUX (principaux).
Un peu d’archéologie A la recherche des 1ères traces de l’identité numérique
1978. Le projet SAFARI Administration électronique : Michel Sapin contre un identifiant unique 26/02/2002  Lors de la remise officielle du rapport "Administration électronique et protection des données personnelles" (...)Michel Sapin a catégoriquement affirmé qu’il n’y aurait pas d’identifiant unique de l’usager. " Nous devons partir du principe que l’identité numérique n’est pas et ne peut pas être unique, pas plus que l’identité au sens traditionnel des relations "papier" avec l’administration . De la même façon que nous disposons aujourd’hui, entre autres, d’un numéro de sécurité sociale, d’un numéro fiscal (le SPI), d’une carte d’identité, d’un passeport , autant d’"identifiants" distincts  les uns des autres, nous aurons demain  plusieurs identifiants électroniques  » (...). Une identité numérique unique aurait pu laisser craindre le retour masqué de Safari, le projet des années 70 d’interconnexion des administrations à partir d’un matricule commun dont le rejet avait été à l’origine de la loi "Informatique, fichiers et libertés" du 6 janvier 1978.  http://www.legalis.net/breves-article.php3?id_article=870
3 étapes Identifiants > Identification > Identité
l’identité numérique est d’abord une question d’identifiants numériques  aspect sécurisation domine Relève du domaine de la « technique » Acteurs : entreprises de « sécurité » informatique Publics : entreprises, états, administrations Exemple :  http://www.dml.fr/partenaires/securite Aucun écho « sociétal »    Milieu années 90 : les identifiants
l’identité numérique devient une question de technologie.  Apparaît également la problématique de la « vie privée ».  Apparaît également notions d’opt-in ou Opt-out ( http://www.transfert.net/a7953 ) Acteurs : grands opérateurs du web (france télécom, Cisco, Sun ... E-bay)  Fin années 90 – début années 2000 : l’identification
2003 : les outils.  date clé de l'explosion de ces réseaux  avec le lancement (entre autres) de MySpace, Friendster et LinkedIn Google est devenu ... GOOGLE = miroir identitaire. (passe le cap des 3 milliards de pages indexées fin 2002) 2005 : le grand public Les 1ères traces sociétales de la problématique de l’identité numérique n’apparaissent que plus de 2 ans après le lancement des réseaux sociaux, au moment ou les usages se sont massifiés et diversifiés (aussi bien vers le grand public que vers les communautés « de niche ») 2003- ... : l’identité.
Première partie
CHAPITRE PREMIER HISTORIQUE (rapide).  DÉFINITION (tentatives de) .  CONTEXTE(s).  ENJEUX (principaux).
Qu’est-ce que l’identité(numérique) ?
Identité (num) = somme de mes traces (num) Traces « profilaires » : ce que je dis de moi = QUI JE SUIS Traces « navigationnelles » : où je vais, qui je lis, où je commente = COMMENT JE ME COMPORTE Traces « inscriptibles » : ce que j’exprime, publie, édite = CE QUE JE PENSE
L’IDENTITÉ NUMÉRIQUE  peut être définie comme :  la  collection des traces  (écrits, contenus audio ou vidéo, messages sur des forums, identifiants de connexion …) que nous laissons derrière nous, consciemment ou inconsciemment, au fil de nos  navigations  sur le réseau et le  reflet  de cet ensemble de traces, tel qu’il  apparaît «remixé» par les moteurs de recherche .
Plus précisément ...
L’identité numérique est celle qu’un individu s’attribue à lui-même sur les réseaux :   des éléments d’authentification : ID, adresse IP, email, password, nom, prénom, pseudo …   des données : personnelles, administratives, bancaires, professionnelles, sociales …   des signes de reconnaissance : photo, avatar, logo, image, graphisme …   et des « traces numériques » encore plus évanescentes : tags, liens, publications diverses et disséminées  Image de Fred Cavazza, définition de Lionel Maurel (cf biblio)
REPUTATION Ce que l’on dit de moi Ma « marque » (personnal branding) Mes traces Subjective fluctuante IDENTITÉ Ce que je dis de moi Mon nom Mes traces (administrativement) objectivable immuable Identité VS reputation
Qu’est-ce que la réputation numérique ? La confiance se « gagne » Relation duale (individu    individu    collectif) Je fais confiance « à Mr X », « aux hommes politiques », « aux scientifiques » Relation désincarnée (individu    entité) Je fais confiance « au paiement en ligne » Premier niveau de complexité :  Différents niveaux de confiance. Hiérarchie des niveaux La crédibilité « s’acquiert » On fait davantage confiance aux experts parce qu’ils sont « crédibles ». Mais être crédible ne nécessite pas d’être expert, ni même d’être reconnu comme tel.  Première faille dans le système de la « confiance dans le conseil » : cette faille n’échappera pas aux sites marchands qui vont s’y engouffrer. La réputation se « construit » et se « déconstruit » Des trois, c’est la notion la plus faible, la moins dense, la plus volatile.  Pourtant c’est la notion centrale qui supplante les deux autres aujourd’hui dans le contexte actuel de l’économie de l’accès.
Identités & identifiants Différents ?
Identités & identifiants Différents ? « NASCAR** problem » National Association for Stock Car Auto Racing
Identités & identifiants Uniques ?
Identités & identifiants Standardisés ? Oauth  Pour les développeurs d'une application accédant à une API, OAuth est une façon de publier et d'intéragir avec des données protégées. Pour les développeurs fournissant une API, OAuth permet de donner accès aux données tout en protégeant le pseudo et mot de passe des utilisateurs xAuth Participating services generate a browser token for each of their users. Publishers can then recognize when site visitors are logged in to those online services and present them with meaningful, relevant options.
Identités & identifiants « Embedded » Projet Firefox.  Gestion directe depuis navigateur.  Piste très sérieuse du fait de la concurrence et du rôle accru desdits navigateurs (Chrome, Firefox, IE)
Collections de traces (...) que nous laissons consciemment ou   inconsciemment Identifications (et parfois « identités ») INVISIBLES Machineries de l’identification (personnalisation) au service d’une ingénierie de la transparence identitaire.
L’illusion de la page blanche
Le syndrôme de Blanche-Neige
Attention !!!!!
Pêché originel cherche …
Moi …
Opt-out et locked-in syndrom
It’s a wonderful world ? Source : Julien PIERRE – http://www.identites-numeriques.net/ IDENTIFICATION Je dis qui je suis AUTHENTIFICATION Je prouve qui je suis AUTORISATION Je peux accéder aux ressources du système CERTIFICATION Un tiers prouve qui je suis
It isn’t a wonderful world. IDENTIFICATION Je dis qui je suis AUTHENTIFICATION Je prouve qui je suis AUTORISATION Je peux accéder aux ressources du système CERTIFICATION Un tiers prouve qui je suis Persistante (cookies) et transparente (syndrome de Blanche-neige) Le système accède à mes ressources (documents, réseaux, choix, recommandations, amis ...) Avatars, pseudonymats Absence de système de preuve Personnalisation : un tiers me dit ce que je dois être, où je dois aller, ce que je dois acheter ...
Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaire d’État à la Prospective et à  l’Économie Numérique, a lancé le 01 février 2010 le label  IDéNum  ou l’identité  numérique multiservices.
Les grands principes
CHAPITRE PREMIER HISTORIQUE (rapide).  DÉFINITION (tentatives de).  CONTEXTE(s) :  Documentation(s) identitaire(s) Vers de nouvelles « documentations sociales »  ENJEUX (principaux).
« Documentez-moi. » Sur un rythme à 3 temps Des données identitaires aux connaissances identifiées
« Données » 1. Documents d’identité
« Information » 2. Documenter l’identité
« Connaissances » 3. « Redocumentariser » l’identité «  Redocumentariser, c’est documentariser à nouveau un document ou une collection en permettant à un bénéficiaire de réarticuler les contenus sémiotiques selon son interprétation et ses usages.  »  Manuel Zacklad in « Eléments théoriques pour l’étude des pratiques grand public de la documentarisation : réseaux et communautés d’imaginaire »
Redocumentarisation par l’exemple : Facebook EST L’interface « 1 » identité documentée documentaire « n » profils « x » profondeurs
Vers de nouvelles documentations sociales.
Question : quel est le plus grand dénominateur commun et/ou le  plus petit commun multiple de nos identités documentaires numériques ?  Nous sommes le PPCM de nos identités numériques Ils sont le PGDC de nos identités numériques ?
BOUM ! Ce que l’on savait déjà : Explosion de la masse documentaire Explosion de notre « empreinte identitaire » Ce que l’on ne savait pas :  Bombe à fragmentation Fragmentation Des documents (world wide web) Des usages Des synchronicités (world live web) Des modalités  de diffusion d’appropriation d’édition …
DE DOCUMENTS ...
Moralité ?
Identité numérique vécue Bernard Lhermitte Identité rassemblée, protégée, étanche aux autres si je le souhaite, confinée, confidentialisée (avatars, pesudonymats ...)
Identité numérique perçue Caulerpa Taxifolia /  Réseaux sociaux / Propagation / Viralité
Identité numérique vécue Identité numérique perçue A moins que
CHAPITRE PREMIER HISTORIQUE (rapide).  DÉFINITION (tentatives de).  CONTEXTE(s) : Documentation(s) identitaire(s)  ENJEUX (principaux).
Quelques clés de compréhension
Clé de compréhension n°1 Un peu de psychologie
Pulsion scopique Désir de voir. Domaine du pulsionnel. Donc de l’irraisonnable. IMPUDEUR. IMPRUDENCE. SUREXPOSITION
Voir sans être vu Se protéger. Se cacher. Se préserver. Domaine de l’émotionnel PUDEUR. PRUDENCE. SOUS-EXPOSITION
Et le rêve devint réalité.  Facebook comme nouveau panopticon. Tentation du contrôle. Instrumentalisation du pulsionnel. Rationnalisation du désir. Surveillance ET sous-veillance.  IMPUDENCE ET PUDIBONDERIE DU SYSTEME
Identité post-mortem ? D’avant la naissance Parents qui « réservent » l’e-mail, nom de domaine et/ou profil Facebook de leur futur enfant. À après la mort :  http://www.lefigaro.fr/web/2010/01/22/01022-20100122ARTFIG00014-la-vie-sur-le-net-est-elle-eternelle-.php Facebook propose depuis quelques mois un formulaire pour avertir qu'un être s'est éteint. Les administrateurs transforment alors son profil en «mémorial» si les proches le demandent (...) Le site a décidé d'immortaliser les profils des personnes disparus, en les transformant en lieux de partage et de souvenir. Sans fournir le mot de passe. Ainsi, les messages personnels restent secrets, et le profil est désactivé. Il ne reste accessible qu'aux «friends» déjà inscrits. Ils peuvent y laisser des messages et lire ceux des autres.
Clé de compréhension N°2 Un peu de géologie
Dérive des continents « documentaires ». 1995 2005 2008 Web public Web privé Web personnel (Desktop) Web intime (Mail) Quoi ? indexé non-indexé Web public Web privé Web personnel (Desktop) Web intime (Mail) Web extime (blogs) Qui ? Web public Web privé Web personnel (Desktop) Web intime (Mail) Web extime (blogs) ? Pourquoi ?
Pourquoi contrôler son identité ? AVANT MAINTENANT INDEXABLE NON-INDEXABLE
Clé de compréhension n°3 Un peu de confusion ...
Nos pratiques informationnelles ... Sont autant de « marquages  » documentaires Et de stratégies identitaires ... chercher communiquer Tagger / indexer organiser s’orienter partager google talk earth print orkut API’s Web/documenet public Web/document` privé Web personnel (Desktop) Web intime (Mail) Web extime (blogs)
Economie « sociale » de l’identité numérique  Web/document public Web/document` privé Web personnel (Desktop) Web intime (Mail) Web extime (blogs) Homogénéité des  contenus Communautarisation  des pratique Massification / Marchandisation Des accès Périmètre de  l’identité numérique ?
Clé de compréhension N°4 Un peu de climatologie
Clé de compréhension n°5 Un peu de hardware
Vers un web OS ?
Conséquences … Hier … Dé-connecté Aujourd’hui … Hyper-Connecté Demain … Omni-connecté Ubi-connecté Identité protégée Identité exposée Identité menacée
Clé de compréhension N°6 Un peu d’économie
Source :  http://www.businessinsider.com/chart-of-the-day-revenue-per-unique-visitor-2010-3 Revenus de l’année divisés par moyenne du nombre mensuel de visiteurs unique
Clé de compréhension N°7 Logiques d’indexation : la fin d’un cycle ? Indexation humaine Libre, contr ôlée Indexation marchande  Liens sponsorisés En production (j’achète un mot)  En réception (j’affiche une publicité) Indexation collaborative Folksonomies Indexabilité humaine Homme comme corp(u)s documentaire Réseaux sociaux : pan-catalogue des individualités humaines. Un peu de techniques documentaires
Chapitre 2 LES RAISONS LES RISQUES LES ESPOIRS
Pourquoi une identité numérique ??
Pour moi Construction identitaire / Parcours bottom-up Sécurité : identifiants Amour, appartenance : réseaux relationnels (de meetic) à tout site « communautaire) Estime des autres : réputation Estime de soi : narcissisme / vanity search Accomplissement personnel : reconnaissance d’une expertise / Adéquation entre réputation perçue et identité voulue.
Pour l’argent Pour inventer un nouveau modèle économique (gratuit / publicitaire) il faut :  Base de donnée des intentions Social graph Effet d’échelle (loi statistique des grands nombres)
Pour le contrôle Surveillance / Par une autorité supérieure (big brother) États Multinationales Sous-veillance / Par ses pairs (little sisters) Panopticon Pour créer, centraliser et monétiser une base de « données des intentions. »
Chapitre 2 LES RAISONS LES RISQUES LES ESPOIRS
Du point de vue des individus ... Quels risques « identitaires » ?
Quels risques identitaires ? A la hauteur des enjeux ...
Pêché d’orgueil ... Vanity Search, Ego-Googling ...
Consommation Marketing comportemental hyper-ciblé et géo-localisé Id num > Comportements de navigation > comportements d’achat Industries de la recommandation.
Contrôle
Fichage
Big brother contre ... Big brother http://www.google.com/governmentrequests/
(eaux) Troubles identitaires Usurpation Avatars Pseudonymats Anonymat “ 'It will be an archipelago of named users, who get a lot of value from participating in that part of the ecosystem, but still set in an ocean of anonymity.” --  Clay Shirky
Les jeunes et internet De quoi avons-nous peur ?
Du point de vue des organisations Quels risques réputationnels ?
Quels risques réputationnels ? A la hauteur des enjeux ...
De la Kryptonite à l’université Un antivol, un stylo bic, une vidéo amateur 2 millions téléchargements en 10 jours Reprise par médias mainstream ------------------------------------------------------------ Echange gratuit, modèle retiré 10 millions $ de pertes Chute de l’action de 25% Aujourd’hui, les universités deviennent des marques
Chapitre 2 LES RAISONS LES RISQUES LES ESPOIRS
ORGANISÉS.  Chez les jeunes, les « aventuriers de la toile » sont plutôt rares comparés aux « voyageurs organisés ». Une majorité a d’ailleurs balisé ses sentiers en utilisant des moteurs de recherche, en allant toujours sur les mêmes sites et en créant des « favoris ». Certains ont même des rituels de navigation et surfent selon un ordre déterminé. PRUDENTS.  S’ils ont été contactés par des gens qu’ils ne connaissent pas, la majorité des jeunes, quel que soit leur âge, n’accepte pas de discuter avec eux. Ils refusent ainsi d’ajouter des contacts inconnus sur MSN ou Facebook, ils déclinent des invitations sur les jeux en ligne pour devenir partenaire temporaire ou membre d’une guilde et n’ouvrent pas les mails d’inconnus UN FOSSÉ QUI SE COMBLE / MOINS GRAND QU’IL N’Y PARAÎT
Passer de la sensibilisation à la formation Problématique « mainstream »  Nouvelles litératies en passe d’être actées
Prévention Nouveaux hygiènismes identitaires ? Profils étudiants américains « nettoyés » avant entrée à l’université http://www.psyetgeek.com/lhyginisme-identitaire-des-tudiants-amricains
Chapitre 3 Donnez, donnez, donnez ... Vos DONNÉES
Données personnelles ? DES DONNEES  « Ensemble des informations qui permettent sous quelque forme que ce soit, directement ou non, l’identification des personnes physiques auxquelles elles se rapportent ».  DES TRAITEMENTS  « toute opération ou ensemble d’opérations portant sur des données à caractère personnel, quel que soit le procédé utilisé ». Collecte, enregistrement, conservation, adaptation, modification, extraction, consultation, utilisation, communication par transmission, diffusion ou toute autre forme de mise à disposition, le rapprochement ou l’interconnexion, ainsi que le verrouillage, l’effacement ou la destruction » Lionel MAUREL
Données personnelles Techniques : Adresse IP, Cookies ... Déclaratives : mon profil facebook, date de naissance ... Navigationnelles : requêtes, types d’achats ... Comportementales (diachroniques) : historique de recherche
C’est la loi INFORMATION.  La loi impose d’informer les personnes « fichées » que des données nominatives les concernant sont collectées DROIT DE RETRAIT.  Ces personnes  doivent avoir la possibilité d’être retirées du fichier ou d’obtenir la modification des données les concernant ; NON-DIVULGATION À DES TIERS.  Il est interdit de divulguer ces informations à des tiers, sauf accord des personnes concernées ; DATE LIMITE DE VALIDITÉ . La durée de conservation des données doit être limitée dans le temps.  SOURCE : LIONEL MAUREL
C’est le business Pot de terre  des législations nationales contre  ... (jack)pot de fer  de la dérégulation des marchés
Rappel ... Source :  http://www.businessinsider.com/chart-of-the-day-revenue-per-unique-visitor-2010-3 Revenus de l’année divisés par moyenne du nombre mensuel de visiteurs unique
Le carré magique des usages SHOPPING  (digital cameras) HEALTH  (Diabetes)  TRAVEL  (United 875) LOCAL  (French Restaurant)
In(ter)férences Usagers apprécient « personnalisation » Moteurs ont besoin d’inférences pour optimiser personnalisation « Ads are content »
Fichiers « log » A chaque fois qu’un utilisateur se connecte, le serveur enregistre un log. 123.45.67.89 - 25/Mar/2007 10:15:32 - http://www.google.com/search?q=flowers -  Firefox 2.0.0.7; Windows NT 5.1 - dac465aa86edd2dc
Une question de temps ... De 2003 à 2005, Google a implémenté un cookie expirant en ... 2038 ... Aujourd’hui :  Préconisations G29 (rassemblement CNIL européennes) : 6 mois Google :  Adresse IP « anonymisée » au bout de 9 mois (2 derniers chiffres seulement) Cookies supprimés au bout de 18 mois Microsoft : cookies supprimés au bout de 6 mois
IdNum : une question de cuisine Question des Cookies «  This idea that a cookie is nonpersonal information no longer really applies in this digital age. You don't need to know a person's name to know a person — to understand their likes and their dislikes, the contents of what they read, what they put in their shopping cart. It's really personal now.  » Jeff Chester, directeur exécutif du Center for Digital Democracy Personna numerique VS DATA
Autres risques ... La propriété c’est le (risque du) vol
Touchez pas au grisbi « Pas un mois ne passe en effet sans qu’une affaire de  piratage massif de données ne fasse la une de la presse.  Cette semaine , c’est 1,5 millions de comptes Facebook qui auraient été piratés.  La semaine dernière , une attaque  du système de mots de passe de Google était déjouée. Sans parler des  milliers de données d’utilisateurs du site  de la SNCF, auquel un pirate informatique aurait accédé  le mois dernier  ! » http://loi.blogs.liberation.fr/dufief/2010/04/fichiers-pirat%C3%A9s-qui-est-responsable-.html
On résume ... ?
L’identité numérique en ... 3 mots-clés
Mot-clé n°1 : Monitoring L’identité numérique est une collection de traces « digitales » AFFICHER
Mot-clé n°2 : Monitoring L’identité numérique nécessite une surveillance constante VEILLER, SURVEILLER
L’identité numérique nécessite une formation et un accompagnement  FORMER, APPRENDRE, ENCADRER
Deuxième partie Des outils et des stratégies
Les outils de l’identité / réputation numérique
Cultiver son jardin (outils gratuits) « Cultivez votre identité numérique : le guide pratique »  http://youontheweb.fr/identite-numerique/cultivez-votre-identite-numerique-le-guide-pratique/   Réserver son identité http://namechk.com/ Qu’est-ce qu’on sait de moi ? 123people Qu’est-ce qu’on dit de moi ? Google & autres moteurs ... Suis-je une star ? Tableaux de bord, web analytics (google analytics,  http://twitteranalyzer.com/ms.aspx?userId=affordanceinfo  ...) Outils identitaires fragmentés LinkedIn, Facebook, Flickr, Twitter, YouTube ... + nom_prénom et/ou institution_entreprise Outils identitaires agrégateurs http://spezify.com/  : « tour de contrôle »
Le marché de l’e-reputation
Les outils payants Les marchés sont des conversations + Les conversations décident de la réputation = La réputation est un marché http://www.reputationdefender.com
Les outils payants ...
Zoom sur quelques outils
Moteurs de recherche de personnes 123People.com  / Racheté par PagesJaunes en Mars 2010 (demo) Pipl.com Yoname .com Spyple Points communs Tous des « méta-moteurs » / « agrégateurs » Exploitent « privacy defaults » Explorent « web invisible » (Bases de données gouv)
Moteur de recherche « de voisinage » Intelius.com Everyblock.com /  http://chicago.everyblock.com/news/   Adresse / numéro de sécurité sociale / historique déménagements et changements d'adresse depuis 10 ans Date de naissance / Casier judiciaire / Diverses amendes / Dates mariages et divorces / le nom et n° tél voisins Montant du bien immobilier qu'il possède (sa maison), sa date d'achat et le nom de celui qui lui a vendu la taille du "lot" (cadastre) sur lequel elle (sa maison) est implantée une vue satellite de chez lui Âge moyen des femmes et des hommes habitant dans son voisinage Nombre de meurtres, de viols, de vols de véhicule et autres larcins dans son quartier Composition ethnique du quartier / Niveau d'éducation et les langues parlées les permis qu'il possède (permis de conduire mais aussi permis bateau, avion, moto, etc ...)
http://www.Intelius.com   "Nous cherchons dans des milliards de données publiques pour vous aider à trouver ce que vous cherchez. Nous analysons des listes de vente, des commandes sur catalogue, des abonnements à des magazines, des enregistrements d'adresse, des enregistrements de propriété immobilière, des arrêts de cour  (...)  et toute une série  d'autres enregistrements publics et de sources publiques pour vous ."
Il y a moins cher ... Et beaucoup plus simple ...
L’histoire de Marc L*** http://www.le-tigre.net/Marc-L.html T R A N S P A R E N C E J’ai triché, une fois : pour avoir accès à ton profil Facebook (ce qui m’a bien aidé pour la suite), j’ai créé un faux profil et je t’ai proposé de devenir mon « ami ». Méfiant, tu n’as pas dit « oui », à la différence de Helena C*** dont j’ai pu admirer le « mur », là où tout le monde laisse des petits messages. Mais tu m’as répondu. En anglais, bizarrement :  « Hi Who are you ? Regards Marc »  Je m’apprêtais à inventer un gros mensonge, comme quoi j’étais fan de Vancouver et que j’avais beaucoup aimé tes photos de là-bas, mais au moment de te répondre, Facebook m’a prévenu :  « Si vous envoyez un message à Marc L***, vous lui donnez la permission de voir votre liste d’amis, ainsi que vos informations de base, de travail et d’éducation pour un mois. »  Je me suis dit que la réciproque était vraie, et je n’ai donc pas eu besoin de te répondre pour avoir accès aux informations de base.
Je est un autre Je est une marque http://usernamecheck.com/ Typosquatting ? Ego-squatting ? Le personal-squatting ?
CHAPITRE SUIVANT QUE FAIRE ?  QUAND ?  COMMENT  ?  A QUEL PRIX ?
Les stratégies
Veille & Réactivité Source : brochure Digimind. E-reputation
Les méthodes
Les nettoyeurs du net Agences regroupant (en général) : informaticiens, juristes & communiquants. «  Aux Etats-Unis, la gestion de  "e-reputation"  est en train de devenir une industrie, fonctionnant sur le modèle des compagnies d'assurances . Pour un abonnement de 15 dollars par mois, la société californienne  Reputation Defender  effectue ainsi sur Internet une veille permanente pour le compte de ses clients. A chaque fois que leur nom ou leur photo apparaît sur un nouveau site, elle les avertit. Si le client estime que ce contenu est dérangeant, la société lance une offensive pour le faire effacer. Elle facture 29 dollars par document supprimé. Source : Le Monde. 23/11/2009  http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/11/23/les-nettoyeurs-du-net_1270862_651865.html
Méthode 1 : Nettoyage A l’usure: lavage d’index A la main : droit de retrait http://www. google .com/intl/ru/ remove .html
Méthode 2 : Noyage et enfouissement Objectif : descendre sous la ligne de flottaison du navigateur
Méthode 3 : action en justice
Les vœux (pieux) : droit à l’oubli numérique Consultation publique lancée par NKM Charte, recommandations, « labellisation » des réseaux sociaux ... Instaurer «  l’instauration de trois univers distincts d’identité numérique pour chaque réseau social : le premier garantissant l’anonymat complet, le deuxième s’appuyant sur une collecte de données par certificat numérique, et le troisième dans lequel l’internaute devra décliner avec précision son état civil exact. » Mais ... Contexte technologique international Contexte juridique « mondialisé » Autorités de régulation « à rebours » (des usages, des normes et des pratiques) Ecritures, traces & inscriptions numériques obéissent à des logiques « disruptives » (cf « guerres d’édition sur Wikipédia) : danger d’un révisionnisme numérique ?
Pas de définition de vie privée dans la loi « La jurisprudence englobe la vie familiale et conjugale, la vie quotidienne à domicile, l’état de santé de la personne, sa vie intime, amoureuse, ses relations amicales, ses loisirs ainsi que sa sépulture. En pratique, cela interdit de diffuser des images mettant en scène des personnes physiques dûment identifiées sans l'autorisation de ces dernières (droit à l’image). » Lionel MAUREL
On résume ... ?
Les 4 piliers de la sagesse numérique Moi Mon réseau et mes traces
Protéger / Réserver son NOM Facebook, LinkedIn, MySpace, Twitter ... Equivalent DNS  http://knowem.com/
Définir son périmètre de confidentialité Démarche nécessairement itérative Le périmètre, ce sont les paramètres
Veiller au grain Cf outils gratuits : Lecteur de flux, alertes Google/Yahoo, @twitter, commentaires ( http://www.backtype.com  ) + on parle/commente/publie + on s’expose + on s’expose + on étoffe sa réputation + on étoffe sa réputation + il faut la surveiller
S’impliquer Présence par excès toujours préférable à présence par défaut
Moi Mon (mes) identité(s) Plateformes identitaires Ma réputation Web, navigation, contenus liens, traces ...
« Les hommes vont chercher l’information à deux endroits : dans les grands médias ou dans tout autre organisation centralisée (…) et auprès de leur réseau familial, de leurs amis, de leurs voisins, de leurs collègues. Nous avons déjà numérisés les premiers. (…) Ce que Zuckerberg essaie de faire avec Facebook, c’est de numériser les seconds. » New-York Times
Des réseaux sociaux Et des stratégies identitaires
Rôle des réseaux sociaux Dans l’explosion identitaire Source (Janvier 2008) : http://www.lemonde.fr/technologies/infographie/2008/01/14/reseaux-sociaux-des-audiences-differentes-selon-les-continents_999097_651865.html#ens_id=999297
Des réseaux quoi ? Sociaux "Un site de réseau social est une catégorie de site web avec des profils d'utilisateurs, des commentaires publics semi-persistants sur chaque profil, et un réseau social public naviguable ("traversable") affiché en lien direct avec chaque profil individuel." (Danah Boyd) Le r êve du graphe social : “ C’est l’ensemble des relations de toutes les personnes dans le monde. Il y en a un seul et il comprend tout le monde. Personne ne le possède. Ce que nous essayons de faire c’est de le  modéliser, de représenter exactement le monde réel en en dressant la carte (to mirror the real world by mapping it out).” M. Zuckerberg 3 générations de réseaux sociaux : 1. première génération : les "friend lists", des réseaux "à plat", bi-directionnels, sans relief. 2. seconde génération : les réseaux sociaux proprement dit, en relief, plus "épais" (relations transversales entre "amis" et non simplement "linéaires") 3. troisième génération (celle de Facebook) : les "médias sociaux" : de la mise en relation + de la mise en partage via différents médias. 4. Quatrième génération : TLSN : Top-Level Social Network. Ce que vise Google avec OpenSocial. Ce qu’est en passe de réussir Facebook avecOpen Graph.
Dominique Cardon, « Le design de la visibilité ».
Dominique Cardon, « Le design de la visibilité ».
Question de la privauté des espaces semi-publics Danah Boyd : 4 paramètres confusion entre espace public et espace privé :  la persistance : ce que vous dîtes à 15 ans sera encore accessible quand vous en aurez 30 ... La « searchability » : votre mère sait où vous êtes et avec qui. Tout le temps. la "reproductibilité" : ce que vous avez dit/publié/posté/photographié/filmé peut être recopié et replacé dans un univers de discours totalement différent. les "audiences invisibles" : la majorité des publics/destinataires est absente au moment même de la médiation => temporalité numérique particulière.
Question de la privauté des espaces semi-publics J’y ajoute : Le profilage :  « searchability » mise en œuvre non plus par des proches mais par des sociétés commerciales, des institutions, des états L’intégrité documentaire :  toutes nos traces documentaires sont bousculés, transformées, éditées par nous (ego), par nos amis/proches/collaborateurs (inter), par d’autres (alter).
La participation ... ... Comme facteur  ET  Vecteur identitaire
Echelles participatives ... De + en + de gens dans les lieux où se construit l’identité / réputation numérique (cf Forrester Social Technographics Report)
2007 2010
Le cas Facebook
Facebook privacy policy timeline (cf http://www.eff.org/deeplinks/2010/04/facebook-timeline/) « No personal information that you submit to Thefacebook will be available to any user of the Web Site who does not belong to at least  one of the groups  specified by you in your  privacy settings  » 2 0 0 5 « Moi et les miens »
Facebook privacy policy timeline (cf http://www.eff.org/deeplinks/2010/04/facebook-timeline/) We understand you may not want everyone in the world to have the information you share on Facebook; that is why we give you control of your information. Our  default privacy settings  limit the information displayed  in your profile to your school, your specified local area, and other reasonable community limitations  that we tell you about. 2 0 0 6 Moi et ma communauté étendue Privauté « par défaut »
Facebook privacy policy timeline (cf http://www.eff.org/deeplinks/2010/04/facebook-timeline/) Profile information you submit to Facebook will be available to users of Facebook who belong to  at least one of the networks  you allow to access the information through your privacy settings (e.g., school, geography, friends of friends).  Your name, school name, and profile picture thumbnail will be available in search results across the Facebook network unless you alter your privacy settings . 2 0 0 7 Arrivée du « search » Arrivée de l’opt-out
Facebook privacy policy timeline (cf http://www.eff.org/deeplinks/2010/04/facebook-timeline/) Information set to “everyone” is publicly available information, may be accessed by everyone on the Internet (including people not logged into Facebook), is subject to indexing by third party search engines, may be associated with you outside of Facebook (such as when you visit other sites on the internet), and may be imported and exported by us and others without privacy limitations. The default privacy setting for certain types of information you post on Facebook is set to “everyone. ” You can review and change the default settings in your privacy settings Nov. 2 0 0 9 Abolition de la frontière « plateforme » Opt-out systématique et étendu
Facebook privacy policy timeline (cf http://www.eff.org/deeplinks/2010/04/facebook-timeline/) Certain categories of information  such as your name, profile photo, list of friends and  pages you are a fan of , gender, geographic region, and networks you belong to are considered publicly available to everyone, including Facebook-enhanced applications, and  therefore do not have privacy settings. Déc. 2 0 0 9 Abolition pure et simple de la privauté « profilaire », « identitaire »
Facebook privacy policy timeline (cf http://www.eff.org/deeplinks/2010/04/facebook-timeline/) When you connect with an application or website it will have access to General Information about you. The term General Information includes your and your friends’ names, profile pictures, gender, user IDs,  connections , and any content shared using the Everyone  privacy setting. Avr. 2 0 1 0 Abolition de privauté s’étend aux contenus partagés par moi et par d’autres
Moi …
LE COMPLEXE DE L’ANTILOPE «  L’antilope qui court dans les plaines d’Afrique ne peut être considérée comme un document …  Mais si elle est capturée… et devient un objet d’études, on la considère alors comme un document. Elle devient une preuve physique. » Suzanne Briet
De l’autre côté des barreaux Ex :  http://zesty.ca/facebook/#/olivier.ertzscheid   Voir ce que (certains) les autres voient.  Voir ce à quoi (tous) les autres peuvent accéder http://developers.facebook.com/docs/api
Plan B. http://moderateur.blog.regionsjob.com/index.php/post/4-astuces-pour-prot%C3%A9ger-son-profil-Facebook http://www.lablogule.com/2010/04/vie-du-web/maitriser-son-identite-numerique-sur-facebook.html   http://ilonet.fr/facebook-protegez-votre-vie-privee-desactivez-open-graph.html  **
Porosité et percolation sont les 2 mamelles  du business l’identité numérique Google Friend Connect. Facebook Connect. Facebook Open Graph Systématisation des identifications faibles et/ou transparentes. Systématisation des procédures d’opt-out.  Granularité  des identités (fragmentées, parcellaires, institutionnelles, personnelles, sous-exposées et pourtant sur-documentées) Porosité  « naturelle » des lieux de présence et d’accès Besoin  d’une percolation qui ne soit pas laissée aux seuls acteurs commerciaux.
WWdW + WLvW + GGG = WLfW
Après l’adressage des documents, après leur niveau de granularité (de plus en plus fin), la principale question que pose ce nouvel âge est celle de la sociabilité et du caractère indexable, remixable de notre identité numérique et des traces qu’elle laisse sur le réseau.  Dans ces mondes et ces réseaux virtuels, chacun peut donner les informations qu’il souhaite. Et ces informations peuvent indistinctement relever de notre sphère publique (notre métier par exemple), de notre sphère privée (nos relations, nos amis), enfin et surtout de notre sphère intime (nos préférences politiques, sexuelles ou religieuses). De plus en plus de sites de réseaux sociaux « ouvrent » l’immense catalogue des individualités humaines qui les composent à l’indexation par les moteurs de recherche. Ce qui pose nécessairement la question de la pertinence des profils humains. SOURCE :  http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2007/11/bienvenue-dans.html
Identités et e-reputations académiques. Et à la fac ???
Des stratégies identitaires « académiques »
Identités étendues et cruciales
L’occasion de nouvelles prescriptions / médiations Sortir de l’amphi « Être ami avec ses étudiants » ... Ou pas. Mais au moins se poser la question http://www.ecrans.fr/Prof-2-Pourquoi-je-suis-ami-avec,9609.html
Nouveaux indicateurs de « notoriété » Archives ouvertes VS « impact factor »
A manier avec précaution. Autorité n’est pas notoriété Affluence n’est pas influence Publicité n’est pas légitimité
Présence institutionnelle blogosphérique http://blogs.univ-paris5.fr/ http://blogperso.univ-rennes1.fr/
Présence institutionnelle statusphérique Universitwitts « Scientwists » PRESSES UNIVERSITAIRES RECTORATS MINISTERES Réseaux Univ.
L’institution …
…  son portail social …
…  sa présence immédiasphère …
…  celle de ses enseignants-chercheurs …
POURQUOI PAS VOUS ??? POURQUOI PAS MAINTENANT ???
Les 3 âges des réseaux sociaux universitaires Utiliser l’existant Facebook’in Copier le service Facebook-like S’approprier en production et en usages. ???
« From YouTube to Youniversity » Henry Jenkins, professeur au MIT "adhocratie" désignant :  " a form of social and political organization with few fixed structures or established relationships between players and with minimum hierarchy and maximum diversity. " Soit " l'opposé de l'université actuelle ".  « Youniversities » universités fonctionnant à la manière de Wikipédia ou de YouTube afin  " de permettre le déploiement rapide d’expertises dispersées et la reconfiguration des champs » Identité institutionnelles,  académiques comme  pivots  nécessaires   de ces expertises dispersées
Conclusion (si si ...)
Moralité Pour les moteurs … « un document » Indexable, cherchable,  Profilable, « monétisable » …
« L’antilope qui court dans les plaines d’Afrique ne peut être considérée comme un document…» « Mais si elle est capturée… et devient un objet d’études, on la considère alors comme un document.  Elle devient une preuve physique. » Suzanne Briet
Homo-documentum J’ai une identité  Qui ne m’appartient pas  (je n’en suis pas propriétaire) Dont je ne contrôle pas ou peu la visibilité Opt-Out Dont je ne mesure pas nécessairement la finalité  marchandisable Cette identité est : Documentée en permanence (par moi, par les miens, par d’autres) De nature documentaire  (fragmentée, indexée, collectionnée, agrégée ...) En renégociation permanente (redocumentarisation)
« We should document them »
Identité numérique c’est aussi ... Génome, 23&Me, Google Health,  medecine 2.0, Microsoft HealthVault ...  Biométrie ...
Bibliographie BOYD Danah « Social Network Sites : Public, Private or What ? », Knowledge Tree, 13 Mai 2007. En ligne  http://www.danah.org/papers/KnowledgeTree.pdf   « Privacy and publicity in the context of Big Data », 29 Avril 2010, WWW2010,  http://www.danah.org/papers/talks/2010/WWW2010.html   CAHEN Murielle « L’usurpation d’identité sur les réseaux sociaux », 9 décembre 2009. En ligne :  http://www.legavox.fr/blog/murielle-cahen/usurpation-identite-reseaux-sociaux-1372.htm   « L’identité numérique post-mortem ». 6 Janvier 2010. En ligne  http://www.legavox.fr/blog/murielle-cahen/identite-numerique-post-mortem-1457.htm   CAVAZZA Frédéric.  Qu’est-ce que l’identité numérique ? 22  octobre 2006 [en ligne].  http://www.fredcavazza.net/2006/10/22/qu-est-ce-que-l-identite-numerique/ « Vers de multiples identités numériques », 27 Avril 2009, Etats Généraux de l’Identité Numérique. En ligne :  http://www.slideshare.net/fredcavazza/vers-de-multiples-identits-numriques   CARDON Dominique.  Le design de la visibilité : un essai de typologie du web 2.0.  Internet Actu, 1 er  février 2008 [en ligne] http://www.internetactu.net/2008/02/01/le-design-de-la-visibilite-un-essai-de-typologie-du-web-20/ http://caddereputation.over-blog.com/   DESCHAMPS Christophe.  L’indispensable gestion de la réputation numérique,  6 février 2006 [en ligne].  http://www.zdnet.fr/blogs/2006/02/06/lindispensable-gestion-de-la-reputation-numerique/ DIGIMIND, Définition de l’e-reputation  http://www.digimind.fr/solutions/par-besoins/e-reputation/e-reputation-definition  (voir également les nombreuses ressources liées) DURAND Didier, « Facebook obtient le nom de chaque utilisateur visitant les pages équipées du bouton Like : démo concrète. », ZDNet, 3 Mai 2010. En ligne  http://www.zdnet.fr/blogs/media-tech/bouton-like-j-aime-et-plugins-sociaux-facebook-obtient-le-nom-de-chaque-utilisateur-visitant-les-pages-equipees-demo-concrete-39751334.htm
Bibliographie ERTZSCHEID Olivier  « Science identifiée et scientifiques identifiables », Nancy, RPIST, Juin 2009, en ligne  :  http://www.slideshare.net/olivier/identitenumeriqueacademique   « L’homme est un document comme les autres », Paris, séminaire GDR-TICS, en ligne  http://www.slideshare.net/olivier/lhomme-est-un-document-come-les-autres   « L’Homme est un document comme les autres : du World Wide Web au World Life Web », in Hermès n°53, 2009, pp. 33-40. En ligne,  http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00377457/fr/ EUDES Yves, « Les nettoyeurs du net », in Le Monde  http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/11/23/les-nettoyeurs-du-net_1270862_651865.html   GÉVAUDAN Camille, « Vie privée : Google, Microsoft et Yahoo dans la durée », in Ecrans.fr, 29 Janvier 2010, en ligne  http://www.ecrans.fr/Vie-privee-Des-moteurs-a-plusieurs,9075.html   GFII, E-reputation et identité numérique des organisations, 15 Avril 2010, en ligne,  http://www.actulligence.com/files/1004/GFII_ereputation.pdf   GOOGLE.  Supprimer du contenu de l'index Google  [en ligne]. http://www.google.com/intl/fr/remove.html GUYOMARD Julien, « Facebook : protégez votre vie privée, désactivez Open Graph. » Ilonet.fr, 23 Avril 2010, en ligne :  http://ilonet.fr/facebook-protegez-votre-vie-privee-desactivez-open-graph.html   HELLY Perrine, page delicious.com sur les réseaux sociaux de chercheurs http://delicious.com/Formadoct/r%C3%A9seaux_sociaux+chercheurs IDATE, Caisse des Dépôts, ACSEL, « La confiance des français dans le numérique », 11 Mars 2010, en ligne :  http://www.lesechos.fr/medias/2010/0311//300416656.pdf   ISKOLD Alex, EPELBOIN Fabrice, « Le nouveau Facebook : un guide complet (...) », in ReadWriteWeb France, 26 Avril 2010, en ligne :  http://fr.readwriteweb.com/2010/04/26/a-la-une/nouveau-facebook-guide-complet-les-diteurs-les-annonceurs-les-utilisateurs-concurrence/   ITEANU Olivier.  L'identité numérique en question.  Paris : Eyrolles 2008. KAPLAN Daniel, “Informatique, Liberté, Identité” Internet Actu. En ligne :  http://www.internetactu.net/2010/04/27/informatique-libertes-identites/
Bibliographie (suite) KREDENS Elodie, FONTAR Barbara, “Les jeunes et internet : de quoi avons-nous peur ?” En ligne sur le site Fréquence écoles.  http://www.frequence-ecoles.org   « Internet et les jeunes : désolé, ça se passe plutôt bien », OWNI, synthèse de l’étude précédente. En ligne  http://owni.fr/2010/04/24/internet-et-les-jeunes-desole-ca-se-passe-plutot-bien/   « La vie sur le net est-elle éternelle ? » in Le Figaro.fr, 16 février 2010. En ligne :  http://www.lefigaro.fr/web/2010/01/22/01022-20100122ARTFIG00014-la-vie-sur-le-net-est-elle-eternelle-.php   « Libertés : Google classe et défie les gouvernements », Le Point.fr, 22 avril 2010.  http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/2010-04-21/libertes-sur-internet-google-publie-un-classement-des-gouvernements/1387/0/446551   MANACH Jean-Marc, “La vie privée : un problème de vieux cons.”, in Internetactu.net,  http://www.internetactu.net/2009/03/12/la-vie-privee-un-probleme-de-vieux-cons/   Mc MANUS Richard, “OpenID and the identity systems of Yahoo, Google & MSN”,  ReadWriteWeb, 3 Janvier 2007. En ligne :  http://www.readwriteweb.com/archives/openid_vs_bigco.php   MAUREL Lionel, “Droit de l’internet et de l’information”, en ligne  http://www.slideshare.net/calimaq/droit-de-linternet-et-de-linformation-complet  (voir notamment diapos 89 à 99 sur identité numérique et réutilisation des données personnelles.) MAZENOT Xavier De, HUYGHE François-Bernard, « Influence et réputation sur Internet », en ligne :  http://www.huyghe.fr/dyndoc_actu/4b669a9973d84.pdf   PIERRE Julien (Doctorant en SIC), “L’identité numérique : savoir gérer sa présence en ligne”, Stage à l’URFIST de Lyon, Mars 2010, en ligne :  http://www.slideshare.net/idnum/stage-urfist-sur-lidentit-numrique  . Voir aussi son blog personnel :  http://www.identites-numeriques.net/ PEW INTERNET, « The Future of Anonymity online »,  http://pewinternet.org/Reports/2010/Future-of-the-Internet-IV/Part-5Anonymity.aspx?r=1   « Cultivez votre identité numérique : le guide pratique » En ligne :  http://youontheweb.fr/identite-numerique/cultivez-votre-identite-numerique-le-guide-pratique/
Diaporama disponible sur  http://www.slideshare.net/olivier http://www.affordance.info/mon_weblog/2010/05/identites-numeriques.html   To @ Source des images : FlickR (cc) Creative commons. Paternité. Pas d’utilisation commerciale. Partage à l’identique. Plus de renseignements sur :  http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/fr/

Identite numerique

  • 1.
    E-réputation, identités numériques: enjeux, outils, méthodologies «Les hommes se distinguent par ce qu’ils montrent et se ressemblent par ce qu’ils cachent.» Paul Valéry, Tel Quel, dans Œuvres II, éd. La Pléiade, p. 781 Olivier Ertzscheid Université de Nantes. IUT de La Roche sur Yon McF Sciences de l’Information www.affordance.info Intervention URFIST Bretagne / Pays de Loire / Formation du 4 Mai 2010 Creative commons. Paternité. Pas d’utilisation commerciale. Partage à l’identique. Plus de renseignements sur : http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/fr/
  • 2.
    Synopsis Objectifs : Faire le point sur les nouvelles problématiques et les enjeux de l’identité numérique, présenter les méthodologies de gestion de son identité numérique sur le web, former à la connaissance et à l'utilisation des outils de recherche et de veille sur la « e-réputation » d’une personne ou d’une organisation. Contenus : Définition des identités numériques, repères sur la réputation internet ; enjeux des identités numériques : traçabilité, transparence…; enjeux de la e-réputation : pour les individus, pour les organisations… ; gérer ses traces et ses identités numériques : méthodologies, démarche, outils… ; outils et méthodologies de recherche d’information sur une personne, une organisation : moteurs de personnes, etc. ;
  • 3.
    Petite mise enbouche QUI À DÉJÀ : Un compte Facebook ? Un compte Twitter ? Tapé son nom sur Google ? Tapé le nom d’un(e) de ses collègues sur Google ? Publié en ligne des photos privées ou intimes ? Vu des photos privées ou intimes de ses collègues en ligne ?
  • 4.
    CHAPITRE PREMIER HISTORIQUE(rapide). DÉFINITION (tentatives de). CONTEXTE(s). ENJEUX (principaux).
  • 5.
    Un peu d’archéologieA la recherche des 1ères traces de l’identité numérique
  • 6.
    1978. Le projetSAFARI Administration électronique : Michel Sapin contre un identifiant unique 26/02/2002 Lors de la remise officielle du rapport "Administration électronique et protection des données personnelles" (...)Michel Sapin a catégoriquement affirmé qu’il n’y aurait pas d’identifiant unique de l’usager. " Nous devons partir du principe que l’identité numérique n’est pas et ne peut pas être unique, pas plus que l’identité au sens traditionnel des relations "papier" avec l’administration . De la même façon que nous disposons aujourd’hui, entre autres, d’un numéro de sécurité sociale, d’un numéro fiscal (le SPI), d’une carte d’identité, d’un passeport , autant d’"identifiants" distincts les uns des autres, nous aurons demain plusieurs identifiants électroniques  » (...). Une identité numérique unique aurait pu laisser craindre le retour masqué de Safari, le projet des années 70 d’interconnexion des administrations à partir d’un matricule commun dont le rejet avait été à l’origine de la loi "Informatique, fichiers et libertés" du 6 janvier 1978. http://www.legalis.net/breves-article.php3?id_article=870
  • 7.
    3 étapes Identifiants> Identification > Identité
  • 8.
    l’identité numérique estd’abord une question d’identifiants numériques aspect sécurisation domine Relève du domaine de la « technique » Acteurs : entreprises de « sécurité » informatique Publics : entreprises, états, administrations Exemple : http://www.dml.fr/partenaires/securite Aucun écho « sociétal »  Milieu années 90 : les identifiants
  • 9.
    l’identité numérique devientune question de technologie. Apparaît également la problématique de la « vie privée ». Apparaît également notions d’opt-in ou Opt-out ( http://www.transfert.net/a7953 ) Acteurs : grands opérateurs du web (france télécom, Cisco, Sun ... E-bay) Fin années 90 – début années 2000 : l’identification
  • 10.
    2003 : lesoutils. date clé de l'explosion de ces réseaux avec le lancement (entre autres) de MySpace, Friendster et LinkedIn Google est devenu ... GOOGLE = miroir identitaire. (passe le cap des 3 milliards de pages indexées fin 2002) 2005 : le grand public Les 1ères traces sociétales de la problématique de l’identité numérique n’apparaissent que plus de 2 ans après le lancement des réseaux sociaux, au moment ou les usages se sont massifiés et diversifiés (aussi bien vers le grand public que vers les communautés « de niche ») 2003- ... : l’identité.
  • 11.
  • 12.
    CHAPITRE PREMIER HISTORIQUE(rapide). DÉFINITION (tentatives de) . CONTEXTE(s). ENJEUX (principaux).
  • 13.
  • 14.
    Identité (num) =somme de mes traces (num) Traces « profilaires » : ce que je dis de moi = QUI JE SUIS Traces « navigationnelles » : où je vais, qui je lis, où je commente = COMMENT JE ME COMPORTE Traces « inscriptibles » : ce que j’exprime, publie, édite = CE QUE JE PENSE
  • 15.
    L’IDENTITÉ NUMÉRIQUE peut être définie comme : la collection des traces (écrits, contenus audio ou vidéo, messages sur des forums, identifiants de connexion …) que nous laissons derrière nous, consciemment ou inconsciemment, au fil de nos navigations sur le réseau et le reflet de cet ensemble de traces, tel qu’il apparaît «remixé» par les moteurs de recherche .
  • 16.
  • 17.
    L’identité numérique estcelle qu’un individu s’attribue à lui-même sur les réseaux :  des éléments d’authentification : ID, adresse IP, email, password, nom, prénom, pseudo …  des données : personnelles, administratives, bancaires, professionnelles, sociales …  des signes de reconnaissance : photo, avatar, logo, image, graphisme …  et des « traces numériques » encore plus évanescentes : tags, liens, publications diverses et disséminées Image de Fred Cavazza, définition de Lionel Maurel (cf biblio)
  • 18.
    REPUTATION Ce quel’on dit de moi Ma « marque » (personnal branding) Mes traces Subjective fluctuante IDENTITÉ Ce que je dis de moi Mon nom Mes traces (administrativement) objectivable immuable Identité VS reputation
  • 19.
    Qu’est-ce que laréputation numérique ? La confiance se « gagne » Relation duale (individu  individu  collectif) Je fais confiance « à Mr X », « aux hommes politiques », « aux scientifiques » Relation désincarnée (individu  entité) Je fais confiance « au paiement en ligne » Premier niveau de complexité : Différents niveaux de confiance. Hiérarchie des niveaux La crédibilité « s’acquiert » On fait davantage confiance aux experts parce qu’ils sont « crédibles ». Mais être crédible ne nécessite pas d’être expert, ni même d’être reconnu comme tel. Première faille dans le système de la « confiance dans le conseil » : cette faille n’échappera pas aux sites marchands qui vont s’y engouffrer. La réputation se « construit » et se « déconstruit » Des trois, c’est la notion la plus faible, la moins dense, la plus volatile. Pourtant c’est la notion centrale qui supplante les deux autres aujourd’hui dans le contexte actuel de l’économie de l’accès.
  • 20.
  • 21.
    Identités & identifiantsDifférents ? « NASCAR** problem » National Association for Stock Car Auto Racing
  • 22.
  • 23.
    Identités & identifiantsStandardisés ? Oauth Pour les développeurs d'une application accédant à une API, OAuth est une façon de publier et d'intéragir avec des données protégées. Pour les développeurs fournissant une API, OAuth permet de donner accès aux données tout en protégeant le pseudo et mot de passe des utilisateurs xAuth Participating services generate a browser token for each of their users. Publishers can then recognize when site visitors are logged in to those online services and present them with meaningful, relevant options.
  • 24.
    Identités & identifiants« Embedded » Projet Firefox. Gestion directe depuis navigateur. Piste très sérieuse du fait de la concurrence et du rôle accru desdits navigateurs (Chrome, Firefox, IE)
  • 25.
    Collections de traces(...) que nous laissons consciemment ou inconsciemment Identifications (et parfois « identités ») INVISIBLES Machineries de l’identification (personnalisation) au service d’une ingénierie de la transparence identitaire.
  • 26.
    L’illusion de lapage blanche
  • 27.
    Le syndrôme deBlanche-Neige
  • 28.
  • 29.
  • 30.
  • 31.
  • 32.
    It’s a wonderfulworld ? Source : Julien PIERRE – http://www.identites-numeriques.net/ IDENTIFICATION Je dis qui je suis AUTHENTIFICATION Je prouve qui je suis AUTORISATION Je peux accéder aux ressources du système CERTIFICATION Un tiers prouve qui je suis
  • 33.
    It isn’t awonderful world. IDENTIFICATION Je dis qui je suis AUTHENTIFICATION Je prouve qui je suis AUTORISATION Je peux accéder aux ressources du système CERTIFICATION Un tiers prouve qui je suis Persistante (cookies) et transparente (syndrome de Blanche-neige) Le système accède à mes ressources (documents, réseaux, choix, recommandations, amis ...) Avatars, pseudonymats Absence de système de preuve Personnalisation : un tiers me dit ce que je dois être, où je dois aller, ce que je dois acheter ...
  • 34.
    Nathalie Kosciusko-Morizet, secrétaired’État à la Prospective et à l’Économie Numérique, a lancé le 01 février 2010 le label IDéNum ou l’identité numérique multiservices.
  • 35.
  • 36.
    CHAPITRE PREMIER HISTORIQUE(rapide). DÉFINITION (tentatives de). CONTEXTE(s) : Documentation(s) identitaire(s) Vers de nouvelles « documentations sociales » ENJEUX (principaux).
  • 37.
    « Documentez-moi. » Sur unrythme à 3 temps Des données identitaires aux connaissances identifiées
  • 38.
  • 39.
  • 40.
    « Connaissances » 3. « Redocumentariser »l’identité «  Redocumentariser, c’est documentariser à nouveau un document ou une collection en permettant à un bénéficiaire de réarticuler les contenus sémiotiques selon son interprétation et ses usages.  » Manuel Zacklad in « Eléments théoriques pour l’étude des pratiques grand public de la documentarisation : réseaux et communautés d’imaginaire »
  • 41.
    Redocumentarisation par l’exemple: Facebook EST L’interface « 1 » identité documentée documentaire « n » profils « x » profondeurs
  • 42.
    Vers de nouvellesdocumentations sociales.
  • 43.
    Question : quelest le plus grand dénominateur commun et/ou le plus petit commun multiple de nos identités documentaires numériques ? Nous sommes le PPCM de nos identités numériques Ils sont le PGDC de nos identités numériques ?
  • 44.
    BOUM ! Ceque l’on savait déjà : Explosion de la masse documentaire Explosion de notre « empreinte identitaire » Ce que l’on ne savait pas : Bombe à fragmentation Fragmentation Des documents (world wide web) Des usages Des synchronicités (world live web) Des modalités de diffusion d’appropriation d’édition …
  • 45.
  • 46.
  • 47.
    Identité numérique vécueBernard Lhermitte Identité rassemblée, protégée, étanche aux autres si je le souhaite, confinée, confidentialisée (avatars, pesudonymats ...)
  • 48.
    Identité numérique perçueCaulerpa Taxifolia / Réseaux sociaux / Propagation / Viralité
  • 49.
    Identité numérique vécueIdentité numérique perçue A moins que
  • 50.
    CHAPITRE PREMIER HISTORIQUE(rapide). DÉFINITION (tentatives de). CONTEXTE(s) : Documentation(s) identitaire(s) ENJEUX (principaux).
  • 51.
    Quelques clés decompréhension
  • 52.
    Clé de compréhensionn°1 Un peu de psychologie
  • 53.
    Pulsion scopique Désirde voir. Domaine du pulsionnel. Donc de l’irraisonnable. IMPUDEUR. IMPRUDENCE. SUREXPOSITION
  • 54.
    Voir sans êtrevu Se protéger. Se cacher. Se préserver. Domaine de l’émotionnel PUDEUR. PRUDENCE. SOUS-EXPOSITION
  • 55.
    Et le rêvedevint réalité. Facebook comme nouveau panopticon. Tentation du contrôle. Instrumentalisation du pulsionnel. Rationnalisation du désir. Surveillance ET sous-veillance. IMPUDENCE ET PUDIBONDERIE DU SYSTEME
  • 56.
    Identité post-mortem ?D’avant la naissance Parents qui « réservent » l’e-mail, nom de domaine et/ou profil Facebook de leur futur enfant. À après la mort : http://www.lefigaro.fr/web/2010/01/22/01022-20100122ARTFIG00014-la-vie-sur-le-net-est-elle-eternelle-.php Facebook propose depuis quelques mois un formulaire pour avertir qu'un être s'est éteint. Les administrateurs transforment alors son profil en «mémorial» si les proches le demandent (...) Le site a décidé d'immortaliser les profils des personnes disparus, en les transformant en lieux de partage et de souvenir. Sans fournir le mot de passe. Ainsi, les messages personnels restent secrets, et le profil est désactivé. Il ne reste accessible qu'aux «friends» déjà inscrits. Ils peuvent y laisser des messages et lire ceux des autres.
  • 57.
    Clé de compréhensionN°2 Un peu de géologie
  • 58.
    Dérive des continents« documentaires ». 1995 2005 2008 Web public Web privé Web personnel (Desktop) Web intime (Mail) Quoi ? indexé non-indexé Web public Web privé Web personnel (Desktop) Web intime (Mail) Web extime (blogs) Qui ? Web public Web privé Web personnel (Desktop) Web intime (Mail) Web extime (blogs) ? Pourquoi ?
  • 59.
    Pourquoi contrôler sonidentité ? AVANT MAINTENANT INDEXABLE NON-INDEXABLE
  • 60.
    Clé de compréhensionn°3 Un peu de confusion ...
  • 61.
    Nos pratiques informationnelles... Sont autant de « marquages  » documentaires Et de stratégies identitaires ... chercher communiquer Tagger / indexer organiser s’orienter partager google talk earth print orkut API’s Web/documenet public Web/document` privé Web personnel (Desktop) Web intime (Mail) Web extime (blogs)
  • 62.
    Economie « sociale » del’identité numérique Web/document public Web/document` privé Web personnel (Desktop) Web intime (Mail) Web extime (blogs) Homogénéité des contenus Communautarisation des pratique Massification / Marchandisation Des accès Périmètre de l’identité numérique ?
  • 63.
    Clé de compréhensionN°4 Un peu de climatologie
  • 64.
    Clé de compréhensionn°5 Un peu de hardware
  • 65.
  • 66.
    Conséquences … Hier… Dé-connecté Aujourd’hui … Hyper-Connecté Demain … Omni-connecté Ubi-connecté Identité protégée Identité exposée Identité menacée
  • 67.
    Clé de compréhensionN°6 Un peu d’économie
  • 68.
    Source : http://www.businessinsider.com/chart-of-the-day-revenue-per-unique-visitor-2010-3 Revenus de l’année divisés par moyenne du nombre mensuel de visiteurs unique
  • 69.
    Clé de compréhensionN°7 Logiques d’indexation : la fin d’un cycle ? Indexation humaine Libre, contr ôlée Indexation marchande Liens sponsorisés En production (j’achète un mot) En réception (j’affiche une publicité) Indexation collaborative Folksonomies Indexabilité humaine Homme comme corp(u)s documentaire Réseaux sociaux : pan-catalogue des individualités humaines. Un peu de techniques documentaires
  • 70.
    Chapitre 2 LESRAISONS LES RISQUES LES ESPOIRS
  • 71.
  • 72.
    Pour moi Constructionidentitaire / Parcours bottom-up Sécurité : identifiants Amour, appartenance : réseaux relationnels (de meetic) à tout site « communautaire) Estime des autres : réputation Estime de soi : narcissisme / vanity search Accomplissement personnel : reconnaissance d’une expertise / Adéquation entre réputation perçue et identité voulue.
  • 73.
    Pour l’argent Pourinventer un nouveau modèle économique (gratuit / publicitaire) il faut : Base de donnée des intentions Social graph Effet d’échelle (loi statistique des grands nombres)
  • 74.
    Pour le contrôleSurveillance / Par une autorité supérieure (big brother) États Multinationales Sous-veillance / Par ses pairs (little sisters) Panopticon Pour créer, centraliser et monétiser une base de « données des intentions. »
  • 75.
    Chapitre 2 LESRAISONS LES RISQUES LES ESPOIRS
  • 76.
    Du point devue des individus ... Quels risques « identitaires » ?
  • 77.
    Quels risques identitaires? A la hauteur des enjeux ...
  • 78.
    Pêché d’orgueil ...Vanity Search, Ego-Googling ...
  • 79.
    Consommation Marketing comportementalhyper-ciblé et géo-localisé Id num > Comportements de navigation > comportements d’achat Industries de la recommandation.
  • 80.
  • 81.
  • 82.
    Big brother contre... Big brother http://www.google.com/governmentrequests/
  • 83.
    (eaux) Troubles identitairesUsurpation Avatars Pseudonymats Anonymat “ 'It will be an archipelago of named users, who get a lot of value from participating in that part of the ecosystem, but still set in an ocean of anonymity.” -- Clay Shirky
  • 85.
    Les jeunes etinternet De quoi avons-nous peur ?
  • 86.
    Du point devue des organisations Quels risques réputationnels ?
  • 87.
    Quels risques réputationnels? A la hauteur des enjeux ...
  • 89.
    De la Kryptoniteà l’université Un antivol, un stylo bic, une vidéo amateur 2 millions téléchargements en 10 jours Reprise par médias mainstream ------------------------------------------------------------ Echange gratuit, modèle retiré 10 millions $ de pertes Chute de l’action de 25% Aujourd’hui, les universités deviennent des marques
  • 90.
    Chapitre 2 LESRAISONS LES RISQUES LES ESPOIRS
  • 91.
    ORGANISÉS. Chezles jeunes, les « aventuriers de la toile » sont plutôt rares comparés aux « voyageurs organisés ». Une majorité a d’ailleurs balisé ses sentiers en utilisant des moteurs de recherche, en allant toujours sur les mêmes sites et en créant des « favoris ». Certains ont même des rituels de navigation et surfent selon un ordre déterminé. PRUDENTS. S’ils ont été contactés par des gens qu’ils ne connaissent pas, la majorité des jeunes, quel que soit leur âge, n’accepte pas de discuter avec eux. Ils refusent ainsi d’ajouter des contacts inconnus sur MSN ou Facebook, ils déclinent des invitations sur les jeux en ligne pour devenir partenaire temporaire ou membre d’une guilde et n’ouvrent pas les mails d’inconnus UN FOSSÉ QUI SE COMBLE / MOINS GRAND QU’IL N’Y PARAÎT
  • 92.
    Passer de lasensibilisation à la formation Problématique « mainstream » Nouvelles litératies en passe d’être actées
  • 93.
    Prévention Nouveaux hygiènismesidentitaires ? Profils étudiants américains « nettoyés » avant entrée à l’université http://www.psyetgeek.com/lhyginisme-identitaire-des-tudiants-amricains
  • 94.
    Chapitre 3 Donnez,donnez, donnez ... Vos DONNÉES
  • 95.
    Données personnelles ?DES DONNEES « Ensemble des informations qui permettent sous quelque forme que ce soit, directement ou non, l’identification des personnes physiques auxquelles elles se rapportent ». DES TRAITEMENTS « toute opération ou ensemble d’opérations portant sur des données à caractère personnel, quel que soit le procédé utilisé ». Collecte, enregistrement, conservation, adaptation, modification, extraction, consultation, utilisation, communication par transmission, diffusion ou toute autre forme de mise à disposition, le rapprochement ou l’interconnexion, ainsi que le verrouillage, l’effacement ou la destruction » Lionel MAUREL
  • 96.
    Données personnelles Techniques: Adresse IP, Cookies ... Déclaratives : mon profil facebook, date de naissance ... Navigationnelles : requêtes, types d’achats ... Comportementales (diachroniques) : historique de recherche
  • 97.
    C’est la loiINFORMATION. La loi impose d’informer les personnes « fichées » que des données nominatives les concernant sont collectées DROIT DE RETRAIT. Ces personnes doivent avoir la possibilité d’être retirées du fichier ou d’obtenir la modification des données les concernant ; NON-DIVULGATION À DES TIERS. Il est interdit de divulguer ces informations à des tiers, sauf accord des personnes concernées ; DATE LIMITE DE VALIDITÉ . La durée de conservation des données doit être limitée dans le temps. SOURCE : LIONEL MAUREL
  • 98.
    C’est le businessPot de terre des législations nationales contre ... (jack)pot de fer de la dérégulation des marchés
  • 99.
    Rappel ... Source: http://www.businessinsider.com/chart-of-the-day-revenue-per-unique-visitor-2010-3 Revenus de l’année divisés par moyenne du nombre mensuel de visiteurs unique
  • 100.
    Le carré magiquedes usages SHOPPING (digital cameras) HEALTH (Diabetes) TRAVEL (United 875) LOCAL (French Restaurant)
  • 101.
    In(ter)férences Usagers apprécient« personnalisation » Moteurs ont besoin d’inférences pour optimiser personnalisation « Ads are content »
  • 102.
    Fichiers « log » Achaque fois qu’un utilisateur se connecte, le serveur enregistre un log. 123.45.67.89 - 25/Mar/2007 10:15:32 - http://www.google.com/search?q=flowers - Firefox 2.0.0.7; Windows NT 5.1 - dac465aa86edd2dc
  • 103.
    Une question detemps ... De 2003 à 2005, Google a implémenté un cookie expirant en ... 2038 ... Aujourd’hui : Préconisations G29 (rassemblement CNIL européennes) : 6 mois Google : Adresse IP « anonymisée » au bout de 9 mois (2 derniers chiffres seulement) Cookies supprimés au bout de 18 mois Microsoft : cookies supprimés au bout de 6 mois
  • 104.
    IdNum : unequestion de cuisine Question des Cookies «  This idea that a cookie is nonpersonal information no longer really applies in this digital age. You don't need to know a person's name to know a person — to understand their likes and their dislikes, the contents of what they read, what they put in their shopping cart. It's really personal now.  » Jeff Chester, directeur exécutif du Center for Digital Democracy Personna numerique VS DATA
  • 105.
    Autres risques ...La propriété c’est le (risque du) vol
  • 106.
    Touchez pas augrisbi « Pas un mois ne passe en effet sans qu’une affaire de piratage massif de données ne fasse la une de la presse. Cette semaine , c’est 1,5 millions de comptes Facebook qui auraient été piratés.  La semaine dernière , une attaque du système de mots de passe de Google était déjouée. Sans parler des  milliers de données d’utilisateurs du site de la SNCF, auquel un pirate informatique aurait accédé le mois dernier  ! » http://loi.blogs.liberation.fr/dufief/2010/04/fichiers-pirat%C3%A9s-qui-est-responsable-.html
  • 107.
  • 108.
  • 109.
    Mot-clé n°1 :Monitoring L’identité numérique est une collection de traces « digitales » AFFICHER
  • 110.
    Mot-clé n°2 :Monitoring L’identité numérique nécessite une surveillance constante VEILLER, SURVEILLER
  • 111.
    L’identité numérique nécessiteune formation et un accompagnement FORMER, APPRENDRE, ENCADRER
  • 112.
    Deuxième partie Desoutils et des stratégies
  • 113.
    Les outils del’identité / réputation numérique
  • 114.
    Cultiver son jardin(outils gratuits) « Cultivez votre identité numérique : le guide pratique » http://youontheweb.fr/identite-numerique/cultivez-votre-identite-numerique-le-guide-pratique/ Réserver son identité http://namechk.com/ Qu’est-ce qu’on sait de moi ? 123people Qu’est-ce qu’on dit de moi ? Google & autres moteurs ... Suis-je une star ? Tableaux de bord, web analytics (google analytics, http://twitteranalyzer.com/ms.aspx?userId=affordanceinfo ...) Outils identitaires fragmentés LinkedIn, Facebook, Flickr, Twitter, YouTube ... + nom_prénom et/ou institution_entreprise Outils identitaires agrégateurs http://spezify.com/ : « tour de contrôle »
  • 115.
    Le marché del’e-reputation
  • 116.
    Les outils payantsLes marchés sont des conversations + Les conversations décident de la réputation = La réputation est un marché http://www.reputationdefender.com
  • 117.
  • 118.
  • 119.
    Moteurs de recherchede personnes 123People.com / Racheté par PagesJaunes en Mars 2010 (demo) Pipl.com Yoname .com Spyple Points communs Tous des « méta-moteurs » / « agrégateurs » Exploitent « privacy defaults » Explorent « web invisible » (Bases de données gouv)
  • 120.
    Moteur de recherche« de voisinage » Intelius.com Everyblock.com / http://chicago.everyblock.com/news/ Adresse / numéro de sécurité sociale / historique déménagements et changements d'adresse depuis 10 ans Date de naissance / Casier judiciaire / Diverses amendes / Dates mariages et divorces / le nom et n° tél voisins Montant du bien immobilier qu'il possède (sa maison), sa date d'achat et le nom de celui qui lui a vendu la taille du "lot" (cadastre) sur lequel elle (sa maison) est implantée une vue satellite de chez lui Âge moyen des femmes et des hommes habitant dans son voisinage Nombre de meurtres, de viols, de vols de véhicule et autres larcins dans son quartier Composition ethnique du quartier / Niveau d'éducation et les langues parlées les permis qu'il possède (permis de conduire mais aussi permis bateau, avion, moto, etc ...)
  • 121.
    http://www.Intelius.com "Nous cherchons dans des milliards de données publiques pour vous aider à trouver ce que vous cherchez. Nous analysons des listes de vente, des commandes sur catalogue, des abonnements à des magazines, des enregistrements d'adresse, des enregistrements de propriété immobilière, des arrêts de cour (...) et toute une série d'autres enregistrements publics et de sources publiques pour vous ."
  • 122.
    Il y amoins cher ... Et beaucoup plus simple ...
  • 123.
    L’histoire de MarcL*** http://www.le-tigre.net/Marc-L.html T R A N S P A R E N C E J’ai triché, une fois : pour avoir accès à ton profil Facebook (ce qui m’a bien aidé pour la suite), j’ai créé un faux profil et je t’ai proposé de devenir mon « ami ». Méfiant, tu n’as pas dit « oui », à la différence de Helena C*** dont j’ai pu admirer le « mur », là où tout le monde laisse des petits messages. Mais tu m’as répondu. En anglais, bizarrement : « Hi Who are you ? Regards Marc » Je m’apprêtais à inventer un gros mensonge, comme quoi j’étais fan de Vancouver et que j’avais beaucoup aimé tes photos de là-bas, mais au moment de te répondre, Facebook m’a prévenu : « Si vous envoyez un message à Marc L***, vous lui donnez la permission de voir votre liste d’amis, ainsi que vos informations de base, de travail et d’éducation pour un mois. » Je me suis dit que la réciproque était vraie, et je n’ai donc pas eu besoin de te répondre pour avoir accès aux informations de base.
  • 124.
    Je est unautre Je est une marque http://usernamecheck.com/ Typosquatting ? Ego-squatting ? Le personal-squatting ?
  • 125.
    CHAPITRE SUIVANT QUEFAIRE ? QUAND ? COMMENT ? A QUEL PRIX ?
  • 126.
  • 127.
    Veille & RéactivitéSource : brochure Digimind. E-reputation
  • 128.
  • 129.
    Les nettoyeurs dunet Agences regroupant (en général) : informaticiens, juristes & communiquants. «  Aux Etats-Unis, la gestion de "e-reputation" est en train de devenir une industrie, fonctionnant sur le modèle des compagnies d'assurances . Pour un abonnement de 15 dollars par mois, la société californienne Reputation Defender effectue ainsi sur Internet une veille permanente pour le compte de ses clients. A chaque fois que leur nom ou leur photo apparaît sur un nouveau site, elle les avertit. Si le client estime que ce contenu est dérangeant, la société lance une offensive pour le faire effacer. Elle facture 29 dollars par document supprimé. Source : Le Monde. 23/11/2009 http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/11/23/les-nettoyeurs-du-net_1270862_651865.html
  • 130.
    Méthode 1 :Nettoyage A l’usure: lavage d’index A la main : droit de retrait http://www. google .com/intl/ru/ remove .html
  • 131.
    Méthode 2 :Noyage et enfouissement Objectif : descendre sous la ligne de flottaison du navigateur
  • 132.
    Méthode 3 :action en justice
  • 133.
    Les vœux (pieux): droit à l’oubli numérique Consultation publique lancée par NKM Charte, recommandations, « labellisation » des réseaux sociaux ... Instaurer «  l’instauration de trois univers distincts d’identité numérique pour chaque réseau social : le premier garantissant l’anonymat complet, le deuxième s’appuyant sur une collecte de données par certificat numérique, et le troisième dans lequel l’internaute devra décliner avec précision son état civil exact. » Mais ... Contexte technologique international Contexte juridique « mondialisé » Autorités de régulation « à rebours » (des usages, des normes et des pratiques) Ecritures, traces & inscriptions numériques obéissent à des logiques « disruptives » (cf « guerres d’édition sur Wikipédia) : danger d’un révisionnisme numérique ?
  • 134.
    Pas de définitionde vie privée dans la loi « La jurisprudence englobe la vie familiale et conjugale, la vie quotidienne à domicile, l’état de santé de la personne, sa vie intime, amoureuse, ses relations amicales, ses loisirs ainsi que sa sépulture. En pratique, cela interdit de diffuser des images mettant en scène des personnes physiques dûment identifiées sans l'autorisation de ces dernières (droit à l’image). » Lionel MAUREL
  • 135.
  • 136.
    Les 4 piliersde la sagesse numérique Moi Mon réseau et mes traces
  • 137.
    Protéger / Réserverson NOM Facebook, LinkedIn, MySpace, Twitter ... Equivalent DNS http://knowem.com/
  • 138.
    Définir son périmètrede confidentialité Démarche nécessairement itérative Le périmètre, ce sont les paramètres
  • 139.
    Veiller au grainCf outils gratuits : Lecteur de flux, alertes Google/Yahoo, @twitter, commentaires ( http://www.backtype.com ) + on parle/commente/publie + on s’expose + on s’expose + on étoffe sa réputation + on étoffe sa réputation + il faut la surveiller
  • 140.
    S’impliquer Présence parexcès toujours préférable à présence par défaut
  • 141.
    Moi Mon (mes)identité(s) Plateformes identitaires Ma réputation Web, navigation, contenus liens, traces ...
  • 142.
    « Les hommes vontchercher l’information à deux endroits : dans les grands médias ou dans tout autre organisation centralisée (…) et auprès de leur réseau familial, de leurs amis, de leurs voisins, de leurs collègues. Nous avons déjà numérisés les premiers. (…) Ce que Zuckerberg essaie de faire avec Facebook, c’est de numériser les seconds. » New-York Times
  • 143.
    Des réseaux sociauxEt des stratégies identitaires
  • 144.
    Rôle des réseauxsociaux Dans l’explosion identitaire Source (Janvier 2008) : http://www.lemonde.fr/technologies/infographie/2008/01/14/reseaux-sociaux-des-audiences-differentes-selon-les-continents_999097_651865.html#ens_id=999297
  • 145.
    Des réseaux quoi? Sociaux "Un site de réseau social est une catégorie de site web avec des profils d'utilisateurs, des commentaires publics semi-persistants sur chaque profil, et un réseau social public naviguable ("traversable") affiché en lien direct avec chaque profil individuel." (Danah Boyd) Le r êve du graphe social : “ C’est l’ensemble des relations de toutes les personnes dans le monde. Il y en a un seul et il comprend tout le monde. Personne ne le possède. Ce que nous essayons de faire c’est de le modéliser, de représenter exactement le monde réel en en dressant la carte (to mirror the real world by mapping it out).” M. Zuckerberg 3 générations de réseaux sociaux : 1. première génération : les "friend lists", des réseaux "à plat", bi-directionnels, sans relief. 2. seconde génération : les réseaux sociaux proprement dit, en relief, plus "épais" (relations transversales entre "amis" et non simplement "linéaires") 3. troisième génération (celle de Facebook) : les "médias sociaux" : de la mise en relation + de la mise en partage via différents médias. 4. Quatrième génération : TLSN : Top-Level Social Network. Ce que vise Google avec OpenSocial. Ce qu’est en passe de réussir Facebook avecOpen Graph.
  • 147.
    Dominique Cardon, « Ledesign de la visibilité ».
  • 148.
    Dominique Cardon, « Ledesign de la visibilité ».
  • 149.
    Question de laprivauté des espaces semi-publics Danah Boyd : 4 paramètres confusion entre espace public et espace privé : la persistance : ce que vous dîtes à 15 ans sera encore accessible quand vous en aurez 30 ... La « searchability » : votre mère sait où vous êtes et avec qui. Tout le temps. la "reproductibilité" : ce que vous avez dit/publié/posté/photographié/filmé peut être recopié et replacé dans un univers de discours totalement différent. les "audiences invisibles" : la majorité des publics/destinataires est absente au moment même de la médiation => temporalité numérique particulière.
  • 150.
    Question de laprivauté des espaces semi-publics J’y ajoute : Le profilage : « searchability » mise en œuvre non plus par des proches mais par des sociétés commerciales, des institutions, des états L’intégrité documentaire : toutes nos traces documentaires sont bousculés, transformées, éditées par nous (ego), par nos amis/proches/collaborateurs (inter), par d’autres (alter).
  • 151.
    La participation ...... Comme facteur ET Vecteur identitaire
  • 152.
    Echelles participatives ...De + en + de gens dans les lieux où se construit l’identité / réputation numérique (cf Forrester Social Technographics Report)
  • 153.
  • 154.
  • 155.
    Facebook privacy policytimeline (cf http://www.eff.org/deeplinks/2010/04/facebook-timeline/) « No personal information that you submit to Thefacebook will be available to any user of the Web Site who does not belong to at least one of the groups specified by you in your privacy settings  » 2 0 0 5 « Moi et les miens »
  • 156.
    Facebook privacy policytimeline (cf http://www.eff.org/deeplinks/2010/04/facebook-timeline/) We understand you may not want everyone in the world to have the information you share on Facebook; that is why we give you control of your information. Our default privacy settings limit the information displayed in your profile to your school, your specified local area, and other reasonable community limitations that we tell you about. 2 0 0 6 Moi et ma communauté étendue Privauté « par défaut »
  • 157.
    Facebook privacy policytimeline (cf http://www.eff.org/deeplinks/2010/04/facebook-timeline/) Profile information you submit to Facebook will be available to users of Facebook who belong to at least one of the networks you allow to access the information through your privacy settings (e.g., school, geography, friends of friends). Your name, school name, and profile picture thumbnail will be available in search results across the Facebook network unless you alter your privacy settings . 2 0 0 7 Arrivée du « search » Arrivée de l’opt-out
  • 158.
    Facebook privacy policytimeline (cf http://www.eff.org/deeplinks/2010/04/facebook-timeline/) Information set to “everyone” is publicly available information, may be accessed by everyone on the Internet (including people not logged into Facebook), is subject to indexing by third party search engines, may be associated with you outside of Facebook (such as when you visit other sites on the internet), and may be imported and exported by us and others without privacy limitations. The default privacy setting for certain types of information you post on Facebook is set to “everyone. ” You can review and change the default settings in your privacy settings Nov. 2 0 0 9 Abolition de la frontière « plateforme » Opt-out systématique et étendu
  • 159.
    Facebook privacy policytimeline (cf http://www.eff.org/deeplinks/2010/04/facebook-timeline/) Certain categories of information such as your name, profile photo, list of friends and pages you are a fan of , gender, geographic region, and networks you belong to are considered publicly available to everyone, including Facebook-enhanced applications, and therefore do not have privacy settings. Déc. 2 0 0 9 Abolition pure et simple de la privauté « profilaire », « identitaire »
  • 160.
    Facebook privacy policytimeline (cf http://www.eff.org/deeplinks/2010/04/facebook-timeline/) When you connect with an application or website it will have access to General Information about you. The term General Information includes your and your friends’ names, profile pictures, gender, user IDs, connections , and any content shared using the Everyone privacy setting. Avr. 2 0 1 0 Abolition de privauté s’étend aux contenus partagés par moi et par d’autres
  • 161.
  • 162.
    LE COMPLEXE DEL’ANTILOPE « L’antilope qui court dans les plaines d’Afrique ne peut être considérée comme un document …  Mais si elle est capturée… et devient un objet d’études, on la considère alors comme un document. Elle devient une preuve physique. » Suzanne Briet
  • 163.
    De l’autre côtédes barreaux Ex : http://zesty.ca/facebook/#/olivier.ertzscheid Voir ce que (certains) les autres voient. Voir ce à quoi (tous) les autres peuvent accéder http://developers.facebook.com/docs/api
  • 164.
    Plan B. http://moderateur.blog.regionsjob.com/index.php/post/4-astuces-pour-prot%C3%A9ger-son-profil-Facebookhttp://www.lablogule.com/2010/04/vie-du-web/maitriser-son-identite-numerique-sur-facebook.html http://ilonet.fr/facebook-protegez-votre-vie-privee-desactivez-open-graph.html **
  • 165.
    Porosité et percolationsont les 2 mamelles du business l’identité numérique Google Friend Connect. Facebook Connect. Facebook Open Graph Systématisation des identifications faibles et/ou transparentes. Systématisation des procédures d’opt-out. Granularité des identités (fragmentées, parcellaires, institutionnelles, personnelles, sous-exposées et pourtant sur-documentées) Porosité « naturelle » des lieux de présence et d’accès Besoin d’une percolation qui ne soit pas laissée aux seuls acteurs commerciaux.
  • 166.
    WWdW + WLvW+ GGG = WLfW
  • 170.
    Après l’adressage desdocuments, après leur niveau de granularité (de plus en plus fin), la principale question que pose ce nouvel âge est celle de la sociabilité et du caractère indexable, remixable de notre identité numérique et des traces qu’elle laisse sur le réseau. Dans ces mondes et ces réseaux virtuels, chacun peut donner les informations qu’il souhaite. Et ces informations peuvent indistinctement relever de notre sphère publique (notre métier par exemple), de notre sphère privée (nos relations, nos amis), enfin et surtout de notre sphère intime (nos préférences politiques, sexuelles ou religieuses). De plus en plus de sites de réseaux sociaux « ouvrent » l’immense catalogue des individualités humaines qui les composent à l’indexation par les moteurs de recherche. Ce qui pose nécessairement la question de la pertinence des profils humains. SOURCE : http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2007/11/bienvenue-dans.html
  • 171.
    Identités et e-reputationsacadémiques. Et à la fac ???
  • 172.
    Des stratégies identitaires« académiques »
  • 173.
  • 174.
    L’occasion de nouvellesprescriptions / médiations Sortir de l’amphi « Être ami avec ses étudiants » ... Ou pas. Mais au moins se poser la question http://www.ecrans.fr/Prof-2-Pourquoi-je-suis-ami-avec,9609.html
  • 175.
    Nouveaux indicateurs de« notoriété » Archives ouvertes VS « impact factor »
  • 176.
    A manier avecprécaution. Autorité n’est pas notoriété Affluence n’est pas influence Publicité n’est pas légitimité
  • 177.
    Présence institutionnelle blogosphériquehttp://blogs.univ-paris5.fr/ http://blogperso.univ-rennes1.fr/
  • 178.
    Présence institutionnelle statusphériqueUniversitwitts « Scientwists » PRESSES UNIVERSITAIRES RECTORATS MINISTERES Réseaux Univ.
  • 179.
  • 180.
    … sonportail social …
  • 181.
    … saprésence immédiasphère …
  • 182.
    … cellede ses enseignants-chercheurs …
  • 183.
    POURQUOI PAS VOUS??? POURQUOI PAS MAINTENANT ???
  • 184.
    Les 3 âgesdes réseaux sociaux universitaires Utiliser l’existant Facebook’in Copier le service Facebook-like S’approprier en production et en usages. ???
  • 185.
    « From YouTube toYouniversity » Henry Jenkins, professeur au MIT "adhocratie" désignant : " a form of social and political organization with few fixed structures or established relationships between players and with minimum hierarchy and maximum diversity. " Soit " l'opposé de l'université actuelle ". « Youniversities » universités fonctionnant à la manière de Wikipédia ou de YouTube afin " de permettre le déploiement rapide d’expertises dispersées et la reconfiguration des champs » Identité institutionnelles, académiques comme pivots nécessaires de ces expertises dispersées
  • 186.
  • 187.
    Moralité Pour lesmoteurs … « un document » Indexable, cherchable, Profilable, « monétisable » …
  • 188.
    « L’antilope qui courtdans les plaines d’Afrique ne peut être considérée comme un document…» « Mais si elle est capturée… et devient un objet d’études, on la considère alors comme un document. Elle devient une preuve physique. » Suzanne Briet
  • 189.
    Homo-documentum J’ai uneidentité Qui ne m’appartient pas (je n’en suis pas propriétaire) Dont je ne contrôle pas ou peu la visibilité Opt-Out Dont je ne mesure pas nécessairement la finalité marchandisable Cette identité est : Documentée en permanence (par moi, par les miens, par d’autres) De nature documentaire (fragmentée, indexée, collectionnée, agrégée ...) En renégociation permanente (redocumentarisation)
  • 190.
  • 191.
    Identité numérique c’estaussi ... Génome, 23&Me, Google Health, medecine 2.0, Microsoft HealthVault ... Biométrie ...
  • 192.
    Bibliographie BOYD Danah« Social Network Sites : Public, Private or What ? », Knowledge Tree, 13 Mai 2007. En ligne http://www.danah.org/papers/KnowledgeTree.pdf « Privacy and publicity in the context of Big Data », 29 Avril 2010, WWW2010, http://www.danah.org/papers/talks/2010/WWW2010.html CAHEN Murielle « L’usurpation d’identité sur les réseaux sociaux », 9 décembre 2009. En ligne : http://www.legavox.fr/blog/murielle-cahen/usurpation-identite-reseaux-sociaux-1372.htm « L’identité numérique post-mortem ». 6 Janvier 2010. En ligne http://www.legavox.fr/blog/murielle-cahen/identite-numerique-post-mortem-1457.htm CAVAZZA Frédéric. Qu’est-ce que l’identité numérique ? 22  octobre 2006 [en ligne]. http://www.fredcavazza.net/2006/10/22/qu-est-ce-que-l-identite-numerique/ « Vers de multiples identités numériques », 27 Avril 2009, Etats Généraux de l’Identité Numérique. En ligne : http://www.slideshare.net/fredcavazza/vers-de-multiples-identits-numriques CARDON Dominique. Le design de la visibilité : un essai de typologie du web 2.0. Internet Actu, 1 er  février 2008 [en ligne] http://www.internetactu.net/2008/02/01/le-design-de-la-visibilite-un-essai-de-typologie-du-web-20/ http://caddereputation.over-blog.com/ DESCHAMPS Christophe. L’indispensable gestion de la réputation numérique, 6 février 2006 [en ligne]. http://www.zdnet.fr/blogs/2006/02/06/lindispensable-gestion-de-la-reputation-numerique/ DIGIMIND, Définition de l’e-reputation http://www.digimind.fr/solutions/par-besoins/e-reputation/e-reputation-definition (voir également les nombreuses ressources liées) DURAND Didier, « Facebook obtient le nom de chaque utilisateur visitant les pages équipées du bouton Like : démo concrète. », ZDNet, 3 Mai 2010. En ligne http://www.zdnet.fr/blogs/media-tech/bouton-like-j-aime-et-plugins-sociaux-facebook-obtient-le-nom-de-chaque-utilisateur-visitant-les-pages-equipees-demo-concrete-39751334.htm
  • 193.
    Bibliographie ERTZSCHEID Olivier « Science identifiée et scientifiques identifiables », Nancy, RPIST, Juin 2009, en ligne : http://www.slideshare.net/olivier/identitenumeriqueacademique « L’homme est un document comme les autres », Paris, séminaire GDR-TICS, en ligne http://www.slideshare.net/olivier/lhomme-est-un-document-come-les-autres « L’Homme est un document comme les autres : du World Wide Web au World Life Web », in Hermès n°53, 2009, pp. 33-40. En ligne, http://archivesic.ccsd.cnrs.fr/sic_00377457/fr/ EUDES Yves, « Les nettoyeurs du net », in Le Monde http://www.lemonde.fr/technologies/article/2009/11/23/les-nettoyeurs-du-net_1270862_651865.html GÉVAUDAN Camille, « Vie privée : Google, Microsoft et Yahoo dans la durée », in Ecrans.fr, 29 Janvier 2010, en ligne http://www.ecrans.fr/Vie-privee-Des-moteurs-a-plusieurs,9075.html GFII, E-reputation et identité numérique des organisations, 15 Avril 2010, en ligne, http://www.actulligence.com/files/1004/GFII_ereputation.pdf GOOGLE. Supprimer du contenu de l'index Google [en ligne]. http://www.google.com/intl/fr/remove.html GUYOMARD Julien, « Facebook : protégez votre vie privée, désactivez Open Graph. » Ilonet.fr, 23 Avril 2010, en ligne : http://ilonet.fr/facebook-protegez-votre-vie-privee-desactivez-open-graph.html HELLY Perrine, page delicious.com sur les réseaux sociaux de chercheurs http://delicious.com/Formadoct/r%C3%A9seaux_sociaux+chercheurs IDATE, Caisse des Dépôts, ACSEL, « La confiance des français dans le numérique », 11 Mars 2010, en ligne : http://www.lesechos.fr/medias/2010/0311//300416656.pdf ISKOLD Alex, EPELBOIN Fabrice, « Le nouveau Facebook : un guide complet (...) », in ReadWriteWeb France, 26 Avril 2010, en ligne : http://fr.readwriteweb.com/2010/04/26/a-la-une/nouveau-facebook-guide-complet-les-diteurs-les-annonceurs-les-utilisateurs-concurrence/ ITEANU Olivier. L'identité numérique en question. Paris : Eyrolles 2008. KAPLAN Daniel, “Informatique, Liberté, Identité” Internet Actu. En ligne : http://www.internetactu.net/2010/04/27/informatique-libertes-identites/
  • 194.
    Bibliographie (suite) KREDENSElodie, FONTAR Barbara, “Les jeunes et internet : de quoi avons-nous peur ?” En ligne sur le site Fréquence écoles. http://www.frequence-ecoles.org « Internet et les jeunes : désolé, ça se passe plutôt bien », OWNI, synthèse de l’étude précédente. En ligne http://owni.fr/2010/04/24/internet-et-les-jeunes-desole-ca-se-passe-plutot-bien/ « La vie sur le net est-elle éternelle ? » in Le Figaro.fr, 16 février 2010. En ligne : http://www.lefigaro.fr/web/2010/01/22/01022-20100122ARTFIG00014-la-vie-sur-le-net-est-elle-eternelle-.php « Libertés : Google classe et défie les gouvernements », Le Point.fr, 22 avril 2010. http://www.lepoint.fr/actualites-technologie-internet/2010-04-21/libertes-sur-internet-google-publie-un-classement-des-gouvernements/1387/0/446551 MANACH Jean-Marc, “La vie privée : un problème de vieux cons.”, in Internetactu.net, http://www.internetactu.net/2009/03/12/la-vie-privee-un-probleme-de-vieux-cons/ Mc MANUS Richard, “OpenID and the identity systems of Yahoo, Google & MSN”, ReadWriteWeb, 3 Janvier 2007. En ligne : http://www.readwriteweb.com/archives/openid_vs_bigco.php MAUREL Lionel, “Droit de l’internet et de l’information”, en ligne http://www.slideshare.net/calimaq/droit-de-linternet-et-de-linformation-complet (voir notamment diapos 89 à 99 sur identité numérique et réutilisation des données personnelles.) MAZENOT Xavier De, HUYGHE François-Bernard, « Influence et réputation sur Internet », en ligne : http://www.huyghe.fr/dyndoc_actu/4b669a9973d84.pdf PIERRE Julien (Doctorant en SIC), “L’identité numérique : savoir gérer sa présence en ligne”, Stage à l’URFIST de Lyon, Mars 2010, en ligne : http://www.slideshare.net/idnum/stage-urfist-sur-lidentit-numrique . Voir aussi son blog personnel : http://www.identites-numeriques.net/ PEW INTERNET, « The Future of Anonymity online », http://pewinternet.org/Reports/2010/Future-of-the-Internet-IV/Part-5Anonymity.aspx?r=1 « Cultivez votre identité numérique : le guide pratique » En ligne : http://youontheweb.fr/identite-numerique/cultivez-votre-identite-numerique-le-guide-pratique/
  • 195.
    Diaporama disponible sur http://www.slideshare.net/olivier http://www.affordance.info/mon_weblog/2010/05/identites-numeriques.html To @ Source des images : FlickR (cc) Creative commons. Paternité. Pas d’utilisation commerciale. Partage à l’identique. Plus de renseignements sur : http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/fr/

Notes de l'éditeur

  • #27 Tout commence par une page blanche, presque entièrement blanche, virginale et sécurisante.
  • #28 Quelle vierge immaculée pourrait donc nous vouloir du mal ?
  • #29 Oui mais voilà … tout paradis, tout Eden comporte sa part d’ombre. Son pêché originel …
  • #30 Ce pêché, c’est l’identification. S’identifier c’est croquer la pomme, c’est mettre sa conscience, sa vigilance en sommeil durant tout le temps de sa navigation
  • #31 Dans cet écosystème les moteurs de recherche (et demain probablement les grands sites de réseaux sociaux) ont un rôle déterminant. C’est leur capacité à fouiller et à hiérarchiser toutes les différentes facettes de cet écosystème. ET LES SCIENTIFIQUES ET LEURS INSTITUTIONS ONT UNE RESPONSABILITE DETERMINANTE. Celle d’éviter la dispersion. Celle d’évoter que nous ne devenions tous des « colonel Steve Austin numériques ».
  • #39 La logique de ces nouvelles documentations sociales est ternaire. Ce que l’on appelle « l’identité », après avoir disposée de ses documents (papiers et documents d’identité qui ne contiennent que des « données » : taille, poids, âge), est ensuite « documentée », c’est à dire enrichie d’autres données qui une fois mises en rapport, produisent de l’information. Dans un dernier temps enfin, les informations que contiennent ces identités sont « redocumentarisées. » : « Redocumentariser, c’est documentariser à nouveau un document ou une collection en permettant à un bénéficiaire de réarticuler les contenus sémiotiques selon son interprétation et ses usages à la fois selon la dimension interne (extraction de morceaux musicaux - ou ici identitaires - pour les ré-agencer avec d’autres, ou annotations en marge d’un livre - d’un profil - suggérant des parcours de lecture différents…) ou externe (organisation d’une collection, d’une archive, d’un catalogue privé croisant les ressources de différents éditeurs selon une nouvelle logique d’association).  » Manuel Zacklad in Eléments théoriques pour l’étude des pratiques grand public de la documentarisation : réseaux et communautés d’imaginaire
  • #40 La logique de ces nouvelles documentations sociales est ternaire. Ce que l’on appelle « l’identité », après avoir disposée de ses documents (papiers et documents d’identité qui ne contiennent que des « données » : taille, poids, âge), est ensuite « documentée », c’est à dire enrichie d’autres données qui une fois mises en rapport, produisent de l’information. Dans un dernier temps enfin, les informations que contiennent ces identités sont « redocumentarisées. » : « Redocumentariser, c’est documentariser à nouveau un document ou une collection en permettant à un bénéficiaire de réarticuler les contenus sémiotiques selon son interprétation et ses usages à la fois selon la dimension interne (extraction de morceaux musicaux - ou ici identitaires - pour les ré-agencer avec d’autres, ou annotations en marge d’un livre - d’un profil - suggérant des parcours de lecture différents…) ou externe (organisation d’une collection, d’une archive, d’un catalogue privé croisant les ressources de différents éditeurs selon une nouvelle logique d’association).  » Manuel Zacklad in Eléments théoriques pour l’étude des pratiques grand public de la documentarisation : réseaux et communautés d’imaginaire
  • #41 La logique de ces nouvelles documentations sociales est ternaire. Ce que l’on appelle « l’identité », après avoir disposée de ses documents (papiers et documents d’identité qui ne contiennent que des « données » : taille, poids, âge), est ensuite « documentée », c’est à dire enrichie d’autres données qui une fois mises en rapport, produisent de l’information. Dans un dernier temps enfin, les informations que contiennent ces identités sont « redocumentarisées. » : « Redocumentariser, c’est documentariser à nouveau un document ou une collection en permettant à un bénéficiaire de réarticuler les contenus sémiotiques selon son interprétation et ses usages à la fois selon la dimension interne (extraction de morceaux musicaux - ou ici identitaires - pour les ré-agencer avec d’autres, ou annotations en marge d’un livre - d’un profil - suggérant des parcours de lecture différents…) ou externe (organisation d’une collection, d’une archive, d’un catalogue privé croisant les ressources de différents éditeurs selon une nouvelle logique d’association).  » Manuel Zacklad in Eléments théoriques pour l’étude des pratiques grand public de la documentarisation : réseaux et communautés d’imaginaire
  • #42 Cette redocumentarisation se fait selon 3 axes, et à ce titre, l’interface de Facebook est tout à fait remarquable et explicite quand on regarde les unités « sémiotiques » qui la composent. On a d’abord « une » identité. Que « nous » documentons, et qui est documentée (c’est à dire assortie de documents : photos, articles …) On a ensuite « n » profils : relationnel, personnel, « éducatif », professionnel. On a enfin « x » profondeurs de croisement, de fouille, de recoupements et de réagencements possibles : via le réseau de nos « amis », via nos autres réseaux (géographiques, professionnels, etc …)
  • #44 Des similitudes donc, des différences également, et une question : quel est le … Car comme je vais ensuite le montrer, nous documentons « littéralement », de manière permanente, et de manière de plus en en plus transparente, nos identités numériques, c’est à dire la part « numérique » de nos productions documentaires et ce qu’elles disent de nous une fois captées et renvoyées dans l’interface des grands numérisateurs que sont les moteurs de recherche et les réseaux sociaux. Deux logiques s’opposent donc : en tant qu’individus, nous nous percevons comme le plus petit commun multiple de l’ensemble de nos traces documentaires numériques (identitaires ou non). Dans le cadre d’une économie de l’attention, et dans un modèle de l’offre et de la demande, c’est « notre demande » : j’aspire à rassembler mes traces numériques éparses. Du c ôté des moteurs, c’est l’inverse : pour mieux nous « connaître », pour alimenter leur base de donnée des « intentions  e, et mieux la « monétiser », ils ont besoin de nous offrir un éventail de services le plus large possible, pour être le plus grand dénominateur commun de chacune de nos traces documentaires ET identitaires. Voilà leur offre.
  • #45 Regardons maintenant en détail la documentarisation de nos identités, de nos profils et essayons de cerner quelques-uns de ses enjeux majeurs. Il faut d’abord rappeler quelle est la nouveauté en la matière : on savait déjà …
  • #46 Aujourd’hui, nous sommes tous des colonels Steve Austin numériques. En amont, nous produisons et reproduisons une quantité phénoménale de traces numériques. Nous mettons des photos sur FlickR, des vidéos sur YouTube, des signets dans delicious, des documents de travail dans Google document, des mails dans Gmail, des articles sur nos blogs ou dans des journaux de type agoravox, des publications scientifiques dans des archives (ouvertes ou non), sur des sites d’éditeur, etc, etc … En aval, nous absorbons, nous « souscrivons » ou nous avons la possibilité de souscrire à l’ensemble des m êmes traces documentaires numériques produites par d’autres (grâce à la syndication de contenus : RSS) On ne navigue plus (browsing), on ne recherche plus (searching), on s'abonne, on "souscrit". Notons d'ailleurs que l'étymologie de ce dernier vocable est intéressante : "souscrire", "sub-scribere", littéralement "écrire en dessous ». Il y aurait donc une écriture « du dessus », une écriture de surface, actée par notre « autorité » et une écriture du dessous, une « sous écriture » qui, en agrégeant les discours écrits ou postés par d'autres, nous place de facto "sous" une "autorité" qui n'est plus notre.
  • #56 Donner exemple des photos d’allaitement.
  • #59 La question documentaire, la question de l‘indexation, et celle des réseaux sociaux se posent aujourd’hui avec l’acuité qu’on leur conna ît car le contexte, le préalable, est celui de la dérive des continents documentaires. EXPLIQUER : on est passé d’un environnement …
  • #60 D’autant que la frontière est aujourd’hui de plus en plus floue entre public, privé et intime. Pour garder pérennes les frontières entre public / privé et intime.
  • #62 Ainsi un même outil, une seule et même société à tout intérêt à disposer d’une offre de service la plus large possible, permettant indistinctement de chercher, communiquer, de s’orienter … et ce dans tous les continents documentaires réunifiés. D’où l’importance de mesurer les différentes parentés entre services et applications, et la périphérie des mêmes services et applications pour être capable d’en faire un usage avisé et « discriminant », c’est à dire qui ne laisse pas filtrer plus d’informations personnelles que l’on ne l’aurait initialement souhaité. Il ne s’agit pas non plus de bâtir une « didactique du complot » mais d’ouvrir les yeux sur des pratiques avérées, et dont la simple compréhension suffit à ôter une bonne partie de leur dangerosité.
  • #63 C’est dans ce contexte que se met en place une nouvelle économie « sociale » des documents numériques qui peut se caractériser par au moins 3 paramètres : une communautarisation des pratiques (signets partagés, folksonomies …), une homogénéisation de la sphère d’indexabilité des contenus web et non-web (dérive des continents), et une massification des accès qui entra îne une marchandisation systématique et systématiquement profitable de ces mêmes accès.
  • #64 Données identitaires éparses et « résidentes » sur les serveurs des applications. Un peu comme si nous laissions nos cartes d’identité à la préfecture ...
  • #66 Le lieu dans lequel convergent la plupart des applications informatiques que nous utilisons quotidiennement n’est plus nécessairement le système d’exploitation (Operating System) de notre ordinateur personnel, mais bel et bien le web, ou plus précisément l’espace d’accès au web que les moteurs de recherche mettent à notre disposition. C’est bien à la constitution d’un Web Operating System que nous assistons aujourd’hui, et qui peut être caractérisé par la place qu’il laisse au partage (contrôlé) et au mixage d’applications (libres ou propriétaires). Windows avait mis exactement 10 ans pour lancer la première version de Windows. Google fêtait hier ses 10 ans. Il dispose désormais de sa propre fenêtre. Pourquoi, me direz-vous, emmener les usagers, les utilisateurs et les applications en ligne ? Pourquoi déporter tous ces usages ? Et bien simplement pour mieux contrôler l’environnement publicitaire, le « temps de cerveau disponible ». Mais aussi pour récupérer des données (souvenez vous du Web of Data), ce qui explique par exemple que tous les moteurs majeurs proposent aujourd’hui une offre gratuite illimitée de stockage de vos mails. Bref, c’est le passage du LAPTOP au WEBTOP, de l‘ordinateur « de bureau » au web « comme un bureau ».
  • #67 L’enjeu est de taille : effacer la dernière différence, la dernière frontière, celle entre les usages connectés et non-connectés.
  • #146 Venons-en maintenant au cœur du débat, à ce pour quoi nous sommes ici aujourd’hui réunis : les réseaux sociaux. Et d’abord, c’est quoi un réseau social ? (définition). Ces réseaux sociaux « cristallisent » un utopie : celui du graphe social. Ce fantasme n’est autre que l’exact pendant d’un autre utopie : celui d’une bibliothèque mondiale et « complète ». Le Mundaneum d’Otlet. Le graphe social c’est le versant socio-numérique de l’utopie du Mundaneum. Ce qui est intéressant c’est que l’on peut observer au sein m ême des réseaux sociaux, le même mouvement que celui qui a conduit à une fusion des continents documentaires, mais à une échelle de temps considérablement plus réduite, un peu sur un mode fractal => 3 générations de réseaux sociaux
  • #162 . C’est à chaque requête déposée, donner au moins autant d’informations aux moteurs que ceux-ci nous en renvoient. D’autant que, nous l’avons vu tout à l’heure, cette identification va céder la place à des mécanismes bien rôdés de personnalisation (transparente, persistante) Au final, chaque CLIC, chaque action, chaque COMPORTEMENT, fait fonction de métadonnée dans une sorte de panoptique GLOBAL. Le tour de force des moteurs c’est d’avoir réussi à ramener le mode opératoire des métadonnée au niveau d’un processus presque inconscient (ou subconscient).
  • #163 Première question : l’homme est-il un document comme les autres. Réponse : dans le cadre des réseaux sociaux : OUI.
  • #168 Troisième question : En quoi cela rend-il compte d’une évolution du web ? World Wide Web => adressage => Où sont les documents ? World LiVe Web => granularité => Que sont les documents ? => collection/agrégation fragments documentaires redocumentarisables => qu’il est possible de rechercher => parmi lesquels il est possible naviguer => et auxquels je peux souscrire. World liFe Web => sociabilité =>
  • #169 Troisième question : En quoi cela rend-il compte d’une évolution du web ? World Wide Web => adressage => Où sont les documents ? World LiVe Web => granularité => Que sont les documents ? => collection/agrégation fragments documentaires redocumentarisables => qu’il est possible de rechercher => parmi lesquels il est possible naviguer => et auxquels je peux souscrire. World liFe Web => sociabilité =>
  • #171 Troisième question : En quoi cela rend-il compte d’une évolution du web ? World Wide Web => adressage => Où sont les documents ? World LiVe Web => granularité => Que sont les documents ? => collection/agrégation fragments documentaires redocumentarisables => qu’il est possible de rechercher => parmi lesquels il est possible naviguer => et auxquels je peux souscrire. World liFe Web => sociabilité =>
  • #173 Ou l’on voit que la place de l’identité scientifique « ACADÉMIQUE » et « institutionnelle » se situe plus naturellement du côté de l’identité civile et de l’identité agissante. On perçoit en tout cas qu’il doit y avoir une place pour des stratégies identitaires académiques, et que cette place est celle de l’explicite, de l’identifiable, de la traçabilité rendue possible
  • #174 CE QUI EST EN JEU AUJOURD’HUI C’EST une course globale à la maîtrise non pas tant de son « identité » numérique mais bien de sa « visibilité » numérique. Les chercheurs se doivent d’en être. Parce qu’il y a babélisation des expertises. QUELQUES EXEMPLES : Je n’ai pas d’adresse lisible (par les moteurs de recherche) de ma page personnelle sur le site de mon université. J’ai plusieurs blogs de recherche et d’enseignement. Mais aucun qui soit hébergé à une adresse insitutionnellement lisible. PAR CONTRE : J’ai une adresse de « recherche » parfaitement lisible grâce à ArchiveSic. J’ai pris soin, dès que j’ai su que cela serait possible, de réserver MON NOM sur Facebook pour disposer d’une adresse web là encore lisible. Idem sur Google. Idem sur Twitter. A votre avis, COMBIEN D’INSTITUTIONS, COMBIEN D’UNIVERSITES ONT RESERVE LEUR NOM SUR FACEBOOK ??? L’enjeu est pourtant de taille. Demain, ces problèmes de nommage nous poseront le même type de problèmes que ceux que nous posent aujourd’hui les « signatures » d’articles scientifiques pour leur indexation dans différentes bases de donnée. Les même types de problème, MAIS A UNE ECHELLE BEAUCOUP PLUS VASTE et probablement beaucoup plus DECISIVE. La cécité des politiques publiques scientifiques et des grands organismes de recherche sur le sujet est DEJA dramatique. L’un des problèmes
  • #176 La visibilité dont disposent par exemple certains blogs de chercheurs (et donc leur parole), cumulée au goût certain du web pour la « société du spectacle » peut Entretenir une confusion NOCIVE entre autorité et notoriété …. Aux rapports de proportionnalité entre médiasphère et noosphère : il n’est pas aberrant d’aller parler dans les médias friands de l’expertise universitaire Mais ce n’est pas non plus le but … MAIS attention à ne pas faire porter toute la faute sur le seul outil internet. Cette situation est également dû à l’absence de stratégie institutionnelle de mise en visibilité de la parole des chercheurs et des résultats de leurs recherches. A COTE DE CELA IL EXISTE HEUREUSEMENT DES OUTILS QUI « TRAVAILLENT » cette visibilité. Des indicateurs dont beaucoup restent encore à bâtir (on parle par exemple de la prise en compte du nombre de téléchargements d’une publication déposée en ligne) mais qui doivent rester maîtrisés
  • #177 La visibilité dont disposent par exemple certains blogs de chercheurs (et donc leur parole), cumulée au goût certain du web pour la « société du spectacle » peut Entretenir une confusion NOCIVE entre autorité et notoriété …. Aux rapports de proportionnalité entre médiasphère et noosphère : il n’est pas aberrant d’aller parler dans les médias friands de l’expertise universitaire Mais ce n’est pas non plus le but … MAIS attention à ne pas faire porter toute la faute sur le seul outil internet. Cette situation est également dû à l’absence de stratégie institutionnelle de mise en visibilité de la parole des chercheurs et des résultats de leurs recherches. A COTE DE CELA IL EXISTE HEUREUSEMENT DES OUTILS QUI « TRAVAILLENT » cette visibilité. Des indicateurs dont beaucoup restent encore à bâtir (on parle par exemple de la prise en compte du nombre de téléchargements d’une publication déposée en ligne) mais qui doivent rester maîtrisés
  • #179 Distinguer Identité en ligne et présence en ligne. Dans le monde virtuel, la présence (en ligne) circonscrit l’identité (numérique) Historiquement (à l’échelle de ce Micro-média), sur Twitter on trouve d’abord : Des « Marques », des individus, Des Institutions, Que font-ils sur Twitter ? Réseaux « fermés » d’échange. Chatroom scientifiques. relai d’annonces (chambre d’écho du blog, de leur statut facebook ….) live twit de conférences. communication institutionnelle communication de crise Mais aussi, en « interne » : suivi de cours … signalement de ressources … apprendre à faire court.
  • #183 Et l’on pourrait continuer ainsi, selon une échelle fractale …
  • #188 Dès lors et pour toutes ces raisons, l’homme est, pour les moteurs, un document comme les autres. Souvenez-vous de l’image de l’Antilope échaffaudée par Suzanne Briet, « Madame Documentation » …
  • #189 Première question : l’homme est-il un document comme les autres. Réponse : dans le cadre des réseaux sociaux : OUI.
  • #190 Deuxième question : quelles sont les caractéristiques de l’Homo-documentum ? « Redocumentariser, c’est documentariser à nouveau un document ou une collection en permettant à un bénéficiaire de réarticuler les contenus sémiotiques selon son interprétation et ses usages à la fois selon la dimension interne (extraction de morceaux musicaux - ou ici identitaires - pour les ré-agencer avec d’autres, ou annotations en marge d’un livre - d’un profil - suggérant des parcours de lecture différents…) ou externe (organisation d’une collection, d’une archive, d’un catalogue privé croisant les ressources de différents éditeurs selon une nouvelle logique d’association).  »