LES PRINCIPALES EXPLORATIONS
         CARDIAQUES


               Dr Y.AKLI, Dr M.MAKHLOUF, Pr S.OUERDANE
                       Service de médecine interne
                             CHU TIZIOUZOU
INTRODUCTION
Apres un interrogatoire et un examen clinique
  bien conduits, des examens paracliniques
  seront demandés.

La connaissance des différentes explorations
  cardiaques et surtout de leurs indications est
  donc indispensable.
Les principales explorations
Radiographie du thorax    Radioscopie

Electrocardiogramme ECG   Phonocardiogramme

Échographie cardiaque

Coronarographie

Cathétérisme cardiaque

Scintigraphie cardiaque
Radiographie du thorax
Mesurer l’indice cardio-thoracique
Apprécier les contours cardiaques
Radiographie thoracique
Radiographie du thorax
L’indice cardio-thoracique:
   rapport du diamètre
   cardiaque / le dimètre
   du thorax

A l’état normal il est
   inferieur à 0.5

Si il est supérieur on parle
    de cardiomégalie
- Dilatation d’une ou
    plusieurs cavités
- Epanchement péricardite
Radiographie thoracique
•   le bord gauche de l'ombre cardiaque
    normale est formé de trois
    segments:
•   l'aorte : arc supérieur convexe
•   l'artère pulmonaire : arc moyen
    concave
•   le ventricule gauche : arc inférieur
    convexe.




•   Le bord droit est formé par
    l'oreillette droite (arc inférieur) et
    l'aorte ascendante ou la veine cave
    supérieure (arc supérieur).
Radiographie thoracique
Électrocardiogramme
  L’ECG est l’enregistrement
  de l’activité électrique du
  cœur en fonction du temps.


Les tissus de l’organisme étant
  conducteurs, cet
  enregistrement est réalisé
  grâce à des électrodes
  cutanées placées en des
  points déterminés
  permettant de définir des
  dérivations
  conventionnelles.
Électrocardiogramme
• L’ECG standard comporte au minimum 12
  dérivations, 6 dans le plan frontal (les dérivations
  des membres) : D1, D2, D3, aVR, aVL, aVF, et 6 dans
  le plan horizontal (les dérivations précordiales) : V1
  à V6.

• Les dérivations des membres sont placées à la face
  interne des poignets et des chevilles. Elles
  explorent le champ électrique cardiaque dans un
  plan frontal
Électrocardiogramme
Les électrodes du plan frontal forment       ● soit unipolaires :
     des dérivations :                       L’électrode exploratrice positive est l’un
● soit bipolaires des membres ou «           des membres, les autres étant reliées à
                                             une borne centrale de potentiel nul.
     standard » :
                                             Pour obtenir un tracé d’amplitude
   - D1 : bras droit (-), bras gauche (+)    similaire aux trois dérivations bipolaires,
   - D2 : bras droit (-), jambe gauche (+)   il faut les amplifier, d’où leurs
                                             dénominations :
   - D3 : bras gauche (-), jambe gauche      -a (augmenté), V (voltage), R (right arm) :
     (+)                                     aVR
• Ces trois dérivations forment le           -a (augmenté, V (voltage), L (left arm) :
     triangle équilatéral d’Einthoven, le    aVL
     montage des polarités                   -a (augmenté), V (voltage), F (foot) : aVF.

   étant tel que D2 = D1 + D3
Électrocardiogramme
•     Les dérivations précordiales sont
     unipolaires et explorent l’activité électrique
     cardiaque dans le plan horizontal. :

     • V1 : 4ème espace intercostal droit, au ras
      du sternum
     • V2 : symétrique par rapport au sternum
      (4ème espace intercostal gauche)
    • V3 : à mi-distance entre V2 et V4
    • V4 : 5ème espace intercostal gauche, sur la
      ligne médio-claviculaire
    • V5 : sur la ligne axillaire antérieure à «
      l’horizontale » de V4
    • V6 : sur la ligne axillaire moyenne à «
      l’horizontale » de V4.

Il peut être utile d’ajouter :
    • V7, voire V8 et V9 : sur la même «
      horizontale » que V4, respectivement sur la
      ligne axillaire postérieure, sous la pointe de
      l’omoplate, au bord gauche du rachis
   • V3R, V4R : symétriques, à droite de V3-V4
   • VE (épigastrique) : pointe de la xiphoïde.
Électrocardiogramme
• Il se fait sur papier
  millimétré. Chaque carré a 1
  mm de côté ; des carrés de 5
  mm de côté sont marqués
  par des lignes plus épaisses.

• La vitesse de déroulement du
  papier est habituellement de
  25 mm/s ; 1 mm représente
  alors 0,04 s.

• Les amplitudes sont
  mesurées en millivolts.
  L’étalonnage habituellement
  utilisé est de 10mm pour 1
  mV ; dans ce cas, les
  amplitudes peuvent
  s’exprimer en mm
Électrocardiogramme
Électrocardiogramme
•   L’annalyse doit être méthodique et systématique. Elle doit comporter une étude du rythme
    cardiaque (souvent mieux examiné en D2, et de la morphologie des signaux électriques enregistrés.


•   ● rythme (sinusal ou non) et de sa fréquence
     ● la dépolarisation auriculaire : onde P (durée et amplitude)
     ● la conduction auriculo – ventriculaire : durée de l’intervalle PR (ou plus exactement PQ)
     ● la dépolarisation ventriculaire (complexe QRS) :
           ○ axe dans le plan frontal
           ○ morphologie et amplitude des déflexions Q, R, S, selon les dérivations
           ○ durée du complexe

    ● la repolarisation ventriculaire :
         ○ position du segment ST par rapport à la ligne isoélectrique
         ○ morphologie et amplitude de l’onde T
         ○ durée de l’espace QT, onde U

•   La synthèse de ces informations permet de proposer un diagnostic électrocardiographique qui doit
    toujours être confronté aux données cliniques et si besoin aux autres examens complémentaires.
     Un électrocardiogramme normal n’est pas synonyme de cœur normal et, inversement, certaines
    anomalies électrocardiographiques ne correspondent à aucune cardiopathie.
Échocardiographie
•   L’échocardiographie est la technique
    d’imagerie non invasive la plus
    courante en cardiologie.
•   Le principe de cet examen est
    d’analyser la morphologie, les
    mouvements et les dimensions des
    différentes structures du cœur par
    l’enregistrement de la réflexion d’un
    faisceau d’ultrasons envoyé par une
    sonde émettrice positionnée sur le
    thorax.

•   L’examen est habituellement réalisé
    à l’aide d’une sonde déplacée sur le
    thorax du patient(écho-doppler
    transthoracique ou ETT, et plus
    rarement par voie oesophagienne à
    l’aide d’une sonde dédiée (écho-
    doppler transoesophagien ou ETO).
Échocardiographie
Elle permet l’ étude des différentes
    structures du cœur :

Péricarde : épaisseur, épanchement
Myocarde : cinétique, épaisseur
Endocarde : valves, piliers, cordes,
   végétations

Diamètre des différente cavités
   cardiaque


Couplée au doppler (echodoppler)
   permet l’étude de la vitesse du sang
   dans le coeur
Cathétérisme cardiaque

L'hémodynamique intracardiaque est
étudiée grâce au cathétérisme cardiaque
qui consiste à introduire dans les cavités
droites et gauches une sonde munie
d'un manomètre qui permettra d'une
part d'enregistrer des courbes de
pression et d'autre part de mesurer avec
exactitude les pressions dans chaque
cavité.
Cathétérisme cardiaque
•   La courbe ventriculaire
    (morphologiquement similaire
    pour les 2 ventricules) se définit
    par :

● la pression systolique (pic maximal)
● la pression protodiastolique
● la pression télédiastolique, juste
    avant le début de la contraction
    ventriculaire


•   La courbe artérielle (aorte ou
    artère pulmonaire) se définit par :
    ● la pression systolique
    ● la pression diastolique
    ● la pression moyenne)
Scintigraphie cardiaque
• Cet examen examine le
  myocarde avec des traceurs
  (thallium 201, dérivés
  technetiés : 99mTc-MIBI ou
  99mTc-Tetrofosmin ) qui se
  fixent sur les cellules
  myocardiques, si celles ci sont
  encore vivantes et perfusées.


• Infarctus : pas de fixation
• Ischémie : diminution de la
  fixation
• Viabilité : fixation significative
  dans la ou les zones hypo ou
  akinétique
Coronarographie
Étude fonctionnelle des artères qui
    irriguent le cœur


•    C'est l'opacification sélective
    successive des 2 artères
    coronaires à l'aide de cathéters
    spéciaux introduits dans l'ostium
    coronaire gauche puis droit, par
    voie fémorale, radiale, ou
    humérale.

•   On filme (10 à 25
    images/seconde) dans diverses
    incidences pour éviter de
    méconnaître une anomalie.

•   La digitalisation des images
    permet des études quantitatives
    (diamètre des artères, diamètre
    et longueur des sténoses).
Conclusion
L’ECG et l’échocardiographie, deux examens non
   invasifs permettent de diagnostiquer la plus
   part des pathologies cardiaques.

Les autres examens sont invasifs , leurs
  indications sont restreintes.

Les principales explorations_cardiaques

  • 1.
    LES PRINCIPALES EXPLORATIONS CARDIAQUES Dr Y.AKLI, Dr M.MAKHLOUF, Pr S.OUERDANE Service de médecine interne CHU TIZIOUZOU
  • 2.
    INTRODUCTION Apres un interrogatoireet un examen clinique bien conduits, des examens paracliniques seront demandés. La connaissance des différentes explorations cardiaques et surtout de leurs indications est donc indispensable.
  • 3.
    Les principales explorations Radiographiedu thorax Radioscopie Electrocardiogramme ECG Phonocardiogramme Échographie cardiaque Coronarographie Cathétérisme cardiaque Scintigraphie cardiaque
  • 4.
    Radiographie du thorax Mesurerl’indice cardio-thoracique Apprécier les contours cardiaques
  • 5.
  • 6.
    Radiographie du thorax L’indicecardio-thoracique: rapport du diamètre cardiaque / le dimètre du thorax A l’état normal il est inferieur à 0.5 Si il est supérieur on parle de cardiomégalie - Dilatation d’une ou plusieurs cavités - Epanchement péricardite
  • 7.
    Radiographie thoracique • le bord gauche de l'ombre cardiaque normale est formé de trois segments: • l'aorte : arc supérieur convexe • l'artère pulmonaire : arc moyen concave • le ventricule gauche : arc inférieur convexe. • Le bord droit est formé par l'oreillette droite (arc inférieur) et l'aorte ascendante ou la veine cave supérieure (arc supérieur).
  • 8.
  • 9.
    Électrocardiogramme L’ECGest l’enregistrement de l’activité électrique du cœur en fonction du temps. Les tissus de l’organisme étant conducteurs, cet enregistrement est réalisé grâce à des électrodes cutanées placées en des points déterminés permettant de définir des dérivations conventionnelles.
  • 10.
    Électrocardiogramme • L’ECG standardcomporte au minimum 12 dérivations, 6 dans le plan frontal (les dérivations des membres) : D1, D2, D3, aVR, aVL, aVF, et 6 dans le plan horizontal (les dérivations précordiales) : V1 à V6. • Les dérivations des membres sont placées à la face interne des poignets et des chevilles. Elles explorent le champ électrique cardiaque dans un plan frontal
  • 11.
    Électrocardiogramme Les électrodes duplan frontal forment ● soit unipolaires : des dérivations : L’électrode exploratrice positive est l’un ● soit bipolaires des membres ou « des membres, les autres étant reliées à une borne centrale de potentiel nul. standard » : Pour obtenir un tracé d’amplitude - D1 : bras droit (-), bras gauche (+) similaire aux trois dérivations bipolaires, - D2 : bras droit (-), jambe gauche (+) il faut les amplifier, d’où leurs dénominations : - D3 : bras gauche (-), jambe gauche -a (augmenté), V (voltage), R (right arm) : (+) aVR • Ces trois dérivations forment le -a (augmenté, V (voltage), L (left arm) : triangle équilatéral d’Einthoven, le aVL montage des polarités -a (augmenté), V (voltage), F (foot) : aVF. étant tel que D2 = D1 + D3
  • 12.
    Électrocardiogramme • Les dérivations précordiales sont unipolaires et explorent l’activité électrique cardiaque dans le plan horizontal. : • V1 : 4ème espace intercostal droit, au ras du sternum • V2 : symétrique par rapport au sternum (4ème espace intercostal gauche) • V3 : à mi-distance entre V2 et V4 • V4 : 5ème espace intercostal gauche, sur la ligne médio-claviculaire • V5 : sur la ligne axillaire antérieure à « l’horizontale » de V4 • V6 : sur la ligne axillaire moyenne à « l’horizontale » de V4. Il peut être utile d’ajouter : • V7, voire V8 et V9 : sur la même « horizontale » que V4, respectivement sur la ligne axillaire postérieure, sous la pointe de l’omoplate, au bord gauche du rachis • V3R, V4R : symétriques, à droite de V3-V4 • VE (épigastrique) : pointe de la xiphoïde.
  • 13.
    Électrocardiogramme • Il sefait sur papier millimétré. Chaque carré a 1 mm de côté ; des carrés de 5 mm de côté sont marqués par des lignes plus épaisses. • La vitesse de déroulement du papier est habituellement de 25 mm/s ; 1 mm représente alors 0,04 s. • Les amplitudes sont mesurées en millivolts. L’étalonnage habituellement utilisé est de 10mm pour 1 mV ; dans ce cas, les amplitudes peuvent s’exprimer en mm
  • 14.
  • 15.
    Électrocardiogramme • L’annalyse doit être méthodique et systématique. Elle doit comporter une étude du rythme cardiaque (souvent mieux examiné en D2, et de la morphologie des signaux électriques enregistrés. • ● rythme (sinusal ou non) et de sa fréquence ● la dépolarisation auriculaire : onde P (durée et amplitude) ● la conduction auriculo – ventriculaire : durée de l’intervalle PR (ou plus exactement PQ) ● la dépolarisation ventriculaire (complexe QRS) : ○ axe dans le plan frontal ○ morphologie et amplitude des déflexions Q, R, S, selon les dérivations ○ durée du complexe ● la repolarisation ventriculaire : ○ position du segment ST par rapport à la ligne isoélectrique ○ morphologie et amplitude de l’onde T ○ durée de l’espace QT, onde U • La synthèse de ces informations permet de proposer un diagnostic électrocardiographique qui doit toujours être confronté aux données cliniques et si besoin aux autres examens complémentaires. Un électrocardiogramme normal n’est pas synonyme de cœur normal et, inversement, certaines anomalies électrocardiographiques ne correspondent à aucune cardiopathie.
  • 16.
    Échocardiographie • L’échocardiographie est la technique d’imagerie non invasive la plus courante en cardiologie. • Le principe de cet examen est d’analyser la morphologie, les mouvements et les dimensions des différentes structures du cœur par l’enregistrement de la réflexion d’un faisceau d’ultrasons envoyé par une sonde émettrice positionnée sur le thorax. • L’examen est habituellement réalisé à l’aide d’une sonde déplacée sur le thorax du patient(écho-doppler transthoracique ou ETT, et plus rarement par voie oesophagienne à l’aide d’une sonde dédiée (écho- doppler transoesophagien ou ETO).
  • 17.
    Échocardiographie Elle permet l’étude des différentes structures du cœur : Péricarde : épaisseur, épanchement Myocarde : cinétique, épaisseur Endocarde : valves, piliers, cordes, végétations Diamètre des différente cavités cardiaque Couplée au doppler (echodoppler) permet l’étude de la vitesse du sang dans le coeur
  • 18.
    Cathétérisme cardiaque L'hémodynamique intracardiaqueest étudiée grâce au cathétérisme cardiaque qui consiste à introduire dans les cavités droites et gauches une sonde munie d'un manomètre qui permettra d'une part d'enregistrer des courbes de pression et d'autre part de mesurer avec exactitude les pressions dans chaque cavité.
  • 19.
    Cathétérisme cardiaque • La courbe ventriculaire (morphologiquement similaire pour les 2 ventricules) se définit par : ● la pression systolique (pic maximal) ● la pression protodiastolique ● la pression télédiastolique, juste avant le début de la contraction ventriculaire • La courbe artérielle (aorte ou artère pulmonaire) se définit par : ● la pression systolique ● la pression diastolique ● la pression moyenne)
  • 20.
    Scintigraphie cardiaque • Cetexamen examine le myocarde avec des traceurs (thallium 201, dérivés technetiés : 99mTc-MIBI ou 99mTc-Tetrofosmin ) qui se fixent sur les cellules myocardiques, si celles ci sont encore vivantes et perfusées. • Infarctus : pas de fixation • Ischémie : diminution de la fixation • Viabilité : fixation significative dans la ou les zones hypo ou akinétique
  • 21.
    Coronarographie Étude fonctionnelle desartères qui irriguent le cœur • C'est l'opacification sélective successive des 2 artères coronaires à l'aide de cathéters spéciaux introduits dans l'ostium coronaire gauche puis droit, par voie fémorale, radiale, ou humérale. • On filme (10 à 25 images/seconde) dans diverses incidences pour éviter de méconnaître une anomalie. • La digitalisation des images permet des études quantitatives (diamètre des artères, diamètre et longueur des sténoses).
  • 22.
    Conclusion L’ECG et l’échocardiographie,deux examens non invasifs permettent de diagnostiquer la plus part des pathologies cardiaques. Les autres examens sont invasifs , leurs indications sont restreintes.