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Haute fréquence desco-infections chez l’homme.
Effet attendu des         co-infections :Si 1 hôte est infecté par A puis sur-infectépar B, on observe une infection B :am...
Exemples de co-infections.Cas de 2 agents de la même espèce :Schistosomes adultes inhibantl’établissement d’infection larv...
Autre exemple connu de       co-infections :Paludisme et virus Epstein Barr    (Burkitt, 1969) : infection concomitante   ...
Explications ‘’non       immunologiques’’.Changement dans le microenvironnement:L’induction de réticulocytose désavantage ...
Explications       immunologiques. Avant 1989 :- Immuno-dépression,- Immuno-suppression.Après 1989 :- Dichotomie Th1 / Th2...
L’hôte infectéChez un sujet immunocompétent,toute infection entraîneune réponse immune protectrice.Cellules clefs de cette...
Polarisation des réponses :‘’Dogme’’ = Exclusivité mutuelle des               réponses Th1/Th2.En réalité :Cette dichotomi...
Plasmodium et virusInfections par P. falciparum réduites par lesvirus de la rougeole et de la grippe.   (Rooth & Bjorkman,...
Plasmodium et VIHPas d’interaction mise en évidence dans laplupart des enquêtes de terrain.Un effet existe chez les femmes...
Plasmodium et bactéries (1)Borrelia : effet limité sur P. berghei.Eperythrozoon diminue l’infection dessouris par P. bergh...
Plasmodium et bactéries (2)Augmentation des infections bactériennes(ex: Salmonella) chez les patients (surtoutles enfants)...
Plasmodium et ProtozoairesProtection immune entre Plasmodium et    Babesia            (Cox, 1968).P. vivax réduirait la sé...
Epidémiologie des infections multiples par P. falciparum      Bilan partiel d’études récentes     (Sénégal, Tanzanie, Papo...
Infections multiples et             protection  Chez les plus jeunes enfants :      Infections de courte durée.  Chez les ...
Plasmodium et helminthes (1)      Interaction quasi systématique.Chronologie des infections déterminante.    Par exemple :...
Plasmodium et helminthes (2)Chez la souris infectée par le nématodeNippostrongylus brasiliensis :- Infection à P.berghei p...
Co-infection expérimentale de la souris :
Co-infectionExpérimentalechez le singeAotus trivirgattus :Evolution des parasitémiesà P. falciparum chezAotus trivirgattus...
Plasmodium et helminthes (3)Effet protecteur des ascaris contre les accèssévères OR= 0,39 (0,17 - 0,88).Effet dose-dépenda...
Plasmodium et helminthes (4)Risque accru d’accès simples chez les porteursd’helminthes intestinaux:    OR = 2,24 (1,4 - 3,...
Schistosoma et paludisme.Réponses anticorps de type cytophile chez l’hommeexposé à P. falciparum et / ou à S. mansoni :Cor...
Th1 et Th2 dans l’infection à P. falciparum.
Les co-infections :Sont la règle en situation naturelle,Dans virtuellement toutes les situations decombinaisons d’agents i...
Discussion (1)   Immunodépression et :- Infections associées aggravées,- Infections intercurrentes augmentées.   Dichotomi...
Discussion (2)Présentation clinique potentiellement influencéepar la présence d’un agent infectieux associé,Risque d’inter...
Bilan :Les co-infections (= polyparasitisme) :Sont la règle en situation naturelle,Dans virtuellement toutes les situation...
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Les co-infections - Conférence de la 1ère édition du Cours international « Atelier Paludisme » - ROUSSILHON Christian

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Les co-infections

  1. 1. Les co-infections≥ 2 agents infectieux chez 1même hôte,Agents infectieux génétiquement différents,Sont la règle dans la nature, chez l’homme,Nombreuses interactions entre ces agents,Pourtant rarement prises en compte :Selon Cox, F.E.G. (2001), il n’y avirtuellement rien de connu à propos desinfections mixtes !
  2. 2. Haute fréquence desco-infections chez l’homme.
  3. 3. Effet attendu des co-infections :Si 1 hôte est infecté par A puis sur-infectépar B, on observe une infection B :amplifiée,Supprimée,Non affectée;Réciproquement, l’infection A peut êtreamplifiée, supprimée ou non affectée.En pratique, effet à priori imprévisible.
  4. 4. Exemples de co-infections.Cas de 2 agents de la même espèce :Schistosomes adultes inhibantl’établissement d’infection larvaire.(On parle d’infections concomitantes).Cas du paludisme : une infection en coursinduirait et serait nécessaire à l’immunitévis à vis d’une infection plasmodialesurajoutée, de même génotype ou non (Sergent, 1937).
  5. 5. Autre exemple connu de co-infections :Paludisme et virus Epstein Barr (Burkitt, 1969) : infection concomitante + virulente et pathogène.Alors, pourquoi ce manque relatifd’attention ?1./. Interactions complexes,2./. Interprétations compliquées,3./. Impact non « linéaire ».
  6. 6. Explications ‘’non immunologiques’’.Changement dans le microenvironnement:L’induction de réticulocytose désavantage lesplasmodies (P. vinckei & P. chabaudi ) quiinfectent les globules rouges à mâturité.Cependant, P. berghei qui envahit de préférenceles réticulocytes est également affecté.Bilan : Il n’y a pas de règle générale !
  7. 7. Explications immunologiques. Avant 1989 :- Immuno-dépression,- Immuno-suppression.Après 1989 :- Dichotomie Th1 / Th2Chez la souris (Mosmann & Coffman, 1989)Chez l’homme (Romagnani, 1991).
  8. 8. L’hôte infectéChez un sujet immunocompétent,toute infection entraîneune réponse immune protectrice.Cellules clefs de cette réponse immune :Les lymphocytes T helper (Th1 ; Th2).’’Dogme’’ = Polarisation des réponses.Th1 ++ ( infections par protozoaires),Th2 ++ ( infections par helminthes).
  9. 9. Polarisation des réponses :‘’Dogme’’ = Exclusivité mutuelle des réponses Th1/Th2.En réalité :Cette dichotomie n’est pas absolue.Les réponses immunes varient :- Selon les sujets,- Dans le temps,- Selon les stades de l’infection,- Selon l’environnement en cytokines.
  10. 10. Plasmodium et virusInfections par P. falciparum réduites par lesvirus de la rougeole et de la grippe. (Rooth & Bjorkman, 1992).Infections par le virus Rowson Parr rendentP. yoelii et P. chabaudi létaux.En retour : Sarcome murin et virus Moloney+ infectieux si co-infection / P. yoelii.EBV contribue au lymphome de Burkitt,suite à la perte de contrôle des Lymphocytes T (Whitle et al. 1984).
  11. 11. Plasmodium et VIHPas d’interaction mise en évidence dans laplupart des enquêtes de terrain.Un effet existe chez les femmes enceintes.Augmentation du risque de paludisme cheztoutes les femmes VIH(+), enceintes, et aprèsaccouchement (Ladner et al. 2002).Augmentation de l’activation immunitaire et de lacharge virale pendant grossesse et jusqu ’à 7mois après accouchement (Kapiga et al, 2002).
  12. 12. Plasmodium et bactéries (1)Borrelia : effet limité sur P. berghei.Eperythrozoon diminue l’infection dessouris par P. berghei.Haemobartonella augmente l’infection desrats par P. berghei.Corynebacterium et d’autres bactériesprotègent les souris contre Plasmodium.(suite à production de TNF et NO / macrophages ?).
  13. 13. Plasmodium et bactéries (2)Augmentation des infections bactériennes(ex: Salmonella) chez les patients (surtoutles enfants) souffrant de paludismesévère.Augmentation de la prévalence et desdensités parasitaires lors d’infection parpertussis.
  14. 14. Plasmodium et ProtozoairesProtection immune entre Plasmodium et Babesia (Cox, 1968).P. vivax réduirait la sévérité de l’infection par P. falciparum (Maitland et al, 1997).Infections par P. berghei et P. yoelii chez la souris et le rat augmentées parTrypanosoma.Infections à P. berghei augmentées parToxoplasma gondii chez le rat.Chez la souris augmentation réciproque desinfections par P. yoelii et Leishmania sp.
  15. 15. Epidémiologie des infections multiples par P. falciparum Bilan partiel d’études récentes (Sénégal, Tanzanie, Papouasie): - Fréquence élevée des infections multiples - Lien avec lexposition et avec l’âge, - jusqu’à 9 génotypes parasitaires # par hôte, - Association possible avec protection(au moins contre les épisodes palustres simples).
  16. 16. Infections multiples et protection Chez les plus jeunes enfants : Infections de courte durée. Chez les enfants + agés et présentant 1 parasitémie basse et chronique, il existerait un lien entre :- Forte muliplicité d’infection,- Protection potentielle contre des parasites nouvellement inoculés (= protection en partie spécifique du génotype ?).
  17. 17. Plasmodium et helminthes (1) Interaction quasi systématique.Chronologie des infections déterminante. Par exemple :P. berghei augmenté si l’infection parSchistosoma mansoni précède de 2 semaines. Mais :P. berghei diminué si l’infection par Schistosomaprécède de 7 semaines. Dans ce dernier cas :- La réponse immune à Schistosoma est alors la+ active (Yoelii, 1956).
  18. 18. Plasmodium et helminthes (2)Chez la souris infectée par le nématodeNippostrongylus brasiliensis :- Infection à P.berghei prolongée,- Mécanisme d’élimination du nématode supprimé. (Modrié & Mayberry, 1994).Bilan chez la souris : Effet aggravantdes infections à nématode par une infectionconcomitante à Plasmodium. - Lien éventuel avec une réduction de la production d’éosinophiles ?
  19. 19. Co-infection expérimentale de la souris :
  20. 20. Co-infectionExpérimentalechez le singeAotus trivirgattus :Evolution des parasitémiesà P. falciparum chezAotus trivirgattus enprésence (jaune) ou enabsence (noir) deMicrofilaires du genre(Tetrapetalonema sp.):les infections à P.f. sontmoins intenses en présencede microfilaires.
  21. 21. Plasmodium et helminthes (3)Effet protecteur des ascaris contre les accèssévères OR= 0,39 (0,17 - 0,88).Effet dose-dépendant de la protection chez 182sujets (P= 0,008).Protection contre l’insuffisance rénale,Moindre risque de jaunisse (OR= 0,39)Moindre fréquence de schizontes âgés encirculation (P= 0,005).Dérivés nitrés ++ si portage d’ascaris. (Nacher, M. et al. 2000-2002)
  22. 22. Plasmodium et helminthes (4)Risque accru d’accès simples chez les porteursd’helminthes intestinaux: OR = 2,24 (1,4 - 3,6); P = 0,001Risque augmenté avec le nombre d’espècesd’helminthes intestinaux.Augmentation du risque d’infection àP.falciparum suivie de / ou contemporained’infection à P. vivax.Augmentation du portage de gamétocytes. (Nacher, M. et al. 2000-2002)
  23. 23. Schistosoma et paludisme.Réponses anticorps de type cytophile chez l’hommeexposé à P. falciparum et / ou à S. mansoni :Corrélation entre les réponses IgG3 spécifiques dePlasmodium et de Schistosoma.Anticorps de type IgG3 liés par des composants cross-réactifs des 2 parasites ?Ni réponses croisées de type immunitaire, Nirésultat de mécanismes régulateurs spécifiques etinduits par l’un des 2 parasites ?Implications immunologiques et biologiques de cetteobservation encore inconnues. (Naus et al. 2003)
  24. 24. Th1 et Th2 dans l’infection à P. falciparum.
  25. 25. Les co-infections :Sont la règle en situation naturelle,Dans virtuellement toutes les situations decombinaisons d’agents infectieux, l’un desagents est affecté par la présence de l’autre.Fréquemment, les 2 agents infectieux sontaffectés.Les infections à protozoaires sont affectées parles autres protozoaires, les bactéries, les virus etles helminthes.Au total, ces interactions existent et ne peuventdonc être ignorées.
  26. 26. Discussion (1) Immunodépression et :- Infections associées aggravées,- Infections intercurrentes augmentées. Dichotomie Th1/Th2 avec :- Th1 = NK, IL-12, IL-18, IFN-γ et TNF-α présents (+),- Th2 = IL-4, IL-5, IL-6, IL-13, IL-25 TGF-β présents (+). Molécules effectrices (non spécifiques) et dérivées des macrophages :-TGF-β, NO, radicaux oxygénés.
  27. 27. Discussion (2)Présentation clinique potentiellement influencéepar la présence d’un agent infectieux associé,Risque d’interférence avec un éventuel vaccinanti-parasitaire (les enfants impaludés sont difficiles àvacciner contre tétanos, typhoide ou méningocoque selonWilliamson & Greenwood, 1978),Enfants sensibilisés aux antigènes d’helminthesavec une réponse altérée contre les antigènesde mycobactéries (Malhotra et al, 1999).Les futurs vaccins anti-parasitaires devront peut-être stimuler préférentiellement Th1 ou Th2 ?
  28. 28. Bilan :Les co-infections (= polyparasitisme) :Sont la règle en situation naturelle,Dans virtuellement toutes les situations de combinaisonsd’agents infectieux, l’un des agents est affecté par laprésence de l’autre.Fréquemment, les 2 agents infectieux sont affectés.Les infections à protozoaires sont notoirement affectéespar les virus, les bactéries, les autres protozoaires, et leshelminthes.Au total, ces interactions existent et ne doivent donc pasêtre ignorées (impact potentiel sur Recherche / Santé publique).

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