EN RHUMATOLOGIE
INTERPRETATION D’UNE RADIOGRAPHIE
RADIOGRAPHIE STANDARDS
• Les radiographies standards restent la clé de
tout examen d’imagerie et sont toujours
réalisées en première intention.
• On décrira les lésions radiographiques
articulaires, osseuses et rachidiennes selon leur
nature et les données d’orientation
clinicobiologiques.
EN FAVEUR D’UNE LÉSION MALIGNE
Articulaire :
Localisation articulaire exceptionnelle:
synovialosarcome et plus rarement métastase
articulaire.
L’aspect est proche de l’atteinte septique et/ou des
tumeurs osseuses.
EN FAVEUR D’UNE LÉSION MALIGNE
 Osseuse:
Tumeurs primitives +freq : enfant et adulte jeune.
• lésions uniques lytiques.
• Diaphysométaphysaire .
• Envahissant les parties molles +rupture corticale +/- réaction
périostée.
• Distinction difficile avec une Tr bénigne sur cliché standard.
• Une ou +ieurs lésions lytiques à limites floues chez l’adulte ⇒
métastase ou myélome en particulier en cas de lacunes multiples à
l’emporte-pièce (crane, diaphyses des os longs).
• On peut avoir des lésions condensantes à contours flous, localisées
ou diffuses.
Myélome multiple : lacunes à l'emporte-pièce de différentes taille
Métastases osseuses : juxtaposition anarchique de zones de lyse et de zones
de condensation sur le bassin et les fémurs, d'origine mammaire
EN FAVEUR D’UNE LÉSION MALIGNE
 Rachidienne:
• Une fracture vertébrale asymétrique
• Topographie dorsale haute de la fracture
• Aspect de vertèbre «borgne » par lyse pédiculaire sur cliché de F
• Atteinte lytique des plateaux vertébraux ou des murs ant et post
• Des lésions de l’arc postérieur
• L’aspect de vertèbre condensée « ivoire » peut révéler une
métastase, un lymphome , mais aussi une spondylite infectieuse
ou une maladie de Paget
Myélome multiple : Cette vertèbre borgne ressemble à celles que réalisent
certaines métastases.
Métastases osseuses : De gauche à droite : condensation peu étendue, à bords
nets de la diaphyse humérale, vertèbre d'ivoire L1, condensation diffuse du
rachis lombaire d'origine néoplasique prostatique.
EN FAVEUR D’UNE LÉSION SEPTIQUE
Articulaire périphérique:
• Les signes osseux sont absents au début.
• Tuméfaction des parties molles adjacentes.
• puis une déminéralisation épiphysaire
• pincement globale de l’interligne articulaire
• érosions marginales et centrales mal définies
• ostéolyse des épiphyses
• et enfin, ankylose fibreuse ou osseuse séquellaire
Arthrite septique du poignet.
Arthrite septique du poignet.
EN FAVEUR D’UNE LÉSION SEPTIQUE
Osseuse:
les signes d’ostéomyélite aigue sont tardifs:
• Ostéolyse métaphysaire ou diaphysaire mal limitée cernée
d’une zone de condensation.
• apposition périostées .
Dans l’ostéomyélite subaigüe:
• lacune ovalaire avec ostéosclérose périphérique(abces de
Brodie).
Radiographie du coude :
ostéomyélite de l’extrémité
inférieure de l’humérus, lésions
ostéolytiques (nécrose osseuse)
et appositions périostées
(néoformation osseuse).
Radiographie d’un genou de face
d’une ostéomyélite subaiguë:
lacune métaphysaire cernée d’os
condensé : abcès de Brodie.
EN FAVEUR D’UNE LÉSION SEPTIQUE
Rachidienne:
Les signes de spondylodiscite sont en retard sur la clinique:
• Fuseau paravertebral
• Perte des contours des plateaux vertébraux
• Puis pincement du disque intervertébral
• Ostéolyse sous-chondrale et érosion des plateaux vertébraux
• Enfin, ostéocondensation réactionnelle
• L’atteinte peut se limiter au corps vertébral(spondylite) en cas
de germe atypiques (Tbc, brucellose)
Pincement discal D9 D10 +fuseau para vertébral
Abcès tuberculeux chez deux patients différents :
a. érosion
b. prolifération osseuse réactionnelle de la face antérieure de deux corps
vertébraux lombaires.
Radiographie du rachis lombaire : pincement discal complet.
EN FAVEUR D’UNE LÉSION INFLAMMATOIRE
Articulaire:
Les signes de rhumatisme inflammatoire peripherique se
traduisent au début par un simple gonflement des parties
molles(synovite)
• Puis une démineralisation métaphysoépiphysaire « en bande »
• Des érosions épiphysaires
• Un pincement irrégulier mais global de l’interligne articulaire
• Des géodes sous chondrales.
Polyarthrite rhumatoïde : érosion des 4e et 5e MTP.
EN FAVEUR D’UNE LÉSION INFLAMMATOIRE
 Osseuse:
Dans certains rhumatismes (r.psoriasique),il existe un
processus constructeur se traduisant par:
• Des condensations et proliferations des zones osseuses
sous-lésionnelles,
• Des réactions périostées(périostite).
périostite juxta-articulaire
en bandes et en spicules d’un orteil.
EN FAVEUR D’UNE LÉSION INFLAMMATOIRE
Rachidienne:
• Images de spondylite:
Erosions des angles vertébraux « spondylite de
Romanus »,rendant le bord vertebral anterieur
réctiligne (mise au carré des vertebres »
• Secondairement ,se developpe un processus
d’ossification sous-ligamentaire à partir des
angles vertébraux: c’est le syndysmophyte(plus
fin et plus vertical que l’osteophyte),
Pouvant induire a une ossification
intersomatique(colonne « bambou »des
spondylarthropathies )
Aspect de mise au carré des vertèbres.
Mise en évidence, sur
les deux vertèbres supérieures, d’une
quasi-disparition des coins antérieurs
(inférieur et supérieur) des vertèbres,
impliquant la perte de la
concavité vers l’avant du mur antérieur de
la vertèbre, et donnant cet
aspect de « mise au carré » de la vertèbre
Radiographie du rachis lombaire de face
montrant des syndesmophytes
EN FAVEUR D’UNE LÉSION DEGENERATIVE
Articulaire:
Les signes cardinaux de l’arthrose sont :
• Le pincement localisé de linterligne articulaire
• L’ostéocondensation sous-chondrale.
• Les geodes sous-chondrales.
• L’ostéophyte.
Rachidienne:
• La discarthrose se traduit par:
 un pincement global ou focal du disque intervertébral.
Une condensation sous-chondrale.
Une ostéophytose des plateaux vertébraux.
STRATEGIE D’IMAGERIE:
Chaque regroupement de signes d’imagerie
évoque le plus souvent plusieurs hypothèses
diagnostique qu’une autre méthode biologique
Ou d’imagerie tentera de réduire a une seule
proposition diagnostique .
Il est rare qu’une seule image soit caractéristique
d’une seule maladie, nécessitant parfois l’aide
de plusieurs examens d’imagerie qu’il faut choisir
avec pertinence en fonction de l’accessibilité ,du
cout, des risque ou du caractère invasif.

Interpretation rx en rhumatologie

  • 1.
  • 2.
    RADIOGRAPHIE STANDARDS • Lesradiographies standards restent la clé de tout examen d’imagerie et sont toujours réalisées en première intention. • On décrira les lésions radiographiques articulaires, osseuses et rachidiennes selon leur nature et les données d’orientation clinicobiologiques.
  • 3.
    EN FAVEUR D’UNELÉSION MALIGNE Articulaire : Localisation articulaire exceptionnelle: synovialosarcome et plus rarement métastase articulaire. L’aspect est proche de l’atteinte septique et/ou des tumeurs osseuses.
  • 4.
    EN FAVEUR D’UNELÉSION MALIGNE  Osseuse: Tumeurs primitives +freq : enfant et adulte jeune. • lésions uniques lytiques. • Diaphysométaphysaire . • Envahissant les parties molles +rupture corticale +/- réaction périostée. • Distinction difficile avec une Tr bénigne sur cliché standard. • Une ou +ieurs lésions lytiques à limites floues chez l’adulte ⇒ métastase ou myélome en particulier en cas de lacunes multiples à l’emporte-pièce (crane, diaphyses des os longs). • On peut avoir des lésions condensantes à contours flous, localisées ou diffuses.
  • 5.
    Myélome multiple :lacunes à l'emporte-pièce de différentes taille
  • 6.
    Métastases osseuses :juxtaposition anarchique de zones de lyse et de zones de condensation sur le bassin et les fémurs, d'origine mammaire
  • 7.
    EN FAVEUR D’UNELÉSION MALIGNE  Rachidienne: • Une fracture vertébrale asymétrique • Topographie dorsale haute de la fracture • Aspect de vertèbre «borgne » par lyse pédiculaire sur cliché de F • Atteinte lytique des plateaux vertébraux ou des murs ant et post • Des lésions de l’arc postérieur • L’aspect de vertèbre condensée « ivoire » peut révéler une métastase, un lymphome , mais aussi une spondylite infectieuse ou une maladie de Paget
  • 8.
    Myélome multiple :Cette vertèbre borgne ressemble à celles que réalisent certaines métastases.
  • 9.
    Métastases osseuses :De gauche à droite : condensation peu étendue, à bords nets de la diaphyse humérale, vertèbre d'ivoire L1, condensation diffuse du rachis lombaire d'origine néoplasique prostatique.
  • 10.
    EN FAVEUR D’UNELÉSION SEPTIQUE Articulaire périphérique: • Les signes osseux sont absents au début. • Tuméfaction des parties molles adjacentes. • puis une déminéralisation épiphysaire • pincement globale de l’interligne articulaire • érosions marginales et centrales mal définies • ostéolyse des épiphyses • et enfin, ankylose fibreuse ou osseuse séquellaire
  • 11.
  • 12.
  • 13.
    EN FAVEUR D’UNELÉSION SEPTIQUE Osseuse: les signes d’ostéomyélite aigue sont tardifs: • Ostéolyse métaphysaire ou diaphysaire mal limitée cernée d’une zone de condensation. • apposition périostées . Dans l’ostéomyélite subaigüe: • lacune ovalaire avec ostéosclérose périphérique(abces de Brodie).
  • 14.
    Radiographie du coude: ostéomyélite de l’extrémité inférieure de l’humérus, lésions ostéolytiques (nécrose osseuse) et appositions périostées (néoformation osseuse).
  • 15.
    Radiographie d’un genoude face d’une ostéomyélite subaiguë: lacune métaphysaire cernée d’os condensé : abcès de Brodie.
  • 16.
    EN FAVEUR D’UNELÉSION SEPTIQUE Rachidienne: Les signes de spondylodiscite sont en retard sur la clinique: • Fuseau paravertebral • Perte des contours des plateaux vertébraux • Puis pincement du disque intervertébral • Ostéolyse sous-chondrale et érosion des plateaux vertébraux • Enfin, ostéocondensation réactionnelle • L’atteinte peut se limiter au corps vertébral(spondylite) en cas de germe atypiques (Tbc, brucellose)
  • 17.
    Pincement discal D9D10 +fuseau para vertébral
  • 18.
    Abcès tuberculeux chezdeux patients différents : a. érosion b. prolifération osseuse réactionnelle de la face antérieure de deux corps vertébraux lombaires.
  • 19.
    Radiographie du rachislombaire : pincement discal complet.
  • 20.
    EN FAVEUR D’UNELÉSION INFLAMMATOIRE Articulaire: Les signes de rhumatisme inflammatoire peripherique se traduisent au début par un simple gonflement des parties molles(synovite) • Puis une démineralisation métaphysoépiphysaire « en bande » • Des érosions épiphysaires • Un pincement irrégulier mais global de l’interligne articulaire • Des géodes sous chondrales.
  • 22.
    Polyarthrite rhumatoïde :érosion des 4e et 5e MTP.
  • 23.
    EN FAVEUR D’UNELÉSION INFLAMMATOIRE  Osseuse: Dans certains rhumatismes (r.psoriasique),il existe un processus constructeur se traduisant par: • Des condensations et proliferations des zones osseuses sous-lésionnelles, • Des réactions périostées(périostite).
  • 24.
    périostite juxta-articulaire en bandeset en spicules d’un orteil.
  • 25.
    EN FAVEUR D’UNELÉSION INFLAMMATOIRE Rachidienne: • Images de spondylite: Erosions des angles vertébraux « spondylite de Romanus »,rendant le bord vertebral anterieur réctiligne (mise au carré des vertebres » • Secondairement ,se developpe un processus d’ossification sous-ligamentaire à partir des angles vertébraux: c’est le syndysmophyte(plus fin et plus vertical que l’osteophyte), Pouvant induire a une ossification intersomatique(colonne « bambou »des spondylarthropathies )
  • 26.
    Aspect de miseau carré des vertèbres. Mise en évidence, sur les deux vertèbres supérieures, d’une quasi-disparition des coins antérieurs (inférieur et supérieur) des vertèbres, impliquant la perte de la concavité vers l’avant du mur antérieur de la vertèbre, et donnant cet aspect de « mise au carré » de la vertèbre
  • 27.
    Radiographie du rachislombaire de face montrant des syndesmophytes
  • 28.
    EN FAVEUR D’UNELÉSION DEGENERATIVE Articulaire: Les signes cardinaux de l’arthrose sont : • Le pincement localisé de linterligne articulaire • L’ostéocondensation sous-chondrale. • Les geodes sous-chondrales. • L’ostéophyte.
  • 31.
    Rachidienne: • La discarthrosese traduit par:  un pincement global ou focal du disque intervertébral. Une condensation sous-chondrale. Une ostéophytose des plateaux vertébraux.
  • 33.
    STRATEGIE D’IMAGERIE: Chaque regroupementde signes d’imagerie évoque le plus souvent plusieurs hypothèses diagnostique qu’une autre méthode biologique Ou d’imagerie tentera de réduire a une seule proposition diagnostique . Il est rare qu’une seule image soit caractéristique d’une seule maladie, nécessitant parfois l’aide de plusieurs examens d’imagerie qu’il faut choisir avec pertinence en fonction de l’accessibilité ,du cout, des risque ou du caractère invasif.