L’exercice physique dans la prévention des maladies chroniques métaboliques Pierre Portero* et Danielle Gomez-Merino** *Service de Rééducation Neuro-Orthopédique, Hôpital Rothschild (APHP), Paris Université Paris 12 – Val de Marne, Créteil **Département de Physiologie, Institut de Médecine Aérospatiale du Service de Santé des Armées, Brétigny sur Orge
Pratique régulière de l’Exercice Physique bénéfices pour la santé prévention / diminution maladies chroniques métaboliques amélioration masse / fonction musculaire gain de la densité osseuse Exercice physique et santé Activité physique. Contextes et effets sur la santé.  Les éditions Inserm, Paris, 2008
Parmi les recommandations du groupe d’experts INSERM, l’accent est mis sur l’importance de la sensibilisation et la formation des  professionnels de santé  à la dimension  préventive  et  thérapeutique  de  l’activité physique Exercice physique et santé Activité physique. Contextes et effets sur la santé.  Les éditions Inserm, Paris, 2008
Maladies chroniques métaboliques Obésité Diabète type 2 Entre surpoids et diabète : le syndrome métabolique    Etats pathologiques à haut risque cardiovasculaire
Les conditions Surcharge calorique chronique + Sédentarité Non adaptation de la dépense énergétique
Obésité Risques cardiovasculaire, métabolique, respiratoire, ostéo-articulaire,… Prévalence en augmentation (toutes tranches d’âge,   =  , toutes régions) Disparité géographique Facteurs de population (corrélation inverse au niveau de revenu, rural > urbain)
Obésité 3 acteurs : Alimentation  Dépense énergétique Tissu adipeux  : sécrétion de médiateurs pro-inflammatoires    insulino-résistance, dysfonction endothéliale puis athérosclérose  (Lau DC, 2005) NB : chez l’obèse, le tissu adipeux est hypertrophié et inflammatoire (infiltré par des macrophages) (Clément et al, 2004)
Obésité et mortalité (d'après Bray 1985) Indice de masse corporelle (kg/m²) Taux de mortalité Risque faible Risque modéré Risque élevé 300 250 200 150 100 50 0 15 20 25 30 35 40
Syndrome métabolique (SM) Risques : apparition diabète type 2,    risque cardiovasculaire En France (études Desir et Monica) :  - 12 %   , 8 %   ; 30 à 64 ans - prévalence avec gradient nord-sud  (retrouvée dans toutes les études de  cohortes sur les maladies cardiovasculaires)
Définition du SM SM =  Obésité abdominale  Europe  ≥ 94 cm - USA ≥ 102 cm    Europe  ≥ 80 cm - USA ≥ 88 cm + 2 critères parmi les suivants (OMS 1999, National Cholesterol Education Program 2001, Fédération internationale de diabétologie 2005) ≥  1 g/l (5,6 mmol/l)    Glycémie PAS  ≥ 85 mmHg PAS  ≥ 130 mmHg    Pression artérielle < 0,5 g/l   (1,29 mmol/l) < 0,4 g/l   (1,03 mmol/l)    HDL-cholestérol > 1,5g/l (1,7 mmol/l)    Triglyrérides Seuil diagnostique Facteurs de risques
SM / Diabète type 2 (d’après Klein et al. 2002) Étude épidémiologique (4 423 américains)  sans diabète à l’entrée dans l’étude Incidence du diabète de type 2 à 5 ans Nombre de critères du SM (critères OMS) %
Obésité abdominale Insulino-résistance Diabète Apoptose des  cellules  ß AGL Insulinémie Glycémie Dyslipidémie HTA Risque  Vasculaire
Exercice physique et prévention des maladies métaboliques
Type d’entraînement Effets aigus et chroniques de l’exercice aérobie    insulino-résistance Contraction musculaire favorise translocation des GLUT-4    capillarisation des muscles (favorable à un apport sanguin plus important)    activités hexokinase (HK) et glycogène synthétase (GS)
Type d’entraînement Effets aigus et chroniques de l’exercice aérobie (d’après Brooks & Mercier 1994)
Type d’entraînement Effets aigus et chroniques de l’exercice de résistance (force – musculation)    insulino-sensibilité    capacité de stockage du glycogène dans les muscles Favorable à la production de GH (effet lipolytique)    capillarisation
Oxydation lipidique en fonction du niveau d’entraînement chez des sujets en surpoids (d’après Glisezinski et al 2003)
(d’après Gill & Cooper 2008) Relation entre le niveau d’activité physique et le risque de diabète de type 2 pour des populations à haut et faible risque de pathologie
Exercice physique  Exercice régulier chez personnes obèses   Aptitude physique aérobie, forme physique et endurance cardiovasculaire        insulino-résistance     TA  Amélioration du profil lipidique
L’activité physique a un effet bénéfique sur la plupart des éléments du SM et permet de prévenir le diabète de type 2 et les pathologies cardiovasculaires. Les effets bénéfiques de l’activité physique régulière sont plus importants si elle est associée à une perte de poids. Les facteurs génétiques, l’âge et le sexe interagissent avec les effets de l’activité physique (d’après Lakka & Laaksonen 2007)
Exercice physique Exercice régulier chez diabétique type 2 : Amélioration du contrôle glycémique  Amélioration du profil lipidique     TA  Perte de poids  si mesures alimentaires associées
Le taux de conversion de SM en diabète de type  2 Incidence du diabète à 3 ans - 58 % %
Recommandations pour l’activité physique du patient diabétique de type 2 selon l’ALFEDIAM (1998) et l’ADA (2002) Programme d’exercice physique doit être associer à une alimentation adaptée : moins 7% de graisses saturées, plus de graisses insaturées et de fibres
Dernières recommandations de l’Endocrine Society pour les sujets à risques métaboliques Rosenzweig et al 2008 Exercice régulier d’intensité modérée Durée minimale : 30 min mais idéal 45-60 min 5 jours par semaine Marche rapide ou activités plus intenses
Obésité Diabète Message pour demain ?

25 Portero

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    L’exercice physique dansla prévention des maladies chroniques métaboliques Pierre Portero* et Danielle Gomez-Merino** *Service de Rééducation Neuro-Orthopédique, Hôpital Rothschild (APHP), Paris Université Paris 12 – Val de Marne, Créteil **Département de Physiologie, Institut de Médecine Aérospatiale du Service de Santé des Armées, Brétigny sur Orge
  • 2.
    Pratique régulière del’Exercice Physique bénéfices pour la santé prévention / diminution maladies chroniques métaboliques amélioration masse / fonction musculaire gain de la densité osseuse Exercice physique et santé Activité physique. Contextes et effets sur la santé. Les éditions Inserm, Paris, 2008
  • 3.
    Parmi les recommandationsdu groupe d’experts INSERM, l’accent est mis sur l’importance de la sensibilisation et la formation des professionnels de santé à la dimension préventive et thérapeutique de l’activité physique Exercice physique et santé Activité physique. Contextes et effets sur la santé. Les éditions Inserm, Paris, 2008
  • 4.
    Maladies chroniques métaboliquesObésité Diabète type 2 Entre surpoids et diabète : le syndrome métabolique  Etats pathologiques à haut risque cardiovasculaire
  • 5.
    Les conditions Surchargecalorique chronique + Sédentarité Non adaptation de la dépense énergétique
  • 6.
    Obésité Risques cardiovasculaire,métabolique, respiratoire, ostéo-articulaire,… Prévalence en augmentation (toutes tranches d’âge,  =  , toutes régions) Disparité géographique Facteurs de population (corrélation inverse au niveau de revenu, rural > urbain)
  • 7.
    Obésité 3 acteurs: Alimentation Dépense énergétique Tissu adipeux : sécrétion de médiateurs pro-inflammatoires  insulino-résistance, dysfonction endothéliale puis athérosclérose (Lau DC, 2005) NB : chez l’obèse, le tissu adipeux est hypertrophié et inflammatoire (infiltré par des macrophages) (Clément et al, 2004)
  • 8.
    Obésité et mortalité(d'après Bray 1985) Indice de masse corporelle (kg/m²) Taux de mortalité Risque faible Risque modéré Risque élevé 300 250 200 150 100 50 0 15 20 25 30 35 40
  • 9.
    Syndrome métabolique (SM)Risques : apparition diabète type 2,  risque cardiovasculaire En France (études Desir et Monica) : - 12 %  , 8 %  ; 30 à 64 ans - prévalence avec gradient nord-sud (retrouvée dans toutes les études de cohortes sur les maladies cardiovasculaires)
  • 10.
    Définition du SMSM = Obésité abdominale  Europe ≥ 94 cm - USA ≥ 102 cm  Europe ≥ 80 cm - USA ≥ 88 cm + 2 critères parmi les suivants (OMS 1999, National Cholesterol Education Program 2001, Fédération internationale de diabétologie 2005) ≥ 1 g/l (5,6 mmol/l)  Glycémie PAS ≥ 85 mmHg PAS ≥ 130 mmHg  Pression artérielle < 0,5 g/l  (1,29 mmol/l) < 0,4 g/l  (1,03 mmol/l)  HDL-cholestérol > 1,5g/l (1,7 mmol/l)  Triglyrérides Seuil diagnostique Facteurs de risques
  • 11.
    SM / Diabètetype 2 (d’après Klein et al. 2002) Étude épidémiologique (4 423 américains) sans diabète à l’entrée dans l’étude Incidence du diabète de type 2 à 5 ans Nombre de critères du SM (critères OMS) %
  • 12.
    Obésité abdominale Insulino-résistanceDiabète Apoptose des cellules ß AGL Insulinémie Glycémie Dyslipidémie HTA Risque Vasculaire
  • 13.
    Exercice physique etprévention des maladies métaboliques
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    Type d’entraînement Effetsaigus et chroniques de l’exercice aérobie  insulino-résistance Contraction musculaire favorise translocation des GLUT-4  capillarisation des muscles (favorable à un apport sanguin plus important)  activités hexokinase (HK) et glycogène synthétase (GS)
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    Type d’entraînement Effetsaigus et chroniques de l’exercice aérobie (d’après Brooks & Mercier 1994)
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    Type d’entraînement Effetsaigus et chroniques de l’exercice de résistance (force – musculation)  insulino-sensibilité  capacité de stockage du glycogène dans les muscles Favorable à la production de GH (effet lipolytique)  capillarisation
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    Oxydation lipidique enfonction du niveau d’entraînement chez des sujets en surpoids (d’après Glisezinski et al 2003)
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    (d’après Gill &Cooper 2008) Relation entre le niveau d’activité physique et le risque de diabète de type 2 pour des populations à haut et faible risque de pathologie
  • 19.
    Exercice physique Exercice régulier chez personnes obèses Aptitude physique aérobie, forme physique et endurance cardiovasculaire   insulino-résistance  TA Amélioration du profil lipidique
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    L’activité physique aun effet bénéfique sur la plupart des éléments du SM et permet de prévenir le diabète de type 2 et les pathologies cardiovasculaires. Les effets bénéfiques de l’activité physique régulière sont plus importants si elle est associée à une perte de poids. Les facteurs génétiques, l’âge et le sexe interagissent avec les effets de l’activité physique (d’après Lakka & Laaksonen 2007)
  • 21.
    Exercice physique Exercicerégulier chez diabétique type 2 : Amélioration du contrôle glycémique Amélioration du profil lipidique  TA Perte de poids si mesures alimentaires associées
  • 22.
    Le taux deconversion de SM en diabète de type 2 Incidence du diabète à 3 ans - 58 % %
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    Recommandations pour l’activitéphysique du patient diabétique de type 2 selon l’ALFEDIAM (1998) et l’ADA (2002) Programme d’exercice physique doit être associer à une alimentation adaptée : moins 7% de graisses saturées, plus de graisses insaturées et de fibres
  • 24.
    Dernières recommandations del’Endocrine Society pour les sujets à risques métaboliques Rosenzweig et al 2008 Exercice régulier d’intensité modérée Durée minimale : 30 min mais idéal 45-60 min 5 jours par semaine Marche rapide ou activités plus intenses
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