CAT DEVANT UNE HEMOPTYSIE
           Pour les étudiants en
           Médecine




Dr innocent KASHONGWE MURHULA
DES pneumologie/CHNU Fann Dakar
Décembre 2012
I. Généralités      II. PEC de
1.1. Définition     l’hémoptysie
1.2. Intérêt        2.1. Mesures générales
1.3. mécanisme de   2.2. Interruption du
l’hémoptysie:       saignement à son origine
anatomie et         2.3. Indications
physiopathologie    2.4. Pec de l’étiologie
1.4. Diagnostic :
- Positif
- Différentiel
- Étiologique
 Objectifs:
– Devant une hémoptysie
 argumenter les principales hypothèses
  diagnostiques étiologiques

   justifier les examens complémentaires
    pertinents

   Adopter une prise en charge adéquate
I. GÉNÉRALITÉS:
1.1. DÉFINITION
   L’hémoptysie

= émission de sang par la bouche au
cours d‘un effort de toux

 En   provenance du secteur vasculaire
    thoracique (bronchique ou non) vers le
    secteur aérien sous glottique
    (bronchique ou alvéolaire)
I. GÉNÉRALITÉS:
1.2. INTÉRÊT
   Situation inquiétante, malade/clinicien, en raison de sa
    gravité potentielle et de son évolution imprévisible

   7 à 10% motif de consultation externe en pneumologie
    et 10 à 15% de motif d’hospitalisation

   30 à 35% d’admission en chirurgie thoracique

   En l’absence de traitement taux de mortalité
    hémoptysie massive 80% des cas
Généralités:
1.3. Mécanisme de l’hémoptysie
ANATOMIE
   Vascularisation
    pulmonaire:
-   Fonctionnelle : AP
    99%
-   Nourricière :
    Artères bronchiques
    1%
Mécanisme de l’hémoptysie
ANATOMIE
ARTERES
BRONCHIQUES
 artères provenant de
    l’aorte thoracique
    descendante
   Haute pression
   Paroi riche en fibre mx
    lisses contractiles
    réactives, stimulus
    physique(froid) ou
    pharmacologique
   Donnent pls
    collatérales( œsophage
    ,médullaire+++)
Mécanisme de l’hémoptysie
ANATOMIE
ARTERES
PULMONAIRES gros
 vaisseaux de
    calibre
   à basse pression
   paroi très fine
    pauvre en fibres
    musculaires lisses
    contractiles
 D’où
    vasoconstriction
   Dans certaines conditions pathologique la
    circulation pulmonaire est modifiée




   Constitution d’une
                         HYPERVASCULARISAT
                         ION
                         Systémique
                         bronchique
-   Embolie P
    précapillaire

- Sténose congénitale
AP
- Tuberculose active -
séquelles TB
- DDB
- Cancer BP
 Néovascularisation
Paroi très fragile
Pression élevé car
d’origine systémique
- RM
- Fibrose médiastinale
- Vascularite
Lésion barrière AlvC
I. GÉNÉRALITÉS
1.4. DIAGNOSTIC




                                                         13/12/2012
1.4.1. Diagnostic positif
1. Typique
● Rejet de sang rouge, aéré, spumeux au cours
d’effort de toux.
● Parfois précession de prodromes :
– chatouillement laryngé ;
– chaleur rétro-sternale ;
– malaise, lipothymie.
2. Moins évocateur
● Rejet de crachats noirâtres devant faire rechercher
un épisode typique dans les heures ou jours qui         17
précédent.
I. GÉNÉRALITÉS
1.4. DIAGNOSTIC
1.4.2. Diagnostic différentiel
● Saignement ORL : examen nasal, pharyngé,
buccal (gingivorragie, langue), examen
stomatologique.
● Saignement digestif (hématémèse) : notion de
vomissement, fibroscopie gastrique.

● L’interrogatoire est très important : tous les
saignements ORL, buccaux et les hémoptysies
peuvent être déglutis et rejetés et prêter à confusion
avec une hématémèse
I. GÉNÉRALITÉS
1.4. DIAGNOSTIC
1.4.3. Diagnostic étiologique

   L’enquête diagnostique
    (étiologique, mécanisme, topographie) doit être
    menée parallèlement à l’évaluation de la gravité

   Très importante, permet de proposer traitement
    le plus approprié

   Ce chapitre sera développé après la prise en
    charge de l’urgence
II . PRISE EN CHARGE
But
1er volet
- Optimisation de l’oxygénation

- Positionnement en décubitus latéral du coté du
  saignement
- Contrôle des facteurs favorisant l’hémorragie si
  possible
2ème volet
- Contrôle de l’hémorragie

- Traitement topique mécanique ou chimique parfois
  général
II. PRISE EN CHARGE INITIALE
2.1.MESURES GÉNÉRALES
2.1.1- L’hospitalisation :

Vu le caractère imprévisible de l’hémoptysie,
 l’hospitalisation s’impose dans tous les cas.

(en unité de soins intensifs si hémorragie de grande
  abondance ou mal tolérée)
2.1.2- Première évaluation gravité à l’entrée :
 Recherche les éléments de gravités



 Permet une décision rapide pour une pec en
  réanimation multidisciplinaire
(pneumologue, radiologue, chirurgien
thoracique, réanimateur)
2.1.2.Eléments   de gravité Non consensuel

a. Importance de l’hémoptysie: Repose
sur un critère quantitatif de volume ou
de débit de sang expectoré( très
variable)

b. Le retentissement respiratoire
(risque d’asphyxie) et
hémodynamique(rare et tardif)

c. La radiographie du thorax: l’étendue
de l’inondation alvéolaire, lésions
pulmonaires , granité posthémoptoïque
(après stabilisation )
Évaluation de l’importance de l’hémoptysie
● Minime :
– crachats sanglants isolés,
– même valeur : risque de récidive abondante et
imprévisible.

● Moyenne :
– jusqu’à 300 ml/jour.

● Grande :
– supérieure à 300 ml/jour ou répétition d’une hémoptysie
avec débit horaire > 150 ml/h.

● Massive, voire foudroyante, entraînant le décès par
asphyxie.
VOLUME : CRITÈRE
         SUBJECTIF
     Échelle simple et reproductible




< 5 cc     120-150cc                   300-400cc
Évaluation de la tolérance
● Détresse respiratoire par inondation alvéolaire
(clinique, saturation O2, GDS).

● Anémie aiguë (clinique, NFS) : beaucoup moins urgente
et importante que l’hématose…

● On ne meurt jamais d’anémie aiguë lors des
hémoptysies mais d’hypoxémie bien avant…

● Décompensation d’une tare sous-jacente :
– âge ;
– antécédent respiratoire ;
– antécédent cardio-vasculaire.
2.1.3- Mise en place d’un ou deux abords veineux
permettant un bon débit et correctement fixés.

 Bilan sanguin : NFS, hémostase, ionogramme
sanguin, groupe ABO, Rhésus, GDS.
2.1.4-   Prévention   de     l’inondation
bronchique     et rétablissement d’une
hématose correcte :
a. La position DL du coté qui saigne(si
connu) permet de protéger le côté sain
contre l’inondation bronchique.

b. En cas IRC : O2   à obtenir une
saturation en oxygène satisfaisante
(SaO2 > 90%).

c. Dans les cas les plus sévères
:l’intubation et       peuvent s’avérer
nécessaires. L’intubation sélective de la
2.1.5- Reconstitution de la masse sanguine :
La compensation de la perte sanguine
  doit se faire par du sang isogroupe
  isorhésus.

2.1.6- Les anxiolytiques :
Leur indication peut se justifier par
  l’angoisse      et       l’agitation   qui
  accompagne       tout      saignement.  Un
  entretient rassurant avec le patient
  est souvent suffisant.

2.1.7- Les antitussifs :
L’utilisation     des    antitussifs est
  controversée.
Les antitussifs sont formellement
2.2.INTERRUPTION DU SAIGNEMENT À SON
ORIGINE :
A- Moyens médicaux :
 Les vasoconstricteurs sont de loin
  les plus efficaces.
- La glypressine est de moins en
  moins utilisée en IV
Il s’agit d’un puissant
vasoconstricteur avec risque:
 d’AVC, angor et/ou IdM, d’angor
  mésentérique, etc.
 demi-vie de 8 heures, retarde la
  pec = artérioembolisation
  (radiologue)
2.2.INTERRUPTION DU SAIGNEMENT À SON
ORIGINE :

o Le recours aux
  antifibrinolytiques per os :
 (acide epsilon aminocaproïque)
 ainsi qu’aux substances à action
  vasculaire comme l’étamsylate
  (Dicynone) ou le carbazochrome
  (Adrénoxyl) est discutable.
2.2.INTERRUPTION DU SAIGNEMENT À SON ORIGINE :
B- Moyens endoscopiques :
En     plus     de     son   indication
diagnostique, l’endoscopie bronchique
est de plus en plus souvent effectuée à
visée thérapeutique au cours de
l’hémoptysie.
– Diagnostique :
précise l’origine du saignement
(droite/gauche,bronchique ou
alvéolaire), permet de visualiser des
images endobronchiques évocatrices
(tumeur, DDB…).
2.2.INTERRUPTION DU SAIGNEMENT À SON
ORIGINE :
But Fibroscopie (suite)
– Thérapeutique : on tentera
 d’arrêter le saignement
 d’abord avec de l’eau froide
 localement, puis de
 l’adrénaline (locale) et
 enfin, en cas d’échec,
 glypressine (locale
 toujours).
2.2.INTERRUPTION DU SAIGNEMENT À SON
ORIGINE :
 C. Moyen mécanique:
  La compression locale peut être
   réalisée par une sonde de Fogarty
   introduite par le chenal du
   bronchoscope ou du fibroscope.

 Permet oxygénation du patient en
 protégeant le poumon sain de
 l’inondation sanguine

 Technique    difficile,   médecin
2.2.INTERRUPTION DU SAIGNEMENT À SON
    ORIGINE :
D- Moyens chirurgicaux :
 Chir  thor = ttt radical grevé d’une
    morbidité et d’une mortalité non
    négligeable

 Indiquée   devant :
-   Des lésions pulmonaires localisées
    compliquées d’hémoptysie grave et/ou
    répétée(DDB localisée)

-   Des lésions étiologiques hautement
    hémorragique: aspergillome
2.2.INTERRUPTION DU SAIGNEMENT À SON
ORIGINE :
5- Moyens radiologiques :
 L’artériographie  bronchique     avec
 embolisation bronchosystémique est
 d’un apport considérable dans la prise
 en charge des hémoptysies graves ainsi
 que celle des hémoptysies récidivantes

 Technicien  qualifié, médico-légale
 (artère oesophagienne: nécrose de
 l’œsophage,     artère   médullaire
 thoracique:                  myélite
 transverse,paraplégie)
2.3.INDICATIONS :
A/Hémoptysie minime
● Pas de traitement immédiat.
● Surveillance et bilan étiologique.
● Traitement de la cause.
● Fibroscopie dans tous les cas (peut être la face
émergée de l’iceberg…).

B/ Autres hémoptysies
Modérée tous les moyens ci haut cités

C/ Sévère: réanimation avec collaborations d’une
équipe pluridisciplinaire
2.4. PRISE EN CHARGE ÉTIOLOGIQUE

Les étiologies à évoqués sont
multiples variables suivant
l’épidémiologie des
pathologies pulmonaires
suivant les régions
ETIOLOGIES DES HEMOPTYSIES AU CHNU FANN DE DAKAR DE 1996 à
    2001 à propos de 452 cas

Indéterminées

   Sarcoïdose

Abcès poumon

         DDB

        BPCO

     Cancer B

         PAB

      Seq tub

   Tub active
                                                                              %
                0    10       20        30       40        50            60

            Etiologies des hémoptysies                    Rev Pneumol Trop
                                                          2011 ; 15 : 20-30
            Au CHNU fann de Dakar
2.4. PRISE EN CHARGE ÉTIOLOGIQUE
1. L’hémoptysie peut survenir dans un contexte
évident
● Traumatisme thoracique, fracture
costale, rupture trachéo-bronchique, contusion
pulmonaire, plaie thoracique.
● Barotraumatisme.
● Inhalation de gaz toxiques.
● après fibroscopie bronchique avec biopsies
● Ponction transpariétale (plaie vasculaire).
Le traitement est chirurgical
2.4. PRISE EN CHARGE ÉTIOLOGIQUE
2.L’hémoptysie peut être révélatrice de:
a) Dilatations des bronches
 Diagnostic évoqué sur :
* l’anamnèse : bronchorrhée
chronique, hippocratisme digital ;
* radiographie pulmonaire : image en rail, en
rosette (parfois normale) ;
* nécessite systématiquement un scanner
thoracique en coupes fines pour confirmer le
diagnostic.
b) Tuberculose pulmonaire active (surtout forme ulcéro-
nodulaire commune)

– Évoquée sur la clinique et la radiologie.
– Confirmée par la bactériologie (BK crachats, tubages, aspiration
bronchique perfibroscopique) et la culture sur milieu LJ.
Traitement = les antituberculeux
c) Tuberculose ancienne traitée et supposée guérie
– Elle doit faire évoquer les séquelles
* une bronchectasie séquellaire (DDB)
* une greffe aspergillaire dans une cavité résiduelle :
■ image en grelot (radio de thorax, scanner),
■ recherche d’aspergillus dans les expectorations,
■ sérologie aspergillaire (> 3 arcs) ;
* une ulcération vasculaire par une caverne(anévrysme
Rasmussen: hémoptysie cataclysmique)
• un cancer sur cicatrice fibreuse

Traitement est chirurgical
2.4. PRISE EN CHARGE ÉTIOLOGIQUE
d) Cancer bronchique primitif
– Évoqué sur :
* le contexte clinique (tabagisme,hypocratisme
digital…) ;
* la radiographie et la tomodensitométrie thoracique
(image : masse spiculée, atélectasie).
– Confirmé par :
* la fibroscopie avec biopsies (pas de biopsie en
période hémorragique !…).
Traitement=
chirurgie, chimiothérapie et/ou
radiothérapie
2.4. PRISE EN CHARGE ÉTIOLOGIQUE
e) Embolie pulmonaire
– Évoquée sur :
* le contexte (alitement, chirurgie, phlébite…) ;
* la gazométrie, l’ECG, la radiographie.

– Confirmée par :
* la scintigraphie ou l’angioscanner thoracique ;
* l’angiographie pulmonaire
Traitement= réanimation
cardiologique, anticoagulant, embolectomie
,correction des facteurs de risque
cardovasculaire modifiable etc….
2.4. PRISE EN CHARGE ÉTIOLOGIQUE
f) Rétrécissement mitral
– Évoqué sur le contexte :
* cardiopathie connue ou de découverte auscultatoire
(auscultation de Durosiez)

* signes d’insuffisance cardiaque gauche.

– Confirmé par les investigations cardiologiques
(échographie cardiaque, ECG…).
Traitement = chirurgie thoracique et
cardiovasculaire, remplacement
valvulaire, anticoagulant
g) Autres causes plus rares
– Pneumonie aiguë, bronchite aiguë

– Aspergillose broncho-pulmonaire primitive et autres
mycoses.

– Parasitoses (amibiase, kyste hydatique).

– Corps étranger (enfant, alcoolique)

– Malformation vasculaire
(angiome, anévrisme, séquestration) : artériographie
bronchique

– Endométriose pulmonaire (hémoptysie
cataméniale).
2.4. PRISE EN CHARGE ÉTIOLOGIQUE
– Hémorragie alvéolaire :
* Goodpasture (anticorps antimembrane
basale, syndrome pneumorénal…) ;
* vascularite, lupus, Wegener, microangéite
(FAN, ANCA)

* hémosidérose pulmonaire idiopathique

* hémopathie.
2.4. PRISE EN CHARGE ÉTIOLOGIQUE
h) Parfois, au terme du bilan étiologique, aucune
cause n’est retrouvée


– hémoptysieidiopathique ou
cryptogénétique
  15 à 20% des cas
CONCLUSION

   L’hémoptysie a une valeur symptomatique sans
    liaison avec son abondance.            Le choix de
    l’approche thérapeutique dépend de sa gravité et
    de la disponibilité du plateau technique.
13/12/2012
             50

CAT devant une hémoptysie dr innocent kashongwe

  • 1.
    CAT DEVANT UNEHEMOPTYSIE Pour les étudiants en Médecine Dr innocent KASHONGWE MURHULA DES pneumologie/CHNU Fann Dakar Décembre 2012
  • 2.
    I. Généralités II. PEC de 1.1. Définition l’hémoptysie 1.2. Intérêt 2.1. Mesures générales 1.3. mécanisme de 2.2. Interruption du l’hémoptysie: saignement à son origine anatomie et 2.3. Indications physiopathologie 2.4. Pec de l’étiologie 1.4. Diagnostic : - Positif - Différentiel - Étiologique
  • 3.
     Objectifs: – Devantune hémoptysie  argumenter les principales hypothèses diagnostiques étiologiques  justifier les examens complémentaires pertinents  Adopter une prise en charge adéquate
  • 4.
    I. GÉNÉRALITÉS: 1.1. DÉFINITION  L’hémoptysie = émission de sang par la bouche au cours d‘un effort de toux  En provenance du secteur vasculaire thoracique (bronchique ou non) vers le secteur aérien sous glottique (bronchique ou alvéolaire)
  • 5.
    I. GÉNÉRALITÉS: 1.2. INTÉRÊT  Situation inquiétante, malade/clinicien, en raison de sa gravité potentielle et de son évolution imprévisible  7 à 10% motif de consultation externe en pneumologie et 10 à 15% de motif d’hospitalisation  30 à 35% d’admission en chirurgie thoracique  En l’absence de traitement taux de mortalité hémoptysie massive 80% des cas
  • 6.
    Généralités: 1.3. Mécanisme del’hémoptysie ANATOMIE  Vascularisation pulmonaire: - Fonctionnelle : AP 99% - Nourricière : Artères bronchiques 1%
  • 7.
    Mécanisme de l’hémoptysie ANATOMIE ARTERES BRONCHIQUES artères provenant de l’aorte thoracique descendante  Haute pression  Paroi riche en fibre mx lisses contractiles réactives, stimulus physique(froid) ou pharmacologique  Donnent pls collatérales( œsophage ,médullaire+++)
  • 8.
    Mécanisme de l’hémoptysie ANATOMIE ARTERES PULMONAIRESgros  vaisseaux de calibre  à basse pression  paroi très fine pauvre en fibres musculaires lisses contractiles  D’où vasoconstriction
  • 11.
    Dans certaines conditions pathologique la circulation pulmonaire est modifiée  Constitution d’une HYPERVASCULARISAT ION Systémique bronchique
  • 12.
    - Embolie P précapillaire - Sténose congénitale AP
  • 13.
    - Tuberculose active- séquelles TB - DDB - Cancer BP
  • 14.
     Néovascularisation Paroi trèsfragile Pression élevé car d’origine systémique
  • 16.
    - RM - Fibrosemédiastinale - Vascularite Lésion barrière AlvC
  • 17.
    I. GÉNÉRALITÉS 1.4. DIAGNOSTIC 13/12/2012 1.4.1. Diagnostic positif 1. Typique ● Rejet de sang rouge, aéré, spumeux au cours d’effort de toux. ● Parfois précession de prodromes : – chatouillement laryngé ; – chaleur rétro-sternale ; – malaise, lipothymie. 2. Moins évocateur ● Rejet de crachats noirâtres devant faire rechercher un épisode typique dans les heures ou jours qui 17 précédent.
  • 18.
    I. GÉNÉRALITÉS 1.4. DIAGNOSTIC 1.4.2.Diagnostic différentiel ● Saignement ORL : examen nasal, pharyngé, buccal (gingivorragie, langue), examen stomatologique. ● Saignement digestif (hématémèse) : notion de vomissement, fibroscopie gastrique. ● L’interrogatoire est très important : tous les saignements ORL, buccaux et les hémoptysies peuvent être déglutis et rejetés et prêter à confusion avec une hématémèse
  • 19.
    I. GÉNÉRALITÉS 1.4. DIAGNOSTIC 1.4.3.Diagnostic étiologique  L’enquête diagnostique (étiologique, mécanisme, topographie) doit être menée parallèlement à l’évaluation de la gravité  Très importante, permet de proposer traitement le plus approprié  Ce chapitre sera développé après la prise en charge de l’urgence
  • 20.
    II . PRISEEN CHARGE But 1er volet - Optimisation de l’oxygénation - Positionnement en décubitus latéral du coté du saignement - Contrôle des facteurs favorisant l’hémorragie si possible 2ème volet - Contrôle de l’hémorragie - Traitement topique mécanique ou chimique parfois général
  • 21.
    II. PRISE ENCHARGE INITIALE 2.1.MESURES GÉNÉRALES 2.1.1- L’hospitalisation : Vu le caractère imprévisible de l’hémoptysie, l’hospitalisation s’impose dans tous les cas. (en unité de soins intensifs si hémorragie de grande abondance ou mal tolérée)
  • 22.
    2.1.2- Première évaluationgravité à l’entrée :  Recherche les éléments de gravités  Permet une décision rapide pour une pec en réanimation multidisciplinaire (pneumologue, radiologue, chirurgien thoracique, réanimateur)
  • 23.
    2.1.2.Eléments de gravité Non consensuel a. Importance de l’hémoptysie: Repose sur un critère quantitatif de volume ou de débit de sang expectoré( très variable) b. Le retentissement respiratoire (risque d’asphyxie) et hémodynamique(rare et tardif) c. La radiographie du thorax: l’étendue de l’inondation alvéolaire, lésions pulmonaires , granité posthémoptoïque (après stabilisation )
  • 24.
    Évaluation de l’importancede l’hémoptysie ● Minime : – crachats sanglants isolés, – même valeur : risque de récidive abondante et imprévisible. ● Moyenne : – jusqu’à 300 ml/jour. ● Grande : – supérieure à 300 ml/jour ou répétition d’une hémoptysie avec débit horaire > 150 ml/h. ● Massive, voire foudroyante, entraînant le décès par asphyxie.
  • 25.
    VOLUME : CRITÈRE SUBJECTIF Échelle simple et reproductible < 5 cc 120-150cc 300-400cc
  • 26.
    Évaluation de latolérance ● Détresse respiratoire par inondation alvéolaire (clinique, saturation O2, GDS). ● Anémie aiguë (clinique, NFS) : beaucoup moins urgente et importante que l’hématose… ● On ne meurt jamais d’anémie aiguë lors des hémoptysies mais d’hypoxémie bien avant… ● Décompensation d’une tare sous-jacente : – âge ; – antécédent respiratoire ; – antécédent cardio-vasculaire.
  • 27.
    2.1.3- Mise enplace d’un ou deux abords veineux permettant un bon débit et correctement fixés. Bilan sanguin : NFS, hémostase, ionogramme sanguin, groupe ABO, Rhésus, GDS.
  • 28.
    2.1.4- Prévention de l’inondation bronchique et rétablissement d’une hématose correcte : a. La position DL du coté qui saigne(si connu) permet de protéger le côté sain contre l’inondation bronchique. b. En cas IRC : O2 à obtenir une saturation en oxygène satisfaisante (SaO2 > 90%). c. Dans les cas les plus sévères :l’intubation et peuvent s’avérer nécessaires. L’intubation sélective de la
  • 29.
    2.1.5- Reconstitution dela masse sanguine : La compensation de la perte sanguine doit se faire par du sang isogroupe isorhésus. 2.1.6- Les anxiolytiques : Leur indication peut se justifier par l’angoisse et l’agitation qui accompagne tout saignement. Un entretient rassurant avec le patient est souvent suffisant. 2.1.7- Les antitussifs : L’utilisation des antitussifs est controversée. Les antitussifs sont formellement
  • 30.
    2.2.INTERRUPTION DU SAIGNEMENTÀ SON ORIGINE : A- Moyens médicaux :  Les vasoconstricteurs sont de loin les plus efficaces. - La glypressine est de moins en moins utilisée en IV Il s’agit d’un puissant vasoconstricteur avec risque:  d’AVC, angor et/ou IdM, d’angor mésentérique, etc.  demi-vie de 8 heures, retarde la pec = artérioembolisation (radiologue)
  • 31.
    2.2.INTERRUPTION DU SAIGNEMENTÀ SON ORIGINE : o Le recours aux antifibrinolytiques per os :  (acide epsilon aminocaproïque)  ainsi qu’aux substances à action vasculaire comme l’étamsylate (Dicynone) ou le carbazochrome (Adrénoxyl) est discutable.
  • 32.
    2.2.INTERRUPTION DU SAIGNEMENTÀ SON ORIGINE : B- Moyens endoscopiques : En plus de son indication diagnostique, l’endoscopie bronchique est de plus en plus souvent effectuée à visée thérapeutique au cours de l’hémoptysie. – Diagnostique : précise l’origine du saignement (droite/gauche,bronchique ou alvéolaire), permet de visualiser des images endobronchiques évocatrices (tumeur, DDB…).
  • 33.
    2.2.INTERRUPTION DU SAIGNEMENTÀ SON ORIGINE : But Fibroscopie (suite) – Thérapeutique : on tentera d’arrêter le saignement d’abord avec de l’eau froide localement, puis de l’adrénaline (locale) et enfin, en cas d’échec, glypressine (locale toujours).
  • 34.
    2.2.INTERRUPTION DU SAIGNEMENTÀ SON ORIGINE : C. Moyen mécanique:  La compression locale peut être réalisée par une sonde de Fogarty introduite par le chenal du bronchoscope ou du fibroscope.  Permet oxygénation du patient en protégeant le poumon sain de l’inondation sanguine  Technique difficile, médecin
  • 35.
    2.2.INTERRUPTION DU SAIGNEMENTÀ SON ORIGINE : D- Moyens chirurgicaux :  Chir thor = ttt radical grevé d’une morbidité et d’une mortalité non négligeable  Indiquée devant : - Des lésions pulmonaires localisées compliquées d’hémoptysie grave et/ou répétée(DDB localisée) - Des lésions étiologiques hautement hémorragique: aspergillome
  • 36.
    2.2.INTERRUPTION DU SAIGNEMENTÀ SON ORIGINE : 5- Moyens radiologiques :  L’artériographie bronchique avec embolisation bronchosystémique est d’un apport considérable dans la prise en charge des hémoptysies graves ainsi que celle des hémoptysies récidivantes  Technicien qualifié, médico-légale (artère oesophagienne: nécrose de l’œsophage, artère médullaire thoracique: myélite transverse,paraplégie)
  • 37.
    2.3.INDICATIONS : A/Hémoptysie minime ●Pas de traitement immédiat. ● Surveillance et bilan étiologique. ● Traitement de la cause. ● Fibroscopie dans tous les cas (peut être la face émergée de l’iceberg…). B/ Autres hémoptysies Modérée tous les moyens ci haut cités C/ Sévère: réanimation avec collaborations d’une équipe pluridisciplinaire
  • 38.
    2.4. PRISE ENCHARGE ÉTIOLOGIQUE Les étiologies à évoqués sont multiples variables suivant l’épidémiologie des pathologies pulmonaires suivant les régions
  • 39.
    ETIOLOGIES DES HEMOPTYSIESAU CHNU FANN DE DAKAR DE 1996 à 2001 à propos de 452 cas Indéterminées Sarcoïdose Abcès poumon DDB BPCO Cancer B PAB Seq tub Tub active % 0 10 20 30 40 50 60 Etiologies des hémoptysies Rev Pneumol Trop 2011 ; 15 : 20-30 Au CHNU fann de Dakar
  • 40.
    2.4. PRISE ENCHARGE ÉTIOLOGIQUE 1. L’hémoptysie peut survenir dans un contexte évident ● Traumatisme thoracique, fracture costale, rupture trachéo-bronchique, contusion pulmonaire, plaie thoracique. ● Barotraumatisme. ● Inhalation de gaz toxiques. ● après fibroscopie bronchique avec biopsies ● Ponction transpariétale (plaie vasculaire). Le traitement est chirurgical
  • 41.
    2.4. PRISE ENCHARGE ÉTIOLOGIQUE 2.L’hémoptysie peut être révélatrice de: a) Dilatations des bronches Diagnostic évoqué sur : * l’anamnèse : bronchorrhée chronique, hippocratisme digital ; * radiographie pulmonaire : image en rail, en rosette (parfois normale) ; * nécessite systématiquement un scanner thoracique en coupes fines pour confirmer le diagnostic.
  • 42.
    b) Tuberculose pulmonaireactive (surtout forme ulcéro- nodulaire commune) – Évoquée sur la clinique et la radiologie. – Confirmée par la bactériologie (BK crachats, tubages, aspiration bronchique perfibroscopique) et la culture sur milieu LJ. Traitement = les antituberculeux c) Tuberculose ancienne traitée et supposée guérie – Elle doit faire évoquer les séquelles * une bronchectasie séquellaire (DDB) * une greffe aspergillaire dans une cavité résiduelle : ■ image en grelot (radio de thorax, scanner), ■ recherche d’aspergillus dans les expectorations, ■ sérologie aspergillaire (> 3 arcs) ; * une ulcération vasculaire par une caverne(anévrysme Rasmussen: hémoptysie cataclysmique) • un cancer sur cicatrice fibreuse Traitement est chirurgical
  • 43.
    2.4. PRISE ENCHARGE ÉTIOLOGIQUE d) Cancer bronchique primitif – Évoqué sur : * le contexte clinique (tabagisme,hypocratisme digital…) ; * la radiographie et la tomodensitométrie thoracique (image : masse spiculée, atélectasie). – Confirmé par : * la fibroscopie avec biopsies (pas de biopsie en période hémorragique !…). Traitement= chirurgie, chimiothérapie et/ou radiothérapie
  • 44.
    2.4. PRISE ENCHARGE ÉTIOLOGIQUE e) Embolie pulmonaire – Évoquée sur : * le contexte (alitement, chirurgie, phlébite…) ; * la gazométrie, l’ECG, la radiographie. – Confirmée par : * la scintigraphie ou l’angioscanner thoracique ; * l’angiographie pulmonaire Traitement= réanimation cardiologique, anticoagulant, embolectomie ,correction des facteurs de risque cardovasculaire modifiable etc….
  • 45.
    2.4. PRISE ENCHARGE ÉTIOLOGIQUE f) Rétrécissement mitral – Évoqué sur le contexte : * cardiopathie connue ou de découverte auscultatoire (auscultation de Durosiez) * signes d’insuffisance cardiaque gauche. – Confirmé par les investigations cardiologiques (échographie cardiaque, ECG…). Traitement = chirurgie thoracique et cardiovasculaire, remplacement valvulaire, anticoagulant
  • 46.
    g) Autres causesplus rares – Pneumonie aiguë, bronchite aiguë – Aspergillose broncho-pulmonaire primitive et autres mycoses. – Parasitoses (amibiase, kyste hydatique). – Corps étranger (enfant, alcoolique) – Malformation vasculaire (angiome, anévrisme, séquestration) : artériographie bronchique – Endométriose pulmonaire (hémoptysie cataméniale).
  • 47.
    2.4. PRISE ENCHARGE ÉTIOLOGIQUE – Hémorragie alvéolaire : * Goodpasture (anticorps antimembrane basale, syndrome pneumorénal…) ; * vascularite, lupus, Wegener, microangéite (FAN, ANCA) * hémosidérose pulmonaire idiopathique * hémopathie.
  • 48.
    2.4. PRISE ENCHARGE ÉTIOLOGIQUE h) Parfois, au terme du bilan étiologique, aucune cause n’est retrouvée – hémoptysieidiopathique ou cryptogénétique 15 à 20% des cas
  • 49.
    CONCLUSION  L’hémoptysie a une valeur symptomatique sans liaison avec son abondance. Le choix de l’approche thérapeutique dépend de sa gravité et de la disponibilité du plateau technique.
  • 50.