Réseaux sociaux et introduction 
aux business models
LE CONCEPT DE RÉSEAU SOCIAL
Définition d’une action sociale 
« Une action est sociale si un individu donné prend en compte les 
comportements des autres pour orienter ses prises de décisions » 
(Max Weber)
Définition d’un réseau social 
Un réseau social est un ensemble de relations d'un type spécifique 
(par exemple de collaboration, de soutien, de conseil, de contrôle 
ou d'influence) entre un ensemble d'acteurs.
Représentation d’un réseau social
Le concept de petit monde (small world) 
Les six degrés de séparation 
(Karinthy, 1929) 
L’expérience de Milgram (1967) 
Sur Facebook: 4,74 degrés de 
séparation en moyenne 
Sur Windows Live Messenger: 6,6 
(Horvitz, Leskovec, 2008)
Six degrees of Kevin Bacon
Exemples d’interactions au sein de réseaux sociaux 
Réseaux d’influence => phénomènes 
d’achat 
Réseau de contacts de proximité => 
transmission d’une maladie infectieuse 
Réseau d’amitiés => diffusion d’une rumeur 
Réseau d’intérêts communs => 
communautés d’individus
Rapide historique des réseaux sociaux 
1995 : classmates 
1997 : six degrees 
2000 : eHarmony (5% des mariages hétéros aux US) 
2003 : Friendster, MySpace 
2004 : Facebook (+ 1,25 Mds utilisateurs) 
2006 : Twitter (+ 232 millions utilisateurs)
Pourquoi utilisons-nous ces plateformes ? 
Une relation sociale engendre des bénéfices mutuels (Bm) et des coûts 
d’interaction (Ci) 
La relation existe si et seulement si Bm > Ci 
Si Bm < Ci  faille sociale de marché  la relation n’existe plus 
(exemple: déménagement) 
Parce qu’elles répondent à des 
failles de marché
Les différents types de coûts d’interaction 
Les coûts liés à la distance (ex: deux personnes vivant éloignées l’une de 
l’autre) 
Les coûts sociaux (ex: cultures, traditions…) 
Les coûts d’affichage (ex: montrer sa nouvelle voiture à ses amis) 
Les coûts de recherche (ex: trouver un(e) célibataire à une fête) 
Les coûts de communication (ex: organisation pour un cadeau commun)
Exemples de plateformes qui répondent à ces failles 
de marché 
Quelques exemples 
La Centrale réduit les coûts de recherche 
Facebook réduit les coûts d’affichage et de distance 
Meetic réduit les coûts sociaux et de recherche 
Leetchi réduit les coûts de communication
LES BUSINESS MODELS ASSOCIÉS AUX 
RÉSEAUX SOCIAUX
Qu’est-ce qu’un Business Model? 
Comment une entreprise gagne de l’argent? 
Qu’est ce que l’entreprise apporte comme valeur? 
Type de modèle 
Ventes 
Intermédiation 
Marché biface 
Comment? Quels revenus? 
Ventes 
Publicités 
Données personnelles
Définition d’un business model 
Le business model se définit comme l’ensemble des mécanismes 
permettant à une entreprise de créer de la valeur et de capter cette 
valeur pour la transformer en profits (Lehmann-Ortega )
Les composantes d’un business model 
Choix stratégiques 
Le client (la cible) 
proposition de valeur (USP) 
Les capacités 
Le prix 
Les concurrents 
L’offre 
La stratégie 
La marque 
La différenciation 
La création de valeur 
Les capitaux 
L’activité 
Le réseau de valeur 
Les fournisseurs 
L’information clientèle 
La relation client 
Les flux informationnels 
Les flux de produits 
La captation de valeur 
Le coût 
Les finances 
Le profit
Le modèle freemium 
Description 
Un service gratuit avec des 
fonctionnalités offertes aux 
membres qui payent 
Problématique 
Trouver le point d’équilibre entre en 
donner suffisamment pour que le 
service soit attractif et pas assez pour 
inciter les utilisateurs à payer
Le modèle d’affiliation 
Description 
Génère du profit en redirigeant du 
trafic vers un site tiers 
Problématique 
Construire une relation gagnant-gagnant 
pour générer 
suffisamment de trafic sur son site 
(marché biface)
Le modèle d’abonnement 
Description 
Paiement d’un abonnement pour 
accéder au service 
Problématique 
Concurrence du piratage 
Accords avec détenteurs de droits 
parfois problématiques
Le modèle des biens virtuels 
Description 
Les utilisateurs achètent des biens 
virtuels (armes, cadeaux, points 
d’expérience…) sur un site ou 
dans un jeu 
Problématique 
Créer des biens que les 
utilisateurs veulent et dont ils ont 
besoin. 
Avantage: très forte marge
Le modèle publicitaire 
Description 
Repose sur le trafic généré pour 
vendre des publicités, d’autant 
plus chers qu’il est possible de 
cibler les utilisateurs 
Problématique 
Trouver le bon équilibre entre le 
nombre de publicités et l’exérience 
utilisateur (design, intrusion, etc.)
ETUDE DE CAS : LINKEDIN
Un réseau social à croissance forte
La mission de LinkedIn 
« Connect the world’s professionals to make them 
more productive and successful » 
 Baisse des coûts de mise en relation (recherche, 
sociaux, affichage…)
Une plateforme qui répond à 4 types de besoins 
Annonceurs 
(audience qualifiée) 
Recruteurs 
(trouver le bon talent) 
Membres 
(trouver les Partenaires bonnes opportunités) 
(accès à une base)
Première étape: bâtir une base d’utilisateurs 
Membres 
Grâce à un modèle freemium 
Permet d’afficher son CV en ligne 
Possibilité d’inviter ses amis 
Pour les utilisateurs payants: 
possibilité de contacter des recruteurs 
regarder qui a consulté son profil 
 Baisse des coûts sociaux et d’affichage
Seconde étape: attirer les recruteurs 
Recruteurs 
Grâce à un modèle freemium 
Donne accès à la plus grande 
base de forces de travail 
Algorithmes de recommandation 
Pour les utilisateurs payants: 
LinkedIn Recruiter Corporate permet de 
trouver des candidats dans la base des 
utilisateurs passifs 
 Baisse des coûts de recherche
Troisième étape: attirer des annonceurs 
En offrant une audience massive Annonceurs 
ET qualifiée 
 Modèle publicitaire
Dernière étape: attirer des partenaires 
Partenaires 
En offrant des APIs sociales à 
intégrer sur leurs plateformes 
Accès à une base captive
Cette baisse globale des coûts de transaction permet 
Un meilleur recrutement 
Un recrutement plus rapide 
Un recrutement moins cher

Réseaux sociaux et business models

  • 1.
    Réseaux sociaux etintroduction aux business models
  • 2.
    LE CONCEPT DERÉSEAU SOCIAL
  • 3.
    Définition d’une actionsociale « Une action est sociale si un individu donné prend en compte les comportements des autres pour orienter ses prises de décisions » (Max Weber)
  • 4.
    Définition d’un réseausocial Un réseau social est un ensemble de relations d'un type spécifique (par exemple de collaboration, de soutien, de conseil, de contrôle ou d'influence) entre un ensemble d'acteurs.
  • 5.
  • 6.
    Le concept depetit monde (small world) Les six degrés de séparation (Karinthy, 1929) L’expérience de Milgram (1967) Sur Facebook: 4,74 degrés de séparation en moyenne Sur Windows Live Messenger: 6,6 (Horvitz, Leskovec, 2008)
  • 7.
    Six degrees ofKevin Bacon
  • 8.
    Exemples d’interactions ausein de réseaux sociaux Réseaux d’influence => phénomènes d’achat Réseau de contacts de proximité => transmission d’une maladie infectieuse Réseau d’amitiés => diffusion d’une rumeur Réseau d’intérêts communs => communautés d’individus
  • 9.
    Rapide historique desréseaux sociaux 1995 : classmates 1997 : six degrees 2000 : eHarmony (5% des mariages hétéros aux US) 2003 : Friendster, MySpace 2004 : Facebook (+ 1,25 Mds utilisateurs) 2006 : Twitter (+ 232 millions utilisateurs)
  • 10.
    Pourquoi utilisons-nous cesplateformes ? Une relation sociale engendre des bénéfices mutuels (Bm) et des coûts d’interaction (Ci) La relation existe si et seulement si Bm > Ci Si Bm < Ci  faille sociale de marché  la relation n’existe plus (exemple: déménagement) Parce qu’elles répondent à des failles de marché
  • 11.
    Les différents typesde coûts d’interaction Les coûts liés à la distance (ex: deux personnes vivant éloignées l’une de l’autre) Les coûts sociaux (ex: cultures, traditions…) Les coûts d’affichage (ex: montrer sa nouvelle voiture à ses amis) Les coûts de recherche (ex: trouver un(e) célibataire à une fête) Les coûts de communication (ex: organisation pour un cadeau commun)
  • 12.
    Exemples de plateformesqui répondent à ces failles de marché Quelques exemples La Centrale réduit les coûts de recherche Facebook réduit les coûts d’affichage et de distance Meetic réduit les coûts sociaux et de recherche Leetchi réduit les coûts de communication
  • 13.
    LES BUSINESS MODELSASSOCIÉS AUX RÉSEAUX SOCIAUX
  • 14.
    Qu’est-ce qu’un BusinessModel? Comment une entreprise gagne de l’argent? Qu’est ce que l’entreprise apporte comme valeur? Type de modèle Ventes Intermédiation Marché biface Comment? Quels revenus? Ventes Publicités Données personnelles
  • 15.
    Définition d’un businessmodel Le business model se définit comme l’ensemble des mécanismes permettant à une entreprise de créer de la valeur et de capter cette valeur pour la transformer en profits (Lehmann-Ortega )
  • 16.
    Les composantes d’unbusiness model Choix stratégiques Le client (la cible) proposition de valeur (USP) Les capacités Le prix Les concurrents L’offre La stratégie La marque La différenciation La création de valeur Les capitaux L’activité Le réseau de valeur Les fournisseurs L’information clientèle La relation client Les flux informationnels Les flux de produits La captation de valeur Le coût Les finances Le profit
  • 17.
    Le modèle freemium Description Un service gratuit avec des fonctionnalités offertes aux membres qui payent Problématique Trouver le point d’équilibre entre en donner suffisamment pour que le service soit attractif et pas assez pour inciter les utilisateurs à payer
  • 18.
    Le modèle d’affiliation Description Génère du profit en redirigeant du trafic vers un site tiers Problématique Construire une relation gagnant-gagnant pour générer suffisamment de trafic sur son site (marché biface)
  • 19.
    Le modèle d’abonnement Description Paiement d’un abonnement pour accéder au service Problématique Concurrence du piratage Accords avec détenteurs de droits parfois problématiques
  • 20.
    Le modèle desbiens virtuels Description Les utilisateurs achètent des biens virtuels (armes, cadeaux, points d’expérience…) sur un site ou dans un jeu Problématique Créer des biens que les utilisateurs veulent et dont ils ont besoin. Avantage: très forte marge
  • 21.
    Le modèle publicitaire Description Repose sur le trafic généré pour vendre des publicités, d’autant plus chers qu’il est possible de cibler les utilisateurs Problématique Trouver le bon équilibre entre le nombre de publicités et l’exérience utilisateur (design, intrusion, etc.)
  • 22.
    ETUDE DE CAS: LINKEDIN
  • 23.
    Un réseau socialà croissance forte
  • 24.
    La mission deLinkedIn « Connect the world’s professionals to make them more productive and successful »  Baisse des coûts de mise en relation (recherche, sociaux, affichage…)
  • 25.
    Une plateforme quirépond à 4 types de besoins Annonceurs (audience qualifiée) Recruteurs (trouver le bon talent) Membres (trouver les Partenaires bonnes opportunités) (accès à une base)
  • 26.
    Première étape: bâtirune base d’utilisateurs Membres Grâce à un modèle freemium Permet d’afficher son CV en ligne Possibilité d’inviter ses amis Pour les utilisateurs payants: possibilité de contacter des recruteurs regarder qui a consulté son profil  Baisse des coûts sociaux et d’affichage
  • 27.
    Seconde étape: attirerles recruteurs Recruteurs Grâce à un modèle freemium Donne accès à la plus grande base de forces de travail Algorithmes de recommandation Pour les utilisateurs payants: LinkedIn Recruiter Corporate permet de trouver des candidats dans la base des utilisateurs passifs  Baisse des coûts de recherche
  • 28.
    Troisième étape: attirerdes annonceurs En offrant une audience massive Annonceurs ET qualifiée  Modèle publicitaire
  • 29.
    Dernière étape: attirerdes partenaires Partenaires En offrant des APIs sociales à intégrer sur leurs plateformes Accès à une base captive
  • 30.
    Cette baisse globaledes coûts de transaction permet Un meilleur recrutement Un recrutement plus rapide Un recrutement moins cher

Notes de l'éditeur

  • #7 La manière dont on communique a un impact sur nos interactions sociales, l’outil est au cœur de notre communication, au moins autant que le message qu’il transporte.
  • #8 La manière dont on communique a un impact sur nos interactions sociales, l’outil est au cœur de notre communication, au moins autant que le message qu’il transporte.
  • #10 Facebook: plus d’1,25 Mds d’utilisateurs en 2013 Plus d’un trillard d’échanges Plus de 240 milliards de photos uploadées Twitter: 232 M users
  • #11 Facebook: plus d’1,25 Mds d’utilisateurs en 2013 Plus d’un trillard d’échanges Plus de 240 milliards de photos uploadées Twitter: 232 M users
  • #12 Facebook: plus d’1,25 Mds d’utilisateurs en 2013 Plus d’un trillard d’échanges Plus de 240 milliards de photos uploadées Twitter: 232 M users
  • #13 Facebook: plus d’1,25 Mds d’utilisateurs en 2013 Plus d’un trillard d’échanges Plus de 240 milliards de photos uploadées Twitter: 232 M users