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DIAGNOSTIC DES
   ALLERGIES
 RESPIRATOIRES


     Dr. HENZAZI Hind.
       CES pneumologie
         CHU FANN
PLAN
I-INTRODUCTION:
     1-1- Définitions.
     1-2- Intérêts.
     1-3- Physiopathologie.

II- DIAGNOSTIC DES ALLERGIES RESPIR
    IgE MEDIEES :
      2-1- Interrogatoire.
      2-2- Symptômes cliniques.
      2-3- Para clinique.
PLAN
III- DIAGNOSTIC DES ALLERGIES RESPIR
     NON IgE MEDIEES.

IV- PRISE EN CHARGE.

V- CONCLUSION.
I- INTRODUCTION
1-1- définitions:

              : Von pirquet 1906
 “allos”(autre) et “ergon”(action)
  = autre façon d’agir.

 Capacité d’un organisme sensibilisé à une
 substance exogène de réagir spécifiquement,
 et ce d’une façon altérée, lors de la
 réintroduction de cette substance.
1-1- définitions:

                       : Aptitude à produire des
 IgE lors d ’exposition à des qtités suffisantes
 allergènes, sans histoire clinique.

 Objectivée : explorations allergologiques (tests
 cutanés ou dosage des IgE spécifiques)
1-1- définitions:

        : Ishizaka, Benich,
 Johansson, Stanworth, 1967

AC de la réaction allergique immédiate.
1-1- définitions:

                 : Substance biologique ou
 chimique capable de provoquer une réaction
 immunologique particulière en suscitant des
 Ac spécifiques.

 Protéines +++
1-1- définitions:

           : Coca & Cooke 1923
     a topia


 Aptitude génétiquement
 déterminée à fabriquer les AC
 allergiques.
1-1- définitions:

               : Portier &
  Richet 1902 ana phylaxos

 Réaction allergique subite sévère
 et parfois mortelle, généralisée avec
 participation cardiovasculaire
Simple prédisposition génétique (terrain)
d’un individu à développer des AC spécifiques
contre les Ag de l’environnement.

                   État biologique d’un sujet
possédant des IgE spécifiques

              Apparition des symptômes cliniques en
présence des allergènes auxquels le sujet est
sensibilisé et dont la forme la plus grave est
1-2- intérêts:

● Problème de santé publique+++ : prévalence à
  doublé ces 15 dernières années.

  Selon l’OMS:
       - 4ème rang des mldies chroniques.
       - 1 personne/4 est allergique.

  Modification du mode de vie.
  Réduction des infections.
1-2- intérêts:
● Allergie : FR reconnu dans l'asthme. Ainsi, 70 à
  80 % asthmes enfant et 50 % adulte sont
  d'origine allergique.

● Formes graves peuvent mettre en jeu le
  pronostic vital.

● coût socio-économique important :
           Absentéisme.
           Coût du traitement.
1-2- intérêts:

● L’allergologie est une discipline relativement
  nouvelle, une meilleure connaissance de ses
  mécanismes fait progresser l’arsenal
  thérapeutique tant en pharmacologie classique
  ( anti-histaminiques, anti-inflammatoires)
  qu’en immunothérapie.
1-3- Rappel physiopathologique:




  Classification de Gell & Coombs
II- DIAGNOSTIC DES
     ALLERGIES
 RESPIRATOIRES IgE
      MEDIEES :
Démarche diagnostique en allergologie
les 3 étapes clés :
Conférence Experts SPLF 2007
• Il est recommandé de faire une enquête
  allergologique chez tout asthmatique de plus
  de 3 ans (recommandation de grade A)

• Enfants < 3 ans, enquête allergo si :
  - symptômes respir persistants
  - et/ou récidivants, et/ou sévères
  - et/ou nécessitant un ttt continu
  - et/ou St extra-respir compatibles avec
    allergie
2-1- interrogatoire:
Les particularités:

• S’intéresse au patient, à son hérédité.

• Environnement :familial, prof, géographique.

• Mode de vie : alimentation, soins d’hygiène,
  habitudes cosmétologiques, activités,loisirs.

• Il est dit policier car les détails comptent :
  saison des sptômes, cinétique d’une R°….
2-1- interrogatoire:

● Temps essentiel du bilan.

● Répondre à 2 questions :

     S’agit-il de manifestations allergiques ?
     Quel(s) allergène(s) peut-on suspecter ?
S’agit-il de manifestations
                 allergiques ?
Risque d’être allergique:

  - 5 à 15% si aucun des membres
    de la famille n’est allergique.
 -20 à 40% si l’un des parents est
             Allergique.
-40 à 60% si 2 parents allergiques.
-50 à 80% si 2 parents ont mêmes
             symptômes
Relation de cause à effet entre
l’exposition à un allergène et les
symptômes n’est pas toujours
facile à établir
Quel(s) allergène(s) peut-on
                  suspecter ?
Périodicité des symptômes +++

• Symptômes limités au printemps : pollinose.
• Allergies perannuelles : acariens, animaux
  domestiques et blattes.

Environnement +++

• symptômes au domicile, disparissant à l’hôpital
  et en altitude, rechute lors du retour à
  domicile après un éloignement temporaire
  (vacances, cures climatiques) : acariens
2-2- symptômes cliniques:
              • Rhinite
              • asthme
2-2- symptômes cliniques:

• Rhinite:
 triade : Éternuements en salve, hydrorrhée,
  obstruction nasale

 +/- Anosmie, prurit nasal, céphalées, et
  symptômes oculaires (larmoiements, prurit)

 +/- SG : asthénie, tbles sommeil.
• Rhinite:

• Rhinite allergique saisonnière : rhume des
  foins, pollinose, rhinite allergique pollinique .

• Rhinites allergiques perannuelles : dues aux
  allergènes domestiques aéro- portés.
2-2- symptômes cliniques:
• Asthme:

Tous les asthmes ne sont pas allergiques et vice
  versa.

Voir cours sur l’asthme (symptômes, diagnostic ,
  traitement )

Attention: l’asthme induit par l’aspirine n’est pas
 un phénomène allergique IgE médié!!!
2-3- Paraclinique:
a) Tests cutanés:
Reproduction, à très pte échelle et au niveau de
  la peau du patient de la R° allergique.

Réactivité des mastocytes cutanés :
Production d’un:
     • Oedème.
     • Érythème.        Triade de Lewis
     • Papule.

• Début de la R° : 5 min.
• Max :10 à 20 min
• Trousse d’urgence +++

• Aiguille spéciale,standardisée (Morrow
  Brown,Allerbiopointe,Stallerpointe…)

• Batterie d’allergènes.
Quelle batterie de tests ?
• Autant de batterie que de praticiens.

• Tenir compte des attentes des patients.

• Certains allergènes en systématique.

• A la carte +++ selon interrogatoire.

• Éviter les mélanges.
après l’âge de 3 ans:

Recommandé de tester pneumallergènes
domestiques: acariens, chat, chien,
Pollens d’arbres, de graminées,
d’herbacées,moisissures les plus
fréquemment impliquées (Aspergillus,
Alternaria,Cladosporium).

Autres allergènes (blattes) seront
testés en fction données de
l’interrogatoire et des particularités
            locorégionales.
• A distance de prise d’antihistaminique
        (1 sem à 15 j pour Kétotiféne)

• A distance de prise d’antidépresseur ou sédatifs
       (4 jours)

• A distance pour corticothérapie
       ( 4 j si dose>à 15 mg/j)

• CI des bêtabloquants.
● IDR.

● Cuti-réaction.

● Prick test +++
IDR
• Décrite par MANTOUX 1908.
• Injection sous l’épiderme
 de 0,01 à 0,02 ml d’allergène
Cuti-réaction
• Scarification superficielle
  érafler la peau
• Allergène pénètre
  la surface cornée
Prick-test:
• Décrit par LEWIS & GRANT 1924
• piqûre dans le derme .
• Face ant de l’avant bras,
  ou le dos.
• 3cm entre chaque test.



•                        Témoins POSITIF et NEGATIF
● Après 15 minutes .


● Test positif si :
   - Triade de LEWIS: papule, érythème, prurit
   - Diamètre moyen de la papule égal ou > à la
      ½ du diamètre de la papule du témoin.
● Fonction de la clinique +++.

● TC positif              Allergie.

● TC négatifs n’excluent pas une allergie !!!
2-3- Paraclinique:
b) Biologie:

b-1- Tests non spécifiques:
  ► Éosinophilie sanguine.
  ► IgE sériques totales.
  ► Test multi-allergenique de dépistage.

b-2- Tests spécifiques:
  ► IgE spécifiques.
► Éosinophilie sanguine :
              ►   Dérive de précurseurs
                médullaires de la lignée
                granulocytaire.


              ► Structure caractéristique :

              • Noyau bilobé.

              • Granules colorées en jaune-
                orange par l’éosine
► Éosinophilie sanguine :

• Hyper éosinophilie : > 400 élmt/mm3.

• Peut être masquée par : infection, cortico.

• Sans spécificité.

• Autres causes: mldies de système,
  parasitoses, mdcts, asthme non allergique.
► IgE sériques totales.

● Découvertes en 1967.

● Peuvent persister plusieurs mois dans tissus.

● ½vie plasmatique brève : 2,4 j.

● Dosage: méthode radioimmunologique,
  immunoenzymatologique.

● Concentration sérique faible : 50-100 ng/ml.
● L’élévation tes taux sériques des IgE doit être
  interprétée en fonction du contexte clinique :

   - 20% sujets sains : IgE élevée.

   - 20 % allergiques : IgE faible.

     Sensibilité/spécificité : 70%
IgE élevée :

- Affections parasitaires.

- Affections dermato: pemphigus, psoriasis.

- Affections néoplasiques: carcinome
  bronchique, hodgkin, myelome à IgE.

- Deficit immunitaire: Sd de wiskott aldrich, Sd
  de BUKLEY.

- Infections virales: MNI, CMV.
Dosage des IgE totales n’est pas
  recommandé en pratique chez
  l’asthmatique, sauf dans 2
  situations:

(Conférence d’ Experts SPLF 2007)

- Avant la mise en place d’un ttt anti-
  IgE

- En cas de suspicion d’ABPA
► Test multi-allergenique de
dépistage :

• Recherche IgE sériques dirigées contre des
  allergènes de même nature( pneumallergènes,
  trophallergenes).

• Principaux TMA : Phadiatrop®, cap Phadiatrop®.


• Réponse est globale et qualitative:   + ou -.
• 1ère étape Dc d’allergie respir pour le non
  spécialiste, si la réalisation des prick-tests
  n’est pas possible en 1ère intention.

• En cas de positivité : l’enquête allergo doit
  être poursuivie
► IgE spécifiques :
Exprimés en UI/ml, on ne devrait plus tenir
  compte des résultats exprimés en classes.

Un résultat > à 0.35 UI/ml est habituellement
 considéré comme significatif.

       Sensibilité/spécificité 85 et 95 %
sensibilisation +++ et pas systématiquement
  allergie
Recommandé de pratiquer le dosage
  des IgE spécifiques en cas de :

- discordance entre clinique et TC

- Si TC irréalisables : prise de
  certains Ttt (anti-H1), eczéma /
  dermographismeÉ

- Avant un Ttt par désensibilisation
2-3- Paraclinique:
c) Tests de provocation spécifiques:

• Complexité de réalisation et d’interprétation
  pour les allergies respiratoires

     ► Test de provocation bronchique

     ► Test de provocation nasal
Reproduire les symptômes et mesurer la
 réponse sur la muqueuse nasale ou
 bronchique après l’application de doses
 progressivement croissante de
 l’allergène.
• Discordance entre la clinique et les
  explorations ( TC, IgE spécifiques).

• Pathologie professionnelle+++.

• Essais cliniques pour évaluer les nouveaux Ttt
  ( désensibilisation) ou travaux de recherche
  sur la physiopath de l’asthme et la rhinite.
► Test de provocation nasal :


• À distance d’une obstruction nasale.

• En dehors des périodes d’exposition aux
  allergènes ( pollen au printemps).

• À distance des antihistaminiques.

• VEMS, DEP, rhinomanométrie de base.
► Test de provocation nasal :



Pulvérisation nasale ou application locale directe
  de sérum physiologique ( témoin -), puis des
  solutions allergéniques à des concentrations
  progressivement croissante dans chq narine.
  Le patient étant en apnée.
Pince nez mis ensuite en place pd 10 min.
► Test de provocation nasal :
                   Critères de positivité:

• Clinique: éternuement, rhinorhée, obstruction
  nasale, prurit.

• Manométriques:     résistances nasales.

• Chute du DEP.

•   d’au moins 10% PNE dans secrétions nasales.
► Test de provocation bronchique :


A distance de tout épisode infectieux.

CI: asthme sévère, mldie CVx sévère,
  betablquants, grossesse.

A distance des antiallergiques et broncho-
  dilatateurs.

Contrôle du VEMS de base.
► Test de provocation bronchique :



Faire inhaler des doses progressivement
  croissantes d’extrait allergéniques à l’aide d’un
  nébuliseur.

Doses croissantes : 20 à 30 min.

Surveillance par VEMS : 5 min
► Test de provocation bronchique :


• Les réponses immédiates (15 min) et
  retardées (6 à 8 h) doivent être analysées.

• anomalies auscultatoires (sibilances et/ou
  diminution du MV) et gêne respiratoire.

• Positifs si chute de 20% du VEMS
III- DIAGNOSTIC DES
 ALLERGIES RESPIR NON
 IgE MEDIEES
ALVEOLITE ALLERGIQUE
    EXTRINSEQUE
III-1- DEFINITION :

Pneumopathies aigues ou subaiguës pouvant
  évoluer vers une IRC, de mécanisme
  immunoallergique à médiation humorale et stt
  cellulaire ( HS I, II, III), qui sont liées à
  l’inhalation chronique de particules le plus
  souvent organiques.
III-2- CLINIQUE :

3 formes cliniques:

   ► aigue d’allure grippale.

   ► subaiguë progressive.

   ► chronique ou IRC est au 1èr plan.
► aigue :
• Signes francs: hyperthermie, frissons, toux
  sèche,dyspnée et malaise général.

• Examen physique: râles crépitants aux bases.

• Amélioration progressive à l’éviction de
  l’allergène.

• Réapparition des symptômes si persistance de
  l’exposition.
► subaiguë :

• Tableau de bronchite subaigue:

      - Toux productive.
      - AEG.
      - Dyspnée+++.
► chronique :

• Séquelles des formes précédentes.

• Tableau d’insuffisance respiratoire chronique.
III-3- PARACLINIQUE :

► RX thorax :

Syndrome interstitiel prédominant aux bases.

Normal dans 10 à 20% des cas.
► TDM thoracique :

Tjrs pathologique.

Hyperdensité en verre dépoli diffuse et
 hétérogène, respectant les lobules
 pulmonaires clairs qui sont en fait piégés en
 expiration.
► EFR :

Dans forme aigue : diminution homogène des
 volumes et débits forcés.

Dans forme subaiguë : Sd obstructif, Sd
 restrictif, ou mixte.
► GDS artériel :

hypoxémie inconstante et moderée.
► Explorations immunologiques :

● présence de précipitines sériques.

● LBA :
   - cellularité > 200 000 elmt/ml
     ( 50% lymphocytes, 10% PNN)
► Test de provocation bronchique :

Doute diagnostique


► Prélèvements histologiques :

Biopsie pulmonaire trans-bronchique.
Biopsie chirurgicale.
IV- PRISE EN CHARGE
PRINCIPE DU TRAITEMENT


- Éviction des allergènes : meilleure arme.

-Traitements symptomatiques

– Traitements spécifiques
un traitement des symptômes :

• mdcts permettant de soulager les
  symptômes : antihistaminiques +++
Immunothérapie

Rendre moins sensible à l'allergène.

Administrations répétées (voie injectable ou
 sublinguale) de la substance incriminée.

Diminuer, voire d’arrêter, le Ttt quotidien.
Induction de cellules T régulatrices spécifiques
d'allergène qui réduisent la réponse Th2 et la
phase tardive de la réponse allergique.

Réduit aussi la réponse IgE à l'allergène

Induit une réponse IgG spécifique d'allergène
(AC bloquants)
○ Injectable :

• injection sous-cutanée stricte ,
•réalisée par médecin, surveillance 30 min après
•3 à 4 mois doses croissantes hebdomadaires,
  puis un Ttt de fond sur 3 à 5 ans.

○ sub-linguale+++
CI Absolues :

• Déficits immunitaires graves et affections malignes
• CI à l’adré : mldie coronaire symptomatiques, HTA ou
  Bêtabloquant.
• Non coopération du patient

CI Relatives :

•   Age inférieur à 5 ans
•   Grossesse
•   Asthme non contrôlé ou sévère : VEMS < à 70 %
•   Patient nécessitant une corticothérapie continue
•   Dermatite atopique sévère
V- CONCLUSION
● Problème de santé publique

● Allergie : FR reconnu dans l'asthme.

● Discipline relativement nouvelle.

● nouveautés dans le diagnostic et le traitement
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Diagnostic des allergies respiratoires

  • 1.
  • 2.
  • 3. DIAGNOSTIC DES ALLERGIES RESPIRATOIRES Dr. HENZAZI Hind. CES pneumologie CHU FANN
  • 4. PLAN I-INTRODUCTION: 1-1- Définitions. 1-2- Intérêts. 1-3- Physiopathologie. II- DIAGNOSTIC DES ALLERGIES RESPIR IgE MEDIEES : 2-1- Interrogatoire. 2-2- Symptômes cliniques. 2-3- Para clinique.
  • 5. PLAN III- DIAGNOSTIC DES ALLERGIES RESPIR NON IgE MEDIEES. IV- PRISE EN CHARGE. V- CONCLUSION.
  • 7. 1-1- définitions: : Von pirquet 1906 “allos”(autre) et “ergon”(action) = autre façon d’agir. Capacité d’un organisme sensibilisé à une substance exogène de réagir spécifiquement, et ce d’une façon altérée, lors de la réintroduction de cette substance.
  • 8. 1-1- définitions: : Aptitude à produire des IgE lors d ’exposition à des qtités suffisantes allergènes, sans histoire clinique. Objectivée : explorations allergologiques (tests cutanés ou dosage des IgE spécifiques)
  • 9. 1-1- définitions: : Ishizaka, Benich, Johansson, Stanworth, 1967 AC de la réaction allergique immédiate.
  • 10. 1-1- définitions: : Substance biologique ou chimique capable de provoquer une réaction immunologique particulière en suscitant des Ac spécifiques. Protéines +++
  • 11. 1-1- définitions: : Coca & Cooke 1923 a topia Aptitude génétiquement déterminée à fabriquer les AC allergiques.
  • 12. 1-1- définitions: : Portier & Richet 1902 ana phylaxos Réaction allergique subite sévère et parfois mortelle, généralisée avec participation cardiovasculaire
  • 13. Simple prédisposition génétique (terrain) d’un individu à développer des AC spécifiques contre les Ag de l’environnement. État biologique d’un sujet possédant des IgE spécifiques Apparition des symptômes cliniques en présence des allergènes auxquels le sujet est sensibilisé et dont la forme la plus grave est
  • 14. 1-2- intérêts: ● Problème de santé publique+++ : prévalence à doublé ces 15 dernières années. Selon l’OMS: - 4ème rang des mldies chroniques. - 1 personne/4 est allergique. Modification du mode de vie. Réduction des infections.
  • 15. 1-2- intérêts: ● Allergie : FR reconnu dans l'asthme. Ainsi, 70 à 80 % asthmes enfant et 50 % adulte sont d'origine allergique. ● Formes graves peuvent mettre en jeu le pronostic vital. ● coût socio-économique important : Absentéisme. Coût du traitement.
  • 16. 1-2- intérêts: ● L’allergologie est une discipline relativement nouvelle, une meilleure connaissance de ses mécanismes fait progresser l’arsenal thérapeutique tant en pharmacologie classique ( anti-histaminiques, anti-inflammatoires) qu’en immunothérapie.
  • 17. 1-3- Rappel physiopathologique: Classification de Gell & Coombs
  • 18.
  • 19.
  • 20.
  • 21.
  • 22.
  • 23. II- DIAGNOSTIC DES ALLERGIES RESPIRATOIRES IgE MEDIEES :
  • 24. Démarche diagnostique en allergologie les 3 étapes clés :
  • 25. Conférence Experts SPLF 2007 • Il est recommandé de faire une enquête allergologique chez tout asthmatique de plus de 3 ans (recommandation de grade A) • Enfants < 3 ans, enquête allergo si : - symptômes respir persistants - et/ou récidivants, et/ou sévères - et/ou nécessitant un ttt continu - et/ou St extra-respir compatibles avec allergie
  • 26. 2-1- interrogatoire: Les particularités: • S’intéresse au patient, à son hérédité. • Environnement :familial, prof, géographique. • Mode de vie : alimentation, soins d’hygiène, habitudes cosmétologiques, activités,loisirs. • Il est dit policier car les détails comptent : saison des sptômes, cinétique d’une R°….
  • 27. 2-1- interrogatoire: ● Temps essentiel du bilan. ● Répondre à 2 questions : S’agit-il de manifestations allergiques ? Quel(s) allergène(s) peut-on suspecter ?
  • 29. Risque d’être allergique: - 5 à 15% si aucun des membres de la famille n’est allergique. -20 à 40% si l’un des parents est Allergique. -40 à 60% si 2 parents allergiques. -50 à 80% si 2 parents ont mêmes symptômes
  • 30. Relation de cause à effet entre l’exposition à un allergène et les symptômes n’est pas toujours facile à établir
  • 32. Périodicité des symptômes +++ • Symptômes limités au printemps : pollinose. • Allergies perannuelles : acariens, animaux domestiques et blattes. Environnement +++ • symptômes au domicile, disparissant à l’hôpital et en altitude, rechute lors du retour à domicile après un éloignement temporaire (vacances, cures climatiques) : acariens
  • 33. 2-2- symptômes cliniques: • Rhinite • asthme
  • 34. 2-2- symptômes cliniques: • Rhinite: triade : Éternuements en salve, hydrorrhée, obstruction nasale +/- Anosmie, prurit nasal, céphalées, et symptômes oculaires (larmoiements, prurit) +/- SG : asthénie, tbles sommeil.
  • 35. • Rhinite: • Rhinite allergique saisonnière : rhume des foins, pollinose, rhinite allergique pollinique . • Rhinites allergiques perannuelles : dues aux allergènes domestiques aéro- portés.
  • 36. 2-2- symptômes cliniques: • Asthme: Tous les asthmes ne sont pas allergiques et vice versa. Voir cours sur l’asthme (symptômes, diagnostic , traitement ) Attention: l’asthme induit par l’aspirine n’est pas un phénomène allergique IgE médié!!!
  • 38. Reproduction, à très pte échelle et au niveau de la peau du patient de la R° allergique. Réactivité des mastocytes cutanés :
  • 39. Production d’un: • Oedème. • Érythème. Triade de Lewis • Papule. • Début de la R° : 5 min. • Max :10 à 20 min
  • 40. • Trousse d’urgence +++ • Aiguille spéciale,standardisée (Morrow Brown,Allerbiopointe,Stallerpointe…) • Batterie d’allergènes.
  • 41. Quelle batterie de tests ? • Autant de batterie que de praticiens. • Tenir compte des attentes des patients. • Certains allergènes en systématique. • A la carte +++ selon interrogatoire. • Éviter les mélanges.
  • 42. après l’âge de 3 ans: Recommandé de tester pneumallergènes domestiques: acariens, chat, chien, Pollens d’arbres, de graminées, d’herbacées,moisissures les plus fréquemment impliquées (Aspergillus, Alternaria,Cladosporium). Autres allergènes (blattes) seront testés en fction données de l’interrogatoire et des particularités locorégionales.
  • 43.
  • 44. • A distance de prise d’antihistaminique (1 sem à 15 j pour Kétotiféne) • A distance de prise d’antidépresseur ou sédatifs (4 jours) • A distance pour corticothérapie ( 4 j si dose>à 15 mg/j) • CI des bêtabloquants.
  • 46. IDR • Décrite par MANTOUX 1908. • Injection sous l’épiderme de 0,01 à 0,02 ml d’allergène
  • 47. Cuti-réaction • Scarification superficielle érafler la peau • Allergène pénètre la surface cornée
  • 48. Prick-test: • Décrit par LEWIS & GRANT 1924 • piqûre dans le derme . • Face ant de l’avant bras, ou le dos. • 3cm entre chaque test. • Témoins POSITIF et NEGATIF
  • 49. ● Après 15 minutes . ● Test positif si : - Triade de LEWIS: papule, érythème, prurit - Diamètre moyen de la papule égal ou > à la ½ du diamètre de la papule du témoin.
  • 50. ● Fonction de la clinique +++. ● TC positif Allergie. ● TC négatifs n’excluent pas une allergie !!!
  • 51. 2-3- Paraclinique: b) Biologie: b-1- Tests non spécifiques: ► Éosinophilie sanguine. ► IgE sériques totales. ► Test multi-allergenique de dépistage. b-2- Tests spécifiques: ► IgE spécifiques.
  • 52. ► Éosinophilie sanguine : ► Dérive de précurseurs médullaires de la lignée granulocytaire. ► Structure caractéristique : • Noyau bilobé. • Granules colorées en jaune- orange par l’éosine
  • 53.
  • 54. ► Éosinophilie sanguine : • Hyper éosinophilie : > 400 élmt/mm3. • Peut être masquée par : infection, cortico. • Sans spécificité. • Autres causes: mldies de système, parasitoses, mdcts, asthme non allergique.
  • 55.
  • 56. ► IgE sériques totales. ● Découvertes en 1967. ● Peuvent persister plusieurs mois dans tissus. ● ½vie plasmatique brève : 2,4 j. ● Dosage: méthode radioimmunologique, immunoenzymatologique. ● Concentration sérique faible : 50-100 ng/ml.
  • 57.
  • 58. ● L’élévation tes taux sériques des IgE doit être interprétée en fonction du contexte clinique : - 20% sujets sains : IgE élevée. - 20 % allergiques : IgE faible. Sensibilité/spécificité : 70%
  • 59. IgE élevée : - Affections parasitaires. - Affections dermato: pemphigus, psoriasis. - Affections néoplasiques: carcinome bronchique, hodgkin, myelome à IgE. - Deficit immunitaire: Sd de wiskott aldrich, Sd de BUKLEY. - Infections virales: MNI, CMV.
  • 60. Dosage des IgE totales n’est pas recommandé en pratique chez l’asthmatique, sauf dans 2 situations: (Conférence d’ Experts SPLF 2007) - Avant la mise en place d’un ttt anti- IgE - En cas de suspicion d’ABPA
  • 61. ► Test multi-allergenique de dépistage : • Recherche IgE sériques dirigées contre des allergènes de même nature( pneumallergènes, trophallergenes). • Principaux TMA : Phadiatrop®, cap Phadiatrop®. • Réponse est globale et qualitative: + ou -.
  • 62. • 1ère étape Dc d’allergie respir pour le non spécialiste, si la réalisation des prick-tests n’est pas possible en 1ère intention. • En cas de positivité : l’enquête allergo doit être poursuivie
  • 64. Exprimés en UI/ml, on ne devrait plus tenir compte des résultats exprimés en classes. Un résultat > à 0.35 UI/ml est habituellement considéré comme significatif. Sensibilité/spécificité 85 et 95 %
  • 65. sensibilisation +++ et pas systématiquement allergie
  • 66. Recommandé de pratiquer le dosage des IgE spécifiques en cas de : - discordance entre clinique et TC - Si TC irréalisables : prise de certains Ttt (anti-H1), eczéma / dermographismeÉ - Avant un Ttt par désensibilisation
  • 67. 2-3- Paraclinique: c) Tests de provocation spécifiques: • Complexité de réalisation et d’interprétation pour les allergies respiratoires ► Test de provocation bronchique ► Test de provocation nasal
  • 68. Reproduire les symptômes et mesurer la réponse sur la muqueuse nasale ou bronchique après l’application de doses progressivement croissante de l’allergène.
  • 69. • Discordance entre la clinique et les explorations ( TC, IgE spécifiques). • Pathologie professionnelle+++. • Essais cliniques pour évaluer les nouveaux Ttt ( désensibilisation) ou travaux de recherche sur la physiopath de l’asthme et la rhinite.
  • 70.
  • 71. ► Test de provocation nasal : • À distance d’une obstruction nasale. • En dehors des périodes d’exposition aux allergènes ( pollen au printemps). • À distance des antihistaminiques. • VEMS, DEP, rhinomanométrie de base.
  • 72. ► Test de provocation nasal : Pulvérisation nasale ou application locale directe de sérum physiologique ( témoin -), puis des solutions allergéniques à des concentrations progressivement croissante dans chq narine. Le patient étant en apnée. Pince nez mis ensuite en place pd 10 min.
  • 73. ► Test de provocation nasal : Critères de positivité: • Clinique: éternuement, rhinorhée, obstruction nasale, prurit. • Manométriques: résistances nasales. • Chute du DEP. • d’au moins 10% PNE dans secrétions nasales.
  • 74. ► Test de provocation bronchique : A distance de tout épisode infectieux. CI: asthme sévère, mldie CVx sévère, betablquants, grossesse. A distance des antiallergiques et broncho- dilatateurs. Contrôle du VEMS de base.
  • 75. ► Test de provocation bronchique : Faire inhaler des doses progressivement croissantes d’extrait allergéniques à l’aide d’un nébuliseur. Doses croissantes : 20 à 30 min. Surveillance par VEMS : 5 min
  • 76. ► Test de provocation bronchique : • Les réponses immédiates (15 min) et retardées (6 à 8 h) doivent être analysées. • anomalies auscultatoires (sibilances et/ou diminution du MV) et gêne respiratoire. • Positifs si chute de 20% du VEMS
  • 77.
  • 78. III- DIAGNOSTIC DES ALLERGIES RESPIR NON IgE MEDIEES
  • 79. ALVEOLITE ALLERGIQUE EXTRINSEQUE
  • 80. III-1- DEFINITION : Pneumopathies aigues ou subaiguës pouvant évoluer vers une IRC, de mécanisme immunoallergique à médiation humorale et stt cellulaire ( HS I, II, III), qui sont liées à l’inhalation chronique de particules le plus souvent organiques.
  • 81. III-2- CLINIQUE : 3 formes cliniques: ► aigue d’allure grippale. ► subaiguë progressive. ► chronique ou IRC est au 1èr plan.
  • 82. ► aigue : • Signes francs: hyperthermie, frissons, toux sèche,dyspnée et malaise général. • Examen physique: râles crépitants aux bases. • Amélioration progressive à l’éviction de l’allergène. • Réapparition des symptômes si persistance de l’exposition.
  • 83. ► subaiguë : • Tableau de bronchite subaigue: - Toux productive. - AEG. - Dyspnée+++.
  • 84. ► chronique : • Séquelles des formes précédentes. • Tableau d’insuffisance respiratoire chronique.
  • 85. III-3- PARACLINIQUE : ► RX thorax : Syndrome interstitiel prédominant aux bases. Normal dans 10 à 20% des cas.
  • 86. ► TDM thoracique : Tjrs pathologique. Hyperdensité en verre dépoli diffuse et hétérogène, respectant les lobules pulmonaires clairs qui sont en fait piégés en expiration.
  • 87. ► EFR : Dans forme aigue : diminution homogène des volumes et débits forcés. Dans forme subaiguë : Sd obstructif, Sd restrictif, ou mixte.
  • 88. ► GDS artériel : hypoxémie inconstante et moderée.
  • 89. ► Explorations immunologiques : ● présence de précipitines sériques. ● LBA : - cellularité > 200 000 elmt/ml ( 50% lymphocytes, 10% PNN)
  • 90. ► Test de provocation bronchique : Doute diagnostique ► Prélèvements histologiques : Biopsie pulmonaire trans-bronchique. Biopsie chirurgicale.
  • 91. IV- PRISE EN CHARGE
  • 92. PRINCIPE DU TRAITEMENT - Éviction des allergènes : meilleure arme. -Traitements symptomatiques – Traitements spécifiques
  • 93.
  • 94. un traitement des symptômes : • mdcts permettant de soulager les symptômes : antihistaminiques +++
  • 95. Immunothérapie Rendre moins sensible à l'allergène. Administrations répétées (voie injectable ou sublinguale) de la substance incriminée. Diminuer, voire d’arrêter, le Ttt quotidien.
  • 96. Induction de cellules T régulatrices spécifiques d'allergène qui réduisent la réponse Th2 et la phase tardive de la réponse allergique. Réduit aussi la réponse IgE à l'allergène Induit une réponse IgG spécifique d'allergène (AC bloquants)
  • 97. ○ Injectable : • injection sous-cutanée stricte , •réalisée par médecin, surveillance 30 min après •3 à 4 mois doses croissantes hebdomadaires, puis un Ttt de fond sur 3 à 5 ans. ○ sub-linguale+++
  • 98. CI Absolues : • Déficits immunitaires graves et affections malignes • CI à l’adré : mldie coronaire symptomatiques, HTA ou Bêtabloquant. • Non coopération du patient CI Relatives : • Age inférieur à 5 ans • Grossesse • Asthme non contrôlé ou sévère : VEMS < à 70 % • Patient nécessitant une corticothérapie continue • Dermatite atopique sévère
  • 100. ● Problème de santé publique ● Allergie : FR reconnu dans l'asthme. ● Discipline relativement nouvelle. ● nouveautés dans le diagnostic et le traitement
  • 101. MERCI