TECHNIQUES DE
COLLECTES DE
DONNEES EN SUIVI-
EVALUATION
Règles de base
4
Les Attentes de la Formation
Quelles sont vos attentes et
contributions pour cette formation?
BUT ET OBJECTIFS
DE LA FORMATION
But de la formation
La formation contribue spécifiquement à développer la compétence des professionnels de
l’humanitaire en matière de collecte de preuves avec des recherches orientées vers des
projets humanitaires.
Objectifs de la formation
•Chercher à comprendre un phénomène
•chercher à décrire un phénomène ou une situation
•explorer un nouveau domaine ou un problème
•poser ou vérifier une hypothèse
•évaluer les performances ou les acquis d’une personne
•évaluer un projet ou une action
•analyser des besoins
En vue de:
prendre une décision ou produire un savoir
1. Définition de l’enquête
2. Etape d’une enquête
3. Typologie des enquêtes
4. Définition de collecte de données et techniques
5. Techniques et outils de collecte de données
6. Construction de l’échantillon d’étude
7. Exercice d’application
PLAN DE LA FORMATION
QU’EST-CE QU’UNE ENQUÊTE
• Recherche méthodique et collecte d'informations portant ou non
sur l'ensemble de la population étudiée
• Toute recherche, menée dans des secteurs variés en recueillant
les réponses et témoignages des personnes ou en rassemblant
des documents, donnant lieu à un rapport écrit.
• Une enquête commence habituellement s’il y a un besoin
d’informations et s’il n’y a pas de données ou si elles sont
insuffisantes
QU’EST-CE QU’UNE ENQUÊTE
• une « investigation consistant à recenser et à interpréter aussi
méthodiquement que possible un ensemble de témoignages
susceptibles de répondre à l’objectif visé. »
• une stratégie de recherche servant
• à vérifier la véracité d’une ou de plusieurs hypothèses
• éventuellement de résoudre un problème,
au moyen de plusieurs techniques,
QU’EST-CE QU’UNE ENQUÊTE
• Enquête par sondage: Technique de recherche d'informations,
auprès de la population d'un pays ou d'une partie de cette
population en fonction d'un critère, tel que le sexe, la profession,
le niveau des revenus, l'habitat, etc.,
• en vue de connaître l'opinion, le comportement
de cette population ou de cette partie de population à l'égard
d'un problème particulier qui est l'objet de l'enquête``
(Sumpf-Hug. 1973).
LES ÉTAPES D’UNE ENQUÊTE
Une enquête comprend plusieurs étapes liées entre elles,
notamment:
• la définition des objectifs,
• la sélection d’une base de sondage,
• le choix du plan d’échantillonnage,
• la conception de l’instrument de collecte de données
• la collecte et le traitement des données,
• l’analyse et la diffusion des données, et la documentation de
l’enquête
CYCLE DE VIE UTILE D’UNE ENQUÊTE
• Les étapes de l’enquête présentées ci-dessus ne sont pas
nécessairement séquentielles :
• certaines se déroulent en parallèle, d’autres, telles que la
vérification, sont réitérées à divers moments pendant le
processus de l’enquête.
• Chaque étape doit d’abord être planifiée, conçue et élaborée,
mise en œuvre ensuite et évaluée en bout de ligne
CYCLE DE VIE UTILE D’UNE
ENQUÊTE
TYPOLOGIE DES ENQUÊTES
Il y a deux genres d’enquête,
•Caractère qualitatif : non mesurable mais que l'on peut ranger en catégories, alternatives...
(couleur des cheveux, sexe, groupe sanguin ...)
•Caractère quantitatif : mesurable ou dénombrable (par exemple la taille des individus, le
nombre d'enfants, le revenu mensuel, le poids ...)
•Caractère Mixte: Prend en compte le qualitatif et le quantitatif
Recherche qualitative Recherche quantitative
La description est détaillée et complète L’objectif est de classer les
caractéristiques, construire des modèles
statistiques
Le chercheur ne sait pas en avance ce
qu'il / elle cherche.
Le Chercheur sait clairement en avance
ce qu'il / elle cherche.
Recommandé au début des projets de
recherche.
Recommandé dans la mise en œuvre des
projets de recherche
La conception apparaît dans le
déroulement de l’ l'étude
Tous les aspects de l’étude sont
soigneusement conçus avant que les
données sont collectées
Recherche qualitative Recherche quantitative
Les données sont sous forme de mots,
d’images ou de objets.
Les données sont sous forme de
chiffres et statistiques.
Les données qualitatives sont plus
«riches», et moins capable d'être
généralisé.
Les données quantitatives sont plus
efficaces, capable de tester des
hypothèses, mais peut
manquer les détails contextuels
Le chercheur a tendance à devenir
subjectivement immergé dans le sujet.
Le chercheur a tendance à rester
objectivement séparé du sujet.
Recherche qualitative Recherche quantitative
Subjective: interprétation individuelle
des événements est important, par
exemple, les utilisations observation
participante, en profondeur entretiens
etc.
Objectif: cherche précis mesure et
analyse de la cible concepts, par
exemple, utilise des enquêtes,
questionnaires etc.
Chercheur est l’instrument principal de
la collecte de données.
Le chercheur utilise des outils tels que
questionnaires pour recueillir des
données quantitatives
DONNÉES PRIMAIRES ET SECONDAIRES
• Les données primaires sont les données collectées sur le terrain, elles
sont spécifiques à un acteur
• Les données secondaires sont des données qui ont déjà été collectées
pour d’autres raisons.
DONNÉES PRIMAIRES ET SECONDAIRES
Données primaires Données secondaires
But de la collecte Pour la question
étudiée
Pour d’autres
questions
Process de collecte Très complexe Rapide facile
Coût de collecte Élevé Relativement faible
Durée de collecte Longue Courte
Comparaison des données primaires et secondaires
Collecte des données et techniques
• Il existe de nombreuses façons de collecter des données. La
technique de collecte de données que vous sélectionnez peut
produire des informations numériques telles que des données
quantitatives, peut-être plus illustratives, telle que des données
qualitatives, ou peut inclure une combinaison des deux, telle que des
données de méthodes mixtes.
• Déterminer le type de données dont vous aurez besoin pour répondre
à vos questions est une étape importante pour déterminer la
technique que vous utiliserez. Les informations que vous collectez
peuvent provenir de différentes sources.
LES PRINCIPALES MÉTHODES DU RECUEIL
D’INFORMATIONS
Les principales méthodes qualitatives
• La pratique d’interviews ou Entrevues
• L’observation
• L’étude de documents
• Groupes de discussion
• Etudes de cas
Les principales méthodes quantitatives
• Le recours à des questionnaires
• L’étude de documents
Techniques et Outils de collecte des
données qualitatives et quantitatives
L’INTERVIEW
«Méthode de recueil d’informations qui consiste en des
ENTRETIENS ORAUX,
individuels ou de groupes,
avec plusieurs PERSONNES SELECTIONNEES soigneusement, afin
d’obtenir des informations SUR DES FAITS OU DES
REPRESENTATIONS,
analyse du degré de PERTINENCE, de VALIDITE et de FIABILITE des
informations en regard des objectifs du recueil d’informations.
LA MÉTHODE DU QQOQCP
Qui?
Qui?
Quoi?Quoi?
Où?Où?
Quand?Quand?
pourquoi ?pourquoi ?
Comment?Comment?
QQOQCP
Question Sous-questions Exemples
Q Qui ? De qui, Avec qui, Pour qui... Responsable, acteur,
sujet, cible...
Q Quoi ? Quoi, Avec quoi, en relation avec
quoi...
Outil, objet, résultat,
objectif...
O Où ? Où, par où, vers où... Lieu, service...
Q Quand ? tous les quand, à partir de quand,
jusqu'à quand...
Dates, périodicité,
durée...
C Comment ? de quelle façon, dans quelles
conditions, par quel procédé...
Procédure, technique,
action, moyens
matériel...
P Pourquoi ? Cause, facteur déclenchant,
motif, objectif, finalité...
Justification, raison
d'être, croyance...
LES DIFFÉRENTS TYPES D’INTERVIEWS
• L’interview libre : où l’enquêteur s’abstient de poser des questions visant à
réorienter l’entretien.
• L’interview dirigée : la personne interviewée répond à des questions
préparées et planifiées dans un ordre déterminé.
• L’interview semi-dirigée où l’interviewer prévoit quelques questions à
poser en guise de point de repère.
LES DIFFÉRENTS TYPES D’INTERVIEWS
AVANTAGES
• un plus haut pourcentage de réponses peut être obtenu
• tout type de population peut être atteint
• on est mieux informé sur les caractéristiques de ceux qui ne répondent pas
• les réponses sont spontanées
• les réponses sont définitives
• les réponses sont surtout plus riches, plus nuancées
AVANTAGES
• Permet d’explorer
• le ressenti,
• les sentiments,
• les impressions,
• les opinions,
• les attitudes
• Possibilités d’aborder des sujets plus délicats et personnels
• enquête plus divertissante et donc mieux acceptée
INCONVÉNIENTS
• L’apprentissage est indispensable pour bien manipuler la
technique de l’entretien semi-directif.
• C’est un outil qui demande du temps (temps d’entretien, temps
de dépouillement, temps d’analyse)
• Méthode très coûteuse
• Réactivité maximale
• L’enregistrement papier des réponses peut être difficile
• L’attitude de l’interviewer peut affecter la validité des réponses
OBSERVATION
L’OBSERVATION
Sens premier
• Observer est un processus
• incluant l’attention volontaire et l’intelligence,
• orienté par un objectif terminal ou organisateur
• dirigé sur un objet pour en recueillir des informations
• Ce n’est pas un mécanisme simple d’impression par reproduction comme celui
de la photographie
• Observer quelqu'un c’est jeter un regard sur lui, c’est le prendre comme objet
AVANTAGES DE L’OBSERVATION
• permettent d’appréhender une réalité vécue,
• plutôt que d’en obtenir un écho pouvant être déformé au travers des
représentations.
INCONVÉNIENTS DE L’OBSERVATION
• Les événements sont non répétitifs
• Les limites sont aussi d’ordre géographique
• les personnes observées ont tendance à modifier leur comportement
INTERVIEW ET OBSERVATION
• objet principal de l’observation: des comportements observables
• L’observation se situe dans le présent
• L’interview permet d’une part des retours en arrière et d’autres
part des projections dans le futur
• L’interview a pour objet principal le discours du sujet
• Acte de communication
• Observation un acte à sens unique sauf dans le cas de
l’observation participante ou l’observateur est un acteur
LE QUESTIONNAIRE
LE QUESTIONNAIRE
• Deux sens différents:
• Le questionnaire de contrôle de connaissance
• Caractérisé par une activité demandée à l’élève ou à l’étudiant un
contenu sur lequel s’exerce l’activité
• Le questionnaire d’enquête
• Enquête = étude d’un thème précis auprès d’une population dont
on détermine un échantillon afin de préciser certains paramètres
LE QUESTIONNAIRE D’ENQUÊTE
• Deux types de problèmes sont susceptibles de relever d’une
enquête:
• Problèmes précis posés à l’échelle d’une population
entièrement déterminée
• étude de marché, analyse des besoins en formation dans une grande
entreprise etc.)
• Problèmes complexes mettant en jeu un grand nombre de
facteurs
• Enquête sur les facteurs favorisant l’apparition d’une maladie
• Enquête sur l’adaptation des élèves dans un cycle d’études en
fonction d’antécédents familiaux et scolaires etc.
AVANTAGES DU
QUESTIONNAIRE
• outil facile à manipuler
• un public nombreux peut être touché
• la technique est rapide
• elle permet d’atteindre des personnes fort éloignées
• le coût apparent est inférieur à celui de l’interview
• l’enquête reste plus anonyme
• il n’y a pas de biais introduit par la présence de l’enquêteur
• les réponses peuvent être réfléchies
• les répondants peuvent choisir de répondre quand cela leur convient le mieux, ce qui peut faciliter leur
participation
INCONVÉNIENTS DU QUESTIONNAIRE
• peut apparaître comme un outil d’élaboration facile mais il
requiert une certaine compétence basée sur une technique sûre
• Il prive le chercheur de beaucoup d’observations accessibles lors
d’un contact direct
• Certains thèmes sont difficilement abordables dans un
questionnaire
• Difficulté liée au taux et au contrôle des non-réponses
COMMENT ÉLABORER LE QUESTIONNAIRE ?
Se poser les bonnes questions
•Qu’est-ce que je cherche ?
•Chacune des questions est-elle strictement nécessaire ?
•Une seule question suffira-t-elle pour obtenir cette
information?
•La personne interrogée sera-t-elle en mesure de répondre?
•La personne interrogée voudra-t-elle fournir l'information
exacte?
COMMENT ÉLABORER LE QUESTIONNAIRE ?
• Distinguer les catégories d’information recherchées : faits,
connaissances, opinions, attitudes ou comportements, convictions,
motivations, ...
• Pertinence et utilité des questions
• Motiver et faciliter la tâche de l’enquêté avant de simplifier celle du
chargé d’études
• Souci d’objectivité (neutralité)
• Tenir compte du mode de consultation utilisé (par enquêteur,
enquête postale, par téléphone, ...)
• Penser aux étapes ultérieures : dépouillement, codification, saisie,
vérifications, traitements, ...
DIFFICULTÉS LIÉS À L’EMPLOI D’UN
QUESTIONNAIRE
• Comme toute méthode de recueil d’informations, plusieurs difficultés
sont liées à l’emploi d’un questionnaire
• Avoir une connaissance préalable du contexte de l’évaluation et des
enjeux du programme pour les bénéficiaires.
• Bien cerner l’objectif de recherche et le type d’informations à recueillir
• Avoir tous les éléments pour couvrir le champ de l’enquête.
• S’assurer que les questions ont un sens et que tous les aspects de la
question ont un sens
PROCESSUS DE CONCEPTION DU
QUESTIONNAIRE
• Le processus de conception du questionnaire commence par la formulation
des objectifs de l’enquête et des besoins d’information avec les étapes
suivantes :
• consultation avec les utilisateurs des données et les répondants,
• examen des questionnaires précédents,
• version provisoire du questionnaire,
• examen et révision du questionnaire,
• mise à l’essai et révision du questionnaire,
• touche finale apportée au questionnaire.
POUR ÉTABLIR UN BON QUESTIONNAIRE,
• il faut être attentif à 3 aspects :
• Le fond :
• Quel est l’objectif de l’enquête ?
• Quelles sont les informations à saisir ?
• La forme :
• Eveiller l’intérêt.
• Formuler des questions simples.
• La présentation : elle doit faire ressortir :
• Les objectifs de l’enquête en une phrase introductive
• Les différents thèmes dans des zones visuellement délimitées
LES RÈGLES DE RÉDACTION D’UN
QUESTIONNAIRE
• une introduction qui présente rapidement l’objet de l’enquête et
vous-même
• Les questions doivent être claires, courtes et précises
• En fin de questionnaire, pensez à remercier la personne qui vous a
consacré du temps pour vous répondre.
Les différents types de questions
• Question ouverte
• Question fermée à choix multiples:
• Question fermée à réponse unique
• Question fermée à classement
Les différents types de questions
QUESTIONS OUVERTES
• Les questions ouvertes ne donnent pas les catégories de réponse
au répondant,
• Le répondant donne une réponse à la question dans ses propres
mots par écrit dans le cas d’un questionnaire.
• Une question ouverte permet au répondant d’exprimer une réponse
sans l’influence des catégories de réponse inscrites sous une
question fermée.
QUESTIONS FERMÉES
• Dans le cas d’une question fermée, le répondant choisit
simplement la catégorie de réponse appropriée au lieu de
formuler une réponse et de l’inscrire dans ses propres mots.
• Question fermée à réponses multiples:
• Plusieurs réponses sont proposées, il est possible d'en
retenir autant que l'on désire.
• Le choix est plus vaste. Analyse des résultats est assez
facile.
QUESTIONS FERMÉES À RÉPONSES MULTIPLES
• Exemple de question fermée:
Quel moyen de transport avez-vous utilisé hier?
• Voiture
• Vélo
• Autobus
• Train
• Autre
QUESTIONS FERMÉES
• Question fermée à réponse unique:
• Au moins deux réponses sont proposées et une seule réponse est
possible.
• Ce genre de question est bref et précis. L'exploitation des résultats est
alors rapide et facile.
• Inconvénient:
• les réponses sont canalisées et restreintes.
QUESTIONS FERMÉES
• Question fermée à classement:
• Il faut classer les réponses proposées (ne pas exagérer le
nombre de propositions) suivant un ordre préférentiel.
• La question doit être claire et bien présentée.
• Les résultats sont faciles à dépouiller mais leur interprétation
peut parfois être difficile.
EXEMPLE QUESTIONS À CLASSEMENT
• Exemple:
Comment vous déplacez-vous le plus souvent ?
(Classez de 1 à 6) 1=jamais….. 6=très souvent
• A pieds ( )
• En voiture (…)
• En vélo (…)
• En deux roues à moteur (…)
• En bus (…)
• En train (…)
LA FORMULATION DES QUESTIONS
• La forme interrogative directe:
Que pensez-vous de… Combien de …
• La forme indirecte:
Nommez… Citez… Classez ….
• La forme affirmative:
Vous avez obtenu le baccalauréat en _ _ _ _
Vous êtes demandeur d’emploi oui , non
 les questions interro - négatives:
Ne pensez-vous pas que…..?
 les questions qui induisent les réponses:
Pensez-vous que les enfants doivent se coucher de bonne
heure ?
 les questions qui risquent d’entraîner des réactions de rejet
ou de gêne:
Lors des élections présidentielles, pour quel candidat allez-
vous voter ?
CE QUI EST À ÉVITER
les questions qui risquent d’entraîner des réactions de
conformisme:
 Le problème de l’insécurité est-il un phénomène important
aujourd’hui ?
les choix trop limités dans les questions à choix multiples
(Ajouter: Sans opinion et Autres choix ? Lesquels ?)
CE QUI EST À ÉVITER
Confidentialité et éthique des
entrevues
Confidentialite et ethique des
entrevues
• Vie privée
Les personnes ont droit à la protection de leur vie privée en ce qui a trait à leur
corps, à leurs renseignements personnels, aux pensées et opinions qu’elles
expriment, à leurs communications personnelles et aux lieux qu’elles occupent.
Elles ont le droit de ne pas subir d’ingérence ou d’interférence de la part
d’autrui.
• Confidentialité
En tant que chercheur, vous avez l’obligation éthique de préserver la
confidentialité de tout ce que vous confient les participants. Vous ne
pouvez divulguer cette information d’une manière qui permettrait d’identifier les
participants et devez protéger ces renseignements contre l’accès, l’utilisation, la
divulgation et la modification non autorisés ainsi que contre la perte et le vol. Il
est essentiel de vous acquitter de ce devoir éthique pour maintenir le lien de
confiance entre vous et le participant et préserver l’intégrité du projet de
recherche.
L’ÉTUDE DE DOCUMENTS
DÉFINITION DE DOCUMENTS
• Document = toute trace, déjà existante, de l’activité humaine, qu’elle
soit sonore, visuelle ou informatique.
L’ÉTUDE DE DOCUMENTS
• Méthodes d’analyse rigoureuse des documents (analyse de contenu, analyse
structurale)
• peut recouvrir diverses formes qui dépendront de plusieurs éléments :
• de la nature des documents à analyse
• de la quantité des documents à analyser
• du but et de l’objet de l’investigation
L’ÉTUDE DE DOCUMENTS
• analyse quantitative : on va réduire le matériel à quelques catégories pour
produire des analyses de fréquence, etc.
• analyse qualitative : on interprète le matériel en décrivant les particularité de
quelques catégories analytiques
• Complémentarité des deux approches
CARACTÉRISATION ET CLASSEMENT DES
MÉTHODES
Interview Observation Questionnaire Étude de
documents
Accès très limité
dans l’espace
Concentration
de l’information
dans le présent,
ou
rétrospectiveme
nt dans le passé
Accès
relativement
limité dans
l’espace
Concentration
de
l’information
dans le présent
Accès relativement
large dans l’espace
Concentration de
l’information dans
le présent ou
rétrospectivement
dans le passé
proche
Accès très large
dans l’espace
Étalement de
l’information
dans le temps
CARACTÉRISATION ET CLASSEMENT DES
MÉTHODES
Communication de plus en plus directe et interactive
CONSTRUCTION DE
L’ÉCHANTILLON
D’ÉTUDE
CONSTRUIRE L’ÉCHANTILLON
• Le choix de la méthode est liée à la définition de la population
qui constituera le public-cible. Cette définition dépend :
• de l’objet de l’enquête,
• des hypothèses de travail choisies,
• de la nature des documents disponibles,
• des contraintes de l’évaluation,
• du degré d’homogénéité de la population,
• de l’étendue du territoire de l’enquête
POPULATION D’ÉTUDE
• La Population regroupe tous les individus (personnes)
susceptibles d’être enquêtés. Une population est
• localisée, datée et caractérisée.
• Elle a une taille « N » c'est-à-dire qu’elle regroupe « N »
individus appelés unités statistiques..
• Une enquête peut être menée au sein de la population dans
son ensemble.
• Le mot enquête ne doit pas être associée à celle
d’échantillon
77
POPULATION CIBLE ET POPULATION
D’ENQUÊTE
• population cible = la population dont on veut obtenir de l’information
POPULATION D’ÉTUDE
• Dans le cas d’enquête on emploie le terme de population mère
ou population totale.
• L’idéal pour une enquête statistique serait d’interroger
l’ensemble de la population. Une telle démarche, qualifiée
d’exhaustive est parfois impossible compte tenu:
• de la taille trop importante de la population,
• des moyens financiers
• du temps disponibles pour collecter l’information ou tout
simplement parce que c’est techniquement impossible.
79
DÉFINITION DE L’ÉCHANTILLONNAGE
• L’échantillonnage est un moyen de sélectionner un sous-ensemble d’unités dans
une population aux fins de la collecte de l’information sur ces unités pour
formuler des inférences sur l’ensemble de la population.
DÉFINITIONS
81
ECHANTILLON REPRÉSENTATIF
• L’échantillon,
• représente une fraction de la population totale,
• a une taille « n »,
• a une vocation : être représentatif de la population totale.
• sans représentativité, les conclusions obtenues à partir de
l’échantillon ne peuvent pas être extrapolées à la population
totale.
82
ECHANTILLON REPRÉSENTATIF (suite)
• Constituer un échantillon représentatif c’est faire en sorte
que les composantes essentielles de sa population de
référence figurent dans l’échantillon, dans des proportions
identiques.
• on qualifie de représentatif un échantillon, à partir du
moment où il reflète le plus exactement possible sa
population de référence, tant dans sa diversité que dans ses
proportions.
83
DIFFÉRENTES FORMES DE CONSTRUCTION
• Deux méthodes pour constituer un échantillon.
• Méthode probabiliste : sélection de l'échantillon par tirage aléatoire dans la
population-mère.
• Chaque individu statistique doit avoir exactement la même chance que les autres de participer à
l'enquête.
• Méthode non-probabiliste : identifier dans la population-mère, quelques critères de
répartition significatifs
• essayer de respecter cette répartition dans l'échantillon d'individus interrogés.
LES TYPES D’ÉCHANTILLON
85
ÉCHANTILLON ALÉATOIRE
• Les échantillons aléatoires permettent des calculs de
probabilité tandis que les échantillons non aléatoires ne
le permettent pas.
• Un échantillon est aléatoire quant c’est le hasard qui
choisit
• Un échantillon aléatoire permet de transposer les
résultats (de généraliser) à la population totale
• Principe de l’inférence statistique
86
ECHANTILLON ALÉATOIRE
• Un sondage est dit aléatoire ou probabiliste si chaque
individu de la population a la même probabilité
d’appartenir à l’échantillon
• Le taux de sondage est de
N
p
1
=
N
n
=
Exemple : on veux tirer un échantillon de 30 personnes au hasard dans
une salle de 90 étudiants (N=90)
Chaque étudiant à une probabilité en théorie de 1/90 d’être tiré au sort
le taux de sondage est 30/90 soit 33%
87
BASE DE SONDAGE
• Une base de sondage est une liste papier ou fichier
informatique de personnes ou plus généralement d’adresses
ou de coordonnées (téléphone, e.mails, …).
• Il est souvent difficile de disposer d’une base de sondage
actualisée.
• Une base de sondage non actualisée conduira à une
proportion de non réponses importante du fait des
déménagements (changement d’adresse postale), des
décès, de changements de coordonnées (téléphonique,
emails).
• Les non réponses doivent faire l’objet de la plus grande
attention
88
ECHANTILLONNAGE ALÉATOIRE SIMPLE
• Principe
• Chaque membre d'une population a une chance égale d'être inclus à
l'intérieur de l'échantillon.
• Chaque combinaison de membres de la population a aussi une chance égale
de composer l'échantillon.
• Mode d'administration
• Dresser une liste de toutes les unités incluses dans la population observée
pour sélectionner un échantillon aléatoire simple.
• Un échantillonnage aléatoire simple peut s'effectuer avec ou sans remise.
AVANTAGE ET INCONVÉNIENT DE
L’ÉCHANTILLONNAGE ALÉATOIRE SIMPLE
• Lorsque l’on dispose d’une base de sondage,
• Avantages : facile à mettre en œuvre.
• Inconvénients : La non-représentativité, le coût.
ECHANTILLONNAGE SYSTÉMATIQUE
• Principe
• Il existe un écart entre chaque unité sélectionnée qui est
incluse dans l'échantillon.
• Mode d'administration
• 1. Numéroter de 1 à N les unités incluses dans votre base de
sondage (où N est la taille de la population totale).
• 2. Déterminer l'intervalle d'échantillonnage ou pas de
sondage (K) en divisant la population N par la taille n de
l'échantillon que vous désirez obtenir.
• 3. Sélectionner au hasard un nombre entre 1 et K. Ce nombre
s'appelle l'origine choisie au hasard.
• 4. Sélectionner chaque Kème
unité après ce premier nombre.
ECHANTILLONNAGE STRATIÉ
• Principe
• Découper la population en sous ensembles appelés strates et
réaliser un sondage dans chacune d'elles.
• Mode d'administration
• 1. On divise la population en groupes homogènes (appelés
strates), qui sont mutuellement exclusifs (selon l'âge, le sexe,
la province de résidence, le revenu, etc.)
• 2. On sélectionne à partir de chaque strate des échantillons
indépendants. On peut utiliser n'importe quelle des méthodes
d'échantillonnage
• 3. La méthode d'échantillonnage peut varier d'une strate à
une autre.
AVANTAGE ET INCONVÉNIENTS DE
L’ÉCHANTILLONNAGE STRATIFIÉ
• Avantages :
• La probabilité d'être sélectionnée = celle d'un EAS.
• Echantillon plus représentatif.
• Inconvénients : Le coût élevé.
ECHANTILLONNAGE EN GRAPPES
• Principe
• Limiter les zones géographiques qui font l'objet de
l'enquête
• Mode d'administration
• Si la population est répartie sur M grappes (usines,
établissements d'enseignement, subdivisions électorales) :
• 1 : choisir un échantillon de m grappes.
• 2 : réaliser une enquête dans chacune des m grappes :
• soit auprès de tous les éléments (dits aussi unités secondaires) :
sondage par grappes.
• soit en désignant des échantillons d'unités secondaires : sondage à
deux degrés.
AVANTAGE ET INCONVÉNIENTS DE
L’ÉCHANTILLONNAGE PAR GRAPPE
• Avantages : le coût peut être réduit
• Inconvénients : Effet de grappe (variance intra faible)
dû à l'existence de similarité entre individus d'une
même grappe.
MÉTHODES D'ÉCHANTILLONNAGE
EMPIRIQUES
• La méthode d'échantillonnage non-probabiliste est utilisée
lorsqu'il n'est pas possible de constituer une liste exhaustive de
toutes les unités du sondage.
• Dans le cas de l'échantillonnage probabiliste, chaque unité a une
chance d'être sélectionnée. Ce n'est plus vrai dans le cas de
l'échantillonnage non-probabiliste.
• Règle: l'échantillon retenu doit avoir la même composition que la
population mère par rapport à une ou plusieurs caractéristiques.
LES MÉTHODES D’ÉCHANTILLONNAGE
EMPIRIQUES
• La constitution de l’échantillon repose sur une procédure
élaborée par le chercheur
• la probabilité de sélection de chaque unité n’est pas
connue à l’avance.
• Ex. : enquête dans la rue, dans une galerie marchande,
etc.
97
L’ÉCHANTILLON DE JUGEMENT (À PRIORI)
• souci de représentativité en ce sens que l’on cherche à
inclure dans l’échantillon des personnes dont on pense
qu’elles détiennent l’information recherchée.
• Interdiction de généraliser ces résultats à la population
totale.
98
L’ÉCHANTILLON EN BOULE DE NEIGE
• Travail sur des petites populations, rares, où il est difficile de repérer les
personnes.
• Difficulté :
• Trouver au moins une personne (expert),
• Lui soumettre l’enquête et lui demander qu’elle nous mette en relation
avec quelqu’un qui fait le même métier.
• Demander aux individus interrogés de construire eux-mêmes leur
échantillon.
99
L’ÉCHANTILLON PAR QUOTAS
• Faire en sorte que l’échantillon reproduise fidèlement les
informations statistiques.
• Disposer d’informations statistiques sur la population à étudier
• Ex. : caractéristiques sociodémographiques.
• Dans les quotas, il suffit de respecter une proportion (ex. : 60 %
H, 40 % F) et on peut prendre n’importe qui dans la rue,
100
LA MÉTHODE DES ITINÉRAIRES
• On impose à l'enquêteur :
• Un point de départ dans une commune.
• Un itinéraire à suivre avec tirage systématique des logements dans lesquels
effectuer les interviews
• Objectif: simuler un tirage aléatoire des enquêtés, sans donner explicitement des
noms et adresses à l'enquêteur.
Calcul de la taille de l'échantillon de
base
• Trois facteurs déterminent essentiellement la taille de
l'échantillon pour une enquête faite dans la population:
• la prévalence estimative de la variable étudiée – malnutrition chronique
par exemple,
• le niveau de confiance visé
• la marge d'erreur acceptable.
• Pour un modèle d'enquête fondé sur un échantillon aléatoire
simple, on peut calculer la taille d'échantillon requise en
appliquant la formule suivante.
CALCUL DE LA TAILLE DE L'ÉCHANTILLON
DE BASE: FORMULE
2
2
e
)p1(pt
n
−×
=
n=taille d’échantillon requise
t= est une constante issue de la loi normale selon un certain seuil de
confiance (en général 95% et t=1,96)
P= est le pourcentage de gens qui présentent le caractère observé,
Lorsque cette proportion est ignorée, une pré-étude peut être
réalisée ou sinon p = 0,5 sera retenue.
e = la marge d'erreur d'échantillonnage choisie
Dans le cas de l'estimation d'une proportion, la formule de calcul
est la suivante
Fin a ce niveau
MARGE D’ERREUR
• Attention: ne pas confondre la marge d’erreur avec la
probabilité que l’intervalle de confiance exclue la vraie
proportion.
• il s’agit de la marge sur la PROPORTION.
• Exemple:
• Si e=2 % alors sur une proportion de 0,3, on détermine alors n
pour une proportion variant entre 0,28 et 0,32.
TABLEAU: NIVEAU DE CONFIANCE ET
COEFFICIENTS DE MARGE « t»
Taux de confiance « s » les plus utilisés et les Coefficients de
marge « t »
Taux de
confiance « s »
Coefficient de
marge « t »
« t2
»
80% 1.28 1.6384
85% 1.44 2.0736
90% 1.645 2.6896
95% 1.96 3.8416
96% 2.05 4.2025
98% 2.33 5.4280
99% 2.575 6.6049
TAILLE DE L’ÉCHANTILLON DANS LE CAS DE
L'ESTIMATION D'UNE PROPORTION
P q=1-p Marge d’erreur « e »
0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.0
6
0.0
7
0.0
8
0.09 0.1
0.1 0.9 3457 864 384 216 138 96 71 54 43 35
0.2 0.8 6147 1537 683 384 246 171 125 96 76 61
0.3 0.7 8067 2017 896 504 323 224 165 126 100 81
0.4 0.6 9220 2305 1024 576 369 256 188 144 114 92
0.5 0.5 9604 2401 1067 600 384 267 196 150 119 96
Tableau : TAILLE « n » DES ECHANTILLONS pour un Niveau de
confiance s = 95%, donc t = 1.96
TAILLE DE L’ÉCHANTILLON DANS LE CAS DE
L'ESTIMATION D'UNE PROPORTION
Tableau : TAILLE « n » DES ECHANTILLONS pour un Niveau de
confiance
s = 99%, donc t = 2.57
p q=1-
p
Marge d’erreur « e »
0.01 0.02 0.03 0.04 0.0
5
0.06 0.07 0.0
8
0.0
9
0.1
0.1 0.9 5944 1486 660 372 238 165 121 93 73 59
0.2 0.8 10568 2642 1174 660 423 294 216 16
5
130 106
0.3 0.7 13870 3468 1541 867 555 385 283 21
7
171 139
0.4 0.6 15852 3963 1761 991 634 440 324 24
8
196 159
0.5 0.5 16512 4128 1835 1’032 660 459 337 25
8
204 165
CALCUL DE LA TAILLE DE L’ÉCHANTILLON À
PARTIR DE LA MOYENNE
• A partir d'une moyenne, il nous faut une première estimation de
l'écart type afin de pouvoir ajuster l'échantillon en fonction de la
précision des résultats qu'il procure et du niveau d'analyse
attendu :
• n = taille de l'échantillon attendu.
t = niveau de confiance déduit du taux de confiance
(traditionnellement 1,96 pour un taux de confiance de 95%) - loi
normale centrée réduite.
S= écart type estimé de la moyenne du critère étudié.
e = marge d'erreur.
2
22
e
st
n =
TAUX DE RÉPONSE À L’ENQUÊTE
• Parmi les personnes éligibles, certaines ne pourront pas être
rejointes pour diverses raisons:
• Dans le cas des sondages auprès des ménages, on classe
habituellement les non-réponses de la façon suivante:
• refus du ménage:
• refus de la personne
• pas de réponse
• absence prolongée
• incomplet
TAUX DE RÉPONSE À L’ENQUÊTE
• Pour atteindre la précision voulue pour les estimations de l’enquête, nous
devons ajuster la taille de l’échantillon pour le taux de réponse prévu.
• nous devons sélectionner à cette fin un large échantillon, compte tenu d’un taux
de réponse prévu et estimé à partir d’enquêtes semblables ou d’une enquête
pilote dans la même population.
• Taille de l’échantillon d’enquête : n’=n/taux de réponse
L'ÉCHANTILLON THÉORIQUE,
L'ÉCHANTILLON DE DÉPART
• L'échantillon de départ nécessaire se calcule en prenant
l'échantillon théorique (c'est-à-dire la taille d'échantillon que
l'on vise à obtenir lorsque l'enquête sera terminée) que l'on
multiplie par l'inverse des taux de validité, d'éligibilité et de
réponse estimés
validitééligilitéréponse
théoriquedépart
tx
1
tx
1
tx
1
nn ×××=
Remarque: taux d’éligibilité = 95% (généralement)
LA NOTION DE PRÉCISION
• La notion de précision (ou fiabilité d'échantillonnage) est
matérialisée par un seuil de confiance et une marge d'erreur
• Dans le cas de l'estimation d'une proportion :
• Un échantillon défini à un seuil de confiance de 95% et avec une
marge d'erreur de e = 3% vous permettra d'extrapoler chaque
résultat issu de votre enquête, avec 5% de risques de vous tromper
de + ou - 3%.
GÉNÉRALISATION AUX MÉTHODES
NON-PROBABILISTES :
• En théorie, les méthodes de calcul scientifique de la taille d'échantillon ne
s'applique que sur les échantillons obtenus par la méthode probabiliste.
• En pratique, ces méthodes de calcul sont quand même utilisées.
REMARQUE
• Plus l’échantillon est important, plus la généralisation sera fiable.
• Mais, les gains de fiabilité ne sont pas proportionnels à l'augmentation de
la taille de l'échantillon
FACTEUR DE CORRECTION
• Lorsque la taille de la population-mère est tel le taux de sondage
est n/N ≥ 1/7, (soit 14.3%) alors. il faut utiliser, pour déterminer la
taille de l'échantillon, un élément appelé «facteur de correction» :
• Dans le cas d'une proportion :
• n’ est la taille requise
• n étant la taille de l’échantillon trouvée
• N représente la population mère.
nN
Nn
N
n
1
n
'n
+
×
=
+
=
Pourquoi un échantillon?
• Pourquoi un échantillon ?
• La population cible est généralement trop nombreuse et pour des raisons
de coûts, de délais, il est pratiquement impossible d'étudier tous les
individus d'une population
• Quelle taille d'échantillon ?
• En général, on utilise la formule:
pour trouver la taille nécessaire (pour que la marge d'erreur dans
l'estimation de la proportion soit inférieur à 5 % et ce, pour un
seuil de confiance de 95%).
N
385
1
385
'n
+
=

Ppt techniques de colectes de donnees en suivi evaluation

  • 1.
  • 3.
  • 4.
    4 Les Attentes dela Formation Quelles sont vos attentes et contributions pour cette formation?
  • 5.
    BUT ET OBJECTIFS DELA FORMATION
  • 6.
    But de laformation La formation contribue spécifiquement à développer la compétence des professionnels de l’humanitaire en matière de collecte de preuves avec des recherches orientées vers des projets humanitaires.
  • 7.
    Objectifs de laformation •Chercher à comprendre un phénomène •chercher à décrire un phénomène ou une situation •explorer un nouveau domaine ou un problème •poser ou vérifier une hypothèse •évaluer les performances ou les acquis d’une personne •évaluer un projet ou une action •analyser des besoins En vue de: prendre une décision ou produire un savoir
  • 8.
    1. Définition del’enquête 2. Etape d’une enquête 3. Typologie des enquêtes 4. Définition de collecte de données et techniques 5. Techniques et outils de collecte de données 6. Construction de l’échantillon d’étude 7. Exercice d’application PLAN DE LA FORMATION
  • 9.
    QU’EST-CE QU’UNE ENQUÊTE •Recherche méthodique et collecte d'informations portant ou non sur l'ensemble de la population étudiée • Toute recherche, menée dans des secteurs variés en recueillant les réponses et témoignages des personnes ou en rassemblant des documents, donnant lieu à un rapport écrit. • Une enquête commence habituellement s’il y a un besoin d’informations et s’il n’y a pas de données ou si elles sont insuffisantes
  • 10.
    QU’EST-CE QU’UNE ENQUÊTE •une « investigation consistant à recenser et à interpréter aussi méthodiquement que possible un ensemble de témoignages susceptibles de répondre à l’objectif visé. » • une stratégie de recherche servant • à vérifier la véracité d’une ou de plusieurs hypothèses • éventuellement de résoudre un problème, au moyen de plusieurs techniques,
  • 11.
    QU’EST-CE QU’UNE ENQUÊTE •Enquête par sondage: Technique de recherche d'informations, auprès de la population d'un pays ou d'une partie de cette population en fonction d'un critère, tel que le sexe, la profession, le niveau des revenus, l'habitat, etc., • en vue de connaître l'opinion, le comportement de cette population ou de cette partie de population à l'égard d'un problème particulier qui est l'objet de l'enquête`` (Sumpf-Hug. 1973).
  • 12.
    LES ÉTAPES D’UNEENQUÊTE Une enquête comprend plusieurs étapes liées entre elles, notamment: • la définition des objectifs, • la sélection d’une base de sondage, • le choix du plan d’échantillonnage, • la conception de l’instrument de collecte de données • la collecte et le traitement des données, • l’analyse et la diffusion des données, et la documentation de l’enquête
  • 13.
    CYCLE DE VIEUTILE D’UNE ENQUÊTE • Les étapes de l’enquête présentées ci-dessus ne sont pas nécessairement séquentielles : • certaines se déroulent en parallèle, d’autres, telles que la vérification, sont réitérées à divers moments pendant le processus de l’enquête. • Chaque étape doit d’abord être planifiée, conçue et élaborée, mise en œuvre ensuite et évaluée en bout de ligne
  • 14.
    CYCLE DE VIEUTILE D’UNE ENQUÊTE
  • 15.
    TYPOLOGIE DES ENQUÊTES Ily a deux genres d’enquête, •Caractère qualitatif : non mesurable mais que l'on peut ranger en catégories, alternatives... (couleur des cheveux, sexe, groupe sanguin ...) •Caractère quantitatif : mesurable ou dénombrable (par exemple la taille des individus, le nombre d'enfants, le revenu mensuel, le poids ...) •Caractère Mixte: Prend en compte le qualitatif et le quantitatif
  • 16.
    Recherche qualitative Recherchequantitative La description est détaillée et complète L’objectif est de classer les caractéristiques, construire des modèles statistiques Le chercheur ne sait pas en avance ce qu'il / elle cherche. Le Chercheur sait clairement en avance ce qu'il / elle cherche. Recommandé au début des projets de recherche. Recommandé dans la mise en œuvre des projets de recherche La conception apparaît dans le déroulement de l’ l'étude Tous les aspects de l’étude sont soigneusement conçus avant que les données sont collectées
  • 17.
    Recherche qualitative Recherchequantitative Les données sont sous forme de mots, d’images ou de objets. Les données sont sous forme de chiffres et statistiques. Les données qualitatives sont plus «riches», et moins capable d'être généralisé. Les données quantitatives sont plus efficaces, capable de tester des hypothèses, mais peut manquer les détails contextuels Le chercheur a tendance à devenir subjectivement immergé dans le sujet. Le chercheur a tendance à rester objectivement séparé du sujet.
  • 18.
    Recherche qualitative Recherchequantitative Subjective: interprétation individuelle des événements est important, par exemple, les utilisations observation participante, en profondeur entretiens etc. Objectif: cherche précis mesure et analyse de la cible concepts, par exemple, utilise des enquêtes, questionnaires etc. Chercheur est l’instrument principal de la collecte de données. Le chercheur utilise des outils tels que questionnaires pour recueillir des données quantitatives
  • 19.
    DONNÉES PRIMAIRES ETSECONDAIRES • Les données primaires sont les données collectées sur le terrain, elles sont spécifiques à un acteur • Les données secondaires sont des données qui ont déjà été collectées pour d’autres raisons.
  • 20.
    DONNÉES PRIMAIRES ETSECONDAIRES Données primaires Données secondaires But de la collecte Pour la question étudiée Pour d’autres questions Process de collecte Très complexe Rapide facile Coût de collecte Élevé Relativement faible Durée de collecte Longue Courte Comparaison des données primaires et secondaires
  • 21.
    Collecte des donnéeset techniques • Il existe de nombreuses façons de collecter des données. La technique de collecte de données que vous sélectionnez peut produire des informations numériques telles que des données quantitatives, peut-être plus illustratives, telle que des données qualitatives, ou peut inclure une combinaison des deux, telle que des données de méthodes mixtes. • Déterminer le type de données dont vous aurez besoin pour répondre à vos questions est une étape importante pour déterminer la technique que vous utiliserez. Les informations que vous collectez peuvent provenir de différentes sources.
  • 22.
    LES PRINCIPALES MÉTHODESDU RECUEIL D’INFORMATIONS Les principales méthodes qualitatives • La pratique d’interviews ou Entrevues • L’observation • L’étude de documents • Groupes de discussion • Etudes de cas Les principales méthodes quantitatives • Le recours à des questionnaires • L’étude de documents
  • 23.
    Techniques et Outilsde collecte des données qualitatives et quantitatives
  • 24.
    L’INTERVIEW «Méthode de recueild’informations qui consiste en des ENTRETIENS ORAUX, individuels ou de groupes, avec plusieurs PERSONNES SELECTIONNEES soigneusement, afin d’obtenir des informations SUR DES FAITS OU DES REPRESENTATIONS, analyse du degré de PERTINENCE, de VALIDITE et de FIABILITE des informations en regard des objectifs du recueil d’informations.
  • 25.
    LA MÉTHODE DUQQOQCP Qui? Qui? Quoi?Quoi? Où?Où? Quand?Quand? pourquoi ?pourquoi ? Comment?Comment?
  • 26.
    QQOQCP Question Sous-questions Exemples QQui ? De qui, Avec qui, Pour qui... Responsable, acteur, sujet, cible... Q Quoi ? Quoi, Avec quoi, en relation avec quoi... Outil, objet, résultat, objectif... O Où ? Où, par où, vers où... Lieu, service... Q Quand ? tous les quand, à partir de quand, jusqu'à quand... Dates, périodicité, durée... C Comment ? de quelle façon, dans quelles conditions, par quel procédé... Procédure, technique, action, moyens matériel... P Pourquoi ? Cause, facteur déclenchant, motif, objectif, finalité... Justification, raison d'être, croyance...
  • 27.
    LES DIFFÉRENTS TYPESD’INTERVIEWS • L’interview libre : où l’enquêteur s’abstient de poser des questions visant à réorienter l’entretien. • L’interview dirigée : la personne interviewée répond à des questions préparées et planifiées dans un ordre déterminé. • L’interview semi-dirigée où l’interviewer prévoit quelques questions à poser en guise de point de repère.
  • 28.
    LES DIFFÉRENTS TYPESD’INTERVIEWS
  • 29.
    AVANTAGES • un plushaut pourcentage de réponses peut être obtenu • tout type de population peut être atteint • on est mieux informé sur les caractéristiques de ceux qui ne répondent pas • les réponses sont spontanées • les réponses sont définitives • les réponses sont surtout plus riches, plus nuancées
  • 30.
    AVANTAGES • Permet d’explorer •le ressenti, • les sentiments, • les impressions, • les opinions, • les attitudes • Possibilités d’aborder des sujets plus délicats et personnels • enquête plus divertissante et donc mieux acceptée
  • 31.
    INCONVÉNIENTS • L’apprentissage estindispensable pour bien manipuler la technique de l’entretien semi-directif. • C’est un outil qui demande du temps (temps d’entretien, temps de dépouillement, temps d’analyse) • Méthode très coûteuse • Réactivité maximale • L’enregistrement papier des réponses peut être difficile • L’attitude de l’interviewer peut affecter la validité des réponses
  • 32.
  • 33.
    L’OBSERVATION Sens premier • Observerest un processus • incluant l’attention volontaire et l’intelligence, • orienté par un objectif terminal ou organisateur • dirigé sur un objet pour en recueillir des informations • Ce n’est pas un mécanisme simple d’impression par reproduction comme celui de la photographie • Observer quelqu'un c’est jeter un regard sur lui, c’est le prendre comme objet
  • 34.
    AVANTAGES DE L’OBSERVATION •permettent d’appréhender une réalité vécue, • plutôt que d’en obtenir un écho pouvant être déformé au travers des représentations.
  • 35.
    INCONVÉNIENTS DE L’OBSERVATION •Les événements sont non répétitifs • Les limites sont aussi d’ordre géographique • les personnes observées ont tendance à modifier leur comportement
  • 36.
    INTERVIEW ET OBSERVATION •objet principal de l’observation: des comportements observables • L’observation se situe dans le présent • L’interview permet d’une part des retours en arrière et d’autres part des projections dans le futur • L’interview a pour objet principal le discours du sujet • Acte de communication • Observation un acte à sens unique sauf dans le cas de l’observation participante ou l’observateur est un acteur
  • 37.
  • 38.
    LE QUESTIONNAIRE • Deuxsens différents: • Le questionnaire de contrôle de connaissance • Caractérisé par une activité demandée à l’élève ou à l’étudiant un contenu sur lequel s’exerce l’activité • Le questionnaire d’enquête • Enquête = étude d’un thème précis auprès d’une population dont on détermine un échantillon afin de préciser certains paramètres
  • 39.
    LE QUESTIONNAIRE D’ENQUÊTE •Deux types de problèmes sont susceptibles de relever d’une enquête: • Problèmes précis posés à l’échelle d’une population entièrement déterminée • étude de marché, analyse des besoins en formation dans une grande entreprise etc.) • Problèmes complexes mettant en jeu un grand nombre de facteurs • Enquête sur les facteurs favorisant l’apparition d’une maladie • Enquête sur l’adaptation des élèves dans un cycle d’études en fonction d’antécédents familiaux et scolaires etc.
  • 40.
    AVANTAGES DU QUESTIONNAIRE • outilfacile à manipuler • un public nombreux peut être touché • la technique est rapide • elle permet d’atteindre des personnes fort éloignées • le coût apparent est inférieur à celui de l’interview • l’enquête reste plus anonyme • il n’y a pas de biais introduit par la présence de l’enquêteur • les réponses peuvent être réfléchies • les répondants peuvent choisir de répondre quand cela leur convient le mieux, ce qui peut faciliter leur participation
  • 41.
    INCONVÉNIENTS DU QUESTIONNAIRE •peut apparaître comme un outil d’élaboration facile mais il requiert une certaine compétence basée sur une technique sûre • Il prive le chercheur de beaucoup d’observations accessibles lors d’un contact direct • Certains thèmes sont difficilement abordables dans un questionnaire • Difficulté liée au taux et au contrôle des non-réponses
  • 42.
    COMMENT ÉLABORER LEQUESTIONNAIRE ? Se poser les bonnes questions •Qu’est-ce que je cherche ? •Chacune des questions est-elle strictement nécessaire ? •Une seule question suffira-t-elle pour obtenir cette information? •La personne interrogée sera-t-elle en mesure de répondre? •La personne interrogée voudra-t-elle fournir l'information exacte?
  • 43.
    COMMENT ÉLABORER LEQUESTIONNAIRE ? • Distinguer les catégories d’information recherchées : faits, connaissances, opinions, attitudes ou comportements, convictions, motivations, ... • Pertinence et utilité des questions • Motiver et faciliter la tâche de l’enquêté avant de simplifier celle du chargé d’études • Souci d’objectivité (neutralité) • Tenir compte du mode de consultation utilisé (par enquêteur, enquête postale, par téléphone, ...) • Penser aux étapes ultérieures : dépouillement, codification, saisie, vérifications, traitements, ...
  • 44.
    DIFFICULTÉS LIÉS ÀL’EMPLOI D’UN QUESTIONNAIRE • Comme toute méthode de recueil d’informations, plusieurs difficultés sont liées à l’emploi d’un questionnaire • Avoir une connaissance préalable du contexte de l’évaluation et des enjeux du programme pour les bénéficiaires. • Bien cerner l’objectif de recherche et le type d’informations à recueillir • Avoir tous les éléments pour couvrir le champ de l’enquête. • S’assurer que les questions ont un sens et que tous les aspects de la question ont un sens
  • 45.
    PROCESSUS DE CONCEPTIONDU QUESTIONNAIRE • Le processus de conception du questionnaire commence par la formulation des objectifs de l’enquête et des besoins d’information avec les étapes suivantes : • consultation avec les utilisateurs des données et les répondants, • examen des questionnaires précédents, • version provisoire du questionnaire, • examen et révision du questionnaire, • mise à l’essai et révision du questionnaire, • touche finale apportée au questionnaire.
  • 46.
    POUR ÉTABLIR UNBON QUESTIONNAIRE, • il faut être attentif à 3 aspects : • Le fond : • Quel est l’objectif de l’enquête ? • Quelles sont les informations à saisir ? • La forme : • Eveiller l’intérêt. • Formuler des questions simples. • La présentation : elle doit faire ressortir : • Les objectifs de l’enquête en une phrase introductive • Les différents thèmes dans des zones visuellement délimitées
  • 47.
    LES RÈGLES DERÉDACTION D’UN QUESTIONNAIRE • une introduction qui présente rapidement l’objet de l’enquête et vous-même • Les questions doivent être claires, courtes et précises • En fin de questionnaire, pensez à remercier la personne qui vous a consacré du temps pour vous répondre.
  • 48.
    Les différents typesde questions • Question ouverte • Question fermée à choix multiples: • Question fermée à réponse unique • Question fermée à classement
  • 49.
  • 50.
    QUESTIONS OUVERTES • Lesquestions ouvertes ne donnent pas les catégories de réponse au répondant, • Le répondant donne une réponse à la question dans ses propres mots par écrit dans le cas d’un questionnaire. • Une question ouverte permet au répondant d’exprimer une réponse sans l’influence des catégories de réponse inscrites sous une question fermée.
  • 51.
    QUESTIONS FERMÉES • Dansle cas d’une question fermée, le répondant choisit simplement la catégorie de réponse appropriée au lieu de formuler une réponse et de l’inscrire dans ses propres mots. • Question fermée à réponses multiples: • Plusieurs réponses sont proposées, il est possible d'en retenir autant que l'on désire. • Le choix est plus vaste. Analyse des résultats est assez facile.
  • 52.
    QUESTIONS FERMÉES ÀRÉPONSES MULTIPLES • Exemple de question fermée: Quel moyen de transport avez-vous utilisé hier? • Voiture • Vélo • Autobus • Train • Autre
  • 53.
    QUESTIONS FERMÉES • Questionfermée à réponse unique: • Au moins deux réponses sont proposées et une seule réponse est possible. • Ce genre de question est bref et précis. L'exploitation des résultats est alors rapide et facile. • Inconvénient: • les réponses sont canalisées et restreintes.
  • 54.
    QUESTIONS FERMÉES • Questionfermée à classement: • Il faut classer les réponses proposées (ne pas exagérer le nombre de propositions) suivant un ordre préférentiel. • La question doit être claire et bien présentée. • Les résultats sont faciles à dépouiller mais leur interprétation peut parfois être difficile.
  • 55.
    EXEMPLE QUESTIONS ÀCLASSEMENT • Exemple: Comment vous déplacez-vous le plus souvent ? (Classez de 1 à 6) 1=jamais….. 6=très souvent • A pieds ( ) • En voiture (…) • En vélo (…) • En deux roues à moteur (…) • En bus (…) • En train (…)
  • 56.
    LA FORMULATION DESQUESTIONS • La forme interrogative directe: Que pensez-vous de… Combien de … • La forme indirecte: Nommez… Citez… Classez …. • La forme affirmative: Vous avez obtenu le baccalauréat en _ _ _ _ Vous êtes demandeur d’emploi oui , non
  • 57.
     les questionsinterro - négatives: Ne pensez-vous pas que…..?  les questions qui induisent les réponses: Pensez-vous que les enfants doivent se coucher de bonne heure ?  les questions qui risquent d’entraîner des réactions de rejet ou de gêne: Lors des élections présidentielles, pour quel candidat allez- vous voter ? CE QUI EST À ÉVITER
  • 58.
    les questions quirisquent d’entraîner des réactions de conformisme:  Le problème de l’insécurité est-il un phénomène important aujourd’hui ? les choix trop limités dans les questions à choix multiples (Ajouter: Sans opinion et Autres choix ? Lesquels ?) CE QUI EST À ÉVITER
  • 59.
  • 60.
    Confidentialite et ethiquedes entrevues • Vie privée Les personnes ont droit à la protection de leur vie privée en ce qui a trait à leur corps, à leurs renseignements personnels, aux pensées et opinions qu’elles expriment, à leurs communications personnelles et aux lieux qu’elles occupent. Elles ont le droit de ne pas subir d’ingérence ou d’interférence de la part d’autrui. • Confidentialité En tant que chercheur, vous avez l’obligation éthique de préserver la confidentialité de tout ce que vous confient les participants. Vous ne pouvez divulguer cette information d’une manière qui permettrait d’identifier les participants et devez protéger ces renseignements contre l’accès, l’utilisation, la divulgation et la modification non autorisés ainsi que contre la perte et le vol. Il est essentiel de vous acquitter de ce devoir éthique pour maintenir le lien de confiance entre vous et le participant et préserver l’intégrité du projet de recherche.
  • 61.
  • 62.
    DÉFINITION DE DOCUMENTS •Document = toute trace, déjà existante, de l’activité humaine, qu’elle soit sonore, visuelle ou informatique.
  • 63.
    L’ÉTUDE DE DOCUMENTS •Méthodes d’analyse rigoureuse des documents (analyse de contenu, analyse structurale) • peut recouvrir diverses formes qui dépendront de plusieurs éléments : • de la nature des documents à analyse • de la quantité des documents à analyser • du but et de l’objet de l’investigation
  • 64.
    L’ÉTUDE DE DOCUMENTS •analyse quantitative : on va réduire le matériel à quelques catégories pour produire des analyses de fréquence, etc. • analyse qualitative : on interprète le matériel en décrivant les particularité de quelques catégories analytiques • Complémentarité des deux approches
  • 65.
    CARACTÉRISATION ET CLASSEMENTDES MÉTHODES Interview Observation Questionnaire Étude de documents Accès très limité dans l’espace Concentration de l’information dans le présent, ou rétrospectiveme nt dans le passé Accès relativement limité dans l’espace Concentration de l’information dans le présent Accès relativement large dans l’espace Concentration de l’information dans le présent ou rétrospectivement dans le passé proche Accès très large dans l’espace Étalement de l’information dans le temps
  • 66.
    CARACTÉRISATION ET CLASSEMENTDES MÉTHODES Communication de plus en plus directe et interactive
  • 67.
  • 68.
    CONSTRUIRE L’ÉCHANTILLON • Lechoix de la méthode est liée à la définition de la population qui constituera le public-cible. Cette définition dépend : • de l’objet de l’enquête, • des hypothèses de travail choisies, • de la nature des documents disponibles, • des contraintes de l’évaluation, • du degré d’homogénéité de la population, • de l’étendue du territoire de l’enquête
  • 69.
    POPULATION D’ÉTUDE • LaPopulation regroupe tous les individus (personnes) susceptibles d’être enquêtés. Une population est • localisée, datée et caractérisée. • Elle a une taille « N » c'est-à-dire qu’elle regroupe « N » individus appelés unités statistiques.. • Une enquête peut être menée au sein de la population dans son ensemble. • Le mot enquête ne doit pas être associée à celle d’échantillon 77
  • 70.
    POPULATION CIBLE ETPOPULATION D’ENQUÊTE • population cible = la population dont on veut obtenir de l’information
  • 71.
    POPULATION D’ÉTUDE • Dansle cas d’enquête on emploie le terme de population mère ou population totale. • L’idéal pour une enquête statistique serait d’interroger l’ensemble de la population. Une telle démarche, qualifiée d’exhaustive est parfois impossible compte tenu: • de la taille trop importante de la population, • des moyens financiers • du temps disponibles pour collecter l’information ou tout simplement parce que c’est techniquement impossible. 79
  • 72.
    DÉFINITION DE L’ÉCHANTILLONNAGE •L’échantillonnage est un moyen de sélectionner un sous-ensemble d’unités dans une population aux fins de la collecte de l’information sur ces unités pour formuler des inférences sur l’ensemble de la population.
  • 73.
  • 74.
    ECHANTILLON REPRÉSENTATIF • L’échantillon, •représente une fraction de la population totale, • a une taille « n », • a une vocation : être représentatif de la population totale. • sans représentativité, les conclusions obtenues à partir de l’échantillon ne peuvent pas être extrapolées à la population totale. 82
  • 75.
    ECHANTILLON REPRÉSENTATIF (suite) •Constituer un échantillon représentatif c’est faire en sorte que les composantes essentielles de sa population de référence figurent dans l’échantillon, dans des proportions identiques. • on qualifie de représentatif un échantillon, à partir du moment où il reflète le plus exactement possible sa population de référence, tant dans sa diversité que dans ses proportions. 83
  • 76.
    DIFFÉRENTES FORMES DECONSTRUCTION • Deux méthodes pour constituer un échantillon. • Méthode probabiliste : sélection de l'échantillon par tirage aléatoire dans la population-mère. • Chaque individu statistique doit avoir exactement la même chance que les autres de participer à l'enquête. • Méthode non-probabiliste : identifier dans la population-mère, quelques critères de répartition significatifs • essayer de respecter cette répartition dans l'échantillon d'individus interrogés.
  • 77.
  • 78.
    ÉCHANTILLON ALÉATOIRE • Leséchantillons aléatoires permettent des calculs de probabilité tandis que les échantillons non aléatoires ne le permettent pas. • Un échantillon est aléatoire quant c’est le hasard qui choisit • Un échantillon aléatoire permet de transposer les résultats (de généraliser) à la population totale • Principe de l’inférence statistique 86
  • 79.
    ECHANTILLON ALÉATOIRE • Unsondage est dit aléatoire ou probabiliste si chaque individu de la population a la même probabilité d’appartenir à l’échantillon • Le taux de sondage est de N p 1 = N n = Exemple : on veux tirer un échantillon de 30 personnes au hasard dans une salle de 90 étudiants (N=90) Chaque étudiant à une probabilité en théorie de 1/90 d’être tiré au sort le taux de sondage est 30/90 soit 33% 87
  • 80.
    BASE DE SONDAGE •Une base de sondage est une liste papier ou fichier informatique de personnes ou plus généralement d’adresses ou de coordonnées (téléphone, e.mails, …). • Il est souvent difficile de disposer d’une base de sondage actualisée. • Une base de sondage non actualisée conduira à une proportion de non réponses importante du fait des déménagements (changement d’adresse postale), des décès, de changements de coordonnées (téléphonique, emails). • Les non réponses doivent faire l’objet de la plus grande attention 88
  • 81.
    ECHANTILLONNAGE ALÉATOIRE SIMPLE •Principe • Chaque membre d'une population a une chance égale d'être inclus à l'intérieur de l'échantillon. • Chaque combinaison de membres de la population a aussi une chance égale de composer l'échantillon. • Mode d'administration • Dresser une liste de toutes les unités incluses dans la population observée pour sélectionner un échantillon aléatoire simple. • Un échantillonnage aléatoire simple peut s'effectuer avec ou sans remise.
  • 82.
    AVANTAGE ET INCONVÉNIENTDE L’ÉCHANTILLONNAGE ALÉATOIRE SIMPLE • Lorsque l’on dispose d’une base de sondage, • Avantages : facile à mettre en œuvre. • Inconvénients : La non-représentativité, le coût.
  • 83.
    ECHANTILLONNAGE SYSTÉMATIQUE • Principe •Il existe un écart entre chaque unité sélectionnée qui est incluse dans l'échantillon. • Mode d'administration • 1. Numéroter de 1 à N les unités incluses dans votre base de sondage (où N est la taille de la population totale). • 2. Déterminer l'intervalle d'échantillonnage ou pas de sondage (K) en divisant la population N par la taille n de l'échantillon que vous désirez obtenir. • 3. Sélectionner au hasard un nombre entre 1 et K. Ce nombre s'appelle l'origine choisie au hasard. • 4. Sélectionner chaque Kème unité après ce premier nombre.
  • 84.
    ECHANTILLONNAGE STRATIÉ • Principe •Découper la population en sous ensembles appelés strates et réaliser un sondage dans chacune d'elles. • Mode d'administration • 1. On divise la population en groupes homogènes (appelés strates), qui sont mutuellement exclusifs (selon l'âge, le sexe, la province de résidence, le revenu, etc.) • 2. On sélectionne à partir de chaque strate des échantillons indépendants. On peut utiliser n'importe quelle des méthodes d'échantillonnage • 3. La méthode d'échantillonnage peut varier d'une strate à une autre.
  • 85.
    AVANTAGE ET INCONVÉNIENTSDE L’ÉCHANTILLONNAGE STRATIFIÉ • Avantages : • La probabilité d'être sélectionnée = celle d'un EAS. • Echantillon plus représentatif. • Inconvénients : Le coût élevé.
  • 86.
    ECHANTILLONNAGE EN GRAPPES •Principe • Limiter les zones géographiques qui font l'objet de l'enquête • Mode d'administration • Si la population est répartie sur M grappes (usines, établissements d'enseignement, subdivisions électorales) : • 1 : choisir un échantillon de m grappes. • 2 : réaliser une enquête dans chacune des m grappes : • soit auprès de tous les éléments (dits aussi unités secondaires) : sondage par grappes. • soit en désignant des échantillons d'unités secondaires : sondage à deux degrés.
  • 87.
    AVANTAGE ET INCONVÉNIENTSDE L’ÉCHANTILLONNAGE PAR GRAPPE • Avantages : le coût peut être réduit • Inconvénients : Effet de grappe (variance intra faible) dû à l'existence de similarité entre individus d'une même grappe.
  • 88.
    MÉTHODES D'ÉCHANTILLONNAGE EMPIRIQUES • Laméthode d'échantillonnage non-probabiliste est utilisée lorsqu'il n'est pas possible de constituer une liste exhaustive de toutes les unités du sondage. • Dans le cas de l'échantillonnage probabiliste, chaque unité a une chance d'être sélectionnée. Ce n'est plus vrai dans le cas de l'échantillonnage non-probabiliste. • Règle: l'échantillon retenu doit avoir la même composition que la population mère par rapport à une ou plusieurs caractéristiques.
  • 89.
    LES MÉTHODES D’ÉCHANTILLONNAGE EMPIRIQUES •La constitution de l’échantillon repose sur une procédure élaborée par le chercheur • la probabilité de sélection de chaque unité n’est pas connue à l’avance. • Ex. : enquête dans la rue, dans une galerie marchande, etc. 97
  • 90.
    L’ÉCHANTILLON DE JUGEMENT(À PRIORI) • souci de représentativité en ce sens que l’on cherche à inclure dans l’échantillon des personnes dont on pense qu’elles détiennent l’information recherchée. • Interdiction de généraliser ces résultats à la population totale. 98
  • 91.
    L’ÉCHANTILLON EN BOULEDE NEIGE • Travail sur des petites populations, rares, où il est difficile de repérer les personnes. • Difficulté : • Trouver au moins une personne (expert), • Lui soumettre l’enquête et lui demander qu’elle nous mette en relation avec quelqu’un qui fait le même métier. • Demander aux individus interrogés de construire eux-mêmes leur échantillon. 99
  • 92.
    L’ÉCHANTILLON PAR QUOTAS •Faire en sorte que l’échantillon reproduise fidèlement les informations statistiques. • Disposer d’informations statistiques sur la population à étudier • Ex. : caractéristiques sociodémographiques. • Dans les quotas, il suffit de respecter une proportion (ex. : 60 % H, 40 % F) et on peut prendre n’importe qui dans la rue, 100
  • 93.
    LA MÉTHODE DESITINÉRAIRES • On impose à l'enquêteur : • Un point de départ dans une commune. • Un itinéraire à suivre avec tirage systématique des logements dans lesquels effectuer les interviews • Objectif: simuler un tirage aléatoire des enquêtés, sans donner explicitement des noms et adresses à l'enquêteur.
  • 94.
    Calcul de lataille de l'échantillon de base • Trois facteurs déterminent essentiellement la taille de l'échantillon pour une enquête faite dans la population: • la prévalence estimative de la variable étudiée – malnutrition chronique par exemple, • le niveau de confiance visé • la marge d'erreur acceptable. • Pour un modèle d'enquête fondé sur un échantillon aléatoire simple, on peut calculer la taille d'échantillon requise en appliquant la formule suivante.
  • 95.
    CALCUL DE LATAILLE DE L'ÉCHANTILLON DE BASE: FORMULE 2 2 e )p1(pt n −× = n=taille d’échantillon requise t= est une constante issue de la loi normale selon un certain seuil de confiance (en général 95% et t=1,96) P= est le pourcentage de gens qui présentent le caractère observé, Lorsque cette proportion est ignorée, une pré-étude peut être réalisée ou sinon p = 0,5 sera retenue. e = la marge d'erreur d'échantillonnage choisie Dans le cas de l'estimation d'une proportion, la formule de calcul est la suivante
  • 96.
    Fin a ceniveau
  • 97.
    MARGE D’ERREUR • Attention:ne pas confondre la marge d’erreur avec la probabilité que l’intervalle de confiance exclue la vraie proportion. • il s’agit de la marge sur la PROPORTION. • Exemple: • Si e=2 % alors sur une proportion de 0,3, on détermine alors n pour une proportion variant entre 0,28 et 0,32.
  • 98.
    TABLEAU: NIVEAU DECONFIANCE ET COEFFICIENTS DE MARGE « t» Taux de confiance « s » les plus utilisés et les Coefficients de marge « t » Taux de confiance « s » Coefficient de marge « t » « t2 » 80% 1.28 1.6384 85% 1.44 2.0736 90% 1.645 2.6896 95% 1.96 3.8416 96% 2.05 4.2025 98% 2.33 5.4280 99% 2.575 6.6049
  • 99.
    TAILLE DE L’ÉCHANTILLONDANS LE CAS DE L'ESTIMATION D'UNE PROPORTION P q=1-p Marge d’erreur « e » 0.01 0.02 0.03 0.04 0.05 0.0 6 0.0 7 0.0 8 0.09 0.1 0.1 0.9 3457 864 384 216 138 96 71 54 43 35 0.2 0.8 6147 1537 683 384 246 171 125 96 76 61 0.3 0.7 8067 2017 896 504 323 224 165 126 100 81 0.4 0.6 9220 2305 1024 576 369 256 188 144 114 92 0.5 0.5 9604 2401 1067 600 384 267 196 150 119 96 Tableau : TAILLE « n » DES ECHANTILLONS pour un Niveau de confiance s = 95%, donc t = 1.96
  • 100.
    TAILLE DE L’ÉCHANTILLONDANS LE CAS DE L'ESTIMATION D'UNE PROPORTION Tableau : TAILLE « n » DES ECHANTILLONS pour un Niveau de confiance s = 99%, donc t = 2.57 p q=1- p Marge d’erreur « e » 0.01 0.02 0.03 0.04 0.0 5 0.06 0.07 0.0 8 0.0 9 0.1 0.1 0.9 5944 1486 660 372 238 165 121 93 73 59 0.2 0.8 10568 2642 1174 660 423 294 216 16 5 130 106 0.3 0.7 13870 3468 1541 867 555 385 283 21 7 171 139 0.4 0.6 15852 3963 1761 991 634 440 324 24 8 196 159 0.5 0.5 16512 4128 1835 1’032 660 459 337 25 8 204 165
  • 101.
    CALCUL DE LATAILLE DE L’ÉCHANTILLON À PARTIR DE LA MOYENNE • A partir d'une moyenne, il nous faut une première estimation de l'écart type afin de pouvoir ajuster l'échantillon en fonction de la précision des résultats qu'il procure et du niveau d'analyse attendu : • n = taille de l'échantillon attendu. t = niveau de confiance déduit du taux de confiance (traditionnellement 1,96 pour un taux de confiance de 95%) - loi normale centrée réduite. S= écart type estimé de la moyenne du critère étudié. e = marge d'erreur. 2 22 e st n =
  • 102.
    TAUX DE RÉPONSEÀ L’ENQUÊTE • Parmi les personnes éligibles, certaines ne pourront pas être rejointes pour diverses raisons: • Dans le cas des sondages auprès des ménages, on classe habituellement les non-réponses de la façon suivante: • refus du ménage: • refus de la personne • pas de réponse • absence prolongée • incomplet
  • 103.
    TAUX DE RÉPONSEÀ L’ENQUÊTE • Pour atteindre la précision voulue pour les estimations de l’enquête, nous devons ajuster la taille de l’échantillon pour le taux de réponse prévu. • nous devons sélectionner à cette fin un large échantillon, compte tenu d’un taux de réponse prévu et estimé à partir d’enquêtes semblables ou d’une enquête pilote dans la même population. • Taille de l’échantillon d’enquête : n’=n/taux de réponse
  • 104.
    L'ÉCHANTILLON THÉORIQUE, L'ÉCHANTILLON DEDÉPART • L'échantillon de départ nécessaire se calcule en prenant l'échantillon théorique (c'est-à-dire la taille d'échantillon que l'on vise à obtenir lorsque l'enquête sera terminée) que l'on multiplie par l'inverse des taux de validité, d'éligibilité et de réponse estimés validitééligilitéréponse théoriquedépart tx 1 tx 1 tx 1 nn ×××= Remarque: taux d’éligibilité = 95% (généralement)
  • 105.
    LA NOTION DEPRÉCISION • La notion de précision (ou fiabilité d'échantillonnage) est matérialisée par un seuil de confiance et une marge d'erreur • Dans le cas de l'estimation d'une proportion : • Un échantillon défini à un seuil de confiance de 95% et avec une marge d'erreur de e = 3% vous permettra d'extrapoler chaque résultat issu de votre enquête, avec 5% de risques de vous tromper de + ou - 3%.
  • 106.
    GÉNÉRALISATION AUX MÉTHODES NON-PROBABILISTES: • En théorie, les méthodes de calcul scientifique de la taille d'échantillon ne s'applique que sur les échantillons obtenus par la méthode probabiliste. • En pratique, ces méthodes de calcul sont quand même utilisées.
  • 107.
    REMARQUE • Plus l’échantillonest important, plus la généralisation sera fiable. • Mais, les gains de fiabilité ne sont pas proportionnels à l'augmentation de la taille de l'échantillon
  • 108.
    FACTEUR DE CORRECTION •Lorsque la taille de la population-mère est tel le taux de sondage est n/N ≥ 1/7, (soit 14.3%) alors. il faut utiliser, pour déterminer la taille de l'échantillon, un élément appelé «facteur de correction» : • Dans le cas d'une proportion : • n’ est la taille requise • n étant la taille de l’échantillon trouvée • N représente la population mère. nN Nn N n 1 n 'n + × = + =
  • 109.
    Pourquoi un échantillon? •Pourquoi un échantillon ? • La population cible est généralement trop nombreuse et pour des raisons de coûts, de délais, il est pratiquement impossible d'étudier tous les individus d'une population • Quelle taille d'échantillon ? • En général, on utilise la formule: pour trouver la taille nécessaire (pour que la marge d'erreur dans l'estimation de la proportion soit inférieur à 5 % et ce, pour un seuil de confiance de 95%). N 385 1 385 'n + =

Notes de l'éditeur

  • #4 Set rules and remind participants of parking lot : Mettez la telephone en silience Nous sommes limités par le temps et apprécierions la brièveté et la concentration Ecouter attentivement Respecter l'opinion d’autrui Participer activement aux discussions
  • #5 Designate post-its for expectations, contributions and fears and