TRAITEMENT DE SUFFISANCE RENALE CHRONIQUE
Alain BIRBES
5 mai 2009
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Biologie de l’IRC :
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Avec 20 à 30 % des 2 reins,
on peut mener une vie normale sans symptôme !
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et équivalente à environ 0,2 mmol/jour/kg de ma...
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La tubulure artérielle (qui aspire le sang à épurer)
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les dialysés âgés en perte d'autonomie
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Lorsqu'il s'agit d'une personne vivante, c'est le plus souvent un
membre de votre famille ("donneur vivant apparenté"), ...
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Lorsqu'il s'agit d'une personne vivante, c'est le plus souvent un
membre de votre famille ("donneur vivant apparenté"), ...
Traitement de suffisance renale chronique mai 2009
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Traitement de suffisance renale chronique mai 2009

  1. 1. TRAITEMENT DE SUFFISANCE RENALE CHRONIQUE Alain BIRBES 5 mai 2009 PRESENTATION REALISEE A PARTIR DU SUPPORT DE FORMATION DE LA SOCIETE IPSORESO Sommaire :  Le rein et les maladies du rein  L’insuffisance rénale chronique  Présentation des traitements  L’hémodialyse  Hémodialyse  La dialyse péritonéale  La DPCA  La DPA  La transplantation
  2. 2.  LES REINS  2 reins = organes vitaux  rôle :  Purification du sang : ils éliminent les déchets qui proviennent du fonctionnement de l’organisme  Maintien de l'équilibre chimique du sang : régulation du milieu intérieur (électrolytes)  Ils exercent cette fonction par la fabrication de l'urine.  Production d’hormones  Si les reins ne fonctionnent plus, les déchets s'accumulent dans le sang et deviennent toxiques. Artère VeineUretère
  3. 3. Chaque néphron comporte :  un glomérule : c'est un peloton de très petits vaisseaux (capillaires) provenant des ramifications de l'artère rénale. C'est à travers les parois de ces vaisseaux que s'effectue l'action de filtration du sang pour former l'urine: la filtration glomérulaire  un tube : conduit très fin (0,1 millimètre de largeur maxi) où va cheminer le liquide filtré par le glomérule, pour déboucher dans un calice jusqu'au bassinet Le rein est un filtre constitué d'environ 1 million d'éléments appelés néphron (d'où le nom de néphrologie)
  4. 4.  Le rein forme l'urine (dite primitive)  Cette urine "primitive" sera ensuite transformée tout au long de son cheminement à travers les différents segments du tube  Le rein élimine les déchets : urée, créatinine  Le rein régule le milieu intérieur : volume hydrique, Na, Ca, K, ….  Le rein fabrique des hormones :  l'érythropoïétine (EPO) qui stimule la formation des globules rouges par la moelle osseuse  le rénine qui intervient dans la régulation de la tension artérielle  les prostaglandines qui règlent les circulations locales  les enzymes Diurèse = quantité d’urine. Elle varie chaque jour de 1 à 2,5 litres.
  5. 5.  La plupart des maladies rénales peuvent détruire de manière irréversible les différentes structures des reins, donc d'évoluer vers l'Insuffisance Rénale Chronique (IRC).  Etiologies les plus fréquentes :  les glomérulonéphrites : inflammation des reins souvent d'origine infectieuse  le diabète sucré,  et l'atteinte des vaisseaux par l'hypertension artérielle.  Autres causes :  les malformations (reflux vésico-urétéral),  les calculs du rein,  les maladies héréditaires (reins polykystiques)  et certaines maladies générales Maladies propres au rein ou néphropathies glomérulaires tubulaires interstitielles Les maladies de l’arbre urinaire peuvent entraîner la destruction du rein
  6. 6. • Augmentation des affections liées auxAugmentation des affections liées aux maladies vasculaires et au diabètemaladies vasculaires et au diabète • 6 500 nouveaux patients atteint d’insuffisance rénale terminale6 500 nouveaux patients atteint d’insuffisance rénale terminale en 2002en 2002 • 42 000 patients traités par une des méthodes en 200242 000 patients traités par une des méthodes en 2002 Néphropathies vasculaires Diabètes Glomérulo- néphrites Néphropathie interstitielle Polykystose 0 % 5 % 10 % 15 % 20 % 25 % 30 % Environ 400 cas d’IRC sont décelés par million d’habitants avec une progression de 3 à 5,5% chaque année (source ANAES, septembre 2002) .
  7. 7. Biologie de l’IRC : Créatinine sanguine > 120µmol/l Clearance de la créatinine < 80ml/m  L'insuffisance rénale chronique (IRC) est due à la destruction progressive et irréversible des deux reins.  Les éléments chiffrés :  l'urée provient de la destruction des protéines : son taux sanguin reflète le fonctionnement global des reins.  Valeur normale = entre 2,5 et 7,5 mmol/l (0,15 et 0,45 g/l)  La créatinine sanguine, constituant des protéines musculaires, éliminée uniquement par les reins, n'est pas affectée comme l'urée par des facteurs extra-rénaux. Le taux sanguin est donc un meilleur marqueur de la fonction rénale.  Valeur normale = entre 80 et 105 micromol/l (9 à 12 mg/l).  Clairance de la créatinine : Rapport entre le taux sanguin de la créatinine et son débit urinaire.  Valeur normale = 125 ml/mn.
  8. 8.  Avec 20 à 30 % des 2 reins, on peut mener une vie normale sans symptôme !  C’est l’insuffisance rénale modérée  A ce stade, il faut être suivi régulièrement pour prévenir les complications  Traitement conservateur  Régime approprié : pauvre en protéines mais riche en calories  médicaments : réduire les œdèmes, la tension artérielle, et corriger le diabète  Puis, lorsque l’insuffisance rénale progresse ou s’aggrave, les déchets s'accumulent
  9. 9.  la quantité de créatinine excrétée dans l’urine est à peu près constante et équivalente à environ 0,2 mmol/jour/kg de masse maigre.  Ainsi chez un homme de 70 kg, la quantité urinaire de créatinine excrétée dans l’urine est :  Ucr x V = 0,2 x 70, soit environ 14 ml/jour.  Pour une femme de 60 kg, la valeur est de :  Ucr x V = 0,2 x 60 x 0,85, c’est-à-dire environ 10,2 ml/jour.
  10. 10.  L'hypertension artérielle survient chez 75% des malades  L'anémie (diminution des globules rouges du sang) est constante, sauf chez les malades atteints de polykystose. Elle explique le teint pâle du malade, sa fatigue physique et intellectuelle.  Les troubles du calcium et du phosphore : les glomérules étant lésés, le phosphore n'est plus assez filtré et il s'élève > 1,45 mmol/l. D'autre part le calcium sanguin s'abaisse ( < 2,20 mmol/l)
  11. 11.  Lorsque le patient est à un stade avancé insuffisance rénale terminale -IRT-), deux modes de traitements sont possibles :  L’épuration extra rénale » :  l'hémodialyse : le support est artificiel, sous forme de membranes plastiques organisées en "dialyseur" : la membrane sépare d'un côté le sang, de l'autre côté un liquide "dialysat" de composition déterminée, et l'échange entre ces deux compartiments permet au sang d'être filtré et épuré.  Ou la dialyse péritonéale Le support est ici naturel, grâce au Péritoine, membrane qui entoure les organes de l' abdomen et qui délimite une cavité « virtuelle » à l'état normal : cette membrane, qui contient de très nombreux vaisseaux sanguins, va faire fonction de dialyseur, séparant d'un côté le sang à épurer, de l'autre un liquide "dialysat"qui aura été injecté dans la cavité abdominale  Ou la transplantation rénale.
  12. 12. • Le sang du patient est dérivé par l'intermédiaire d'un circuit extra-corporel vers un filtre appelé hémodialyseur à l'intérieur duquel une membrane le sépare d'un liquide appelé dialysat  Il faut piquer une veine pour aspirer le sang et le rendre ensuite quand il est épuré  La création de cet abord vasculaire conditionne l'hémodialyse : pendant la séance de dialyse, le sang du malade, aspiré par une pompe, est amené au dialyseur, puis, une fois épuré dans le dialyseur, il est restitué au malade.  Pour que la dialyse soit efficace, il faut donc que le débit sanguin soit au minimum de 250 ml/min : cela signifie qu'en 2O minutes, la majeure partie du sang du malade sera passée à travers le rein artificiel.  Pour transporter de telles quantités de sang, le malade doit disposer de vaisseaux d'un diamètre important et d'abord facile pour pouvoir être ponctionné de manière répétée trois ou quatre fois par semaine.  Pour cela, on crée ce qu’on appelle une « fistule artério-veineuse »
  13. 13.  La fistule est créée chirurgicalement en connectant une artère et une veine du bras.  La veine (superficielle, donc facilement accessible) sera ainsi artérialisée, son débit augmentera, son calibre également, et elle pourra supporter la ponction par les aiguilles de dialyse VEINEVEINE ARTEREARTERE Durée de vie d’une fistule : Elle est variable mais 60% des fistules sont encore OK à la 6ème année de dialyse
  14. 14. • Deux piqûres sont nécessaires : Une aiguille artérielle pour aspirer le sang à épurer • Une aiguille (veineuse) pour rendre le sang épuré Temps de latence : La fistule doit être assez développée pour être efficace ; il faut donc généralement attendre quelques semaines avant de l’utiliser.
  15. 15. cathéter jugulaire cathéter sous-clavière  Le pontage artério-veineux sera utilisé en 2nde intention, en cas d'échec de la fistule  En général utilisé de manière temporaire (quelques semaines ou quelques mois), lorsque la dialyse doit être débutée avant que la FAV n'ait pu être créée ou si elle n'est pas suffisamment développée  Débit sanguin obtenu en général moins bon que celui d'une fistule = dialyse moins efficace  Partie externe du KT extrêmement sensible aux infections = conséquences dramatiques car accès direct au cœur Doit donc être manipulée avec précaution SommaireSommaire
  16. 16.  Le liquide de dialyse qui circule dans le dialyseur, séparé du sang par la membrane semi-perméable, est composé d'eau et de sels minéraux à une concentration très proche de celle du liquide extracellulaire normal.  Le liquide de dialyse doit corriger l'acidose du malade  Certaines variations de ces compositions ‘type’ ont été proposées dans le but de corriger de manière plus précise l'équilibre hydro- électrolytique du malade. 8,33 Glucose 438Acétate 31 Bicarbonate 112112Chlore 0,750,75Magnésium 1,751,75Calcium 22Potassium 140143Sodium Dialyse au bicarbonateDialyse à l'acétate  SommaireSommaire
  17. 17.  C’est le rein artificiel du patient dialysé  La machine assure par l'intermédiaire d'une pompe à sang la circulation du sang contenu dans le circuit extra-corporel  Des alarmes de pression, de débit, de température, un détecteur d'air assurent la sécurité de son utilisation
  18. 18. Le filtre ou « dialyseur » (qui filtre le sang) La pompe La tubulure artérielle (qui aspire le sang à épurer) La tubulure veineuse (qui rend le sang épuré) Le circuit du bain de dialyse (qui récupère les déchets filtrés) SommaireSommaire
  19. 19.  Parfaitement adaptée pour : • les dialysés âgés en perte d'autonomie • les dialysés autonomes qui présentent une maladie sévère en plus de l'insuffisance rénale • les dialysés recevant des soins médicaux lourds ou après une chirurgie
  20. 20.  La technique d’Autodialyse fait participer le patient à la réalisation de sa séance dans un local non médicalisé, sous la surveillance d’une infirmière diplômée  Selon ses possibilités, le patient effectue les gestes simples de mise en place du circuit extra-corporel, rinçage du dialyseur, préparation du générateur avec l’aide de l’infirmier  Parfois, le patient est capable de ponctionner lui-même sa fistule et maîtriser les paramètres de base de sa séance de dialyse  Le patient doit être volontaire, formé à la technique par une équipe soignante entraînée à cet apprentissage
  21. 21.  Les séances d'hémodialyse se déroulent au domicile du patient  L’hémodialyse à domicile suppose :  une autonomie complète du patient  une participation de son conjoint ou d'un membre de sa famille  un local adapté  La dialyse à domicile est la solution la plus performante pour le confort des séances, le confort de vie
  22. 22.  Des critères objectifs de dialyse adéquate sont actuellement largement utilisés, basés sur la relation directe entre l'extraction de l'urée et l'évolution clinique. Plusieurs index peuvent être utilisés pour déterminer la "dose" , ou durée, de dialyse :  l'index Kt / V, où K est la clairance de l'urée du dialyseur, t la durée effective de dialyse et V le volume de diffusion de l'urée (60% du poids corporel) est le plus utilisé. L'analyse modélisée montre qu'en pratique :  Kt/V = concentration urée en début de séance / concentration urée en fin de séance La dialyse « idéale » : Débit sanguin > 300 ml/min Dialysat tampon bicarbonate dose de dialyse Kt/v de l'urée > 1,2 Durée hebdomadaire minimum 12 heures par semaine Apport protidique (PCR) > 1,2 g/kg/j Apport calorique 30-35 kCal/kg/j SommaireSommaire
  23. 23.  Des critères objectifs de dialyse adéquate sont actuellement largement utilisés, basés sur la relation directe entre l'extraction de l'urée et l'évolution clinique. Plusieurs index peuvent être utilisés pour déterminer la "dose" , ou durée, de dialyse :  l'index Kt / V, où K est la clairance de l'urée du dialyseur, t la durée effective de dialyse et V le volume de diffusion de l'urée (60% du poids corporel) est le plus utilisé. L'analyse modélisée montre qu'en pratique :  Kt/V = concentration urée en début de séance / concentration urée en fin de séance La dialyse « idéale » : Débit sanguin > 300 ml/min Dialysat tampon bicarbonate dose de dialyse Kt/v de l'urée > 1,2 Durée hebdomadaire minimum 12 heures par semaine Apport protidique (PCR) > 1,2 g/kg/j Apport calorique 30-35 kCal/kg/j SommaireSommaire
  24. 24.  accidents au niveau du compartiment sanguin  ouverture de la ligne sanguine par défaut de fixation des tubulures ou par rupture de la membrane du dialyseur  Conséquences : hémorragie externe, collapsus, entrée d'air dans le circuit et embolie gazeuse  anticoagulation : surdosage en héparine  pétéchies et hémorragies cutanéo-muqueuses, hémorragie digestive ou sur foyer opératoire récent  Héparinisation insuffisante avec coagulation totale ou partielle du circuit sanguin, embolie de fibrine  accidents au niveau du dialysat :  mauvais fonctionnement du système de mélange ou des moniteurs de contrôle : dialysat hypotonique avec hémolyse ou hypertonique avec hypernatrémie  température trop élevée avec hémolyse  contaminants de l'eau : aluminium, cuivre, chloramines  contaminations bactérienne du dialysat : réaction pyrogène,septicémies saturation de l'adoucisseur : à l'origine du syndrome de l'eau "dure" avec hypercalcémie aigue
  25. 25.  Le sang qui circule dans les vaisseaux du péritoine va pouvoir libérer ses déchets si l’on remplit le ventre avec un liquide appelé « dialysat » qui va les récupérer  Lorsque le liquide a récupéré les déchets du sang, on l’évacue puis on le remplace par du liquide neuf  La purification du sang se fait ainsi en permanence, de façon continue et douce
  26. 26.  Pour introduire dans le ventre le dialysat, on met en place un tuyau de plastique très souple appelé « cathéter » qui va plonger dans le ventre  Le cathéter sort à travers la paroi du ventre et une partie reste à l’extérieur du corps SommaireSommaire
  27. 27.  La manipulation pour effectuer les échanges est très simple et peut être faite sans habileté particulière  Cette méthode se pratique donc à domicile.  Il suffit d’avoir un local propre et un point d’eau à proximité pour se laver les mains correctement
  28. 28.  Etape 1 : Une poche de plastique souple contenant le liquide de dialyse est suspendue en hauteur pour faire couler le liquide naturellement à l’intérieur du ventre  Etape 2 : Le liquide doit rester en contact avec le sang dans le péritoine pendant un temps assez long (entre 3 et 12H)  Etape 3 : Au bout de quelques heures, on vidange le liquide en mettant la poche par terre en position assise ou couchée  Etape 4 : puis on remplit à nouveau avec un liquide propre 1 3 4 SomaireSomaire
  29. 29.  Etape 5 : Ensuite, on pèse la poche pour connaître la quantité de liquide recueilli  Etape 6 : Recueil d’informations Le patient est responsable de son suivi, conjointement au travail des praticiens ; il relève ses données vitales sur un cahier de suivi ou via un logiciel informatique. SommaireSommaire
  30. 30.  L’utilisation de telle ou telle solution dépend de l’analyse faite par le médecin et de la pathologie du patient. Les % de Caclcium, Glucose, etc… varient et sont à aménager selon les pathologies.  Les principales solutés utilisés sont les produits BAXTER :  Solution à 1,1 % d’acides aminés : 25 % des apports protéiques journaliers  Solution au bicarbonate et à pH physiologique 7,4 : une solution naturelle pour une membrane naturelle  Solution à 7,5 % d’icodextrine : la solution de stase longue
  31. 31.  Diffusion (du Dialysat)  Lorsque les concentrations de l’urée sont les mêmes dans le sang et le dialysat, il faut renouveler le dialysat en changeant la poche  Osmose  Le glucose permet de pomper l’eau en excès, du sang vers la cavité péritonéale  Si on laisse la poche trop longtemps, le glucose va passer dans le sang et l’eau repartira avec lui
  32. 32. Les outils pour la DPA/DPCA (Baxter)  Carte PRO pour recueil de données du HomeChoice PRO. La carte se lit avec le logiciel PD Link.  Adaptateur utilisé pour lire / écrire la carte PRO avec le logiciel PD Link  Quantum, système pour un échange automatisé supplémentaire en DPCA : pour la 5ème poche ou pour une meilleure répartition des poches de jour  UV-Flash Compact : système d'aide à la manipulation pour la DP qui décontamine  Réchauffeur de poches
  33. 33. Transplantation rénale  La transplantation rénale est une opération chirurgicale au cours de laquelle le chirurgien va mettre dans la partie inférieure de votre abdomen un nouveau rein normal qui fonctionnera à la place de vos reins malades. Ce rein est prélevé chez un donneur, qui peut être une personne vivante ou une personne qui vient de mourir  Le plus souvent en France, il s’agit d’un rein en provenance d’une personne décédée. SommaireSommaire
  34. 34.  Très souvent les maladies rénales évoluent insidieusement et détruisent une grande partie des fonctions rénales avant d'entraîner des signes reconnaissables par le malade. Lorsqu'ils apparaissent, les signes les plus fréquents qui donneront l'alerte sont :  élévation de la tension artérielle ( > 150/90 mmHg )  modification de la teinte des urines : rouge en cas de sang (hématurie), troubles en cas d'infection (pyurie)  enflure (oedème) autour des yeux, au niveau des mains et des pieds  besoins fréquents d'uriner surtout la nuit  Etant donné cette évolution silencieuse, il est fortement recommandé aux sujets à risque de voir leur médecin et de faire pratiquer des examens complémentaires :  Les sujets à risque :  ceux qui ont une tension artérielle élevée  ceux qui sont diabétiques  ceux qui ont dans leur famille un parent atteint de maladie rénale
  35. 35.  Une légère diminution de la fonction rénale n'entraîne pas de problème, on peut même vivre normalement avec seulement la moitié de la fonction des 2 reins. Les difficultés commencent si la fonction rénale s'abaisse au dessous des 50%, et un traitement dit de "suppléance" devient nécessaire à partir de 15-10%.  Or on peut actuellement ralentir la dégradation de la fonction rénale, et peut-être même la stabiliser, avec les nouveaux traitements :  Faire vérifier votre pression artérielle régulièrement : l'hypertension non controlée va aggraver une maladie rénale latente; votre pression artérielle doit être non seulement améliorée, mais complètement normalisée : < 150 pour la "systolique",< 90 pour la "diastolique"  Si vous êtes diabétique,  être sûr que votre maladie est correctement contrôlée : un diabète sucré bien équilibré n'entrainera pas de complications, ni au niveau des reins, ni au niveau des yeux.  vérifiez que votre médecin a bien demandé une recherche de "microalbuminurie", test très précis qui permet de détecter une atteinte rénale au tout début, à un stade où des médicaments permettront d'éviter l'aggravation de l'atteinte rénale.  Ne pas faire d'automédication  vérifiez auprès de votre médecin que la dose du médicament que vous voulez prendre est bien adaptée .  Se méfier en particulier des médicaments antidouleur, les "anti inflammatoires non stéroïdiens" (AINS) qui risquent de précipiter l'évolution d'une maladie rénale jusque là bien tolérée.
  36. 36.  La dialyse n'apporte pas de guérison, elle permet seulement de limiter les effets de l'insuffisance rénale de façon à ce que vous puissiez mener une vie aussi normale que possible.  Mais l'équilibre reste fragile et votre médecin devra régulièrement contrôler toute une série de critères cliniques et biologiques plus ou moins compliqués pour s'assurer que la dialyse est efficace.  Il est important que vous compreniez les grandes lignes de cette surveillance, et que vous y participiez activement en étant attentif aux critères suivants :  contrôle de votre tension artérielle (TA) : une tension artérielle élevée abîme les vaisseaux et le coeur. Il est nécessaire que votre TA soit normale, c'est à dire que le premier chiffre, la "systolique", soit inférieure à 160mm Hg, et que le deuxième chiffre, la "diastolique", soit inférieure à 95 mm Hg.  surveillance de l'abord vasculaire :  vous devez signaler à l'infirmière la moindre anomalie (douleur, rougeur, suintement, diminution de la vibration ou "thrill" à la palpation de la fistule) et veiller à ce qu'aucune prise de sang ou mesure de la TA soit faite à ce bras.  Eviter de porter des vêtements trop serrés, ne pas comprimer la fistule en dormant…  protéger la fistule par un bandage en cas de travail manuel exposé ou de sport "de contact«   Eviter de porter des poids trop lourd avec ce bras.  connaissance des chiffres qui définissent la dialyse adéquate, en fonction des techniques utilisées par l'équipe qui vous soigne (taux d'albumine, chiffre de Kt/v,...).  prise régulière des médicaments prescrits pour lutter contre l'anémie, régulariser le taux de cholesterol, normaliser les taux de calcium et phosphore.
  37. 37.  L'insertion de l'aiguille peut entraîner une douleur, mais temporaire, et qui peut être atténuée par l'utilisation d'une crème anesthésique.  Pendant les premières séances de dialyse, les sujets peuvent présenter des nausées, des crampes, qui sont dues au fait que l'eau en excès dans le corps est retirée trop rapidement, entraînant une baisse de la pression artérielle.  Peu à peu, ces troubles disparaîtront, et pendant la séance vous pourrez lire, regarder la télévision, voire travailler.  Le rythme d'épuration le mieux adapté à votre organisme sera progressivement trouvé, et la sensation de fatigue, souvent notée en fin de séance, deviendra de moins en moins importante.  Mais si le régime alimentaire est mal suivi, si la prise de poids entre chaque séance est trop importante (>2 kgs) nécessitant une énergique soustraction d'eau, le confort de la séance sera naturellement troublé, la fatigue en fin d'épuration sera importante (le sujet se dira véritablement "lessivé"...).  Pour que tout se passe aussi bien que possible, il sera important de suivre les prescriptions diététiques. 
  38. 38.  L'insertion de l'aiguille peut entraîner une douleur, mais temporaire, et qui peut être atténuée par l'utilisation d'une crème anesthésique.  Pendant les premières séances de dialyse, les sujets peuvent présenter des nausées, des crampes, qui sont dues au fait que l'eau en excès dans le corps est retirée trop rapidement, entraînant une baisse de la pression artérielle.  Peu à peu, ces troubles disparaîtront, et pendant la séance vous pourrez lire, regarder la télévision, voire travailler.  Le rythme d'épuration le mieux adapté à votre organisme sera progressivement trouvé, et la sensation de fatigue, souvent notée en fin de séance, deviendra de moins en moins importante.  Mais si le régime alimentaire est mal suivi, si la prise de poids entre chaque séance est trop importante (>2 kgs) nécessitant une énergique soustraction d'eau, le confort de la séance sera naturellement troublé, la fatigue en fin d'épuration sera importante (le sujet se dira véritablement "lessivé"...).  Pour que tout se passe aussi bien que possible, il sera important de suivre les prescriptions diététiques. 
  39. 39.  L'insertion de l'aiguille peut entraîner une douleur, mais temporaire, et qui peut être atténuée par l'utilisation d'une crème anesthésique.  Pendant les premières séances de dialyse, les sujets peuvent présenter des nausées, des crampes, qui sont dues au fait que l'eau en excès dans le corps est retirée trop rapidement, entraînant une baisse de la pression artérielle.  Peu à peu, ces troubles disparaîtront, et pendant la séance vous pourrez lire, regarder la télévision, voire travailler.  Le rythme d'épuration le mieux adapté à votre organisme sera progressivement trouvé, et la sensation de fatigue, souvent notée en fin de séance, deviendra de moins en moins importante.  Mais si le régime alimentaire est mal suivi, si la prise de poids entre chaque séance est trop importante (>2 kgs) nécessitant une énergique soustraction d'eau, le confort de la séance sera naturellement troublé, la fatigue en fin d'épuration sera importante (le sujet se dira véritablement "lessivé"...).  Pour que tout se passe aussi bien que possible, il sera important de suivre les prescriptions diététiques. 
  40. 40.  Lorsqu'il s'agit d'une personne vivante, c'est le plus souvent un membre de votre famille ("donneur vivant apparenté"), qui n'a jamais été malade et qui s'est spontanément proposé pour donner un rein.  Des examens sont réalisés pour s'assurer qu'il y a le plus de compatibilité possible entre vous et le donneur  Les suites sont en général simples, et 10 années après la greffe les 3/4 des sujets mènent une vie normale  Les autres sont repris en dialyse du fait de complications, la plupart d'entre eux attendant une nouvelle transplantation.  Le plus souvent en France, le rein a été prélevé chez un sujet décédé des suites d'un accident atteignant brutalement son cerveau ("mort cérébrale")  Les résultats de ces transplantations à partir de "reins de cadavre" sont à court terme, c'est à dire après la première année, presque aussi bons que ceux obtenus avec un donneur vivant  correction de tous les signes dus à la maladie rénale  reprise d'une vie normale  A long terme le % de sujets qui sera repris en dialyse est plus important, du fait de la survenue d'un rejet chronique difficile à traiter.
  41. 41.  Lorsqu'il s'agit d'une personne vivante, c'est le plus souvent un membre de votre famille ("donneur vivant apparenté"), qui n'a jamais été malade et qui s'est spontanément proposé pour donner un rein.  Des examens sont réalisés pour s'assurer qu'il y a le plus de compatibilité possible entre vous et le donneur  Les suites sont en général simples, et 10 années après la greffe les 3/4 des sujets mènent une vie normale  Les autres sont repris en dialyse du fait de complications, la plupart d'entre eux attendant une nouvelle transplantation.  Le plus souvent en France, le rein a été prélevé chez un sujet décédé des suites d'un accident atteignant brutalement son cerveau ("mort cérébrale")  Les résultats de ces transplantations à partir de "reins de cadavre" sont à court terme, c'est à dire après la première année, presque aussi bons que ceux obtenus avec un donneur vivant  correction de tous les signes dus à la maladie rénale  reprise d'une vie normale  A long terme le % de sujets qui sera repris en dialyse est plus important, du fait de la survenue d'un rejet chronique difficile à traiter.

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