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Le marché de la viande ovine boosté par de faibles disponibilités

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Le marché de la viande ovine boosté par de faibles disponibilités

  1. 1. Le marché de la viande ovine boosté par de faibles disponibilités 8 et 9 septembre 2021 Mini-conférence Cassandre MATRAS – Institut de l’élevage
  2. 2. 8 et 9 septembre 2021 Le marché de la viande ovine en France
  3. 3. 8 et 9 septembre 2021 Une année 2020… compliquée • Le Brexit a bouleversé les marchés adjacents à la filière ovine britannique jusque fin 2020. Peu de disponibilités en agneau britannique sur le marché international en 2020 car peur d’un No Deal au 31 octobre 2019 donc explosion des abattages et exportations avant d’éventuels droits de douane. • La pandémie de Covid-19, qui s’est déclarée en Chine fin 2019, est arrivée sur le continent européen en mars 2020. Diverses mesures pour bloquer la propagation du virus :  Fermeture des lieux recevant du public, notamment bars et restaurants, le 15 mars ;  Fermeture des frontières extérieures de l’UE le 15 mars ;  Confinement strict des Français, du 17 mars au 11 mai. La contamination au Covid-19 d’ouvriers dans les abattoirs et/ou les mesures sanitaires mises en place ont aussi limité les cadences de production, pesant sur les exportations de viande ovine. La pandémie a aussi enflammé des relations déjà tendues entre certains pays liés d’un point de vue commercial (Chine vs Australie)…
  4. 4. 8 et 9 septembre 2021 Pâques a rimé avec incertitudes • Confinement des populations juste avant Pâques en 2020 : est-ce que les Français vont consommer malgré l’interdiction de se rassembler ? • Incertitudes face au changement des habitudes de consommation des français (achats compulsifs de farine/ pâtes / PQ…) • Désordre au niveau de la filière : baisse voire arrêt temporaire des abattoirs /reprise / etc… finalement les agneaux se sont écoulés, avec pas ou peu de reports.
  5. 5. 8 et 9 septembre 2021 La filière a su se mobiliser • Mise en avant de l’agneau français pour soutenir les producteurs à l’échelle nationale : actions marketing. Les viandes d’import ont temporairement été mises de côté : congélation, arrêt temporaire des importations / des achats de viande d’import par les GMS… • BILAN : les Français ont répondu présent ! Le confinement a aussi relancé un intérêt pour le Bio, les CC, l’approvisionnement local ou à défaut national…. Malgré tout, baisse de -3% /2019 des achats des ménages en 2020.
  6. 6. 8 et 9 septembre 2021 L’agneau français a gagné du terrain Origine de la viande ovine consommée en France en 2020 : Origine de la viande ovine consommée en France en 2019 :
  7. 7. 8 et 9 septembre 2021 Les importations de viande ovine ont fortement reflué • En baisse depuis de nombreuses années, les imports de viande ovine se sont effondrées en 2020 : 82 000 téc, soit -10% /2019, ou -9 000 téc. • Seule l’Irlande a pu tirer son épingle du jeu et a pu accroître ses expéditions vers la France. • En provenance de nos autres fournisseurs (Espagne, Nouvelle-Zélande, Royaume-Uni), les achats ont franchement régressé.
  8. 8. 8 et 9 septembre 2021 Le prix de la viande d’import a augmenté • Le prix des carcasses d’agneau réfrigérées importées en France et en provenance d’Irlande ont augmenté en moyenne annuelle de +0,35 €/kg, comparé à 2019. • Le prix des carcasses d’agneau réfrigérées importées en France et en provenance du Royaume-Uni ont augmenté de +0,80 €/kg en moyenne en 2020, comparé à 2019. Les faibles disponibilités en viande ovine sur le marché à l’export expliquent cette hausse… qui n’a pas aidé au commerce!
  9. 9. 8 et 9 septembre 2021 Les importations d’agneaux vifs sont venues complémenter l’offre • Les importations d’agneaux vivant ont bondi de +40% d’une année sur l’autre en 2020, soit +58 000 têtes. • Elles ont progressé en provenance d’Espagne (+50%), pour qui les envois de vifs ont été une réelle bouffée d’air; mais aussi en provenance du Portugal, d’Irlande et de Hongrie. • Les exportations de réformes (+27 000 têtes) ont contrebalancé celles d’agneaux (-23 000).
  10. 10. 8 et 9 septembre 2021 Moins d’abattages en 2020 • Les abattages en volumes ont baissé de -1% entre 2019 et 2020, soit -730 téc. • Cela correspond à -0,5% d’agneaux abattus (-18 000 têtes) et -5% d’ovins réformés (-26 000 têtes). Les réformes se sont alourdies (de 26,3 à 26,9 kg en moyenne). • En réalité, les sorties d’agneaux des exploitations françaises ont reculé (-99 000 têtes) mais la hausse des importations d’agneaux vivants a quasiment contrebalancé cette baisse.
  11. 11. 8 et 9 septembre 2021 L’IPAMPA ovins viande a fléchi Erosion de l’IPAMPA (indice des prix d'achat des moyens de production agricole) à partir de février 2020 : la pandémie de coronavirus a fait s’effondrer le cours mondial du carburant. Rétablissement depuis, avec également une hausse du prix des aliments achetés.
  12. 12. 8 et 9 septembre 2021 2020 chez nos voisins européens • Espagne : fermeture d’HORECA (hôtellerie, restauration et cafés) pour lutter contre la pandémie, 1er débouché de la filière. Le marché s’est engorgé faisant chuter la cotation. Les envois d’ovins vifs ont permis de dégager un peu de volumes… mais l’année 2020 a tout de même été catastrophique pour la filière. • Irlande : offre stable avec une hausse des abattages d’agneaux, mais une baisse des réformes. Face au recul des envois britanniques et à la baisse des envois NZ sur le continent européen, l’Irlande a su tirer son épingle du jeu : +4% d’exportations, notamment vers la France (+5%). Forte hausse des cours (niveaux élevés en France et au Royaume-Uni) et forte demande à l’export face à une offre stable. • Royaume-Uni : manque d’agneaux disponibles en 2020. Les importations britanniques ont aussi reculé. Face à une offre faible, des prix élevés et des freins au commerce dus à la pandémie, les envois britanniques ont chuté, notamment vers la France (-11%).
  13. 13. 8 et 9 septembre 2021 2020 en Océanie • Nouvelle-Zélande : en plus d’un recul du cheptel reproducteur en juin 2020, la sécheresse a entrainé l’allégement des ovins, limitant à +2% la hausse de la production néozélandaise de viande ovine (458 000 téc). 91% de sa production a été exportée, en hausse de +2% /2019 (415 000 téc). Malgré un ralentissement en février dû au Covid-19, la demande persistante de la Chine a de nouveau permis d’accroître les envois vers ce débouché majeur (+2%). Les entreprises néozélandaises ont vite réagi en réorientant une partie de cette viande vers d’autres clients. En avril, c’est vers l’UE que les envois ont été freinés, toujours en lien avec les restrictions sanitaires. • Australie : En 2020, une météo plus clémente a poussé la majorité des éleveurs australiens à reconstituer leur cheptel. La rétention des ovins en ferme a provoqué (et c’est toujours le cas) une contraction de la production abattue (-12%, à 641 000 téc) et des exportations (-6%, à 474 000 téc). Face au manque d’offre et à une demande mondiale qui reste élevée, le prix de l’agneau australien flambe.
  14. 14. 8 et 9 septembre 2021 BILAN année 2020  France : repli production et importations = forte tension sur le marché de l’agneau. Manque d’offre au Royaume-Uni et en Nouvelle-Zélande + volonté de la filière de soutenir ses producteurs durant la pandémie = baisse des importations. La consommation nationale a atteint son plus bas niveau depuis 1974.  A l’échelle de l’Union européenne, repli général de la production, des expéditions et des importations de viande ovine : le disponible total –ou consommation par bilan- a nettement fléchi.  Chine : baisse des importations avec la recapitalisation du cheptel australien, suite à des conditions climatiques chaotiques. Les envois néozélandais ont été quant à eux en légère hausse en moyenne sur l’année, au détriment de l’UE.
  15. 15. 8 et 9 septembre 2021 Et en 2021 ?  En France : des importations de viande ovine à de faibles niveaux : +2% de janvier à juin / 2020 et -16% /2019. Seuls les achats en provenance d’Espagne sont en hausse. Les effectifs abattus sont en hausse : +3% /2020 et +5% /2019, sur 7 mois. La cotation reste particulièrement élevée.  En Irlande, les disponibilités en agneaux étaient en fort recul jusqu’en juillet, du fait d’un engouement pour les agnelages tardifs. Cela se ressent sur les envois (-17% de janvier à juin /2020 et -15%/ 2019). Cours soutenus mais < FR, ES et RU mi-août.  L’Espagne semble être partie dans une bonne dynamique. Les exportations de viande ovine (+32% sur 6 mois/ 2020 et idem/ 2019) sont en hausse. Les envois d’agneaux espagnols vers la France ont plus que doublé au 1er semestre 2021 /2020.  Le Royaume-Uni est enfin sorti de l’UE. Abattages toujours en retrait et malgré un accord avec l’UE à 27, surcoûts engendrés par les contrôles aux frontières depuis le Brexit. Les prix de l’agneau atteignent des sommets, le rendant peu compétitif.  Océanie : l’Australie poursuit sa recapitalisation et la Nouvelle-Zélande subit de nouvelles sécheresses augmentant les abattages et donc le disponible pour l’export.
  16. 16. 8 et 9 septembre 2021 Pour plus d’infos … cassandre.matras@idele.fr Merci de votre attention!

Notes de l'éditeur

  • Exploitations ovins viande (+ de 10 ovins ou Kté engt agneaux > 100) : 39 234 en 2019.
    2020 :
    Export VO : 7000 téc // Import VO : 81 300 téc (-10%/2019)
    Abattages : 80 200 téc (-1%/2019) // 3,6M d’agneaux (-0,5%) et 530 000 réformes (-5%).
    Importations d’agneaux : 207 000 : agneaux lourds pour Pâques / Ramadan/ Aïd/ complète production à certains moments de l’année. 6% des abattages d’agneaux en France en 2020 (4% en 2019).
    Importations de réformes : 15 000 // 3% des abattages d’ovins adultes en France
    Exportations agneaux : 372 000 : essentiel agneaux de lait fin d’année Espagne et Italie. // en 2018, 10% des sorties d’agneaux
    Exportations réformes : 83 000 : répartition en cloche sur l’année. // en 2018, 10% des sorties de réformes.
    Consommation de viande ovine : 155 000 téc en 2020, -5% / 2019 soit 2,3 kgéc/hab en 2020 (1,4 moyenne UE28). + gros consommateurs : Grèce (4,5), Chypre (4,0), Malte (3,6), R-U (4,1), Roumanie (3,8)
  • 6,18 €/kg en 2019
    6,74 €/kg en 2020
    Plus encore en 2021 selon les résultats… 7,20 contre 6,55 en 2020, sur 34 semaines. +0,65 cents!
  • En provenance de (en 2020) :
    -Royaume-Uni : 70 % de carcasses agneaux réfrigérées + 15 % carcasses réformes réfrigérées
    -Espagne : 50 % de carcasses agneaux réfrigérées + 30% carcasses réformes réfrigérées
    -Irlande : 35% carcasses d’agneaux réfrigérées + 30% carcasses réformes réfrigérées + 10% morceaux désossés réfr + 10% morceaux avec os réfr. + 10% morceaux désossés congelés
    -NZ : 40% de morceaux avec os congelés + 40% morceaux avec os réfrigérés + 10% morceaux désossés réfr.
  • IMPORTATIONS
    Importations d’agneaux : **En 2020, explosion en provenance d’Espagne (de 92 à 140 000 têtes entre 2019 et 2020). Stable vers Pays-Bas (40 000). Hausses vers Portugal, Irlande et Hongrie (autour de 5 000 têtes exportés en 2020 pour chacun). **En 2021, au 1er semestre, imports d’Espagne ont de nouveau plus que doublé/2020. Divisés par deux en provenance des Pays-Bas (attention paque tournante).

    Importations de 15 000 réformes en 2020, essentiellement d’Espagne.

    EXPORTATIONS
    Envois d’agneaux de France : **370 000 en 2020, baisse des envois vers l’Espagne à 300 000 têtes (1er client de loin) et vers l’Italie à 46 000 (2ème), baisse de plus de la moitié vers Israël à 6 000. Envois nouveaux vers la Roumanie (5 000) et forte hausse vers l’Allemagne (6 000). **En 2021; envois vers l’Espagne toujours en baisse (-16%) mais forte hausse vers Italie (+65%). Pas d’envois pour le moment vers Israël et baisse vers Roumanie. Ont plus que triplé vers la Grèce.

    Envois de réformes de France : **83 000 en 2020 toujours principalement Italie (39 000 têtes) et Espagne (15 000) mais aussi énorme développement de la Jordanie (13 000) et aussi un peu de la Pologne (6000) ! Forte hausse vers UK (3 000). Le Liban très peu acheteur en revanche. **En 2021, envois encore en hausse, avec un peu vers le Liban, bien moins vers Pologne et hausse vers les Pays-Bas (attention, « plaque tournante »). Pas d’envois vers la Jordanie.
  • La baisse des abattages de janvier à avril, soit avant et pendant Pâques, due aux incertitudes des consommateurs face aux premières mesures de restrictions sanitaires, a ensuite été contrebalancée par de nettes hausses en mai (lors du 1er déconfinement) et en juillet (Aïd-el-Kébir). Les abattages ont de nouveau reculé d’une année sur l’autre, principalement en raison d’un manque d’offre (importations de viande ovine à de bas niveaux en 2020), après août.
  • +8,6 points à 112,6 en juillet 21/20

    Actuellement hausse des coûts des transports dans toute l’Europe.

    Tout flambe: tourteaux (+21 pts), énergie (+25 pts), engrais (+12 pts), céréales petit matériel (+12 pts), bâtiments et ouvrages (+10 pts)…
  • -Espagne : -6% d’abattages en volumes (114 000 téc) // exportations de viande ovine -7% à 41 000 téc// conso par bilan -8%

    -Irlande : abattages d’agneaux +3% /2019 (+ 91 000 têtes), réformes -7% /2019 (-29 000 têtes). La production irlandaise est demeurée globalement stable /2019. // exportations +4% à 62 000 téc malgré offre en léger repli. //Conso par bilan : -11%

    -Royaume-Uni : production -4%, à 297 000 téc // importations -7% (67 000 téc) // exportations -7% (90 000 téc). Hausse de la conso intérieure avec les restrictions de déplacements. //Conso par bilan : -3%. La livre est au plus haut face à l’euro depuis 1 ans et quelques.
  • Le dollar NZ s’est effondré en août à l’annonce d’un énième confinement puis est remonté (assouplissement des restrictions en dehors d’Auckland)

    Le dollar australien a reculé ces derniers temps. Il a atteint un sommet à 0,80 en mars et se trade maintenant plusieurs gros chiffres plus bas.

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